Archives de mars 27th, 2020

Coronavirus : situation au Maroc le 26 mars 2020 à 18 H 00

Ministère de la Santé النسخة العربية    Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc

​ 18H00  26-03-2020

Guéris : 8
Décès : 10

 

Cas confirmés : 275 Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 931
​​ ​​​​​

​Répartition par Région :

 

​Région​​

 

Nombre de cas confirmé​s

 

Beni Mellal-Khénifra​
7
Casa Settat
87
​​Daraa-tafilalet
​3
Dakhla-Oued Ed Dahab
0​
Fès meknes
51
Guelmim Oued Noun
1
Laâyoune-Sakia El Hamra
0
Marrakech Safi
43​
Oriental
​7
Rabat Salé Kenitra
50
Souss-Massa
10
Tanger Tetouan Al Hoceima
16

Confinement sanitaire : La quasi-totalité des chantiers de construction à l’arrêt

par Mohamed Akisra – lematin.ma – 26/03/2020

Confinement sanitaire : La quasi-totalité des chantiers de construction à l’arrêt

Depuis le début du confinement sanitaire obligatoire, la plupart des chantiers de construction, «désertés» par leurs ouvriers, sont à l’arrêt ou, dans les meilleurs des cas, fonctionnent au ralenti.

Situation difficile dans les chantiers de construction. Depuis le début du confinement sanitaire obligatoire, les chantiers, petits et grands, sont à l’arrêt. Dans les meilleurs des cas, ils fonctionnent au ralenti.

A Casa Anfa City, le plus grand projet de développement urbain à Casablanca, l’ambiance est morose. Beaucoup de chantiers sont déserts. Les autres «roulent» à très faible cadence. La plupart des grues ne bougent guère et les ouvriers sont très peu nombreux dans les lieux. Quelques-uns par-ci, d’autres par-là. Nous sommes très loin de la cadence habituelle très soutenue.

Selon des opérateurs de la place, depuis la déclaration de l’état d’urgence sanitaire la semaine dernière, près de 90% des ouvriers ont quitté leurs chantiers de peur du Covid 19, ou pour des raisons financières, la plupart de ses ouvriers étant originaires d’autres régions du Maroc.

En effet, le 20 mars dernier, le Matin avait rencontré, à la Gare Ouled Ziane (www.lematin.ma), plusieurs ouvriers de bâtiment qui s’apprêtaient à quitter la capitale économique. Ils avaient expliquaient qu’ils préfèreraient passer la période de confinement sanitaire obligatoire auprès de leurs familles. «Nous ne pouvons pas courir le risque d’être surpris pas l’interdiction de la circulation entre les différentes villes et régions du pays. Dans le cas d’un éventuel arrêt obligatoire de travail, nous ne pouvons pas non plus subvenir à nos propres besoins et à ceux de nos familles», s’accordaient-ils à dire.

Selon un professionnel du secteur du bâtiment, bien au fait de la situation actuelle, 90% des chantiers publiques sont à l’arrêt. L’auto-construction (la construction informelle), qui représente 80% du total des chantiers de construction, est, quant à elle, pratiquement au point mort. Toujours selon ce professionnel, la tendance se dirige  vers l’arrêt total dans plusieurs régions, notamment Casablanca, Rabat, Tanger, Fès, Meknès, Agadir et Laayoune.

A noter que dans les chantiers que nous avions visités à Casa Anfa City, les mesures de prévention afin de limiter les risques de contamination du coronavirus sont peu respectées. Si certains chantiers fournissent au peu d’ouvriers qui leur restent eau courante, savon et gel hydro alcoolique, la distance de sécurité d’au moins un mètre entre deux personnes semble absente de leur programme.

 

Crise du Covid-19 : Le cri de détresse des retailers marocains

infomediaire.net – 26/03/2020

Un Groupement de près de 80 enseignes dans la Mode et Accessoires, Sport, Maquillage, Décoration et Lunetiers, représentant plus de 920 points de vente sur tout le Maroc (Nador, Al Hoceima, Oujda, Laayoune, Agadir, Casablanca, Mohammedia, Rabat, Salé, Tanger, Tétouan, Kenitra, Fès, Meknès, Safi, Beni Mellal, Essaouira, Khouribga, El Jadida, Marrakech, Taza, Témara…) a vu le jour. Il porte plus de 8 400 salariés depuis de nombreuses années et représentant un des taux d’emplois (nombre d’emplois / chiffre d’affaire) des plus importants de l’économie marocaine.

