Aéroport de Bordeaux : une centaine de lignes pour partir cet hiver

PAR LAURE DEVILLE – witfm.fr – 06/11/2019

Aujourd’hui, 60% du trafic depuis l’aéroport de Bordeaux est dirigé vers l’étranger. Crédit photo : aéroport bordeaux

L’aéroport présente son programme hivernal avec neuf ouvertures de lignes

107 lignes aériennes directes sont prévues cet hiver au départ de l’aéroport de Bordeaux Mérignac. 23 pays seront accessibles ce sont quatre de plus que l’an dernier. 60% du trafic aujourd’hui se dirige vers l’étranger. Et pour cet hiver, neuf nouvelles lignes vont être ouvertes.

Il sera donc possible de se rendre au Maroc ou en Tunisie, à Moscou, Budapest ou Prague, ou une pause ensoleillée aux îles Canaries ou en Israël. 22 lignes qui fonctionnaient en mode estival seront désormais accessible toute l’année ce sera le cas de Moscou, Lisbonne ou encore Djerba.

Deux nouvelles destinations sont déjà connues pour la saison Eté 2020 à venir Thessalonique en  Grèce à et Agadir.

 

Des centaines de femmes portées par la beauté du désert marocain

france24.com – 06/11/2019

Merzouga (Maroc) (AFP)

Venues pour de l’aventure, des performances sublimées par des paysages exotiques, un pari solidaire ou une complicité partagée dans un environnement difficile, plus de cinq cents femmes ont vécu intensément un trekking dans le désert marocain.

Le trek Rose Trip, 100% féminin, a été leur histoire, celle de femmes qui se sont confrontées, en équipe de 3, à des épreuves sur les dunes de sables ocres, presque orangées, sous un ciel bleu azur et un soleil brûlant.

Avec un bivouac implanté près de Merzouga, les participantes ont évolué chaque jour sur des itinéraires tracés en boucle, à l’aide d’une boussole, d’un roadbook, d’un compteur de distances GPS.

Au premier soir, leur plan de route leur a été remis, et c’est, assises au sol, lampes frontales allumées, qu’elle ont étudié ensemble les options qui se dessinaient pour réussir ce trip de quatre jours en faisant le moins de kilomètres possible.

Après avoir crapahuté en journée dans les champs de dunes, non sans profiter des sublimes grands espaces, elles se retrouvaient le soir pour partager un repas, en toute quiétude, voire dans une certaine plénitude.

Ces femmes sont de tous âges, et essentiellement françaises. Cette année, quelques Canadiennes se sont pris au jeu. Enchantées, elles ont célébré chaque fin de journée en buvant… une petite bière !

Quelques bobos aux pieds, une chaleur à apprivoiser mais une expérience qui les a enrichies, que ce soit pour l’association caritative pour laquelle elles relevaient le défi, ou parce qu’elles avaient quelque chose à se prouver après avoir souffert d’une longue maladie.


Dans son volet solidarité l’organisation du Rose Trip propose un challenge sportif aux couleurs de l’association Cancer du sein, Parlons-en ! Chaque équipe apporte sa pierre à l’édifice dans le combat contre la maladie. Lors de la première édition, les Roses Trekkeuses ont eu à gravir la plus haute dune de Merzouga. En avant toutes… Pour un véritable challenge solidaire collectif !

Agadir : Stages Bien-être Qigong et Taichi

Programme :

Le Beaujolais Nouveau arrive à la Tour d’Or le 21 novembre !

N’oubliez pas de réserver au 06 61 73 04 33

Les Brodeuses de Meknès de retour à Agadir !

Oui, elles seront de retour pour vous présenter leurs dernières créations toujours aussi magnifiques !
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Pensez à vous réserver un peu de temps pour aller les voir à la Salle Vera Cruz
où elles exposeront le vendredi 22 novembre à partir de 14 heures
et les samedi 23 et dimanche 24 novembre de 10 heures à 18 heures.

