Coronavirus: L’interdiction englobe les moussems aussi

L’exclusion des moussems de la décision d’interdiction par le gouvernement de tous les grands événements et rassemblements de masse, durant le mois de mars au moins, pour minimiser les risques de propagation du Coronavirus, avait suscité beaucoup de questions.

Le sujet est désormais tranché puisque le ministère des Habous et des affaires islamiques a annoncé l’annulation de tous les moussems religieux quelle que soit l’ampleur des rassemblements qu’ils connaissent.

Dans un communiqué, le ministère souligne que cette décision a été prise “conformément aux orientations de la charia relatives à la protection des âmes et des corps contre la ruine et tout dommage, en tenant compte de l’épidémie qui s’est apparue dans un certain nombre de pays et des conseils médicaux liés à ce sujet, en particulier ceux concernant la prévention des contagions lors des rassemblements”.

Le ministère a appelé à cet égard les oulémas, les prédicateurs et prédicatrices ainsi que les imams à “sensibiliser les gens à la question de la prévention de l’épidémie, notamment en respectant les règles d’hygiène et en évitant toutes les possibilités de contamination”.

AKHANNOUCH RÉVÈLE LES MESURES D’URGENCES CONTRE LA SÉCHERESSE

agrimaroc.ma – 11/03/2020

Akhannouch révèle les mesures d'urgences contre la sécheresse

Après avoir énuméré les nombreux ravages du déficit pluviométrique et de la sécheresse au Maroc, le ministre de l’agriculture, Aziz Akhannouch, a révélé les premières mesures d’urgence pour venir en aide aux agriculteurs et éleveurs.

Le ministre de l’Agriculture a annoncé des mesures principalement pour les aliments de bétail, sous forme de subventions avec l’orge comme « priorité ». Par ailleurs, « 55 millions de DH d’orge seront distribués aux agriculteurs dès les prochains jours. Nous avons également lancé un programme de 2.165.000 quintaux d’orge et une dotation de 11 millions de dirhams d’orge suivra. Les appels d’offres seront lancés incessamment », explique le ministre. De quoi « couvrir les deux prochains mois », selon la même source.

“Un programme d’urgence plus global sera mis en place comme en 2016, en fonction de l’évolution de la situation (irrigation, aliments composés…). Mais pour ne pas attendre, nous avons préféré démarrer avec ces mesures.”

“Le prix de l’orge (hors beldi) atteint aujourd’hui 3 DH. L’Etat va intervenir pour fixer ce prix à 2DH. Les appels d’offres ont commencé pour désigner les entités qui procéderont à la distribution de l’orge en fonction des quantités disponibles. 82 points de vente verront le jour avec des prix fixes et la liste des bénéficiaires. Le transport se destinera aux localités éloignées des aliments au même prix. Nous espérons que l’intervention de l’Etat réduira les prix sur le marché de façon générale”, ajoute le ministre.

En plus de cela, le ministre de l’agriculture a précisé qu’une réunion s’est tenue avec les équipes de la Mamda pour entamer rapidement l’expertise et l’évaluation en vue d’indemniser de façon plus simplifiée les agriculteurs couverts par l’assurance risques climatiques.

Un 6ème cas de coronavirus confirmé au Maroc

lnt.ma – 12/03/2020

Le ministère de la Santé a annoncé mercredi un nouveau cas confirmé d’infection au nouveau coronavirus (Covid-19) au Maroc, portant à six le nombre des personnes contaminées au virus.

Il s’agit d’une ressortissante française d’origine sénégalaise âgée de 64 ans souffrant d’une maladie chronique, arrivée à Fès le 5 mars en provenance de France, a précisé le ministère dans un communiqué.

Après avoir présenté des symptômes respiratoires le samedi 07 mars, la patiente s’est rendue dans l’un des établissements hospitaliers où elle a été prise en charge par un staff médical spécialisé qui a soupçonné une contamination au coronavirus.

Les analyses effectuées au laboratoire de l’Institut Pasteur-Maroc se sont révélées positives et la patiente a été prise en charge conformément aux procédures sanitaires en vigueur, ajoute-t-on de même source.

«Allo Agadir» : Fatima Tabaamrant rend hommage à la capitale du Souss

par Siham Jadraoui – aujourdhui.ma – 11/03/2020

«Allo Agadir» : Fatima Tabaamrant rend hommage à la capitale du Souss

Elle s’apprête à lancer son premier vidéoclip

à travers ce vidéoclip, la chanteuse a choisi de mettre en lumière les atouts touristiques et l’héritage archéologique de cette ville, pour la promouvoir en tant que destination touristique mondiale et terre de coexistence et de tolérance.

L’icône du chant amazigh engagée Fatima Tabaamrant s’apprête à lancer son tout premier vidéoclip. Intitulé «Allo Agadir», ce tube est un hommage à la capitale du Souss. D’ailleurs à travers ce vidéoclip, la chanteuse a choisi de mettre en lumière les atouts touristiques et l’héritage archéologique de cette ville, pour la promouvoir en tant que destination touristique mondiale et terre de coexistence et de tolérance. En effet, ce titre évoque une histoire nouvelle et passionnante différente de ce qu’utilisait Tabaamrant dans ses œuvres précédentes. «La chanteuse aborde cette fois-ci un thème complètement différent.