Dans un message parvenu à Infomédiaire Maroc, ce groupement revient sur l’impact de la crise du coronavirus sur le secteur du retail.

‘‘Le groupement d’enseignes est en première ligne de la crise et peut être même l’un des groupement économiques les plus touchés avec notamment les restaurateurs et cafés.

En ce qui nous concerne, les impacts de la crise du coronavirus se sont faits sentir avant même l’arrivée des premiers cas au Maroc avec la perturbation des chaînes d’approvisionnement souvent dépendantes de productions en Chine et en Europe (intrants et produits finis).

Puis avec l’arrivée du virus au Maroc, trois impacts majeurs :

– la baisse de trafic (et donc de revenus) drastique en magasin tout au long du mois pour finir avec la fermeture totale des magasins hier suite à la décision des autorités publics, nos commerces étant classés comme “non essentiels”

– perte à prévoir sur le stock actuel en raison de la saisonnalité de produits qui seront vendus avec de très fortes décotes

– montée en charge progressive à prévoir au moment de la reprise due à 1. l’appétit de la consommation qui se portera sur des secteurs plus élémentaires et 2.le temps nécessaire pour reconstituer des stocks de saison – ce qui ne peut être anticipé vu le manque de visibilité sur le timing et le prévisionnel de ventes de la reprise

Une seule certitude dans ce contexte : les effets de la crise dureront un temps certain … et feront des dégâts économiques considérables – pour certains irréversibles

Urgence de sauvetage économique

En conséquence, tout le groupement est frappé de plein fouet par une urgence économique, celle d’une équation insolvable : des charges fixes en face d’une absence de revenus. Salaires, loyers, échéances de leasing, remboursement de dettes bancaires, plafonds de découverts, charges fiscales, … autant de paiements dûs en temps normal mais impossibles à honorer tant que le retour à la normale ne sera pas constaté.

Avec de surcroît, une trésorerie qui s’amenuise à grande vitesse dans un secteur à marge restreinte, à capitaux propres limités et qui n’a jamais eu vocation à constituer des coussins de liquidité pour faire face à ce type de crise. L’ensemble des excédents ayant en général été réinvestis dans le développement des réseaux, et dans la création de nouveaux emplois aujourd’hui en péril.

L’issue de la crise se joue dès maintenant en mettant en place des dispositifs à la hauteur des enjeux.

Pour assurer la pérennité de notre écosystème, nous avons besoin de soutiens forts dans cette phase critique qui, rappelons-le, doit être considérée comme un cas de force majeure.

Car l’urgence sanitaire, bien qu’elle prime, doit être traitée de façon solidaire à l’urgence économique sans quoi, on verra un nombre important d’acteurs disparaître, d’autres dramatiquement affaiblis et des milliers d’individus sombrer fatalement dans la précarité.

Nous sollicitons dans ce cadre un appui fort et solide de la part des pouvoirs publics, de la DGI, des banques, des assurances, de nos partenaires propriétaires fonciers, … pour traverser cette crise dans la solidarité, en bonne intelligence par le biais de dispositifs d’accompagnement à la hauteur de nos enjeux : garantir la sécurité de nos consommateurs, préserver notre tissu économique et nos emplois, donner à des acteurs marocains l’espoir d’une reprise …

Nous sommes dans ce cadre à l’écoute pour échanger avec l’ensemble des parties prenantes pour rapidement mettre en place des solutions pérennes et efficaces car chaque jour compte … Nous faisons appel à la responsabilité et à la compréhension de toutes les parties prenantes pour une réponse à la hauteur des enjeux de cet appel collectif’’.

Covid-19 : La Fondation du Sud mobilisée en faveur des démunis

par Malika Alami – lavieeco.com – 26/03/2020

Covid-19 : La Fondation du Sud mobilisée en faveur des démunis

DANS LE CONTEXTE ACTUEL MARQUÉ PAR LA CRISE DE LA PANDÉMIE DU COVID-19, LES FAMILLES SANS RESSOURCES SONT NOMBREUSES.