Elles viennent pour vous faire découvrir leur savoir-faire exceptionnel :

« Les broderies de Meknès se caractérisent traditionnellement par une chaude polychromie.
Un point de trait particulier, appelé « point de Meknès», y domine et ne laisse pratiquement pas de vides entre les motifs. La brodeuse de Meknès introduit fréquemment dans son ouvrage tout un semis de petits motifs pastillés diversement colorés. L’effet est joyeux, presque rieur. Il plaît à l’oeil et le réjouit.

Extraits provenant du livre « Meknès Cité impériale Histoire d’une mélancolie » par Francis Ramirez et Christian Rolot, deux anciens professeurs à la Faculté de Lettres à Meknès dans les années 80.

Quelques photos prises à l’occasion de leurs expositions-ventes précédentes :

UNESCO : ESSAOUIRA CLASSÉE DANS LE RÉSEAU MONDIAL DES VILLES LES PLUS CRÉATIVES

abc24.ma – 05/11/2019

Le classement par l’UNESCO de la ville d’Essaouira dans le réseau des 246 villes les plus créatives au monde est une « consécration suprême » pour la cité des Alizés, a souligné un responsable de l’Association Essaouira-Mogador.

« En effet, quelques heures avant l’ouverture du Festival des Andalousies Atlantiques qui a soufflé cette année sa 16è bougie, l’UNESCO révélait les noms des 66 villes qui venaient d’être inscrites dans la liste du classement des villes les plus créatives de la Communauté des Nations et parmi elles Essaouira, classée au titre de la Musique ».

Il s’agit « d’une consécration suprême pour les enfants de la Cité des Alizés qui, dès 1991, avaient fait le choix singulier de faire de toutes nos musiques le pilier central de la renaissance, alors en devenir, de notre cité. Toutes nos musiques, des Gnaouas aux Andalousies Atlantiques, de la Musique de Chambre au Jazz, en passant par le patrimoine musical soufi de toutes nos confréries en miroir avec le Chgouri, le Melhoun et les processions du Rzoun souiri, paré de ses plus belles poésies pour le rendez-vous annuel et traditionnel de notre Chrib Attaï ».

« Ce momentum souiri applaudi et chanté pendant ces Andalousies nous ouvre désormais de nouvelles perspectives, car les 246 villes inscrites sur la liste de l’UNESCO des villes les plus créatives du monde sont organisées en réseau, un réseau international qui couvre sept domaines (artisanat et arts populaires, musique, design, cinéma, littérature, arts numériques et gastronomie) et ce réseau a vocation à conforter, enrichir et soutenir les projets mis en œuvre pour chacune de ces villes », a souligné la même source.

« Essaouira sera ainsi présente à l’Assemblée Générale annuelle de ce réseau qui se réunira en 2020 à Santos, au Brésil, de l’autre côté de l’Atlantique où la Cité des Alizés fera entendre la voix désormais universelle de toutes nos musiques et expliquera comment notre diversité culturelle a su gagner sa place au cœur de la modernité de notre société », s’est réjoui un responsable local.

« Jamais sans doute la signature la plus emblématique d’Essaouira, Barakat Mohammed, qui date du milieu du 18ème siècle et qui porte le sceau du Sultan Mohammed Ben Abdallah, n’a été mieux incarnée et n’a résonné aussi fort que le weekend dernier pour la 16ème édition de notre Festival des Andalousies Atlantiques », a relevé un autre notable de la ville, mettant en lumière la singularité de ce festival, le seul au monde où pendant 4 jours, Musulmans et Juifs se retrouvent par milliers à Essaouira, venus de tous les continents, pour le bonheur d’être ensemble, pour chanter ensemble et jouer de la musique ensemble.

Cette année, Essaouira a cassé tous les compteurs en rassemblant chaque jour et chaque soir sur ses scènes près de 4.000 mélomanes ravis, exaltés et déterminés à donner de la voix pour fêter le Maroc de tous les possibles, décidément, toutes les bonnes fées d’Essaouira s’étaient elles aussi donné rendez-vous pendant ce festival pour que cette année 2019 fasse date dans les annales souiries.

