Archives de janvier 17th, 2020

Or bleu : Plan royal pour le Maroc

lereporter.ma – 16/01/2020

Or bleu : Plan royal pour le Maroc

SM le Roi Mohammed VI, accompagné de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan, a présidé, lundi 13 janvier 2020 au Palais Royal à Rabat, la cérémonie de signature de la convention cadre pour la réalisation du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation (PNAEI) 2020-2027.

Cette convention définit les conditions et modalités d’exécution et de financement de ce programme qui mobilise des investissements de l’ordre de 115,4 MMDH. Le PNAEI vise la consolidation et la diversification des sources d’approvisionnement en eau potable, l’accompagnement de la demande pour cette source inestimable, la garantie de la sécurité hydrique et la lutte contre les effets des changements climatiques.

Cinq axes pour garantir la sécurité hydrique du Maroc

A cette occasion, le ministre de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara, a prononcé une allocution devant SM le Roi, dans laquelle il a souligné que ce programme s’articule autour de cinq principaux axes. Il s’agit, de l’amélioration de l’offre hydrique notamment par la construction de barrages (61 MMDH), de la gestion de la demande et la valorisation de l’eau notamment dans le secteur agricole (25,1 MMDH), du renforcement de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural (26,9 MMDH), de la réutilisation des eaux usées traitées dans l’irrigation des espaces verts (2,3 MMDH), et de la Communication et la sensibilisation en vue de renforcer la conscience liée à l’importance de la préservation des ressources en eau et la rationalisation de son utilisation (50 MDH). Abdelkader Amara a précisé, à cette occasion, que le financement de ce programme sera assuré à hauteur de 60% par le Budget général de l’État et de 39% par les acteurs concernés et le reste dans le cadre d’un partenariat public-privé. Il a également noté que le suivi de l’exécution dudit programme sera assuré par un comité de pilotage présidé par le Chef de gouvernement, une commission technique présidée par le ministre de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau et des commissions régionales présidées par les Walis des différentes régions du Maroc.

Au sujet de la question de l’amélioration de l’offre hydrique, le Programme  national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027, prévoit la construction de 20 grands barrages d’une capacité de stockage de 5,38 milliards de m3, avec une enveloppe budgétaire de 21,91 MMDH, a poursuivi Amara, notant que la construction de ces nouveaux barrages permettra de porter la capacité de stockage globale du Royaume à 27,3 milliards de m3. Le ministre a en outre assuré, qu’il a été procédé au recensement au niveau des différentes régions du Royaume de 909 sites susceptibles d’abriter des petits barrages et des barrages collinaires, rappelant que le Royaume dispose actuellement de 130 petits barrages et que 20 barrages de ce type sont en cours de réalisation. Toujours au volet de l’amélioration de l’offre hydrique, Amara a assuré que le Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 porte aussi sur l’exploration des eaux souterraines en vue de la mobilisation de nouvelles ressources, ainsi que la réalisation de nouvelles stations de dessalement d’eau de mer qui viendront s’ajouter à celles déjà opérationnelles à Laâyoune, Boujdour, Tan et Akhfenir. Amara a rappelé, à ce sujet, que deux stations de dessalement sont en cours de réalisation à Agadir et Al Hoceima et trois autres sont programmées à Casablanca, Dakhla et Safi.

Le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts Aziz Akhannouch a, pour sa part, affirmé que conformément aux Hautes instructions royales ayant trait à la poursuite du programme d’économie d’eau dans le secteur agricole, le programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 concernera, dans son volet relatif à l’approvisionnement en eau d’irrigation, une superficie globale de 510.000 Ha et bénéficiera à 160.000 agriculteurs. Ce volet, qui mobilise des investissements de l’ordre de 14,7 MMDH, porte notamment sur la poursuite de la réalisation du programme national d’économie d’eau d’irrigation qui devra mobiliser une enveloppe budgétaire de près de 9,5 MMDH, et vise la conversion des systèmes d’irrigation traditionnels en systèmes d’irrigation goutte-à-goutte, partant en cela des résultats positifs enregistrés par le Plan Maroc Vert, qui a permis de porter à 585.000 Ha les superficies équipées en système d’irrigation goutte-à-goutte (100.000 agriculteurs bénéficiaires). Akhannouch a indiqué, à ce propos, qu’il est prévu au titre du nouveau programme l’équipement de 350.000 Ha supplémentaires en système d’irrigation goutte-à-goutte. Il s’agira également, comme expliqué par le ministre, de la poursuite du projet d’aménagement hydro-agricole pour la sauvegarde de la plaine de Saiss, du projet de développement et de modernisation des petits et moyens périmètres d’irrigation, et le lancement du projet d’aménagement hydroagricole de la région Sud-Est à partir de la plaine du Gharb.

