Archives de février 10th, 2020

Météo Maroc : les températures de ce lundi 10 février

lesiteinfo.com – 10/02/2020

Voici les températures minimales et maximales prévues par la Direction de la météorologie nationale pour la journée du lundi 10 février 2020 :

Min Max

– Oujda 06 23

– Bouarfa 05 19

– Al Hoceima 09 17 – Tétouan 11 17 – Sebta 12 17

– Mellilia 10 18 – Tanger 10 20 – Kénitra 10 21

– Rabat 09 20 – Casablanca 11 19 – El Jadida 12 20 – Settat 09 23 – Safi 12 26 – Khouribga 07 23 – Beni Mellal 07 23 – Marrakech 09 25

– Meknès 06 23 – Fès 08 22 – Ifrane 01 17

– Taounate 09 24 – Errachidia 08 18 – Ouarzazate 08 19

Agadir 12 28

– Essaouira 12 25

– Laâyoune 15 30 – Smara 12 27 – Dakhla 15 25 – Aousserd 17 29 – Lagouira 18 33.

Le Chiffre du Jour : 1 013 lits

infomediaire.net – 09/02/2020

Le Centre hospitalier universitaire (CHU) d’Agadir permettra d’élargir la capacité litière pour atteindre 1 013 lits, et de s’ériger ainsi en locomotive du renforcement de l’offre sanitaire dans la région de Souss-Massa, et les régions du sud en général, a affirmé, vendredi à Agadir, le directeur par intérim du CHU d’Agadir, Mohamed Arrayhani.

Ce projet d’une capacité de 867 lits, et dont la construction ont débuté en juin 2018, sera renforcé grâce à l’Hôpital psychiatrique d’Agadir, qui dispose de 120 lits, et dont les travaux de construction ont été lancés vendredi par le Roi Mohammed VI, ainsi qu’à la faveur de l’hôpital d’oncologie, qui affiche une capacité de 26 lits, a déclaré à la presse Mohamed Arrayhani.

L’Argentine va fournir des mouches stériles au Maroc pour lutter contre les insectes ravageurs

par Issam el Yadari – ledesk.ma – 09/02/2020

 

Pour lutter contre les parasites nuisibles à ses produits agricoles, notamment les fruits, le Maroc a passé commande à un institut argentin de biotech 440 millions de mouches méditerranéennes stériles. Les livraisons débuteront en mars par lots de 10 millions d’insectes par semaine

L’Institut argentin de santé et de qualité agricole de Mendoza (Iscamen) a annoncé la vente de 440 millions de mouches méditerranéennes stériles au Maroc, rapporte le média local El Economista, cité par Yabiladi.

Ce produit vivant et non conventionnel a été produit dans la Bioplant de la province, dans le département de Santa Rosa, à 90 kilomètres à l’est de la capitale Mendoza, et sera utilisé par Rabat dans le cadre de son programme de lutte contre les parasites.

L’agriculture de la région du Souss-Massa souffre particulièrement des effets néfastes de la mouche cératite. Cette mouche pond ses œufs dans les fruits les rendant impropres à la consommation. Aussi appelée « mouche méditerranéenne », elle occasionne des pertes notables. A cause de ce nuisible, les Etats-Unis ont, à de nombreuses reprises, interdit l’importation des agrumes marocains suite à des cargaisons de fruits infestés de larves.

À partir du mois de mars, le gouvernement de Mendoza commencera donc à fournir 10 millions d’insectes stériles par semaine.

Jusqu’à présent, le matériel utilisé par le Maroc était fourni par l’usine de production d’insectes stériles de Valence, en Espagne. À partir du mois de mars, les expéditions d’insectes stériles en provenance de Mendoza commenceront et se poursuivront jusqu’au 15 mai 2021. Au total, 44 expéditions de 10 millions de mouches par semaine seront effectuées.

En octobre dernier, 162 millions d’insectes mâles stériles ont quitté l’usine pour la Bolivie dans ce qui a été la première expédition internationale.

« C’est le premier pays où nous exportons notre matériel biologique, c’est un point de départ pour la possibilité d’aider avec ce type de matériel vers différents pays qui l’ont déjà demandé, comme la Turquie ou le Chili », a expliqué Alejandro Molero, président de l’Iscamen à l’époque.

