Archives de mars 10th, 2020

Sécheresse : Des mesures pour un monde agricole qui souffre !

par Naîma Cherii – lereporter.ma – 09/03/2020

Sécheresse : Des mesures pour un monde agricole qui souffre !

C’est parti pour le programme anti-sécheresse. Le plan de sauvetage du cheptel – très attendu par les éleveurs- a été au centre d’une rencontre au ministère de tutelle, il y a quelques jours. L’annonce de ce programme est imminente.

La situation étant préoccupante, tous les responsables du département de l’agriculture – centraux et régionaux- étaient présents à cette réunion pour finaliser ce programme d’urgence qui sera annoncé dans les jours qui viennent. «Il y a un programme qui se prépare actuellement au niveau du ministère de l’agriculture pour la sauvegarde du cheptel», indique une source au département de l’agriculture.

Pour l’instant, la déclinaison des mesures et les budgets alloués par action n’ont pas  encore été révélés. Mais la mesure phare de ce plan anti-sécheresse,  qui sera effectif sur le terrain incessamment, concerne surtout le soutien à l’orge, précise notre source. Il s’agit, selon elle, de l’action la plus coûteuse pour le budget de l’Etat.

Les provinces, qui sont concernées par ce plan, relèvent surtout des régions les plus touchées par la sécheresse, ajoute notre source.

Dans la plupart des régions agricoles, la situation semble très alarmante. Le parcours y est pratiquement inexistant. Les éleveurs sont donc très inquiets pour leurs animaux. «La sécheresse prive les éleveurs du fourrage nécessaire pour nourrir leurs bêtes», souligne un éleveur.
C’est ce qui explique en fait la hausse du prix de l’orge, dit-il.

Dans ce cadre, des sources professionnelles soutiennent que le prix de cette composante principale pour l’alimentation animale a fortement augmenté. Le retard des pluies a fait doubler les prix du fourrage et de la paille qui sont passés respectivement de 35 à 70 dirhams et de 12 à 28 dirhams le paquet, a-t-on affirmé.

Notons que dans le cadre du plan d’urgence, qui fixe un prix cible de cession aux éleveurs, l’Etat prendra aussi en charge le coût du transport de l’aliment du bétail destiné aux régions bénéficiaires de ce plan anti-sécheresse. Un plan qui porte sur 600.000 quintaux d’orge à prix bonifiés, est-il indiqué au ministère.

L’impact aussi sur les agriculteurs…

Faut-il vraiment s’inquiéter pour la campagne agricole de cette année? Les agriculteurs font également partie des victimes de la mauvaise année agricole 2019-2020. Puisque, l’impact de la sécheresse a aussi été constaté sur les cultures. Ceci, après deux mois de pluies assez faibles, voire même rares, constate un agriculteur de la région de Casablanca-Settat.

Selon les prévisions de la Météo nationale, des précipitations seraient attendues dans les jours qui viennent. Toutefois, cela ne peut pas écarter pour autant les angoisses des agriculteurs. Car chez ces derniers, les craintes continuent de se faire sentir, après plusieurs semaines de sécheresse.

Cette inquiétude commençait à s’installer chez les agriculteurs, depuis déjà décembre 2019. En effet, à fin décembre, le cumul pluviométrique avoisinait une diminution de 37%, avec seulement 124,5 mm, alors qu’à la même date de l’année précédente les précipitations affichaient quelque 199,5 mm.

Selon les données de la dernière note de conjoncture de la Direction des études et des prévisions financières pour l’année 2019, ce déficit pluviométrique au début de l’actuelle saison a marqué pratiquement toutes les régions agricoles, pour donner lieu à un taux de remplissage des barrages à usage agricole de 47,6% au lieu de 60,2%, il y a une année.

«Il y a vraiment lieu de s’inquiéter. Cela fait plus de deux mois que  nous attendons les pluies. Nous sommes au mois de mars et tous les indicateurs montrent qu’on va vers une année de sécheresse», constatent  des agriculteurs, qui estiment que le retard des pluies pourrait baisser sérieusement leur production. Pourtant, disent-ils, l’actuelle saison agricole avait pris un bon lancement caractérisé par des semis précoces.

Les dernières semaines étaient plutôt chaudes, avec des températures élevées. La préoccupation des agriculteurs était d’autant plus grande que les températures commençaient à augmenter. Ce mardi 3 mars, à Ouarzazate et à Aousserd, pour ne citer que ces deux villes, le mercure a d’ailleurs atteint respectivement 30° C et 36°C.

