Archives de décembre 21st, 2019

Un souffle nouveau pour la coopération économique franco-marocaine

Par Viviane Forson – lepoint.fr – 21/12/2019

Consolider les acquis et explorer de nouvelles pistes : la réunion de haut niveau de ce 19 décembre s’est voulue au diapason d’un modèle économique à construire.

Le Premier ministre marocain Saadeddine El Othmani et son homologue Edouard Philippe animent une conference de presse apres la Rencontre de haut niveau tenue a Paris le 19 decembre.

Que font deux pays qui veulent redynamiser leurs relations bilatérales ? Réponse : ils signent encore plus d’accords. C’est ce qu’ont fait la France et le Maroc en signant jeudi 19 décembre pas moins de 9 nouveaux accords dans le cadre de la 14e rencontre de haut niveau qui se tenait à Paris. « Les relations économiques [entre nos deux pays] sont bonnes, les perspectives très bonnes […] Il n’y a pas d’inquiétude à avoir », a lancé optimiste Saâd Dine El Otmani, qui coprésidait avec le Premier ministre français Édouard Philippe ce rendez-vous diplomatique qui se tient en alternance dans chaque pays tous les deux ans, et ce, depuis 1997. Aujourd’hui, il est question de booster ces échanges économiques notamment à travers la mise en place d’un cadre des affaires favorable à la promotion des investissements. Illustration dans le domaine des transports, notamment le ferroviaire.

Industrie et ferroviaire

En effet, Emmanuel Macron et le roi Mohammed VI ont inauguré en novembre 2018 la ligne de trains à grande vitesse Tanger-Casablanca, emblématique de la coopération bilatérale et des ambitions économiques françaises dans ce pays. Le chantier avait été financé à 51 % par la France via différents prêts, 28 % par l’État marocain et à 21 % par différents fonds arabes (Arabie saoudite, Koweït, Émirats arabes unis, etc.).

Mais face aux appétits de la Chine, la France espère encore être associée à l’extension du réseau ferroviaire marocain à grande vitesse, avec une ligne Marrakech-Agadir. Selon la presse marocaine, cette question serait un « irritant » fort entre les deux pays. « On a insisté sur l’importance de cette coopération en matière de TGV, de Tanger à Casablanca, qui est une réussite. On est très confiant pour l’avenir », a insisté le Premier ministre marocain. De son côté, le Premier ministre français a annoncé une visite d’État du président Macron au Maroc au mois de février.

Une coopération au beau fixe

Une venue très scrutée alors que la France est le premier partenaire économique du Maroc, bien qu’elle ait vu l’Espagne lui ravir en 2014 la première place pour les échanges commerciaux. Concrètement, les échanges commerciaux entre le Maroc et la France ont évolué en 2018 à un rythme plus soutenu qu’en 2017 et restent sur leur lancée cette année. Et le pays européen continue de damer des pions à ses concurrents sur les investissements directs étrangers, soit 21 % des flux avec 500,7 millions d’euros en 2017. Et surtout, avec plus de 900 filiales d’entreprises françaises recensées, le Maroc est la première destination des investissements français sur le continent africain. Sans compter que la dynamique culturelle et sociale est toujours là. La France est le premier pays d’origine des transferts financiers des migrants et du contingent de touristes, même si les chiffres s’affaissent dans ce secteur clé (31 % en 2017-2018 contre 38 % en 2008-2009, selon le ministère des Finances ). « Les liens qui nous unissent sont forts et résilients, mais je pense, et vous serez tous d’accord avec moi, que nous pouvons aller encore plus loin ! » s’est réjoui Mohamed Bachiri, président par intérim de la CGEM Maroc, en marge de cette rencontre. Avec le Medef français, l’organisation patronale chérifien organisait un Forum économique à la Station F, en plein sud de Paris, considérée comme le plus grand incubateur de start-up au monde, sous le thème « France-Maroc : innovons ensemble ! Pour un nouvel élan économique et social ».