En chiffres, l’année dernière, la bioplantation d’Iscamen a produit entre 60 et 70 millions de nymphes de mouches par semaine. Aujourd’hui, l’entité sanitaire est prête à produire 100 à 450 millions par semaine, à raison de 500 dollars pour chaque million de nymphes.

Actuellement, la production de la bioplantation de Santa Rosa atteint 400 millions par semaine, dont 23 millions sont envoyés pour aider le programme de lutte contre les parasites en cours de développement en Patagonie.

La Technique de l’insecte stérile (TIS) est la première méthode de lutte contre les insectes ravageurs qui utilise la génétique. « Pour simplifier, on pourrait la définir comme une forme de contrôle des naissances des insectes menée à l’échelle d’une région », rapporte un document de la FAO cité par Yabiladi.

« Cette technique consiste à reproduire des quantités énormes d’insectes cibles dans une usine et de stériliser les mâles en les exposant à des faibles doses de radiations. Ces mouches mâles stériles sont ensuite lâchées par voie aérienne dans les zones infestées, où elles s’accouplent aux femelles sauvages. Si les mâles stériles l’emportent largement en nombre sur les mâles sauvages féconds, la population de mouches sauvages est rapidement anéantie… »

 

Casablanca est-elle une ville cauchemardesque ?

par Dr Mohamed Chtatou – article19.ma – 09/02/2020

Les étrangers visitant le Maroc ne sont pas du tout attirés ni intéressés par Casablanca et les Marocains ordinaires sont toujours déconcertés par cette attitude et veulent savoir, pourquoi diable, ils n’aiment pas cette ville moderne et sophistiquée, mais, en général, ils n’ont pas reçu réponse satisfaisante à leur questionnement. En réalité, les étrangers recherchent la culture marocaine authentique et traditionnelle, pour mieux connaître le pays, sa culture, son âme et son mode de vie et ils veulent aussi, vivre, des expériences exotiques et dépaysantes que Casablanca est, hélas, incapable de leur proposer pour le moment.

Pour les habitants, c’est la ville la plus grande, la plus envoûtante et la plus moderne, pour les visiteurs c’est l’endroit le plus bruyant, le plus sale, le plus chaotique et le plus désordonné. Cela leur rappelle leurs grandes villes animées, mais en plus de cela, avec plus de tracas, tels que :  pollution, circulation dense, transport en commun « bordélique » et les complications de la vie moderne, sans les attractionspleines de magie du magnifique Maroc millénaire.

Toutefois, par comparaison, Kuala Lumpur, la capitale de la Malaisie, qui est également très moderne, est très propre, très organisée et très sympathique a beaucoup plus d’attirance sur les touristes. Elle possède un excellent réseau routier, un système de transport en commun attrayant et fonctionnel, beaucoup de verdure, de nombreux centres commerciaux bien structurés et conçus, de beaux parcs et d’innombrables restaurants bon marché, mais surtout, elle est une ville sûre jour et nuit, avec beaucoup de lieux de street food animés et des attractions ouvertes 24h / 24. Les étrangers sont presque considérés comme des hôtes sacrés. La mairie de la ville veille au grain à ce que les visiteurs soient bien traités, pour s’assurer qu’ils reviennent encore et encore. Non loin de Kuala Lumpur, il y a Singapour, cette cité-état à l’économie puissante où les visiteurs sont traités comme des dieux, et ils en ont toujours pour leur argent en hébergement, nourriture, shopping, hospitalité et qualité de séjour.

C’est quoi le problème avec Casablanca ?

C’est quoi le problème avec Casablanca ? Honnêtement, presque tout. La ville est essentiellement deux villes la partie côtière riche et la partie qui ceinture la métropole pauvre et cauchemardesque. Les pauvres travaillent pendant la journée pour les riches dans leurs foyers, leurs entreprises ou leurs usines et se retirent la nuit dans leurs bidonvilles insalubres pour prendre de la drogue, regarder des programmes télévisés insipides, passer un peu de temps, ou tout simplement se livrer à faire des bébés pour s’amuser un peu et oublier leur misère et mauvais traitements quotidiens. Ils sont sous-payés, méprisés et, souvent, détestés par les riches, c’est le moins qu’on puisse dire. Donc, beaucoup d’entre eux, en temps de crise, recourent à des délits mineurs de vol pour nourrir leur famille ou tout simplement pour se venger des citoyens aisés égoïstes et haineux de la ville. A Casablanca, il n’y a pas de place pour la compassion et le sens du partage. C’est une arène sociale ou le pauvre, comme le gladiateur faible de l’ancienne Rome, est, métaphoriquement mis à mort pour le spectacle.

