Archives de octobre 19th, 2019

Agadir : 2ème Journée Nationale des DYS

C’est dans la superbe Faculté de Médecine et de Pharmacie d’Agadir que se tenait aujourd’hui la seconde Journée Nationale des Dys :

L’Association Génération DYS avait prévu un programme aussi complet qu’intéressant pour cette 2ème édition :

Making of : La préparation du matériel, avant de commencer :

Salwa Lmimouni et Patricia Greusard

 

Olivier Revol et Patricia Greusard

Salwa Lmimouni, Présidente de l’Association a présenté la journée :

et cette journée a débuté par un hommage au regretté Professeur Moulay Abdessadek El Idrissi, décédé au début de cette année.
Il avait officié en tant que modérateur lors de la première journée des DYS, l’année dernière.

Pour honorer sa mémoire une jeune violoniste a joué un morceau :

et son épouse s’est vue remettre un cadeau-souvenir de la collection d’Emmanuel Cavaniol :

« Regards croisés sur les troubles des apprentissages »

Kamelia Rozz, orthophoniste à Marrakech nous a parlé, en particulier de dyslexie :

et Ikram Aadoche, psychologue clinicienne à Agadir a pris la parole pour présenter quelques cas de DYS :

Après les réponses aux questions posées par l’auditoire, c’est le docteur Olivier Revol, neuropsychiatre, pédopsychiatre, chef du Centre des troubles des apprentissages à l’hôpital neurologique de Lyon qui a présenté sa conférence sur le thème « Réussir à l’école, une idée folle ? »

La salle, avant le début des conférences :

Remerciements et félicitations aux trois spécialistes qui ont su nous présenter très clairement (et avec humour, pour le Dr Revol), un domaine difficile et un peu « lointain » pour les profanes.

 

Pourquoi la fédération des guides s’oppose à l’ouverture de la profession

– lavieeco.com – 18/10/2019

fédération des guides

MOHAMED SAJID A PROMIS D’AUTORISER L’EXERCICE DES GUIDES DES ESPACES NATURELS MÊME SANS NIVEAU D’INSTRUCTION. LA FÉDÉRATION NATIONALE DÉNONCE UN RABAISSEMENT DU SEUIL DES EXIGENCES POUR L’ÉLIGIBILITÉ AU MÉTIER DE GUIDE. ON CRAINT UN CHÔMAGE DES GUIDES AGRÉÉS APRÈS LEUR INTÉGRATION CAR JUGÉS NON QUALIFIÉS.

Après l’intégration de 1108 nouveaux guides touristiques (905 des villes et des circuits touristiques et 203 guides des espaces naturels) après le concours organisé par le ministère du tourisme en février 2018, une nouvelle vague de guides devrait renforcer les rangs du total actuel de 3808 guides agréés. L’objectif serait de recruter essentiellement des guides des espaces naturels. Dans une allocution au Parlement, Mohamed Sajid, ministre du tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale, a promis d’intégrer, après concours, de nouveaux guides d’espaces naturels dotés de compétences professionnelles «malgré leur illettrisme». «Suite à l’incident déplorable d’Imlil et dans un élan de solidarité avec les jeunes de la région, les autorités ont délivré des autorisations d’exercer légalement l’activité de guide de montagne dans la région. Aujourd’hui, par le biais d’une prolongation, jusqu’en 2023, de l’article 31 (expiré en 2017) de la loi 05-12, le ministère peut donner à des guides non autorisés et non diplômés le droit d’exercer la profession. Seules leurs compétences professionnelles ont été retenues. Au même moment, parmi les 1108 guides touristiques (diplômés) ayant réussi leur examen en 2018, seulement la moitié est dotée d’un bon niveau de culture générale, de langues, de présentation et d’élocution. Pour une réelle mise à niveau, un an de formation à l’Institut du tourisme de Tanger est nécessaire», déplore Jamal Saadi, guide touristique et ex-président de la Fédération nationale des guides touristiques.

Nécessité de former les nouveaux guides agréés

Les guides touristiques agréés dénoncent «un rabaissement criard des exigences en termes de qualification des guides par le ministère» au détriment de la qualité des prestations accordées au touriste. «Notre objectif n’est pas de s’opposer contre l’intégration de guides touristiques qualifiés, formés, polyglottes et diplômés d’au moins une licence ou équivalent comme stipulé dans la loi n°05-12. Ce que nous dénonçons c’est l’intégration de nouveaux guides sans niveau d’instruction sous prétexte qu’ils ont des compétences professionnelles. Comment peuvent-ils parler au touriste de la culture, des traditions, de l’histoire du Maroc, défendre sa politique étrangère…», déclare Hassan Janah, président de la Fédération nationale des guides de tourisme au Maroc. Au moment où le ministère veut intégrer «tout le monde», les guides, considérés comme des ambassadeurs du Maroc auprès des touristes, espèrent tirer la profession vers le haut. Ils ont 30 ans de métier, voire plus, et déplorent un manque de rigueur pouvant «anéantir» la profession et lui ôter tout prestige. Pour M. Janah, sur les 147 guides appelés en 2018 pour exercer dans la région de Fès, seule une vingtaine est opérationnelle. «Beaucoup d’entre eux doivent être formés aux notions élémentaires de présentation et d’élocution ainsi qu’aux comportements décents à adopter chaque jour face aux touristes. Avec cet effectif supplémentaire, une trentaine d’anciens guides ne trouvent plus de travail même en haute saison», avance M. Janah.

