Archives de mars 4th, 2020

Convoler en justes noces avec un non-musulman, entre lois et pratiques

Par Fadwa EL GHAZI – mapexpress.ma – 04/03/2020

Rabat – Le mariage, cette union sacrée pour le meilleur et surtout pour le pire, est de nos jours chamboulé par différentes attentes des hommes et des femmes qui font des choix parfois non conformes aux traditions sociales. S’il est formellement interdit au Maroc de conclure un mariage entre une femme et un non-musulman, dans les faits « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point » comme disait Blaise Pascal.

Cette interdiction est largement contournée par la conversion du futur mari à l’Islam selon une procédure bien huilée. Une fois ce mariage acté plusieurs problématiques surgissent à la surface de cette union : la double nationalité, l’éducation des enfants, les pratiques cultuelles mais également l’héritage et l’acquisition de biens. Nombres de spécialistes préconisent de passer au crible les spécifiés juridiques des conjoints avant de passer la bague au doigt ou la corde autour du cou, selon les cas de figure.

En d’autres termes, il faut bien se documenter et étudier la question du mariage mixte sous tous ses aspects et surtout être au courant de toutes les lois et dispositions légales des deux pays parce que souvent de multiples surprises attendent les conjoints !

« Le mariage est un pacte fondé sur le consentement mutuel en vue d’établir une union légale et durable, entre un homme et une femme », a confié à la MAP, le président du Conseil local des oulémas de la préfecture de Skhirat-Témara, Lahcen Ben Brahim Sguenfle.

Il a pour but de vivre dans la fidélité réciproque, la pureté et la fondation d’une famille stable sous la direction des deux époux, a-t-il poursuivi, relevant que sont prohibés le mariage d’une musulmane avec un non-musulman et le mariage d’un musulman avec une non-musulmane, sauf si elle appartient aux gens du Livre.

Ce genre de mariage a bien sûr des conséquences pour la société marocaine en raison des différentes us, coutumes et traditions, a avancé M. Sguenfle. Cette union affecte principalement les enfants parce que l’entente et la concordance entre les conjoints est importante pour leurs imprégnations aux valeurs de leur pays, a-t-il tenu à préciser.

Même son de cloche chez le sociologue Ali Chaâbani : du point de vue religieux « cela est clair, c’est interdit ».

Certes la société musulmane prohibe ce mariage pour la femme mais le cœur a ses raisons, a-t-il estimé dans une déclaration à la MAP, relevant qu’ « on ne peut pas contrôler les sentiments ». Des musulmanes convolent en justes noces avec non musulmans notamment des chrétiens, juifs, ou même des athées mais ils doivent se convertir à l’Islam pour que ce mariage soit réalisable, selon une procédure claire.

Selon le sociologue, la problématique réelle intervient après le mariage. Plusieurs études ont démontré que plusieurs contradictions surgissent. Il explique que ce mariage est non seulement une rencontre avec deux personnes mais entre deux civilisations qui sont parfois diamétralement opposées.

Les pratiques culturelles et cultuelles différentes font que ce genre de mariage devient conflictuel, a-t-il poursuivi.

« Au début, il y a une entente et une harmonie ainsi que des sacrifices de part et d’autres mais avec le temps plusieurs contraintes naissent dans cette vie conjugale qui peuvent conduire au divorce », fait remarquer M. Chaâbani, assurant que les mariages mixtes, selon les statistiques, connaissent de grands pourcentage d’échecs.

Pour lui, ces mariages ont un impact négatif. « Les enfants en sont les premières victimes », a-t-il tenu à ajouter. La majorité du temps « les enfants suivent leurs mères et des fois même elle s’enfuit avec eux », a-t-il dit. Selon lui, une femme est « dans une situation de faiblesse quand elle se marie avec un étranger ».

Pour sa part, l’avocat Mustapha Naoui, relève que le mariage des marocaines avec les non musulmans, tel que stipulé dans l’article 39 du code de la famille, mérite une attention particulière.

Les dispositions dudit article sont en contradiction flagrante avec les principes des droits de l’Homme du moment qu’elles restreignent la volonté et le libre arbitre des personnes en matière de relations consenties et restreignent leurs choix dans la vie, a-t-il poursuivi.

Cette contradiction découle du fait que ces dispositions ont pour objet l’organisation d’une relation qui, si elle doit, à l’instar de toutes les relations contractuelles, être régie par la loi, cette loi ne peut être que la loi civile. Le fait est que le législateur du Code tient à asseoir la relation conjugale sur un arrière-plan religieux, et ce sans prendre en considération les mutations sociales et les changements profonds dans les valeurs ainsi que l’ouverture et la modernité qui caractérisent, de plus en plus, la société marocaine, a-t-il dit.

Imposer à une personne de changer de religion, de renier sa religion ou de se déclarer musulman – même s’il ne l’est pas et/ou ne veut pas l’être- pour pouvoir se marier avec une femme marocaine est une pure absurdité, a ajouté cet expert en Droits de l’Homme.

En outre, lesdites dispositions sont entachées d’une nette discrimination entre l’homme et la femme puisqu’une femme marocaine ne peut nullement se marier avec un non musulman alors qu’un homme peut conclure à un mariage avec une non musulmane à la seule condition qu’elle soit des gens du Livre, a relevé l’avocat.