En un mot, Casablanca est un endroit bizarre, pour ne pas dire une ville souffrant de schizophrénie et d’autres troubles psychiques. Les autorités localess’intéressent davantage à la sécurité, en gardant à l’esprit, principalement, qu’elle était le foyer dumilitantisme de gauche des années 60, 70 et 80 du siècle dernier et qu’elle a été secouée en 2003 par le terrorisme islamiste aveugle provenant de sa propre ceinture de pauvreté, le bidonville de Sidi MoumenD’ailleurs un excellent film a été réalisé par Nabil Ayouch sur cet événement particulier ; Il s’intitule : «Les Chevaux de Dieu ».

Quant aux élus locaux, au lieu de s’occuper de leur ville ; ils sont la plupart du temps, mêlé à des querelles partisanes, un état de fait qui perturbe le développement de Casablanca à la longue, sans oublier, pour autant, que ces élus lancent, très souvent, des programmes qui pourraient ne pas être réalisables ou bénéfiques pour cette métropole, à long terme, mais plutôt adaptés à leurs propres intérêtsélectoraux ou autres.

Mosquée Hassan II

En tant que tel, les routes sont très mauvaises partout,plein de nids de poule et les trottoirs laids et envahis par un parking sauvage des véhicules obligeant les piétons à marcher sur le macadam et, ainsi, sont victimes de terribles accidents de circulation étant donné que les conducteurs sont imprudents et n’ont aucun respect pour le public ambulant. La verdure est quasi inexistante car les blocs de ciment des urbanistes voraces ont dûment envahi tous les espaces verts possibles, créant une vraie jungle de béton armé, froide et impersonnelle.

Pendant la journée, la ville étouffe sous l’effet de la pollution des voiturescamions, motos et des usines, d’ailleurs le taux de l’asthme est très élevé parmi la population, en particulier les jeunes et les bébés. Se déplacer pendant les jours de travail d’une partie de la ville à l’autre est presque impossible en raison d’horribles embouteillages et de goulots d’étranglement désagréables. La ville n’a pas prévu à l’avance l’augmentation de la population et du parc automobile. On raconte que certains hommes d’affaires, au vu de la lenteur du trafic routier,utilisent leurs voitures comme bureau pour travailleret prendre des leurs décisions commerciales tout en étant conduits au siège de leur entreprise ou lieu de travail.

Ville haut-lieu du capitalisme inhumain et sauvage

La ville est prise par cette maladie moderne appelée capitalisme inhumain, vorace et prédateur : les gens veulent gagner de l’argent rapidement à n’importe quel prix et ce faisant, ils perdent leur humanité, leur sens de la compassion et la vertu de partager et se transforment, ainsi, en des fanatiques du gain rapide sans aucun sens d’humanité.

Les banques, les compagnies d’assurance, les entreprises, les usines, les centres commerciaux sefont beaucoup d’argent très rapidement mais dépensent zéro dirham pour le bien-être social de la ville et de ses habitants. Pire encore, ils refusent de payer un misérable dirham aux gardiens de parking auto-désignés, les gilets jaunes marocains, ils pourchassent les mendiants ou marchandent le salaire journalier des femmes de ménage pauvres. Pour cela et plus encore, la ville ne semble pas du tout avoir une âme. Avec plus de constructions, elle devient de plus en plus grande et tentaculaire chaque jour mais aussi plus sauvage, agressive et plus laide.

La plupart des grandes entreprises du pays ont leur siège dans cette ville : banques, assurances, holdings, entreprises, usines, etc. et la ville possède le plus grand port du pays. En un mot, Casablanca est la capitale des affaires surnommée « capitale économique » mais aussi la capitale de beaucoup de pauvreté et de désespoir et point de partage.

Bref, c’est la capitale du Triangle d’Or du Maroc(Partie riche du pays qui s’étend de Tanger à Fès et forme un triangle avec Agadir) où se concentre la richesse nationale ainsi que l’infrastructure, par opposition au Maroc du Désespoir (la périphérie et l’hinterland), pauvre et marginalisé.