Plusieurs demandes de reconversion des guides d’espaces naturels en guides de villes

La profession de guide des villes et circuits touristiques semble très plébiscitée. «En outre, avant même l’intégration de ces nouveaux guides des espaces naturels, nous assistons déjà à des demandes de reconversion de guides d’espaces naturels de la région de Drâa-Tafilalet (345) désormais installés à Fès et Marrakech en guides de villes. Leurs demandes sont déposées auprès de la direction de la réglementation et de la qualité chez le ministère», renchérit M. Janah. Comme cité précédemment, l’effectif total des guides touristiques au Maroc est de 3808. Avec l’intégration d’une nouvelle vague de guides d’espaces naturels, ce chiffre devrait encore augmenter. «Si le phénomène des faux guides se rétracte grâce aux autorisations de travail et à l’octroi de badge professionnel à tout-va, on se retrouvera face à un nouveau phénomène, celui du chômage des guides agréés. Comment peut-on confier un groupe de touristes à un guide qui ne pourra ni lire les noms des touristes sur les passeports ni remplir les vouchers», s’alarme Mohamed Bouchaab, ex-président de l’Association des guides d’Agadir et membre de la Fédération internationale des guides. Les agents de voyages et les riads sont les premiers clients des guides touristiques auxquels ils font appel afin d’accompagner leurs clients dans les circuits. S’ils ne sont pas qualifiés, les guides seront tout simplement rejetés. «Il existe certes des “faux“ guides qui ne réalisent pas de circuits et de visites de monuments. Faute de qualification, ils deviennent rabatteurs de bazars. Ils travaillent gratuitement et obtiennent une commission sur les achats des touristes. Devra-t-on aujourd’hui légaliser cette pratique sous prétexte d’absorber le chômage ?», s’alarme M. Saadi. Les diplômés chômeurs existent. Certains détiennent des doctorats en langues, en sociologie ou autres. D’autres préconisent entre 3 et 6 mois de formation pour l’éligibilité au métier de guide. Le ministère a pour sa part confié la formation obligatoire de 45h après obtention de l’agrément à la Fédération nationale des guides touristiques. Son président actuel témoigne que le budget est inexistant. Une issue favorable est espérée.

Histoire : Trois capitales du Maroc dont vous n’avez presque jamais entendu parler

par Latifa Babas, Yassine Benargane (Traduction) – yabiladi.com – 18/10/2019

Outre la liste des capitales que tout le monde connaît, comme Rabat, Fès, Marrakech et Meknès, le Maroc compte plusieurs villes oubliées et ayant servi de capitales pour les dynasties qui se sont succédé, parfois pour de courtes périodes.

La ville de Taroudant, capitale de la dynastie saadienne avant la conquête de Marrakech. / Ph. DR

À travers l’histoire, le Maroc a connu plusieurs capitales. Outre les plus célèbres, telles que Marrakech, Fès et Rabat, les différentes dynasties ayant gouverné le royaume ont veillé à construire et à fortifier leurs propres capitales.

Sur la base de leurs propres calculs politiques et militaires à l’époque, ils ont construit des capitales inconnues pour ensuite les abandonner. Hajar al-Nasr, Taroudant ou Aghmat, étaient toutes des capitales, tombées en disgrâce après des années de gloire ou lorsque leurs dirigeants perdaient le pouvoir. Dans certains cas, l’abandon est effectué car il ne s’agit plus d’un lieu géopolitique pour étendre son contrôle sur le royaume.

Hajar al-Nasr ou le «Rocher de l’Aigle»

Cette forteresse transformée en capitale du Maroc a été le dernier refuge de la dynastie des Idrisides, qui gouverne le Maroc de 788 à 974. Hajar al-Nasr (Rocher de l’Aigle) a servi de capitale militaire et politique importante pour cette première dynastie, à une époque où ses dirigeants avaient le plus besoin de protection.

Hajar al-Nasr est en effet une de ces capitales marocaines que peu de gens connaissent. Située dans le nord-ouest du Maroc, l’histoire de cette ville marque la fin d’une ère pour la première dynastie islamique dans le pays d’Afrique du Nord. Sa création n’était pas un privilège, mais plutôt une solution stratégique influencée par la situation politique du royaume à l’époque.

Les historiens pensent que Hajar al-Nasr a été construit après l’expulsion des Idrisides de Fès, capitale qu’ils ont eux-mêmes bâtie et le centre du pouvoir de longue date. «Finalement expulsés de leur capitale par les berbères Miknasa, les Idrissides ont été poussés à s’allier aux Omeyyades de Cordoue, qui ont laissé la dynastie se reconstituer», écrit Josef W. Meri dans son livre «Medieval Islamic Civilization» (Editions Taylor & Francis, 2006).

Josef W. Meri rappelle que la protection des Umayyades a aidé la dynastie marocaine, en fin de vie, à construire «dans les années 930 (…) leur capitale Hajar Al-Nasr».

