Archives de janvier 25th, 2020

Enquête L’Economiste-Sunergia : Surprenant, l’hôpital public continue d’attirer

Par Hassan EL ARIF – leconomiste.com – 22/01/2020

    • Presque 1 Marocain sur 2 consulte dans le public
    • La qualité de service et l’accueil restent des maillons faibles

Lorsqu’il a besoin de consulter un médecin, presque 1 Marocain sur 2 se rend dans un établissement de soins public. C’est ce qui ressort de la nouvelle enquête L’Economiste-Sunergia Etudes. 49% des personnes sondées s’adressent plutôt au secteur public contre 51% qui vont consulter dans le secteur libéral.

Ainsi, malgré la diversification de l’offre de soins et l’installation des médecins parfois dans des régions peu couvertes jusque-là, les centres de santé urbains et ruraux, les hôpitaux publics et autres dispensaires de quartier conservent encore une place prépondérante en matière d’accès des Marocains aux soins.

Ce sont surtout les hommes (53% de l’échantillon) qui fréquentent l’hôpital public, contre 47% des femmes. Par tranche d’âge, les 45-54 ans et plus sont plus nombreux (58%) à se diriger vers un établissement public pour une consultation, suivis par les  65 ans et plus (56%).

C’est dans le monde rural que les Marocains font naturellement le plus appel aux services du public pour se faire soigner: 68% contre 37% pour les citadins. Une propension qui peut être attribuée principalement à deux facteurs, soit l’absence d’une structure de soins dans le monde rural, soit à une question de pouvoir d’achat.

C’est dans les régions Nord, Est (57%) et Sud (54%) que l’on va le plus se soigner dans les établissements publics. Une prépondérance qui tient à la faiblesse de l’offre privée de soins dans ces régions en cliniques privées. A l’inverse, dans la région du centre, 41% des Marocains préfèrent le public. Ce qui suppose que 59% des habitants des grandes villes comme Casablanca, Mohammedia, Settat, El Jadida, etc., se soignent dans le privé. La région concentre d’ailleurs plus du tiers des cliniques privées du pays.

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Par catégorie socioprofessionnelle, plus on a les moyens, plus on s’adresse au privé pour se faire soigner. Ainsi, les personnes des classes D et E, dont les revenus sont compris entre 2.000 et 4.000 DH ou sont en dessous de 2000 DH, sont celles qui fréquentent le plus les établissements publics. Ces personnes se recrutent évidemment parmi la population urbaine, périurbaine que rurale.

En revanche, les Marocains les plus aisés, A (plus de 12.000 DH) et B (dont les salaires sont compris entre 6.000 et 12.000 DH) et plus, sont les moins nombreux à recourir aux services du public en matière de soins (21%). Beaucoup d’entre eux disposent d’une assurance maladie privée, parfois certains, en général des hauts cadres ou professions libérales, ont souscrit une couverture complémentaire.

Faible couverture du territoire par les cliniques privées

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Le Maroc compte 838 centre de santé urbains, 1.274 centres de santé ruraux, 149 hôpitaux. Ce qui totalise 23.931 lits (Ph. L’Economiste)

Le résultat de l’enquête n’est pas étonnant. Il renseigne sur l’égalité des Marocains devant la maladie. En effet, l’une des raisons qui expliquent le recours au secteur public peut être attribuée à la tarification pratiquée dans les hôpitaux publics. Par ailleurs, ces derniers se démarquent par la présence de professeurs de diverses disciplines dans le même CHU. Ce qui n’est pas le cas des cliniques privées. Le fait de pouvoir effectuer tous ses examens médicaux au même endroit (quand les appareils marchent) peut être un facteur différenciateur par rapport au privé.

Le fait que le public continue d’attirer s’explique également par la faible couverture du territoire national par les cliniques privées. La région Casablanca-Settat concentre 113 établissements de soins privés, soit près du tiers et le plus grand nombre de médecins privés: 4.870, soit plus de 35% des effectifs. Elle est suivie par la région Rabat-Salé-Kénitra (57 cliniques), Marrakech-Safi (45 cliniques). Bien que ce soit une grande région avec un gros potentiel économique, la région Souss-Massa ne compte que 23 cliniques, presque autant que l’Oriental. La région Guelmim-Oued Noun est la moins dotée puisqu’elle ne dispose que d’une seule et unique clinique, équipée de 19 lits. Mais il y a pire. Les statistiques du ministère de la Santé indiquent que les régions du Sud, à savoir Laâyoune-Sakia-El Hamra et Dakhla-Oued Eddahab ne sont dotées d’aucune clinique. Pourtant, ces deux régions comptent respectivement 43 et 13 médecins.