La Fondation du Sud pour le développement et la solidarité a lancé depuis lundi dernier à Agadir et sa périphérie, avec l’aide des services de la Wilaya Souss Massa une distribution de paniers de denrées alimentaires en faveur des personnes en situation précaire. Pour l’heure, ce sont 25.000 ménages au total qui vont bénéficier de cette action sociale. Chaque famille bénéficiaire reçoit un panier composé de 10 kg de farine, 2 litres d’huile, 2 kg de riz, 1 boite de thé, 1 boite de confiture, 2 kg de sucre, 1 boite de margarine, 6 boites de sardines, 2 morceaux de savon. L’opération devrait s’étendre à d’autres provinces du Souss.

A noter également que la Fondation du Sud a de même contribué aux côtés des autorités de la Wilaya Souss Massa à la mise en place de centres d’accueil dans la commune d’Anza au profit des enfants en situation de rue. Et ce dans le cadre de la mise en œuvre des mesures prises pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Maroc : Les médecins du privé ont-ils fermé leurs cabinets en plein coronavirus ?

par SOLÈNE PAILLARD – yabiladi.com – 26/03/2020

Sur les soixante médecins, généralistes et spécialistes, que Yabiladi a contactés de manière aléatoire dans six grandes villes marocaines, dix-neuf seulement nous ont répondu. Les autres, au nombre de 41, sont restés injoignables.

En ces temps de coronavirus, les médecins du secteur hospitalier sont sur le front. Qu’en est-il en revanche des médecins de ville ? Pour le savoir, nous avons contacté, au hasard dans l’annuaire, cinq médecins généralistes et cinq médecins spécialistes par ville : Casablanca, Rabat, Marrakech, Agadir, Tanger et Fès. Les spécialités concernent la gynécologie, la cardiologie, la neurologie, l’ophtalmologie et la dermatologie.

Sans surprise, c’est à Casablanca que les médecins ont été plus nombreux à décrocher. Sur les dix médecins que nous avons appelés (généralistes et spécialistes), six ont répondu : deux généralistes (sur cinq) et quatre spécialistes (sur cinq également). Les deux généralistes ont indiqué poursuivre leurs horaires habituels.

Du côté des spécialistes, le cabinet de Nadia Zinoun, gynécologue, nous a indiqué avoir réduit ses horaires et recevoir seulement les femmes venant pour des urgences. «Dans le cadre des mesures de précaution contre le coronavirus, nous recevons les femmes dans des salles de consultation différentes : par exemple, une première patiente dans une salle et une seconde dans une autre», nous explique-t-on.

Le cabinet de Naima Baaddy, cardiologue, indique de son côté ne recevoir que les patients pour des urgences cardiovasculaires : «Nous assurons une astreinte. En revanche, les consultations froides sont reportées.» Le cabinet est par ailleurs «désinfecté quotidiennement» et le médecin travaille «avec des gants et des bavettes chirurgicales».

Pour sa part, Naila Midafi, neurologue, a restreint ses horaires (10h-13h) et ne reçoit, à l’instar de ses consœurs, que les cas urgents. Enfin, le dernier spécialiste qui nous a répondu à Casablanca, un dermatologue, a indiqué travailler «en horaire continu».

A Tanger et Fès, les médecins généralistes se font plus rares

Rabat, cinq médecins au total nous ont répondu : deux généralistes et trois spécialistes (un gynécologue, un ophtalmologue et un cardiologue). Tous ne reçoivent que les cas urgents et optent pour les téléconsultations. «Nous travaillons jusqu’à 18 heures et privilégions les consultations par téléphone. Nous ne recevons que les cas urgents et, en cas de symptômes du coronavirus, nous appelons le 141», explique Anas Lakhdar, médecin généraliste.

Hicham Bensouda, ophtalmologue et Hassan Elboury, cardiologue, disent également ne traiter que les urgences. «Je travaille beaucoup par téléphone», confie le premier, tandis que le second souligne que «les consultations froides sont reportées pour éviter les déplacements».

Marrakech, seule une médecin généraliste nous a répondu, et aucun spécialiste. «J’essaie de voir tous les patients et pas seulement les cas urgents. En revanche, je les reçois au compte-gouttes pour que la salle d’attente ne soit pas encombrée», nous explique Laila Essabiri, ajoutant qu’elle «porte un masque chirurgical durant les consultations».

A Agadir, trois médecins généralistes nous ont répondu. Tous disent avoir conservé les horaires habituels et essayer de recevoir les patients dont l’état de santé nécessite une consultation. En revanche, aucun spécialiste, que ce soit en cardiologie, en neurologie, en gynécologie, en pneumologie ou en dermatologie, ne nous a répondu.

