Archives de octobre 31st, 2019

Agenda UFE 2019-2020

Représentation d’AGADIR – Maroc
Permanences le: lundi de 16 à 18h / mercredi de 10 à 12h / samedi de 10 à 12h.
Tél.: +212 (0)6 71 56 25 24. 
                             Agadir, le 30 Octobre 2019

COMMUNIQUE 19/041

A VOS AGENDA …NOTEZ BIEN CES DATES !
Chers Adhérents, chers amis,

Afin de convenir au plus grand nombre de nos Adhérents, nous essayons de planifier  longtemps à l’avance, nos activités et événements en tenant compte au mieux des dates de vacances et congés, français et marocains.
Cet exercice s’avère de plus en plus difficile …
Mais en voici tout de même le résultat, qui démontre à quel point la planification peut avoir ses limites.

Pour la fin de l’année 2019

  • 22 Novembre  Soirée des Vins Nouveaux et représentation de la section Théâtre
  • 23 Novembre  Grand Open de Golf de l’UFE
  • 30 Novembre  Murder Game de la section rando pédestre

Pour 2020, eh oui déjà …

  • 12 Janvier      Galette des Rois et vœux du président à Vera Cruz
  • 21 Janvier      Réunion des Responsables de Sections
  • 08 Février       Grand loto caritatif
  • 14-16 Février  Rencontre ici avec l’UFE de Fès
  • 14 Mars           AG UFE MONDE à Paris
  • 22-29 Mars     Semaine des Tournois (sous réserve de confirmation)
  • 04 Avril           AG UFE Agadir
  • 10 Mai            Sortie de Printemps
  • 17 Mai            Elections des Conseillers Consulaires
  • 21 Juin           Fête de la musique
  • 03 Octobre    Cocktail de Rentrée                              

Nous espérons sincèrement que cet effort de prévision vous sera utile et vous permettra d’être, plus encore qu’actuellement, informés et présents.
Nous vous en remercions par avance                                                      

Chaleureusement vôtre,

Jean-Claude Rozier
Président UFE AGADIR

Concert de Jazz : Rebirth de Samy Thiébault en tournée au Maroc, le 7 novembre à Agadir, Salle Brahim Radi

transmis par Rachida Sadik – Institut Français Agadir, le 30 octobre 2019

 

Concert de Jazz : Rebirth de Samy Thiébault

Temps fort de la rentrée musicale, le saxophoniste Samy Thiébault présente du 30 octobre au 9 novembre 2019 dans neuf villes du Royaume son répertoire Rebirth ainsi qu’en exclusivité, une partie de son album Symphonic Tales, sorti à la rentrée 2019 !

Aux côtés de Samy Thiébault, on retrouve Adrien Chicot au piano, Sylvain Romano à la contrebasse et Philippe Soirat à la batterie. De ce Quartet, il se dégage une énergie puissante, soudée par une forte amitié, six albums, dix années de jeu collectif intense et aventureux.

© Laurence Laborie

Un retour aux sources par la mélodie

C’est la notion de « Mélodie », dans le sens à la fois le plus intime et traditionnel du terme, tout autant qu’universel et émotionnel, qui traverse l’album de part en part, comme un autoportrait passionné. Le saxophoniste puise dans son histoire personnelle les inspirations de son répertoire, empruntant la mélodie du grand chanteur de chaâbi Maâti Benkacem sur Raqsat Fes, en référence à ses racines marocaines, ou une chanson ivoirienne So Dyara, en écho à Abidjan, là où il a grandi, ou encore Cansion, chant entendu au Venezuela et dont l’empreinte lui rappelle les terres d’Amérique de Sud où son quartet a beaucoup tourné.

« Rebirth est fait de mélodies qui me décrivent, musicalement et personnellement », nous explique le saxophoniste. L’album est une forme de seconde naissance, à la fois personnelle et stylistique. Il est à l’image de ce qu’est Samy Thiébault, un carrefour de rencontres, un faisceau d’influences et de générosité ; la générosité de la mélodie et la générosité d’un musicien.