L’enquête L’Economiste-Sunergia Etudes s’est également attachée à évaluer le degré de satisfaction par rapport à la qualité de services des établissements de soins, aussi bien publics que privés. 31% des personnes sondées se déclarent «très satisfaites» de leur expérience en matière de soins. 29% sont des hommes contre 33% des femmes. 35% des hommes ont déclaré être «très insatisfaits». Par tranche d’âge, 1/3 des 45-54 ans se disent «très insatisfaits».

Les personnes du troisième âge sont celles qui apprécient le plus les services des établissements de soins puisque 46% d’entre elles se déclarent «très satisfaites». Il n’est pas surprenant que les habitants du milieu rural ne trouvent pas leur bonheur dans la qualité de service des établissements de soins. En effet, 35% des personnes se déclarent «très insatisfaites». A signaler tout de même que le monde rural est peu doté en cliniques privées. Ces dernières s’implantent là où il y a le plus de pouvoir d’achat.

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Selon les statistiques, la région Casablanca-Settat accapare plus de 30% des cliniques privées, alors que les deux régions du Sud en sont totalement dépourvues

Le secteur public des soins concentre le plus d’insatisfactions, abstraction faite du genre, de l’âge, du milieu de résidence et la catégorie socioprofessionnelle. Ainsi, 51% des hommes sont «très insatisfaits». Ces insatisfaits se recrutent surtout parmi la tranche d’âges 25-34 ans.

En revanche, les 65 ans et plus, réputés pour avoir le plus besoin de soins, sont «très satisfaits» des services des établissements de soins. Même si seul 1 Marocain sur 5 des classes A, B fréquente un hôpital public, plus de la moitié d’entre eux sont «très insatisfaits». Du fait de leur situation aisée, ces personnes se font plutôt soigner dans le privé. Par conséquent, elles procèdent à des comparatifs entre les deux secteurs. Par région, c’est dans le Nord-Est que l’on est plus insatisfait de la qualité de service.

Parmi les griefs que tiennent généralement les patients au sujet des hôpitaux publics, la qualité de l’accueil, la non-disponibilité des médecins, l’absence de médicaments, le faible nombre de lits et les équipements souvent en panne… Des carences palliées par les établissements de soins nouvelle génération tels que les hôpitaux Cheikh Khalifa à Casablanca, ou Cheikh Zeid à Rabat.

A l’inverse, le privé, sans être parfait, cristallise moins d’insatisfaction. En effet, 83% des femmes sondées sont au moins satisfaites contre 74% des hommes. Les 65 ans et plus sont les plus insatisfaits de la qualité de service fourni par le privé (37%). Parmi les dérives que les patients relèvent habituellement figurent l’exigence d’un paiement en espèces, le refus de prendre en charge un patient sans le dépôt d’un chèque de garantie…

                                                                                  

Fiche technique

L’enquête L’Economiste-Sunergia Etudes rentre dans le cadre du concours My Market Insights (Vague 6) du groupe Sunergia. La méthodologie repose sur l’enquête téléphonique sur système CATI. L’enquête a été réalisée lors de la rentrée des vacances estivales, sur la période allant du 5 septembre au 31 octobre 2019. L’échantillon compte 1.000 personnes interrogées de façon aléatoire, soit une marge d’erreur de +/-3,1%.

La structure de l’échantillon a été redressée de façon à appliquer exactement la structure de la population marocaine issue du recensement (RGPH 2014) du Haut-Commissariat au plan (HCP). La réalisation a été confiée aux équipes de Marketphone, filiale du groupe Sunergia à Casablanca.  Cinq critères de quotas ont été appliqués: sexe, âge, milieu d’habitation (urbain ou rural), région et CSP.

Les sondés sont à 49% des hommes (490) et à 51% des femmes (510). 60% des répondants vivent en milieu urbain contre 40% en milieu rural. Les catégories socioprofessionnelles relèvent des CSP suivantes: A et B (13%), D et E (31%) ou encore C (56%). Toutes les grandes régions y sont représentées.

