Archives de mars 8th, 2020

Un bon moment de danse et détente.

Pierre Us organisait aujourd’hui au Palais des Roses un repas et thé dansant : quelques heures très agréables.

Nous y avons retrouvé plein d’amis, amateurs de toutes danses venus y passer un très bon moment.

Quelques photos prises pendant le repas :

Les danseurs ont pu profiter d’un cours de bachata qui leur a été donné par Naty Nathicée

Elles sont toutes des spécialistes de la bachata maintenant !

Une très bonne idée pour les amateurs de danses de salon !

 

INFOGRAPHIE – Sécheresse: les aliments les plus gourmands en eau

Publié dans les Infographies de bfmtv.com

Le blé a besoin de beaucoup d'eau pour pousser.

L’alimentation requiert beaucoup d’eau. Or le blé, matière première principale du pain, voit ses récoltes diminuer avec la sécheresse qui sévit. Quelles sont les autres cultures très sensibles à la canicule ? Réponse en infographie.

Les épisodes de sécheresse seront de plus en plus fréquents, prédisent les climatologues. A l’avenir, les patates risquent de devenir la première source de féculent, car celles-ci s’avèrent beaucoup moins gourmandes en eau que le blé. Un kilogramme de pommes de terre nécessite 287 litres d’eau, contre 1277 litres pour un kilogramme de blé dur, toujours selon les estimations de Water Foodprint Network.

Le réchauffement climatique risque également de priver les gourmands de chocolat d’ici à 2050. Les cultures de cacao nécessitent énormément de précipitations : pour produire un kilogramme de chocolat, il faut 17.196 litres d’eau. La vanille pourrait disparaître encore plus tôt : un kilogramme de grains de cette fleur réclame 126.505 litres d’eau pour être produit.

Quelques habitudes à changer

Des gestes simples existent pour diminuer son empreinte hydrologique. De manière générale, il vaut mieux éviter de consommer tout produit surgelé. En effet, le processus de congélation utilise une grande quantité d’eau. Un sac d’un kilogramme de pommes de terre congelé coûte ainsi 574 litres à la planète contre 287 pour des patates fraîches. Il faut également se méfier des aliments transformés : les industriels emploient de l’eau à différentes étapes de leur fabrication.

Le régime végétarien est également meilleur pour l’environnement. Un kilogramme de viande bovine épuise 15.415 litres d’eau, contre 572 pour la même quantité de tofu. Néanmoins, les légumineuses, sources de protéines végétales, font partie des cultures les plus gourmandes en eau: comptez entre 4000 et 6000 litres par kilogramme pour des pois chiches ou des lentilles, soit autant que pour une quantité équivalente de volaille.

À l’apéritif, les pistaches sont une calamité pour la planète. Ces fruits secs sont cultivés dans des pays chauds, en Turquie et en Iran, principalement grâce à l’irrigation. Pour sucrer vos desserts, privilégiez le sucre de betterave à celui de canne, le légume-racine est près de deux fois moins gourmand en eau. 

Vous pouvez retrouver la quantité d’eau nécessaire pour produire toutes sortes d’aliments dans le tableau interactif ci-dessous.

Quantité d’eau nécessaire pour produire…

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Complexe Noor Ouarzazate : Inauguration d’un système de stockage d’énergie thermique

fr.hespress.com – 06/03/2020

Complexe Noor Ouarzazate: Inauguration d’un système de stockage d’énergie thermique

Une nouvelle structure est venue enrichir le Complexe solaire Noor Ouarzazate, à savoir un système de stockage d’énergie thermique, inauguré ce jeudi dans le cadre d’un projet conjoint de recherche et de développement entre le groupe Masen et la société suédoise de technologie solaire Azelio.

L’inauguration de ce projet s’est déroulée en présence du président directeur général de Masen, Mustapha Bakkoury, de l’ambassadeur de Suède au Maroc, Niklas Kebbon, et du président du Conseil d’administration d’Azelio, Bo Dankis.

A cette occasion, M. Bakkoury a expliqué qu’il s’agit de l’inauguration d’un projet conjoint entre Masen et l’entreprise suédoise Azelio, dont l’un des objectifs principaux et d’apporter des solutions innovantes dans le domaine de stockage de l’énergie solaire.

Ce partenariat entre Masen et Azelio vient régler la problématique du stockage de l’énergie solaire d’une manière innovante, surtout qu’il peut apporter des solutions en la matière pouvant être appliquées à de très petits et grands projets, ainsi que dans le domaine de l’électrification rurale qui représente un grand défi sur le plan du continent africain, a-t-il dit.

