ACADÉMIE DU ROYAUME : LES MÉDINAS MAROCAINES, UNE SOURCE D’INSPIRATION POUR LES VILLES DU FUTUR

quid.ma – -/02/2020

 

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 Les participants à un colloque international sur la ville dans le monde musulman organisé par l’Académie du Royaume du Maroc ont souligné, jeudi à Rabat, que les médinas marocaines, comme Fès, Tétouan et Tanger, sont une véritable source d’inspiration pour les futures villes respectueuses de l’environnement.

Dans son intervention intitulée « Au-delà des murs, quelle mise à niveau ? « , présentée dans le cadre de cet événement de trois jours initié sous le thème « La ville dans le monde musulman: genèse et mutation », la vice-présidente de la Fondation Tanger-Médina, l’architecte Hanae Bakkari, a indiqué que les valeurs des médinas, leur patrimoine et leur richesse architecturale peuvent contribuer grandement à la conception et à la construction des futures villes et à l’amélioration de la qualité de vie en leur sein.

S’exprimant lors de l’atelier de géographie, de l’habitat, de l’économie et l’architecture sur « La ville islamique: dimensions géographiques multiples », Mme Bakkari a expliqué que ces anciennes villes arabo-musulmanes, comme Tanger, dispose d’un héritage historique important et regorgent d’énormes atouts sociaux et architecturaux à faire valoir en vue de favoriser la préservation du patrimoine et le renforcement de l’écosystème ainsi que la consolidation des liens humains entre les populations.

Pour cette architecte, il importe d’adopter la démarche d’écoute aux habitants afin de mieux comprendre la logique du développement des vieux quartiers, notant que l’objectif principal devrait être d’améliorer les aspects écologiques et les conditions de vie de la population.

Elle a cité, à cet égard, les grands efforts consentis au niveau de Tanger, qui ont porté leurs fruits à travers la mise en œuvre de projets géants tels que « Tanger Métropole » et son programme « Madinati Ajmal » et d’autres petits, mais non moins importants, comme le programme « de Houmat Couk à Houmat Al Ward ».

De son côté, l’universitaire Naima Lahbil Tajamouti a mis en exergue le problème du déplacement des populations des médinas, notamment de la ville de Fès, qui connaît depuis 1994 un déclin important de ses habitants.

Lors de son intervention intitulée « Les artisans d’un nouveau cadre de vie », elle a attribué ce déplacement au manque d’investissements publics et privés et à la stagnation du commerce de produits artisanaux, appelant, à ce propos, à diversifier les ressources de revenus.

La conférencière a en outre évoqué les efforts déployés ces dernières années pour restaurer les monuments historiques du Trio d’or (Boujloud, Lalla Yeddouna et Bab Al-Makina) et les jardins historiques comme Jnan Sabil, ainsi que l’aménagement des hôtels et l’amélioration des accessibilités dans la médina.

Quant au membre correspondant de l’Académie royale d’histoire de Madrid, Mohamed Benaboud, il a appelé à engager la société civile dans la réflexion sur les moyens de préserver le patrimoine de la médina de Tétouan et à restaurer ses monuments historiques à l’instar de Dar Bin Marzouq Al Arabiya.

Le conférencier a également souligné la nécessité de valoriser le patrimoine historique de la ville, à travers l’aménagement des tombes des mosquées de la médina, qui dépassent les 33, outre la réhabilitation des fontaines et des clôtures.

Il a aussi jugé nécessaire d’informer les nouvelles générations du patrimoine culturel de Tétouan en organisant des activités culturelles, sociales et récréatives au profit de la population, soulignant l’importance d’accélérer la mise en œuvre d’importants projets royaux relatifs à la ville, afin de valoriser son patrimoine et d’améliorer la qualité de vie de ses habitants.

Organisé en coopération avec la revue Hespéris-Tamuda publiée par la faculté des Lettres et des sciences humaines de Rabat, le colloque « La ville dans le monde musulman : genèse et mutation » se déroule sous forme d’ateliers (workshop) parallèles, selon les spécialités, avec des conférences plénières autour de l’archéologie – la géographie, l’urbanisme, l’économie et architecture – et de l’histoire.

Selon une fiche de présentation de cette rencontre de trois jours, le débat sur la ville musulmane n’est pas près de se terminer. Installé par un orientalisme conquérant, pendant le 19ème siècle et la première moitié du 20ème siècle, relancé par les recherches monographiques universitaires marocaines depuis les années soixante, réactualisé, à partir des années 2000, par des disciplines plus proches de la géographie, de la sociologie, de l’architecture et de l’histoire, ce débat est aujourd’hui en passe de devenir un passage obligé pour comprendre la ville dans un monde musulman en pleine mutation.