Education : 431 876 abandons scolaires en 2018

Education abandons scolairesEducation abandons scolaires

CE CHIFFRE CORRESPOND AU NOMBRE D’ÉLÈVES AYANT QUITTÉ L’ÉCOLE DANS LES TROIS NIVEAUX, PRIMAIRE, SECONDAIRE, COLLÉGIAL ET SECONDAIRE QUALIFIANT. 78,3% DE CES ABANDONS SURVIENNENT AU CYCLE FONDAMENTAL (ÉCOLE ET COLLÈGE). LES TAUX D’ABANDON LES PLUS FAIBLES SONT ENREGISTRÉS DANS LES PROVINCES DU SUD.

Selon les résultats de l’enquête réalisée en 2018 par le Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (CSEFRC), sur un échantillon composé de 3000 ménages, «l’abandon scolaire constitue le deuxième problème le plus grave auquel fait face le système d’éducation au Maroc pour 45% des parents enquêtés». En plus clair, cela correspond à un chiffre inquiétant de 431876 élèves ayant abandonné l’école, le collège ou le lycée en 2018 (voir tableau). Ces statistiques, publiées récemment par le CSEFRC dans le rapport «Atlas territorial de l’abandon scolaire : analyse des parcours de la cohorte 2014-2018 et cartographie communale», offre une étude pertinente du phénomène de l’abandon. Cette étude montre que «la majorité de ces abandons surviennent au cycle fondamental (école et collège) avec 78,3% du total». En effet, environ 338 000 abandons sont enregistrés dans les deux cycles du primaire et du secondaire collégial, une phase logiquement censée garder les enfants à l’école au moins jusqu’à l’âge de 15 ans, celui de l’achèvement du cycle collégial.

126 000 abandons au primaire en 2018

Depuis 2015, le nombre d’abandons du primaire a baissé pour se fixer fin 2018 autour de 126 000 abandons. En ce qui concerne le collège, le nombre d’abandons poursuit son augmentation alarmante pour atteindre un seuil de 212 000 en 2018, dépassant ainsi le chiffre tout aussi inquiétant de 196 000 enregistré en 2015. Au lycée, l’abandon est, en revanche, plus maîtrisé avec un nombre de 93 000 en 2018, en raison de ce que les spécialistes du CSEFRS appellent «un filtre» que représentent les milliers d’enfants qui abandonnent l’école avant d’atteindre cette phase importante de la vie d’un élève. «L’analyse des taux d’abandon par cycle révèle à peu près les mêmes constats : si les taux d’abandon dans le primaire et le qualifiant tendent à la baisse depuis 2015 (baisse significative en 2016 puis très lente en 2017 et 2018), le taux d’abandon au collégial augmente et culmine à 14,3% en 2018», note le rapport Atlas territorial de l’abandon scolaire.

Les régions ne sont pas en reste

Le rapport a dressé une cartographie régionale, provinciale et communale de l’abandon, faisant aussi ressortir un constat très alarmant pour le milieu rural. En effet, «l’analyse du taux d’abandon dans l’enseignement public en 2018, tous cycles confondus, place les régions du Sud, la région de Draa-Tafilalet et celle de Souss-Massa en bas du classement, c’est-à-dire avec les taux d’abandon les plus faibles (de 5,09% à 6,39%)», souligne le rapport. Les régions les plus touchées dans les trois cycles sont, en revanche, Marrakech-Safi, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Béni Mellal-Khénifra, Rabat-Salé-Kénitra et l’Oriental (de 7,42% à 7,86%). En ce qui concerne Casablanca-Settat et Fès-Meknès, elles se positionnent au milieu avec 6,87% et 7,2% respectivement.
Dans le milieu urbain, les régions du Sud gardent pratiquement leur positionnement avec des taux d’abandon faibles. Ce sont plutôt les villes des régions de Béni-Mellal-Khénifra, l’Oriental et Tanger-Tétouan-Al-Hoceima où le phénomène de l’abandon est le plus catastrophique.