Emotions avec les enfants du Haut Atlas

lanouvellerepublique.fr – 06/11/2019

Jean-Pierre Favreau, Laurent Mullot, Gilles Rimbault, Christian Dumas, Stéphane Fardet, Jean-Pierre Raynaud, Dominique Vignault, directrice de l’orphelinat, son adjointe et un membre de l’orphelinat.
Jean-Pierre Favreau, Laurent Mullot, Gilles Rimbault, Christian Dumas, Stéphane Fardet, Jean-Pierre Raynaud, Dominique Vignault, directrice de l’orphelinat, son adjointe et un membre de l’orphelinat. © Photo NR

Pour la 14e édition, les trois ambassadeurs humanitaires Gilles Rimbault, Dominique Vignault, Christian Dumas, auxquels s’étaient joints pour la première fois quatre autres amis, Laurent Mullot, Stéphane Fardet, Jean-Pierre Raynaud et Jean-Pierre Favreau, étaient partis fin septembre pour le Haut Atlas dans deux voitures, remplies de dons et de générosité. Et après un périple de trois jours, « agrémenté » d’une pause non programmée de 5 h à la douane en raison d’une nouvelle réglementation pour les voyages humanitaires, ils sont arrivés à Agadir, pour une visite à l’orphelinat où les membres de l’association Tazzanine sont particulièrement chargés d’assurer aux enfants abandonnés un hébergement, une éducation et de les préparer à l’intégration sociale. Les membres ont été une fois de plus stupéfaits de voir combien ces enfants et le personnel étaient « heureux de recevoir vêtements, poussettes et autres objets divers nécessaires à leur quotidien ». Un chèque a été également remis pour aider à faire vivre l’association, dont le coût de fonctionnement est de l’ordre de 12.000 €/mois. Une journée passée à leurs côtés leur a permis de « partager le métier de ces personnes formidables, à jouer avec des enfants attachants, à les faire rire et faire briller des étoiles dans leurs yeux ». Après l’escale côtière, direction le sud, dans une région montagneuse, proche de Tighirt, à Tarmsat précisément, où ils se sont rendus dans une école avec leur accompagnatrice, Souad Mrhite, qui y a exercé pendant 16 ans. Là encore, ils ont vécu « de riches moments d’émotion et de partage ». Ils y ont déposé le reste des vêtements qui leur étaient destinés ainsi que des fournitures scolaires, y ont mangé tous ensemble, joué et chanté… Ils y ont également fait des découvertes inattendues, notamment le calendrier berbère qui n’est pas du tout le nôtre, puisqu’ils furent transportés miraculeusement en l’an 2969 !
De retour en France, après un voyage de trois jours, le groupe a tenu à organiser un rendez-vous vidéo, photos et commentaires avec les donateurs qui permettent, par leur soutien, d’assurer autant de bonheur simple auprès de ces enfants et de participer à une action humanitaire diligentée par l’association Ledaam, les enfants du Haut Atlas marocain, tout particulièrement investie dans cette opération.

Transavia France ouvre une base à Montpellier

par François Duclos – air-journal.fr – 05/11/2019

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La compagnie aérienne low cost Transavia France ouvrira au printemps une nouvelle base à l’aéroport de Montpellier-Méditerranée, sa quatrième en France après Paris-Orly, Lyon et Nantes, avec une vingtaine de nouvelles liaisons à la clé.

Au printemps 2020, la filiale d’Air France spécialisée dans le vol pas cher basera deux Boeing 737-800 de 189 sièges dans l’aéroport de Montpellier, qui lui permettront d’ouvrir « une vingtaine de destinations dont de nombreuses exclusives, notamment vers le bassin méditerranéen ». Transavia France se dit dans un communiqué « fière de mettre à disposition des voyageurs de la région Occitanie une offre low-cost de qualité vers des destinations à motifs de loisirs et de visites familiales ». Elle explique que le développement de sa base montpelliéraine s’appuiera sur « le dynamisme économique et démographique » de la région : plus de 2 millions d’habitants résident à moins de 60 minutes de l’aéroport, et chaque année la métropole compte plus de 5000 nouveaux habitants. Montpellier attire aussi « de nombreuses jeunes entreprises et start-ups en étant le premier territoire en termes d’emplois dans ce secteur », souligne la low cost.