Or l’une des principales fonctions de la loi est d’assurer l’égalité et la non-discrimination. Il s’agit là d’une exigence constitutionnelle et, en même temps, d’un fondement de la démocratie et de l’Etat de droit.

Il faut mentionner dans ce contexte une autre problématique, celle de l’héritage. La loi marocaine autorise à l’homme marocain de se marier avec une femme chrétienne ou juive par exemple, mais cette femme n’a pas droit à l’héritage, puisque l’article 332 du même Code de la famille indique qu’« il n’y a pas de successibilité entre un musulman et un non musulman… ». Il s’agit là d’une véritable injustice, bien plus d’une aberration juridique, a-t-il tenu à souligner.

La loi doit garantir aux hommes et aux femmes, sans discrimination aucune, leurs droits et libertés et non pas le contraire, avance cet avocat. Elle doit assurer aux gens la possibilité de choisir, de s’épanouir et de développer leur propre personnalité.

Dans la même veine, la militante associative Aicha Ech-chenna a estimé que depuis plusieurs années des mariages ont été conclus entre marocains et non musulmanes mais les femmes n’héritent pas.

Pour la présidente et fondatrice de l’Association Solidarité féminine qui avait remporté le prix de la Banque mondiale du meilleur leader en matière de redevabilité sociale pour la région MENA, le problème est plutôt social que religieux puisque le Coran reconnaît toutes les religions du Livre.

Le mode de vie de chaque conjoint donne lieu souvent à des problématiques au niveau de l’éducation des enfants, a-t-elle dit, ajoutant que les enfants sont plus influencés par les principes et valeurs maternelles surtout les tout-petits.

Concernant la conversion à l’Islam, Mme Ech-chenna a souligné que pour des conjoints « c’est une simple formalité » alors que d’autres ils se convertissent réellement à l’Islam.

En réalité, le mariage avec un non musulman existe bel et bien dans notre société. C’est le cas d’une jeune marocaine approchée par la MAP qui a requis l’anonymat.

«Je suis pour. Chacun doit avoir le droit de choisir le partenaire qui lui convient indépendamment de sa confession, de son statut et de ses origines », a-t-elle confié, ajoutant que «Je ne l’ai pas prémédité mais nous nous sommes rencontrés dans un cadre qui a fait que nous nous sommes découvert des affinités et nous avons choisi de nous unir ».

«Je n’ai pas le droit d’épouser un non-musulman, on est donc passé à la procédure de la conversion en France», a-t-elle affirmé.

Il fallait douze témoins musulmans et puis prononcer « la chahada », a-t-elle précisé, estimant qu’il y a des conjoints qui le font pour la forme pour faire aboutir leur mariage.

S’agissant de l’éducation des enfants, la question linguistique chez un couple mixte c’est une richesse, a-t-elle dit. Pour elle, « l’enfant va maîtriser deux langues ». Cette jeune femme active a choisi de s’installer au Maroc pour des raisons professionnelles et de parler en dialecte avec son fils jusqu’à ses 3 ans.

« A partir de cet âge, j’ai commencé à l’initier à la langue française et il a très bien réagi en deux ou trois mois, il est devenu parfaitement francophone », a-t-elle renchéri. Son objectif : « Je ne veux pas que mon enfant soit étranger dans son propre pays». « C’est pour cela que je lui parle en arabe dialectale », a-t-elle avancé.

« Pour moi, la religion est un choix d’adulte », a-t-elle tenu à préciser ajoutant que « plus tard, nous respecterons le choix de mon fils, il va choisir ce qu’il veut ».

Le couple mixes doit être avisé à ces problématiques notamment pour ce qui est de la succession ou l’investissement, a préconisé cette jeune femme mariée depuis 11 ans.

Pour partir sur de bonnes bases, il faut bien se renseigner et maîtriser les spécifiés juridiques de chaque pays et penser aux aspects administratifs parce que la vie peut réserve bien des surprises ! a-t-elle conclu.

Une délégation parlementaire visite la Zone sud des FAR

leseco.ma – 04/03/2020

 

Sur instructions royales, une délégation parlementaire a entamé, ce mercredi, une visite aux unités des FAR, déployées en Zone sud du royaume. À cette occasion, la délégation accompagnée du ministre délégué chargé de l’Administration de la défense nationale, Abdellatif Loudiyi, s’est rendue à Agadir pour une visite au Commandement de la Zone sud des FAR.

Sur place, cette délégation, composée de 35 députés et conseillers, a été reçue par le Général de corps d’armée, commandant de la Zone sud, qui a exposé les efforts déployés par les éléments des Forces armées royales en matière de préservation de la sécurité et de la stabilité dans la région. Il a souligné que cette visite permettra à la délégation parlementaire de prendre connaissance des conditions de vie des soldats marocains et de leur mission au service de la défense de l’intégrité territoriale du royaume.

Par la même occasion, la délégation a suivi un exposé sur les missions des unités des FAR dans la Zone sud, particulièrement dans les domaines de la formation, de l’entretien, du transport des unités, de l’intendance et du déminage. L’accent a été également mis sur la participation appréciable et mondialement reconnue des Forces armées royales aux différentes opérations de maintien de la paix initiées par les Nations Unies.

La délégation parlementaire a également visité le premier Centre médico-chirurgical des FAR à Agadir, où elle a reçu des éclaircissements sur ses différentes dépendances ainsi que sur les prestations offertes par le centre.