Le patron de MASEN a, de même fait savoir que la question du stockage de l’énergie constitue un défi sur lequel le groupe travaille dans différents aspects, dont certains sont utilisés actuellement dans des projets réalisés et opérationnels comme Noor I, II et III, dont le rendement technique est parmi les meilleurs sur le plan international.

« Nous voulons continuer sur la voie de l’innovation afin de trouver d’autres solutions pour d’autres utilisations aussi bien au niveau des besoins du Maroc que des moyens de développer des projets d’énergies renouvelables en Afrique dont les besoins sont grands » dans ce domaine, a-t-il poursuivi.

Pour sa part, l’ambassadeur de Suède au Maroc, Niklas Kebbon, a relevé que Masen et la société Azelio ont développé une solution pour le stockage de l’électricité issue des énergies renouvelables, notant qu’il s’agit d’une solution parfaitement adaptée aux petites unités agricoles ou minières situées dans des régions où le réseau électrique est faible ou inexistant.

« Il s’agit d’un très bel exemple d’une coopération transfrontalière entre le Maroc et la Suède, qui sont au top du classement des pays les plus proches de réaliser leurs objectifs dans le domaine de la lutte contre le changement climatique », a-t-il estimé.

Pour rappel, le groupe Masen et la société suédoise de technologie solaire Azelio ont signé, en 2018, un accord de coopération visant à développer conjointement au Maroc un système de stockage d’énergie thermique.

La solution Azelio :

Avec l’utilisation de la solution d’Azelio pour le chauffage électrique du stockage d’énergie, la surproduction d’énergie photovoltaïque peut être stockée sous forme d’énergie thermique avec une production d’électricité répartie sur 13 heures. La capacité de stockage permet de produire de l’électricité renouvelable à moindre coût à toute heure de la journée. Le transfert de charge permet d’optimiser le système et d’améliorer le fonctionnement des installations photovoltaïques existantes et prévues.

Aujourd’hui, le site compte deux modules, constitués d’unités de stockage d’énergie ainsi que d’unités conçues pour convertir la chaleur stockée en électricité. Les modules comprennent également un moteur Stirling qui convertit l’énergie thermique stockée en électricité durable et distribuable 24h / 24. Les unités de stockage seront chargées à l’aide de l’électricité produite par 1 000 mètres carrés de panneaux solaires.

Journée des droits des femmes : plus de 40 % des femmes marocaines demandent le feu vert de la famille pour travailler

Par Amyne Asmlal – le360.ma – 26/02/2020

Emploi Femmes

© Copyright : DR

Les femmes marocaines doivent encore demander la permission de travailler à leur famille. De plus, le processus de leur intégration économique bat de l’aile.

Plus de 40% des femmes qui ont pu accéder au marché du travail ont d’abord sollicité et obtenu l’accord de leur famille. C’est un constat «inquiétant» qui en dit long sur la réalité de l’intégration de la femme dans le domaine économique, relève une étude réalisée par le ministère de la Solidarité et du développement social et reprise par Al Ahdath Al Maghribia dans sa livraison du jeudi 27 février.

Selon cette étude, plusieurs autres facteurs entravent l’accès de la femme au marché du travail et donc son autonomisation économique. Parmi ces facteurs, l’analphabétisme qui reste très répandu chez les femmes marocaines puisqu’il touche 44% d’entre elles dans le milieu urbain et 60% dans le milieu rural. L’abandon scolaire, le faible niveau d’instruction et l’accès limité à la formation professionnelle brident également l’élan émancipateur, sur le plan économique, de la femme marocaine.

Les mentalités encore dominantes et les préjugés dont font l’objet les femmes limitent, de même, leur accès au marché de l’emploi, poursuit le quotidien. Et d’ajouter que plus la femme marocaine est instruite, plus elle rencontre de difficultés pour décrocher un emploi. Et, quand c’est le cas, cet emploi est le plus souvent sous-payé.

Pour ne rien arranger, a souligné mardi, lors du lancement du programme national d’intégration économique de la femme «Ikram II», la ministre chargée de la Solidarité et du développement social, «les indicateurs liés à l’égalité entre les deux sexes sont encore à des niveaux inquiétants». Pire encore, a-t-elle souligné, le Maroc a reculé de six points sur l’indice publié dans le rapport mondial 2019 sur l’écart entre les sexes. Le Royaume occupe désormais, précise la ministre, la 143ème place parmi 153 Etats.

