Coronavirus : les développements…

Voici Les dernières infos du chef de clinique à Necker en médecine interne :

  • Paris sera en confinement absolu demain soir. (???)
  • Les trains vont être progressivement réduits.

Voici un mail qu’il a reçu en interne de l’hôpital :
On ne panique pas mais c’est très grave.

Bonjour à tous,

Comme vous le savez l’évolution de l’épidémie de COVID est particulièrement inquiétante.
Les nouvelles données de modélisation sont très robustes et les projections sont parfaitement cohérentes et bien pires encore que nos scénarios pessimistes.
Il est devenu déraisonnable de prendre les transports publics et nos déplacements doivent être réduits au strict minimum. Le télétravail et l’annulation de toute réunion est obligatoire. Le confinement est donc la règle sauf pour ceux dont la présence physique au travail est indispensable (ce qui est exceptionnel au sein du CRESS).
L’hypothèse actuelle est qu’en l’absence de confinement, 30 millions de personnes seront atteintes en France avec un pic dans 50 jours.
Seule une mobilisation citoyenne massive (avec au moins 50 % de l’ensemble de la population française en confinement strict à très court terme) permettra de réduire le pic de l’épidémie. Les chinois ont réussi ce confinement drastique mais leurs décisions ont été plus précoces et plus autoritaires.
Il est de notre responsabilité d’acteurs de santé Publique de :
1) respecter ce confinement,
2) de faire prendre conscience à nos proches de cette impérieuse nécessité,
3) de porter ce message au quotidien (distance de sécurité , etc)  car nos compatriotes n’ont pas encore compris la gravité de la situation.
Le système de santé sera bien sur extrêmement sollicité et ne peut qu’être très largement débordé ce qui est déjà le cas dans le grand Est. Les messages selon lesquels seules les personnes âgées et ou ayant des co-morbidités sévères ont des syndromes de détresse respiratoire sont faux.

Nous partons sur une durée de crise en mois et d’une gravité sans précédent. Vous devez bien sur rester en contact avec vos responsables d’équipes et avec Stephanie ou moi-même si nécessaire

Philippe Ravaud
Pr Philippe Ravaud / Directeur
Centre de Recherche Épidémiologie et Statistique Sorbonne Paris Cité (CRESS-UMR1153)
Inserm / Université Paris Descartes
Centre d’épidémiologie  clinique
Hôpital Hôtel-Dieu, 1 place du Parvis Notre-Dame, 75004 Paris

COVID-19 : FACE À LA PANIQUE, LES SUPERMARCHÉS ASSURENT

Par Maya Zidoune – le360.ma – 15/03/2020

Supermarché

La ruée vers les supermarchés a débuté vendredi dernier, au Maroc, en raison du Covid-19. Mais les supermarchés ne se démontent pas.

Dans les journées de samedi et dimanche, plusieurs grandes surfaces ont enregistré de longues files de clients qui se sont présentés aux caisses avec des chariots débordant de produits de première nécessité (farine, sucre, huile, pâtes…). Des grandes surfaces ont toutefois voulu rassurer les clients quant à la disponibilité et l’approvisionnement de leurs stocks, souligne L’Economiste.

« En raison du Covid-19, certains de nos points de vente connaissent une affluence importante qui peut causer quelques ruptures au niveau de certains rayons. Quelques produits peuvent donc manquer momentanément, mais nous tenons à rassurer l’ensemble de notre clientèle que nos rayons seront réapprovisionnés très rapidement, que nous disposons de stocks suffisants pour couvrir les semaines et les mois à venir et que la chaîne logistique ne connaît aucune perturbation », indique Carrefour Gourmet dans un communiqué relayé par le quotidien.

De son côté, Marjane explique que les stocks dans les entrepôts qui approvisionnent ses magasins et ceux constitués chez ses fournisseurs « sont largement suffisants pour couvrir vos besoins des mois à venir ». La chaîne affirme toutefois que des ruptures momentanées peuvent se produire, mais que ses équipes « font le nécessaire » pour remplir les rayons.

Produits agricoles : Le ministère rassure les consommateurs marocains.

agrimaroc.ma – 16/03/2020

Produits agricoles: Le ministère rassure les consommateurs

Le ministère de l’agriculture du Maroc “ne relève pas de perturbation dans la production et assure un approvisionnement normal et régulier du marché national en produits agricoles et de la pêche”.