Au département de l’Agriculture, on reconnaît aussi la situation. Plusieurs zones sont à présent concernées par le retard des pluies, selon notre source au ministère. Dans  des régions comme Chaouia-Ourdigha, Doukkala, Gharb et Fès Saïss, la situation est jugée moins alarmante. Mais dans d’autres, telles Beni Mellal-Khenifra, Marrakech-Tensift-Al Haouz, les plaines de Rhamna, Tadla-Abda et Souss-Massa, la situation est plus critique, explique la même source. Depuis le début de janvier, la situation s’est encore détériorée dans ces régions avec une pluviométrie très faible, dit-il.

Côté impact, nos agriculteurs évoquent déjà les prémices d’une année agricole très moyenne, voir très faible, à cause de la rareté des pluies qui menace certaines cultures, en particulier les cultures céréalières, souligne un autre agriculteur.

«Ce retard des pluies vient à un moment où les plants des céréales ont besoin d’eau pour garantir une meilleure croissance des épis. Faute de pluie, le développement des plantes s’est ralenti», explique un agriculteur.

L’effet de la sécheresse est net sur la culture céréalière, principalement dans les zones bour, lesquelles sont encore sujettes aux conditions de la pluviométrie, ajoute notre source.

L’impact de la sécheresse a également été constaté sur des cultures, comme le maraîchage, qui se fait en zone irriguée, notamment dans les régions très déficitaires, telle celle de Souss-Massa. Un membre de l’APFEL a assuré à Le Reporter que la situation est très difficile, notamment en ce qui concerne le maraîchage. «La région de Souss-Massa assure plus de 80% des exportations de primeurs et 67% des exportations d’agrumes au niveau national. Or, c’est la zone la plus concernée par la chute du taux de remplissage des barrages, liée à l’approvisionnement des agriculteurs en eau d’irrigation», a conclu ce producteur.

Notons enfin, qu’en ce qui concerne les cultures sinistrées, le plan anti-sécheresse -actuellement en préparation- ne prévoit pas d’aides directes aux agriculteurs ayant subi des dommages.

 

Agriculture : Le Maroc optimiste en dépit de la sécheresse

panorapost.com – 09/03/2020

Le Maroc vit une sécheresse intense provocant une peur chez les agriculteurs et les éleveurs. Cette situation a poussé certains d’entre eux à brader le bétail afin de ne passer par perte et profit. Si cette situation perdure, le PIB soutenu en bonne partie par le secteur agricole en sera grandement impacté

Mais cette situation n’ébranle pas les autorités qui se sont inscrites dans un vaste programme décennal  2020/2030. Le Maroc aspire à doubler son PIB agricole à 250 milliards de dirhams grâce à une nouvelle stratégie baptisée Génération Green.

Le programme lancé par le Roi à Agadir Génération Green vise également à porter les exportations à 60 milliards de dirhams d’ici 2030, a déclaré le chef de l’agence de développement agricole (ADA). Il prévoit également des incitations à l’investissement et des facilités pour encourager les jeunes entrepreneurs agricoles, a-t-il souligné. Également, il a ajouté qu’une assurance agricole et des mesures de protection sociale seront au profit de 3 millions d’agriculteurs, déclaration révèle par Agrimaroc.

Pour rappel, le Roi avait demandé des mesures pour promouvoir le développement d’une classe moyenne rurale en développant l’activité agricole et en facilitant l’accès aux prêts à la campagne. Par ailleurs, le Maroc a également lancé une initiative pour protéger ses 9 millions d’hectares de forêts, y compris la plantation de 130.000 hectares d’arbres dans une initiative qui créerait 27.000 emplois liés aux forêts.

Dans le cadre des mesures visant à faciliter les prêts aux jeunes entrepreneurs, y compris ceux des zones rurales, le taux préférentiel offert aux jeunes investisseurs et porteurs de projets a été fixé à 2% en zone urbaine et à 1,75% en zone rurale.

Un fonds spécial a vu le jour pour garantir ces prêts d’une valeur de 6 milliards de dirhams avec le Fonds Hassan II pour le développement social et économique en ajoutant 2 milliards de dirhams exclusivement réservés aux investisseurs des zones rurales. A travers ces mesures, le Maroc prône un nouveau modèle de développement qui vise à encourager l’esprit d’entreprise, à réduire les disparités et à lutter contre la pauvreté.

Bon cru pour le trafic portuaire en 2019

laquotidienne.ma – 09/03/2020

Le trafic portuaire global est passé de 137,5 millions de tonnes en 2018 à 153,1 millions de tonnes en 2019, soit une hausse de 11,3%, selon un communiqué du ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau.

