Archives de décembre 10th, 2019

63,6 milliards de DH investis dans les zones oasiennes entre 2012 et 2018

laquotidienne.ma – 10/12/2019

Le PIB des zones oasiennes et de l’arganier est passé de 84 à 129 milliards de dirhams entre 2009 et 2018.

Le taux d’électrification rurale dans la zone d’action de l’ANDZOA est passé de 95% à 99%.

 

Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture, a présidé lundi 9 décembre à Agadir la réunion du Comité d’orientation stratégique de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) ainsi que son Conseil d’administration, en présence du wali de la région Souss-Massa, Ahmed Hajji, des présidents de régions, du Directeur général de l’ANDZOA, Brahim Hafidi, ainsi que du président de la chambre d’agriculture de la région Souss-Massa.

Cette réunion a été l’occasion d’examiner les résultats et le bilan enregistrés au cours de la période 2012-2018, ainsi que de rappeler les mesures prises pour mettre en exécution les résolutions et recommandations des réunions précédentes.

Les membres ont également passé en revue les accords de partenariat conclus entre l’Agence et les différents acteurs durant cette période ainsi que le plan d’action à moyen terme de l’Agence (2018-2020), qui prend en compte tous les éléments et lignes directrices ainsi que les changements et évolutions du contexte national et international.

À cet égard, les zones oasiennes et de l’arganier ont connu une amélioration au niveau de la plupart des indicateurs, approchant et dépassant parfois les ratios établis et ciblés dans le cadre de la stratégie d’intervention de l’Agence, indique un communiqué du ministère.

Le total des investissements publics s’est ainsi élevé à 63,6 milliards de DH sur la période 2012-2018, soit 69% des objectifs stratégiques à l’horizon 2020. Ceci au moment où le produit intérieur brut est passé de 84 à 129 milliards de dirhams entre 2009 et 2018.

Dans la zone d’action de l’agence, plus de 82.527 emplois ont été créés entre 2012 et 2018, soit 52% des objectifs fixés pour 2020.

Une nette amélioration dans l’accès aux services de base a également été soulignée.

Pendant la période 2012–2018, le taux d’électrification rurale est passé de 95% à 99%, l’accès à l’eau potable de 81% à 91% et le taux de désenclavement en milieu rural de 70% à 83%.

A cela s’ajoute la mobilisation d’un volume supplémentaire des ressources en eau de 703 millions de m3, soit 64% de l’objectif fixé à l’horizon 2020.

Le ministre a toutefois attiré l’attention sur le fait que des obstacles et des défis subsistent pour élever ces zones aux standards nationaux.

Ce qui ne peut être atteint que par l’exécution de programmes de développement intégrés pouvant apporter une réelle valeur ajoutée à la région, garantir plus d’efficacité aux interventions et assurer leur durabilité, tout en tenant compte des besoins et des aspirations de la population.

Au terme de ces réunions, les membres du Comité et du Conseil d’administration ont recommandé que des efforts supplémentaires soient engagés pour établir une communication régulière, forte et constructive entre tous les acteurs et intervenants, ainsi que pour renforcer l’intégration et la cohésion entre les différentes interventions et programmes de développement, selon un équilibre et une intégration des ressources et des moyens tout en renforçant le principe de la contractualisation.

Ainsi, l’Agence est appelée à jouer son rôle d’acteur majeur pour s’engager dans la plupart des initiatives nationales et internationales visant à développer une nouvelle perspective du développement territorial, intégrant le changement climatique et le développement durable dans les plans de développement, conclut le communiqué.

Maroc : Des «guerrières» lancent une campagne pour une meilleure prise en charge du cancer

yabiladi.com – 09/12/2019

«Nous ne voulons pas mourir de cancer, nous voulons notre droit aux soins» est l’intitulé d’une campagne sur les réseaux sociaux. Lancée il y a quelques jours par des femmes survivantes ou en cours de traitement de cancer, elle montre l’étendu des conséquences des retards de rendez-vous et la pénurie de médicaments sur l’état des malades.