L’indice mondial d’écart entre les sexes présenté dans ce rapport vise à mesurer un aspect important de l’égalité des sexes, à savoir les écarts entre les femmes et les hommes dans quatre domaines clés: la santé, l’éducation, l’économie et la politique. Or, ajoute le quotidien, l’égalité entre les deux sexes est un prélude à l’autonomisation de la femme et au renforcement de sa place dans tous les domaines, politique, économique, social et culturel, estime Al Ahdath Al Maghribia.

La ministre indique que son département vient de lancer, en collaboration avec les instances onusiennes chargées de la femme, une étude stratégique relative à l’autonomisation économique des femmes. Il sera également question de l’élaboration d’un programme national intégré d’autonomisation économique des femmes (PNIAEF) à l’horizon 2030.

Journée des droits des femmes : Un parcours exceptionnel : Hanae Zerouali, première femme à avoir pris les commandes d’un avion militaire

Par Bassma Rayadi – le360.ma – 06/03/2020

Hanae Zerouali

Hanae Zerouali. © Copyright : DR

Au cours des deux dernières décennies, des femmes ont connu une ascension étincelante, occupant des postes clés dans le public comme dans le privé, et accédant à plusieurs domaines souvent l’apanage des hommes, tel que l’aviation, un territoire dominé par la masculinité.

Devenir pilote, et plus encore, pilote militaire, a toujours relevé du défi pour la gent féminine.

Lointain est le temps où les femmes étaient limitées à des fonctions de bureau dans le domaine administratif, médical ou social. Aujourd’hui, l’empreinte féminine touche à tous les métiers, aussi rudes soient-ils: l’armée, la police, ou à la tête d’entreprises.

En effet, les femmes ont pu marquer leur nom brillamment dans le domaine militaire, exigeant le goût de la discipline, de la rigueur, ainsi que le sens du travail en équipe. Elles contribuent avec persévérance et ardeur à la promotion de l’image de la femme au sein des services des Forces Armées Royales (FAR), qui fêtent la Journée internationale de la femme à l’instar des autres institutions nationales en rendant hommage à la femme marocaine militaire.

Métier à responsabilités, le militaire doit être vigilant, efficace, et doit savoir prendre rapidement des décisions en cas d’imprévus. Commandant Hanae Zerouali, pilote de transport des forces royales air, la force aérienne du Maroc, semble être la bonne personne à la bonne place. Avec un visage joyeux et un sourire aux lèvres, elle nous confie ses expériences dans un métier pas comme les autres.

Mariée et mère de deux enfants, Hanae Zerouali est bel et bien un exemple de la combativité de la femme marocaine. « La femme pilote est tout comme la femme médecin, professeure, ou infirmière. Nous arrivons toutes à accomplir parfaitement notre rôle au foyer et à exceller également au niveau professionnel », affirme-t-elle.

Lauréate de l’école royale de l’air en 2006, la pilote monitrice sur King-R200 et commandant de bord sur l’avion C-130 des FAR nous a exprimé avec fierté sa chance d’être la première femme pilote au sein des forces royales air et la première commandant de bord sur l’avion C-130.

« Le commandant de bord doit avoir une sérieuse capacité à gérer les situations difficiles ou stressantes », révèle la jeune militaire, notant qu’une rigueur exemplaire, un sang-froid à toute épreuve, un sens logique, une grande réactivité, et un fort sens des responsabilités sont les qualités indispensables d’un commandant de bord. Ambitieuse et laborieuse, elle entame actuellement une nouvelle phase dans sa carrière militaire, le monitorat ou l’instruction, elle s’adresse avec son air sérieux à ses homologues hommes et les supervise dans le pilotage de l’avion militaire. « Après un passage plein de souvenirs et d’expériences en opération, maintenant j’entame une nouvelle phase, qui est celle du monitorat, ceci me permettra de contribuer à la formation des jeunes pilotes », a-t-elle fait valoir.

Pour elle, ce passage lui permettra non seulement de partager son expérience et son expertise, mais aussi d’imposer l’image de la femme dans un domaine qui était auparavant exclusif aux hommes, et incarner le rôle effectif de l’ensemble du personnel féminin des forces royales air, qui ne manque pas de mérite.

Reflétant un véritable esprit patriotique, la pilote de transport a fait savoir que son expérience militaire est assez spéciale, notamment dans un métier délicat qui requiert beaucoup de compétences. « Le domaine du militaire m’a permis de combiner actions individuelles et esprit de groupe dans la vie professionnelle », a-t-elle souligné.