Cette hausse est attribuée à l’accroissement aussi bien du volume du transbordement (+32,9%) que des importations (+6,9%) et du cabotage (+0,8%), tandis que le volume des exportations a légèrement baissé de 1,1%, souligne la même source.

« La répartition de ce trafic reste marquée par une prédominance des importations, qui ont représenté 41% du trafic global, suivies par 31,3% pour le transbordement, 24% pour les exportations et 3,6% pour le cabotage.

Cependant, l’évolution du trafic global 2009-2019 des importations, exportations et du transbordement a connu un passage d’environ 70 millions de tonnes en 2009 à 150 millions de tonnes en 2019 », ajoute le ministère.

Ainsi, les importations se sont établies au titre de l’année 2019 à 62,9 millions de tonnes, marquant ainsi une orientation positive des importations du charbon (10 millions de tonnes/+12,6%), des céréales (7 millions de tonnes/+4,7%), du soufre (6,6 millions de tonnes/+19,9%) et une régression des hydrocarbures (12,7 millions de tonnes/-2,2%).

Quant aux exportations, elles ont atteint en 2019 un volume de 36,8 millions de tonnes (-1,1%), dont principalement le phosphate brut (9,6 millions de tonnes/-13,9%), les engrais (8,7 millions de tonnes/+6%), l’acide phosphorique (3,9 millions de tonnes/+3,7%), les conteneurs (4,8 millions de tonnes/+1,2%) et le clinker (1,1 million de tonnes/-28%).

Pour l’activité du transbordement et après le démarrage des opérations portuaires du port Tanger Med 2 en juin 2019, le complexe portuaire de Tanger Med a confirmé sa position de plateforme logistique incontournable dans le bassin méditerranéen en enregistrant un nouveau record de 47,9 millions de tonnes, soit une progression de 32,9% par rapport à l’année précédente.

S’agissant des conteneurs, un total de 4,4 MEVP a été manutentionné durant l’année 2019, soit une progression exceptionnelle de +40,6% par rapport à l’année précédente.

Le trafic des véhicules neufs a atteint 589.200 unités, dont plus de 72% à l’export, enregistrant une stagnation (+0,4%) par rapport à l’année précédente.

En ce qui concerne le trafic des passagers, les ports marocains ont vu transiter 5,32 millions de PAX en 2019, soit une diminution de 1,1% par rapport à 2018.

Les ports du détroit, Tanger-Med et Tanger-ville, ont traité plus de 83% de ce trafic.

Par ailleurs, le volume des débarquements des produits de la pêche maritime côtière et artisanale, au cours de l’année 2019, a progressé de 6,2% pour s’établir à 1,4 million de tonnes, indique la même source.

Au terme de l’année 2019, l’analyse du trafic par port montre que sept ports nationaux ont marqué une évolution positive des volumes traités, à savoir les ports de Tanger-Med (+24,7%), Mohammedia (+0,2%), Casablanca (+10,8%), Jorf-Lasfar (+12,3%), Agadir (+27,9%), Laâyoune (+1,1%) et Dakhla (+0,2%).

Cependant, les ports de Nador, Safi et Tan Tan ont accusé une baisse de leurs trafics respectifs.

Il est à noter qu’avec 130,7 millions de tonnes traités en 2019 (+14,3%), les ports de Tanger Med, Jorf Lasfar et Casablanca concentrent près de 85% du trafic national.

Ainsi, le complexe portuaire de Tanger Med franchit un nouveau cap tout en se positionnant en tête de liste, et ce grâce à son activité principale de transbordement des conteneurs et aussi au démarrage de Tanger Med 2.

En termes de volume de marchandises traitées, le port de Jorf Lasfar est le premier port de l’année pour le trafic import-export, avec un volume de 35,5 millions de tonnes, suivi par le port de Casablanca (30 millions de tonnes).

Coupe de la Confédération, le HUSA en demi-finale pour la première fois de son histoire

par Amine Raad – lematin.ma – 09/03/2020

Le HUSA en demi-finale pour la première fois de son histoire

Une semaine après avoir planté une manita (5-0) à Al Nasr de Libye, le Hassania d’Agadir a confirmé dimanche sa supériorité sur la formation libyenne en s’imposant sur le score de 2 à 0 au stade Adrar lors du quart de finale-retour de la Coupe de la CAF. Un sans-faute qui permet à la formation gadirie d’accéder en demi-finale pour la première fois de son histoire.