Photo de la campagne pour l’accès aux soins d’oncologie. / DR

Depuis quelques jours, un groupe de femmes se surnommant «les guerrières» postent leurs vidéos de témoignages sur les réseaux sociaux. Elles font part de leurs expériences d’accès aux soins et à la prise en charge de leurs cancers, dans le cadre de cette campagne qui exige la mise à disposition des médicaments nécessaires ainsi qu’une prise en charge rapide pour les séances de chimiothérapie et de radiothérapie.

Meryem El Hatimi, survivante après six mois de soins et membre parmi les lanceuses de cette campagne, raconte à Yabiladi que tout a commencé par la création d’un groupe Facebook par une MRE vivant en Italie. «Ça nous permettait d’échanger, de poser des questions et de trouver des réponses à nos interrogations. Par la suite, nous nous sommes dit pourquoi nous ne créerions pas un groupe WhatsApp», nous confie la jeune femme.

Les guerrières rappellent au ministère ses obligations

«L’une des administratrices à Marrakech a commencé à se confronter à une pénurie de médicaments, à chaque séance de chimiothérapie depuis le mois d’août, ce qui l’a même empêché de faire ses séances de manière régulière», raconte encore Meryem sur la naissance de cette campagne.

Désormais, les utilisatrices atteintes de cancer ou survivantes sont de plus en plus nombreuses à s’exprimer à visage découvert. Elles vivent à Oujda, Ouerzazate, Agadir, Safi, Marrakech, Salé, en Italie et en Belgique.

«Nous voulions faire une collecte de fonds pour elle, mais nos moyens n’ont suffi à lui couvrir que deux séances, sachant que chacune coûte 3000 dirhams, en plus de la radiothérapie qui atteint les 30 000 dirhams par séance, alors nous avons lancé une campagne sur Internet pour avoir plus d’impact et plus de visibilité, non pas pour lever des fonds mais pour exiger notre droit à l’accès aux soins gratuits.»

Meryem El Hatimi

En plus de cela, les revendications principales de cette campagne sont «la rapidité de prise de rendez-vous, le suivi continu, l’accompagnement psychique, l’accessibilité des transports dans les zones reculées pour les malades qui vivent loin des centres d’oncologie», entre autres.

Les initiatives de soutien se multiplient

La campagne des survivantes et des femmes atteintes de cancer révèle l’étendue des conséquences des failles au niveau de la prise en charge et de la disponibilité des médicaments, à travers une prise de parole directe des premières concernées, ce qui est un fait inédit sur la capacité de mobilisation dans ce cadre, qui n’est ni associatif, ni politique, nous explique Meryem.

Dans ce sens, des associations prennent l’initiative en espérant faciliter le processus au niveau local. C’est le cas de l’ONG «Le cancer…nous sommes tous concernés» à Tétouan. Son directeur, Mohamed Belkadi explique à Yabiladi que «le problème le plus courant qui met à mal l’état de santé des femmes cancéreuses est justement la pénurie des médicaments, le manque d’équipement qui rallonge la liste d’attente pour les traitements de radiothérapie ou encore l’absence de l’accompagnement psychique dans le cadre du protocole de soins».

«Les centres publics entièrement équipés et disposant d’équipe médicale spécialisée sont souvent loins. Donc nous nous occupons d’organiser les déplacements en coordonnant le transport pour les patientes de la région. Par ailleurs, celles et ceux qui n’ont aucune prise en charge sont accueillis par l’association, qui s’occupe de leur faire le RAMED.»

Mohamed Belkadi

Présidente de l’association Noussaiba pour les soins contre le cancer à Rabat, Khadija Belmokadem indique pour sa part que «les patientes sont souvent obligées d’acheter les médicaments elles-mêmes, ce qui leur est impossible». «A notre niveau, nous essayons de les aider autant que possible à surmonter ces difficultés, en collectant des dons, ce qui n’est pas pour autant suffisant», déplore-t-elle en décrivant «des malades qui souffrent en silence».

Par ailleurs, certains médicaments thérapeutiques sont tout simplement indisponibles au Maroc, chose qui encourage un marché de contrebande médicale, décrit Khadija Belmokadem.

Dans ces dynamiques, les guerrières espèrent que leur voix à l’unisson sera entendue au niveau du ministère de tutelle, pour combler les failles de l’accès aux soins et ainsi sauver des vies, auxquelles un retard de rendez-vous pourrait être fatal.