Évolution du nombre d’abandons par cycle d’enseignement public
Évolution du nombre d’abandons par cycle d’enseignement public

Surf : Taghazout accueille les meilleurs surfeurs mondiaux dont Ramzi Boukhiam

par Mohamed Darouiche – fr.hespress.com – 22/01/2020

Surf : Taghazout accueille les meilleurs surfeurs mondiaux dont Ramzi Boukhiam

La première édition du Pro Taghazout Bay débute ce week-end à la Pointe des Ancres, un des joyaux de la côte du sud marocain près de Taghazout. Cette étape du Qualifying Series 2020 de la World Surf League se déroulera du 25 janvier au 1er février avec une liste des participants qui promet une semaine de très haut niveau.

Soutenu par la Fédération Royale Marocaine de Surf, l’événement s’annonce comme un rendez-vous incontournable dans le processus de qualification pour les surfeurs qui visent le Championship Tour la saison prochaine.

Classée QS5,000, la seconde catégorie la plus importante des Qualifying Series en 2020, le Pro Taghazout Bay est l’une des compétitions les plus attendues du calendrier, aux côtés du Pipeline à Hawaï, de l’île de Hainan en Chine, ou encore de Fernando De Noronha au Brésil. Attirant certains des meilleurs surfeurs de la planète, le Pro Taghazout Bay verra la participation de Kanoa Igarashi (JPN), Frederico Morais (PRT) et de la star du surf de grosses vagues Kai Lenny (HAW).

Ramzi Boukhiam sera de la partie

Côté marocain, les regards seront rivés sur les performances de Ramzi Boukhiam. Considéré comme le meilleur surfeur professionnel du Maroc, le Gadiri détient un palmarès impressionnant : une place de vice-champion du monde junior 2013 et des victoires récentes sur les Qualifying Series de Zarautz, Anglet et Lacanau.

L’ambassadeur du surf marocain, qualifié pour les Jeux Olympiques de Tokyo 2020, sera accompagné de Redouane Regragui, Aboubakar Bouaouda, Selyann Zouhir, Neil Aboufiras, ainsi qu’Othmane Choufani et Abdel El Harim, entre autres.

« Nous remercions les entreprises citoyennes et les institutions qui s’engagent dans ce processus de développement de la discipline » a déclaré Mohammed Kadmiri, Président de la Fédération Royale Marocaine de Surf. « Le surf est un pôle d’attraction majeur pour la région, la gestion culturelle et touristique est donc essentielle pour le développement du surf ici. »

L’épidémie de grippe touche le Maroc

bladi.net – 23/01/2020

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Dans son dernier bulletin épidémiologique, le ministère de la Santé a donné l’alerte sur l’épidémie de la grippe, désormais bien installée au Maroc. Elle touche particulièrement les personnes âgées de 25 à 59 ans et 15 à 24 ans qui, selon le ministère, représentent les proportions les plus élevées, respectivement avec 29,2 et 21,6 %.

La tranche d’âge de 60 ans et plus, représente 15 %, les moins de 5 ans, 16,8 % et les 5 à 14 ans représentent 17,4 %, selon le ministère de la Santé. Pour ce qui est de la surveillance du virus, il a été signalé que, de la semaine du 9 septembre 2019 à la semaine du 15 décembre 2019, 384 échantillons nasopharyngés ont été prélevés, dont 45,6 % d’Infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et 54,4 % de syndrome grippal, pour une analyse au niveau du laboratoire de référence du ministère.

Sur les 384 prélèvements analysés, l’investigation virologique a permis la caractérisation de 119 virus grippaux, dont 1 virus de sous-type A (H1N1) pdm ⁰⁹, 2 virus de sous-type A (H3N2) et 116 virus de type B (97,5 %).

Parmi les 384 prélèvements testés, les groupes d’âge de 2 à 5 ans et 5 à 15 ans enregistrent les taux de positivité les plus élevés qui sont respectivement de 45,8 et 62,5 %, pour cette saison comme pour la saison précédente. Cette situation serait principalement due à une forte exposition scolaire. Le seul cas du sous-type A (H1N1) pdm ⁰⁹ est dans le groupe d’âge de 2 à 5 ans, explique aujourd’hui. ma.

Le Maroc prend très au sérieux l’épidémie de la grippe dont la surveillance est assurée par un système sentinelle, mis en place par le ministère de la Santé. Il a pour objectifs de suivre l’évolution de la grippe saisonnière et d’en estimer la charge de morbidité et de mortalité, ainsi que d’identifier les virus circulants et de surveiller leur sensibilité aux antiviraux.