Mais, en dépit de sa richesse matérielle, la ville souffre de la pollution, de la laideur, de la saleté, du manque flagrant des espaces verts, et d’organisation et surtout de discipline et de CIVISME.  Les chauffeurs, sont des chauffards et des tueurs en sursis ; les voitures, des bolides de la folie humaine et de la mort ; les vendeurs ambulants, colporteurs, arnaqueurs et menteurs ; les malfratsdéguisés en mendiants dociles, etc.

Dans cette ville on trouve la richesse pécuniaire mais point de richesse de l’âme et de charité,pourtant un des piliers de l’Islam. Les chefs d’entreprises, les responsables, qu’ils soient locaux ou nationaux et même certains citoyens ne semblent pas du tout soucieux d’améliorer le sort de leur ville et de penser à son esthétique et son humanité et le drame continue inlassablement de jour en jour.

Vue aérienne de Casablanca

Récemment, une association, sûrement parrainée par le gouvernement, a lancé une campagne publicitaire bizarre appelant la ville « WeCasablanca » et visant apparemment à mettre en valeur ou à améliorer l’image de ce grand centre urbain mais uniquement par la sémantique, pas par l’action ou les actes. En effet, cette campagne ne semble pas avoir d’objectifs viables et de programmes d’intervention réalisables, elle n’est qu’une campagne d’autoglorification, vide de sens et de contenu, pour le moment. Et le We dans WeCasablanca qui veut dire « nous » en Anglais ne démontre aucunement l’existence d’une communauté « humaine et solidaire » dans cette ville. En effet, Casablanca est la capitale du solitaire et non du solidaire.

Le Casablanca de Humphrey Bogart

Pour de nombreux occidentaux, la ville rime avec une sorte de romantisme et d’orientalisme représenté par le film de Michael Curitz « Casablanca« , sorti en 1942, dans lequel un cynique expatrié américain :Humphrey Bogart (dont les célèbres citations du film restent éternelles : « Here is looking at you kid ! « et » Play it again Sam, « ) joue le rôle de l’homme blanc américain désintéressé (Rick Blaine) se sacrifiant pour sa bien-aimée Ingrid Bergman (Ilsa).

Affiche du film de Michael Curtiz de 1942

Il dirige une boîte de nuit à Casablanca (Rick’s Café) au début de la Seconde Guerre mondiale. Malgré la pression à laquelle il est sujetteconstamment, de la part des autorités locales, le Rick’s Café est devenu une sorte de refuge pour les réfugiés qui cherchent à obtenir des papiers, même illicites, qui les aideront àregagner les Etats Unis. Mais quand Ilsa (Ingrid Bergman), une ancienne amante de Rick et son mari, se présentent un jour à son café, Rick fait face à un défi difficile qui entraînera des complications imprévues, un chagrin et finalement une décision atroce à prendre.

Humphrey Bogart dit qu’il est venu à la ville pour les eaux, mais aujourd’hui les eaux côtières de la ville sont polluées, tout comme l’air et la ville est une pâle copie de celle rencontrée à Rick’s Café, qui a été ressuscité récemment comme restaurant dans la médina, en vrai, et non comme un lieu fictif des plateaux de cinéma de Hollywood des années 40 du siècle dernier.

Ville des inégalités sociales

Les inégalités sociales criardes de Casablanca sont mises à nu par les ultras des équipes de foot mythiques le Raja et le Widad dans le stade « Donor » quand ils donnent la voix avec leur chanson, vite devenu, une plainte internationale : « bladi dalmouni » (Ils m’ont opprimé dans mon pays).

Cette chanson contestataire, qui en dit long sur les inégalités sociales dans une ville très riche mais pourtant, aussi, très pauvre, chant qui, par extension,traite de la situation sociale de tout le Maroc d’aujourd’hui : un pays qui navigue, à vue, à deux vitesses : mode pauvreté extrême et mode richesse extrême, aussi, malheureusement.

