Archives de janvier 22nd, 2020

Agriculture : Campagne compromise, sauf miracle !

perspectivemed.ma – 21/01/2020

Agriculture: Campagne compromise, sauf miracle !
Agriculture: Campagne compromise, sauf miracle !

La Direction des Études et  des Prévisions  Financières vient de publier sa première note de conjoncture au titre de l’année 2020.
Bien qu’en affichant un certain optimisme quant à la reprise de l’économie nationale, en particulier du fait d’une reprise anticipée de la demande extérieure, la note ne cache pas ses réserves quand à l’évolution du secteur primaire, et particulièrement l’agriculture dont la saison semble pour le moins compromise.

Et pour cause, au 31 décembre 2019, le cumul pluviométrique de la campagne agricole 2019/2020 aurait atteint 124,5 mm, au lieu de 199,5 mm à la même date de l’année précédente, soit une baisse de 37,6% par rapport à la campagne précédente et de 13,6% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
Ce déficit pluviométrique au début de l’actuelle campagne a caractérisé la majorité des régions pour donner lieu à un taux de remplissage des barrages à usage agricole de 47,6% au lieu de 60,2% il y a une année.

Ceci n’a pas manqué de toucher le couvert végétal qui, d’après le Centre Royal de Télédétection Spatiale (CRTS), a été marqué à la fin du dernier mois de l’année 2019 par une situation moyenne à faible dans la majorité des régions agricoles, à l’exception de Tanger-Tétouan-Al Hoceima et Rabat-Salé-Kénitra où une amélioration a été observée au cours du mois de décembre 2019.

La comparaison de la saison en cours avec celle de l’année dernière montre une situation globalement similaire à légèrement inférieure dans les régions de Beni Mellal-Khenifra, Marrakech-Safi et Souss-Massa, soit les régions les plus productives pour le secteur.
À moins d’un miracle, l’impact d’une mauvaise saison agricole ne manquera pas de plomber tout espoir de reprise en 2020.

Partenariat public-privé: 2020, l’année du vrai démarrage ?

medias24.com – 21/01/2020

Partenariat public-privé: 2020, l'année du vrai démarrage ?

Mardi 14 janvier, le projet de loi 46-18 modifiant et complétant la loi 86.12 relative aux contrats de partenariat public-privé a été adopté en première lecture par la Chambre des représentants, à l’unanimité et tel que déposé par le ministère de l’Economie et des Finances.

Ce texte, préparé et adopté en conseil de gouvernement en avril dernier, a été maintenant transmis à la Chambre des conseillers qui entamera son examen en commission des finances ce mercredi 22 janvier.

Le PPP déjà en marche dans le dessalement de l’eau et l’irrigation

Cette nouvelle loi est très attendue aussi bien par le secteur privé que par plusieurs institutions publiques. Car l’ancienne loi, entrée en vigueur en 2015, n’a pas permis un véritable décollage du partenariat public-privé.

Seuls deux projets sont en cours de réalisation dans le cadre de cette loi :

  • La réalisation et la gestion d’une station de dessalement de l’eau pour l’irrigation de 5.000 hectares de terres agricoles à Dakhla (près de 2 milliards de DH).
  • La réalisation et la gestion d’une station de dessalement de l’eau pour l’irrigation et la production d’eau potable à Agadir : 3 milliards de DH.

Pourtant, les besoins en termes d’investissements sont colossaux, et la situation des finances publiques (la dette représente 82% du PIB) et celle de certains établissements publics comme l’ONEE (surendettés et ne pouvant ouvrir leur capital au privé à moins d’une transformation en SA) appelle d’urgence à l’association du capital privé dans le financement des projets d’infrastructures.

C’est que le texte de 2015 est lacunaire :

  • Exclusion de certaines personnes publiques comme les collectivités locales.
  • Absence d’une unité centrale chargée de fixer et de piloter le programme national des partenariats.

  • Manque de coordination entre les différents départements ministériels dû à l’incompréhension de ce nouveau mécanisme de gestion de la commande publique.

  • Lenteur de certaines procédures relatives notamment à l’offre spontanée et à la procédure négociée.

  • Existence de textes de loi spécifiques à certains établissements publics, régissant le PPP.