À propos de Samy Thiébault

Né en Côte D’Ivoire de parents enseignants, Samy Thiébault suit un parcours classique au sein du CNR de Bordeaux avant de rentrer en 2004 au prestigieux Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de jazz dont il sort en 2008. Parallèlement à ses études musicales, il obtient une maîtrise de philosophie mention TB à l’unanimité en Sorbonne (2001).

Blues For Nel sort en 2004, suivront ensuite Gaya Scienza en 2007, Upanishad Expériences en 2010, Clear Fire en 2013, et Feast of friends en 2015 en hommage aux « Doors ».

Rebirth, sorti en 2016, a connu un grand succès qui l’a mené sur les plus grandes scènes nationales et internationales. Ce projet lui a permis de convier l’immense trompettiste Avishai Cohen à participer à cette aventure.

Plan de tournée

  • Tanger : mercredi 30 octobre à 19h30 à la Salle Beckett
  • Tétouan : jeudi 31 octobre à 19h au Centre culturel de Tétouan la culture
  • Kénitra : vendredi 1er novembre à 19h à la Direction provinciale de la culture
  • Casablanca : samedi 2 novembre à 20h30 au Théâtre 121 de l’Institut français
  • Rabat : lundi 4 novembre à 20h à la Salle Renaissance
  • Meknès : mardi 5 novembre à 19h à l’Institut français 
  • Agadir : jeudi 7 novembre à 19h à la Salle Brahim Radi (Hôtel de ville)
  • Essaouira : vendredi 8 novembre à 19h à l’Institut français
  • Marrakech : samedi 9 novembre à 20h30 à la Salle Leila Alaoui de l’Institut français

Investissement dans le secteur du palmier : Le bilan détaillé du contrat-programme du palmier dattier 2010-2020

par Ouchagour Leila – aujourdhui.ma – 28/10/2019

 

Investissement dans le secteur du palmier : Le bilan détaillé du contrat-programme  du palmier dattier 2010-2020

Ce contrat-programme qui a été signé en 2010 entre le gouvernement et l’interprofession a été pensé pour accompagner le programme de plantation de 3 millions de palmiers dattiers. L’objectif étant de développer les différentes chaînes de valeur de la filière palmier dattier à l’horizon 2020 avec un investissement de base global de 7,6 milliards de dirhams.

Une production record de 143.000 tonnes est prévue pour la campagne 2019-2020 et l’objectif de plantation des 3 millions de pieds de palmiers sera atteint fin 2019, c’est-à-dire un an avant l’échéance fixée par le contrat-programme. C’est ce qu’a annoncé le département de l’agriculture lors du Salon international des dattes qui s’est tenu à Erfoud du 24 au 27 octobre 2019. Parallèlement, le bilan détaillé de ce contrat programme a été dévoilé lors du 8ème Forum sur l’investissement dans le secteur du palmier dattier qui s’est déroulé dans la matinée du 25 octobre 2019 en présence des représentants du département de l’agriculture, des cadres du Crédit Agricole du Maroc et des experts dans le secteur.

Ce contrat-programme qui a été signé en 2010 entre le gouvernement et l’interprofession a été pensé pour accompagner le programme de plantation de 3 millions de palmiers dattiers. L’objectif étant de développer les différentes chaînes de valeur de la filière palmier dattier à l’horizon 2020 avec un investissement de base global de 7,6 milliards de dirhams. Selon les statistiques dévoilées lors de ce forum, il est donc prévu d’atteindre 3,068 millions de pieds de palmiers dattiers à fin 2019.

La valorisation des produits du secteur phoenicicole et les initiatives d’investissement entreprises dans ce cadre en appui aux agriculteurs ont permis de réaliser certaines avancées. En effet, durant la période 2010-2018, la production des bourgeons végétatifs par variété se répartit comme suit : 38% pour «Najda», 32% pour «boufeggouss», 23% pour «Mejhoul», 4% pour «Bouskri» et 3% pour les diverses autres variétés. Des efforts ont été déployés pour renforcer les capacités nationales de production de bourgeons végétatifs et augmenter la production des différentes souches de dattes, à travers par exemple la création par l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) d’un laboratoire à Errachidia d’une capacité de 40.000 bourgeons et le doter d’un séquenceur.

