Archives de décembre 26th, 2019

Un Noël ordinaire en terre d’islam

Par Amine BOUSHABA – leconomiste.com – 24/12/2019

  • Environ 30.000 chrétiens, dont 20.000 catholiques et 10.000 protestants
  • Des messes de minuit dans plusieurs villes du pays
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L’église chrétienne a retrouvé une nouvelle jeunesse grâce à l’apport des subsahariens résidant au Maroc (Ph. Jarfi)

Les chrétiens, au Maroc comme partout dans le monde, s’apprêtent à célébrer les fêtes de Noël. Si pour beaucoup d’étrangers, (mais également de Marocains), la période est synonyme de sapins enneigés, de guirlandes et d’agapes: dinde farcie, foie gras, bûches à la crème… pour beaucoup de chrétiens pratiquants, les festivités démarrent avec la messe de minuit, ce mardi 24 décembre.

Pour la communauté catholique, celle-ci sera célébrée, sous la houlette de l’archevêque de l’Eglise catholique au Maroc, Monseigneur Cristobal Lopez Romero, à la cathédrale Saint Pierre, place du Golan et siège de l’archidiocèse de la capitale.

L’édifice, inauguré le 17 novembre 1921, est un beau témoignage d’une architecture Art Déco intégrant des références de l’art islamique. A Casablanca, c’est à l’imposante église de Notre Dame de Lourdes, construite en 1954 et classée patrimoine culturel national, que se tiendra la messe.

D’autres messes seront célébrées dans différentes églises ou chapelles du Maroc: Marrakech, Agadir ou encore El Jadida. A Tanger, c’est à la cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption, deuxième archidiocèse du Maroc, qu’aura lieu la messe traditionnellement célébrée en espagnol. Il faut dire que, bien que l’histoire du christianisme au Maroc soit ancienne, c’est avec l’avènement du protectorat que l’Église catholique se développera rapidement non sans quelques batailles internes entre les territoires sous domination espagnole et ceux sous le joug français. Pour clore ce chapitre belliqueux, le pape Pie XI créera 2 Vicariats apostoliques: un avec siège à Rabat, pour la zone française, et un autre à Tanger, pour la zone espagnole et la zone internationale de Tanger.

En 1923, les deux églises avaient pour consignes strictes d’éviter tout prosélytisme. En 1955, 200 églises ou chapelles étaient à la disposition des 500.000 Européens du Maroc. Une neutralité qui ne sera rompue qu’une seule fois, dans l’Histoire, lorsque l’évêque de Rabat Mgr Lefèvre, publiera une lettre soutenant les efforts d’indépendance du Maroc. Il y plaida pour un nécessaire respect des volontés du peuple marocain à sa souveraineté.

Le Sultan Mohammed V, lui-même, approuvera la lettre et invita Mgr Lefèvre à la Fête du Trône le 18 novembre 1952 où il revendiqua l’indépendance. Les années 75 à 90 virent le départ massif des chrétiens du Maroc, et de nombreuses congrégations religieuses ainsi que la majorité des églises furent fermées, parfois démolies ou vendues, la plupart du temps remises au domaine privé de l’État.

Dans la dynamique du concile Vatican II, l’œcuménisme se développa entre les Églises anglicane, orthodoxe, catholique et évangélique, ce qui se traduira par la création d’un Conseil des Églises chrétiennes au Maroc, et en 2012 par la création de l’Institut Al Mowafaqa. Aujourd’hui, l’Eglise connaît un sursaut de vitalité grâce notamment aux nombreux étudiants subsahariens qui sont accueillis au sein des établissements d’enseignement supérieur du Maroc depuis une quinzaine d’années.

Parmi eux figure un grand nombre de chrétiens. Ils ont donc donné un nouveau souffle à l’Église au Maroc, qui rassemblerait aujourd’hui environ 30.000 chrétiens, dont 20.000 catholiques et 10.000 protestants, et dont la moyenne d’âge se situe à 35 ans.