Cette observation entre dans le cadre du dispositif de suivi et de veille sur les marchés agricoles opéré par les services du ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, en coordination avec les professionnels, et au vu du contexte sanitaire international et national marqué par la crise du Covid-19.

Par ailleurs, à la date du 14 Mars, le stock de blé destiné à la minoterie industrielle détenu par les organismes stockeurs couvre 3 mois d’utilisation.

Une couverture qui atteindra plus de 4 mois vers la fin du mois d’avril, précise le ministère dans un communiqué, notant que le niveau actuel des stocks disponibles permettra de couvrir les besoins nationaux grâce aux stocks issus de la production nationale 2018/19 et aux importations réalisées ou à réaliser au cours des trois prochains mois.

Pour ce qui est des légumes, la production des tomates primeurs couvrira les besoins du marché jusqu’au mois de mai, étant donné le bon déroulement de la campagne primeurs, relève la même source.

La production prévisionnelle de la tomate de saison est aussi suffisante pour couvrir les besoins de consommation nationale. Même constat aussi pour la pomme de terre et pour l’oignon.

Le ministère indique aussi que les fruits affichent également un niveau de disponibilité très satisfaisant.

En plus des disponibilités, la production se poursuit de manière normale, permettant sur un plus long terme un approvisionnement régulier du marché.

En somme, la production des légumes et fruits va couvrir les besoins du marché national même pendant le mois de Ramadan qui connaît une forte consommation des denrées alimentaires.

Les dattes, autre aliment à forte consommation notamment pendant le mois de Ramadan, affichent une bonne disponibilité sur le marché grâce à la production nationale et à l’import.

La production laitière, actuellement en saison de haute lactation, offre un volume pour usinage de près de 165 millions de litres contre un besoin moyen mensuel de 125 millions de litres et atteint 135 millions litre au mois de Ramadan, poursuit le ministère, assurant qu’aucune variation des prix n’est prévue.

Les produits laitiers dérivés, notamment le beurre, sont disponibles sur le marché grâce à la production laitière nationale et aux importations entamées depuis le début de l’année.

Concernant les viandes, la quantité de viandes rouges (bovines, ovines et caprines) disponible est suffisante pour couvrir les besoins de consommation nationale, souligne le communiqué, précisant que l’offre de viande blanche et œufs, elle, est supérieure aux niveaux de consommation.

En ce qui concerne l’approvisionnement en produits de la pêche, aucun impact ou pénurie n’est à redouter, souligne le ministère, expliquant que le secteur entre dans une période de grande production.

Pour la sardine, qui reste un produit phare particulièrement prisé par le consommateur marocain, notamment pour son important apport en protéines, une forte production est attendue, avec des quantités qui s’inscriront en tendance haussière dans les mois à venir, pour atteindre les pics de production à partir de l’été.

En plus de la consommation de bouche, la sardine produite au Maroc alimente également une importante industrie de conserve dont le Maroc est premier exportateur mondiale. “Notre pays dispose d’un stock ainsi important de ce produit”, affirme la même source.

En outre, les membres de l’UNICOP (l’Union Nationale des Industries de la Conserve de Poisson) ont affirmé leur capacité à assurer un approvisionnement normal du marché en boîtes de conserve de sardines et leur pleine disposition à en produire davantage en cas de nécessité pour répondre à la demande du marché national.

Le ministère souligne par ailleurs que l’ensemble des services de traitement et de distribution de produits agricoles, tels que les marchés de gros de fruits et légumes et de poisson et les abattoirs ainsi que leurs circuits de distribution maintiendront leur activité et ne seront pas concernés par d’éventuelles mesures prises par le Maroc dans le cadre de la lutte contre le Covid 19.

Coronavirus : “Allô SAMU 141”, un nouveau service dédié à l’aide médicale urgente

hibapress.com – 16/03/2020

Le ministère de la Santé a renforcé son outil de communication et d’information sur le coronavirus par le lancement d’un numéro dédié à l’aide médicale urgente “Allô SAMU 141”.

Dans un communiqué publié dimanche, le ministère précise que cet outil vient s’ajouter au service « Allo Yakada 080 100 47 47 », déjà opérationnel via le centre national d’opérations d’urgence en santé publique (CNOUSP).