L’objectif fixé a également été de multiplier la capacité de production du laboratoire de Marrakech pour atteindre 20.000 bourgeons végétatifs, sachant que le nombre total de bourgeons produits par l’Institut national de la recherche agronomique durant la période 2010-2018 a atteint 283.000 unités. Pour ce qui est des capacités nationales de production de plant obtenu en laboratoire «vitroplants», la tutelle a dévoilé que le nombre produit annuellement atteint désormais les 800.000 grâce à la mobilisation d’investissements importants et la création de cinq nouveaux laboratoires à El Jadida, Erfoud, Agadir, Meknès et Marrakech. Dans le même sens, on compte 427.000 «vitroplants» à ce jour au titre de la campagne agricole actuelle dont 65% sont de la variété «Mejhoul» et 25% de la variété «Boufeggouss». Jusque-là, 2,7 millions d’arbres de palmiers dattiers ont été plantés dont 78% sont des «vitroplants». Par ailleurs, 63% des du total des palmiers plantés sont dans les palmeraies traditionnelles et 37% sont situées dans les nouveaux espaces créés pour le développement de cette culture.

Dans le top 3, «Najda» arrive en première place avec 1,12 million de plantations, soit 40,6% du total des arbres palmiers plantés, suivi de «Boufeggouss» avec 887.192 arbres palmiers (soit 32,1%), puis du «Mejhoul» avec 572.333 palmiers dattier plantés (20,7%). Du côté de la création d’exploitations modernes en dehors des oasis traditionnelles, il s’avère qu’une assiette foncière de 28.400 ha de terrains adaptés à la culture du palmier a été mise à la disposition des investisseurs. Géographiquement, ces espaces se situent principalement dans les régions de Drâa-Tafilalet et Souss-Massa. Les investisseurs ont pu y planter 980.000 arbres de palmiers dattiers durant la période 2010-2018, ce qui représente 7.976 ha. En termes de construction et d’équipement des unités de valorisation des produits, il ressort que 48 unités sont mises en œuvre dont 29 sont créées par l’Etat et 19 par le privé. Pour ce qui est de la capacité de stockage, celle-ci peut atteindre 6.505 tonnes (dont 930 tonnes relèvent du privé).

Notons que dans l’ensemble, la filière du palmier dattier participe aujourd’hui à hauteur de 60% dans la formation du revenu agricole au sein des oasis et fournit 3,6 millions de journées de travail pour plus de 2 millions d’habitants. De plus, le patrimoine phœnicicole national connaît une évolution croissante de la surface cultivée, qui atteint 61.000 ha cette année, contre 48.000 ha en 2010. Ajoutons à cela que l’écosystème oasien bénéficie de l’activité phoenicicole, qui est aujourd’hui le principal pilier de son économie. Elle génère un chiffre d’affaires moyen annuel qui peut atteindre 2 milliards de dirhams et a procuré aux phoeniciculteurs une valeur ajoutée moyenne de 1,42 milliard de dirhams entre 2015 et 2018.

Abengoa et le département de l’agriculture distingués à l’international

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 28/10/2019

 

Abengoa et le département de l’agriculture distingués à l’international

Le projet d’usine de dessalement de Chtouka remporte à Dubaï le prixdu meilleur partenariat public-privé

Le projet d’irrigation dans la zone de Chtouka à partir d’une ressource en eau non conventionnelle, à savoir l’eau de mer dessalée, est indispensable en parallèle à de réelles mesures de contrôle des prélèvementssur la nappe.