En détresse, les petits agriculteurs se débarrassent de leur bétail

par Souhail Nhaili – medias24.com – 03/03/2020

Sécheresse, flambée des prix des aliments et effondrement des prix du bétail. C’est la dure réalité que vivent les petits agriculteurs, contraints de se débarrasser de leurs bêtes à prix bradés pour réduire leurs charges.

En détresse, les petits agriculteurs se débarrassent de leur bétail

Le bétail, c’est la banque, l’épargne du petit agriculteur. C’est aussi un outil de production. Mais ce sont également des bouches à nourrir. Quand il y a sécheresse, il devient plus un boulet qu’une source de revenus.

C’est le cas actuellement. La campagne agricole 2019-2020 connait un déficit pluviométrique important sur la majorité des régions agricoles, et vient après une campagne 2018-2019 également difficile.

Le bilan fourrager est déficitaire, d’où une flambée des prix des aliments, surtout dans les régions éloignées des zones de production de paille. Au Souss-Massa, la botte de paille se vent au moins à 25 DH contre un prix normal de 7 à 12 DH, rapporte Dr. Yassine Jamali, vétérinaire et agriculteur-éleveur. Idem pour l’orge, le son de blé et le pain sec dont les prix ont flambé.

« Ce n’est plus rentable pour les petits agriculteurs d’acheter les aliments de bétail à ce niveau de prix », affirme Abdelmoumen Guennouni, ingénieur agronome.

Face à cette envolée des prix et à la situation défavorable des cultures, nombre d’agriculteurs sont contraints de vendre une partie de leurs chèvres, moutons ou encore leurs vaches ou veaux pour ceux qui en ont.

D’où un effondrement des prix, l’offre ayant sensiblement augmenté face à des acheteurs très peu nombreux. Exemple : une chèvre « beldi » qui se vend normalement à 600 DH ne trouve pas preneur aujourd’hui à plus de 250 DH, ajoute Dr. Jamali.

Précisons que malgré cette situation, le prix de la viande rouge chez le boucher n’a pas baissé. « Il faut distinguer deux marchés, celui de l’élevage d’engraissement qui approvisionne les abattoirs et celui de l’élevage de pâturage qui fait vivre les petits agriculteurs. C’est ce dernier marché qui est lourdement sinistré », explique M. Guennouni.

Un problème structurel

Le petit agriculteur accepte donc des prix qui ne lui permettent pas de faire vivre le reste de son bétail très longtemps. « Alors que vendre une chèvre permet normalement d’acheter jusqu’à 60 bottes de paille, cela ne rapporte aujourd’hui que 10 bottes, sachant qu’une botte permet de faire vivre une chèvre pendant 10 jours », se désole le vétérinaire qui précise que la paille, avec un apport nutritionnel faible, sert plus à remplir l’estomac qu’à assurer la croissance des bêtes ou une production laitière.

Que faire face à cette situation ? Le gouvernement doit-il lancer un programme d’appui à l’alimentation de bétail comme en 2018 à cause de la vague de froid ?

Pour Abdelmoumen Guennouni, ce genre de programmes n’a aucun impact sur le petit agriculteur. « De faibles quantités d’orge subventionnée sont distribuées par les autorités locales aux agriculteurs sans tenir compte de la taille du cheptel. De plus, le bétail a besoin d’une alimentation diversifiée », affirme-t-il.

Dr. Jamali est moins catégorique : « Cela réduit un peu l’angoisse des agriculteurs, renforce l’offre et atténue la hausse des prix de l’orge ».

Mais pour les deux spécialistes, l’année est compromise malgré toutes les mesures qui peuvent être prises. Et la corrélation entre situation des petits agriculteurs et croissance économique est forte. On risque donc d’enregistrer un taux de croissance bien inférieur aux différentes prévisions, d’autant plus que les effets du Coronavirus sur l’économie devraient être importants.

Dr. Jamali estime qu’il faut trouver des solutions à un problème structurel, celui du stress hydrique : « l’eau disponible par habitant a chuté à 600 m3 par an. Il faut réfléchir à des solutions réalistes, qui tiennent compte de ce que la nature peut offrir. Dessaler l’eau de mer à un coût convenable peut constituer une solution mais seulement pour les zones situées sur la façade maritime. Il faudra penser aux zones reculées ».

Taroudant : un président de commune sous les verrous

lesiteinfo.com – 03/03/2020

La Chambre criminelle près le Tribunal de première instance, de la ville de Taroudant, a condamné, lundi 2 mars, le président de la Commune rurale Oulad Aissa, Région de Souss-Massa-Drâa, à une peine d’emprisonnement ferme, assortie d’une amende.

Et ce, pour son implication avérée dans un dossier de corruption, selon une source de Le Site info. Ainsi, le mis en cause a écopé d’une peine  de 2 ans, dont 10 mois de prison ferme, et d’une amende de 10000 DH.

Les faits remontent au 15 février dernier, a précisé la même source, après qu’un citoyen de la Commune précitée avait déposé plainte auprès du parquet général compétent, via le numéro vert contre la corruption. Ledit citoyen s’y plaignait de la demande du président de la commune de lui verser de l’argent en contrepartie d’un service administratif.

Le responsable communal  avait été interpellé en flagrant délit alors qu’il était en train de percevoir la somme de 2000 DH. Son arrestation avait fait suite à un piège lui ayant été tendu par les services sécuritaires, en collaboration étroite avec le plaignant.

