Archives de février 6th, 2020

Environnement : L’impératif écologique !

par Mouhamet Ndiongue – panorapost.com – 05/02/2020

Il y a beaucoup à faire dans la gestion des déchets au Maroc. Le gouvernement investit dans des centres d’élimination des déchets, mais c’est loin d’être suffisant car la question de l’élimination des déchets est à l’ordre du jour au parlement où il est débattu sur les amendements de la Loi n°28-00 relative à la gestion des déchets et à leur élimination promulguée par le dahir n° 1-06-153 du 30 chaoual 1427 (22 Novembre 2006). (B.O. n° 5480 du 7 décembre 2006).

Pour une volonté politique affichée, l’élimination des déchets au Maroc a encore beaucoup à rattraper en termes de durabilité. Et il y a de plus en plus de privé et l’accumulation de piles de déchets industriels, les défis augmentent. Dans le même temps, des opportunités commerciales se présentent pour les entreprises nationales comme étrangères. En assez peu de temps, le Maroc a connu un développement industriel et infrastructurel remarquable, notamment dans les zones métropolitaines de Tanger, Casablanca et Rabat, mais vu le contexte du développement des déchets industriels et pharmaceutiques les conséquences que cela pourraient engendrer sur le plan sanitaires sont toujours existantes. En 2008, le gouvernement, avec le soutien de la Banque mondiale, a adopté le programme National des Déchets Ménagers (PNDM), vise essentiellement à assurer la collecte et le nettoiement des déchets ménagers pour atteindre un taux de collecte de 85% en 2016 et 90% en 2020. Dans ce programme, d’un coup de 40 Mrds de DH.

La collecte et nettoiement occupait une grande partie avec 72 % du budget, suivi de la réalisation et exploitation des décharges contrôlées pour 14,6 %, de la réhabilitation et fermeture des décharges sauvages avec 6,3 % d’études, suivi et contrôle pour 3,5 %. Le tri, recyclage et valorisation ainsi que la communication, sensibilisation et formation avaient un faible investissement avec 1,8% du budget chacun.

Tout au long de l’année 2020, la construction de 19 nouveaux centres de recyclage des déchets doivent être achevée. Cela s’inscrit dans le «programme national de gestion des déchets ménagers» est conçu pour promouvoir la collecte et le traitement des déchets et assurer le contrôle d’environ 90% des déchets ménagers.

Le gouvernement a investi entre 2008 et 2018 plus de 2,4 MMDH dans la gestion des déchets ménagers. Le PNDM avait également pour objectif d’assurer un taux de recyclage de 20% des déchets ménagers en 2020, alors qu’en 2018, le quota était le seulement environ 10%.

Le Maroc dans son ensemble recèle divers déchets dont ceux de construction et de démolition, déchets industriels, déchets ménagers et similaires et déchets pharmaceutiques qui dernièrement a été évalué à 22.000 T pour l’année 2019.

Malgré les plans stratégiques du gouvernement pour collecter, traiter  et recycler les déchets, il reste beaucoup à faire. Toutefois, la production accélérée de déchets ne ralentit pas dans les zones métropolitaines. Aujourd’hui, le Maroc compte environ 7,5 millions de tonnes de déchets ménagers, dont environ 8% sont fabriqués à partir de papier et de carton. L’accélération du processus d’industrialisation du Maroc – combinée à une urbanisation croissante – doit ouvrir à un nouveau paradigme de gestion pour face à de nouveaux défis. Ce changement de stratégie dans la gestion des déchets est nécessaire et doit ouvrir la voie vers une économie circulaire verte.

La problématique de la collecte

Les déchets ménagers, commerciaux et industriels sont généralement déposés dans des centres urbains ouverts dans les zones périphériques.