Nouveaux relais de croissance et moins d’inégalités

Un appel qui démontre combien le secteur privé marocain entend répondre aux enjeux d’avenir notamment autour des questions de société. « Pour aller encore plus loin, nous devons prospecter ensemble de nouveaux marchés, y co-investir et y créer de la valeur ajoutée, en axant notre partenariat sur nos complémentarités et synergies », a ajouté Mohamed Bachiri. « Dans ce contexte, le Maroc et, à travers le Maroc, le continent africain, constituent assurément des zones de croissance à long terme », a-t-il dit. Une mutation désormais largement affichée par tous les experts qui ne parlent plus d’économies nationales, mais bien d’économies régionales, notamment autour de la Méditerranée ou du continent africain. Les deux pays ont souligné leur souhait d’approfondir leurs efforts conjoints en Afrique, en vue de promouvoir une croissance durable et la stabilité du continent. « Le sommet Afrique-France 2020 qui se tiendra à Bordeaux du 4 au 6 juin 2020 constituera une opportunité de donner une nouvelle impulsion en ce sens et de mettre à l’honneur la fructueuse coopération dans les différents secteurs de la ville durable, notamment en matière de transport urbain, de distribution d’eau et d’électricité. »

Autre transformation en cours : le roi Mohammed VI a lancé le chantier d’une nouvelle stratégie économique plus inclusive et moins inégalitaire à travers la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD). Dans ce sens, un accord de prêt de 150 millions d’euros a été signé par Bertrand Walckenaer, directeur général délégué de l’Agence française de développement (AFD) et Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Économie, des Finances et de la réforme de l’administration jeudi pour appuyer la mise en œuvre de la politique de l’emploi pour l’insertion économique des jeunes dans trois régions pilotes (Sous-Massa, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima). Les deux pays ont également réaffirmé la priorité au développement inclusif des territoires avec la signature d’une convention de coopération dans les domaines de l’aménagement du territoire, de la cohésion des territoires, de l’urbanisme, du logement, de la politique de la ville et du développement territorial.

 

IPC : L’alimentaire pèse dans la balance

perspectivesmed.ma – 20/12/2019

IPC: L’alimentaire pèse dans la balance

Le panier de la ménagère n’en finit pas de faire souffrir.
Les prix alimentaires ont subi une hausse en septembre, au grand dam des consommateurs.

Selon la dernière note du Haut-commissariat au Plan, l’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois de novembre 2019, une hausse de 0,4% par rapport au mois précédent.
Cette variation est le résultat de la hausse de 1,0% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires.
Les hausses des produits alimentaires observées entre octobre et novembre 2019 concernent principalement les «légumes» avec 2,2%, les «fruits» avec 2,0%, le «lait, fromage et œufs» avec 1,8%, les «poissons et fruits de mer» avec 1,7%, les «viandes» avec 1,2% et les «huiles et graisses» avec 0,7%.
Pour les produits non alimentaires, la baisse a concerné principalement les prix des «carburants» de 1,3%.

Par ville, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Guelmim et Al-hoceima avec 1,2%, à Safi avec 0,9%, à Kénitra avec 0,8%, à Meknès et Tanger avec 0,7%, à Casablanca avec 0,6%, à Oujda, Rabat et Béni-Mellal avec 0,3% et à Agadir, Fès, Marrakech et Tétouan avec 0,2%.

Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 0,4% au cours du mois de novembre 2019 conséquence de la hausse de l’indice des produits non alimentaires de 0,6% et de la stagnation de celui des produits alimentaires.

Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 0,3% dans le «Transport» à une hausse de 2,7% dans l’«Enseignement».

Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois de novembre 2019 une augmentation de 0,2% par rapport au mois d’octobre 2019 et de 0,6% par rapport au mois de novembre 2018.

