Archives de décembre 20th, 2019

AFFAIRE LA GAZELLE D’OR : RITA BENNIS SORT VICTORIEUSE D’UN PROCÈS QUI N’AURAIT JAMAIS DÛ AVOIR LIEU

Par Zineb Ibnouzahir – le360.ma – 19/12/2019

Rita Bennis

Rita Bennis © Copyright : DR

Après cinq années de bataille judiciaire pour reconquérir La Gazelle d’Or, le mythique palace de Taroudant, Rita Bennis peut enfin souffler. Elle vient d’être rétablie dans ses droits.

L’affaire de la Gazelle d’Or restera à coup sûr dans les annales tant cette saga judiciaire qui a opposé pendant cinq années Rita Bennis, administratrice de cet endroit mythique depuis 1981, aux héritiers de Kamal Ibrahim Adham, et qui a fait couler de l’encre.

Retour sur un imbroglio juridique, avec l’éclairage de Rita Bennis, qui témoigne pour Le360.

La genèse d’un combat acharné devant les tribunaux

Il aura fallu cinq ans de lutte acharnée pour que l’affaire connaisse enfin une fin heureuse. Pas plus tard qu’aujourd’hui, le 19 décembre, la justice marocaine a tranché en faveur de la propriétaire de La Gazelle d’Or, cet endroit connu aux quatre coins du monde, où le défunt Jacques Chirac aimait profiter de la douceur de la vie.

C’est en 2013 que Rita Bennis avait perdu tous ses droits sur la Gazelle d’or.

Rita Bennis perdra ensuite, en appel, en 2014, puis en cassation en 2015, bien qu’elle détienne la majorité des parts de l’endroit, dont 80% cédées par Kamal Ibrahim Adham.

Et Rita Bennis de rappeler les faits: «le premier jugement de Marrakech voulait entériner la décision du tribunal de première instance d’Agadir, qui avait décidé que je n’avais aucune action».

Puis, le 17 octobre 2017, revirement de situation. La cour de cassation se rétracte de sa décision, avant de casser la décision de la juridiction inférieure. Suite à cela, Rita Bennis se souvient: «j’ai récupéré la Gazelle d’Or car à partir du moment où l’appel avait été annulé par la cour d’appel de cassation, j’étais rétablie dans mes droits mais je n’avais pas encore la décision définitive de la cour d’appel».

Rendez-vous est alors donné pour un examen du dossier, non plus à Marrakech et Agadir, mais à Casablanca cette fois-ci.

Aujourd’hui, jeudi 19 décembre 2019, le jugement vient de tomber, après cinq longues années de combat acharné pour recouvrer ses droits sur un lieu d’exception, qu’elle tenait comme on tient sa propre maison.

«Après avoir gagné la rétractation le 17 octobre 2017, la cour suprême avait cassé son propre jugement car je m’étais pourvue en cassation. Le jugement du tribunal d’appel de Marrakech a été cassé. Cette fois-ci, comme le dossier est repassé à la cour d’appel de Casablanca, celle-ci a annulé le jugement prononcé en première instance au tribunal de commerce d’Agadir, qui m’avait en 2013 enlevé toutes mes actions, en décidant que c’était une demande irrecevable».

Aujourd’hui, tous les jugements qui n’étaient pas en sa faveur ont donc été retournés. «Je reviens aujourd’hui avec mes 98 % d’actions à mon établissement», souffle Rita Bennis. .

«Désormais, l’établissement me revient donc de plein droit comme c’était le cas auparavant, avant tous ces jugements un peu abracadabrants», explique-t-elle encore.

 

Quid de la partie adverse ?

A-t-elle été en contact avec les héritiers de Kamal Ibrahim Adham suite à cette décision, lui demande-t-on.