La nouvelle loi est venue lever ces contraintes. Elle s’inscrit dans un cadre plus de mobilisation de nouvelles ressources financières : partenariats public-public suite aux dispositions de la loi de finances 2019 (CDG, CMR…), titrisation…

Ses apports sont :

  • L’élargissement du champ d’application aux collectivités territoriales, à leurs groupements et à leurs organismes;
  • La création d’une commission nationale chargée du partenariat public-privé auprès du chef du gouvernement, habilitée à élaborer une stratégie nationale et un programme annuel et à définir les conditions et modalités en matière d’évaluation préalable et de procédure négociée;
  • La création d’une commission permanente chargée des projets de PPP, dédiée aux collectivités locales, à leurs groupements et organes. Elle sera chargée de l’élaboration d’une stratégie sectorielle;
  • La simplification du processus de l’offre spontanée et clarification des conditions de recours à la procédure négociée;
  • La mise en cohérence des dispositions de la loi régissant le partenariat avec celles des lois sectorielles.
  • L’assujettissement des établissements publics dotés de textes de lois spécifiques encadrant le PPP à la nouvelle loi

Une fois en vigueur, cette nouvelle loi est censée associer le privé dans le financement et la réalisation d’un nombre important de projets d’investissements.

Les projets de PPP à l’étude

Aussi bien les investisseurs institutionnels (compagnies d’assurance…) qui ont beaucoup de cash à placer que les opérateurs industriels qui font face à un ralentissement de la demande sont preneurs, à condition que la mise en œuvre de la nouvelle réglementation soit bien verrouillée et les projets bien ficelés.

Dans ses réponses aux parlementaires de la commission des finances à la première Chambre, Mohamed Benchaâboun a précisé qu’un portefeuille de projets a déjà été identifié par les départements ministériels et les entreprises et établissements publics depuis l’adoption de la première loi. Les secteurs concernés sont les routes, les transports, l’enseignement supérieur, l’irrigation et dessalement de l’eau, la santé…

Certains ont fait ou font l’objet d’études approfondies ou préliminaires.

Voici les projets en cours d’étude, listés par le ministre des finances :

  • Usine de production de sérums et vaccins (Institut Pasteur)
  • Port Kénitra Atlantique
  • Aéroport d’aviation d’affaires à Tit Mellil
  • Construction et exploitation de l’autoroute de contournement d’Agadir
  • Construction et exploitation du laboratoire national d’essais sur automobiles et pièces de rechange
  • Construction et exploitation de six ports de plaisance

Voici quelques projets en phase d’étude préliminaire :

  • Tronçon d’autoroute Guercif-Nador.
  • Ligne ferroviaire Khouribga-Béni Mellal
  • Installation et gestion des radars fixes de contrôle de la vitesse.

La station de dessalement de Chtouka-Aït Baha réalisée à près de 60%

par Malika Alami – lavieeco.com – 21/01/2020

station de dessalement de Chtouka Aït BahaLa station de dessalement de Chtouka Aït Baha

ELLE SERA MISE EN SERVICE EN MARS 2021, SOIT QUATRE MOIS AVANT LE DÉLAI CONTRACTUEL. D’ICI LÀ, POUR LA SÉCURITÉ D’ALIMENTATION EN EAU POTABLE DU GRAND AGADIR, L’ETAT INVESTIT DANS UN PROJET DE TRANSFERT D’EAU DU BARRAGE D’AOULOUZ VERS LA STATION DE TRAITEMENT DU BARRAGE ABDELMOUMEN.

Bonne nouvelle ! Le méga-projet de la future station de dessalement dans la province de Chtouka avance bien. L’infrastructure est globalement à plus de 57% réalisée. Dans le détail, les ouvrages d’approvisionnement sont achevés à 80%. Les travaux de génie civil et maritimes sont pour leur part à un taux d’avancement respectif de 57 et 31%, selon des sources proches du dossier. Les acteurs du secteur suivent de très près ces travaux, car ce chantier d’envergure est vital pour les besoins en irrigation de la zone de Chtouka et ceux d’eau potable du Grand Agadir.