Nathalie Stubler, Président Directrice Générale de Transavia France se réjouit de cette annonce : « Nous sommes très heureux d’annoncer l’ouverture de notre 4ème base à Montpellier. L’offre low-cost est encore peu développée au départ de cet aéroport alors que la demande des voyageurs est forte. Nous allons offrir de belles destinations dont de nombreuses ne sont pas encore desservies en direct. Pour Transavia France, cette annonce constitue une étape importante dans le développement de notre compagnie avec la création de notre première base dans le sud de la France. Nous nous implantons à Montpellier avec la volonté de devenir un acteur majeur de l’aéroport comme nous l’avons fait à Orly, Nantes et Lyon ».

Emmanuel Brehmer, Président du Directoire de l’aéroport de Montpellier, ajoute : « C’est avec fierté et ambition que nous accueillions cette décision. Je remercie Transavia France d’avoir choisi Montpellier pour l’implantation de sa nouvelle base. Ne nous trompons pas : c’est un moment historique pour notre aéroport et un signal fort pour notre territoire. Transavia France avec 2 avions basés marque ainsi sa confiance dans le potentiel de notre marché et ouvre de fantastiques perspectives de développement. Dès 2020, ce seront donc au total près de 50 destinations directes qui seront ainsi proposées depuis MPL ».

Après Orly, Lyon et Nantes, Transavia France poursuit ainsi son développement et renforce « son maillage du territoire Français ». Elle sera la seule compagnie low-cost à posséder une base à Montpellier, mais pas la première à desservir l’aéroport Méditerranée : celui-ci accueille déjà des vols d’Air Arabia MaroceasyJetEurowingsNorwegian Air ShuttleTUI Fly BelgiumVolotea et Vueling jusqu’à fin décembre – plus sa sœur néerlandaise Transavia en provenance de Rotterdam. L’aéroport est également desservi par Air France, Chalair, Aer Lingus, Air Algérie, British Airways, KLM, Royal Air Maroc, SAS Scandinavian Airlines et Ural Airlines.

©AMM

La Marche verte contée par un volontaire d’Imintanout

par Khadija KHETTOU – fr.hespress.com – 06/11/2019

La Marche verte contée par un volontaire d’Imintanout

C’était le matin du 18 octobre quand les volontaires pour la marche verte du quartier Derb Telba à Casablanca ont commencé à faire leurs adieux à leurs familles, proches et voisins. « Bonne route, que dieu soit avec vous », « que dieu vous protège», « prenez-soins de vous », « vive le roi, le Sahara est marocain », sont les paroles qu’entendait Fatema.K dans les rues de son quartier.

Elle n’avait alors que 12 ans quand elle a assistait à cette scène, sans réellement comprendre la cause du voyage de la moitié des hommes, mais aussi des femmes de son quartier, raconte à Hespress Fr Fatema. K, âgée aujourd’hui de 67 ans.

C’est par la suite que son père, un Fqih du quartier, lui expliquait que ces volontaires ont répondu à l’appel de leur Roi, Feu Hassan II, pour se rendre au Sahara marocain et le libérer de l’occupant espagnol, sans armes, munis seulement d’un exemplaire de coran et du drapeau marocain.

À Iminitanout, un village du sud du Maroc, le cousin de Fatema, Abdelghani. K, se préparait pour son périple vers l’inconnu. Il avait 23 ans quand il a décidé de se présenter dans l’un des bureaux locaux d’Imintanout, mis en place à l’époque par les autorités marocaines pour accueillir les volontaires.

« Je me souviens, une fois que le Roi avait appelé dans son discours du 18 octobre à la marche verte, des centaines d’hommes et femmes d’Imintanout, mais aussi des tribus qui l’entourent se sont rendus aux bureaux locaux pour s’inscrire et y participer. À l’époque, le patriotisme et le militantisme couraient les veines des Marocains. Pour eux, c’était évident. Ils avaient presque tous un membre de leur famille qui a combattu à l’époque de l’occupant français», raconte Abdelghani. K à Hespress Fr.