Le lancement de ce numéro vise à réduire la pression sur le centre d’appel du service Allo Yakada, ajoute la même source, notant qu’Allô SAMU 141 sera dédié exclusivement aux personnes présentant des symptômes respiratoires, de la fièvre et de la toux pour leur fournir conseils et recommandations.

Pour sa part, le service Allo Yakada fournira des informations et recommandations sur le Covid-19, des conseils pour les voyageurs, et des informations au public sur la maladie et sur les procédures à suivre pour signaler un cas suspect pour les professionnels de la santé, selon le communiqué.

Les deux outils disposent d’un distributeur automatique d’appels pour réduire la durée d’attente, explique le communiqué, faisant savoir que des équipes sanitaires veillent à répondre 24/24h et 7 jours/7 aux demandes de renseignements des citoyens et à orienter des cas éventuels vers les centres spécialisés selon les régions.

A noter que le service « Allô SAMU 141  » couvre actuellement huit régions, tandis que les citoyens des autres régions à savoir: Drâa-Tafilalet, Béni Mellal-Khénifra, Guelmim-Oued Noun et Dakhla-Oued Ed-Dahab, peuvent contacter le service « Allo Yakada 080 100 47 47 ».

Coronavirus : nouveau cas au Maroc, le bilan passe à 29 cas confirmés (ministère)

medias24.com – 16 mars 2020 à 09:45

Coronavirus: nouveau cas au Maroc, le bilan passe à 29 cas confirmés (ministère)

Aucune précision n’a été donnée pour l’instant sur la nationalité ou la provenance du nouveau cas.

L’info a été diffusée par le service communication du ministère de la Santé auprès de la presse. Elle ne figure pas, à l’heure où nous mettons en ligne, sur le site du ministère ni sur sa page officielle. Aucun communiqué n’a été publié.

Rappelons que sur les 29 cas confirmés, on compte un décès et une personne guérie.

La propagation du virus s’est accélérée durant le weekend, passant de 8 cas vendredi à 28 cas confirmés dimanche 15 mars, soit 10 nouveaux cas enregistrés samedi et 10 autres dimanche.

 

Hydraulique : «La capacité renouvelable à l’horizon 2030 dépasserait les 60% de la puissance totale»

fnh.ma – 16/03/2020

 

Hydraulique : «La capacité renouvelable à l’horizon 2030 dépasserait les 60% de la puissance totale»

Abderrahim El Hafidi, Directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable

La capacité renouvelable prévue à l’horizon 2030 serait de 15,5 GW, dont 5,5 GW en éolien, 6,8 GW en solaire et 3,2 GW en hydraulique. 

Abderrahim El Hafidi, Directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable, aborde dans cet entretien les questions liées à la réforme du secteur de l’énergie électrique nationale, au dessalement de l’eau de mer, aux avantages de l’interconnexion électrique ainsi qu’aux enjeux de l’approvisionnement en eau potable dans le Royaume. 

 

Propos recueillis par : Momar Diao

 

Finances News Hebdo : Comment l’ONEE promeut le développement des énergies renouvelables au Maroc ? 

Abderrahim El Hafidi : En absence de sources d’énergie conventionnelles significatives, le Maroc a vu se mettre en place une stratégie énergétique ambitieuse et engagée, faisant des énergies renouvelables (ENR) le centre de ses priorités.

Dans le cadre de cette stratégie visant à répondre aux besoins énergétiques d’une population jeune et croissante, des plans bien élaborés et des investissements bien optimisés vont permettre au pays de continuer à développer et à diversifier son économie.

En effet, le Maroc dispose de ressources importantes en énergies renouvelables qui peuvent contribuer à satisfaire la demande en électricité et à atteindre d’autres objectifs tels que le renforcement de la sécurité énergétique et le développement durable.

En outre, les coûts d’investissement en technologies à base d’énergies propres, telles que le solaire et l’éolien, ont considérablement baissé dans le monde entier, renforçant ainsi les arguments économiques en faveur du déploiement massif de ces technologies pour permettre d’atteindre des niveaux d’intégration renouvelable plus élevés dans le système électrique national.