Sa réponse se fait tranchante: «je n’ai jamais eu de leur nouvelles, car je ne leur ai jamais parlé bien que je connaisse très bien auparavant ce monsieur (Michaal Adham), et jamais je n’aurais voulu lui parler. Vous savez il y a quelque chose dans la vie qui est beaucoup plus important que tout, c’est l’honneur. Moi, je me suis sentie bafouée par cette histoire et je me suis battue pour rétablir mon nom et mon honneur. Il n’était pas question que je parle avec quelqu’un qui était en train de toucher à ma crédibilité, à ma sincérité, au travail accompli pendant 34 ans. Vous savez, les voyous ça m’est complètement égal, il y a des choses bien plus importantes dans la vie».

 

La Gazelle d’Or, un cadeau empoisonné

La fin de cette sombre affaire signe également un nouveau départ pour la Gazelle d’Or. Certes, pour Rita Bennis, il s’agit de relancer l’endroit, mais encore lui faut-il assainir une situation financière dramatique, cadeau empoisonné que lui ont laissé ceux-là mêmes qui voulaient l’en déloger coûte que coûte.

«La maison a 30 millions de dirhams de dettes, 10 millions d’impôts qui n’ont pas été payés depuis que j’ai tout quitté, 1,5 millions de CNSS, sans compter toutes les autres taxes», énumère-t-elle.

Ajoutez à cela qu’il n’y a «jamais eu de bilan, ni d’assemblée générale, qu’aucun impôt n’a été payé, le stock a été pillé, et que le personnel a démissionné car il n’était pas payé. Les employés ont d’ailleurs intenté un procès à la société et ils ont gagné 4 millions de dirhams», poursuit-elle.

«Je dois voir comment je vais me dépêtrer avec tout ça car la loi considère que tout ce qui a été fait l’a été au nom de la société. La personne à qui elle appartient, en l’occurrence moi, est responsable de la société», explique encore Rita Bennis.

Quel recours alors? «Je vais démontrer aux impôts que j’ai quitté [la Gazelle d’Or] en 2014. J’étais considérée comme une pestiférée, je ne pouvais même pas agir car les tribunaux de Marrakech et d’Agadir m’avaient enlevé toutes mes actions.»

Et de conclure amèrement, «après 34 ans, on m’enlève toutes mes actions et on me rétablit dans mes droits après 5 ans de bagarre. Donc, ce sont cinq années inutiles qui ont occasionné la destruction tout aussi inutile d’un patrimoine national».

 

Le retour des jours heureux

Qu’adviendra-t-il de La Gazelle d’Or? Retrouvera-t-elle bientôt ses lettres de noblesse?

«C’est mon bébé, je vais le remettre en état!», assure Rita Bennis, la tête déjà pleine de projets.

«Je vais le gérer, mais pas comme avant. On ne peut pas refaire les mêmes choses. La clientèle au bout de cinq années change, même si beaucoup d’anciens clients veulent y revenir. Mais la vie évolue. Il faut que je réfléchisse à une façon d’actualiser cet endroit. Je ne veux pas faire de l’hôtellerie de masse mais conserver le même concept qu’auparavant, décliné toutefois sous une autre formule.»

Rita Bennis se donne une quinzaine de jours pour souffler, et entend bien s’attaquer à la reconstruction de ce nouveau rêve dès le début de l’année 2020.

Agadir : des meutes de chiens errants inquiètent la population

lesiteinfo.com – 19/12/2019

Il y a à peine quelques jours, des dizaines de chiens errants ont été abattus par balles à Dar Bouazza, aux environs de Casablanca. Cet abattage a vivement indigné les associations locales car, même si ces animaux constituaient un réel danger, il contredit le Dahir interdisant l’utilisation de fusils de chasse dans le périmètre urbain.

Certes, ce phénomène de meutes de chiens, aussi bien à la campagne qu’en ville, devient de plus en plus récurrent et préoccupant. Et plusieurs citoyens en ont pâti, voire perdu la vie des suites d’attaques de chiens.