Pourquoi le privé boude la culture

par Salima Guisser – aujourdhui.ma – 03/03/2020

Pourquoi le privé boude la culture

Le secteur draine plus de sponsors que de réels investisseurs

Le consommateur marocain a longtemps été habitué à la gratuité. C’est pourquoi un changement doit être opéré dans l’habitude de consommation et la perception du consommateur à l’égard des arts et de la culture.

Pourquoi le secteur privé n’investit-il pas en culture? La question est bel et bien posée par des artistes en différents genres culturels et artistiques. A leur tour, des acteurs économiques, qui reconnaissent le désintérêt du privé à investir en culture, livrent des réponses tempérées sur le sujet en mettant l’accent sur les raisons de cette réticence.

Un souci de rentabilité

«La difficulté principale de l’acte d’investir dans ce secteur réside dans la rentabilité des projets; c’est un secteur qui comporte plus de risques car le marché n’est pas mûr», précise la Fédération des industries culturelles et créatives (FICC) relevant de la CGEM. Pour elle, ce facteur de rentabilité est doublé de celui de la consommation du bien et de l’œuvre culturels qui n’a «pas été inscrite dans les habitudes de la population dès son plus jeune âge». En effet, le consommateur marocain a longtemps été habitué à la gratuité. C’est pourquoi un changement doit être opéré dans l’habitude de consommation et la perception du consommateur à l’égard des arts et de la culture. «Pour cela, il faut dynamiser à la fois le marché, le potentiel créatif et les investissements, d’où la recommandation des Assises des industries culturelles et créatives de créer un fonds public-privé. Car il nous manque une large vision de ce que l’on veut faire de ce secteur où toutes ces questions sont liées», estime la fédération qui ne manque pas de comparer les expériences.

Du sponsoring plutôt

«Il est vrai qu’en parallèle, nous retrouvons de rares cas où des acteurs privés prennent l’initiative d’investir fortement dans le secteur de la culture», reconnaît la même source. Dans ce sens, elle indique que le secteur privé investit visiblement en culture à travers des fondations d’entreprises, des espaces de diffusion, des galeries et des acquisitions d’œuvres, «mais aussi très souvent par du sponsoring». En fait, certains acteurs privés occupent une place importante sur la scène artistique tels que «L’uzine» et la Fondation Touria et Abdelaziz Tazi, le «Complexe culturel El Ghali» appartenant à la Fondation El Ghali Berrada, la Fondation Tenor et Maacal entre autres. Comme il y a, selon ses dires, de nombreuses entreprises qui soutiennent la vie culturelle, les expositions, les spectacles divers, les festivals, etc.

C’est le cas des opérateurs télécoms, des secteurs bancaire, de l’automobile et autres grandes marques «sans lesquelles la vie culturelle du Maroc ne serait pas ce qu’elle est depuis plusieurs décennies». «Ce sont là plus des actions de sponsoring qui relèvent plus du marketing et de la communication», tranche la fédération qui, cependant, illustre ses propos par le Studio des arts vivants à Casablanca qui est, pour elle, une «référence» au Maroc. Cet espace pluridisciplinaire, qui a nécessité un investissement conséquent, offre des activités allant de la pédagogie à la diffusion et au divertissement. Au sens de la FICC, ce lieu est à même de susciter des vocations futures.

La culture crée des emplois et de la richesse

A propos de l’impact de la culture sur l’économie, cette structure précise que la culture et son industrie sont un secteur «économique à part entière qui crée de la valeur, des emplois et de la richesse». Pour la fédération, qui met l’accent sur une volonté politique forte portée par le gouvernement, incluant plusieurs départements ministériels dans une vision concertée et un investissement réfléchi et plus coordonné entre le secteur public et le secteur privé, «le pays y gagnerait beaucoup en termes d’emplois pour les jeunes dans la culture mais aussi dans les métiers de services autour, dans la culture et le tourisme».

Cela nécessite une vingtaine d’années pour récolter des résultats. «En cela, l’éducation aux arts et à la culture est un levier déterminant sans lequel rien ne peut être fait», ajoute la même source qui indique que le Maroc manque cruellement d’offre et de formation culturelle pour sa jeunesse. «Comment voulez-vous créer un marché?», s’interroge la même source qui estime qu’il serait plus judicieux de conjuguer les efforts entre secteurs public et privé pour s’engager sur une vision ambitieuse et concertée portant sur des objectifs précis bénéfiques pour les villes, les territoires et pour le pays. Un plan portant sur l’incitation à l’investissement, à la fiscalité, à la législation, à la formation, etc.

«Difficile d’avoir des chiffres»

Interrogée également sur l’existence de chiffres concernant le montant global de l’investissement du privé en culture, la fédération indique ne pas en disposer. «Mais sur le sujet de culture et de la consommation du bien culturel en général il est difficile d’avoir des chiffres fiables et précis», détaille-t-elle en rappelant que le HCP, pour sa part, intègre les données culturelles dans des rubriques liées au divertissement. De son côté, Abdelkader Retnani, vice-président général de la FICC, également président de l’Union professionnelle des éditeurs du Maroc, s’appuie sur des données chiffrées en conduisant l’exemple de la ville de Malaga. Celle-ci, conciliant tourisme et culture, est devenue en 20 ans synonyme de culture, classée juste derrière Madrid et Barcelone en termes d’offres culturelles avec 37 musées et plus d’un million de touristes par an pour une population de 600.000 habitants. Pour lui, cet exemple, parmi d’autres, prouve que l’investissement en culture est un «pari gagnant». Tel est le message véhiculé par la fédération.