Ces décharges posent des problèmes de santé notamment en raison de leur proximité avec des eaux souterraines ou de pluies. Selon le ministère de l’Énergie, les Mines et de l’Environnement, il y avait 220 décharges à l’échelle nationale en 2017, dont 45 dans des décharges contrôlées ont été rénovées. L’objectif extrêmement ambitieux du ministère est d’arriver à 100% en 2020. Les décharges contrôlées résultant de la rénovation entamée en 2018 dont une cinquantaine de sites n’étaient pas considérés comme inoffensifs de point de vue environnemental. Pour les centres de stockage CEV (Centres d’Enfouissement et de Valorisation), 25 d’entre eux sont actuellement en opération de réalisation selon le ministère. Ce nombre devrait être porté à 50 d’ici la fin de 2020.

Financement vert: l’exemple de la CDG

Au cœur de la politique du « financement vert », CDG Capital propose une offre globale et intégrée en faveur des projets verts. En étant accréditée par le fonds vert pour le climat (Green Climate Fund), CDG Capital peut canaliser des fonds pour financer des projets nationaux de lutte contre le changement climatique dont le coût total peut atteindre jusqu’à 250 MUSD/projet

En guise d’exemple, on peut citer la structuration financière, à laquelle a contribué CDG Capital, de la plus grande station de dessalement dans le monde en matière de capacité (capacité de production de 400.000m3/j à terme, pour l’irrigation et l’eau potable) située à environ 40 km au sud d’Agadir.

Le Fonds Vert pour le Climat s’est assuré, à travers une due diligence à garantir une gestion professionnelle, responsable et transparente de ses fonds, qui s’élèvent aujourd’hui à plus de 10 milliards USD et sont amenés à atteindre les 100 milliards USD.

Cette accréditation vient couronner les efforts de CDG Capital en matière de responsabilité environnementale et de lutte contre le réchauffement climatique, confortant ainsi son positionnement de conseiller financier éclairé sur la thématique de la Finance Climat. La confiance du Fond a permis à CDG Capital de devenir l’institution incontournable pour la mise en œuvre de projets d’atténuation et d’adaptation au changement climatique dans le Royaume.

Economie circulaire : les ambitions de l’OCP

Chaque année, le monde consomme 1,7 fois de ce que produit la terre comme ressources. D’ici 2050, si rien ne change, ce taux sera multiplié par deux sous l’effet de la croissance démographique et économique. L’enjeu est donc de répondre aux besoins de consommation croissants – dans un souci, entre autres, de sécurité alimentaire – mais tout en préservant au maximum les ressources. L’économie circulaire est aujourd’hui clairement un moyen permettant d’atteindre cet objectif. C’est en tout cas le pari que prend OCP en ambitionnant d’être champion de l’économie circulaire dans l’industrie des fertilisants.

Empruntant cette voie, le Groupe OCP se fixe des objectifs ambitieux en lançant son Programme d’Economie circulaire articulés autour de quatre programmes majeurs : la préservation de la ressource, la production durable, la consommation raisonnée et la création de valeur par la transformation et le recyclage. Cette approche circulaire vise à créer non seulement une nouvelle dynamique verte au sein du Groupe, mais favorise également la symbiose avec l’écosystème industriel et la collaboration avec les communautés.

Une vision intégrée articulée autour de quatre programmes majeurs

A ce propos, l’OCP se fixe des objectifs ambitieux :

« 100% d’électricité propre dont la totalité de la production d’origine éolienne, solaire ou co-générée ~25% de l’électricité propre nationale produite par OCP (soit ~14% de la consommation nationale annuelle en électricité) ;

Zéro consommation d’eau conventionnelle où, la totalité de la consommation d’eau issue du dessalement d’eau de mer ou de l’épuration des eaux usées ;

Réhabiliter les mines au bénéfice de la communauté avec la multiplication des terres exploitées chaque année. En plus de la création de 60 000 emplois saisonniers et de 2000 emplois permanents dans le secteur agricole ;

Maîtrise des émissions et gestion des effluents où, il s’agira d’exploiter toutes les avancées technologiques disponibles pour réduire les émissions et les rejets ;

Maximiser la valorisation du phosphate à faible teneur et récupération des éléments valorisables de la roche

Implémenter une agriculture « intelligente » avec le développement des « Smart Fertilizers » via des solutions innovantes et intégrées pour accompagner le fermier ;

Développer les Smart Fertilizers avec des solutions innovantes et intégrées pour accompagner le fermier