Le projet de construction de l’usine de dessalement de Chtouka a remporté le prix du Public-Private Partnership (meilleur partenariat public-privé) lors de la conférence internationale que l’Association internationale de dessalement (IDA) a tenue du 20 au 24 octobre à Dubaï. Les travaux de construction de cette usine de dessalement ont débuté en juillet 2018 et se trouvent actuellement à un taux d’avance de 47%. Ce prix a été reçu par le PDG d’Abengoa, Joaquín Fernández de Piérola, et le directeur de l’irrigation et de l’aménagement de l’espace agricole au sein du ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, et reconnaît les entreprises qui sont un «modèle de collaboration et créativité».

Selon un communiqué d’Abengoa, «il s’agit notamment d’un projet unique pour deux clients: l’ONEE (Office national de l’électricité et de l’eau potable) et le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts du Maroc, né de la mutualisation de deux projets et qui va permettre la construction d’une grande usine de dessalement avec une capacité de production totale de 275.000 m3 d’eau traitée par jour, qui sera la plus grande usine conçue pour une utilisation combinée de l’eau potable et l’irrigation».

En effet, la clôture financière du projet a eu lieu en avril 2018 avec la participation d’un groupe de banques dirigé par BMCE Bank et composé de BCP (Banque centrale populaire), CIH (Crédit immobilier et hôtelier) et CDG Capital (Caisse de dépôt et de gestion).

Le contrat prévoit la possibilité d’élargissement de la capacité de production jusqu’à 400.000 m3/jour et la construction du réseau d’irrigation correspondant pour une superficie de 13.600 ha, ainsi que l’option de fonctionnement à partir d’énergie éolienne.

Ce projet d’envergure, le premier du genre, est né de la prise de conscience commune de l’ensemble des acteurs (politiques, économiques et professionnels) aux niveaux local, régional et national (exploitants agricoles, élus, autorités locales, départements ministériels, …), de la baisse alarmante de la disponibilité des ressources en eau. Le projet est initié dans la plaine de Chtouka, située à une trentaine de kilomètres au sud d’Agadir et à l’est du Parc national du Souss-Massa.

En effet, ce dernier vise à atteindre de nombreux objectifs durables, dont le premier est la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions m3 annuellement.

L’idée du projet trouve son origine dans l’étude de préfaisabilité, réalisée par le département de l’agriculture avec le soutien de la FAO, complétée par celle effectuée par l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa.

Ces études ont mis en exergue le fait que le projet d’irrigation dans la zone de Chtouka à partir d’une ressource en eau non conventionnelle, à savoir l’eau de mer dessalée, est indispensable en parallèle à de réelles mesures de contrôle des prélèvements sur la nappe.

Cette nouvelle ressource vient en substitution partielle ou totale de l’eau prélevée dans la nappe et en complément de celle du barrage Youssef Ben Tachfine pour les exploitations du périmètre public du Massa.

Opérations de nettoyage des touffes de palmiers : 1,8 million de pieds d’arbres ciblés sur la période 2019-2021

par Ouchagour Leila – aujourdhui.ma – 29/10/2019

Opérations de nettoyage des touffes de palmiers : 1,8 million de pieds d’arbres ciblés  sur la période 2019-2021

Le nettoyage des touffes de palmiers est indispensable pour la sauvegarde de cette culture. Depuis plusieurs années la tutelle fait un travail de sensibilisation et de prévention à travers ses diverses antennes régionales pour aviser les populations locales sur l’importance des opérations d’entretien dans la vie d’un palmier.

Son entretien régulier permettrait à la fois de lutter contre les incendies et améliorer le rendement de cet arbre. C’est dans ce sens qu’un programme de nettoyage des touffes de palmiers dattiers a été lancé pour la période 2019-2021 visant 1,8 million de pieds de palmiers dans les palmeraies traditionnelles sur les 4 principales régions de développement des palmiers. Durant les trois années d’exécution de ce programme, les travaux de nettoyage concernent 1,3 million de palmiers dans la région de Drâa-Tafilalet, 270.000 pieds de palmiers dans la région du Souss-Massa, 144.000 palmiers dans la région de Guelmim-Oued Noun et 36.000 palmiers dans la région de l’Oriental. Parallèlement à cette initiative, l’accompagnement ainsi que l’encadrement sanitaire, technique et scientifique se poursuivent avec le renforcement des mesures sanitaires comme la mise en place d’un dispositif de lutte contre le Bayoud.

