Archives de janvier 10th, 2020

Yennayer (ⵉⵏⵏⴰⵢⵔ en tifinagh) : Le premier jour de l’année selon le calendrier amazigh

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La célébration du jour de l’an selon le calendrier agraire a été attestée au Maroc depuis fort longtemps. Il a probablement été inspiré du calendrier julien lui-même d’origine égyptienne.

Il s’agit ainsi de la plus ancienne fête au Maroc. Elle est célébrée pour marquer le début d’une année agraire qui commence par les labours. C’est une manière d’augurer une année prometteuse et généreuse.

La fête du premier jour du calendrier agraire dite Yennayer (ou Innayer), HagouzaId n usggwas (nuit de l’an) selon les régions et selon les communautés est organisée, selon les régions du 12 au 14 janvier du calendrier grégorien, à l’échelle familiale suivant un rituel culinaire qui diffère d’une région à l’autre. Elle présente néanmoins un caractère commun, celui de la part belle donnée à ce repas particulier autour duquel participe toute une symbolique dédiée dans sa globalité à la terre, mère généreuse envers les siens en leur procurant de la bonne nourriture une année durant.

Yennayer constitue ainsi un élément important du patrimoine culturel immatériel marocain bien enraciné dans les traditions ancestrales. Il représente également un bel exemple de la diversité extraordinaire d’un élément qui se décline ainsi selon plusieurs versions.

Récemment le Mouvement Culturel Amazigh s’est approprié cette fête annuelle en la considérant comme étant le premier jour selon un calendrier amazigh qui débuterait vers 950 avant Jésus-Christ, date qui correspond à celle où le roi berbère Sheshonq 1er fut intronisé pharaon d’Égypte et fonda la XXIIe dynastie qui régna sur l’Égypte jusqu’à l’an 715 avant Jésus-Christ. Ce roi berbère avait réussi à unifier l’Égypte pour ensuite envahir la Palestine. On dit de lui qu’il s’empara des trésors du temple de Salomon à Jérusalem en 926 avant Jésus-Christ.

Le mythe de la vieille

Dans l’univers culturel berbère, un drame mythique marqua, de sa forte empreinte, yennayer. Des histoires légendaires sont différemment contées au sujet d’une vieille femme. Chaque contrée et localité ont leur version. Les Kabyles disaient qu’une vieille femme, croyant l’hiver passé, sortit un jour de soleil dans les champs et se moquait de lui. Yennayer mécontent emprunta deux jours à furar (février) et déclencha, pour se venger, un grand orage qui emporta, dans ses énormes flots, la vieille.

Chez les At-Yenni, la femme fut emportée en barattant du lait. Chez les At-Fliq, il emprunta seulement un jour et déclencha un grand orage qui transforma la vieille en statue de pierre et emporta sa chèvre. Ce jour particulier est appelé l’emprunt (Amerdil). Le Kabyle le célébra chaque année par un dîner de crêpes. Le dîner de l’emprunt (Imensi umerdil) fut destiné à éloigner les forces mauvaises.

À Azazga et à Béjaïa (en Algérie), la période de la vieille (timγarin) duraient sept jours. Le mythe de la vieille exerçait une si grande frayeur sur le paysan berbère au point que celui-ci était contraint de ne pas sortir ses animaux durant tout le mois de yennayer. Le pragmatisme a fait que les jours maléfiques furent adaptés par le Kabyle à l’organisation hebdomadaire des marchés dans les villages. Cette répartition du temps de la semaine est encore d’actualité. Chaque commune de Kabylie possède son jour de marché. Pour l’esprit rationnel le tabou de ne pas sortir les animaux s’explique plutôt par l’utilisation de la bête comme source de chaleur pour la famille durant le mois le plus froid de l’année. L’architecture intérieure de la maison traditionnelle étaye au demeurant cette argumentation.

Le mythe de la vieille marqua, d’ouest en est, les régions berbérophones. À Fès (au Maroc), lors du repas de yennayer, les parents brandissaient la menace de la vieille, appelée « Hagouza » du mot arabe ajouza signifiant la vieille, si leurs enfants ne mangeaient pas à satiété : « la vieille de yennayer viendra vous ouvrir le ventre pour le remplir de paille ». Ainsi le nom du plat à base de lait et de grains de blé porte-t-il également le nom de Hagouza.

À Ghadamès (en Libye), « Imma Meru » était une vieille femme, laide, redoutée malfaisante. Elle viendrait griffer le ventre des enfants qui ne mangeraient pas des légumes verts durant la nuit du dernier jour de l’an, disaient les parents. Pour permettre aux jeunes pousses d’aller à maturité, l’interdit de les arracher s’applique par « Imma Meru a uriné dessus ». Étant conté différemment, dans la quasi-totalité des régions berbérophones, le drame légendaire de la vieille de yennayer a le même support culturel.