Force de proposition pour les acteurs privés

«L’une de nos principales missions est de devenir une force de proposition non seulement pour les différentes institutions publiques mais également pour les acteurs privés qui peuvent investir et faire en sorte d’instaurer une dynamique positive dans ce secteur», exalte M. Retnani qui estime, à son tour, que le privé est réticent par manque d’informations quant à la rentabilité et aux opportunités que la culture peut englober. Selon ses dires, la FICC œuvre également pour adopter une approche régionale en s’appuyant sur les représentations régionales de la CGEM et en partenariat avec les régions sous l’égide du wali DG des collectivités locales, Khalid Safir. Il rappelle aussi la signature, en juin 2019 avec le ministère de la culture, d’une convention dont l’objet est de collaborer ensemble autour de 7 volets majeurs pour la structuration des industries culturelles et créatives.

Cela étant, si certains acteurs économiques précisent que le secteur privé ne déploie pas de moyens financiers en culture, d’autres assurent le contraire.

Un besoin en confiance

Pour sa part, Mehdi Qotbi, président de la Fondation nationale des musées (FNM), estime que le secteur privé a besoin d’avoir «confiance». «Aujourd’hui, beaucoup de responsables du privé viennent vers nous pour des financements au profit de la fondation», révèle-t-il en donnant des exemples. C’est le cas de Pharma 5 qui va participer au financement du musée de la musique à Meknès, du musée de Jamaâ El Fna et à l’équipement du Musée Mohammed VI tout en offrant des chaises roulantes pour chaque musée.

Le président cite également le don de Webhelp, l’aide d’Aziz Akhannouch pour le musée Dar El Bacha et de Moulay Hafid Elalamy pour quelques grandes sculptures africaines. M. Qotbi cite de plus le don de 600.000 euros par Xavier Hermes. Aussi, un Français habitant Tanger a, selon le président, payé la restauration du musée de Tanger. «Nous avons de plus en plus de dons», enchaîne M. Qotbi qui cite également le don par Pierre Bergé de 30 caftans appartenant à Yves Saint Laurent. «Donc le secteur privé ne néglige pas la culture. Il faut juste donner un gage de sérieux», tempère le président de la FNM. Et ce n’est pas tout. «Il faut simplement que le ministère des finances puisse donner aux privés la possibilité de défalquer, soit enlever des impôts», ajoute-t-il. A son tour, le galeriste Aziz Daki indique que le privé s’investit «beaucoup» dans la culture. «Le mécénat est porté par le privé», estime-t-il. De même, l’artiste-peintre Mohamed Melehi trouve que «beaucoup d’actions sont faites par le privé».

Dans l’ensemble, les avis demeurent partagés sur une question assez importante qu’est l’investissement en culture. Un secteur qui contribue fort au développement d’un pays.

«Il faut qu’une loi exige que 1% aille à la culture à chaque fois qu’une entreprise privée fait un bâtiment public»

Questions à Mahi Binebine, artiste-peintre, écrivain et co-fondateur des centres culturels « Les Étoiles »


Sollicité pour s’exprimer sur le sujet, le célébrissime artiste-peintre Mahi Binebine explique la réticence du secteur privé quant à l’investissement en culture par le souci de gain. L’artiste tient également à une mesure légale destinée à financer des projets culturels.

ALM : Pourquoi, selon vous, les acteurs privés n’investissent pas en culture ?

Mahi Binebine : Ils ont tort. Déjà le privé veut, par essence, gagner de l’argent. C’est sa fonction première. Pour répondre à votre question, je dirais qu’il faut militer pour exiger que 1% des projets publics aillent à la culture, ne serait-ce que pour la construction de belles fontaines par exemple. Dans ce sens, l’Etat peut exiger des initiatives du genre.

Alors comment exiger ce 1% ?

Il faut qu’une loi, présentée et votée au Parlement, exige que 1% aille à la culture à chaque fois qu’une entreprise privée fait un bâtiment public. C’est comme cela que les villes européennes, qui sont très belles, ont été faites. Pour ma part, quand j’arrive dans un pays, je préfère voir des musées. Je veux que l’Etat se décide aussi dans ce sens. En France, une loi créée par Jack Lang, ancien ministre de la culture et de l’éducation nationale, oblige toutes les boîtes privées à verser 1% au secteur public pour construire des édifices culturels. Il faut aussi favoriser le secteur de la culture par des baisses d’impôts.

Quel serait, à votre avis, l’impact de l’investissement en culture pour l’économie du pays ?

La culture peut générer de l’emploi. Il faut comprendre cela. Par exemple, en France, l’industrie culturelle rapporte 7 fois plus que celle automobile. Non seulement des emplois, mais aussi de la richesse peut être créée en investissant en culture. Ce n’est pas de l’argent jeté par la fenêtre. La culture est plutôt un moteur économique exceptionnel. Il est vrai qu’on est en train de prendre conscience en commençant par ouvrir des musées. Mais il faut qu’il y en ait dans toutes les villes du Maroc. Nous en avons besoin.
A Essaouira et Agadir, il n’y a même pas de salles de cinéma. Par contre, Bilbao, au nord de l’Espagne, qui était une ville sinistrée et morte, renaît de ses cendres de par l’ouverture du musée Guggenheim.