C’est ainsi qu’en 2009, le Maroc a adopté la nouvelle stratégie énergétique nationale, fixant les objectifs de la politique énergétique nationale à l’horizon 2030. Le développement des sources d’énergie renouvelables est l’une des composantes essentielles de cette politique, l’objectif étant d’atteindre une part des énergies renouvelables de plus de 52% de la capacité totale du système, prévue d’être installée d’ici 2030.

Afin d’atteindre cet objectif ambitieux en matière d’énergies renouvelables, soit 52% à l’horizon 2030, le Maroc a mis en place en 2010 un pilier important de la réforme de l’électricité à travers une série de politiques et de plans visant à encourager le développement des énergies renouvelables.

Ces dispositions, ayant marqué le début de la libéralisation du marché de l’électricité, permettent l’accès aux réseaux électriques de haute et moyenne tension à tous les producteurs à base d’énergies renouvelables qui vendent leur énergie directement aux consommateurs finaux.

La réforme du secteur de l’énergie électrique au Maroc avait donc pour résultat un modèle de marché hybride dans lequel un marché réglementé, alimenté par l’ONEE comme acheteur unique et les distributeurs historiques, coexiste avec un marché libre où les clients éligibles peuvent s’approvisionner en énergie électrique auprès des producteurs à base d’énergies renouvelables ou par leur propre autoproduction.

L’ONEE, dans le cadre de ses attributions en tant garant de la continuité et de la sécurité d’approvisionnement du pays en énergie électrique, prévoit des investissements importants pour développer et renforcer son réseau électrique et pour assurer la flexibilité nécessaire et la fiabilité requise du système électrique national, notamment en présence d’une intégration massive des énergies renouvelables. A cet égard, l’ONEE oeuvre à mobiliser les capitaux privés et à inciter les investisseurs locaux et internationaux à contribuer au financement du secteur électrique national, à travers des partenariats publics-privés, pour réussir la transition énergétique nationale en énergies renouvelables. Il s’agit notamment des mesures d’accompagnement axées sur :

• Le développement des moyens de stockage et des moyens de flexibilité renforçant la fiabilité du système et assurant la flexibilité nécessaire au développement de la production à base des énergies renouvelables (notamment solaires et éoliennes) telles que les centrales à gaz, les stations d’épuration d’eaux usées (STEP) et les systèmes de stockage par batteries;

• La mise en place d’une plateforme de gestion et de pilotage à distance, dédiée aux installations de production renouvelable;

• Le renforcement potentiel des interconnexions avec les pays voisins;

• L’amélioration du réseau pour le raccordement et l’évacuation de la production des énergies renouvelables jusqu’aux centres de consommation, notamment le réseau Sud par la technologie du courant continu haute tension ou HVDC (~ 1 500 km).

 

F.N.H. : Quel regard portez-vous sur l’évolution des énergies renouvelables dans le mix énergétique du Royaume (autour de 34%) ? 

A. E. H. : Le système électrique actuel dispose de centrales renouvelables d’une capacité installée de 3 700 MW dont 1 220 MW en éolien, 710 MW en solaire et 1 770 MW en hydraulique, ce qui représente 35% de la capacité totale installée à fin 2019.

L’évolution du mix énergétique s’inscrit dans la stratégie nationale visant la sécurisation de l’approvisionnement du pays en énergie électrique et la promotion des énergies renouvelables.

A ce titre, l’intégration optimale du plan ENR dans le processus d’optimisation global du programme d’équipement à l’horizon 2030 va permettre le dépassement de l’objectif national, fixé à 52%.

En effet, la capacité renouvelable prévue à l’horizon 2030 serait de 15,5 GW dont 5,5 GW en éolien, 6,8 GW en solaire et 3,2 GW en hydraulique (incluant les stations de transfert d’énergie par pompage). Cette capacité renouvelable dépasserait largement 60% par rapport à la puissance totale, prévue d’être installée à l’horizon 2030. A noter également que, à cet horizon, la contribution des énergies renouvelables à la satisfaction de la demande nationale en énergie électrique dépasserait le niveau de 50%.

 

F.N.H. : Qu’est-ce qui justifie l’engagement de l’ONEE dans le domaine du dessalement de l’eau de mer ? Et quels sont les avantages de cette technologie ?

A. E. H. : Permettez-moi tout d’abord de rappeler que la planification et la production de l’eau potable à l’échelle du Royaume figurent parmi les missions majeures de l’ONEE.