Des traditions berbères liées au changement de l’année se retrouvent dans plusieurs régions d’Afrique, voire du bassin méditerranéen. Elles s’apparentent parfois à de la superstition néanmoins elles participent à la socialisation des personnes, harmonisent et renforcent le tissu culturel. Des peuples d’identités différentes, considèrent les divers rites de yennayer faisant partie intégrante de leur patrimoine culturel.

Et pour tous nos amis Imazighen :

Institut français d’Agadir – Lettre d’information du 6 au 19 janvier 2020

Agadir
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Concert de fin de résidence

1000 BATTEURS POUR LA PAIX

Un projet de Kalid BAZI

jeudi 16 janvier 2020 à 19h – IFA

Résidence d’artistes : du 9 au 20 janvier 2020 à l’IFA
Après 10 jours de masterclass musicales dans différents quartiers d’Agadir, le concert de fin de résidence du batteur Kalid Bazi et de son groupe sonnera comme un avant-goût de l’événement du 16 mai 2020 qui réunira « 1000 batteurs pour la Paix » à Paris, dont 3 gadiris.

Entrée libre

Dilili
Ciné-goûter

DILILI À PARIS

Mercredi 8 janvier à 15h – IFA
De Michel OCELOT
France, Belgique, Allemagne. 2018. 95’
A partir de 9 ans
Réservé aux adhérents de l’IFA
Atelier d'écriture
Atelier d’écriture

L’ECRIVAIN C’EST TOI

Mercredi 8 janvier à 17h – IFA
Tu veux prendre le stylo et te lancer, tu as des idées formidables à partager. C’est certain ! Nous partagerons des moments à se confier à l’écriture, à imaginer, à réfléchir…
Réservé aux adhérents de l’IFA
Ernest & Celestine
Ciné-goûter

ERNEST ET CÉLESTINE

Mercredi 15 janvier à 15h – IFA
De Benjamin RENNER, Vincent PATAR, Stéphane AUBIER.
France, Belgique, Luxembourg. 2016. 76’
A partir de 9 ans
Réservé aux adhérents de l’IFA
Ciné débat Tassanou-01
Ciné-débat

TASSANOU, TAYRINOU

Documentaire de Kamal Hachkar

Vendredi 17 janvier 2020 à 19h – IFA

Pour célébrer le nouvel an amazigh 2970 «Yennayer», l’Institut français d’Agadir organise la projection du documentaire «Tassanou, Tayrinou » en présence du réalisateur Kamal Hachkar et de quelques-uns des artistes figurant dans le film : la diva Hadda Ouakki accompagné par l’un de ses musiciens Abdellah Ezzahraoui.

Gratuit pour les adhérents / 30 DH pour les non-adhérents

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Concert

HICHAM MASSINE

Documentaire de Kamal Hachkar

Samedi 18 janvier 2020 à 19h – Salle Brahim Radi

L’Institut français d’Agadir organise une deuxième soirée à l’occasion du nouvel An Amazigh, avec un grand concert du chanteur gadiri ‘Hicham Massine’.
Entrée libre
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Conte-01
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Atelier numérique

GOOGLE TOONTASTIC 3D

Samedi 18 janvier à 15h – IFA
Toontastic 3D fonctionne comme un petit théâtre dans lequel l’enfant doit choisir les personnages et les paramètres, les animer et également enregistrer leur propre voix pour créer des histoires originales tout en jouant librement avec les fonctionnalités de l’application.
Réservé aux adhérents de l’IFA
Heure du conte

CONTES DES SAGES BERBERES

Tous les mercredis et les samedis à 16h30 – IFA
Les plus beaux contes pour s’évader dans un monde imaginaire. Pour les petites et les grandes oreilles.
Réservé aux adhérents de l’IFA
Nuit de la lecture 2020
Samedi 18 janvier 2020
15h : Atelier marque-pages
16h : Lecture de contes bilingues (français-berbères)
17h : Rencontre avec un livre (pochettes surprises)
La médiathèque participe à la 4ème nuit de la lecture, événement qui contribue à rendre la fréquentation de ce lieu de vie et de culture plus accessible à tous ceux qui aiment le livre et la lecture.
Réservé aux adhérents de l’IFA
Carte IFA
Avec la Carte IFA, vous pouvez accéder gratuitement à la médiathèque et aux activités culturelles de l’Institut français (hors exceptions).
L’adhésion s’effectue à la médiathèque de l’Institut. La carte IFA est valable un an, de date à date.
• Tarifs :
Enseignant de français et étudiant > 100 dirhams Scolaire > 200 dirhams
Adulte > 200 dirhams
Groupe Scolaire > 250 dirhams (accueil personnalisé)
Institut Français du Maroc – Site d’Agadir
Rue Chenguit – Nouveau Talborjt
BP 341 – 80001 – Agadir
contact-agadir@institutfrançais-maroc.com

Agadir : décès d’un Britannique dans des circonstances mystérieuses

lesiteinfo.com – 09/01/2020

Le corps sans vie d’un ressortissant britannique a été découvert mercredi dans son domicile par les services de la gendarmerie royale d’Aourir, dans la province d’Agadir.