CORONAVIRUS : RYANAIR VA-T-ELLE SUSPENDRE SES VOLS RELIANT LE MAROC À L’ITALIE ?

Par Wadie El Mouden – le360.ma – 03/03/2020

Ryanair

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La compagnie aérienne irlandaise Ryanair a indiqué hier, lundi 2 mars, son intention de réduire son programme de vols courts, principalement depuis et à destination de l’Italie, à raison d’un quart de ses vols «pour trois semaines, du 17 mars au 8 avril, en réponse à l’épidémie de Covid-19».

Cette décision a été prise suite à «une chute importante des réservations pour cette période», observée la semaine dernière, et «à cause d’un bond des passagers ne se présentant pas à l’embarquement, en particulier depuis et à destination de l’Italie», explique le transporteur.

A l’heure où nous mettons en ligne, Ryanair n’a encore pas précisé les destinations qui seront touchées par cette mesure. Les vols desservant le Maroc ne seront pas épargnés, confie un responsable de Ryanair, sans préciser les vols concernés.

La compagnie irlandaise est le principal transporteur aérien entre le Maroc et l’Italie.

Voici les destinations desservies par cette compagnie depuis les aéroports du Maroc :

Depuis Agadir (Milan-Bergame)

Depuis Rabat (Rome)

Depuis Fès (Milan-Bergame, Pise, Turin et Venise)

Depuis Tanger (Milan-Bergame)

Depuis Marrakech (Catania Milan-Bergame, Naples, Pise, Rome et Venise).

PLUSIEURS ÉVÉNEMENTS AGRICOLES DU MAROC ANNULÉS À CAUSE DU CORONAVIRUS

agrimaroc.ma – 03/03/2020

Plusieurs événements agricoles du Maroc annulés à cause du coronavirus

L’annonce du premier cas de coronavirus au Maroc a engendré un lot d’annulation de la quasi-totalité des événements au Maroc. En effet, après le salon de l’agriculture, s’ensuit d’autres reportés ou rayés de l’agenda du Maroc.

Une décision qui “survient dans le cadre des mesures de sécurité liées à l’épidémie du Covid-19 et qui recommande la restriction des grandes manifestations et rassemblements de masse”, a indiqué le ministère de l’agriculture, sans donner plus de détails.

Par ailleurs, la 2e édition du Salon international du thé a également été annulée. Celle-ci devait se tenir à Agadir. Ainsi, cette annulation vient “conformément aux mesures sanitaires et préventives prises par le royaume concernant le Covid-19”, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué. Des exposants venus de plusieurs pays devaient faire office de présence.

À Tafraout, les organisateurs du Festival national des amandiers ont eux aussi annoncé le report de la 10e édition qui devait avoir lieu du 5 au 8 mars.

Ces annulations ou reports des événements marocains semblent très judicieux quand on sait à quel point le coronavirus déverse son lot de sévices dans plusieurs pays du monde.

BINTER LANCE UNE PROMOTION POUR SES VOLS Á DESTINATION DES ÎLES CANARIES À PARTIR DE 852 MAD

fr.hibapress.com – 04/03/2020

Les billets pourront être acquis jusqu’au 16 mars, pour voler à partir du 4 mai jusqu’au 31 juillet 2020

Binter a lancé une nouvelle promotion qui permettra à ses clients d’acheter des billets à bas prix pour les vols entre les Îles Canaries et plusieurs destinations exploitées par la compagnie aérienne.

Dans le cas du Maroc, l’offre comprend des lignes aériennes exploitées par la compagnie aérienne entre Marrakech, Casablanca ou Agadir et les Îles Canaries.

La nouvelle promotion s’applique aux billets achetés jusqu´au 16 mars, pour voler à partir du 4 mai jusqu’au 31 juillet 2020.

Ces billets peuvent être achetés à partir de 852 MAD par trajet entre Casablanca, Marrakech où Agadir et les îles Canaries, en cas d´acheter un aller-retour.

Néanmoins, ce coût peut varier en fonction de l’itinéraire que le passager souhaitera effectuer.

Les personnes intéressées par l’achat de billets doivent s’adresser aux canaux de vente habituels de la compagnie: www.bintercanarias.com/fre, l’application Binter, les téléphones (212) 522 47 19 45 / (212) 661396780 / +34 928327700 et toutes les agences de voyages du Maroc, où les conditions et les prix des différentes destinations peuvent être consultés.

MÉTÉO. HAUSSE DES TEMPÉRATURES DANS LE SOUSS, TEMPS ENSOLEILLÉ SUR L’ENSEMBLE DU PAYS

le360.ma – 04/03/2020

Embouchure de l'oued Massa

L’embouchure de l’oued Massa, à quelques kilomètres d’Agadir, est officiellement organisée en réserve naturelle. C’est une halte migratoire et un lieu d’hivernage pour beaucoup d’oiseaux circulant entre l’Europe et l’Afrique via le détroit de Gibraltar.

Voici les prévisions météorologiques pour la journée du mercredi 4 mars 2020, établies par la Direction de la météorologie nationale.

– Nuages bas ce matin et la nuit suivante avec de la brume ou du brouillard près de la rive méditerranéenne et les plaines avoisinantes.