En effet, à travers un processus de planification éprouvé et dynamique, et une coordination étroite avec les gestionnaires des ressources en eau (Département de l’Eau relevant du ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau et les Agences de bassins hydrauliques) d’une part, et les différents opérateurs dans la distribution de l’eau potable, d’autre part (l’ONEE étant lui-même le premier distributeur d’eau potable au regard du nombre de villes et localités où il assure la gestion de ce service), l’alimentation en eau potable de l’ensemble des villes du Royaume est assurée, et ce malgré les périodes de sécheresse récurrentes que connaît notre pays.

En outre, l’alimentation en eau potable du milieu rural a connu un accroissement substantiel en passant d’un taux d’accès de 14% en 1994 à 97,4% en 2019.

Ces résultats ont été rendus possible grâce à des investissements conséquents en matière de production d’eau potable. En effet, l’ONEE dispose aujourd’hui d’une capacité de production de 74,7 m3/s et a produit durant l’année 2019 un volume de 1,2 milliard de m3. Cette production est assurée au moyen de 80 stations de traitement des eaux superficielles mobilisées au niveau des barrages, de 6 stations de dessalement d’eau de mer et d’un nombre considérable de forage contribuant à plus de 30% de la production globale de l’ONEE.

S’agissant maintenant de la question du dessalement de l’eau de mer, cette technologie représente un moyen de production d’eau potable, qui comme rappelé précédemment, est l’une des missions essentielles de l’ONEE. De ce fait, et compte tenu de la répartition inégale des ressources en eau conventionnelles à travers le pays, le recours au dessalement de l’eau de mer est incontournable pour garantir une production en adéquation avec la demande en eau potable au niveau des zones souffrant d’une insuffisance ou de l’absence de ressources en eau conventionnelles.

A ce titre, je rappelle que la première unité de dessalement d’eau de mer a été réalisée par l’Office, il y a 43 ans, à Boujdour en 1977. Depuis, d’autres unités de dessalement ont été construites ou étendues pour atteindre aujourd’hui, 6 stations de dessalement avec une capacité globale qui avoisine les 54 000 m3/j.

D’autre part, la multiplication des cycles de sécheresse sous les effets des changements climatiques et l’accroissement de la demande en eau potable consécutive au développement socioéconomique que connaît notre pays, rendent le recours au dessalement de l’eau de mer nécessaire dans des zones qui étaient alimentées exclusivement à partir des ressources en eau conventionnelles (Agadir, Sidi Ifni, Al Hoceima).

Globalement, l’Office réalise actuellement 4 stations de dessalement pour renforcer et sécuriser l’alimentation en eau potable des villes d’Agadir, Laâyoune, Sidi Ifni et Tarfaya avec une capacité cumulée de 186 000 m3/j d’eau potable.

A ce sujet, il faut savoir que la station de dessalement d’Agadir, dont l’état d’avancement a été présenté le 13 février 2020 au Roi, lors de la glorieuse Visite Royale à Agadir, est en cours de réalisation en mutualisation avec le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts dans le cadre d’un partenariat public-privé. La capacité globale de cette station est de 275 000 m3/j en période de démarrage dont 150 000 m3/j pour l’eau potable et 125 000 m3/j pour l’irrigation, qui atteindra 400.000 m3/j à terme répartie à parts égales entre les deux partenaires.

Le dessalement de l’eau de mer présente des avantages importants, notamment au regard des aléas liés aux effets des changements climatiques. Il garantit une sécurité de l’alimentation en eau potable indépendamment de la pluviométrie, d’autant que notre pays dispose de 3.500 km de côtes et que de nombreuses agglomérations côtières connaissent un développement important occasionnant un accroissement significatif de la demande en eau potable.

Ainsi, et conformément aux Hautes orientations du Souverain quant à l’usage de la technique de dessalement en tant qu’ultime voie de recours, le développement d’unités de dessalement pour l’alimentation en eau potable de zones littorales permet de réorienter les ressources en eau conventionnelles vers les zones continentales où le dessalement n’est pas envisageable.

Néanmoins, il ne faut pas occulter le coût élevé du dessalement de l’eau de mer et sa forte consommation d’énergie. En effet, et malgré les évolutions technologiques, le dessalement de l’eau de mer demeure une technologie relativement chère par rapport aux techniques conventionnelles.