De nouveau, mais cette fois-ci à Agadir, des internautes  viennent de publier des photos et des vidéos montrant des meutes composées de plusieurs chiens errants, investissant plusieurs espaces de la ville.

Ainsi, sur son compte Instagram, une internaute a publié une vidéo où on voit  une meute de 10 chiens, attaqués par d’autres chiens errants. De ce fait, l’intervention des Sociétés de protection des animaux est vivement sollicitée par les réseaux sociaux  afin que soit mis un terme à l’abattage sauvage de ces animaux.

Les internautes souhaitent également  que l’on procède à la vaccination de ces chiens, qui pourraient propager de graves maladies, s’ils sont malades, et contaminer d’autres chiens bien portants.

De même que des acteurs associatifs, des artistes et des journalistes, via leurs pages officielles Facebook, se sont insurgés à l’encontre de ces abattages de chiens errants; En revanche, ils n’ont pas manqué d’exprimer leur admiration aux auteurs d’initiatives de sauvetage et de protection de ces animaux, au lieu de leur liquidation par balles.

Un bœuf furieux blesse plusieurs personnes près d’Agadir

lesiteinfo.com – 19/12/2019

Un bœuf furieux a blessé mardi 12 personnes à douar Ait Hammane, à Chichaoua, près d’Agadir. Selon une source de Le Site info, les victimes ont été évacuées en urgence à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires.

Et d’ajouter que quelques individus ont tenté  de maîtriser le bœuf, en vain, précisant que ce dernier s’est échappé d’une ferme avant de s’attaquer aux gens du douar.

La même source a précisé que le bovin était dans un état anormal et démontrait des signes d’agressivité.

Agadir : la décharge de Tamelast dans le flou

challenge.ma – 19/12/2019

Contrairement à l’annonce des autorités de la ville d’Agadir, le problème de la décharge publique de Tamelast est loin d’être réglé.

Un an (presque jour pour jour) après avoir confié l’exploitation de cette décharge et l’entretien de celle réhabilitée de Bikarane à la société WIDAS (une entreprise surtout connue pour être un acteur de BTP !), l’Etablissement Intercommunal du Grand Agadir, qui agit ici en tant que Maître d’Ouvrage, relance l’appel d’offres pour cette prestation après avoir annulé, entre-temps et en toute discrétion, l’adjudication du 19 décembre 2018 au titre de laquelle l’adjudicataire initial devait entrer en service dans les meilleurs délais et apporter, enfin, une solution à la situation peu enviable des citoyens de la capitale du Souss.

Il faut dire que la décharge de Tamelast, vers laquelle sont acheminées les ordures ménagères des 10 communes formant le Grand Agadir depuis son inauguration en 2010, connait une saturation depuis quelques années. Saturation que le précédent prestataire, à savoir l’espagnol Tecmed, n’avait pas pu traiter convenablement ce qui a causé, à plusieurs reprises, un débordement du lixiviat (liquide produit par la dissolution des matières organiques contenues dans les déchets et source très néfaste de pollution des sols et des eaux) des cinq bassins construits sur place pour son stockage et traitement (et qui sont aujourd’hui largement insuffisants).

Pour l’instant, rien ne filtre quant au pourquoi de la relance de cet appel d’offres mais cette fois-ci, avec 28 millions de dirhams l’estimation du maître d’ouvrage pour la prestation en question est nettement supérieure à celle fixée en 2018 (soit à peine 19 millions de dirhams). En attendant l’issue du nouveau processus (si pas d’autres vicissitudes !) prévue en janvier 2020, la gronde monte parmi les associations de citoyens et des acteurs touristiques des communes avoisinantes qui réclament, depuis plusieurs années, le déplacement pur et simple de la décharge de Tamelast vers un site plus lointain pour préserver le bien-être des citoyens et ne pas léser les hôteliers situés à proximité de l’actuel emplacement.

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