Elle présente des mots et des mélodies mélangeant des sensations avec un style renouvelé de performance et de chant», peut-on lire dans une note d’information. Et d’ajouter que «la chanteuse mélange entre la préservation de sa spiritualité habituelle en défendant l’identité amazighe et l’ouverture aux développements de la scène artistique, en employant de nouvelles technologies répondant aux goûts de ses fans». Il faut dire que Fatima Tabaamrant a réussi à développer son propre style et à constituer un phénomène musical avec distinction, à travers des chansons immortelles comme «Tiri Noun Ayamark», «Azad Akal N Tamazert» et bien d’autres chansons connues. Véritable école de la chanson amazighe, Tabaamrant compte à son actif plus de 160 poèmes.

Elle œuvre activement pour la défense de la culture amazighe en se produisant, depuis plusieurs années, dans de nombreux festivals et concerts au Maroc et à l’étranger. Une grande partie de son succès s’explique par la qualité et la justesse des poèmes qu’elle compose, abordant des thèmes moins traditionnels que l’amour, tels que le chômage des jeunes, la corruption, la conservation des traditions ou l’identité amazighe. Fatima Chahou, dite Tabaamrant, a vu le jour en 1962 au milieu des montagnes de l’Anti-Atlas, et plus précisément dans le village d’Id Salem de la tribu d’Ouchekra à Lakhssass. Cette star de la chanson amazighe a grandi dans un climat artistique fertile dont l’impact a été déterminant dans la formation de son goût pour la poésie chantée amazighe. Les débuts de sa carrière artistique ont commencé avec l’artiste Hamidi, avant de passer par plusieurs troupes musicales, dont celles de Said Achtouk et surtout de Moulay Mohamed Belfkih, avec laquelle elle a interprété une chanson commune «Tanddamt» en 1985.

Mobilité urbaine : Les Bus à haut niveau de service bientôt dans les stations d’Agadir

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 11/03/2020

Mobilité urbaine : Les Bus à haut niveau de service bientôt dans les stations d’Agadir

Le Conseil régional du Souss-Massa, réuni lundi lors d’une session extraordinaire, a approuvé la convention de partenariat relative à la réalisation de la première ligne du Bus à haut niveau de service (BHNS) de la ville d’Agadir sur un linéaire de 15,5 km.

Ce projet qui fait partie du Programme de développement urbain d’Agadir (2020-2024) signé à Agadir début février dernier devant Sa Majesté le Roi porte sur la modernisation des transports en commun de la ville d’Agadir pour renforcer son attractivité économique et touristique à travers la création d’une ligne de Bus à haut niveau de service à la fois performante et respectueuse de l’environnement. Le BHNS devra rallier le port d’Agadir au quartier de Tikiouine et aux zones industrielles avoisinantes et desservira le quartier administratif de la ville, l’avenue Hassan II, Souk El Had, l’avenue Hassan Ier, le complexe universitaire Ibn Zohr et la zone industrielle de Tassila.

Ce dernier permettra d’atteindre un niveau de performance plus élevé qu’une ligne de bus classique afin d’offrir des niveaux de service pratiquement comparables à ceux d’un système tel que le tramway. Dans ce sens, l’étude de faisabilité de cette première ligne intra-muros ayant déjà été livrée prévoit de transporter entre 40.000 et 60.000 usagers par jour par ces bus de 18 mètres articulés, avec des navettes toutes les 5 minutes.

Par ailleurs, la société de développement local «Grand Agadir pour la mobilité et les déplacements urbains» en tant que maître d’ouvrage a déjà publié le mois de juillet dernier un appel d’offres relatif à l’assistance à maîtrise d’ouvrage pour la réalisation de ce projet premier de son genre au niveau de la ville d’Agadir. Pour les détails, ce projet porte sur la création d’une ligne prioritaire de BHNS d’environ 15,5 km de site propre, parcourant son territoire selon un axe Nord-Sud-Est, reliant le port de pêche aux quartiers d’habitation en développement et desservant de nombreux pôles générateurs: le centre-ville commerçant et administratif, le souk, l’université, avec aménagement de façade à façade, la création de 35 stations et cinq pôles d’échanges ainsi que des systèmes (billettique, Système d’aide à l’exploitation et à l’information voyageurs (SAEIV), gestion des feux…).

Selon cet appel d’offres, «ces pôles d’échanges disposent de réserves foncières pour d’éventuelles extensions et création de parkings permettant aux automobilistes venant de l’extérieur de la ville d’accéder facilement au BHNS».

Avec un million d’habitants, la ville d’Agadir est la station balnéaire la plus importante du Maroc. Centre d’un bassin de vie en expansion, son attractivité touristique et économique florissante requiert aujourd’hui un réseau de transports en commun durable et efficace.