Iminitanout représentait et représente toujours le centre de cette région reculée du sud. 2500 personnes se sont portées volontaires d’Imintanout et des six tribus qui l’entouraient, dont Mtouga, Seksawa, Damsira et Nfifa, se souvient ce volontaire aujourd’hui âgé de 65 ans. Parmi les 2500 volontaires, il y avait 10% de femmes.

Une fois les préparatifs achevés, les bénévoles de cette région se sont rassemblés et ont pris la route vers Tan Tan, et plus exactement Tan Tan plage, où se trouvait l’un des deux camps préparés spécialement pour les 350.000 volontaires marocains.

« C’était très bien organisé. Je n’avais jamais vu une organisation aussi rigoureuse de la part de l’armée et de la gendarmerie royale, que ce soit lors de la présentation dans les bureaux locaux, la logistique, l’approvisionnement et la gestion de milliers de volontaires. C’était juste génial et l’ambiance qui régnait depuis les préparatifs jusqu’à l’arrivée au camp, et même lors de notre campement était chaleureuse », nous raconte cet ancien fonctionnaire de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEP).

Les 2.500 volontaires d’Imintanout ont donc pris la route un 19 octobre. « Il y avait presque 100 camions et bus qui nous transportaient ainsi qu’une unité médicale composée de médecins et d’infirmiers et deux ambulances. Ils étaient très réactifs et faisaient même des interventions importantes. Le voyage était long, et on comptait parmi nous des personnes qui tombaient malades (fièvre, rhume, infection, etc), et d’autres qui souffraient de diabète, d’hypertension… », se souvient-il.

Premier arrêt, le camp « Al Fath » d’Ait Melloul. «Il était immense», se souvient Abdelghani.K., précisant que  «tous les volontaires qui venaient du nord, l’Est et l’Ouest du Maroc s’y rendaient. On s’est reposé un jour. C’était très bien organisé».

Après Ait Melloul, les volontaires d’Imintanout ont pris la route vers le camp de Tan Tan Plage. Mais avant, ils ont fait « une petite pause » à Guelmim. « Une petite pause voulait dire une pause de quatre heures minimum (rire). Le temps que tous les volontaires descendent des véhicules, qu’ils s’installent, que les chauffeurs fassent le tour des camions, vérifient les pneus et fassent le plein. Par la suite, les militaires qui s’occupaient de l’organisation technique nous ont distribué de la nourriture pour chaque groupe. Moi j’étais chef de ravitaillement et je devais m’occuper de 500 personnes», raconte Abdelghani. K.

«Côté nourriture, on avait droit à des boites de conserve, de l’eau de robinet dans les gourdes qu’on nous avait données, du pain, et des paquets de cigarettes à volonté pour les fumeurs. Il y’en avait assez, fallait juste demander (rire). On nous a aussi donné une couverture, un coran, et un drapeau du Maroc chacun, ainsi qu’une écharpe comme celles que portent les Sahraouis. Pour les militaires et les gendarmes qui nous ont accompagnés, ils n’avaient pas d’armes. Ils ne portaient que leurs uniformes»,  poursuit-il.

Après la « petite pause » à Guelmim, les volontaires d’Imintanout se sont rendus à Tan Tan Plage où un immense camp a déjà était mis en place par les militaires et n’attendait que leur arrivée. «Dès qu’on est arrivé, les militaires nous ont accueillis. Ils stationnaient les camions et donnaient à chaque volontaire le groupe de personnes dont il devait s’occuper. Dans mon cas, j’avais 500 personnes. Ils m’ont montré les tentes qui nous sont destinées. On s’est donc installé, mais entre-temps les négociations entre Feu Hassan II et les Espagnols étaient en cours, mais ils n’avaient toujours pas trouvé un accord», nous raconte Abdelghani. K.

Cet ancien de l’ONEP qui suivait les négociations depuis sa petite radio achetée à Ait Melloul nous rapporte que lors des négociations, Francisco Franco était mourant. «C’était comme un coup de chance pour le Maroc. Franco n’était pas capable de gérer l’affaire et il était persuadé que la marche verte n’allait pas aboutir, que les Marocains n’allaient jamais franchir la frontière et que le Sahara resterait sous le contrôle de l’Espagne. Entre temps Hassan II s’est rendu de Rabat vers Marrakech où il a rencontré le secrétaire général des Nations Unies, l’Autrichien Kurt Waldheim. Il est venu à l’appel de Feu Hassan II à Marrakech et ils se sont rendus pour l’inauguration du barrage Al Massira près de Settat. Ils ont discuté de la question du Sahara dans le train. Je suivais cette affaire depuis ma radio ».