Hanae, qui espère voir plus de femmes prédominant dans le secteur de l’aviation militaire, a indiqué que dans son travail, il n’y a pas de différence entre les femmes et les hommes. « Tout ce qui compte ce sont les compétences, l’engagement, le sérieux, et surtout l’amour du métier et de la patrie », s’est-elle réjouie, témoignant de la capacité de la femme à exceller dans un domaine assez dur.

« Au début je me sentais un peu étrange parce que j’étais la seule pilote, j’étais toujours soutenue et appuyée par mes supérieurs, et par la suite on est devenues nombreuses », a-t-elle affirmé avec confiance, ajoutant que l’ambiance du travail avec ses homologues hommes est agréable. Concernant son cursus scolaire, Hanae a dit avoir obtenu son baccalauréat en sciences maths, avant de se diriger vers les classes préparatoires, puis une formation de trois ans dans une école d’ingénieur état, couronnée par deux ans de spécialisation à l’école royale de l’air de Marrakech.

Une vraie succes story féminine, le parcours honorable de Hanae Zerouali constitue une source d’inspiration aux nouvelles générations et revêt la grande contribution de la femme marocaine dans un domaine ardu, reflétant ainsi son engagement sans faille au service de l’intérêt suprême de sa patrie.

Coronavirus : Le Rallye Aïcha des Gazelles reporté

infomediaire.net – 06/03/2020

La 30ème Edition du Rallye Aïcha des Gazelles du Maroc a été reportée. Les nouvelles dates sont fixées du 26 Septembre 2020 (Départ de Nice) avec une arrivée à Essaouira le 10 Octobre 2020.

Cette décision fait suite à celle prise par le gouvernement marocain d’annuler ‘‘tous les événements qui connaîtraient la participation de personnes venant de l’étranger y compris les conférences, les forums, les manifestations culturelles ou sportives, les raids et les rallyes…’’, à cause du Coronavirus.

‘‘Cette mesure est une décision de santé publique car le gouvernement marocain souhaite limiter le risque de propagation du virus et protéger les populations les plus fragiles, certaines régions n’ayant pas les infrastructures nécessaires pour le combattre’’, expliquent les organisateurs.

Mariage des mineures : 82% des 45 786 demandes formulées ont été autorisées entre 2007-2018

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LES JUGES RECOURENT SOUVENT AUX DISPOSITIONS DE L’ARTICLE 20 DU CODE DE LA FAMILLE. L’EXCEPTION A TENDANCE À DEVENIR LA RÈGLE. LES FÉMINISTES DEMANDENT L’ABROGATION DE CET ARTICLE.

Entre 2009 et 2018, ce sont 319 177 demandes de mariages des mineures qui ont été accordées. Ces statistiques du ministère de la justice sont alarmantes et attestent de la persistance des mariages à la Fatiha au Maroc. Ce phénomène social est en effet non négligeable puisqu’il représente 13% des unions en milieu rural contre 6,56% en milieu urbain. Et dans certaines régions, ce type de mariage représente un taux très important, parfois égal à celui du mariage authentifié. C’est le cas de la région de Draa-Tafilalet.

Ce constat a donc poussé l’association Droits et Justice à se pencher sur cette problématique. L’association a en effet lancé une étude en avril 2019 et en a livré les résultats en début de semaine à la veille de la Journée mondiale de la femme.

Cette enquête a été menée auprès de 627 femmes dont 408 vivant dans les villes et 207 dans le milieu rural. Les femmes sondées sont celles qui ont été mariées alors qu’elles étaient encore mineures. Leur âge va de 14 ans, âge minimal, en milieu rural dans la région de Draa- Tafilalet, à 46 ans, âge maximal, en milieu rural dans la région de Casablanca-Settat. La moyenne d’âge des femmes sondées est de 30,78 ans au niveau urbain, 29,22 ans au niveau rural et enfin 30 ans au niveau national.

Par ailleurs, l’échantillon a aussi concerné 12 hommes mariés mineurs. L’enquête a procédé à une analyse au regard d’une causalité pluridimensionnelle associant la vulnérabilité, la pauvreté, la non-scolarisation et la pression sociale. Sans toutefois occulter les dispositions législatives autorisant le mariage des mineures. Cette analyse vise une meilleure connaissance du profil des mineures mariées et de leur environnement afin d’avancer des suggestions susceptibles de mettre fin au mariage des mineurs.

