Archives de octobre 2nd, 2019

100 ans d’aviation au Maroc : L’Aéropostale n’a pas livré tous ses secrets!

Par Faiçal FAQUIHI – leconomiste.com – 30/09/2019

  • En auto-stop aérien de Cap Juby à Dakhla…
  • Mission accomplie dans le désert marocain
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L’Economiste s’envole de Tarfaya à Dakhla (Ph. Faiçal Faquihi)

Il fallait coûte que coûte rejoindre Dakhla, et à temps. Plus d’une vingtaine d’avions sont alignés au bord de la piste de Cap Juby (Tarfaya). Le Rallye Toulouse-Saint-Louis s’apprête à entamer, en ce 25 septembre, sa dernière étape marocaine.

Après Dakhla, les pilotes vont s’envoler vers Nouadhibou en Mauritanie puis Saint-Louis au Sénégal. Les participants comptent y rester pratiquement jusqu’à la fin du mois. Le directeur de la Succession Saint-Exupéry devra inaugurer au Sénégal la chambre de l’écrivain-aviateur (voir entretien).

Est-ce la fin de l’aventure à Tarfaya ? Depuis le début, notre pari est de faire l’étape marocaine de A à Z. Elle est la plus longue et la plus historique de ce raid aérien. Notre équipage et son Cessna 172 monomoteur diesel de 555 chevaux ont dû rebrousser chemin à Casablanca à cause d’une urgence extrême. Votre serviteur se devait de trouver une solution pour atterrir à Dakhla. Il fallait de plus composer avec un «passager clandestin»: une vicieuse bronchite attrapée dès le début de ce rallye à Rabat !

Toutefois, notre autorisation de vol dans les provinces du Sud est un atout. Etant muni de ce document, la direction technique du rallye ne voyait aucun inconvénient à ce que L’Economiste poursuive son périple dans un autre avion. Encore faut-il le trouver. A Agadir déjà, un équipage français s’était proposé de nous emmener à bord.

C’est à cette étape que notre voyage allait être compromis une première fois. Et ce à cause de l’autorisation de vol qui tardait à venir de l’administration de l’aviation civile ! Arrivés finalement à Tarfaya, l’équation change. L’autorisation de vol est là mais pas l’avion.

L’Economiste retrouve l’équipage «Les Sirlis du désert». Michel Molina et sa copilote Annie Brun sont membres de l’aéroclub du Giennois en Orléans. Ils nous prennent à bord de leur Robin DR 400. D’une puissance de 180 chevaux, leur engin Bravo Charlie est fabriqué en grande partie de bois et de toile.

Le rallye doit faire un détour par l’aéroport de Laâyoune pour se ravitailler en carburant avant d’aller à Dakhla. La partie est loin d’être gagnée. Un équipage a eu une panne le 24 septembre à Tan-Tan. «Si leur appareil n’est pas réparé, l’un de ses membres va prendre votre place», nous avertit le directeur technique, Daniel Vacher.

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Une mystérieuse médaille à l’effigie de Saint-Exupéry retrouvée à Laâyoune (Ph. Faiçal Faquihi)

Le mécanicien en chef du rallye, Ismaïl Expositto, parvient en fin de compte à redémarrer l’avion. Il nous sauve au dernier moment et sans le savoir. «Le régulateur ne fonctionnait plus. Nous l’avons remplacé par celui d’une automobile acheté dans un magasin de pièces mécaniques», nous confie le mécanicien originaire des Îles Canaries.  «Celui qui ne sait vers quel port se diriger ne trouve jamais de vent favorable», selon Sénèque.

Dans le ciel marocain, le littoral n’en finit pas de nous subjuguer. Les autorités, de Tanger à El Gouira, sont-elles vraiment conscientes de sa splendeur?

Nous avons croisé les participants d’un autre rallye à l’aéroport de Laâyoune, celui de la Ligne Latécoère. La perte cruelle d’un de leur équipage en Espagne confirme la dangerosité des vols sur ce trajet.

Les plaisirs compensent les risques. L’Economiste a partagé un moment de grâce devant un tagine de viande de chameau avec notre sympathique pilote, Michel Molina. Il y avait autour de notre table l’un des héritiers de Saint-Exupéry, et un vétéran du raid Toulouse-Saint-Louis, Jean-Marie Audibert. Ce dernier regrette les temps où «les vols étaient plus libres». Le terrorisme et les mesures sécuritaires qu’il a fini par engendrer ont quelque part tué l’esprit d’aventure d’un Indiana Jones ou d’un Ibn Battouta!