Selon une source de Le Site info, les voisins ont été alertés par l’odeur nauséabonde qui émanait de l’appartement, situé au quartier Tighza, et ont appelé les autorités.

Si les raisons du décès n’ont pas encore été déterminées, certains ont estimé que le ressortissant britannique serait mort asphyxié, à cause de l’inhalation de dioxyde de carbone dégagé par un brasero. Ce dernier, rapporte la même source, a été retrouvé dans la chambre où le corps a été découvert, ajoutant que l’espace n’était pas aéré.

Les autorités ont ainsi ouvert une enquête, sous la supervision du parquet compétent, pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Agadir : Hommage à plusieurs personnalités à l’occasion du Nouvel An amazigh

par Adam Elbaz – moroccojewishtimes.com – 09/01/2020

A l’occasion de la célébration du Nouvel An amazigh 2970, l’association Tayri Nwakal rendra un hommage solennel à plusieurs personnalités scientifiques, culturelles, économiques, littéraires, religieuses et sportives lors d’un grand festival culturel international qui sera organisé à Agadir les 10, 11 et 12 janvier.

Au cours de ce festival, un hommage sera rendu à l’entrepreneur Mohamed Al Mouden, vice-président de la chambre de commerce, d’industrie et de services d’Agadir, en lui décernant le prix Hajj Ahmed Akhenouch, en reconnaissance de ses initiatives consistant à encourager les jeunes entrepreneurs, à les orienter, à les former et à les doter de crédits sans intérêts afin de les aider à réussir leurs projets. En effet, ce dernier a aidé à la constitution de quelque 643 entreprises, contribuant ainsi à la création de 2.100 emplois.

Pour ce qui est du prix Mhand Ouzal, il reviendra cette année au doyen de l’école Azarif, Hajj Mohammed ben Al Hassan Achibi, issu d’une famille d’érudits et qui travaille depuis 1964 en tant qu’Imam de cette école. Quant au prix Mohammed Mounib, il sera attribué au jeune chercheur et traducteur Rachid Najib, originaire de la région de Goulemin Oued Noun et qui, depuis son jeune âge, s’intéresse à la culture amazighe.

A cette même occasion, le poète amazigh Omar Taous et le poète et traducteur Mohammed Farid Zalhoud seront également mis à l’honneur.

S’agissant du prix Larbi Ben Mbarek, il reviendra cette année à Yassine Rami, le défenseur du Hassania d’Agadir ainsi qu’à Youssef Moustakim, le “Maestro” des Ultras Imazighen et du public du Hassania d’Agadir et l’un des plus célèbres supporters marocains.

Cette année, l’association a choisi le thème « Quelle stratégie régionale pour officialiser la langue Amazighe dans la région de Souss-Massa » et ce, conformément au débat en cours sur la régionalisation élargie et les moyens de la réussir ainsi qu’au souhait de cette association de participer, à l’instar des institutions et des départements ministériels, à la mise en place d’un plan visant à activer le caractère officiel de l’Amazighe comme le prévoit sa loi réglementaire publiée dans le journal officiel.

«La langue Amazighe en Afrique du Nord» est une thématique qui sera également abordée avec la participation du chercheur universitaire algérien Nasser Jabi, coordinateur de l’ouvrage Mouvements amazighs en Afrique du Nord, de l’écrivain tunisien Fathi Moammer, de l’acteur politique libyen et ancien président du Congrès Mondial Amazigh Fathi ben Khalifa et de l’universitaire marocain Hussein Bou Yaacoubi, auteur du livre La question amazighe au Maroc et en Algérie. « Le mouvement amazigh au Maroc: quelles perspectives après l’officialisation ?» est une thématique qui sera également débattue.

Et afin de célébrer le Nouvel An Amazigh 2970, une grande soirée artistique sera organisée le dimanche 12 janvier sur la place Al Wahda à la plage d’Agadir. Elle sera diffusée en direct sur la chaîne amazighe et elle verra la participation des artistes Omar Boutmazought, la troupe Ahwach Bnat Louz de Tafraout, El Batoul Marwani, Fatima Tabaamrant et Raïs El Hussein Taous.

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