Catholiques, protestants  et orthodoxes

La première Église protestante au Maroc sera fondée en 1874 à Essaouira. Dès le milieu du 19e siècle, une communauté anglicane s’est constituée, bâtissant son propre cimetière vers 1850 et érigeant en 1906 à Casablanca l’église Saint John, qui existe toujours. En 1913 se constitue à Casablanca la première communauté protestante francophone organisée. Les premiers temples sont construits dans les années 1920-1930 et l’Église réformée évangélique française au Maroc reçoit son statut légal par le décret royal du 19 avril 1926. En 1959 les protestants donnent à leur Église le nom d’Église Évangélique au Maroc et présente dans plusieurs villes du pays.
Des Églises grecque et russe orthodoxes sont également érigées à Casablanca et Rabat. Par ailleurs plusieurs communautés chrétiennes sont installées au Maroc dont les Franciscaines missionnaires de Marie à Nador qui apportent leur soutien aux migrants, la Compagnie missionnaire du Sacré-Cœur de Jésus à Taza qui possède un centre d’accueil pour personnes handicapées et les Salésiens de Don Bosco à Kénitra qui s’occupent de la gestion des deux écoles catholiques et des deux centres de formation situés dans la ville. D’autres communautés sont à vocation plus contemplative: les Clarisses à Casablanca, les Carmélites à Tanger et les Trappistes à Midelt.

Maroc : Quatre salles de cinéma et théâtres fermés, histoires d’un déclin

par Yassine Benargane – yabiladi.com – 25/12/2019

Face à un secteur en mutation et des Marocains qui boudent ces salles obscures, plusieurs cinémas et théâtres au Maroc ont été contraints de mettre la clé sous la porte. Zoom sur quatre théâtres et cinémas mythiques, fermés ou détruits au Maroc.

La baisse du nombres de cinéphiles au Maroc, causée par plusieurs mutations et développements technologiques, a mis fin à plusieurs salles de cinémas. Si certaines jeunes salles n’ont pas survécu à cette phase, d’autres luttent toujours pour continuer d’exister.

Mais le Maroc a déjà perdu plusieurs salles de cinémas et théâtres presque centenaires datant de l’époque coloniale. Si plusieurs d’entre eux sont, depuis, des bâtiments en ruine, d’autres ont cédé à coup de bulldozers et d’engins.

Ciné-Palace Théâtre de Marrakech, 40 ans de cinémas remplacés par un hôtel

Résister pendant plus de trente ans avant de succomber à la folie de construction d’hôtels à Marrakech. Tel est le résumé de l’histoire du légendaire Ciné-Palace Théâtre de Marrakech, situé boulevard Moulay Rachid à Guéliz.

Construit, dans les années 1926, par l’architecte Serge Escharavil alors que le pays est sous le protectorat français, le complexe était l’idée d’un certain «Monsieur Friggeri» qui rêvait de mettre en place un cinéma dans le style art-déco, comme l’Eden des frères Lumière, rapporte Made-in-Marrakech. A l’époque de son ouverture, Ciné-Palace Théâtre était alors «le premier lieu pluriculturel du royaume».

A l’origine, le complexe comptait deux salles couvertes, dont le Cinéma Lux et une salle en plein air. «Les meilleures troupes de l’époque et des stars internationalement reconnues comme Nate King Cole ou encore Rita Hayworth s’y sont d’ailleurs produites dans les années 30», rapportait en 2014 le magazine Marrakech Pocket.

Mais les 40 ans de succès de ce complexe n’empêcheront pas les propriétaires de rendre les armes. Le légendaire Ciné-Palace Théâtre est alors fermé en 1984, laissant le bâtiment à l’abandon.

En 2014, grâce à la mobilisation des acteurs associatifs, à l’instar de la section locale de l’ONG Save Cinemas in Morocco et l’association des amis du Ciné-théâtre Palace, celui-ci ouvrira ses portes une dernière fois pour abriter l’événement «Guéliz en fête» lors de la journée mondiale du patrimoine.

Mais, après bientôt un siècle d’existence, le Ciné Théâtre Palace a été partiellement détruit en octobre 2018. Sur sa page Facebook, l’association Save Cinemas In Morocco a déploré que les travaux de démolition soient les prémices d’un «futur chantier d’hôtel» d’un propriétaire originaire des pays du golfe, qui viendra se hisser à la place du mythique édifice.

Le Ciné-Palace Théâtre de Marrakech, situé sis Boulevard Moulay Rachid à Marrakech. / DRLe Ciné-Palace Théâtre de Marrakech, situé sis Boulevard Moulay Rachid à Marrakech. / DR

 

Cinéma Salam à Agadir ou la malédiction de «Godzilla»

Dans les années 1940, la population de la région de Souss-Massa a vu la construction de l’un de ses cinémas les plus emblématiques. Cinéma Salam se dressait alors au milieu du quartier industriel d’Agadir, avec une histoire inhabituelle mais intéressante à raconter.