Tout est question de perception. La découverte peut s’annoncer dans un endroit aussi banal qu’une boutique de souvenirs. A l’aéroport de Laâyoune, L’Economiste a «mis la main» sur une ancienne médaille à l’effigie de Saint-Exupéry! Même son arrière-petit neveu n’en connaissait pas l’existence. Françoise-Dominique Bastide, spécialiste réputée de la vie et de l’œuvre de l’auteur du «Petit prince», n’en revenait pas non plus lorsque nous lui avons rapporté la nouvelle.

Le propriétaire du bazar, Tami Mbarek, a acquis la fameuse médaille chez un Sahraoui de Boujdour. Ce dernier l’a trouvée dans le désert marocain et s’en servait pour… casser des pains de sucre… A en croire notre négociant, «la médaille très convoitée appartenait à un pilote dont l’avion a fait un crash». L’épopée des aviateurs disparus continue de s’écrire à l’encre fraîche.

A Dakhla, un autre constat se révèle à nous. En un siècle d’épopée, jamais un journal marocain et son reporter n’ont emprunté la Ligne Latécoère et «côtoyé» les pionniers de l’Aéropostale. Archives, experts, pilotes et témoins consultés tout au long de ce périple le confirment. Le Maroc est à la veille de renouer avec son histoire de l’aviation.

«Digital Live Tour by Renault et Dacia» : Renault Commerce Maroc se rapproche plus de ses clients

par Mohamed Akisra – lematin.ma – 01/10/2019

Renault Commerce Maroc se rapproche plus de ses clients

Chaque mois, l’équipe du Digital Live Tour by Renault et Dacia visite une ville du Royaume pour diffuser une émission Live depuis une concession sur les pages Facebook Renault ou Dacia.

Renault Commerce Maroc n’en finit pas d’innover. Lors du Salon de l’automobile Auto Expo 2018, la société a créé l’événement avec un concept digital innovant : le «Digital Live Studio» (DLS).
Hébergé au sein du stand Renault, ce média online original s’est distingué de la communication promotionnelle habituelle en proposant plus de 800 minutes d’émission Live pendant lesquelles 24 invités ont été interviewés, partageant des moments divertissants et une grille quotidienne de programmes. Le DLS était diffusé en live sur les pages Facebook de Renault et Dacia.
Évidemment, cette belle aventure digitale ne pouvait s’arrêter à ce stade.
En effet, Renault Commerce Maroc renouvelle l’expérience et continue d’innover en rendant son média online «mobile». Le Digital Live Studio devient ainsi le Digital Live Tour (DLT).
«Passant de ville en ville, le DLT a pour objectif de rapprocher la marque de ses clients et de mettre en avant les spécificités locales des différentes régions marocaines», indique Renault Commerce Maroc.
Ainsi, l’équipe du DLT visite chaque mois une ville du Royaume pour diffuser une émission Live depuis la concession de la ville concernée sur les pages Facebook Renault ou Dacia.
Le Live comprend une interview d’un représentant de la concession Renault ou Dacia de la ville, partageant l’histoire de la concession, l’actualité de la marque et les offres en cours. Le Live est aussi l’occasion de mettre en exergue les spécificités de la ville et d’inviter des personnalités marquantes de la région.
Par ailleurs, le DLT, c’est aussi l’opportunité de découvrir le patrimoine urbain de chacune des villes visitées : un Renault Master aux couleurs du DLT parcourt les rues et boulevards de la ville et fait découvrir ses monuments et places emblématiques, tel Agadir Oufellah, la vieille ville portugaise d’El Jadida, la palmeraie de Marrakech…
«Le DLT c’est avant tout une rencontre avec nos clients, avec cette conviction profonde que c’est à la marque d’aller à leur rencontre», explique Renault Commerce Maroc.
Concrétisant sa promesse «Les essais Renault, où vous voulez, quand vous voulez !», chaque arrêt du DLT se conclut par un test drive à bord d’un modèle Renault ou Dacia, permettant aux clients d’apprécier son design intérieur et extérieur, sa technologie embarquée et le plaisir de le conduire.
Marrakech, El Jadida et Agadir ont été les premières destinations du Digital Live Tour. L’émission a reçu des cavaliers de la fantasia, qui fait partie de l’héritage de chaque habitant de cette ville et de la culture d’une bonne partie des Marocains.

Une ardoise de 200 MDH laissée par Thomas Cook

Thomas Cook
Thomas Cook

UNE CINQUANTAINE D’HÔTELS ENTRE MARRAKECH ET AGADIR ACCUEILLENT EN CE MOMENT 2 000 TOURISTES EUROPÉENS CLIENTS DU TO. LES HÔTELIERS DOIVENT DIMINUER LEUR BUSINESS TO POUR TROUVER DE NOUVELLES OPPORTUNITÉS VIA LES SITES DE RÉSERVATION ET LE MARCHÉ LOCAL.