Par conséquent, il n’est fait recours à cette technologie qu’en cas d’absence d’alternatives à partir des ressources en eau conventionnelles. Parallèlement, les technologies les plus évoluées dans ce domaine sont utilisées pour réduire au maximum le coût du m3 d’eau dessalée, notamment à travers l’utilisation des techniques de pointe pour réduire la consommation énergétique et en couplant le dessalement à des sources de production d’énergie renouvelables.

 

F.N.H. : Quelle est la contribution de l’ONEE pour permettre au Maroc de relever les défis majeurs en matière d’approvisionnement en eau potable.

A. E. H. : Il y a lieu de prime abord de souligner que l’ONEE fait partie des plus grands donneurs d’ordres publics au Maroc intervenant dans des secteurs d’utilité publique stratégiques à savoir l’électricité, l’eau potable et l’assainissement liquide. L’Office est ainsi un acteur territorial de premier plan car il couvre l’intégralité des régions du Royaume avec une forte présence en milieu rural. De ce faite, il est considéré comme un vecteur de création de richesses et de valeur ajoutée locales en tant que véritable acteur majeur de développement territorial.

Pour atteindre les objectifs fixés par les pouvoirs publics, ce ne sont pas moins de 160 milliards de DH qui ont été investis par l’ONEE dans ces secteurs durant la période 1999-2019 dont 57,8 milliards de DH pour l’eau potable et l’assainissement.

Ainsi, en matière d’eau potable, les investissements réalisés par l’Office durant ces deux dernières décennies se sont élevés à 46,1 milliards de dirhams dont 31,3 milliards de dirhams destinés à la production et à la dis

tribution d’eau potable. Cela a permis l’équipement d’un débit supplémentaire dépassant 33 m3/s et portant la capacité globale de production de l’Office à 74,7 m3/s.

Les eaux produites qui ont atteint 1.200 millions de m3 en 2019, sont acheminées jusqu’aux différentes localités du pays au moyen de systèmes adducteurs dont le linéaire avoisine les 12.900 Km.

Ces efforts se sont accompagnés également par la réalisation de réseaux de distribution au niveau des 726 localités où l’Office gère le service de distribution d’eau potable permettant ainsi la desserte à domicile de 2,3 millions d’abonnés. Concernant le milieu rural, celui-ci a bénéficié d’un intérêt particulier. Les 20 dernières années ont vu le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural passer de 38% en 1999 à 97,4% en 2019 avec un investissement de 14,8 milliards de dirhams.

Pour relever les défis futurs de l’approvisionnement en eau potable, et dans le cadre du programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation couvrant la période 2020-2027 signé devant le Souverain, l’Office a prévu une enveloppe d’investissement de 38,7 milliards de dirhams.

Cette enveloppe vise :

• Le développement de l’offre pour un coût d’environ 25 milliards de dirhams à travers la réalisation de nombreux projets de renforcement et de sécurisation de l’alimentation en eau potable dont près de 3,8 milliards de dirhams à travers des projets de dessalement d’eau de mer. Outre les projets de dessalement en cours de développement et cités précédemment, de nouveaux projets concerneront les villes de Safi, Dakhla, et l’extension des stations de Sidi Ifni et de Tarfaya;

• La gestion de la demande, l’économie et la valorisation de l’eau pour un coût de 5,4 milliards de dirhams dont 4,7 milliards de dirhams pour l’amélioration des rendements des installations d’eau potable et 0,7 milliard de dirhams pour l’augmentation de l’autonomie de réserve en eau potable.

• Le renforcement de l’approvisionnement en eau potable en milieu rural pour un coût de 8,3 milliards de dirhams.

 

F.N.H. : Quelle sera la valeur ajoutée des énergies renouvelables dans le cadre des interconnexions avec l’Espagne ou d’autres pays africains éventuellement ?

A. E. H. : Le développement des interconnexions entre les systèmes électriques contribue à améliorer l’efficacité économique et à réaliser des échanges d’énergie qui sont bénéfiques à triple titre :

• Bénéficier de la complémentarité de la demande et des parcs de production;

• Pallier la variabilité des énergies renouvelables intermittentes (éolien et photovoltaïque) par le foisonnement et réduire les coûts liés à leur intégration en mutualisant les réserves et les sources de flexibilité;

• Faciliter l’opération des réseaux par la mise en oeuvre d’une assistance mutuelle des gestionnaires de réseaux dans le cas d’une défaillance technique brutale, et d’un réglage commun de la fréquence.

