Archives de octobre 5th, 2019

LES CRI FRAPPÉS PAR UN SÉISME

Par Amyne Asmlal – le360.ma – 04/10/2019

CRI Centre régional d'investissement

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Neuf directeurs de Centres régionaux d’investissement viennent d’être remerciés. Pour les remplacer, le ministère de l’Intérieur cherche des profils compétents et qualifiés, même, et surtout, dans le secteur privé.

Les directeurs de neuf Centres régionaux d’investissement viennent d’être relevés de leurs fonctions. La ministère de l’Intérieur a lancé un appel à candidature, ouverts également aux cadres du secteur privé, pour les remplacer. Pour accéder aux postes, de nouvelles conditions sont requises, notamment la compétence et l’expérience. Les CRI viennent ainsi de connaître un puissant séisme au moment où un remaniement ministériel est en cours, commente le quotidien Al Akhbar dans sa livraison du week-end des 5 et 6 octobre.

Dans les détails, les directeurs des CRI touchés par ce mouvement de changement sont ceux en postes dans les régions de Fès-Meknès, Souss-Massa, l’Oriental, Béni-Mellal-Khénifra, Dakhla-Oued Eddahab, Rabat-Salé-Kénitra, Casablanca-Settat, Marrakech-Safi et Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Pour occuper ces postes, les profils les plus recherchés sont les ingénieurs et les titulaires de diplômes supérieurs dans les domaines de la gestion, de l’économie, des finances, le commerce et l’architecture. Bien sûr, les candidats aux postes doivent justifier d’une expérience probante d’au moins huit ans à un poste de directeur dans les entreprises publiques ou privées.

Il va sans dire, souligne le journal, que ces postes sont également ouverts aux MRE et à toutes les compétences nationales ayant une expérience et un savoir-faire dans le domaine de la gestion des investissements. Il est toutefois indispensable de faire preuve de connaissances solides du fonctionnement des institutions et de l’organisation administrative régionale et centrale. Autre exigence requise pour ce poste, la maitrise d’au moins trois langues, l’arabe, le français et l’anglais.

Comme précisé plus haut, ces postes sont ouverts aux cadres du secteur privé, car affirme le journal, «ce secteur attire les meilleurs profils formés dans notre pays et qui participent aujourd’hui à la gestion des grandes multinationales ainsi que des PME nationales». Cela, poursuit le journal, alors que la plupart des cadres de l’Administration publique souffre d’un «manque de compétence, d’ambition et d’absence de sens des responsabilités».

Citant un rapport de la Cour des comptes consacrés aux CRI, le quotidien affirme que ces établissements, créés en 2002, n’arrivent plus à jouer le rôle qui leur a été fixé au début. Certes, ils ont offert des aides précieuses à la création d’entreprises, mais leur contribution s’est arrêtée alors qu’ils étaient censés jouer le catalyseur de l’investissement au niveau local. Ainsi, poursuit le rapport cité par Al Akhbar, parmi les contraintes relatives à la création d’entreprises, on cite l’absence de représentation effective des administrations auprès des CRI. Cette difficulté oblige parfois les CRI ou les personnes qui souhaitent créer des entreprises à faire le tour des différentes administrations concernées. Ce qui fait que les dossiers d’investissement sont, le plus souvent, traités à Rabat.

Bref, conclut le journal, ces conseils ont pu réaliser des résultats significatifs notamment en rapport avec leur rôle dans la création d’entreprises. Toutefois, ils ont été moins performants en ce qui concerne l’accompagnement et l’aide aux investisseurs. Dans ce cadre, il est relevé particulièrement l’absence de suivi post-création, la non-assistance aux petites et moyennes entreprises, outre l’absence de données actualisées ou d’études détaillées sur l’investissement et sur le potentiel économique des régions, ainsi que l’inefficience de la commission régionale d’investissement.

Les indicateurs de l’Agence Nationale des Ports sont au vert

par Jalal BAAZI – leseco.ma – 04/10/2019

Le trafic dans les ports sous la tutelle de l’Agence nationale des ports (ANP) a enregistré, à fin juin 2019, une hausse de 1% à 44,1 millions de tonnes. Cette progression de l’activité a positivement impacté les indicateurs financiers de l’agence. En effet, le chiffre d’affaires de l’agence, qui dépasse le cap du milliard de dirhams (936,7 MDH à fin juin 2018), est en hausse de 6,9%.