Dans les mêmes circonstances, Emmanuel Kwaku Akyeampong, Henry Louis Gates et Steven J. Niven indiquent dans leur «Dictionary of African Biography» (Editions OUP USA, 2012), que la ville a été plutôt construite au «milieu du IXè siècle» par «les ancêtres d’Ibn al-Mashish, une branche du clan Idrisside», qui a également été chassée de Fès.

Malgré des histoires légèrement différentes liées à cette ancienne capitale, la plupart des historiens s’accordent à dire que la ville a gagné en renommée et en puissance en raison du «conflit entre les Omeyyades et les Fatimides» à l’époque. Cependant, bien que «pris dans le conflit» entre les deux empires, les «territoires tombés entre les mains des Idrissides seront pris par les forces de Zenata», marquant la fin de la première dynastie du Maroc islamique en 974.

Hajar al-Nasr était une capitale des Idrissides située à l’est de l’actuelle Larache. Ici, la Zawya de Sîdî Mazwâr Al Idrissi. / Ph. DRHajar al-Nasr était une capitale des Idrissides située à l’est de l’actuelle Larache. Ici, la Zawya de Sîdî Mazwâr Al Idrissi. / Ph. DR

Taroudant, la «grand-mère de Marrakech»

Située dans la vallée du Souss, dans le sud du Maroc, Taroudant est aussi importante que les autres capitales impériales du royaume. En effet, la petite ville à l’est d’Agadir, érigée en capitale par la dynastie saadienne, partage de nombreuses caractéristiques avec Marrakech.

Tout comme la ville ocre, Taroudant était la capitale de cette dynastie venue du Sud, qui a régné sur le Maroc de 1549 à 1659. De la même manière que Marrakech, la ville de Souss servait de forteresse aux Saadiens alors qu’ils cherchaient encore à s’imposer en tant que force gouvernante.

Les livres d’histoire révèlent qu’«avant de conquérir Marrakech, ils avaient Taroudant pour capitale», écrivent Muzaffar Husain Syed, Syed Saoud Akhtar et B.D. Usmani dans leur livre «Concise History of Islam».

La ville est restée pendant un moment la capitale et le centre du pouvoir de la dynastie, avant que ceux-ci décident de conquérir Marrakech. Selon l’ouvrage «Morocco Handbook with Mauritania», Taroudant est surnommé «la grand-mère de Marrakech par sa population locale».

Bien que construite avant même que les Saadiens prennent le pouvoir, cette ville du sud du royaume connaitra, grâce à eux, «sa plus glorieuse période», écrit Holidway. «L’émir Mohamed Cheikh Saadi a procédé à la fortification de la ville, distinguée par ses cinq portes voûtées d’architecture mauresque, qui est devenue la première capitale des Saadiens», ajoute la même plate-forme.

La ville était économiquement dynamique, possédait l’une des universités les plus prestigieuses de l’époque et abritait certains des plus grands érudits du XVIe siècle. Plusieurs atouts n’ayant toutefois pas empêché les sultans saadiens de la quitter et de se diriger vers le Nord.

Les remparts de la ville de Taroudant, autrefois capitale des Saadiens. / Ph. DRLes remparts de la ville de Taroudant, autrefois capitale des Saadiens. / Ph. DR

Aghmat, un bouclier contruit puis abandonné par les Almoravides

Au sud-est de Marrakech, Aghmat a elle aussi une histoire similaire à celle de Taroudant. Si l’histoire d’Aghmat avait été un livre, Marrakech s’emparera d’un grand chapitre. La cité ocre lui a en effet volé la vedette pour séduire l’attention de Youssef Ibn Tachfine et sa femme Zainab Nefzaouia.

Tout comme Taroudant, Aghmat était aussi un centre politique et commercial florissant durant les premières années du règne des Almoravides (1040–1147). Elle était un chef-lieu du sud du Maroc entouré de «jardins riches et bien irrigués», comme la décrit Abd Allah Ibn Bulluggin dans son livre «The Tibyān: Memoirs of ʻAbd Allāh B. Buluggīn, Last Zīrid Amīr of Granada». «Aghmat était un centre culturel actif dans lequel de nombreux érudits s’étaient rassemblés depuis Cordoue et Kairouan, déchirées par des conflits», a-t-il rappelé.

L’importance d’Aghmat a été marquée par le rôle qu’elle a joué pour les Almoravides. Pour eux, la ville était «la résidence principale et la capitale pour les treize prochaines années», a écrit Abu Ubaid al-Bakri dans son livre «Kitab al-Masalik w’al-Mamalik» (Livre des routes et des rois).

Mais la ville n’est pas restée aussi longtemps vivante, les dirigeants Almoravides ayant décidé de faire de Marrakech leur nouvelle capitale. Ils auraient été «mal à l’aise, au pied des montagnes du Haut Atlas, où résidaient leurs adversaires». En conséquence, Aghmat perd son prestige et s’éclipse en faveur de Marrakech, la prochaine capitale de la dynastie des Almoravides.

Pour conclure, il convient de rappeler que Hajar al-Nasr, Taroudant et Aghmat n’ont pas été les seules anciennes capitales marocaines que les dynasties abandonneront au profit d’autres villes. De nombreuses autres cités ont connu le même sort, comme le cas de Taza, capitale de la dynastie des Mérinides, et d’Anfa (ancien nom de Casablanca) et Azemmour, deux villes ayant brièvement servi de capitales à l’État des Bouraghwatas.