Accessibilité, équité et partage des ressources en eau

Intervenant à cette occasion, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, a souligné que le programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 ambitionne la généralisation de l’approvisionnement du monde rural en eau potable et la lutte contre la précarité que connaissent certaines régions notamment lors des périodes de sécheresse. Laftit a indiqué que les mesures relatives à cet axe concernent les centres ruraux, soulignant qu’il sera procédé dans ce cadre à la programmation de 659 centres, pour un coût de 5 MMDH, ce qui permettra la généralisation des raccordements individuels à tous les centres ruraux. Le ministre a précisé également que 7.876 douars seront programmés dans le cadre de ces mesures, pour une enveloppe estimée à 9,68 MMDH, ce qui permettra la généralisation de l’approvisionnement en eau potable de tous les douars du Royaume. En ce qui concerne la question de l’économie de l’eau potable, Abdelouafi Laftit a affirmé que le programme vise l’amélioration du rendement des réseaux de distribution dans les villes et Centres urbains à hauteur de 78 % à l’horizon 2027, avec une économie de près de 207 millions de m3 d’eau, l’optimisation des investissements relatifs aux infrastructures hydriques, la garantie de la poursuite de l’approvisionnement en eau potable et l’amélioration de la qualité des services. Pour ce qui est de la réutilisation des eaux usées traitées, Laftit a indiqué qu’il a été procédé à l’adoption d’un programme national intégré d’assainissement liquide en milieux urbain et rural et la réutilisation des eaux usées traitées, qui s’assigne pour objectifs la poursuite de la réalisation de projets d’assainissement liquide au profit de 128 villes et centres urbains et l’équipement de 1.207 Centres ruraux en réseau d’assainissement, ainsi que la réutilisation des eaux usées traitées dans l’irrigation d’espaces verts. La première tranche dudit programme 2020-2027 permettra la mobilisation de 100 millions de m3/an à l’horizon 2027 et ce, à travers la réalisation de 87 projets, dont 22 pour l’irrigation des terrains de golf.

Par la suite, SM le Roi a présidé la signature de la convention cadre pour la réalisation du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027. Elle a été signée par le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun, le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, Aziz Akhannouch et le ministre de l’Équipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, Abdelkader Amara.

De la stratégie de normalisation de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental

par YASSINE BENARGANE – yabiladi.com – 16/01/2020

Si certains l’accuse d’imposer une politique du «fait accompli» dans la province, l’ouverture de plusieurs consulats au Sahara confirme la stratégie entreprise par le Maroc pour normaliser, à l’échelle internationale, sa souveraineté. Une stratégie qui devrait se prolonger avec, notamment, plusieurs réunions d’ordre politique et économique internationales à Laâyoune ou Dakhla.

Vendredi, le Gabon n’ouvrira pas seulement un mais deux consulats dans les provinces sahariennes du Maroc. Selon des sources diplomatiques, les autorités de Libreville comptent inaugurer, la même journée, un consulat à Laâyoune et un autre à Dakhla. Le Gabon emboîte ainsi le pas à la Cote d’Ivoire, disposant depuis juin dernier d’un consulat honoraire à Laâyoune, la Gambie et l’Union des Comores. Avec quatre consulats de pays subsahariens dans la province, en plus d’un consulat honoraire, le Maroc poursuit sa stratégie de la normalisation de sa souveraineté sur le Sahara occidental.

«Tout cela est la normalité de ce processus que le Sahara est marocain», nous déclare ce jeudi une source au sein de la diplomatie marocaine. «La marocanité du Sahara est une évidence historique, une position diplomatique constante et une réalité juridique nationale et administrative et cela ressort notamment dans le cadre de la délimitation de l’espace maritime», ajoute notre interlocuteur.

«Ce n’est pas seulement une proclamation mais une réalité qui est de plus en plus partagée par des pays qui souhaitent l’exprimer. Certains le font avec des positions diplomatiques, dans des communiqués ou des déclarations, en soutenant le Maroc alors que d’autres sont en train de l’exprimer aujourd’hui par une forme diplomatique plus forte, avec la reconnaissance de la juridiction politique et diplomatique du Maroc sur ses provinces du Sud à travers ces consulats.»