À fin juin dernier, les ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) ont totalisé un tonnage de 44,1 millions. Cela représente une hausse de près de 1% par rapport aux performances réalisées durant le premier semestre de 2018. Selon l’analyse du trafic réalisée par l’ANP en juin dernier, les vracs solides ont enregistré une baisse de 1,4%. Ce recul s’explique par la hausse de 23,5% du trafic d’acide phosphorique (2,1 millions de tonnes à fin juin dernier contre 1,7 millions de tonnes pour la même période de 2018), la croissance du trafic du soufre de 22,2% (3,3 millions de tonnes à fin juin dernier contre 2,7 millions de tonnes pour la même période en 2018). Il s’explique aussi par la hausse de 13,3% du trafic du charbon, qui est passé de 4,5 millions de tonnes à fin juin 2018 à 5,1 millions de tonnes à fin juin 2019.

S’agissant des vracs liquides, ces derniers sont en hausse de 4,7%. Derrière celle-ci, on retrouve l’augmentation de 23,5% des exportations d’acide phosphorique. La hausse est également au rendez-vous pour les autres marchandises (+11%). Ainsi, l’ANP a enregistré à fin juin dernier des hausses respectives de 51,%, 15,8% et 9% des produits sidérurgiques, des agrumes et primeurs ainsi que du bois et dérivés. L’analyse par l’ANP du trafic portuaire fait ressortir une variation positive du trafic unitarisé en hausse de 2,3% avec un trafic de plus 6,6 millions de tonnes, «soit 152.070 tonnes imputables à l’effet conjugué de la hausse du trafic conteneurs de 191.171 tonnes et la baisse du trafic RORO de 39.101 tonnes», explique-t-on auprès de l’ANP. Et d’ajouter: «cette progression de l’activité a impacté favorablement les indicateurs financiers de l’agence».

En effet, le chiffre d’affaires de l’agence, qui dépasse le cap du milliard de dirhams (936,7 MDH à fin juin 2018), est en hausse de 6,9%. Derrière cette bonne performance, il y a une augmentation de 13,7% des redevances de concession. Ceci résulte du surplus des redevances de concessions. Il s’agit de 8,1 MDH des redevances TC3 au port de Casablanca, de 12,9 MDHS provenant des redevances du concessionnaire SMA au port d’Agadir ainsi que de 5,5 MDH générés par les redevances du concessionnaire SOSIPO au port d’Agadir. Il y a également les recettes provenant des permissionnaires du port de Jorf Lasfar (8 MDH) et celles des permissionnaires du port de Casablanca (8,7 MDH). La hausse du chiffre d’affaires résulte aussi de l’augmentation relative des droits de ports de 0,9%, soit +4,6 MDH (532 MDH en juin 2019 contre 528 MDH en juin 2018), de la hausse de 39,7% des redevances d’occupation temporaire du domaine public (OTDP) (56 MDH en juin 2019 contre 40 MDH en juin 2018) et de la croissance de 3,5% des redevances de gestion des réseaux (56 MDH en juin 2019 contre 54 MDH en juin 2018). Ceci, sans oublier la bonne performance (+7,7%) des autres produits (14 MDH en juin 2019 contre 13 MDH en juin 2018).

Concernant les charges d’exploitation, ces dernières ont reculé de 1,1% à fin juin dernier, avec 766,2 MDH contre 774,3 MDH enregistrés durant le premier semestre de l’année dernière. Cette baisse est la conséquence de la diminution de 2,9% des autres charges externes. «Ce qui représente une économie de charges de 5,9 MDH sous l’effet conjugué de la baisse des charges de dragage et déroctage et l’augmentation des frais de maintenance des autres ouvrages portuaires et des autres charges de fonctionnement», note-t-on auprès de l’ANP. La baisse des charges d’exploitation résulte également du recul du niveau des impôts et taxes de 16,1%, soit 25,1 MDH. Dans ce sillage, le résultat net de l’Agence nationale des ports enregistre à fin juin dernier une croissance de 20,5% à 158,8 MDH contre 131,8 MDH durant le premier semestre de 2018.

Le squelette fossilisé d’un requin de plus de 360 millions d’années découvert au Maroc

huffpostmaghreb.com – 04/10/2019

C’est la première fois qu’un squelette fossilisé quasi-complet de cette espèce de requin est découvert.

Fossile requin

PALÉONTOLOGIE – Les montagnes marocaines n’ont pas fini de dévoiler leurs secrets. Une équipe de chercheurs internationaux de l’Université de Zurich, en Suisse, a découvert dans l’Anti-Atlas, au sud d’Agadir, le squelette fossilisé d’une espèce de requin préhistorique, baptisée Phoebodus.

C’est la première fois qu’un squelette quasi-complet de cette espèce est découvert. Jusque-là, les chercheurs n’avaient trouvé que quelques dents et épines dorsales fossilisées de cet animal marin dont les os “mous” résistent généralement mal au temps.