Notre témoin poursuit ses souvenirs: « Entre temps, Franco est en mort clinique. Il ne contrôlait plus rien, et les discussions étaient intenses. Le Roi est revenu à Marrakech le 5 novembre. Il s’est rendu par la suite à Agadir, et depuis la municipalité, il a donné le coup d’envoi pour que dans la matinée du 6 novembre, les 350.000 volontaires investissent le Sahara».

Les volontaires du camp de Tan Tan Plage ont démarré la marche à 10h. Même chose pour ceux du camp de Terfaya, nous fait savoir Abdelghani. K. «Pour faire déplacer 350.000 volontaires, ça demandait énormément de travail. On est arrivé à la frontière et il ne nous restait que 5 km environ pour la franchir. Tout d’un coup, on nous a demandait de nous arrêter, d’arrêter les véhicules, d’éteindre les phares et de ne surtout pas bouger. En face de nous, on apercevait les militaires espagnols avec leurs chars et armés jusqu’aux dents. C’était l’heure de la prière du Maghreb. La tension était là, et le risque aussi. On est resté un moment dans le noir. On a dû passer la nuit sur place. Face à l’ennemi. Je me disais que ça allait mal tourner à n’importe quel moment », raconte Abdelghani. K avec nostalgie.

Entre-temps, les négociations étaient toujours en cours à Madrid et à Agadir où le roi négociait avec d’autres pays voisins, poursuit notre interlocuteur. «Khatri Ould Sidi Saïd El Joumani, le puissant notable de la tribu des Reguibat est venu au Maroc et a présenté son allégeance à Feu Hassan II à Agadir. Le lendemain matin (6 novembre) les négociations étaient arrivées à une impasse. Hassan II a donc fait un autre discours où il avait dit que la marche devait revenir là où elle a démarré. C’est-à-dire revenir à nos camps (Tan Tan Plage et Terfaya)».

Pour les volontaires de Taryfaya, ils ont pu retirer la barrière en fil barbelé et franchir quelques kilomètres du territoire sahraoui occupé par les Espagnols, nous raconte Abdelghani, se rappelant que les volontaires qui se trouvaient au camp de Tan Tan Plage n’ont pas eu l’occasion de faire de même puisqu’en face d’eux se trouvaient les militaires espagnols armés jusqu’aux dents.

«On est donc revenu à notre camp où on est resté presque 10 jours tandis que les négociations étaient toujours en cours. Je me souviens qu’il y avait un climat agréable et folklorique. Il y’avait des chants de tout genre, berbère, zayane, rifain, arabe. Les personnes dansaient et chantaient et il y en a même qui en ont profité pour profiter de la plage. Par la suite, Feu Hassan II a fait un discours où il a annoncé que le Sahara était redevenu marocain à nouveau, et que les volontaires devaient se retirer et revenir chez eux. On a par la suite été décorés par les autorités marocaines. Et l’aventure prit fin », conclut Abdelghani. K.

Il n’a pas manqué de souligner que la marche verte a bénéficié d’une couverture médiatique importante à l’époque surtout par les chaines étrangères telles que France Inter, CNN, BBC et radio Chark, qui ont suivi ce coup de génie initié par Feu Hassan II, applaudi de par le monde.

Après la crise, la région Guelmim-Oued Noun reprend ses activités

huffpostmaghreb.com – 05/11/2019

Une session extraordinaire s’est tenue lundi sous la présidence de Mbarka Bouaida.

Session extraordinaire du conseil Guelmin-Oued

Après plus d’un an de crise, le conseil régional de Guelmim-Oued Noun retrouve sa vie normale. Mbarka Bouaida, qui en a pris les rênes en juillet dernier, a présidé, lundi, une session extraordinaire au cours de laquelle a été adopté le Schéma régional d’aménagement du territoire (SRAT), annonce le parti du Rassemblement national des indépendants (RNI) sur son portail web.