Ce système de surveillance est basé sur deux composantes principales, à savoir, la surveillance clinique du syndrome grippal (SG) et la surveillance épidémiologique et virologique du SG et des IRAS. Pour ce qui est de la première composante, elle se fait à travers un réseau ambulatoire de 412 centres de santé du secteur public, répartis dans toutes les provinces et préfectures et desservant une population de près de 12 millions d’habitants.

La deuxième composante, quant à elle, est prise en charge au niveau de 8 centres de santé et 8 établissements hospitaliers à Tanger, Rabat, Fès, Marrakech, Meknès, Béni Mellal, Oujda et Agadir, ainsi qu’à travers un réseau de 28 médecins exerçant dans des cabinets privés.

Le surfeur gadiri Boukhiam fier de représenter le Maroc, le monde arabe et l’Afrique aux JO 2020

libe.ma – 25/01/2020

Le champion marocain de surf, Ramzi Boukhiam, s’est dit fier et honoré de représenter le Maroc, le monde arabe et l’Afrique dans les compétitions de surf, l’une des nouvelles disciplines des Jeux olympiques (JO) de Tokyo en 2020.
Dans une déclaration à la MAP, Boukhiam a exprimé sa joie à cette occasion ajoutant que sa plus grande ambition est « d’honorer le Maroc, le monde arabe et l’Afrique à travers une représentation distinguée à cette grande manifestation sportive mondiale ».
Agé de 26 ans, ce natif d’Agadir a marqué l’histoire en devenant le premier sportif marocain et arabe à décrocher un ticket de qualification pour les JO de Tokyo prévus l’été prochain (du 26 juillet au 9 août), après avoir occupé la première place du cinquième tour avec 14,50 points lors de la compétition qualificative pour les JO de Tokyo qui s’est tenue sur la plage de Miyazaki au Japon du 7 au 15 septembre dernier.

Au cours de cette épreuve, à l’issue de laquelle huit cartes de qualification ont été attribuées, (4 pour les hommes et 4 pour les femmes) à raison d’une place pour chaque continent (Europe, Asie, Afrique et Australie, l’Amérique n’est pas concernée), Boukhiam a réussi à assurer une place pour le continent africain. Ce jeune surfeur s’est distingué à l’ISA World Surfing Games au Japon en affrontant de grands noms, tels que l’Américain Kolohe Andino (5è mondialement) et les « requins » brésiliens, Italo Ferreira (1è) et Gabriel Medina (2è), tandis que le Sud-Africain Michael February, considéré comme « le seul africain à pouvoir contester la domination du surfeur marocain sur le continent », est sorti de la compétition, ce qui a permis à Boukhiam d’obtenir la seule carte de qualification attribuée au continent africain et d’occuper la 6ème place.

Aux côtés de Ramzi Boukhiam, le continent africain sera représenté dans la compétition de surf aux JO par le Sud-Africain, Jordy Smith (3è mondialement). « Je suis venu à Miyazaki , car je savais que j’avais une vraie chance de décrocher cette place. Je devais faire mieux que les autres participants africains. Je les avais déjà battus, donc je savais que c’était faisable », a-t-il confié. Outre sa passion pour le surf, Boukhiam prend plaisir à surmonter toutes les difficultés et obstacles qui peuvent lui faire face, ce qui ne fera « qu’augmenter sa détermination pour réaliser son rêve », ajoute-il. Ramzi Boukhiam ambitionne d’offrir une médaille olympique au Royaume, en espérant qu’il sera le premier athlète marocain à remporter une médaille dans cette discipline aux JO. Sur le chemin des JO-Tokyo 2020, les préparatifs commenceront dans sa ville natale, où Boukhiam participera à la première compétition professionnelle de la « Pro Taghazout Bay » entre le 25 janvier et le 1er février prochain et qui sera marquée par l’organisation d’une série de compétitions qualificatives pour la Coupe du monde de surf 2020 en présence des plus grands noms internationaux.
Cet événement exceptionnel est une étape importante dans le parcours des participants à cette manifestation professionnelle, qui disputeront cette compétition pour se qualifier à la prochaine manche du Championnat du monde.
Boukhiam a déclaré que son entraîneur et sélectionneur national, Aziz Bouchgua, lui a préparé un programme de février à juillet, pour être prêt pour l’événement olympique.