“Un long corps ressemblant à une anguille et des dents pointant vers l’intérieur: Des paléontologues de l’Université de Zurich décrivent le premier squelette et des restes de crâne d’un requin presque entièrement conservés, qui vivait il y a environ 360 millions d’années”.

Ce squelette, vieux d’environ 360 millions d’années, à l’ère géologique du Dévonien, était situé dans le bassin du Maïder. Cette zone montagneuse du sud du Maroc était autrefois un bassin océanique peu profond, rapportent les chercheurs qui ont publié cette semaine une étude sur cette découverte dans la revue The Royal Society Publishing. Les analystes ont également découvert, à proximité du squelette, des restes de crânes provenant d’autres types de Phoebodus.

Selon l’équipe de paléontologues, le corps de cette espèce de requin, mesurant 1,20 m, était semblable à celui d’une anguille, avec une tête plate et une longue mâchoire. Le Phoebodus ressemblait probablement au requin à collerette ou requin-lézard que l’on connaît aujourd’hui.

“De nombreux requins modernes ont une mâchoire en dents de scie qui leur permettent de couper leurs proies avant d’ingérer les morceaux”, explique le co-auteur de l’étude, Christian Klug, de l’Université de Zurich, à National Geographic. En revanche, les dents de Phoebodus, en forme de cône et orientées vers l’intérieur comme celles du requin à collerette, ne sont utiles que pour capturer une proie et l’avaler, ensuite, en entier.

La découverte de ce fossile bien conservé a été possible grâce à l’emplacement où le Phoebodus est mort. “La circulation limitée d’eau et les faibles niveaux d’oxygène ont créé un environnement dans lequel leur corps était en grande partie préservé des bactéries, des charognards et des courants, les préservant pour la postérité”, souligne National Geographic.

Agadir : 921 MDH pour 24 nouveaux projets

medias24.com – 04/10/2019

La Commission régionale d’investissement et de dérogation, réunie jeudi 3 octobre au siège de la wilaya d’Agadir, a approuvé 24 projets pour un montant d’investissement de près de 921 millions de DH.

Agadir : 921 MDH pour 24 nouveaux projets

Les projets approuvés lors de cette réunion permettront la création de près de 1.627 emplois directs et 90 emplois indirects, indique le Centre régional d’investissement Souss-Massa dans un communiqué.

Sur les 24 projets validés lors de cette réunion, 19 projets industriels, s’étalant sur près de 4,1 ha, verront le jour dans les zones industrielles d’Agropole, du Parc industriel intégré d’Agadir et de la zone industrielle d’Ouled Teima. Ils nécessiteront près de 200 MDH et vont créer à terme près de 1.076 postes d’emplois.

Pour ce qui est de la troisième tranche d’Haliopolis, 5 projets ont été validés pour un investissement de 22,9 MDH et qui devront créer 195 emplois.

S’agissant de la première tranche du nouveau Parc industriel de Drarga, 10 projets ont été approuvés pour un investissement de 122,5 MDH (606 emplois directs et 90 emplois indirects prévus).

Au niveau de la province de Taroudant et dans la zone industrielle d’Ouled Teima, 4 projets ont été validés pour un investissement de 55 MDH et devraient permettre la création de 275 emplois.

A été aussi validé lors de cette séance, un projet de complexe touristique et résidentiel « Eco-cité Drarga », qui s’étale sur une superficie de 28 ha. Ce projet porte sur la réalisation d’une composante hôtelière d’une capacité de 306 lits, d’un aquaparc, d’un restaurant et d’un espace de jeux, pour une enveloppe budgétaire de 451 MDH et permettra la création de près de 280 emplois.

Parallèlement à ces travaux, un guichet unique a été mis en place en vue d’accompagner les investisseurs industriels dans la mise en place de leurs projets. Il regroupe les démarches liées à l’octroi du certificat négatif, la création d’entreprises, l’affectation de lots industriels, l’établissement de compromis de vente, la subvention d’appui à l’investissement industriel ainsi que la légalisation.

Agadir : arrestation du braqueur des joggeurs

bladi.net – 05/10/2019

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Les agents de la Brigade mobile de la Wilaya de police d’Agadir ont réussi à interpeller un individu de 27 ans, pour son implication présumée dans des affaires de braquage de joggeurs sous la menace d’une arme blanche.

Selon le communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), les nombreuses plaintes déposées par des joggeurs arpentant le circuit menant à la Kasbah Agadir Oufella, ont permis d’identifier le suspect au lourd casier judiciaire.

D’après l’opération de pointage effectuée par les éléments de la Police judiciaire au niveau de la base de données, l’individu fait l’objet de plusieurs mandats d’arrêt au niveau national pour vol et vol à l’arraché.