Il permettra également de rapprocher différentes approches du point de vue de l’historien, de l’anthropologue, de l’archéologue, du géographe et du sociologue en vue de comprendre la ville dans un monde musulman en pleine mutation et lui apporter un nouveau souffle.

Agadir – Phase III de l’INDH : Une première année riche en réalisations et en initiatives

mapexpress.ma – 12/02/2020

Phase III de l’INDH: Une première année riche en réalisations et en initiatives

Préservation de la dignité du citoyen, amélioration de ses conditions de vie et valorisation du capital humain, telles sont les objectifs principaux de la troisième phase de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH), qui a soufflé cette année sa première bougie avec à son actif plusieurs réalisations et initiatives.

Mobilisant une enveloppe budgétaire de 18 milliards de dirhams (MMDH), cette troisième phase (2019-2023), dans laquelle s’inscrit la plateforme des jeunes “Argana” pour l’écoute et l’orientation, inaugurée ce mercredi par Sa Majesté le Roi Mohammed VI à la commune d’Ait Melloul, s’articule autour de quatre principaux programmes, à savoir la résorption des déficits en matière d’infrastructures et des services de base, l’accompagnement des personnes en situation de précarité, l’amélioration du revenu et l’inclusion économique des jeunes et l’impulsion du capital humain des générations montantes.

Le premier programme, qui a trait à la résorption des déficits en infrastructures et services sociaux de base, participe à la mise en œuvre du programme de réduction des disparités territoriales et sociales en milieu rural et à la consolidation des infrastructures dans les quartiers sous-équipés en milieu urbain.

Ce programme de 4 MMDH entend poursuivre l’effort engagé au cours des deux premières phases de l’INDH, en réduisant les inégalités encore existantes tant au niveau social que territorial, notamment dans cinq secteurs prioritaires : l’éducation, la santé, l’approvisionnement en eau potable, les routes, pistes rurales et ouvrages d’art et l’électrification rurale.

Il a permis, au cours de l’année 2019, le développement, au niveau national, de 522 projets, dont 135 ont été achevés et 387 sont en cours de réalisation, au profit de 744.000 personnes avec une enveloppe budgétaire de près de 682 millions de dirhams (MDH).

Le second programme, doté également d’une enveloppe budgétaire de 4 MMDH sur cinq ans, porte sur l’accompagnement des personnes en situation de précarité. Cet accompagnement consiste essentiellement en la prise en charge des bénéficiaires dans des centres spécialisés (Centres d’accueil pour enfants abandonnés, Centres pour personnes à besoins spécifiques, maisons de retraite, etc…), doublée d’une démarche de réinsertion socio-économique le cas échéant.

Dans sa phase III, l’INDH vise à améliorer la qualité des services fournis dans ces Centres et cible prioritairement 11 catégories vulnérables, notamment les personnes âgées démunies, les personnes souffrant de handicap sans ressources, les aliénés sans abri, les hémodialysés sans ressources, les malades atteints de SIDA sans ressource, les femmes en situation de grande précarité, les ex-détenus sans ressources, les mendiants et vagabonds, les toxicomanes sans ressources, les enfants abandonnés et les enfants en situation de rues.

Ce programme a connu, au titre de l’année 2019, la construction de 31 Centres et l’équipement de 89 autres à travers les différentes régions du Royaume, ainsi que l’acquisition de 45 ambulances et unités médicales mobiles.

Le troisième programme (4 MMDH) a pour objectif l’amélioration du revenu et l’inclusion économique des jeunes, à travers notamment l’accompagnement des jeunes entrepreneurs et porteurs de projets, la contribution au développement de l’employabilité des jeunes via une meilleure adéquation entre les qualifications et les besoins du marché du travail et la mise en place d’un cadre favorisant la coordination entre les différents intervenants dans cette question d’intégration socio-économique des jeunes.

La mise en œuvre de ce programme a permis, au cours de l’année précédente, la construction, l’équipement et la mise à niveau de 62 espaces pour jeunes (écoute et orientation) et l’organisation d’un concours d’idées (HACKATHON) de projets sur le thème de la petite enfance dans toutes les régions du Royaume, avec la participation de 600 jeunes.

Parmi les réalisations enregistrées dans le cadre de ce programme, il y a lieu de citer le recrutement de 1.578 éducatrices et éducateurs dans le cadre du programme de généralisation de l’enseignement préscolaire en milieu rural, l’accompagnement de la province de Jerada pour le recrutement de 1.500 jeunes, l’élaboration, en collaboration avec l’Agence de coopération internationale allemande pour le développement (GIZ), d’un système de développement local dans le cadre du programme de promotion de l’économie et développement rural dans les zones excentrées du Maroc (PEDEL) au niveau de 14 provinces.