En plus des entraînements intenses, Boukhiam prendra part à de grandes manifestations internationales incluses dans la compétition « World Surf League », en particulier au Brésil, en Australie (quatre compétitions), en Nouvelle-Zélande, au Portugal (trois compétitions) et au Chili. Les champions ayant réservé un billet pour les JO jusqu’au 20 décembre dernier, représenteront, en plus du Maroc, l’Afrique du Sud (Jordy Smith), la France, l’Australie, le Brésil, le Costa Rica, les États-Unis, le Japon, la Nouvelle-Zélande, le Pérou et le Portugal. L’une des réalisations les plus marquantes de Ramzi Boukhiam est le titre de champion d’Europe des cadets en 2012 et de vice-champion du monde dans la même catégorie en 2013 derrière le Brésilien Gabriel Medina, actuellement classé deuxième au monde.

La loi de Finances 2020 expliquée aux opérateurs économiques d’Agadir

par Malika Alami – lavieeco.com – 23/01/2020

loi de finances

C’EST DANS UNE SALLE COMBLE À LA CHAMBRE DE COMMERCE D’AGADIR, QUE KHALID ZAZOU, DIRECTEUR GÉNÉRAL DES IMPÔTS EST VENU MARDI DERNIER À LA RENCONTRE DU TISSU ÉCONOMIQUE DU SOUSS POUR EXPOSER LES NOUVEAUTÉS DE LA LOI DE FINANCES 2020.

Le poids économique de la région qui abrite une activité multisectorielle traversée par endroit par des difficultés et la maturité du tissu économique de la localité, explique l’assistance en masse. C’est d’ailleurs devenu une tradition pour la Chambre de commerce d’Agadir et la direction régionale des Impôts d’organiser en partenariat avec l’Ordre régional des experts comptables et l’Association des comptables agréés du Sud, un tel meeting chaque année pour débattre des apports de la nouvelle loi de Finances. Cette année, ce que voulaient savoir notamment les commerçants d’Agadir, c’est ce que sont devenus les 80 recommandations émises par les premières assises de commerce tenues l’an dernier à Marrakech. L’assistance dit être restée sur sa faim à ce sujet. Il n’y a pas eu de réponse claire à ce niveau.

A chaque secteur ses problèmes. Les représentants des stations de conditionnement d’agrumes ont déploré ‘’les contrôles fiscaux systématiques que les unités de la filière ont subit ces dernières années alors que l’activité est marquée par une crise’’.

Khalid Bounejma, président de l’Association des stations de conditionnement des agrumes au Maroc (ASCAM), a souligné l’intérêt d’accompagner la filière dans le contexte du changement de régime fiscal du secteur agricole; nombre de filières dérivées tel que le transport des fruits et légumes travaillant en grande partie dans l’économie informelle, aussi il est difficile de justifier ses charges face au fisc. Dans ce contexte, il est pertinent, de son avis, de soutenir l’export en évolution vers l’Afrique Subsaharienne par des mesures fiscales simples et adaptées à la nature de l’activité.

De son côté, Taoufiq Lahrech, délégué Maroc de  ECTI (Echanges et Consultations Techniques Internationaux) a notamment mis en exergue lors de son intervention l’importance de la confiance des investisseurs et de la sécurité juridique pour la protection des administrés. C’est justement, d’amélioration de la relation entre l’administration et le contribuable, dans un but d’assurer l’équité fiscale que s’est attardé le discours de M. Zazou. Des éléments au cœur de la Loi de Finance 2020. Il a aussi rappelé l’acte de citoyenneté que représente le payement de l’impôt. C’est dans ce sens qu’a versé M. Brahim Hafidi, président du Conseil régional du Souss Massa qui prône l’élargissement de l’assiette fiscale pour le développement de la région. La régionalisation avancée ne pourrait être en effet effective et ses ambitions ne pourraient être atteintes sans l’implication de tous et cela passe par le payement de l’impôt, l’équité fiscale étant bien sûr le postulat de base.

Agadir : le risque de pénurie d’eau continue de planer sur la région

medias24.com – 23/01/2020

Avec un taux de remplissage des barrages très bas, le risque de pénurie d’eau dans la région d’Agadir persiste. Il n’y a pas pour l’heure de pression immédiate sur la ressource, mais les acteurs se mobilisent pour éviter le pire l’été prochain.