Initié par le département de l’agriculture à la demande des agriculteurs et de leurs associations, ce chantier d’envergure, premier du genre en Afrique, se veut être un projet pour endiguer l’inexorable déficit hydrique de la nappe de Chtouka qui est estimé actuellement à 90 millions de m3. Il s’agit ainsi d’offrir une nouvelle alternative en matière de ressources en eau. Doté d’une enveloppe budgétaire de 4,4 milliards de DH, c’est aussi un modèle de partenariat public privé et le fruit d’un processus de coopération entre le département de l’agriculture et l’Office national de l’électricité et de l’eau potable pour mutualiser les moyens financiers et infrastructures. A l’échelle mondiale, il se distingue ainsi par son classement de quatrième en termes de capacité de production. Il est aussi à ce niveau le premier du genre du point de vue mutualisation production eau potable et eau d’irrigation.

Lancés en juillet 2018, les travaux comprennent la réalisation de plusieurs ouvrages. Il s’agit de deux prises dans l’océan qui amèneront l’eau de mer dans un bassin de captage, à partir duquel elle sera pompée, après pré-traitement, vers la station de dessalement. Il s’agit également de mettre en place un réseau de conduites enterrées avec ouvrage annexe pour l’irrigation de 15 000 ha au niveau du périmètre de Chtouka. Dans le détail, en matière d’irrigation, les infrastructures au programme sont constituées de réseaux de distribution principale et secondaire qui totaliseront 479 km de conduites enterrées. Ces réseaux desserviront environ 1270 bornes d’irrigation à la parcelle. En outre, l’implantation de cinq stations de pompage placées le long du réseau afin d’assurer une pression suffisante en tout point de livraison d’eau, sont aussi prévues.

station de dessalement de Chtouka-Aït Baha
station de dessalement de Chtouka-Aït Baha

La mise en service de l’unité de dessalement avancée à mars 2021, soit quatre mois avant le délai contractuel, offrira dans la première phase 275000 m3/jour à raison d’un débit de 150 000 m3/jour pour couvrir les besoins en eau potable, et un débit de 125 000 m3/jour pour satisfaire les besoins en eau d’irrigation. Ses installations permettront à terme une capacité totale de 400 000 m3/jour qui devrait être partagée équitablement entre l’agriculture et l’eau potable.
En attendant, institutionnels et professionnels sont encore confrontés à un déficit pluviométrique engendrant un déficit en apports d’eau de surface et de recharge de la nappe. Cette situation se caractérise par un taux de remplissage global des barrages du bassin de Souss-Massa de 24,4% (état de remplissage des retenues des barrages communiqué par l’Agence du bassin hydraulique de Souss-Massa en date du 13 janvier 2020) contre un taux de remplissage global de 42% à la même période de l’an dernier.

Face à la rareté des précipitations, des mesures préventives ont été prises. Selon des sources bien informées, il s’agit tout d’abord de l’arrêt de fourniture en eau d’irrigation agricole de 18000 ha dans le Massa à partir du barrage Youssef Ben Tachfine depuis le mois d’octobre dernier. Pour également assurer la sécurité d’alimentation en eau potable, six forages dans la région d’Agadir sont en cours de travaux. Un investissement de dix millions de DH qui devrait renforcer l’apport des eaux souterraines de 120 l/s, sachant qu’à l’heure actuelle l’apport de la nappe est de 400 l/s pour les besoins en eau potable du Grand Agadir. Estimés au total à 2300l/s, ces besoins sont aussi couverts par les eaux de surface du barrage Moulay Abdallah et du barrage Abdelmoumen à hauteur respectivement de 1000 l/s et 900 l/s.

Le transfert d’eau est également l’autre projet mis en œuvre pour la sécurité d’alimentation en eau potable du Grand Agadir. Il s’agit de la réalisation d’adduction d’eau brute à partir de la conduite provenant du barrage Aoulouz au niveau de la localité de Sebt El Guerdane. L’adduction totalisant une longueur de 50 km permettra de transférer un débit d’eau brute de 1m3/s vers la station de traitement de Sidi Boushab au niveau du barrage Abdelmoumen. D’un coût global de 198 MDH, ces travaux financés par l’Etat démarrent ce mois de janvier pour une mise en service en juillet 2020. En attendant le tout, il est important que tout le monde veille à la réduction des pertes en eau, la gestion rationnelle de l’or bleu étant l’affaire de tous.

M’hamed Fakhir viré du Hassania d’Agadir

par Mohamed DAROUICHE – fr.hespress.com – 21/01/2020

M’hamed Fakhir viré du Hassania d’Agadir

Le club soussi vient d’annoncer le licenciement de son entraineur, M’hamed Fakhir seulement deux mois après l’arrivée de l’ancien technicien de l’équipe nationale.