Des ruines à Aghmat. / Ph. DRDes ruines à Aghmat. / Ph. DR

 

La Marche Mondiale arrive à Tan-Tan, la porte du Sahara, au Maroc

pressenza.com/fr – 18/10/2019

Deuxième Marche Mondiale pour la Paix et la Nonviolence

La Marche Mondiale arrive à Tan-Tan, la porte du Sahara, au Maroc

Le vendredi 11 octobre dernier, après un long voyage, la Marche Mondiale est arrivée, déjà de nuit, à Tan-Tan, la porte du désert.

Après un long voyage à travers des paysages caillouteux, presque lunaires et des collines d’arganiers, Tan-Tan, la porte du désert du Sahara, a été atteinte la nuit.

Le groupe de femmes Tan-Tan a accueilli les visiteurs dans une tente avec des dattes et du lait de chamelle, de la musique et de la nourriture. Diaporama :

Mais la touche exotique de cette réception était sans aucun doute une paire de beaux chameaux qui attendaient à l’entrée de l’enceinte les membres de l’équipe de base et leurs compagnons pour ce qui fut une nuit de rêve.

Après un verre de thé, la secrétaire de l’Association des femmes Imiltno A Gadir a présenté les différentes associations de femmes qui s’étaient réunies sur le site et la présidente de l’Association des femmes Tan-Tan Alkoria Aawini est intervenue.

Par la suite, d’autres intervenants se sont exprimés :
Amina Sahif pour l’Association des femmes d’Agadir
Khalid Allwaadidi pour la Confédération générale du Maroc
Solami Omar pour l’Association Asafi
Mariam Bondia et Souad Dauaissi de l’Association des Fils de Larache
et Youssef Abonassar de Marrakech.

Commence alors une véritable fête d’intégration avec la musique traditionnelle avant le banquet autour d’un succulent plat appelé tajine de chameau et de nombreux fruits. Diaporama :

Forte participation des femmes travaillant selon des principes humanistes

On doit souligner la forte participation des femmes, qui travaillent dans divers domaines de la société conformément aux principes humanistes : contre toutes les formes de violence, en particulier la violence à l’égard des femmes et avec des activités destinées aux mères célibataires ayant des enfants à risque.

Les voyageurs ont souligné que la participation croissante des femmes coïncidait avec l’enthousiasme et la joie accrus de la Marche mondiale.

Visite au port de pêche de Tan-Tan

C’est un lieu de grande affluence de navires qui pêchent dans la région, un des centres de pêche les plus importants du Maroc.

Les pêcheurs ont invité à visiter l’intérieur des bateaux où ils effectuent les tâches concernant la pêche, en vérifiant les conditions difficiles, parfois lamentables, dans lesquelles ils travaillent.

La délégation a passé la nuit à Tan-Tan, chez la Présidente de l’Association des Femmes de la ville, qui a offert le lendemain un petit déjeuner typique, avant de quitter la ville à 13h30, reconnaissante pour l’attention reçue.

Maroc : Grâce à une circulaire, la reconnaissance des enfants nés hors mariage s’élargit

yabiladi.com – 18/10/2019

Depuis cette semaine, une circulaire du ministère de l’Intérieur appelle les services d’état civil à faciliter les procédures d’inscription des enfants nés de mariages non-actés. Dans les usages, cette mesure s’élargirait davantage, au bénéfice de tous les enfants nés hors mariage.

Photo d’illustration / Ph. INSAF

Cette semaine, une circulaire du ministère de l’Intérieur a appelé les collectivités locales à simplifier la procédure de reconnaissance parentale en vue d’une inscription à l’état civil pour les enfants issus de ces couples. Dans sa formulation, le document permet une large possibilité d’interprétations et d’usages. Ainsi, elle pourrait constituer une base pour simplifier la procédure d’enregistrement de tous les enfants nés d’une relation qui n’a pas été actée, quelle qu’en soit la nature.

Le Wali Directeur général des collectivités locales, Khaled Safir, a en effet adressé ce document aux walis et gouverneurs pour informer les présidents des conseils communaux et les chefs de services de l’état civil de la nécessité d’adopter l’acte de reconnaissance pour ces enfants, notamment pour protéger leur intérêt supérieur, simplifier les procédures et assurer les conditions administratives requises pour leur scolarisation.

Si cette circulaire élargit l’usage à l’ensemble des collectivités territoriales, la pratique est courante depuis des années dans certaines collectivités. C’est le cas à Casablanca, Rabat, Settat ou encore Agadir, nous explique l’assistante sociale Hakima El Hallani, qui a suivi des dossiers similaires sur l’ensemble du territoire national.

Chargée des affaires juridiques et administratives des bénéficiaires de l’association INSAF qui vient en aide aux mères célibataires et à leurs enfants, Hakima El Hallani souligne en effet que l’enregistrement de ces enfants par l’aveu de filiation et donc par acte de reconnaissance «est courant dans les grandes villes, mais pas dans d’autres, come Ben Hmed, Mohammedia, Safi et Essaouira».