Ce suivi se conjugue également avec la réalisation d’une cartographie des palmeraies Sig-Palm (69.000 ha des palmeraies étudiées), une carte de fertilité de la palmeraie d’Erfoud, un plan parcellaire et voies de développement de la zone d’extension axe «Meski-Boudnib», ou encore le suivi automatique de la nappe et des zones et des données climatiques de l’axe «Meski-Boudnib». Pour sa survie, le palmier nécessite également un système d’irrigation et un aménagement de l’espace où il évolue. Ainsi, une mobilisation rationnelle des ressources hydriques et développement de systèmes d’irrigation économes en eau a été mise en œuvre. Sur le terrain, les travaux, le revêtement et la réhabilitation des seguias sur environ 852 km linéaires sont sur les rails (soit 42% de l’objectif 2020, à savoir 2.000 km linéaires). Ajoutons à cela la réhabilitation des khettaras (118 km) et la création de 88 barrages de déviation, 11 ouvrages de recharge de la nappe phréatique et 27 ouvrages de protection. Au total la superficie équipée en goutte-à-goutte atteint 15.560 ha.

Au Maroc, avec les pêcheurs d’Essaouira

par Paula Boyer – la-croix.com – 30/10/2019

Sur la côte atlantique du Maroc, à Essaouira comme dans les petits villages environnants au niveau de vie modeste, beaucoup d’hommes se font encore pêcheurs tandis que l’huile d’argan sauve bien des femmes de la pauvreté.

Au Maroc, avec les pêcheurs d’Essaouira

En ce début d’automne, la chaleur se fait moins vive. Et bien des touristes sont partis. À l’abri de ses hautes murailles, la blanche Essaouira retrouve sa « vraie vie », celle d’une ville tournée, depuis toujours, vers la mer. Et battue par les alizés.

Sur le port, marchands de poissons et de coquillages assistent, impassibles derrière leurs étalages, à la danse interminable des mouettes goulues. Rachid, lui, ne les voit même plus. Debout devant des caisses, il s’active pour préparer des appâts. Il coupe des sardines en deux, les enrobe de gros sel, les empale sur d’énormes hameçons installés au bout d’un nombre incalculable de fils. À l’aube, il sortira en mer, comme chaque jour, avec son patron. « Pour être à son compte, il faut être capable de se payer une barque à moteur. Puis, d’acheter gazole, fil, hameçons, appâts », explique-t-il.

Rachid a fait le compte : il faudrait avancer de 2 000 à 3 000 dirhams (de 187 à 281 €) avant chaque sortie en mer. Ce n’est pas à la portée de tous à Essaouira, où beaucoup vivent au jour le jour. « Mais je suis bien ici, c’est chez moi », assure cet homme que la promesse d’une vie meilleure, en Europe par exemple, n’a jamais fait rêver.

Dans l’Antiquité

Essaouira, classée à l’Unesco depuis 2001, voit sans cesse pousser de nouveaux quartiers. Le tourisme, bien sûr, procure des emplois. L’artisanat aussi, notamment la très raffinée marqueterie à base du bois des thuyas qui peuplent les forêts environnantes. Et puis il y a encore et toujours la pêche, dont vivent 8 000 personnes – 10 % de la population. En témoignent les chalutiers, les « sardiniers » et les innombrables barques traditionnelles bleu vif, à touche-touche dans le port. Sur les quais, à deux pas, des gamins se jettent à l’eau en riant, en attendant d’être assez grands pour, à leur tour, aller en mer.