La chanson/plainte « bladi dalmouni » fut créée en mars 2017 par le groupe musical des ultras du Raja, Gruppo Aquile (Groupe des Aigles). Cette chanson connait aujourd’hui un succès viral dans un contexte gangrené par les inégalités sociales. Avec des paroles simples et efficaces, le chant revient sur le désespoir d’une jeunesse désabusée et laissée pour compte, dans une ville riche et un pays avec de grandes ressources :

« Dans ce pays, on vit dans un nuage d’ombre
On ne demande que la paix sociale (….)
Ils nous ont drogués avec le haschich de Ketama
Ils nous ont laissés comme des orphelins
À attendre la punition du dernier jour (…)
Des talents ont été détruits par les drogues que vous leur fournissez
Comment voulez-vous qu’ils brillent ?
Vous avez volé les richesses de notre pays
Les avez partagées avec des étrangers
Vous avez détruit toute une génération… »

Les mauvaises langues racontent que suite au succès international de ce « tube » populaire, l’establishment lança l’idée de l’élaboration d’un nouveau contrat social pour réduire les inégalités sociales dans le pays tout entier.

Le peuple de Casablanca, fier et souverain, a donné une leçon de civisme et de communion aux partis politiques et aux élites du 

pays, malheureusement en majorité cooptés, en dénonçant haut et fort les problèmes et les malaises de cette grande ville et de tout le pays ou la jeunesse est émasculée par un système patriarcal dans sa forme et tribal dansson contenu et sa portée.

Les supporters du Raja en action

Dans le Casablanca d’aujourd’hui, il s’agit de gagner de l’argent rapidement même s’il faut franchir les lignes rouges de la légalité. La ville est moralement corrompue et la corruption est le crédo de l’élite de cette grande métropole, qui pourtant pourra devenir, un jour, l’âme d’un Maroc démocratique, et égalitaire.

Le Casablanca romantique est donc une plaisanterie grossière, aujourd’hui, et l’image de la ville a vraiment besoin d’être retouchée à l’échelle nationale et à l’échelle internationale par un programme de développement économique responsable, durable et humain, pour mieux servir sa jeunesse dynamique et créative et son peuple fier et hospitalier.

Bidonvilles de Sidi Moumen

Tourisme marocain : Les ‘‘Trois pépites’’ du magazine belge “Le Vif”

infomediaire.net – 09/02/2020

Le magazine belge “Le Vif” a consacré un article au Maroc et à la diversité de ses paysages naturels, en braquant les projecteurs sur “trois pépites” au charme indéniable, entre ville, plage et campagne.

Dans sa dernière livraison, l’hebdomadaire emmène le lecteur dans un voyage magique à la découverte du Royaume dans un articles sur cinq pages, illustré de photos mettant en avant la beauté des paysages avec “ses interminables côtes, ses montagnes rosées, ses vastes vallées et ses cités bouillonnantes”.

L’auteure de l’article, Marieke De Ruijter, met d’emblée le cap sur Marrakech, en se faufilant à travers la vieille médina où s’activent tanneurs, dinandiers, orfèvres et menuisiers, avant d’explorer la gastronomie marocaine à travers une visite au musée de l’art culinaire, où le public peut goûter et apprendre à préparer des spécialités traditionnelles.

Citant des “merveilles” comme le Musée Yves Saint Laurent ou le Jardin Majorelle, la journaliste met également en exergue la beauté des Ryads de la ville ocre qui laissent les visiteurs “littéralement bouche bée devant les salles habillées de marbre et les colonnes ornées de mosaïques”.

Poursuivant sa virée au cœur de Marrakech, elle finit par rallier l’incontournable place Jama’a el-Fna, le cœur battant de la ville.

“Notes obsédantes des flûtes des charmeurs de serpents, parfums de menthe et d’épices, nuages de fumée, viande qui grésille dans les échoppes, singes apprivoisés… L’atmosphère est à la fois enivrante et exaltante”, décrit-elle.

Le Vif fait ensuite découvrir à ses lecteurs Taliouine, au cœur de la région du safran, ainsi que la vallée d’Ameln.

“Le matin, avant même que les premiers rayons du soleil ne s’insinuent entre les montagnes, des dames en robes bariolées et armées de paniers partent cueillir les crocus (…) dont les frêles pétales recèlent le précieux or rouge”, souligne l’auteure de l’article.

Poursuivant son périple, elle écrit que le voyage par route permet de s’immerger dans la vie locale, d’Ouirgane à Taroudant, notant qu’après quatre heures d’un trajet spectaculaire à travers la vallée d’Ameln, dont les rochers “semblent avoir été jetés là au petit bonheur, nous arrivons à Tafraout, au pied de l’Anti-Atlas”.

“La vallée offre des paysages variés, des panoramas magnifiques et de bonnes routes”, relève-t-elle, soulignant qu’un autre détour s’impose par Tiznit, particulièrement pour les férus de bijoux.