Source diplomatique marocaine

Plusieurs événements d’envergures accueillis par les provinces du Sud

Une stratégie qui a connu les prémisses bien avant cette vague d’ouvertures consulaires, avec notamment les manifestations régionales et internationales qui se sont tenues dans les provinces du Sud. D’ailleurs, c’est en février 2015 que le Maroc a annoncé en grande pompe la tenue, à Dakhla, de la première édition du Forum Crans Montana, qui n’a pas manqué de sortir le Polisario et l’Algérie de leurs gonds. Et avant Crans Montana, qui se tiennent depuis de façon annuelle dans la perle du Sud, le Maroc avait organisé, en mars 2014, la sixième réunion du Bureau de la Commission parlementaire mixte (CPM) Maroc-UE, ainsi qu’une conférence internationale sur «l’intelligence territoriale», avec la participation d’une centaine d’experts étrangers, en 2012. D’autres événements de taille seront organisés prochainement dans la province, comme le Championnat d’Afrique des nations masculin de handball, prévue à Laâyoune en 2022, ou la réunion de la CAF et la Coupe d’Afrique du Fustal, prévue du 28 janvier au 7 février.

En 2017, cette stratégie de normalisation a englobé le volet économique, avec l’ouverture du premier restaurant de la chaîne de fast food américaine McDonald’s à Laâyoune. Un virage en mesure de servir d’exemple à d’autres entreprises étrangères hésitant à s’installer dans les provinces sahariennes. D’ailleurs, le Maroc compte transformer l’essai en organisant de plus en plus d’évenements à caractères économiques dans la région. En décembre dernier, Laâyoune a accueilli le forum de l’investissement Maroc-Chine, organisé par le Conseil de sa région. En octobre 2019, la Chambre française de l’industrie et du commerce de France au Maroc (CFCIM) a choisi Dakhla pour abriter son forum d’affaires Maroc-France.

Evènements sportifs, investissements, consulats, et le Maroc ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. «Des commissions mixtes se tiendront dans les provinces du Sud tout comme des visites ministérielles. Il y a aura aussi une réunion sur les pays du Pacifique qui aura lieu en février», complète notre source diplomatique. L’enjeu étant de faire de ces villes des destinations normales à l’instar de Tanger ou Agadir. «Un consulat, pour le cas de Dakhla par exemple, est une représentation localisée au niveau de ce que nous considérons comme la porte du Maroc vers l’Afrique car pour nous, Dakhla est pour l’Afrique ce que Tanger est pour l’Europe», argue-t-il. Si la comparaison semble quelque peu hardie, notre source diplomatique précise sa vision : «beaucoup du commerce du Maroc avec l’Afrique passe par Dakhla, et l’activité économique sera de plus en plus importante, avec le nouveau port».

UNICEF. «HIMAYA» S’INVESTIT POUR UN MEILLEUR ACCÈS DES ENFANTS À LA JUSTICE

par Asma Achahboun 

Selon les chiffres de la Délégation générale de l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR), en 2018, 1.224 mineurs sont incarcérés dans les prisons marocaines. Ces jeunes sont, pour la plupart, issus de milieux défavorisés et se retrouvent livrés à eux-mêmes face à une justice peu clémente et compréhensive.

Pour répondre au manque d’accompagnement des enfants en conflit avec la loi, depuis 4 ans, l’UNICEF a mis en place plusieurs actions pour assurer un accès efficient des enfants à la justice. Selon l’UNICEF, qui a fait un état des lieux des actions menées, plus de 10.000 enfants marocains ont bénéficié des interventions de Himaya. Principalement à travers la formation des professionnels et des familles responsables de leur prise en charge, et aussi à travers des activités culturelles et sportives. Le projet Himaya est conduit avec le soutien technique de l’UNICEF et l’appui financier de l’Union européenne.

Dans le cadre de la Charte de la réforme de la justice et du programme d’appui de l’Union européenne dans le secteur de la justice au Maroc, 5 circonscriptions judiciaires pilotes ont été assignées pour Tanger, Fès, Casablanca, Marrakech et Agadir. En vue d’appuyer le travail social pour mieux répondre aux besoins des enfants en contact avec la loi, depuis 2016 une feuille de route a été élaborée.

A cet effet, 700 acteurs de la justice ont été formés aux procédures jugées sensibles pour les enfants, ce qui a permis de renforcer les capacités des acteurs de terrain en matière de droits des enfants, de prendre en considération leur intérêt et de communication avec les enfants. En parallèle, des séminaires et des ateliers sur les droits de l’enfant destinés aux magistrats, officiers de police judiciaire, assistants sociaux des tribunaux, greffiers, directeurs de Centre de protection de l’enfance, éducateurs, délégués à la liberté surveillée, enquêtrices familiales ont été assurés.