La faillite de Thomas Cook, le tour-opérateur britannique né en 1841, employant 21 000 personnes dont 9 000 en Grande-Bretagne, aura des répercussions sur l’activité touristique au Maroc. L’arrêt d’exploitation de Thomas Cook a pris effet le 23 septembre. D’après Abdellatif Kabbaj, DG de la CNT (Confédération nationale du tourisme), une ardoise de 200 millions de dirhams est attendue par une cinquantaine d’hôtels partenaires du voyagiste. «En ce moment, 2000 clients de Thomas Cook séjournent dans les hôtels entre Marrakech et Agadir. Chez Kenzi Hotels, nous en avons 500. On s’attend à une ardoise de 200 MDH. Les factures des mois de juin, juillet, août et septembre n’ont pas été réglées», déplore M. Kabbaj. Chez le groupe Riu Tikida qui travaille très peu avec Thomas Cook (le tour-opérateur TUI détient ses propres hôtels RIU), le DG entame la procédure de listing des créances qui sera soumise au syndic. «Malheureusement, les créanciers commerciaux ne sont pas prioritaires. Ce sera une perte sèche. Par contre, certains hôtels vont pâtir de grandes difficultés à cause des non-payés de Thomas Cook», déclare Rachid El Habety, directeur général du Groupe Tikida.

Place aux sites de réservation en ligne

L’ONMT, dont le voyagiste anglais est partenaire depuis des décennies, a créé une cellule de crise au lendemain de la faillite. Pour rappel, son objectif contractuel est de 102000 clients (tous marchés confondus) et une mise en place propre de 50000 sièges aériens charters dédiés aux clients britanniques et belges.

Jusqu’au 23 septembre, le voyagiste avait déjà réalisé 60% de ses objectifs de clientèle et 90% des objectifs aériens. L’ONMT pense aujourd’hui aux parts de marché perdues. Pour ce faire, l’office dit être entré en ligne avec les hôteliers réceptifs de Thomas Cook muni de plans d’action dédiés. «Un fonds de garantie contre les faillites devait être mis en place pour éviter ces pertes», note un professionnel. Pour les hôteliers, il est aujourd’hui impératif de diminuer, voire cesser de travailler avec les tour-opérateurs. «Les T.O. sont amenés à disparaître l’un après l’autre. Il existe une dizaine de sites de réservation en ligne avec lesquels nous pouvons renforcer notre coopération. Le marché local représente 30% des nuitées totales que nous espérons améliorer. Notons que les touristes nationaux peuvent réserver directement sur les plateformes de réservation des hôtels sans faire appel à Booking.com», note M.Kabbaj. La tendance actuelle est au e-tourisme accessible 24h/24 via mobile. Même les grands TO n’y ont pas survécu. Une nouvelle configuration dans le secteur du voyage se prépare. La signature de contrat pour l’année devra être reléguée aux oubliettes. Les directeurs d’hôtels vont dorénavant faire la chasse aux clients. Grâce à l’outil digital, les marchés sont plus ouverts que jamais.

Une trentaine de villes marocaines signent la charte de Malaga pour renforcer la coopération Maroc-Espagne

huffpostmaghreb.com – 01/10/2019

Cette charte contient les propositions des villes pour lancer de nouveaux programmes de coopération.

MALAGA HOY
Les représentants d’une trentaine de villes marocaines, le 30 septembre à Malaga.

COOPÉRATION – Les maires d’une trentaine de villes marocaines et de la ville espagnole de Malaga ont signé, le 30 septembre, la Charte de Malaga qui vise à renforcer la coopération transfrontalière entre le Maroc et l’Espagne entre 2021 et 2027. Le document a été signé lors d’une journée de travail organisée par l’Observatoire de l’environnement urbain (OMAU), indique le site d’information local Malaga Hoy. Cette charte contient les propositions des villes pour lancer de nouveaux programmes de coopération.

Les signataires de la Charte sont les maires d’Agadir, Al Hoceima, Assilah, Berkane, Chefchaouen, Dakhla, Drarga, Essaouira, Fès, Kénitra, Larache, M’diq, Marrakech, Meknès, Oujda, Sedina, Fam Al Hisn, Belfaa, Azla, Sidi Ifni, Tan Tan, Tanger, Tétouan, Tiznit, Sidi Kacem, ainsi que le conseiller municipal de Sefrou et le vice-président de la communauté de Nador, précise la même source.

Le document est une demande adressée aux autorités compétentes impliquées dans la négociation et la conception des programmes européens pour la nouvelle période de programmation 2021-2027. De plus, la Charte rappelle la nécessité de tenir compte de l’engagement des municipalités signataires en matière de développement urbain durable et intégré.