Le communiqué ajoute que le suspect a été placé en garde à vue, à la disposition de l’enquête diligentée par le Parquet général, en vue de déterminer son implication présumée dans d’autres actes criminels.

Agadir : un autocar prend feu sur la route d’Amskroud

lesiteinfo.com – 04/10/2019

Un autocar, en provenance de Tiznit et à destination de Marrakech, a pris feu jeudi 3 octobre sur la route d’Amskroud, à Agadir.

Selon une source de Le Site info, l’incendie a été provoqué par un court-circuit, précisant que le chauffeur et son assistant s’en sont miraculeusement sortis. Le drame n’a heureusement pas fait de victimes.

La même source a précisé que le feu a ravagé le véhicule et l’a totalement endommagé. Plusieurs habitants des douars avoisinants sont d’ailleurs intervenus pour éteindre les flammes.

Souss-Massa : Les artistes de la région dans de beaux draps

par Jassim Ahdani – fr.hespress.com – 05/10/2019

Souss-Massa : Les artistes de la région dans de beaux draps

S’adressant au ministère de la Culture, quatre syndicats régionaux des métiers d’art dans le Souss-Massa demandent d’activer la régionalisation avancée et d’appliquer les dispositions de la Constitution dans sa vision artistique. Une réaction à ce que le collectif syndical désigne comme une « détérioration de la situation dans laquelle le secteur culturel et artistique de la région s’effondre ». Une situation qu’ils lient à « l’incapacité » du ministère de la tutelle d’activer le contenu du Plan royal pour la promotion du secteur artistique dans la région.

Sale temps pour les artistes de la région du Souss-Massa pour qui la rentrée culturelle ne démarre pas sous de bons auspices. Dans leur manifeste commun, les branches régionales d’Agadir-Ida Ou Tanane et d’Inezgane-Ait Melloul du Syndicat indépendant des artistes marocains des beaux-arts et du Syndicat des dramaturges et des opérateurs marocains de cinéma et de télévision de la région de Souss-Massa évoquent de prime abord un message royal, de l’époque du roi Hassan II. Prononcé lors du 1er Débat national du théâtre professionnel à Casablanca le 14 mai 1992, il a fait figure, selon les signataires, de « réponse aux cris successifs d’artistes condamnant la politique d’exclusion et de marginalisation les privant d’opportunités d’emploi dans la région ».

Les quatre associations professionnelles se disent « conscientes » de la situation « désastreuse et dangereuse vécue aujourd’hui par les artistes du Souss-Massa », et du « recul des acquis qui se note en chaque rentrée culturelle ».

Les porte-paroles des professionnels d’art de la région estiment être « victimes d’exclusion des projets d’art dramatique ouverts dans toutes les régions du Royaume » et réclamer la construction à Agadir d’un théâtre aux normes internationales, « pour enrichir la production de différentes formes de spectacles vivants ».

S’appuyant sur les dispositions prévues dans le cadre de la Régionalisation avancée, ils demandent par ailleurs une « juste répartition des productions artistiques entre les régions » et une « égalité des chances en matière d’emploi entre les artistes dans le respect de la diversité culturelle et linguistique au Maroc ».

Autre point dénoncé par les artistes de la région et donné comme exemple de « marginalisation » : la toute récente cérémonie de lancement de la distribution de la carte professionnelle au siège du ministère de la Culture à Rabat, le 23 septembre 2019 dernier, où les quatre syndicats considèrent que l’artiste Soussi a été « mis à l’écart ».

Sur le plan départemental, les signataires recommandent de « remédier à l’exclusion représentative dans toutes les commissions sectorielles chargées de sélectionner et répartir les subventions publiques au niveau des ministères et des conseils locaux et régionaux ».

Côté réglementaire, les quatre associations professionnelles insistent sur la « mise en œuvre de l’Article 21 de la loi sur les artistes ». Cette dernière prévoit « l’emploi prioritaire de 70 % des détenteurs de la carte professionnelle d’artiste », l’application d’un salaire minimum, et l’amélioration des conditions de travail de professionnels du secteur.

Au niveau local, la revendication porte notamment sur l’habilitation des conseils communaux, provinciaux et du Conseil régional du tourisme à « donner accès aux espaces d’animation touristique » aux artistes de la région.

Sur le créneau audiovisuel, le « respect du cahier de charges par les chaînes publiques », notamment en ce qui concerne le pourcentage d’émissions télévisées en langue amazighe (fixé à 30 %) fait partie des demandes, tout comme l’activation des directives royales évoquées en premier lieu, et qui notent une consécration de 1 % des budgets des communes aux métiers liés au théâtre.

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