Située à un quart d’heure de la côte, la “cité d’argent” abrite environ 130 orfèvres spécialisés dans le travail du précieux métal. Son marché couvert regorge de parures “très élégantes”, ajoute-t-elle.

La journaliste termine son road-trip par une promenade au large de la côte d’Agadir à Legzira. Selon elle, si Agadir constitue une base idéale pour explorer les charmants villages environnants, les passionnés de surf et les nostalgiques du “Flower Power” trouvent leur bonheur à Taghazout, 20 kilomètres plus au nord.

Essaouira, cité de pêcheurs à environ trois heures de route d’Agadir, attire également de nombreux visiteurs pour “sa beauté pittoresque”, alors qu’en empruntant la route panoramique qui longe la côte au sud d’Agadir, une foule d’activités sont proposées sur les plages, de la plongée à l’équitation en passant par la pêche, le para surf, le quad ou les promenades à dos de chameau, écrit-elle.

“A Mirleft, nous savourons un plat de poisson frais, avec les orteils qui frôlent l’eau”, s’émerveille la journaliste qui part enfin à la découverte de la vaste plage de Legzira avec ses hautes parois rocheuses et sa célèbre arche formée par l’érosion.

La journaliste conclut son article par une rencontre agréable avec un pêcheur qui “nous fait de grands signes pour nous proposer une tasse de thé. (…) Un moment suspendu, preuve éternelle de la légendaire hospitalité marocaine”

Noor 3 Ouarzazate : Plus grande tour solaire au monde

infomedaire.net – 09/02/2020

Au sud du Maroc se dresse Noor 3, la plus grande tour d’énergie solaire au monde qui propulse le Maroc vers le futur des énergies renouvelables, écrit la revue mensuelle française « Sciences et Avenir ».

«Au milieu du paysage lunaire d’Ouarzazate, la tour Noor 3 regarde du haut de ses 243 mètres les milliers de miroirs qui dansent autour d’elle au rythme du Soleil marocain, comme une fusée prête à décoller d’une planète lointaine vers l’une de ses deux lunes », souligne la revue française qui consacre un reportage à la station solaire sous le titre « A Ouarzazate, la tour Noor 3 : l’usine solaire aux deux lunes ».

En effet explique la revue, une fois par an, ces milliers de miroirs sont testés en focalisant la lumière du soleil sur deux points dans le ciel, créant cet effet de deux « lunes » qu’entourent Noor 3. « Cet effet optique est le produit d’un test réalisé sur les miroirs qui alimentent la tour en lumière. Une fois par an, et seulement pendant quelques heures, le mécanisme de rotation des miroirs est testé en dirigeant tous les rayons de Soleil qu’ils reflètent vers deux points focaux dans le ciel, créant les deux lunes de Noor 3 », indique la revue.

En fonctionnement depuis octobre 2018, cette tour à énergie solaire concentrée (CSP) est actuellement la plus puissante au monde, avec une puissance de 150 mégawatts (MW) – cela correspond à la consommation énergétique d’environ 65.000 foyers français, relève “Sciences et Avenir”, ajoutant que grâce à un système de stockage de chaleur, cette station peut fabriquer de l’électricité même la nuit, des heures après le coucher du Soleil. « Une capacité aussi futuriste que son design, qui a inspiré le dernier film de science-fiction interprété par Jean Reno (en production), où ils la font justement passer… pour une fusée spatiale ! », commente la revue.

« Sciences et Avenir » relève également les nombreux atouts de cette centrale hors norme : « non seulement la tour produit beaucoup d’énergie propre, mais en plus elle recycle la vapeur d’eau qu’elle génère afin de diminuer au maximum l’utilisation de l’or bleu ». Ainsi, la vapeur est récupérée après avoir servi à produire de l’électricité et elle est condensée à nouveau grâce à des ventilateurs qui la refroidissent pour ainsi retourner à l’état d’eau, ensuite réutilisée pour fabriquer… de la vapeur. Un vrai circuit fermé où les ventilateurs utilisent l’énergie produite sur place, explique la revue.

« Finalement, ce n’est peut-être pas une fusée spatiale, mais avec sa grande capacité de production d’énergie propre et sa faible consommation d’eau, Noor 3 propulse le Maroc vers le futur des énergies renouvelables », observe « Sciences et Avenir »

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