Tanger, seul un médecin généraliste nous a répondu, précisant simplement recevoir ses patients habituels. Comme à Agadir, aucun spécialiste n’a décroché le téléphone.

Enfin, à Fès, aucun des cinq médecins généralistes que nous avons contactés n’a répondu, contrairement à un seul médecin spécialiste. Mohamed Boughaleb, cardiologue, reçoit les cas urgents tout en veillant à ce que le cabinet ne soit pas rempli.

«Nous recevons patient par patient», nous dit-il. «C’est un manquement grave à la déontologie de fermer son cabinet. Il n’y a pas que le coronavirus ; d’autres patients risquent de mourir d’autres pathologies s’ils ne sont pas pris en charge», soutient Mohamed Boughaleb, qui dit avoir imposé «des mesures d’hygiène drastiques à coup d’eau de Javel, y compris sur les poignées de portes».

Si nos appels téléphoniques insistants restés sans réponse ne sont pas la preuve formelle de la fermeture des cabinets, il n’en demeure pas moins inquiétant pour les malades de ne pouvoir obtenir une réponse à leurs appels. Il est là aussi question de santé publique.

 

FRUITS ET LÉGUMES : À AGADIR, L’OFFRE DÉPASSE LA DEMANDE ET LES PRIX SE STABILISENT

Par Mohand Oubarka – le360.ma – 26/03/2020

Cover_Vidéo: تباين في أسعار الخضر والفواكه بأكادير بسبب فيروس كورونا

© Copyright : Le360

A Agadir, fruits et légumes sont disponibles en abondance, mais les habitants se plaignent d’une légère hausse des prix. Reportage.

A Agadir, au cours de la journée du mercredi 25 mars, les légumes vendus aux particuliers dans les marchés de la ville se négociaient, dans leur grande majorité, à des prix raisonnables: moins de 5 dirhams le kilogramme.

Pourtant, le prix du marché fixé pour ces produits maraîchers n’a pas été du goût de ceux qui faisaient leurs courses, et qui, pour la plupart, se plaignaient d’une hausse des prix.

Quant aux commerçants, ceux-ci rétorquent qu’il s’agit là d’un juste prix, surtout que l’offre, sur les étals, dépasse de loin la demande des ménages gadiris.

Nouvelle ligne maritime pour les conteneurs frigorifiques au port d’Agadir

medias24.com – 26/03/2020

Une nouvelle liaison maritime dédiée aux conteneurs frigorifiques entre Agadir et Port-Vendres (France) a vu le jour, le 21 mars, à raison d’une escale par semaine.

Nouvelle ligne maritime pour les conteneurs frigorifiques au port d’Agadir

Cette nouvelle ligne maritime, « fruit de plusieurs réunions de préparation et de coordination entre les divers partenaires, aussi bien au niveau local qu’au niveau central de l’Armateur CMA CGM, ambitionne de convertir le trafic TIR (utilisant la plateforme portuaire de Tanger Med) en conteneurs frigorifiques exploitant les infrastructures portuaires d’Agadir », indique l’ANP dans un communiqué.

L’agence explique qu’avant la pandémie de covid-19, les exportateurs de la région Sous-Massa utilisaient les services de transport terrestre qui offraient une prestation flexible et porte à porte. A présent, poursuit-on, « la situation a changé au profit du transport maritime qui offre une alternative compétitive par rapport au TIR en offrant un service de qualité au point de vue: prix, timing et atteinte à l’environnement ».

Pour assurer un approvisionnement régulier, les clients importateurs ont exigé un départ, du port d’Agadir, chaque samedi à 22h, pour une arrivée à destination le mercredi à 6h, fait savoir l’ANP.

Cette ligne maritime sera desservie par deux navires porte-conteneurs, affrétés par CMA CGM, en l’occurrence: « Wilhelmine » et « Contship BEE », et sera dédiée surtout à « l’export des produits primeurs conteneurisés« .

Selon la même source, « le manifeste export du premier voyage renfermait le chargement suivant: 62×40 pieds frigos, 02×20 pieds frigos, 15×45 pieds frigos et 1×20 pieds dry ».

Ces deux navires « bénéficieront de la priorité à l’accostage conformément au protocole de fenêtrage signé entre l’armateur CMA CGM et l’exploitant SMA et approuvé par l’autorité portuaire », précise le communiqué de l’ANP.

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