– Température relativement élevée sur les régions à l’ouest de l’Atlas, le Souss et par endroits sur les provinces du sud.

– Nuages bas et persistants ce matin sur le nord-ouest.

– Temps stable et largement ensoleillé sur l’ensemble du pays.

– Vent modéré de secteur nord à ouest sur le nord et d’est sur le sud.

– Températures minimales de l’ordre de 01/08°C sur l’Atlas et le Rif, de 07/13°C sur l’Oriental, le Saiss, le Nord-ouest, les plateaux de gisements de phosphates et les versants sud-est, de 10/15°C sur le nord, le centre du pays, la rive méditerranéenne et le sud-est du pays, et de 13/19°C près des côtes et sur les provinces du sud.

– Températures maximales de l’ordre de 21/27°C sur l’Atlas, le Rif, les hauts plateaux orientaux, la région tangéroise et le long du fleuve loukkos, de 28/32°C sur les régions à l’ouest de l’Atlas et les versants sud-est, et de 35/38°C sur le Souss et par endroits sur les provinces du sud.

– Mer peu agitée à agitée sur la Méditerranée, peu agitée sur le détroit du Gibraltar, agitée à forte entre Jorf Lasfar et Tan-Tan et peu agitée à agitée ailleurs.

Maroc : trafic de masques à l’aéroport d’Agadir

bladi.net – 03/03/2020

Maroc : trafic de masques à l'aéroport d'Agadir

Les éléments de la police de l’aéroport Massira d’Agadir ont procédé, samedi 29 février 2020, à l’arrestation d’un Anglais d’origine indienne. Il lui est reproché d’avoir tenté de voyager avec 17 000 masques de protection contre le coronavirus, achetés auprès des pharmacies de la ville.

Les scanners aux postes de contrôle ont permis à la police de détecter la marchandise, rapporte Al Akhbar. Le mis en cause a déclaré, lors de son interpellation, qu’il pensait avoir fait une opération légale ne nécessitant aucune procédure administrative ou douanière. Aux yeux des policiers, cet argument ne tient pas la route. Puisque l’Anglais est un contrebandier de devises, aux antécédents judiciaires.

Le prévenu voulait transporter ces 17 000 masques vers la ville de Manchester en Angleterre, afin de les revendre plus cher. Alors que les masques médicaux se raréfient, la demande ne cesse d’accroître dans bon nombre de pays où sévit le coronavirus, ou qui redoutent l’épidémie.

Après son interpellation, les services de la douane ont procédé à la saisie de la marchandise. De même, une enquête a été ouverte pour connaître la nature et l’origine des masques. Par la suite, les sanctions prévues par la loi seront appliquées.

Des sources proches de la police espèrent que les autorités marocaines adresseront aux pharmacies une circulaire pour les instruire à l’effet de contrôler la commercialisation des masques et d’éviter tout déséquilibre entre l’offre et la demande.

Tourisme : Marrakech, Agadir et Saidia, les trois chantiers de Nadia Fettah

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 03-03-2020

Au lendemain de la découverte d’un cas de coronavirus au Maroc, tous les opérateurs du secteur commencent à s’inquiéter des effets de cette crise conjoncturelle. Tout en assurant que sa priorité est la santé des Marocains, la ministre du Tourisme a lancé 3 chantiers structurels dont Médias24 a pris connaissance auprès d’une source privée qui a collaboré à la mise en œuvre de la politique ministérielle.

Tourisme : Marrakech, Agadir et Saidia, les trois chantiers de Nadia FettahLA STRATÉGIE STRUCTURELLE DE NADIA FETTAH MINISTRE DU TOURISME

Comme annoncé dans un article précédent, notre rédaction publie les détails du plan de travail sur lequel se concentrera Nadia Fettah pendant son court mandat ministériel qui s’achèvera en 2021. Ce plan de travail sera mené parallèlement avec des actions prioritaires transversales.

En effet, avant de sortir une feuille de route pour se donner de la visibilité à moyen et long terme, la ministre, consciente du peu de temps dont elle dispose, préfère engranger des succès avec le secteur privé à travers un plan de travail commun pour repartir sur une dynamique et des chiffres positifs.

Cette stratégie à court terme se concentrera sur 3 thématiques qui se déclineront régionalement.

Renforcer le champion national qu’est Marrakech

La première passera par le renforcement et la mise en avant d’un champion national comme la ville de Marrakech pour en générer d’autres, à terme.

Si ce choix de consolider cette locomotive touristique pourra faire débat auprès d’autres destinations bien moins loties, Fettah a quand même décidé de miser plus sur la ville ocre pour les deux raisons suivantes :

– La possibilité de faire passer un nouveau palier à Marrakech pour en faire un laboratoire d’idées pour les autres villes touristiques. En effet, l’innovation ne pourra se faire que dans une destination déjà connue « sans fins de mois difficiles ».

– L’objectif est que ce pari profite à toute la région, soit à 300 kilomètres à la ronde. Pour y arriver, le secteur privé devra accompagner le ministère dans sa démarche de partage des richesses.

Ressusciter l’offre vieillissante d’Agadir

Se concentrer sur la ville d’Agadir dont les produits vieillissants ont plus que besoin d’être rénovés.

Le ministère va donc se mobiliser avec les parties prenantes locales et l’aide des professionnels afin de ressusciter le cœur de cette ville, à la marque forte et aux nombreux atouts, devenue dépassée.