Il s’agit également de l’accompagnement du projet “Appui à l’intégration économique des jeunes” dans la région Marrakech-Safi, avec le financement de la Banque Mondiale et plusieurs partenaires, dans l’objectif d’assurer l’emploi de 25.500 jeunes, de créer 1.500 entreprises et d’appuyer 400 coopératives.

Quant au quatrième programme, il mobilise une enveloppe budgétaire de 6 MMDH et vise à impulser le capital humain des générations montantes à travers notamment l’amélioration de la santé et de la nutrition de la mère et de l’enfant, la généralisation de l’enseignement préscolaire dans les zones rurales et reculées et l’encouragement de la réussite scolaire et la lutte contre les principales causes de déperdition scolaire.

Au volet “Amélioration de la santé et de la nutrition de la mère et de l’enfant”, l’année 2019 a été marquée par la signature d’une convention tripartite (INDH, ministère de la Santé et UNICEF) pour la mise en place d’un dispositif de santé communautaire, l’organisation d’une campagne nationale de sensibilisation quant à l’importance de la petite enfance, l’acquisition du matériel médical au profit de 596 Centres de santé au niveau de 14 provinces relevant de trois régions du Royaume, la construction et la mise à niveau de 44 Dar Al Oumouma et l’acquisition de 107 ambulances.

Pour ce qui est de “la généralisation de l’enseignement préscolaire dans les zones rurales et reculées”, la phase III de l’INDH contribuera, en partenariat avec le département de l’Éducation nationale, à la généralisation de l’enseignement préscolaire dans ces zones, à travers la construction de 10.000 nouvelles unités d’enseignement préscolaire et la mise à niveau de 5.000 autres.

Ainsi, l’année précédente a connu la création de 1.263 unités d’enseignement préscolaire, bénéficiant à 30.278 enfants encadrés par 1.578 éducateurs et éducatrices.

Au sujet de “l’encouragement de la réussite scolaire et la lutte contre les principales causes de déperdition scolaire”, l’année écoulée a été marquée par la construction et la mise à niveau de 126 Dar Talib et Taliba au profit de 8.300 élèves, l’acquisition de 400 minibus pour le transport scolaire au profit de 21.700 élèves et la distribution de 4,5 millions de cartables dans le cadre de l’Initiative Royale un million de cartables.

SM le Roi Mohammed VI inaugure la plateforme des jeunes «Argana» à Aït Melloul

par Malika Alami – lavieeco.com – 12/02/2020

LA COMMUNE D’AIT MELLOUL DANS LE SOUSS ETAIT EN FÊTE HIER. SA MAJESTÉ LE ROI MOHAMMED VI A PROCÉDÉ, CE MERCREDI DANS LA LOCALITÉ À L’INAUGURATION DE LA PLATEFORME DES JEUNES «ARGANA» POUR L’ÉCOUTE ET L’ORIENTATION.

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Ce projet réalisé dans le cadre du programme III de l’INDH  a nécessité un investissement global de près de 7 millions de DH. Il offre des espaces d’accueil, d’entreprenariat, d’emploi et d’écoute, un auditorium, des ateliers, une médiathèque, une salle de sport et un terrain de mini foot.

Sur le plan encadrement des équipes spécialisées dans l’orientation et l’écoute  accompagneront les bénéficiaires dans le processus de conception de leurs projets professionnels.

Il s’agit ainsi de permettre aux jeunes de la région Souss-Massa de tirer parti du Programme intégré d’appui et de financement des entreprises avec un accès facilité au financement pour les jeunes porteurs de projets et aux très petites et petites entreprises.

La plateforme qui se veut un carrefour de rencontre des différents acteurs impliqués dans le chantier de l’intégration des jeunes est ainsi une réponse à l’emploi des jeunes et plus particulièrement à l’incitation de leur auto-emploi.

Lors de l’inauguration de cette plateforme, SM le Roi, a procédé à la remise de vingt-huit minibus, dont 26 de transport scolaire et deux pour le transport de sportifs, aux présidents de communes et d’associations bénéficiaires relevant de la préfecture d’Agadir Ida-Outanane. Ces minibus, acquis dans le cadre de l’INDH contribueront assurément à l’amélioration des conditions de scolarité et à la lutte contre la déperdition scolaire des élèves des zones rurales.

Argana Aït Melloul
Argana Aït Melloul

la plateforme des jeunes «Argana» à Aït Melloul
La plateforme des jeunes «Argana» à Aït Melloul