Harmoniser les usages administratifs des collectivités territoriales

«Dans ces villes, les administrations de l’état civil ont usage de ne pas inscrire les enfants nés hors mariage juste par acte de reconnaissance. Selon eux, l’aveu doit obligatoirement être appuyé par une procédure judiciaire», souligne l’assistante sociale. Autant dire que jusque-là, «les usages ont souvent été à géométrie variable sur le plan national», nous affirme Hakima El Hallani.

Pour avor accompagné des cas concrets dans plusieurs villes, l’assistante sociale nous confie ainsi que des mères d’enfants se confrontent aux interprétations des services administratifs, selon le bon vouloir de certains agents.

«En rassemblant les documents nécessaires pour l’inscription de l’enfant à l’état civil et faute d’acte de mariage, nous joignons une copie légalisée de l’acte de reconnaissance. En revanche, la requête formulée ainsi est parfois rejetée et il faut attendre la fin d’une procédure judiciaire qui peut être longue, afin de joindre la décision au dossier.»

Hakima El Hallani

«Souvent, le problème que nous rencontrons avec la mise en œuvre de circulaires est que lorsqu’elles sont émises, elles ne sont pas généralisées dans l’immédiat et certains services dans des villes peuvent ne pas en être au courant, tandis que des juges les considèrent comme irrecevables si elle n’émanent pas de leur administration à eux», souligne Hakima El Hallani.

Dans son article 16, le Code de la famille considère l’acte de mariage comme document légal prouvant ce lien entre adultes musulmans. Cependant, les deux prorogations pour ces derniers afin de faire reconnaître leur liaison devant un juge n’ont pas profité à l’ensemble des concernés, qui se retrouvent ainsi privés d’inscrire leurs enfants à l’état civil. En consultant la circulaire, Hakima El Hallani estime ainsi qu’elle peut résoudre les problèmes de plusieurs femmes et enfants dans ce cadre.

«Qu’elle soit mère célibataire, concubine, ou fiancée, la reconnaissance de la filiation permet d’inscrire les enfants à l’état civil, ce qui est tout aussi valable également pour les mariages coutumiers et tout autre type de relation non actée, conformément à la circulaire», affirme-t-elle.

Les différents départements concernés gagneront à s’aligner sur la circulaire

La circulaire ministérielle définit aussi certains cas de reconnaissance, que nous explique Hakima El Hallani. «Pour les hommes mariés mais ayant un enfant en dehors de cette relation, il est possible d’inscrire leur petit à l’état civil en mentionnant le nom et le prénom de la mère». Mais la situation n’est pas toujours si simple, selon l’expérience de l’assistante sociale, qui se confronte à des refus de reconnaissance, cette fois-ci par les pères eux-mêmes.

«Dans ces cas-là, nous tentons de faire une médiation et une sensibilisation auprès des pères car leur présence est obligatoire auprès des adoul pour avouer une reconnaissance», nous affirme-t-elle. «Nous leur expliquons qu’en faisant cela, ils permettent à leurs enfants d’accéder à l’ensemble de leurs droits, notamment à leur scolarisation, et que cela n’engage en rien les parents dans le cadre d’une procédure de mariage», ajoute la militante.

Par ailleurs, cette circulaire vise les couples musulmans et en cas de naissance dans le cadre d’une relation hors mariage avec un non musulman, une attestation de conversion du père pour continuer la procédure normale de reconnaissance est requise, précise Hakima El Hallani. «Parfois et même lorsque l’enfant est déjà inscrit à l’état civil de sa mère et que son père le reconnaît plus tard, nous pouvons nous référer au juge afin d’ajouter des données relatives aux deux parents dans l’état civil, par décision du juge», précise-t-elle encore.

Mais par le fait que ce document soit émis par le ministère de l’Intérieur, «il ne s’adresse aux fonctionnaires locaux dans les collectivités. Sera-t-elle appliquée uniquement pas les services de ce département, tant que rien ne tient les juges à changer leurs usages ?», s’interroge la membre d’INSAF dans ce sens.

«Lorsqu’une circulaire est émise pour fluidifier un fonctionnement des administrations, son principe doit être adopté par les différents services ministériels concernés et pas un seul, ce qui n’est pas encore le cas par rapport à l’inscription des enfants nés hors-mariage», s’inquiète Hakima El Hallani.

La Twittoma, ou comment les réseaux sociaux servent la bonne cause

par Chady Chaabi – libe.ma – 19/10/2019

Des fois, il suffit d’un geste pour en inspirer d’autres. Cet espoir est le moteur de cette nouvelle rubrique. Elle fait la part belle à des hommes et à des femmes ainsi qu’à leur implication et leur dévouement dans l’amélioration du quotidien d’autrui, en espérant, en toute humilité, que leurs actions soient une source d’inspiration. Le second épisode est consacré à une communauté d’internautes qui sévit pour le meilleur sur Twitter.