Faire des déchets une nouvelle source de valeur où 24 000 tonnes de déchets industriels à valoriser chaque année, avec un potentiel de création d’emplois

24 000 tonnes de déchets industriels à valoriser chaque année, avec un potentiel de création d’emplois. »

La STEP de Safi

Dans sa dynamique pour la rationalisation de la consommation de l’eau l’OCP va miser 480 millions de dirhams pour la valorisation des eaux usées de la ville de Safi. Une convention de partenariat a été signée entre le groupe, la province et la commune de Safi, la Régie autonome de distribution d’eau et d’électricité (RADEES) et l’Agence du bassin hydraulique de l’Oum Er Rbia (ABHOER) portant sur l’épuration des eaux usées de la ville de Safi et leur valorisation.

Cette convention permettra la réalisation, d’une part, d’une station de prétraitement et d’un système de pompage mobilisant un budget de 100 millions de dirhams par la RADEES et, d’autre part, d’une station d’épuration (STEP) pour un budget prévisionnel de 480 millions pris en charge par le groupe phosphates.

La STEP de Safi permettra l’épuration des eaux usées et leur réutilisation industrielle. «La ville de Safi sera dorénavant dotée d’une infrastructure visant à traiter les eaux usées non valorisées actuellement, ce qui constitue un gain écologique énorme pour la ville. Outre son apport environnemental, ce projet garantira la réutilisation de 8 millions de mètres cubes d’eau annuellement au niveau du complexe de l’OCP à Safi, contribuant ainsi à la préservation des ressources nationales en eau douce», explique l’OCP.

Cette station vient s’ajouter aux autres STEP réalisées par le groupe et déjà opérationnelles dans les villes de Khouribga , Benguérir et Youssoufia. «Conformément à la stratégie de développement durable du groupe OCP, ce projet vient illustrer son engagement sociétal vis-à-vis des communautés et s’inscrit pleinement dans le cadre de son programme Economie Circulaire. Ce dernier vise à satisfaire 100% de ses besoins en eaux industrielles à partir d’eaux non conventionnelles», détaille-t-il.

Rappelons que plus de 3,5 milliards de dirhams ont été mobilisés depuis 2008 pour allier la rationalisation de l’utilisation des ressources hydriques et la satisfaction des besoins actuels et futurs des installations industrielles du groupe.

La volonté politique clairement affichée

«Les discussions sur la révision de la loi 28.00 sur la gestion des déchets et leur élimination ont débuté au Parlement afin de renforcer les principes d’économie circulaire», a déclaré Benyahya, en marge d’une rencontre organisée autour de l’économie circulaire et de l’économie bleue.

Selon le ministère, le principal amendement à cette loi portera sur l’introduction de la Responsabilité élargie du producteur (REP).

Cette nouvelle disposition si elle est adoptée engagera le producteur à s’entendre avec des acteurs de son écosystème pour mettre en place un dispositif de collecte des déchets en fin de vie et de recyclage. «À défaut, le producteur aura à payer une contribution à la collectivité qui mettra en place, elle-même, le dispositif», a-t-il ajouté.

La Recherche-Développement est l’autre facteur clé de cette réforme. Jugée comme le «nerf de la guerre», elle permettra l’utilisation de l’hydrogène pour «décarboniser» un ensemble de secteurs industriels, notamment les transports longues distances, les produits chimiques et le fer et acier.

«Il faut changer les paradigmes. C’est un domaine toujours sous exploité, mais avec un énorme potentiel», a relevé Abderrahim Ksiri, membre du bureau du CESE, plaidant pour l’émergence de l’économie bleue au Maroc.

 

La CNT (Confédération Nationale du Tourisme) présente une nouvelle feuille de route pour le secteur touristique au Maroc

article19.ma – 05/02/2020

Alors que le nombre de touristes visitant le Maroc a atteint 13 millions en 2019, enregistrant un taux de croissance de 5,2% entre 2018 et 2019, la Confédération nationale du tourisme (CNT) a présenté le week-end dernier, à Marrakech, une feuille de route 2020, qui vise à faire du Royaume une destination authentique « offrant une diversité d’expériences à partager ».