Ainsi, la région dispose d’une feuille de route définissant les points essentiels de son aménagement spatial faisant suite à un diagnostic territorial de la région conforme au plan national d’aménagement du territoire.

Au cours de cette session, le Plan de développement régional (PDR) a également été approuvé par le conseil. Il s’articule autour de 31 projets répartis sur quatre domaines répondant aux priorités de développement de la région. Il y est question de 5 projets portant sur l’infrastructure et l’équipement, 10 relatifs à l’économie et l’attractivité et 16 autres liés au domaine social (8), environnemental et culturel (8). Tous ont été validés par le conseil régional pour un budget total estimé à 8 milliards de dirhams.

Au volet des partenariats, le Conseil en a approuvé plusieurs au cours de cette session extraordinaire. Deux d’entre eux avec le ministère de l’Energie, des Mines et du Développement durable et de l’environnement portent sur la mise en place d’infrastructures géo-scientifiques ainsi que sur la valorisation et la préservation du patrimoine géologique.

Avec le ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, le conseil a scellé une convention portant sur le programme de mise à niveau des collectivités territoriales rurales à l’échelle de la région au titre de 2019-2021.

Le conseil a aussi signé une convention de partenariat avec l’Université Ibn Zohr à Agadir pour le renforcement de l’offre universitaire dans la région ainsi que deux autres avec l’association du Salon du cheval d’El Jadida et l’association du Salon international de l’agriculture au Maroc.

Au volet tourisme, le conseil a décidé, par ailleurs, de modifier un accord relatif au programme intégré de développement du tourisme naturel et rural de Guelmim-Oued Noun en vue de répondre au mieux aux besoins de la région. Et pour ce qui est du transport aérien, il a été procédé à l’adoption de la reconduction d’une convention de partenariat relative à la liaison aérienne Casablanca-Guelmim-Tan-Tan, ainsi que l’annexe de l’accord de partenariat entre Royal air Maroc (RAM) et le Conseil de la région relatif à la même ligne pour la période 2016-2019.

Sur cette liste, le conseil compte ajouter une nouvelle liaison aérienne entre Guelmim-Noun et les îles Canaries, compte tenu de l’importance de cette ligne pour la région.

Au volet social, ce sont quatre accords de partenariat avec des centres d’hémodialyse qui ont été signés dans les quatre provinces de la région (Guelmim, Tan-Tan, Sidi Ifni et Assa-Zag).

Les membres du conseil ont aussi adopté un accord de partenariat avec l’association Guelmim-Oued Noun Initiative, l’organisme chargé de la gestion des prêts d’honneur pour le soutien à l’emploi et à l’esprit d’entreprise.

Par ailleurs, le conseil a approuvé un accord-cadre de partenariat avec le ministère chargé des Droits de l’Homme et des relations avec le Parlement, une convention de partenariat avec l’association des œuvres sociales des fonctionnaires et des agents de la région et une autre visant la création, l’équipement et la gestion du Centre social interdisciplinaire régional Mohammed VI pour personnes à besoins spécifiques.

Agadir : mise en échec d’une grosse opération de trafic de drogue

Par Kabiro Bhyer – h24info.ma – 05/11/2019
Crédits: Agadir24

Les éléments de la gendarmerie royale d’Inezgane ont réussi à mettre en échec une grosse opération de trafic de drogue, dans les environs de la ville. 

Près de l’aéroport d’Agadir, tôt ce mardi, les éléments de la gendarmerie royale ont mis en échec le trafic de trois tonnes de chira.

Selon des sources locales, cette grosse quantité de drogue a été dissimulée dans trois véhicules. Les gendarmes ont immobilisé les voitures en question prés de l’aéroport d’Agadir Al Massira.

Et d’ajouter que l’un des suspects a été interpellé, tandis que les autres ont réussi à prendre la fuite. Une enquête a été ouverte pour déterminer les tenants de cette affaire et identifier les personnes en cavale.

Le mis en cause, qui a été arrêté, a été placé en garde à vue et sera interrogé avant d’être traduit devant la justice.