UNICEF Maroc@UNICEFMaroc

10000 bénéficiaires depuis 2016, avec formations de professionnels et des familles,sensibilisation des enfants,amélioration de la coordination entre les services, promotion d’activités culturelles et Sportives. mieux accompagner les enfants en contact avec la loi

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Une visite d’étude du ministère de la Justice du Maroc en Bulgarie, sur les alternatives au placement des enfants en institution, a permis de développer un nouveau modèle d’espace adaptés aux enfants dans les tribunaux améliorant les conditions d’accueil et d’audition des enfants au tribunal. Des partenariats avec la Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des détenus, la Fondation Amane, l’Association Bayti, ont permis de garantir un accompagnement efficace de plus de 2.400 enfants en conflit avec la loi ou en situation difficile qui ont bénéficié d’activités psychosociales et de suivi médical dans les régions cibles du projet pour appuyer leur réinsertion dans le cadre de projets de la vie.

Ces partenariats ont porté leurs fruits, plus de 6.000 enfants de la région Souss-Massa et de Casablanca-Settat ont été sensibilisés à la prévention des crimes et des délits, à leurs droits et aux alternatives à la détention.

UNICEF Maroc@UNICEFMaroc

, avec le @Min_Jeunesse et l’appui financier de @UE_au_Maroc ,a équipé 15 centres de protection de l’enfance en outils informatiques. Grâce à l’initiative, 4000 enfants ont bénéficié de ces équipements.Vers une meilleure prise en charge des enfants en besoin de protection

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Mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh : Le conseil provincial de Tiznit, première institution élue à se doter d’un plan d’action en la matière

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 16/01/2020

Mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh : Le conseil provincial de Tiznit, première institution élue à se doter d’un plan d’action en la matière

Réuni lundi dernier, le Conseil provincial de Tiznit présidé par le Rassemblement national des indépendants est la première institution élue au niveau national à passer à l’action pour activer et opérationnaliser le caractère officiel de l’amazigh comme le prévoit la Constitution de 2011 qui stipule dans son article 5 que «l’arabe demeure la langue officielle de l’Etat.

L’Etat œuvre à la protection et au développement de la langue arabe ainsi qu’à la promotion de son utilisation. De même, l’amazigh constitue une langue officielle de l’Etat en tant que patrimoine commun à tous les Marocains sans exception».

Dans ce sens, les membres de ce conseil viennent d’adopter un plan d’action qui s’étale sur trois ans pour traduire ce processus en des mesures pratiques et concrètes au niveau de cette institution pour faire officialiser l’amazigh à tous les niveaux du travail dudit conseil. Ce plan qui nécessitera une enveloppe totale de 500.000 DH sera déployé en partenariat avec l’Institut royal de la culture amazighe (Ircam) ainsi que plusieurs départements publics et se déclinera en plusieurs axes pour intégrer l’amazigh dans le fonctionnement de ce conseil d’une manière quotidienne.

D’ailleurs, depuis l’adoption par la Chambre des représentants du projet de loi organique définissant le processus de mise en œuvre du caractère officiel de l’amazigh, le conseil provincial de Tiznit fait de l’amazigh l’une des composantes essentielles de sa communication à travers la publication de communiqués de presse en arabe et en tifinagh. Pour rappel, cette session ordinaire présidée par Hassan Khalil, gouverneur de la province de Tiznit, a été marquée par la présentation des grandes lignes des «Journées de la province de Tiznit à Agadir» prévues du 18 au 25 janvier en présence de plus de 60 coopératives et entreprises de production de produits artisanaux et du terroir qui caractérisent cette province.

Les différents stands mettront en valeur les potentialités touristiques de la province ainsi que les activités des acteurs institutionnels, administrations et composantes de la société civile locale. Les activités prévues dans le cadre de ces journées auront lieu dans plusieurs espaces, notamment les salles d’expositions et de conférences de la Chambre de commerce, d’industrie et de services d’Agadir, en plus des espaces du passage Aït Souss, la salle Brahim Radi de l’Hôtel de ville d’Agadir et la place Aït Souss.

Des expositions artistiques, photographiques et de livres, œuvres de créateurs de Tiznit, sont également au programme.