Ce plan, élaboré par les opérateurs privés, vise à favoriser un développement inclusif de l’industrie touristique et l’amélioration de sa compétitivité.

Le vice-président de la CNT, Fouzi Zemrani , dont les propos ont été relayés par le quotidien l’Économiste, a indiqué que diverses actions ont déjà été lancées alors que d’autres sont prévues au cours de cette année.

Les principales actions portent principalement sur un partenariat Public-Privé, la création d’une académie du tourisme pour promouvoir la formation dans le secteur, la transformation numérique du secteur, le développement du capital humain, le renforcement de la compétitivité des acteurs du tourisme, la régulation du secteur, la promotion du tourisme intérieur et la réorganisation de l’observatoire du tourisme.

« En ce qui concerne le partenariat public-privé, les projets déjà lancés concernent la promotion de la destination Agadir-Taghazout, le développement du capital humain et la régulation du secteur », a expliqué Zemrani au quotidien.

La feuille de route prévoit également d’accompagner les PME, de passer au numérique, de réorganiser l’Observatoire du tourisme et d’améliorer le système d’observation et d’analyse.

Outre l’Académie du tourisme, la Confédération entend également se concentrer sur la mise en œuvre du « Webinar », c’est-à-dire « une classe en ligne » qui permet aux personnes connectées d’y participer sans contraintes géographiques, ainsi que d’organiser une Master Class animée par un expert sur un sujet particulier.

+ Le Maroc compte plus de 2000 hôtels, avec une capacité totale de 400.000 lits, dont 15.000 lits à Marrakech +

Le président de la CNT, Abdellatif Kabbaj a pour sa part rappelé lors d’une conférence de presse à Marrakech que les touristes français restent en tête des touristes visitant le Maroc avec environ 1,99 million de personnes en 2019.

Il a relevé que les nuitées ont également augmenté de 5% entre 2018 et 2019, les hôtels ayant réalisé un chiffre d’affaires de 78,5 milliards de dirhams (environ 7,35 milliards d’euros).

L’année 2019 a été « une année record pour le tourisme national » , « nous ne devons pas nous leurrer » avec les chiffres, car la performance touristique peut encore être améliorée, a souligné l’homme d’affaires marocain, estimant que le renforcement du transport aérien et des investissements dans les infrastructures sont la clé de la promotion de la destination Maroc.

Le Maroc compte plus de 2000 hôtels, avec une capacité totale de 400.000 lits, dont 15.000 lits à Marrakech, la ville la plus visitée du Maroc.

Cependant, a déploré Kabbaj, le « taux d’occupation d’environ 45% est encore insuffisant pour rentabiliser (les hôtels) ».

« Nous devons œuvrer à atteindre un taux d’occupation supérieur à 70%, en renforçant le transport aérien et en investissant davantage dans la promotion », a-t-il expliqué.

Le secteur du tourisme au Maroc emploie plus de 750.000 personnes et représente 7% du PIB marocain, qui s’élève à environ 80 milliards de dirhams (environ 7,5 milliards d’euros).

Le secteur représente également 29% des exportations marocaines de services, a révélé Kabbaj, soulignant le rôle du tourisme dans la réduction du chômage au Maroc.

La confédération du tourisme, créée en 1995, a pour but de rassembler tous les professionnels de l’hôtellerie, de la restauration et du transport touristique.

Parole à Meryam El Ouafi : Une passionnée de l’entrepreneuriat

par Mohammed Zainabi – lobservateur.info – 06/02/2020

Elle s’est lancée dans le monde de l’entreprise à 20 ans. Quinze après, Meryam El Ouafi est aujourd’hui à la tête du complexe touristique Chems Ayour qu’elle a ouvert dans le monde rural.

Dans cet entretien vidéo, cette passionnée de l’entrepreneuriat résume pour lobservateur.info son parcours et donne de précieux conseils aux jeunes.

Meryam El Ouafi est aussi la vice-présidente du Conseil Régional du Tourisme Agadir/Souss-Massa.