La région, le ministère de l’Intérieur et la direction de l’urbanisme devront revoir leur copie concernant la ville, en lançant des chantiers d’équipements, urbanistiques et de transports modernes, adaptés à l’époque.

Sachant qu’elle manque d’animation le soir et que ses hôtels en 2ème ligne souffrent, il y a nécessité de renouveler la logistique pour relancer la fréquentation limitée aux établissements en 1ère ligne.

Le ministère ne veut pas rater le lancement de la station balnéaire de Taghazout pour en faire un succès international et pour que le Maroc puisse avoir une place de choix dans le tourisme balnéaire.

Faire de la station de Saïdia un modèle duplicable

Après 15 ans d’investissements colossaux menés par l’Etat (CDG, ministères de l’Equipement, de l’Urbanisme …), il est temps de redynamiser cette station qui démarre à peine son activité touristique.

Selon notre interlocuteur, « c’est le sprint final et il reste juste une petite distance à parcourir avant que la station de Saïdia ne devienne complètement opérationnelle et lucrative ».

Ainsi, la stratégie de Fettah consistera à sauver un champion national, redonner une nouvelle vie à une destination vieillissante et essayer de créer un modèle conçu au début du 21ème siècle pour l’adapter au monde actuel.

Au final, dans les 3 cas de figure retenus par la ministre, aucune des copies n’est uniquement basée sur du tourisme culturel, balnéaire ou rural. Au contraire, les 3 business-plans permettront de travailler sur l’ensemble des composantes du tourisme pour que chaque destination puisse offrir le choix.

Cette politique d’amélioration des infrastructures d’accueil et des produits touristiques permettra de booster les chiffres d’arrivées et de recettes en devises afin de pouvoir, sans complexes, être en mesure de demander plus de moyens du ministère des Finances, conclut notre interlocuteur.

Grande distribution : Une plateforme de fruits et légumes à Agadir pour Groupe LabelVie

par Saïd Naoumi – lematin.ma – 03/03/2020

Grande distribution : Une plateforme de fruits et légumes à Agadir pour Groupe LabelVie

Le groupe LabelVie s’est offert une grande plateforme régionale de fruits et légumes à Agadir. Celle-ci s’étend sur 1 hectare et se situe à proximité des grandes exploitations agricoles. La plateforme, opérationnelle depuis septembre 2019, assure 80% de l’assortiment approvisionné et distribué dans toute la région et constituera un point d’achat à la source pour l’ensemble du réseau Carrefour à l’échelle nationale. Elle devra s’élargir prochainement aux produits de la pêche.

DÉSENCLAVEMENT AÉRIEN POUR AGADIR

Par Fayçal Ismaili – le360.ma – 03/03/2020

Transport aérien

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Le conseil régional du Souss Massa alloue une subvention annuelle de 21,3 millions de dirhams pour le renforcement des connexions aériennes avec les autres régions du Royaume. 15 millions sont réservés à la desserte de Rabat et 6,3 millions à Tanger.

En partenariat avec la compagnie aérienne Air Arabia, le conseil régional du Souss Massa alloue une subvention annuelle de 21,3 millions de dirhams pour le renforcement des connexions aériennes avec les autres régions du Royaume. 15 millions sont réservés à la desserte de Rabat et 6,3 millions à Tanger, précise Aujourd’hui le Maroc dans son édition du 4 mars.

Le conseil fait du désenclavement aérien de la région du Souss l’une de ses principales priorités et vient d’approuver, lors de sa session ordinaire, la modification de deux conventions de partenariat conclues avec la compagnie low cost Air Arabia. Il entend ainsi démocratiser le transport aérien et mieux désenclaver Agadir. Cette nouvelle convention, signée également avec le département du tourisme et la wilaya de la région Souss Massa, porte sur le renforcement des connexions aériennes au départ d’Agadir vers les villes de Rabat et Tanger. Les connexions lancées en octobre 2018, suite à l’accord de partenariat, ont enregistré un véritable succès avec un taux de remplissage qui frôle les 62% et s’est situé entre 75 et 92 % ces six derniers mois.

La première convention relative à la ligne Agadir-Rabat porte sur l’ajout de deux vols hebdomadaires supplémentaires entre les deux villes, qui en comptent actuellement trois. Le premier est programmé pour le 29 mars et le second pour le 25 octobre.  Ces lignes seront assurées par un Airbus A320 de la compagnie aérienne Air Arabia, d’une capacité de 174 sièges, alors que les prix ont été fixés à 300 dirhams l’aller simple pour les 80 premiers sièges et à 500 dirhams maximum pour le reste. En vertu de cette convention, la Région Souss Massa s’engage à augmenter le montant annuel consacré à cette ligne pour atteindre 15 millions de dirhams au lieu de 9 millions auparavant.

La seconde convention ratifiée et modifiée par les membres du Conseil régional porte sur le renforcement des dessertes aériennes entre l’aéroport d’Agadir Al Massira et Tanger Ibn Battouta, pour une enveloppe budgétaire totale de 12,6 millions de dirhams supportée par le Conseil régional de Tanger-Tétouan Al Hoceima et celui du Souss Massa. Les prix ne vont subir aucun changement et ont été fixés à 300 dirhams l’aller simple. Le reste est variable en fonction de l’offre et de la demande, mais ne dépassera pas 530 dirhams.

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