Appel à la valorisation du patrimoine juif du Sud du Maroc

libe.ma – 17/01/2020

Appel à la valorisation du patrimoine juif du Sud du Maroc

Des universitaires et chercheurs ont appelé, samedi à Ifrane Atlas Saghir (province de Guelmim), à valoriser le patrimoine juif du Sud du Maroc, une richesse civilisationnelle et culturelle qui atteste du caractère singulier de l’expérience du Royaume en matière de coexistence des religions et des cultures.
Lors d’un colloque organisé par la Ligue marocaine des droits de l’Homme sur le « Patrimoine juif au Sud marocain », les intervenants ont souligné que ce patrimoine, qui existe toujours sous forme de tombes, de quartiers, de monuments et de sites historiques, est un symbole du vivre-ensemble entre les religions dans le Royaume.
Dans ce contexte, Abdallah Stettio, professeur d’histoire à l’Université Ibn Zohr d’Agadir, a estimé que le Maroc représente une expérience unique dans le monde islamique en termes de gestion des mosaïques de ses composantes sociales.
Il a mis l’accent à ce propos sur la nécessité de préserver et de valoriser cet héritage en raison de son importance dans l’histoire et le présent du Royaume, soulignant qu’il s’agit d’une expression historique de plusieurs siècles de coexistence, de tolérance et de rejet du racisme et de la division.
Pour sa part, Latifa El Ouahdani, membre du Conseil de la région de Guelmim-Oued Noun, a mis en avant la diversité et la richesse du patrimoine culturel juif, comme étant l’un des affluents de la culture marocaine unie et plurielle, notant que ce dernier se manifeste dans les monuments, tombes et objets d’art.
Elle a exhorté à œuvrer à la valorisation de ce patrimoine par le développement du tourisme et à redoubler d’efforts pour faire connaître ses caractéristiques.
Pour sa part, le président de la Ligue amazighe des droits de l’Homme, Angir Boubker, a relevé que l’objectif de ce colloque est de lancer un débat sur les moyens de protéger et de faire valoir le patrimoine juif du Sud du Maroc, compte tenu de sa place au sein de la civilisation marocaine.
Dans une déclaration à la MAP, M. Boubker a noté l’importance de la dimension hébraïque et juive dans la nouvelle Constitution du Royaume, soulignant que la Ligue a l’intention, à travers cette rencontre, de mettre en valeur ce patrimoine culturel et d’initier les étudiants aux riches atouts dont regorge Ifrane Atlas Saghir en la matière.
Des étudiants universitaires et des acteurs locaux ont participé à ce colloque, organisé en coordination avec le ministère de la Culture, de la Jeunesse et des Sports, et l’Université Ibn Zohr d’Agadir.

Agadir : 26 bébés anacondas voient le jour

challenge.ma – 16/01/2020

Le plus grand serpent du monde a donné naissance, dans la nuit de mardi à mercredi à Crocoparc Agadir, à 26 bébés anacondas.

Un communiqué de l’administration du parc indique que les soigneurs animaliers s’y attendaient, mais il était difficile de prévoir exactement la date des naissances, faisant savoir que les bébés sont ‘’en bonne santé’’.

Ils mesurent en moyenne 80 centimètres et pèsent 260 grammes, précise la même source tout en relevant que les visiteurs du parc auront le loisir de les voir évoluer dans la nurserie, où a été aménagé un espace adapté pour leur bien être.

Vidéo :

Notant que l’anaconda est ovovivipare ou vivipare suivant les scientifiques, le communiqué explique que les petits naissent après une gestation d’environ 7 mois et ils sont tout de suite indépendants. Comme leurs parents, ils grandiront toute leur vie pour devenir à leur tour reproducteurs lorsqu’ils auront atteint 3 mètres de longueur.

L’anaconda vert (Eunectes murinus) est considéré comme le plus gros serpent du monde. Il peut dépasser 6 mètres pour un poids supérieur à 150 kilos. Originaire d’Amérique du Sud, il vit à proximité de l’eau où il est très à l’aise. Il reste discret grâce à sa couleur verte avec des taches noires. Il chasse à l’affût, attendant qu’une proie passe à proximité. D’un trait il l’enserre, s’enroule autour d’elle pour l’étouffer, puis l’avale.

La digestion se fera souvent sur la berge, au soleil pendant plusieurs jours, parfois des semaines suivant la grosseur de la proie, explique encore la même source, avant de conclure que Crocoparc présente à ses visiteurs 10 anacondas et aussi 10 pythons réticulés, soit les deux plus grandes espèces de serpents vivants aujourd’hui sur la planète.

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