 

Le Conseil régional Souss Massa s’offre la Médina Coco Polizzi

par Malika Alami – lavieeco.com – 09/12/2019

Le Conseil régional Souss Massa s’offre la Médina Coco PolizziLe Conseil régional Souss Massa s’offre la Médina Coco Polizzi

SUITE À LA LIQUIDATION JUDICIAIRE DE CE SITE À DIMENSION CULTURELLE, LE TRIBUNAL DE COMMERCE D’AGADIR VIENT DE STATUER EN FAVEUR DE SON ACQUISITION PAR LA COLLECTIVITÉ À TRAVERS LA SDR TOURISME SOUSS MASSA.

La Médina d’Agadir connue communément sous le nom de la Médina Coco Polizzi est désormais la propriété de la Société de développement régional du Tourisme Souss Massa (SDRT). Le processus judiciaire entamé depuis l’été, dernier pour l’achat de cet établissement culturel suite à sa liquidation judiciaire qui a pris plus de deux ans, vient d’être bouclé. Le jugement statuant sur l’acquisition de l’unité de production ‘’Médina d’Agadir’’ vient d’être prononcé. Rappelons que cette entité réunit plusieurs actionnaires. Il s’agit du Conseil régional Souss-Massa, le ministère du Tourisme, celui de l’Intérieur, la Commune urbaine d’Agadir et les Chambres régionales du commerce et de l’artisanat. Soulignons également que pour l’acquisition de la Médina d’Agadir, le Conseil régional Souss Massa avait procédé à l’augmentation du capital de la SDRT en injectant 17,5 millions de DH, coût de l’achat de ce monument.

 

Medina Agadir
Médina Coco Polizzi
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Quel avenir aujourd’hui pour ce lieu mythique d’Agadir ? Abdelkrim Azenfar, directeur de la SDRT Souss Massa précise que la SDRT Souss Massa assurera la gestion de ce projet de Médina d’Agadir, notamment sa promotion et son développement.
M. Coco Polizzi, à qui Agadir doit la fondation et la réalisation de ce site à dimension culturelle depuis 1992 dans le quartier Aghroud dans la commune de Bensergao, continuera à faire partie de la vie de la médina en prenant en charge notamment la direction artistique du site.

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.Outre le développement de la Médina, la SDRT Souss Massa est en charge également de celui de la Kasbah d’Aghennaj à Tiznit. Ces deux dossiers s’inscrivent dans le volet animation de son plan d’action. L’appui à la rénovation des hôtels d’Agadir, la promotion touristique à travers la construction et équipements de centre et kiosques d’information ainsi que la mise en place d’une plateforme de promotion digitale et le développement du tourisme rural, sont les autres axes de sa feuille de route.

Des personnalités militaires soulignent à Agadir l’importance de la formation dans les opérations de paix de l’ONU

atlasinfo.fr – 10/12/2019

Dans un pays en crise, les opérations de maintien de la paix doivent être efficaces et l’ONU attend des pays contributeurs en troupes une meilleure performance, ont affirmé les intervenants lors d’un panel tenu dans le cadre du Séminaire international sur l’amélioration des performances des contingents des pays contributeurs de troupes et de police aux opérations de paix de l’ONU dont les travaux se poursuivent jusqu’au 11 décembre. Les panéliste ont regretté que le personnel militaire et civil mobilisé pour accomplir cette tâche demeure insuffisant, relevant à cet égard l’importance d’effectuer davantage de visites de pré-déploiement avant chaque mission et de veiller à la formation, en permanence, du personnel même sur le théâtre des opérations.

De même, les intervenants ont insisté sur l’impératif de la reddition de comptes, de l’accroissement des missions, de la formation de davantage de femmes et de la conclusion de partenariats multipartites pour renforcer l’efficacité des contingents sur le champ d’opérations de l’ONU.

Ces personnalités militaires ont mis aussi en avant la grande expérience et la formation de qualité que peuvent acquérir ces contingents, ainsi que les pays contributeurs de troupes et de police.

Tenu dans la cadre de la mise en place des Hautes Instructions du Roi Mohammed VI, Chef Suprême et Chef d’Etat-Major Général des Forces Armées Royales, ce séminaire a été marqué, lors de sa séance d’ouverture, par des allocutions de circonstance du Général de corps d’armée, commandant la Zone Sud, El Farouk Belkhir, du chef de la division ONU au ministère des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Amine Chabi, ainsi que du représentant de l’ONU, le Général de division Hugh Van Roosen.