Conçu par l’architecte français George Appéré pour le compte de l’homme d’affaires marocain Boubker Fakih Tetouani en 1946, l’édifice, dont l’architecture et le design étaient difficiles à ignorer, appartenait à un autre homme d’affaires basé à Agadir, appelé Yahia Yahia ou Si Yahia Ben Idder, selon des témoignages.

Sur une superficie de 1 200 mètres carrés, Cinema Salam était alors le lieu incontournable des jeunes et des cinéphiles des années 1950 et 1960, écrit Le360. En plus de son architecture extérieure moderne, inhabituelle et artistique, le cinéma était devenu célèbre après une coïncidence dramatique qui s’est produite dans les années 1960.

Le 29 février 1960, Agadir est frappée par l’un des tremblements de terre les plus meurtriers de l’histoire du Maroc. Alors que la ville s’effondrait, 400 personnes étaient à l’intérieur du Cinéma Salam pour la première projection du film japonais de 1954 «Godzilla», écrivait l’agence turque Anadolu dans un article de 2015.

Et tandis que «Godzilla», un dinosaure géant fictif, détruisait une île japonaise dans le film, la ville d’Agadir subissait le même sort causé par le tremblement de terre. Lorsque les spectateurs du cinéma quittent la salle, l’impression que «Godzilla» était aussi passé par Agadir traversa leurs esprits, confus à cause d’un mélange entre la peur et l’incompréhension.

Le cinéma Salam avait finalement survécu au tremblement de terre, restant la seule salle de cinéma d’Agadir en activité jusqu’aux années 1980, mais elle serait actuellement fermée.

Cinéma Salam à Agadir. / DRCinéma Salam à Agadir. / DR

 

El Gran Teatro Cervantes, le seul théâtre qui renaît de ses cendres

Bien qu’il ait fêté en 2013 son centenaire, El Gran Teatro Cervantes, le grand théâtre Cervantes de Tanger, a été abandonné depuis de longues années.

Construit entre 1911 à 1913 par le couple d’émigrés de Cadix à Tanger, Manuel Peña et doña Esperanza Orellana, le majestueux théâtre a été inauguré en 1913, avec une capacité de 1 400 places, faisant de lui, à l’époque, un bijou culturel d’une ville sous administration internationale. Grâce à l’architecte Diego Jiménez Armstrong, le bâtiment était l’un des «premiers édifices en béton armé de l’époque, les matériaux nécessaires à sa construction ont dû être importés d’Espagne», rapportait Made-in-Tanger.

Au cours de sa longue vie, El Gran Teatro Cervantes sera l’endroit culturel de premier choix à Tanger. Le théâtre abritera des représentations d’Othelo de Shakespeare, Saladin de Nagib Hadded, le ténor italien Caruso, la comédienne française Cécile Sorel, ou encore la star égyptienne Youssef Wahbi, écrit France Culture. De grandes vedettes espagnoles viendront aussi se produire sur son scène.

Il se transformera même en «salle de cinéma et de catch». Cédé par ses propriétaires à l’Etat espagnol, le théâtre mettra toutefois la clé sous la porte, en 1974, bien qu’il ait été «longtemps loué pour un dirham symbolique au Maroc, tout en restant la propriété de l’Espagne», précise Le Monde en février dernier.

Et c’est cette année que l’Espagne a annoncé qu’elle cède cet édifice au gouvernement marocain. Un «don irrévocable» que le Maroc s’est engagé à restaurer. En juillet dernier, l’agence espagnole EFE a indiqué que le conseil de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima a approuvé un budget de cinq millions de dirhams pour à la restauration d’El Gran Teatro Cervantes.

La grande salle du théâtre Cervantès, à Tanger, en janvier 2014. / Ph. Fadel Senna - AFPLa grande salle du théâtre Cervantès, à Tanger, en janvier 2014. / Ph. Fadel Senna – AFP

Cinéma Marhaba à El Jadida, fermé à cause de «Titanic» ?

Mais l’histoire de la fermeture du Cinéma Marhaba à El Jadida reste des plus originales. Détruite dans les années 2000 et transformée en centre commercial après avoir été vendue, elle laissera place au fameux «Al Borj» qui donne sur la plage de la ville.