La future ligne Marrakech-Agadir devra être une LGV

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 05/02/2020

La future ligne Marrakech-Agadir devra être une LGV (opérateurs de tourisme)

Deuxième ville touristique du Maroc, Agadir va bénéficier d’un ambitieux programme de développement de 6 milliards de DH qui profitera à ses habitants puis lui permettra de renforcer son attractivité nationale et internationale.

S’inscrivant dans les orientations du discours royal de la Marche verte, ce chantier vise à renforcer les infrastructures de base, consolider le réseau routier et in fine améliorer les conditions de vie dans les quartiers sous-équipés et faire d’Agadir un pôle de développement économique.

Un programme de développement accueilli très favorablement par la profession touristique qui espère que la mise à niveau sera suivie et complétée par l’édification d’une ligne ferroviaire à grande vitesse, desservant Marrakech, évoquée justement par le souverain désireux de faire d’Agadir le nouveau centre du Maroc.

Le Roi avait demandé des « études sérieuses » pour une ligne ferroviaire Marrakech-Agadir. La décision de construire cette ligne sera certainement prise. Mais la question est de savoir s’il s’agira d’une ligne LGV ou d’une ligne rapide comme le TNR Casa-Rabat.

Et si cette ligne ferroviaire prenait la forme d’une LGV, mettant Agadir à environ une heure de Marrakech? Que pensent nos opérateurs du tourisme d’une telle « jonction » entre les deux villes?

C’est un Said Mouhid, président de l’Observatoire du tourisme, très optimiste qui nous déclare que la future interconnexion des deux premières locomotives touristiques du pays devrait considérablement développer les échanges touristiques, mais aussi culturels et commerciaux entre les deux destinations.

Un effet bénéfique sur le tourisme étranger et intérieur

« Les touristes étrangers de séjour (TES) seront tentés, à partir d’Agadir ou Marrakech, de passer quelques jours de plus dans l’une ou l’autre destination afin d’enrichir et de compléter leur expérience touristique.

« Le flux du tourisme interne entre les deux bassins serait aussi dynamisé par cette logistique ferroviaire fiable et régulière.

« De cette manière, cette connexion permettra une complémentarité de choix pour ceux qui veulent combiner un séjour balnéaire et culturel et devrait générer une prolongation, de fait, de la durée de séjour grâce à l’attractivité des deux destinations et la richesse de leur offre/produit.

« Concernant son effet sur le tourisme national, il devrait être similaire à celui qui s’était produit lors de l’ouverture de l’autoroute Casablanca-Marrakech soit une fluidification et une sécurisation des flux.

« Cette nouvelle liberté de circulation devrait faciliter l’auto-programmation des séjours touristiques qui se confirme de plus en plus avec la digitalisation croissante dans le choix des voyages.

« La connectivité supplémentaire va mobiliser plusieurs gisements de touristes qui vont multiplier le nombre d’arrivées aussi bien dans la ville ocre que dans la capitale de Souss-Massa.

« La mise en service de cette ligne qui fait partie de l’ambitieux chantier royal de développement devrait en effet, probablement au terme de la période du programme, coïncider avec la maturité de la station de Taghazout et la remise à niveau d’une partie du parc hôtelier du centre-ville d’Agadir et la réalisation des autres infrastructures annoncées », conclut celui qui est également le directeur général du Centre régional du tourisme de Casablanca (CRT).

La LGV, futur poumon du tourisme à Agadir

Aussi optimiste que Mouhid, Rachid Dahmaz, président du CRT d’Agadir, nous déclare que sa ville et la profession attendaient depuis longtemps une telle mise à niveau des infrastructures urbaines.

« Les grands chantiers qui seront lancés dans le cadre du programme royal vont indéniablement rehausser la qualité de notre destination mais la connexion à la LGV va être un plus extraordinaire pour notre profession car partout ailleurs, le TGV (comme l’aérien) est le poumon de l’activité du tourisme.

30 à 40% d’arrivées supplémentaires dès la 1ère année de la LGV

« Sachant qu’Agadir n’est pas desservie par le réseau ferroviaire, cette connexion inédite, de surcroît à grande vitesse, vers Marrakech et le reste du Maroc va, selon moi, générer dès la première année de sa mise en service, des flux supplémentaires d’arrivées étrangères et nationales de 30 à 40%.