Colloque nationale de la régionalisation avancée : Une première journée riche en échanges

lematin.ma – 21/12/2019

Phs. Aissa SaouriPhoto Aissa Saouri

Présidents de régions, élus régionaux, maires, présidents des conseils provinciaux et préfectoraux, Association des régions du Maroc, Association des conseils des provinces et préfectures, Association marocaine des présidents des conseils communaux et l’Organisation Cités et gouvernements locaux unis (CGLU-Monde),… Ils étaient plus de 1400 participants a prendre part à la première journée du premier colloque national de la Régionalisation avancée à Agadir. Débats, échanges, regards croisés sur l’un des chantiers stratégiques du Royaume. Le colloque a été, de l’avis de tous, une occasion pour rassembler toutes les parties prenantes dans l’objectif d’accélérer le processus de la régionalisation avancée. Retour sur les moments forts de la première journée du Colloque.

Selon Mohamed Kadmiri, gouverneur directeur des Affaires Juridiques, des Etudes, de la Documentation et de la Coopération au ministère de l’Intérieur, cette première journée a été marquée par la participation de :

  • 12 présidents de régions.
  • 666 élus régionaux.
  • 75 maires des grandes villes.
  • 6 maires d’arrondissement.
  • 75 présidents des conseils provinciaux et préfectoraux.
  • 3 présidents d’associations: l’Association des régions du Maroc, l’Association des conseils des provinces et préfectures, l’Association marocaine des présidents des conseils communaux et l’Organisation Cités et gouvernements locaux unis (CGLU-Monde).
  • Les partenaires stratégiques du ministère de l’intérieur : OCDE, PNUD, Banque mondiale, GIZ, USAID. – Les services déconcentrés des ministères.
  • La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). 

Agadir : la Hollande enlève le Grand prix du FICMA

bladi.net – 20/12/2019

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La 16e édition du Festival international cinéma et migrations d’Agadir (FICMA), qui s’est tenue du 9 au 14 décembre, a connu le sacre du film « Rafaël ». Son réalisateur, le Néerlandais Ben Sombogaart, est reparti avec le Grand prix.

« Rafaël » est un film sorti en 2018 (1 h 45 mn) qui aborde une thématique connue de tous : la crise des réfugiés. D’après le synopsis, le film retrace l’aventure d’un jeune tunisien, marié à une coiffeuse, Kimmy. La vie du couple recevra un coup quand l’homme sera contraint par le printemps arabe de fuir en Europe. Le plus dur commence pour lui, quand il s’aperçoit que son voyage prend fin à Lampedusa comme prisonnier et immigré illégal.

« Rafaël » aura pour mérite de se démarquer des nombreux autres films qui traitent cette même thématique de la crise des réfugiés pour l’avoir abordé de façon subtile, selon une perspective très européenne. Sorti l’année dernière, « Rafaël » a permis à son réalisateur, le Néerlandais Ben Sombogaart, de décrocher la plus haute distinction de l’événement, dans la catégorie « long-métrage », tandis que le Grand prix de la catégorie « court-métrage » est revenu au réalisateur franco-marocain Fouad Mansour, pour son film « Le Chant d’Ahmed ».

Le Festival international cinéma et migrations d’Agadir (FICMA) a également décerné plusieurs autres distinctions. C’est le cas du prix de la meilleure réalisation qui est allé au film « Le jeune Ahmed » des réalisateurs belges Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne. Le prix du meilleur scénario a été attribué au réalisateur néerlandais pour son long métrage « Broeders », tandis que le prix de la meilleure interprétation féminine est revenu à l’actrice franco-marocaine Soraya Hachoumi pour sa performance dans « Soumaya ». Celui de la meilleure interprétation masculine est remporté par l’acteur maroco-belge Nabil Mallat pour son rôle dans le film « Rafaël ».

Cette 16e édition du FICMA a connu la participation de grands noms du cinéma africain qui ont siégé dans les deux jurys, dont entre autres, Cheick Oumar Sissoko, homme politique et ancien ministre malien de la culture, l’actrice tunisienne Fatma Ben Saidane, le réalisateur franco-marocain Ismaël Ferroukhi, la réalisatrice italienne Annamaria Gallone et le réalisateur français Manuel Sanchez, pour ne citer que ceux-là.

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