L’histoire d’Essaouira remonte à l’Antiquité. La ville actuelle a été bâtie à l’emplacement d’un comptoir commercial fondé au… VIIe siècle av. J.-C. par les Phéniciens sur les îles situées de l’autre côté de la baie. Des îles longtemps appelées « Purpuraires », en hommage aux murex, ces coquillages qui donnaient une précieuse teinture pourpre. Par la suite, ce comptoir a été tenu par les Crétois, les Grecs, les Romains, les Berbères de la tribu haha toujours présents dans la région, puis, à partir de 1506, les Portugais.
D’abord nommée Migdol (« petite forteresse » en phénicien), la ville s’appellera, tour à tour, Tassourt ou Amogdul (« la bien gardée ») en berbère, Mogdura en portugais, Mogador en français, et, en arabe, Al-Suwayra, « la Bien-Dessinée »…

Fortifiée par un disciple de Vauban

Son apogée, Essaouira l’a connue après que le sultan Mohammed III ait demandé, en 1767, à l’ingénieur français Théodore Cornut de dessiner la médina. Ce disciple de Vauban s’inspirera de Saint-Malo et de La Rochelle. Quartiers en damiers, fortifications, batteries de canons côté mer, hautes murailles percées de nombreuses portes autour de la vieille ville : le résultat est un mélange d’architecture urbaine arabo-musulmane et d’architecture militaire française, mâtiné du style manuélin portugais préexistant­.

Cette ville fortifiée sur l’Atlantique, « au milieu du sable et du vent », deviendra alors la capitale diplomatique du Maroc et un port dédié au commerce international. Les caravanes, qui traversaient le Sahara en soixante jours, y apportaient leurs précieux chargements de marchandises et d’esclaves. À l’époque, assure Hassane Abahous, guide à Essaouira, « 60 % de la population étaient des juifs que le sultan avait attirés en leur offrant protection et avantages. Les marchands chrétiens étaient nombreux aussi »« La ville comptait 30 synagogues, 13 mosquées et une église portugaise », poursuit-il, montrant dans les rues étroites bordées de maisons blanches aux portes et aux volets bleus, des façades sur lesquelles cohabitent étoiles de David, croissants musulmans et coquilles Saint-Jacques.

Au début du XXe siècle, pendant le protectorat français, Essaouira a perdu son importance. Et, après l’indépendance, beaucoup de juifs sont partis. L’économie locale en a souffert terriblement, jusqu’à ce que le tourisme lui offre une renaissance spectaculaire. Perle atlantique­ du Maroc, Essaouira n’est cependant pas si différente des innombrables bourgades cachées dans les replis de cette région semi-aride, adossée à une côte atlantique souvent noyée dans la brume le matin.

Traditions

Certes, le tourisme et la modernité bousculent ces douars reliés par des sentiers côtiers. Mais le quotidien y reste tissé de traditions. Partout, le muezzin appelle à la prière cinq fois par jour. Et si les nombreux « marabouts » – mausolées blanchis à la chaux qui abritent de saints hommes – sont un peu moins fréquentés, des Marocains de tous âges viennent encore y implorer des « faveurs » : un mari, un enfant, une guérison…

Enfin, la pêche continue de rythmer le défilé des jours. À l’aube, les hommes chargent leur bourricot avant de se diriger vers l’océan, d’où ils reviennent aux heures chaudes de la matinée. Souvent, au retour, ils font halte dans l’une des innombrables cabanes de pierre agrippées à flanc d’impressionnantes falaises découpées – et creusées de grottes – par le vent et le sel, entre d’interminables plages de sable.

Prenons Mourad, rencontré sur un chemin caillouteux dans les environs de Smimou, à deux pas de l’une de ces bornes blanches qui, tout le long de la côte, marquent la limite entre le domaine géré par la Marine et celui qui relève des Eaux et forêts. Cet habitant de Sidi Imissi va vendre son poisson à Tafedna, un ancien village portugais devenu port de pêche.