« En fait, c’est toute la région Souss-Massa qui va profiter des nouveaux flux en provenance du monde entier mais aussi et surtout du tourisme national qui devrait littéralement exploser.

« En effet, le gain de temps et de budget va encourager les marocains à passer leurs vacances à Agadir comme on a vu à Tanger qui a enregistré une croissance à 2 chiffres dès l’ouverture de la 1ère année du TGV.

« C’est une expérience très intéressante qui pourra ensuite être appliquée à Tiznit, Laâyoune et Dakhla… », avance Dahmaz qui ajoute qu’après le lancement des appels d’offres pour désigner le maître d’ouvrage, la construction de la voie ferrée sera rapide car, selon lui, l’ONCF lui a présenté lors d’une réunion commune avec son CRT, le tracé de la ligne Agadir-Marrakech qui n’excèdera pas une heure.

Le réseau ferroviaire aussi important que l’aérien

Excluant d’éventuelles retombées négatives sur sa ville par le programme de développement économique d’Agadir, le président du CRT de Marrakech, Hamid Bentahar, pense que la future connexion permettra de mettre en commun les atouts touristiques des deux villes.

« L’expérience a prouvé que chaque fois que l’on propose un service avec un gain de temps, on améliore la compétitivité de la marque Maroc.

« Ainsi, être en mesure de combiner des expériences de voyage montagne-mer en peu de temps permettra d’élargir notre cible aussi bien à Agadir qu’à Marrakech.

« De plus, la nouvelle possibilité de rentrer par un aéroport et de sortir par un autre, devenu tout proche grâce au TGV, sera très profitable.

« Pour cela, il importera de connecter chacun des deux aéroports à une gare LGV comme cela se fait dans toutes les grandes destinations touristiques de la planète.

« Pour être plus fort, il faut étoffer l’aérien mais également la connectivité ferroviaire pour permettre aux touristes de passer rapidement d’une destination à l’autre surtout quand celles-ci proposent des produits complètement différents (luxe à Marrakech, balnéaire à Agadir …).

« Au final, cela va élargir nos marchés et nos segments respectifs de clientèle et automatiquement augmenter considérablement le nombre d’arrivées et les recettes », conclut le président manifestement ravi de pouvoir profiter, à l’avenir, du réservoir touristique de la ville voisine mais « absolument pas concurrente », selon lui.

Quoi qu’il advienne, précisons que l’édification d’une LGV entre ces deux locomotives touristiques est encore au stade de projet et qu’il faudrait peut-être commencer par brancher Casablanca à Marrakech …

Une visite surprise fait tomber le directeur de l’hôpital d’Agadir

lesiteinfo.com – 05/02/2020

Le directeur du centre hospitalier régional Hassan II d’Agadir, Abdelaziz Rimani, a été démis de ses fonctions ce mercredi par le ministre de la Santé, Khalid Aït Taleb, a appris Le Site Info de source bien informée.

La décision du responsable gouvernemental intervient après une visite surprise qu’il a effectuée à l’établissement hospitalier et au cours de laquelle plusieurs dysfonctionnements ont été constatés, indique-t-on de même source.

Par ailleurs, le ministre a décidé de nommer le délégué provincial de la Santé à la préfecture d’Agadir Ida Outanane, Dr. Saïd Boujlaba, directeur de l’hôpital par intérim.

Tafraout : les amandiers sont en fleurs

Très belle journée hier pour aller faire une virée vers Tafraout où les amandiers sont en fleurs en ce moment :

Tout le long de la route depuis les Aït Baha, les amandiers se succèdent avec une floraison blanche ou rose. Contrairement à ce qu’on peut entendre quelquefois, la couleur des fleurs n’a pas de rapport avec les fruits doux ou amers,

De beaux paysages sous un ciel d’un bleu éclatant :

La kasbah de Tizourgane :

Les fleurs qui vont commencer à perdre leurs pétales :

 

Tenues traditionnelles des femmes de Tafraout :

détail :

Le chapeau de Napoléon :

et le Lion de Tafraout :

 

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