Ce n’est plus un secret pour personne. Aux antipodes de leurs potentialités, les réseaux sociaux sont souvent utilisés à mauvais escient. Une utilisation qui privilégie l’individualisme, le culte de la personne et le chacun pour soi au lieu du tous pour un et un pour tous. Quelque  part entre l’idéalisme et l’altruisme, cette vision est loin de se cantonner au rang de l’utopie. Elle trouve un prolongement au sein d’une communauté de bénévoles sur le réseau social à l’oiseau bleu.
Si elle est virtuelle dans la forme, dans le fond, la Twittoma est bien réelle. A grand renfort de Hashtag, elle est à l’origine de nombreuses actions caritatives et autres projets associatifs, à caractère social et éducatif. «Nous sommes de simples twittos (surnom donné aux utilisateurs de Twitter)», relativise humblement l’un d’entre eux, avant d’ajouter : «Nous venons d’horizons diverses. Il y a des jeunes, des vieux, des femmes et des hommes. Des médecins, des entrepreneurs, ou encore des enseignants. Mais notre dénominateur commun réside
dans le fait que chacun investit de son temps et son argent, dans la mesure du possible, pour venir en aide aux gens qui sont dans le besoin ».  De prime abord, ce discours peut paraître policé et s’apparente à un artifice de communication. Mais en réalité, il n’en est rien.
Très actifs, la grande majorité des membres de cette communauté sont anonymes avec des comptes nommés à partir de pseudonymes. Du coup, on peut d’ores et déjà éliminer du paysage toute envie de se mettre en avant pour attirer la lumière des projecteurs. Bien au contraire, l’idée est plutôt de focaliser toute  l’attention sur les difficultés vécues par autrui. Par exemple, ce projet de construction et d’aménagement d’une classe de préscolaire dans le village reculé de Tighzit, situé dans la province d’Al Haouz. «Les plus petits enfants du village souffrent de l’absence d’un lieu à même de leur permettre de développer leurs capacités intellectuelles dès le plus jeune âge. En plus d’être un endroit ludique où il est possible également de s’amuser, une classe préscolaire est en mesure de pallier ce manque», nous explique le Twitto @Mogharrid.
Aujourd’hui, la concrétisation de ce projet avance à grands pas. Après avoir réussi à récolter un maximum d’équipements et de fournitures pour aménager la classe, il reste à en construire les murs et les fondations. Dans ce sens, sensible à l’implication de la Twittoma, un habitant du village a fait don d’une parcelle de terre d’environ 50m². Maintenant « nous essayons de réunir les fonds nécessaires pour construire la classe et finaliser ce projet qui nous tient vraiment à cœur », indique @Mogharrid, en espérant que cette action en appellera d’autres. L’émulation qui existe entre les membres de la communauté ne présage que du bon pour la suite. D’autres idées sont en gestation afin d’influencer positivement le futur de personnes en situation de besoin, comme cela a été le cas par le passé. A commencer par cette récolte de vêtements chauds pour les habitants du village montagneux d’Aghbar, ou encore l’ouverture de cette bibliothèque dans un lycée, des centaines de kilomètres plus au Sud à Erfoud, à l’initiative d’un enseignant. Sans oublier les ftours collectifs organisés pendant le mois de Ramadan à Agadir.
En somme, la Twittoma est la preuve que les réseaux sociaux peuvent avoir une influence positive sur ses membres comme sur ceux qui sont à la marge. Plus important encore, être un creuset de bonté et d’esprit voltairien et pas uniquement un endroit où le nombrilisme prédomine.

L’industrie dope l’investissement dans le Souss Massa

par Malika Alami – lavieeco.com – 18/10/2019

Investissement Souss-Massa

UN NOMBRE DE 14 NOUVEAUX PROJETS VALIDÉS PAR LA COMMISSION RÉGIONALE D’INVESTISSEMENT DONT 13 DÉDIÉS AU DÉVELOPPEMENT INDUSTRIEL DE LA LOCALITÉ. CELA REPRÉSENTE UN INVESTISSEMENT DE PLUS DE 200 MILLIONS DE DH PORTEURS DE PLUS DE 600 EMPLOIS À MOYEN TERME

 

Les investisseurs continuent à manifester un fort engouement pour les potentialités économiques du Souss Massa. La Commission régionale d’investissement a validé 14 projets d’investissement hier jeudi 17 octobre. C’était au siège de la Wilaya sous la présidence de M. Ahmed Hajji, Wali de la Région de Souss-Massa, en présence de M. Brahim Hafidi, président du Conseil Régional Souss Massa et de M. Lahoucine Amzal, gouverneur de la province de Taroudant.
D’une valeur globale de 212 millions de DH, ces engagements généreront à terme 684 emplois directs. Parmi les projets approuvés, 13 relèvent du secteur industriel. Totalisant une surface foncière de 4,4 ha et un investissement de l’ordre de 209,9 millions de DH, ces projets sont porteurs de 679 emplois à moyen terme. C’est dans les zones industrielles d’Haliopolis, d’Ouled Teima et du Parc Industriel Intégré d’Agadir que verront le jour ces unités.
Dans le détail, sept projets seront réalisés dans le nouveau Parc Industriel Intégré prévu dans la commune de Drarga. Ils nécessiteront un investissement global de 117 millions de DH et créeront à terme 334 emplois directs.
Au niveau du parc Haliopolis, quatre projets sont programmés pour un investissement  total de 53 millions de DH et 245 emplois directs prévus.
La zone d’Ouled Teima quant à elle, enregistre deux nouveaux projets d’investissement pour une enveloppe budgétaire de 38,9 millions de DH et la création à terme de près de 100 emplois directs et 120 indirects.
Après les approbations enregistrées ces trois dernières semaines lors de précédents travaux de ladite commission, cela porte le nombre de projets validés au total à 103 projets. Ces engagements sont d’une valeur globale de plus de 4,5 milliards de DH avec à la clé 6980 emplois directs à moyen terme et des milliers d’emplois indirects.