Le quotidien francophone L’Economiste avait rappelé que la salle de cinéma était l’un des rares lieux de divertissement des habitants de la petite ville au sud de Casablanca.

Cinéma Marhaba a ouvert ses portes en 1953. C’était l’un des projets locaux financés et initiés par une entreprise appelée Compagnie Paquet. C’est dans le cadre d’une initiative touristique visant à attirer des visiteurs et divertir les clients d’un hôtel dans la même ville que l’idée de construire une salle de cinéma avait émergée.

Pendant des années, Marhaba avait attiré de nombreux cinéphiles, dont cet habitant originaire d’El Jadida qui se souvient encore de la dernière fois qu’il y assistait à un film. A la fin des années 1990, ce Jdidi, contacté par Yabialdi, est allé au cinéma Marhaba pour regarder le film de James Cameron «Titanic», alors récemment sorti.

Mais en plein milieu du film, les participants auraient «perdu la raison à cause des événements du film et ont commencé à se battre». Le public s’est réparti en deux groupes principaux, «ceux qui soutenaient l’histoire d’amour de Jack et Rose et les partisans du fiancé de l’héroïne du film», se remémore-t-il.

«Les deux groupes ont commencé à se battre, endommageant au passage certains équipements du cinéma, y compris les chaises», ajoute le natif d’El Jadida. Les autorités de la ville étaient même intervenues pour mettre fin au «chaos» qui s’était produit.

Et c’était la dernière fois que ce cinéphile mettait les pieds au Cinéma Marhaba, détruit le 5 janvier 2001 après avoir été racheté par un autre entrepreneur.

Le cinéma Marhaba à El Jadida, remplacé depuis 2001 par un centre commercial. / DRLe cinéma Marhaba à El Jadida, remplacé depuis 2001 par un centre commercial. / DR

 

Agadir : une élève dédommagée après avoir été accusée de triche au bac

lesiteinfo.com – 25/12/2019

Le Tribunal administratif d’Agadir a récemment rendu son verdict dans l’affaire d’une jeune fille qui avait été privée de passer les examens du baccalauréat lors de la session 2014/2015. Ceci après avoir été accusée de triche à l’épreuve d’anglais.

Selon une source de Le Site Info, le tribunal a ordonné le paiement de 400.000 DH de dommages-intérêts au profit de l’élève, qui avait porté plainte contre l’Académie régionale de l’Education.

Et de rappeler que l’élève n’avait pas obtenu son Bac après avoir reçu un 0/20 en raison de “la similitude de sa copie avec celle d’une autre élève ayant passé l’épreuve dans la même salle”.

LA MOROCCO BASS LEAGUE, CE WEEK-END À AGADIR

par Zineb Zaher – leseco.ma – 25/12/2019

L’Union marocaine du black-bass organise, du 27 au 29 décembre prochain, la 4e édition de la Morocco Bass League 2019 au barrage Moulay Abdallah à Tamri (Région d’Agadir).
Le concours, qui verra la participation d’une soixantaine de pêcheurs marocains de haut niveau, est axé sur la pêche du black-bass, carnassier d’eau douce réputé dans le monde entier pour ses combats exceptionnels et ses sauts extraordinaires.
Les passionnés de pêche sportive se donnent rendez-vous à Tamri, au nord d’Agadir, pour rencontrer ce carnassier agressif qui se trouve particulièrement dans les eaux peu profondes et plutôt chaudes. L’événement sera l’occasion de promouvoir une pêche sportive durable et responsable auprès de pêcheurs de tout le Maroc.
Les prises sont mesurées (elles doivent dépasser les 35 cm), filmées et remises à l’eau le plus rapidement possible afin de préserver la ressource halieutique continentale. En effet, le barrage Moulay Abdallah a été le premier barrage où le prélèvement de ce poisson modérément grand et robuste a été interdit, faisant de lui le premier barrage en « No Kill » du Maroc, comme attesté par l’arrêté réglementant la pêche dans les eaux continentales du département des Eaux et forêts.
Cette dernière manche, orchestrée sous l’égide de l’UMBB par l’Olympique Club de Safi (OCS), verra la consécration du champion du Maroc 2019 qui pourra, à ce titre, concourir dans des championnats et concours et de pêche sportive à l’étranger.
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