Toufik, Slimane et bien d’autres croisés plus loin, se contentent, eux, de pêcher pour leur famille, en lançant une ligne dans l’eau. « Ici, tout le monde n’a pas les moyens de se payer une barque », insiste Ahmed, à l’œuvre sur l’immense plage de Sidi M’Barek. Sur la plage de Sidi Ahmed Essayeh, c’étaient Fadela, Fatima, Aïcha et leurs enfants qui ramassaient moules et patelles destinées à être cuisinées dans la cabane familiale juchée sur la falaise.

Sous le soleil de l’automne – ou du printemps –, la lumière et les paysages sont magnifiques sur ces falaises battues par le vent et sur les plages immenses, parfois envahies par les méduses. Outre des pêcheurs, il n’est pas rare d’y rencontrer, presque en toutes saisons, des randonneurs, Européens surtout, qui, le soir venu, campent sous la tente sur la corniche déserte de Sidi Ahmed Essayeh ou près de la cascade de Sidi M’Barek, tout près des belles dunes de l’assif n’Boud. Quelques Marocains avisés ont compris le parti qu’ils pouvaient tirer de cet engouement : quelques gîtes sont désormais confortablement aménagés, à Sidi Kaouki par exemple.

À deux pas de là, les sentiers serpentent sur l’aride et immense plateau de Tagant où mûrissent, au printemps, l’orge et le blé tandis que les chèvres grimpent dans les arganiers. Le gouvernement marocain encourage la plantation de ces arbres épineux car ils sauvent de la misère bien des femmes, pour beaucoup organisées en coopératives. Ce sont elles, en effet, qui en récoltent les fruits l’été, dont elles extraient à la main une huile précieuse en écrasant les noyaux dans de petits moulins de pierre. « Il faut quatre jours de travail pour obtenir un seul litre », explique Fadwa, à la coopérative féminine Marjana, à Lharta, non loin d’Essaouira. Cela explique le coût élevé des huiles – alimentaire et cosmétique –, des crèmes et savons à base d’argan. Cependant, grâce à ces produits, Marjana fait désormais vivre plus de 70 femmes. Si le poisson reste l’or bleu du Maroc, l’huile d’argan est incontestablement son or jaune.

Culture et randonnées

Une longue histoire
Ouvert à la fois sur la Méditerranée et sur l’Atlantique, le royaume du Maroc est peuplé de 34 millions d’habitants. Habité dès la préhistoire par des Berbères, il a été conquis par les Arabes à la fin du VIIe siècle. Depuis ses habitants sont pour la plupart musulmans, mais sa culture reste largement berbéro-arabe. Un temps sous protectorat français, le Maroc est indépendant depuis 1956.

Une option touristique

L’agence Allibert trekking propose des randonnées pédestres (15 km par jour) sur la côte atlantique, entre Essaouira et Agadir, qui permettent de s’immerger dans une nature encore préservée et de découvrir le mode de vie des villages berbères. Les bagages sont portés par des dromadaires, un cuisinier assure les repas, les nuits se passent sous la tente ou en maison d’hôtes.
À partir de 745 € la semaine, vol compris : 
allibert-trekking.com/voyage/maroc-randonnee-essaouira.
Une formule est adaptée aux familles, les dromadaires portant les enfants quand ils sont fatigués.
Vols directs pour Essaouira avec la compagnie Transavia : transavia.com

La finale de la Coupe du Trône ne se jouera pas à Rabat

yabiladi.com – 30/10/2019

Traditionnellement programmée au complexe Moulay Abdellah de Rabat, la finale se jouera cette année au stade d’honneur de Oujda, le 18 novembre prochain.

La première demi-finale opposera le Hassania d’Agadir au Moghrèb de Tétouan le 9 novembre au grand stade de Tanger. La deuxième mettra aux prises le Difaâ El Jadida et le TAS de Casablanca le 10 novembre au grand stade de Marrakech.

Rappelons qu’à partir des demi-finales la VAR va être utilisée. Le choix des stades s’est fait en fonction des terrains équipés de cette technologie.