Comme lors des précédents travaux de la Commission, un guichet unique était mis en place pour la réalisation immédiate de toutes démarches nécessaires dans l’acte d’investir. Les investisseurs dont les projets ont été approuvés sont repartis en quelques heures avec leur lettre d’affectation.

Les travaux de la Commission de ce jeudi ont aussi porté sur le suivi de précédents projets validés. Il a été décidé dans ce contexte ‘’L’annulation de l’attribution de terrain pour six projets industriels d’une superficie totale de près de six Ha, affectés il y a près d’une année au niveau de la zone industrielle d’Ouled Teima et dont les engagements des promoteurs n’ont pas été respectés malgré les différentes relances’’, est-il indiqué dans un communiqué du Centre régional d’investissement du Souss Massa (CRI).

Le communiqué du CRI fait aussi état de lettres de mise en demeure qui seront adressés aux promoteurs de 5 autres projets sur la même zone (Ouled Teima), afin de garantir le respect des délais requis par la commission. Fini donc le laxisme face aux engagements. Le respect des délais est de rigueur.

Un observatoire dédié à la Réserve de biosphère de l’arganeraie dans le pipe

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 18/10/2019

Un observatoire dédié à la Réserve  de biosphère de l’arganeraie dans le pipe

 

Depuis 1998, l’arganeraie a été déclarée par l’Unesco première réserve de biosphère du Maroc sur une superficie de plus de 2,5 millions d’hectares. Elle concerne les provinces et préfectures d’Agadir Ida Ou Tanane, Inezgane Ait Melloul, Chtouka Ait Baha, Tiznit, Taroudant, Sidi Ifni et Essaouira.

Un observatoire dédié à la Réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA) verra prochainement le jour et touchera tous les éléments dynamiques du territoire de cette dernière.

La mise en place de l’observatoire est une recommandation du plan de gestion de la RBA et son rôle est de permettre le suivi de la dynamique de la RBA et l’apport d’informations pertinentes et d’appréciations, à travers des analyses de données, qui vont constituer un élément clef pour les décisions à prendre pour la gestion durable de la réserve. En effet, depuis 1998, l’arganeraie a été déclarée par l’Unesco première réserve de biosphère du Maroc sur une superficie de plus de 2,5 millions d’hectares. Elle concerne les provinces et préfectures d’Agadir Ida Ou Tanane, Inezgane Ait Melloul, Chtouka Ait Baha, Tiznit, Taroudant, Sidi Ifni et Essaouira.

Le plan cadre de la réserve constitue un outil d’orientation de la gestion développé selon une approche multidisciplinaire et participative, qui trace les axes de la stratégie régionale de développement et de conservation de l’arganeraie dans un cadre partenarial. Le plan vise à amener les interventions au niveau du territoire de la RBA vers une action collective assurant les objectifs et fonctions assignés aux réserves de biosphère. Ainsi le cadre a été tracé avec des actions à opérationnaliser comme il a apporté un zonage dont le rôle et l’adoption devraient être acquis par tous les intervenants dans ce territoire.

Un zonage de la réserve a permis d’individualiser les trois zones stipulées dans les normes du réseau MAB de l’Unesco relatives à la création des réserves de biosphère, premièrement des aires centrales (zones A) ou zones de protection intégrale à long terme. Ainsi, 18 zones centrales ont été individualisées au niveau de la RBA avec une superficie cumulée d’au moins  17.000 ha. Deuxièmement des zones tampons (zone B) entourant ou juxtaposant les aires centrales et sont destinées à être gérées en vue d’une production compatible avec les pratiques écologiquement durables. En effet, 13 zones tampons ont été identifiées d’une superficie cumulée de l’ordre de 560.000 ha. Et troisièmement des zones de transition ou «zone C». Elles comprennent les espaces de la RBA non couverts par les zones A et B. L’objectif assigné à ces zones est la concrétisation d’un développement harmonieux et cohérent.

Les mesures potentielles dans les zones centrales permettent d’assurer une protection durable et une conservation de la biodiversité sous diverses formes. Ce qui nécessite le suivi de l’évolution de l’état des lieux qui permet de cerner toute la problématique fondamentale de chaque zone centrale et en accord avec la population riveraine pour respecter les dispositions de préservation.

Par ailleurs plusieurs changements s’opèrent sur les différentes zones de la RBA. La connaissance temporelle des évolutions de ces espaces est d’une grande importance dans l’explication et l’orientation des certains choix liés au fonctionnement et à la gouvernance de la RBA. Le suivi de la dynamique naturelle et de la dynamique territoriale avec ses aspects socio-économiques et enjeux locaux de ces zones incite à l’installation d’observatoires pour l’ensemble des zones A et B.