Agadir : le risque de pénurie d’eau continue de planer sur la région

Le bassin du Souss Massa est l’un des bassins qui connaît depuis toujours un stress hydrique avéré. Ses ressources en eau sont rares et le sont de plus en plus à cause des changements climatiques. Et cette rareté est accentuée par la surexploitation.

Mais le risque de pénurie d’eau dans la région est aujourd’hui une réalité en raison des faibles précipitations. Le ciel n’a pas été clément au cours de cette année, mettant la pression sur la ressource en eau de la région.

Selon les derniers chiffres de l’agence du Bassin Hydraulique de Souss Massa et Drâa, le taux de remplissage des barrages de la région est de 24% contre 41,73% à la même période de l’an dernier. Un des taux les plus bas. Sur une capacité totale de 730 Mm3, les huit barrages disposent d’une réserve totale de 175,42 Mm3.

Les deux principaux barrages de la région, Youssef Ibn Tachfine (298 Mm3) et Abdelmoumen (198 Mm3) affichent des taux de remplissage très faibles, respectivement de 13,84% et 13,21%.

Face à cette situation, les craintes de la survenue d’une pénurie d’eau, voire d’une rupture d’approvisionnement, ne sont pas prises à la légère.

Les mesures préventives d’urgence

Selon nos informations, il y a un stock pour subvenir aux besoins de la région pour les 6 mois à venir. L’approvisionnement de la ville est donc assuré dans l’immédiat. En 2019, la Régie autonome multiservices d’Agadir (Ramsa), qui opère sur le grand Agadir, a distribué près de 40 Mm3. Cela concerne essentiellement l’eau potable.

Pour autant, les différents acteurs concernés par cette problématique (Ramsa, ONEE, agence du bassin,…) ont multiplié les réunions et se sont mobilisés pour éviter des situations graves. Plusieurs projets ont été mis en œuvre récemment.

Parmi ces projets, nos sources évoquent la réalisation d’une conduite d’adduction d’eau du barrage Aoulouz qui affiche actuellement un taux de remplissage de 67% soit une réserve de 60 Mm3, vers le barrage Abdelmoumen.

Il est également question d’alimenter des stations de traitement d’eau pour la production de l’eau dans la région de Hmer Boudher à Taroudant.

Nos confrères de La Vie éco évoquent, pour leur part, comme mesure préventive supplémentaire l’arrêt de fourniture en eau d’irrigation agricole de 18.000 ha dans le Massa à partir du barrage Youssef Ben Tachfine, depuis le mois d’octobre dernier, et le lancement des travaux de six forages dans la région d’Agadir pour également assurer la sécurité d’alimentation en eau potable.

La station de dessalement d’eau pour bientôt

Sur le moyen terme, d’autres actions sont entreprises. Comme par exemple l’unité de dessalement d’eau de mer qui est en cours de réalisation dans la région d’Agadir. Elle est attendue pour le premier trimestre 2021.

Cette usine, qui se trouve dans la région Chtouka Aït Baha, sera la plus grande au Maroc avec une capacité de traitement de l’ordre de 75 millions de mètres cubes par an d’eau dessalée.

Une fois achevée, cette usine devrait commencer à produire près de 275.000 m3 d’eau par jour avant d’atteindre sa capacité maximale qui est de 450.000 m3 par jour.

L’eau produite par cette unité est destinée à alimenter les populations de la région en eau potable mais aussi à irriguer un périmètre de 15.000 ha dans la région de Chtouka Aït Baha.

Par ailleurs, Agadir bénéficiera à l’instar des autres régions du Royaume des actions du programme national prioritaire d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 dont la convention a été signé le 7 janvier dernier.

La déclinaison régionale de ce programme n’a pas encore été dévoilée, mais il n’en demeure pas moins que ce plan est doté d’une enveloppe globale de 115 MMDH ventilée comme suit :

– l’amélioration de l’offre hydrique notamment par la construction de barrages (61 MMDH),

– la gestion de la demande et la valorisation de l’eau notamment dans le secteur agricole (25,1 MMDH),

– le renforcement de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural (26,9 MMDH),

– la réutilisation des eaux usées traitées dans l’irrigation des espaces verts (2,3 MMDH),

– la communication et la sensibilisation en vue de renforcer la conscience liée à l’importance de la préservation des ressources en eau et la rationalisation de son utilisation (50 millions de dirhams).

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