Selon l’article 19 du code de la famille, «la majorité matrimoniale s’acquiert, pour le garçon et la fille, à dix-huit ans grégoriens révolus». Il est à souligner que cet article a permis d’uniformiser l’âge de la majorité car pendant des années, faut-il le rappeler, les capacités, civile, pénale et matrimoniale, étaient atteintes à des âges différents : 21 ans pour la majorité civile, 16 ans pour la majorité pénale et à 18 ans pour les hommes et 15 ans pour les femmes en ce qui concerne la majorité matrimoniale. Ainsi, l’aptitude au mariage s’acquiert à 18 ans révolus. Cependant, la Moudouwana, dans son article 20, autorise la famille à demander une dispense d’âge à quinze ans révolus. Donc le juge accorde son autorisation en précisant toutefois les motifs et l’intérêt motivant l’union. Et c’est, selon l’association Droits et Justice, cette dérogation apportée par l’article 20 du Code de la famille qui fait l’objet d’une large utilisation par les tribunaux. Ainsi, selon le ministère de la justice, sur la période 2007-2018, sur 45 786 demandes de mariage concernant des filles mineures 81,73% ont été autorisées. Ce qui indique que les dérogations ont tendance à devenir la règle.

27 127 filles âgées de 17 ans se sont mariées entre 2007-2018

Quel est le profil des mineures mariées ? Quel est leur niveau de scolarité et où vivent-elles ?
Globalement, les résultats de l’enquête de l’association Droits et Justice, la région de Casablanca-Settat est la plus touchée par le mariage des mineures. Soit un taux de 19,86% des mariages.

On retiendra également que le nombre de demandes pour ce type de mariage s’est élevé, en 2018, à 32 104 dont 31 106 concernant des mineures non scolarisées. Ce qui représente un pourcentage de 96,89% des filles mineures concernées. Par ailleurs, le taux des mineures scolarisées mariées en 2018 est seulement de 3,11%. Dans certaines régions comme Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra ou encore Fès-Meknès, la moitiè des femmes sondées sont analphabètes.

Sur la période de 2007-2018, l’âge des mineures qui se sont mariées est de 14 ans pour 359 filles, de 15 ans pour 2 773 filles et de 16 ans pour 11 143 d’entre elles. Enfin, c’est dans la tranche des 17 ans que le nombre de mariages est plus important. Elles ont été 27 127 à se marier entre 2007-2018. Soit 65,52% des mineurs mariées durant cette période. Par ailleurs, il est indiqué que 1,50% des époux sont âgés de plus de 40 ans. Ce qui représente plus de 430 mariages par an.

Selon l’enquête, le mariage coutumier avec la Fatiha représente 10,79% des mariages. Avec une forte concentration dans les régions de Draa-Tafilalet et Béni Mellal-Khénifra. Elle révèle aussi que la prééminence de l’autorité masculine dans la structure familiale favorise les mariages coutumiers. L’enquête laisse apparaître qu’en milieu rural, la structure familiale reste traditionnelle et l’autorité est exercée par les hommes, notamment les pères et les frères. Dans les villes, il est noté que même après le recasement, l’esprit et le mode d’organisation rural persistent dans les bidonvilles. Toutefois, il a été constaté, en milieu rural, l’existence de quelques mariages par «contrats» entre des pères et des maris résidant à l’étranger. Dans ces cas, le mariage est promis contre d’importantes sommes d’argent. L’enquête révèle que dans 40% des cas, il existe des relations entre l’épouse mineure et le marié. Celui-ci est très souvent le cousin, le voisin ou encore une connaissance du père ou du tuteur de la mariée. Il apparaît donc que la pression de la famille est importante dans ces mariages. On constate également que le mariage consanguin est important. Il représente 18% des mariages contractés durant la période de l’enquête. En zone rurale, le taux de mariage consanguin est de 20,41% et de 13,51% dans les villes.

Très souvent motivés par des facteurs économiques et sociaux comme la pauvreté et les habitudes sociales, le mariage précoce a des conséquences préjudiciables sur les femmes et les enfants. Notamment des problèmes de santé liés aux grossesses précoces, la violence et l’abus sexuel, la non-scolarisation des mineures et l’absence d’état civil pour les enfants nés de ces unions non authentifiées. Pour remédier à ce phénomène, les associations féministes et de défense des droits de l’Homme recommandent la suppression pure et simple de la dérogation permise par le code de la famille. Elles demandent une révision du texte du code pour le mettre en phase avec les nouvelles lois, notamment celle contre les violences faites aux femmes. Elles estiment aussi que la dérogation pourrait être provisoirement maintenue en l’entourant de garde-fous, notamment la fixation d’un âge plancher, ajouter une condition d’âge de l’époux ou encore autoriser l’appel aux décisions du juge.

 

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