Nouveaux vols vers le Maroc au départ de Marseille

bladi.net – 30/10/2019

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L’Aéroport Marseille-Provence a dévoilé le weekend dernier ses nouvelles liaisons pour la saison hivernale. Parmi elles, trois concernent le Maroc (Agadir, Ouarzazate et Essaouira).

Dans ce nouveau programme, il est désormais possible de voyager vers Addis-Abeba, Agadir, Bologne, Catane, Copenhague, Essaouira, Koutaïssi, Luxembourg, Manchester, Milan-Bergame, Moscou, Naples, Ouarzazate et vers Sofia.

Ryanair propose, selon ledauphine.com, pour l’hiver 2019-2020, 8 nouvelles destinations : Copenhague, Essaouira, Koutaïssi, Milan-Bergame, Sofia, Strasbourg, Tel Aviv et Toulouse.

Les 9 lignes estivales sont également prolongées cet hiver en programme annuel, à destination d’Agadir, Alicante, Bologne, Bordeaux, Catane, Manchester, Naples, Ouarzazate et de Prague.

L’Aéroport Marseille-Provence est le 4e aéroport régional français en termes de trafic. Il regroupe aujourd’hui près de 200 entreprises et 4.500 salariés dont 380 d’ADP, selon le site.

Investissements : Agadir se positionne fortement dans l’industrie

infomediaire.net – 30/10/2019

La Commission Régionale d’Investissement, réunie récemment au siège de la Wilaya d’Agadir, a approuvé 14 projets pour un montant d’investissement de 212 millions de DH (MDH). Les projets approuvés permettront la création de près de 684 emplois directs, selon le Centre régional d’investissement (CRI) Souss-Massa. A noter que, sur les 14 projets validés lors de cette réunion, 13 projets industriels s’étalant sur une superficie totale de près de 4,4 hectares (Ha) de foncier industriel verront le jour dans les zones industrielles de Haliopolis, la zone Industrielle d’Ouled Teima et le Parc Industriel intégré d’Agadir. Ils nécessiteront près de 209,9 MDH et vont créer à terme près de 679 postes d’emplois.

Agadir : Baisse de 0,4% de l’IPC en septembre dernier

fr.hespress.com – 31/10/2019

Agadir : Baisse de 0,4% de l’IPC en septembre dernier

L’Indice des prix à la consommation (IPC) a atteint en septembre dernier à Agadir, le niveau 118,1 contre 118,6 en août, enregistrant ainsi une baisse de 0,4%.

Selon des données de la Direction régionale du Haut-commissariat au Plan à Agadir, cette variation est principalement le résultat de la baisse de 0,9% de l’indice des produits alimentaires. Les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’une baisse de 1,9% pour les « restaurants et hôtels » à un recul de 0,2% pour l’enseignement.

Les baisses des produits alimentaires observées entre août et septembre 2019 concernent principalement les fruits (4,7%), la viande (1,9%), les légumes (1,6%), et le « Café, cacao, Thé » (1,1%). En revanche, les poissons et fruits de mer ont augmenté de 1,9%, précise la même source.

S’agissant des variations interannuelles, l’indice moyen durant la période janvier-septembre de l’année 2019 est resté stable en comparaison avec la même période une année auparavant.

L’indice des prix à la consommation du mois de septembre dernier à Agadir est resté stable par rapport au même mois de 2018.

Il fait beau sur la côte Basque !

Notre fille Véronique et sa petite famille profitent de notre appartement et des vacances de la Toussaint pour passer quelques jours à Bayonne.

Très beau temps depuis qu’ils sont là (mais ça va se gâter à partir d’aujourd’hui)

de gauche à droite, Véronique, Maxence et Camille

Nos deux petits(!!!)-enfants

Le Boudoir du Linge d’Agadir reçoit Catherine Martineau les 5 et 6 novembre

Comme je le disais hier, Catherine Martineau, créatrice Perle et Cashmere est l’invitée du Boudoir du Linge, 46, rue des Orangers les 5 et 6 novembre de 10 heures à 20 heures.

Venez y voir ses créations.

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