Ce conclave offre une plateforme aux discussions et permet d’examiner les procédures mises en place par l’ONU pour le contrôle des performances des différentes composantes des Opérations de maintien de la paix (OMP). Il porte aussi sur les procédures et les mesures de contrôle et d’amélioration des performances du personnel, du matériel et du soutien des contingents des pays contributeurs de troupe et de police, ainsi que sur les questions d’environnement dans les opérations de paix.

Le Congrès international de l’arganier s’ouvre à Agadir

par A. Halimi – libe.ma – 10/12/2019

Mettre en exergue les questions relatives au capital naturel en termes de valeur et de perspective de valorisation durable

Le Congrès international  de l’arganier s’ouvre à Agadir

Sous le Haut Patronage de S.M le Roi Mohammed VI, la ville d’Agadir accueille, les 10 et 11 décembre 2019,  la cinquième édition du Congrès international de l’arganier.
Placé sous le thème «Capital naturel de l’arganeraie, valeur et valorisation»,  ce rendez-vous bisannuel de rencontre et d’échange est organisé par l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) avec pour objectif de rassembler des partenaires de la Réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA). A savoir : les chercheurs, les professionnels, les décideurs, les organisations et les communautés locales  pour la mise en place d’initiatives de  valorisation de la filière.
Selon les organisateurs, cette édition «est une occasion pour mettre en exergue les questions relatives au capital naturel en termes de valeur et de perspective de valorisation durable». A cet effet, les congressistes sont donc appelés à proposer de nouvelles mesures pour une meilleure gestion de la RBA. Ainsi cette rencontre se présente comme une édition de synthèse et de capitalisation des acquis et résultats des recherches lancées depuis la première édition en 2011.
Les travaux de ce séminaire international s’articulent autour de quatre axes : «Structure et fonctionnement de l’arganeraie»; «Agroforesterie, agriculture, arganiculture, biotechnologie et amélioration génétique» ; «Valorisation du fruit de l’arganier en santé, chimie et technologie» et «Changements sociaux, patrimoniaux et développement dans la RBA».
Pour encourager la recherche scientifique relative à la filière, le Congrès organise une compétition scientifique visant à couronner les recherches menées par de jeunes chercheurs et doctorants. Des prix seront décernés aux vainqueurs.
En parallèle, la ville d’Agadir abrite la première édition du Salon international de l’arganier du 7 au 11 décembre courant «offrant aux visiteurs une immersion dans l’univers de la biosphère de l’arganeraie à travers la visite de divers espaces et expositions de photographies et de peinture». Cinq sites ont été dédiés aux activités commerciales et culturelles dans les principales places de la ville d’Agadir avec la participation de 120 coopératives issues de huit provinces de la biosphère de l’arganeraie : Essaouira, Tiznit, Taroudant, Chtouka Ait Baha, Inezgane Ait Melloul, Guelmim, Agadir Ida-Outanane.
Au terme de cette rencontre, une visite sera organisée au profit des participants afin de constater de visu les avancées réalisées dans la préservation et la réhabilitation de la réserve de l’arganeraie.

Vision 2020
La réserve de l’arganeraie couvre 830.000 hectares au Sud-Est du Maroc. Elle  joue un rôle écologique en limitant les effets de la désertification ; c’est aussi une source  de revenus pour une population de plus de 2 millions d’habitants, en grande partie du monde rural. La chaîne qui génère 20.000 jours de travail, contribue à la création d’une valeur ajoutée variant entre 106,4 MDH et 194,4 MDH/an.
De nos jours, la production d’huile d’argan est de l’ordre de 4.000 T/an. Le Maroc vise à l’horizon 2020 à augmenter sa production à 10.000 T/an. Dans l’objectif de réussir ce pari, un contrat-programme a été signé entre le gouvernement et  la Fédération interprofessionnelle marocaine de la filière de l’argan (FIMARGANE) (2011/2020) avec un coût global estimé à 2,8 milliards de dirhams. Le programme  vise la création de vergers d’arganier sur une superficie de 5.000 ha et la réhabilitation de 140.000 ha de la forêt naturelle.

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