La valorisation des ressources en énergies renouvelables et leur intégration dans les systèmes électriques nécessitent le renforcement de la flexibilité du système électrique, et ceci peut être apporté moyennant le renforcement des interconnexions.

Aussi, la baisse soutenue des coûts d’investissement des énergies renouvelables, la mutualisation des réserves ainsi que le foisonnement des sources de production renouvelables entre les réseaux interconnectés, à l’échelle régionale, conduit à promouvoir des opportunités d’échange d’énergie entre les pays et à la réduction du coût de l’énergie.

C’est dans ce sens que le déploiement massif des énergies renouvelables contribuera au développement et au renforcement des interconnexions entre les pays voisins.

C’est dans cette perspective aussi que l’ONEE prévoit le renforcement de l’interconnexion Maroc-Espagne par la construction d’une troisième ligne sous-marine ainsi que l’examen de l’opportunité d’une interconnexion du Maroc avec les pays de la CEDEAO via la Mauritanie (Projet en perspective).

Maroc : Le vrai et le faux autour du Coronavirus

maroc-diplomatique.net – 15/03/2020

Le Coronavirus, qui a fait des milliers de morts dans le monde, est à l’origine d’un flot de Fake news relayées sur les réseaux sociaux. La MAP fait le tri entre les intox et les bonnes informations, pour une meilleure sensibilisation.

Mise en quarantaine de certaines zones du territoire national suite à la propagation du nouveau Coronavirus. FAUX

La suspension des cours dans l’ensemble des établissements d’éducation et de formation signifie l’instauration de vacances scolaires exceptionnelles. FAUX

Les transports publics (trains, trams et bus) seront interrompus. FAUX

La prise d’anti-inflammatoires ou l’automédication peuvent mener à une guérison du Coronavirus. FAUX

Onze nouveaux cas confirmés de contamination au nouveau coronavirus (Covid-19) ont été enregistré au Maroc portant à 28 le nombre total de cas confirmés au Royaume. VRAI

Le Royaume du Maroc décide de suspendre, jusqu’à nouvel ordre, tous les vols internationaux de passagers en provenance et à destination de son territoire. VRAI

Annulation de la 19ème édition du festival Mawazine Rythmes du Monde, de la 17ème édition du festival Timitar d’Agadir et de la 26ème édition du Festival de Fès des Musiques Sacrées du Monde. VRAI

la Fondation Nationale des Musées (FNM) annonce la fermeture, dès lundi, de tous les musées du Royaume placés sous sa tutelle, et ce jusqu’à nouvel ordre. VRAI

Le gouvernement décide de réglementer les prix et de maîtriser les circuits de distribution des masques sanitaires et des gels hydro-alcooliques. VRAI

La Fédération royale marocaine de football annonce la suspension de tous les matchs de football, toutes catégories confondues, jusqu’à nouvel ordre. VRAI

Le Maroc veut fermer tous les cafés à chicha

bladi.net – 16/03/2020

Le Maroc veut fermer tous les cafés à chicha

Déjà en guerre contre les cafés à chicha, le gouvernement marocain veut intensifier cette lutte contre ces établissements présentant des risques de transmission élevés de coronavirus.

Le gouvernement marocain a plus de raison d’engager cette lutte contre ces établissements de consommation de chicha, face à l’épidémie du coronavirus. Selon Hespress, des opérations sur le terrain, mandatées par le ministère de l’Intérieur, ont pour objectif de forcer les propriétaires de cafés à chicha, présumés nids de contamination, à fermer leurs établissements dans les grandes villes du royaume, notamment à Casablanca et à Agadir.

Selon les autorités marocaines, près d’une trentaine de contamination au Covid-19, ont été enregistrés jusqu’à présent dans le royaume. Outre les liaisons aériennes et maritimes suspendues, l’interdiction de tous les rassemblements publics auxquels prennent part plus de 50 personnes, ainsi que les événements et rencontres sportifs, culturels et artistiques, ont été suspendus à travers le pays.