Le Hassania d’Agadir a franchi avec brio le cap des huitièmes de finales de la Coupe de la CAF en remportant (2-0), dimanche, sa deuxième rencontre face aux Libyens d’Al Nasr sur la pelouse du stade Adrar. Une semaine après la manita (5-0) infligée au club libyen lors du match aller, les Gadiris n’ont pas eu à se forcer pour venir à bout de la formation libyenne dimanche, lors du match retour disputé à huis clos sur la pelouse du stade Adrar. Conscients de la difficulté de la tâche, les Libyens ont entamé le match avec l’ambition de surprendre les Gadiris, avec des actions menées depuis le flanc gauche. Salah Fakroun a failli débloquer le compteur sur un coup de tête (2e).
Les hommes de Mustapha Oshrif ont vite repris le contrôle du cuir et essayé de débloquer le compteur. Toutefois, les visiteurs sont restés dangereux sur certaines actions, mais manquant toutefois de réalisme. Recroquevillés dans leur zone, les Libyens ont eu beaucoup de mal à repousser les assauts des coéquipiers de Mehdi Oubila. Le latéral gauche du HUSA, Abdelkarim Baadi, a été stoppé dans le finish par la défense d’Al Nasr (13e). Profitant de la défaillance de la ligne défensive des Libyens, les Gadiris ont intensifié leurs attaques, mais les joueurs du HUSA manquaient aussi de réalisme au finish. La première mi-temps s’est achevée sur une note vierge, en dépit des nombreuses occasions du HUSA.

Barkaoui débloque et Attassi achève
À la reprise, les locaux ont confirmé leur supériorité dans les duels et le contrôle de la balle, notamment au niveau de la ligne médiane. Devant le remplis des Libyens, les Gadiris ont mis la pression pour essayer de trouver la brèche, mais Karim Barkaoui n’a pas réussi à trouver le cadre (51e). Quelques minutes plus tard, Youssef El Fahli est fauché dans la surface de réparation par Abdellah Sherfi. L’arbitre de la rencontre accorde le penalty aux Gadiris, transformé avec brio par Karim Barkaoui (69e).
Après cette ouverture du score, les Libyens ont cherché en vain à rétablir la parité. Yassin El Houasli s’est illustré en fin de partie en dégageant deux tirs libyens. Dans les arrêts de jeu du match, Reda Atassi double la mise pour le Hassania (90+4). Une victoire sans équivoque des Gadiris qui les propulse pour la première fois de leur histoire en demi-finale de la compétition continentale où ils seront opposés à l’autre représentant du football national, la Renaissance de Berkane.

Drame sur l’autoroute Marrakech-Agadir

lesiteinfo.com – 09/03/2020

Un accident mortel s’est produit dimanche sur l’autoroute reliant Marrakech et Agadir. Selon une source de Le Site info, deux véhicules légers sont entrés en collision au niveau de Sidi Zouine, précisant que quatre personnes sont décédées et cinq autres ont été blessées.

Et d’ajouter que l’accident a été provoqué par l’excès de vitesse.

Les dépouilles ont été transférées à la morgue pour autopsie et les blessés ont été évacués en urgence à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires. Une enquête a également été ouverte, sous la supervision du parquet compétent, pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Agadir : Arrestation d’un homme qui prétendait avoir le pouvoir de résoudre des affaires judiciaires

yabiladi.com – 09/03/2020

Les premiers éléments de l’enquête judiciaire au sujet des allégations contenues dans un enregistrement vocal relayé sur les réseaux sociaux d’un individu prétendant avoir le pouvoir d’intervenir pour résoudre des affaires présentées devant la justice, ont abouti à l’arrestation de l’un des suspects dont la voix a été soumise à l’expertise technique.

Le procureur général du roi près la Cour d’appel d’Agadir indique dans communiqué parvenu lundi à la MAP que, suite au communiqué daté du 3 mars 2020 concernant l’ouverture d’une enquête judiciaire dans cette affaire, les recherches préliminaires ont permis d’arrêter l’un des suspects et de soumettre sa voix à l’expertise technique auprès de l’institut des analyses vidéos et audios relevant de la Gendarmerie royale à Rabat.

Après obtention des résultats et suite à la procédure de l’enquête préliminaire menée à ce sujet, le concerné a été déféré devant le procureur du roi près le tribunal de première instance d’Agadir pour compétence, précise le communiqué. Le parquet a requis une enquête à l’encontre du suspect pour les délits d’escroquerie et d’immixtion dans une fonction publique ou l’accomplissement d’un acte de cette fonction, conformément aux articles 540 et 380 du code pénal, et émis un ordre d’écrou, approuvé par le juge d’instruction, qui a également fixé la date du 19 mars prochain comme délai de l’interrogatoire détaillé.

La police judiciaire compétente poursuit, sous la supervision du parquet général, ses investigations judiciaires à l’encontre d’autres personnes, conclut le communiqué.

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