OUVRAGE (parution chez MetisPresses, Genève) : ARCHITECTURES DU BIEN COMMUN, POUR UNE ETHIQUE DE LA PRESERVATION

Par Salima Naji – 25/11/2019

 

Chers amis,
 
Les éditions Métis Presses de Genève diffusent depuis quelques jours un opus-manifeste qui fait le point sur mes 20 dernières années d’engagement auprès d’un patrimoine vulnérable et précieux.

 
Un certain nombres de conférences sont prévues en Suisse, en France. D’autres se mettent en place, je serai si heureuse d’en parler en détail.
Merci de votre retour si vous étiez intéressés.
 
Au plaisir de se revoir bientôt j’espère,
Défendre une architecture du bien commun signifie interroger l’objet architectural en privilégiant les conditions sociales de son édification, l’usage, l’attachement aux lieux ou encore les pratiques spatiales qui lui sont spécifiques. À ce titre,
les communautés de l’Atlas et du Sahara marocains représentent une source d’inspiration pour une réflexion sur la durabilité des constructions contemporaines. Dans les oasis ou encore les greniers collectifs, incarnations du bien commun, c’est
le savoir-faire de solidarités historiques qui se manifeste. Témoin de la capacité humaine à constituer un environnement viable malgré des contraintes climatiques extrêmes, l’architecture y est pensée tel un objet intégré à son environnement, où se
lient étroitement agriculture et construction autour de la pierre, de la terre et des végétaux les plus résistants.
En s’appuyant sur de multiples expériences de chantier menées au Maroc, et largement relatées dans cet ouvrage, Salima Naji montre qu’il est possible de dépasser la pure esthétique de l’héritage, qui oppose tradition et modernité de façon
stérile, afin d’interroger plutôt son capital de résilience : une dynamique constante d’adaptation qu’il faut réactiver pour sortir des logiques globales et nocives, dont l’omniprésence actuelle du béton est l’expression la plus évidente. Comme
le travail de l’auteur le prouve, il est possible, en multipliant les projets intégratifs et participatifs, de réinvestir les techniques dites « vernaculaires » en recréant des filières constructives au profit d’un véritable développement soutenable.
 
Architecte DPLG (École nationale supérieure d’architecture de Paris-La-Villette) et docteur en anthropologie sociale (École des hautes études en sciences sociales à Paris), Salima Naji est engagée dans de nombreux projets de protection du patrimoine oasien. Elle fonde son agence au Maroc en 2004 afin de proposer une alternative constructive privilégiant les technologies des matériaux premiers et biosourcés dans une démarche d’innovation respectueuse de l’environnement. Sa pratique est doublée d’une activité scientifique dans de nombreux programmes de recherche-action internationaux qui interrogent la durabilité et la relation profonde entre les sociétés et leur environnement. Elle est membre du comité scientifique du Musée berbère du Jardin Majorelle depuis sa création en 2011 et développe une importante réflexion sur la médiation culturelle et la transmission du patrimoine. Chevalier des Arts et des Lettres (2017), elle a publié de nombreux ouvrages d’architecture, parmi lesquels Art et architectures berbères (2001), Portes du Sud marocain (2003), Greniers collectifs de l’Atlas (2006) ou encore Le Ksar d’Assa. Sauvegarde d’un port du Maroc saharien (2 013).

Entre temps, vous pouvez nous retrouver sur France 3 :

Ou sinon suivre les très belles images des différents chantiers en 2016

Ou encore plus récemment à l’académie du royaume dans le cadre de l’exposition Trésors d’islam en cours.
Vidéos de chantier par drone
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Erratum sur la Lettre n° 10 – Conseillère Consulaire

Il y a une coquille dans l’article de Martine Rebecchini paru hier :
Concernant les CERTIFICAT DE VIE POUR LES RETRAITES FRANÇAISES, il y est dit :
« Vous pouvez le faire signer :
Soit auprès du consulat de France à Agadir… »
En fait, les certificats de vie ne sont plus délivrés au consulat depuis septembre 2019.

Vous êtes donc invité(e) à vous adresser aux autorités locales compétentes :

  • L’arrondissement ou l’annexe administrative du lieu de résidence
  • Le service communal chargé des attestations administratives
  • Les antennes de la CNSS