Cette interdiction touche également l’ensemble des crèches, des établissements d’enseignement, de formation professionnelle et des universités, privés et publics, et est en vigueur dès ce lundi, et ce jusqu’à nouvel ordre.

Annulation de la 19e édition du Festival Mawazine Rythmes du monde

lematin.ma – 15/03/2020

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Une cascade d’annulation de festivals…

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Dans le cadre de la lutte contre le risque de propagation du nouveau coronavirus (Covid-19), l’Association Maroc Cultures annonce l’annulation de la 19e édition du Festival Mawazine Rythmes du monde qui devait avoir lieu à Rabat du 19 au 27 juin 2020. Dans un communiqué publié dimanche, l’Association précise que cette décision a été prise conformément aux mesures de sécurité préventives préconisées par les autorités marocaines et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui recommandent la restriction des grandes manifestations. La priorité de l’Association est accordée, avant tout, à la santé de nos citoyens et à leur sécurité, ajoute la même source.


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La Fondation nationale des musées annonce la fermeture, jusqu’à nouvel ordre, de tous les musées placés sous sa tutelle

Dans le cadre des mesures préventives prises par le gouvernement pour lutter contre la propagation du virus Covid-19, la Fondation nationale des musées (FNM) annonce la fermeture, dès lundi, de tous les musées du Royaume placés sous sa tutelle, et ce jusqu’à nouvel ordre. Les expositions «Illusions enchantées, grandes figures de la modernité africaine», «Delacroix, souvenirs d’un voyage au Maroc» et «Entrée en matière» rétrospective de Fouad Bellamine, prévues au Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain, sont reportées à une date ultérieure, indique la FNM dans un communiqué parvenu dimanche à la MAP.


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Annulation de la 17e édition du Festival Timitar d’Agadir

L’Association Timitar a annoncé dimanche l’annulation de la 17e édition du Festival Timitar d’Agadir, prévue du 3 au 6 juillet 2020.  Dans un communiqué, l’Association précise que cette décision intervient dans le cadre des mesures de sécurité, relatives au nouveau coronavirus (Covid-19), qui recommandent la restriction des rassemblements et des grandes manifestations, en vue de préserver la sécurité des citoyens.


Annulation de la 26e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde

La Fondation Esprit de Fès a annoncé l’annulation de la 26e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde qui devait se tenir du 12 au 20 juin 2020. «Compte tenu de la situation liée aux conséquences du Coronavirus et en accord avec les recommandations des autorités compétentes, la Fondation Esprit de Fès porte à la connaissance de l’opinion publique que la 26e édition du Festival de Fès des musiques sacrées du monde qui devait se tenir du 12 au 20 juin est annulée», souligne un communiqué de la Fondation parvenu dimanche à la MAP.

Coronavirus : annulation de la 17e édition du festival Timitar d’Agadir

medias24.com – 15/03/2020

L’Association Timitar a annoncé ce dimanche 15 mars l’annulation de la 17è édition du Festival Timitar d’Agadir, prévue du 3 au 6 juillet 2020.

Coronavirus: annulation de la 17e édition du festival Timitar d'Agadir

Dans un communiqué, l’Association précise que cette décision intervient dans le cadre des mesures de sécurité, relatives au nouveau coronavirus (COVID-19), qui recommandent la restriction des rassemblements et des grandes manifestations, en vue de préserver la sécurité des citoyens.

Pas très optimiste l’Association Timitar sur la date de fin de l’alerte Coronavirus !

Information sur la continuité des services habituels du Consulat Général de France à Agadir

Source : Message sur le Site du Consulat Général de France – 15/03/2020

La situation liée à la suspension des vols entre le Maroc et la France mobilise jour et nuit la totalité des effectifs du consulat général.
Dans ces conditions, il ne nous est pas possible d’assurer la continuité des services habituels : état civil, passeports, affaires sociales…
En cas de réelle urgence (décès, accident, arrestation, procuration de vote pour les élections municipales..), vous pouvez nous contacter sur le numéro suivant :
06 61 38 53 28 (ne pas utiliser ce numéro pour la situation liée au coronavirus)

* * *

Pour toutes les situations liées au coronavirus, il convient d’appeler le numéro de notre cellule de crise : +212 5282 991 60

ou de la cellule de crise de l’Ambassade de France : +212 5376 897 89 

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