Notons que ce projet est chapeauté par la direction régionale des eaux et forêts et de lutte contre la désertification du Sud-Ouest à Agadir.

Gestion des déchets agricoles : la filière structurée dans le Souss-Massa

medias24.com – 18/10/2019

La Fondation Crédit Agricole pour le Développement durable a organisé, mardi 15 octobre à Agadir, une rencontre sur la collecte et la valorisation des déchets agricoles pour sensibiliser les agriculteurs de la région de Souss-Massa à cette question. Ces derniers n’adhèrent pas, en effet, avec enthousiasme aux efforts de structuration menés par cette fondation avec l’appui de son conseiller technique, l’association Agrotech, et d’autres parties prenantes du secteur public.

Qu’il s’agisse des déchets organiques ou inorganiques, essentiellement plastiques et métalliques, la filière de collecte et de recyclage est désormais organisée mais ignorée par les premiers concernés, en l’occurrence les agriculteurs de la région, affirme d’emblée Leila Akhmis, Directrice de la Fondation. L’idée à battre en brèche, selon elle, est de ne plus considérer ces milliers de tonnes de résidus comme des déchets mais comme une source de revenus supplémentaires pour les agriculteurs et de création d’emplois dans toute la filière.

Près de 2 millions de tonnes de déchets agricoles par an

Pour encourager les agriculteurs à adhérer à la filière, le Crédit Agricole du Maroc met à leur disposition plusieurs moyens : un guide de bonnes pratiques, des solutions de financement, de l’accompagnement mais aussi des partenaires du secteur privé spécialistes de la réutilisation des déchets agricoles.

Ahmed Chrimata, chef du service environnement à la Wilaya du Souss Massa Draa, a rappelé que l’agriculture est un secteur stratégique dans cette région qui représente 12% du PIB régional et emploie 15.000 personnes .

La région à elle seule produit 1,87 million de tonnes par an de déchets organiques agricoles qui sont recyclés plus pou moins bien, et 23.000 tonnes de déchets inorganiques autrement plus dangereux pour l’environnement et pour la santé des populations. Ce chiffre étant assez ancien, il serait selon certaines estimations de 35.000 tonnes sinon plus au regard de l’évolution de la production des agriculteurs. Il s’agit précisément de plastique pour les serres, de gaines pour les tubes d’irrigation, et d’emballages phytosanitaires, etc.

Il faut ajouter à ces quantités 10.487 tonnes par an de déchets issus des machines agricoles et d’autres matériaux.

De 90% d’informel à 90% de formel

Le projet de collecte et de valorisation des plastiques usagers issus de l’agriculture, développé depuis trois ans dans la région par la Fondation avec ses partenaires dont l’association Agrotech et l’IAV d’Agadir, s’est attelé à  organiser une filière d’amont en aval dominée au départ à 90% par des opérateurs du secteur informel.

Il existait certes 14 sociétés de recyclage , mais la plus grande partie de leur collecte était dirigée pour son traitement vers Casablanca, ce qui pénalisait la région pour la création d’emplois nouveaux et de revenus. L’activité comptait aussi 52 recycleurs regroupés en 17 unités employant en moyenne 8 personnes par unité.

Aujourd’hui, résume Thami Benhalima d’Agrotec Agadir, la filière est organisée en 11 coopératives et une unité de coopératives, des sociétés et un GIE (Groupement d’intérêt Economique). Qui plus est, le secteur formel prend en charge 90% des déchets produits. Un  vrai tournant !

Prochaine étape: la création d’une plateforme de valorisation.

S’inscrire dans l’économie circulaire

Le but ultime est d’accompagner les agriculteurs de la région de Sous Massa dans le recyclage de leur déchets.

« En effet, dans un contexte de changement climatique et de raréfaction des ressources naturelles, l’inscription du secteur agricole dans l’économie circulaire devient un impératif tant environnemental qu’économique ».

Parmi les solutions de recyclage envisagées : la production de compost, l’installation de chaudières fonctionnant à l’énergie biomasse issue de résidus agricoles, la production d’électricité à partir du biogaz ou encore la fabrication de charbon vert à partir des résidus de cultures maraichères.

L’expérience devraient être dupliquée dans d’autres régions.

Débits d’alcool à Agadir : une décision du wali ne fait pas l’unanimité

lesiteinfo.com – 18/10/2019

Le wali d’Agadir a récemment pris un arrêté visant à réglementer les horaires d’ouverture et de fermeture des établissements disposant de licences de débit de boissons alcoolisées. Une décision qui ne semble pas plaire à tout le monde, notamment aux commerçants concernés. Des citoyens ont toutefois salué cette décision, qui est censée “mettre de l’ordre dans le secteur”.

Ainsi, les discothèques sont invitées à ouvrir leurs portes de 22h à 5h du matin. Les restaurants pourront accueillir leurs clients à partir de 9h et baisser le rideau à 2h du matin. Pour les épiceries vendant de l’alcool, les horaires sont les suivants: l’ouverture à 10h et la fermeture à 20h00.

Alors que les commerçants ont exprimé leur insatisfaction quant aux nouvelles plages horaires imposées, les autorités locales ont, pour leur part, promis de lourdes sanctions à l’encontre des contrevenants.

Sage décision ! (M. T.)

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