A cet égard, les signataires ont exprimé leur volonté de promouvoir des actions liées au nouvel agenda urbain en tant que stratégie déterminante pour la réalisation des objectifs de développement durable (ODD), promouvoir la protection de l’environnement, la conservation de la nature et la gestion durable des ressources naturelles et de la biodiversité, précise la MAP.

Diffusion du patrimoine

Ils se sont également engagés à promouvoir l’éducation et les échanges culturels entre les deux rives de la Méditerranée, en accordant une attention particulière à la conservation, la rénovation et la diffusion du patrimoine historique de leurs villes. Cette charte reflète également la volonté de promouvoir les accords internationaux relatifs au changement climatique, à travers l’élaboration des plans locaux comprenant des mesures d’atténuation et d’adaptation, le développement des économies locales, la promotion de l’emploi et l’amélioration du bien-être de la population.

Dans une déclaration à la MAP, le coordinateur des programmes de coopération entre Malaga et les villes marocaines, Nourdine Mouati, a souligné que cette charte comporte quatre aspects majeurs liés notamment au “développement durable et la lutte contre le changement climatique”, “la valorisation et la promotion du patrimoine”, “le développement des relations économiques entre le Maroc et l’Espagne” et à “la promotion de la bonne gouvernance et de l’échange d’expertises entre les deux rives de la Méditerranée”.

Nourdine Mouati a précisé qu’une commission de suivi, composée des villes marocaines de Dakhla, Agadir, Meknès et d’Al Hoceima, ainsi que de Malaga, outre les représentants du gouvernement central espagnol, de l’exécutif régional de l’Andalousie et du gouvernement marocain, a été créée. Cette dernière sera chargée d’assurer le suivi de l’exécution des projets prévus dans le cadre de cette charte et de relancer les mécanismes de financement pour développer des projets conjoints entre les villes marocaines et espagnoles, relevant que cette charte sera présentée prochainement à la commission européenne et aux gouvernements espagnol et marocain.

Aérien : 14 nouvelles routes entre le Maroc et la France

infomediaire.net – 02/10/2019

14 nouvelles lignes aériennes seront bientôt opérées entre le Maroc et la France. Ainsi, Easyjet lancera six nouvelles lignes vers Tanger et Agadir (Nantes-Tanger, Nantes-Agadir, Nice-Tanger, Nice-Agadir, Toulouse-Agadir et Lyon-Tanger).

L’irlandaise Ryanair lancera pour sa part 4 lignes (Toulouse-Tanger, Toulouse-Oujda, Bordeaux-Nador et Marseille-Essaouira). La compagnie française Transavia va lancer, à partir du 7 novembre prochain, une ligne aérienne directe reliant Paris-Orly à Ouarzazate. L’espagnole Volotea lancera quant à elle 2 lignes (Strasbourg-Marrakech et Nantes-Tanger). Et enfin, Air Arabia lancera Lyon-Tanger.

INVESTISSEMENT : AGADIR RENFORCE SON ATTRACTIVITÉ

par Ismail Benbaba – le360.ma – 01/10/2019

Agadir zone franche
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La région du Souss-Massa poursuit ses efforts pour doper son attractivité auprès des investisseurs. En effet, les autorités de la région ont récemment procédé, à Agadir, à la mise en place d’un guichet unique dédié à l’accompagnement des investisseurs industriels.

En vue d’attirer plus d’investissements dans la région, les autorités du Souss-Massa ont récemment procédé, à Agadir, à la mise en place d’un guichet unique dédié à l’accompagnement des investisseurs industriels. Les Inspirations Eco, qui rapporte l’information dans sa livraison du jour, indique que ce guichet unique vise à accompagner les investisseurs pour la concrétisation de leurs projets. Le Centre régional d’investissement (CRI) ajoute que le service offert par ce nouveau dispositif, installé parallèlement à la commission régionale, concerne les démarches d’octroi du certificat négatif et de création d’entreprises, ainsi que la légalisation des documents et les modalités d’octroi de la subvention d’appui à l’investissement industriel.

Le journal précise que le but recherché par les autorités de la région est de réellement faciliter les démarches administratives. On apprend aussi qu’en marge de la récente réunion de la commission régionale d’investissement, les autorités ont validé 48 projets d’investissement d’un montant global de 3,27 milliards de dirhams, mobilisant près de 40 ha de foncier industriel, avec la création de 3.300 emplois directs et 5.300 postes indirects.

Les Inspirations Eco indique que, sur les 48 projets, 29 seront implantés au niveau de la 3ème phase du Parc Haliopolis avec près de 800 millions de dirhams d’investissements engagés et plus de 1.700 emplois directs créés à terme. 19 autres projets d’investissements seront implantés au niveau du nouveau parc industriel intégré jouxtant la zone franche, avec une enveloppe de 470 millions de dirhams dans le cadre de la première tranche étalée sur 35 ha de cette nouvelle zone industrielle.

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