Obscurantisme – Maroc: les salafistes recourent à « la théorie du complot » et aux « superstitions » pour expliquer le Coronavirus

article19.ma – 11/03/2020

Approche irrationnelle qui rappelle l’âge des ténèbres. Les salafistes ont une réponse toute faite concernant la propagation du Coronavirus dans le monde. Pour eux, cette épidémie serait « une punition divine », recourant ainsi à la doctrine religieuse laquelle explique tout par la volonté de Dieu et ôte aux humains toute responsabilité dans ce qui leur arrive.

Si le monde occidental mène une course contre la montre pour mettre au point un vaccin et un traitement contre Covid-19, dans le monde musulman l’esprit rationnel fait encore défaut en expliquant l’épidémie par des facteurs irréels et le complot.

Le mouvement salafiste marocain et une large tranche de la société minimisent ainsi la dangerosité pour la santé du coronavirus et appellent à la résignation en ôtant à l’homme toute volonté et tout pouvoir d’action, selon le site arabophone Hespress.com.

Alors que certains expliquent l’épidémie en recourant à la théorie du complot américain, les salafistes marocains l’expliquent par la « volonté divine », au moment où d’autres y voient « un châtiment dirigé contre les infidèles », « un soldat de Dieu » ou encore « un message de Dieu ».

+ Cheikh Haddouchi : « Ce qui est arrivé est causé par un péché et ne peut être éliminé que par le repentir » +

Omar Haddouchi, une des figures du mouvement salafiste au Maroc, a affirmé que « la maladie a affecté la Chine et s’est propagée d’un pays à l’autre, malgré les progrès technologiques de la Chine ». Il a ajouté: « je ne veux pas accuser l’Amérique ou la Chine de la propager parce qu’elle tue les personnes âgées, car ce ne sont que des mots pour la consommation », soutenant que le virus est « un soldat parmi les soldats d’Allah ».

« Ce qui est arrivé est causé par un péché et ne peut être éliminé que par le repentir. C’est un message de Dieu à ces gens parce qu’ils ne croient pas en Dieu », a affirmé le salafiste sur sa chaîne YouTube, soulignant que « le virus a mis à l’épreuve les grands pays malgré leur développement technologique ».

De son côté, le salafiste Hassan Kettani a réagi à la suspension temporaire de la Omra à cause du coronavirus en qualifiant « d’effrayante » cette mesure avant d’ajouter : « si l’autorité des loisirs ne suspend pas ses activités et celle de la Omra le fait, ceci montre la mauvaise foi ».

Mohcen Benzakour, chercheur en psychologie sociale, a déclaré à Hespress qu’une « personne éprouve la peur en cas de catastrophe par égard à son attachement à la vie, ce qui est naturel chez l’être humain, mais la réaction varie selon les différentes mentalités et les personnalités, en ce sens qu’il y a la personne normale et la personne anormale qui souffre de troubles mentaux en plus de celle qui croit en des choses irréelles et au complot ».

« L’interprétation religieuse de cette question n’est absolument pas justifiée, car la foi islamique elle-même oblige l’être humain à chercher les causes de ces phénomènes naturels à travers le pouvoir de la raison », a souligné Benzakour, estimant que « l’homme projettent ses craintes sur un phénomène spécifique parce qu’il est incapable de l’expliquer ».

Il a ajouté que « l’exploitation de la situation par certaines personnes pour développer des discours religieux erronés basés sur l’exagération est le fait de l’ignorance et de la croyance dans l’irréel », soulignant que « le danger de ces interprétations réside dans le fait qu’elles encouragent la résignation, et instaurent la peur dans l’esprit des gens » avant d’appeler à « s’en tenir à la vérité médicale selon laquelle le virus animal se transmet maintenant entre les humains ».

Encore au Moyen-âge ou retour au Moyen-âge ? ? ?

Le port d’Agadir a traité un trafic de 1,14 millions de tonnes à fin février 2020

article19.ma – 11/03/2020

Le port d’Agadir a traité un trafic de 1,14 millions de tonnes (MT) à fin février 2020, enregistrant une augmentation de 2,8% par rapport à la même période de l’année écoulée, selon l’Agence nationale des ports (ANP).

Cette évolution positive provient essentiellement de la progression des importations qui ont progressé de 13,7% à 635.000 tonnes, précise l’ANP dans un communiqué. Cette tendance haussière s’explique également par l’augmentation du trafic des aliments de bétail à 57.000 tonnes et du charbon (37.000 tonnes), ajoute la même source. Concernant les trafics des céréales et du clinker, ils ont atteint respectivement 172.000 tonnes et 171.000 tonnes au cours des deux premiers mois de cette année, soit des variations respectives de -3,3% et +8,7%.

Les vracs liquides ont, quant à eux, affiché une hausse de 14,5% à 195.000 tonnes, fait savoir l’ANP, précisant que cette évolution est due au trafic du Gasoil (+10,95%) et au Butane (+46,61%).

Pour ce qui est du trafic des huiles alimentaires, il a connu une quasi-stagnation avec un volume de 32.000 tonnes, tandis que les échanges conteneurisés se sont chiffrés à environ 382.000 tonnes à fin février.

L’ensemble des flux transitant par le port d’Agadir durant cette période a été assuré par 189 navires, en hausse de 1% par rapport à l’année écoulée.

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