Le second passage de M’hamed Fakhir au Hassania d’Agadir aura donc viré au fiasco. Double champion du Maroc avec le HUSA au début des années 2000, l’ancien coach du Raja Casablanca n’aura pas, cette fois-ci, eu le même succès. Arrivé au chevet du club soussi au mois de novembre dernier, Fakhir n’a tenu que deux mois à la tête de l’équipe, le temps d’enchaîner les défaites en championnat et de se mettre à dos une grande partie de ses supporters.

Les dirigeants du HUSA et son président Habib Sidinou ont donc décidé de sévir ce mardi en annonçant le licenciement de l’entraineur de 66 ans sur sa page officiel. “En raison de la période délicate que traverse l’équipe, nous avons mis un terme à notre collaboration avec M’hamed Fakhir pour cause de force majeure”, a expliqué le club dans un communiqué.

Les dirigeants ajoutent que de prochaines réunions auront lieu entre les composantes du club pour « prendre des décisions qui aideront l’équipe à se ressaisir et retrouver le chemin des victoires ».

«Journées de Tiznit à Agadir», c’est parti !

aujourdhui.ma – 21/01/2020

«Journées de Tiznit à Agadir», c’est parti !

Au programme une série d’activités visant à montrer la richesse et la diversité des potentialités de la province

Les activités prévues dans le cadre de ces journées se tiennent dans plusieurs espaces, notamment les salles d’expositions et de conférences de la Chambre de commerce, d’industrie et de services d’Agadir, en plus des espaces du passage Ait Souss.

Le coup d’envoi de la manifestation à caractère promotionnel «Journée de la province de Tiznit à Agadir», a été donné samedi à Agadir avec au programme une série d’activités visant à montrer la richesse et la diversité des potentialités de cette province.

Cette manifestation, qui se poursuit jusqu’au 25 janvier, ambitionne aussi de faire la promotion touristique de la province de Tiznit et conforter son attractivité auprès des touristes nationaux et étrangers.

La cérémonie d’ouverture qui s’est déroulée en présence du wali de la région du Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Ahmed Hajji, d’élus de la région et d’autres personnalités, a été marquée par la présentation des spécificités de l’art culinaire dans la province de Tiznit et par une exposition regroupant quelque 85 stands donnant à voir et à découvrir des produits et activités caractérisant cette province.

Les activités prévues dans le cadre de ces journées se tiennent dans plusieurs espaces, notamment les salles d’expositions et de conférences de la Chambre de commerce, d’industrie et de services d’Agadir, en plus des espaces du passage Ait Souss, la salle Brahim Radi de l’Hôtel de ville d’Agadir et la place Ait Souss.

Des expositions artistiques, photographiques et de livres, œuvres de créateurs de Tiznit, sont également au programme, de même que des expositions consacrées au patrimoine matériel et immatériel de Tiznit, ses dynamiques culturelles, sportives et spirituelles et ses richesses humaines et territoriales.

En outre, l’événement prévoit des projections de films et documentaires et plusieurs spectacles de théâtre et de musique, mettant en avant le patrimoine traditionnel local mais aussi les expressions musicales et les créations artistiques des jeunes.

Le président du conseil provincial de Tiznit, Abdellah Ghazi, avait souligné lors d’une conférence de presse, tenue vendredi, que la manifestation «Les journées de la province de Tiznit à Agadir» s’inscrit dans le cadre de la promotion territoriale de la province de Tiznit, à travers la présentation des potentialités dont jouit cette province afin d’attirer davantage de touristes marocains et étrangers et augmenter le nombre des visiteurs de cette destination.

Notant que tous les acteurs locaux, publics et privés, ont contribué à la conception et la préparation de cette manifestation, M. Ghazi a mis en avant la dynamique de développement socio-économique qu’a connue la province de Tiznit durant les 15 dernières années.

Cette dynamique doit être confortée par d’autres activités promotionnelles afin de booster le processus de développement, a-t-il dit, relevant que les journées de Tiznit à Agadir s’inscrivent en droite ligne de la logique de mise en œuvre de la régionalisation avancée, sachant que la ville d’Agadir est la capitale de la région et la deuxième destination touristique au niveau national.

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