Le Blog d'Agadir

Coronavirus : Situation le dimanche 31 mai à 10 H 00 au Maroc

Calculs sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 31/5/2020 à 10h00:
Région Cas confirmés Depuis la veille Confirmés/100’000 habitants Classement confirmés/100’000 habitants
Beni Mellal-Khénifra 115 = 4.6 9
Casa Settat 2620 +39 38.4 1
Drâa-Tafilalet 586 = 36.0 2
Dakhla-Oued Ed Dahab 5 = 4.4 10
Fès Meknes 1000 = 23.7 5
Guelmim Oued Noun 43 = 10.4 7
Laâyoune-Sakia El Hamra 5 +1 1.5 12
Marrakech Safi 1337 = 29.7 4
Oriental 187 = 8.1 8
Rabat Salé Kenitra 702 = 15.4 6
Souss-Massa 89 +1 3.3 11
Tanger Tetouan Al Hoceima 1094 +2 30.9 3

23.2 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+43 cas confirmés, +35 guérisons, +1 décès, +9076 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 2167 cas actifs (+7 depuis la veille).
Souss-Massa est la 11ème région la plus touchée en proportion de sa population.
Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

 

 

 

 

La blague du jour

Une seconde vague ?

 

Message du Consulat Général de France à Agadir

Source : Consulat Général de France à Agadir – 30/05/2020

A l’initiative des Ambassades d’Allemagne et des Pays Bas, un ferry de la compagnie GNV est mis en place le 8 juin au départ de Tanger Med pour desservir les ports de Barcelone et Gênes.
Les ressortissants des pays européens véhiculés (plaques européennes) et les personnes avec permis de séjour en Allemagne et aux Pays Bas peuvent s’inscrire sur le formulaire de GNV : https://gnv.it/fr/rapatriements-8-juin.html

Marhaba 2018 : Bon cru pour GNV | L'Economiste

Entretien avec Sara Bellali, membre de l’équipe du Pr Raoult à l’IHU Méditerranée Infection à Marseille

par Marouane Kabbaj – maroc-hebdo.press.ma – 30/05/2020

Suite à la décision de l’OMS, du Haut conseil de la santé publique (HCSP) et de l’Agence du médicament (ANSM) français de ne pas utiliser l’hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19 hors essais cliniques, en se basant sur étude très controversée parue dans la revue scientifique The Lancet, les voix s’élèvent pour dénoncer une désinformation scientifique.
Parmi celles-ci, Sara Bellali, membre de l’équipe du professeur Didier Raoult. Agée de 27 ans, docteur en microbiologie, cette Marocaine, qui a grandi et fait ses études primaires, secondaires et supérieures à Casablanca, a réalisé de nombreuses prouesses scientifiques, notamment les premières photographies au microscope du coronavirus (Covid-19). Elle a effectué un stage, en 2015, avec le Pr Raoult, à l’IHU Méditerranée Infection à Marseille. Après quoi, le Pr Raoult l’intègre dans son équipe dans le cadre de sa thèse.

La polémique autour de l’efficacité de la chloroquine contre le coronavirus s’est transformée en polémique autour des effets indésirables de la chloroquine. Est-ce une fausse piste?
Comment un médicament ou une molécule qui existe sur le marché depuis 50 ans est devenue indésirable et a été retirée du jour au lendemain de la liste des médicaments autorisés en France? Il faut savoir pourquoi. C’est un médicament parmi les plus prescrits dans le monde, en prévention et en traitement du paludisme, mais également dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde, certaines formes de lupus, et en prévention des formes sévères d’allergie au soleil (lucite).

La chloroquine a-t-elle vraiment des effets indésirables notables?
Tout médicament peut avoir des effets indésirables. Même le Doliprane peut être mortel s’il est mal utilisé. Il faut juste prendre l’hydroxychloroquine, dérivé de la chloroquine, sous une surveillance médicale qui autorise le patient, après avoir consulté son dossier médical, à la prendre. Mais aller jusqu’à croire que c’est un médicament toxique ou qui peut provoquer la mort, c’est hallucinant. Il est notoire que la chloroquine est contre-indiquée pour des personnes qui ont une arythmie cardiaque. Le médecin traitant doit faire un électrocardiogramme avant de se décider.

A l’IHU, nous ne donnons pas le traitement sans passer par ces étapes. Nous avons effectué des milliers d’électrocardiogrammes pour voir si le patient n’a pas de troubles d’arythmie cardiaque. L’électrocardiogramme est effectué à plusieurs reprises avant et après le traitement pour s’assurer que ce médicament n’a pas d’effet d’arythmie cardiaque sur le patient. C’est tout à fait le contraire qui a été fait dans l’étude publiée par la revue scientifique The Lancet, où le traitement a été accordé à des personnes qui avaient des antécédents de problèmes cardiaques.

Pensez-vous que c’est une guerre secrète livrée aux prouesses réalisées par le Dr Raoult et son équipe, dont vous faites partie?
Guerre secrète ou pas guerre secrète, sincèrement, je ne sais pas. Mais avec le temps, tout va se savoir. Nous ne comprenons pas ce qui se passe. Du jour au lendemain, tout le monde attaque la chloroquine. L’étude de The Lancet n’a ni queue ni tête. Sur la base de cette étude, l’OMS a interdit l’utilisation de la chloroquine. D’abord, c’est une étude rétrospective basée sur l’observation. Ce sont des gens derrière leur ordinateur qui ont pris les data de patients de plusieurs hôpitaux et ont commencé à analyser des statistiques. Cela interroge sur la crédibilité de ces données.

Vous avez vécu avec le Pr Raoult toutes les attaques dont vous avez fait l’objet, notamment en France, particulièrement en relation avec le respect de la procédure des tests cliniques. Que répondez-vous aujourd’hui à ces attaques?
En général, les études cliniques ont certaines règles à respecter. Il y a plusieurs phases. Il faut que l’essai soit randomisé, c’est-à-dire aléatoire. C’est l’ordinateur qui sélectionne “au pif” les patients. Il faut que le patient ne sache pas le traitement. Il faut aussi un “groupe contrôle”, qui reçoit un placebo, qui ressemble au médicament, ayant la même forme et la même texture. Ces études nécessitent beaucoup de temps. A ce jour, il y a 192 essais cliniques enregistrés sur le site officiel; des essais cliniques qui n’ont pas encore abouti. L’étude Discovery, Recovery, aussi. Et nous sommes à la fin de l’épidémie.

Du coup, ils ont critiqué le Dr Raoult, qui, lui, s’est basé sur une petite étude clinique in vitro et in vivo réalisée en Chine sur un nombre réduit de patients et qui a démontré l’efficacité de la chloroquine. Or, les études cliniques doivent être réalisées sur un nombre important de personnes. La première étude du Dr Raoult a été effectuée sur un petit nombre de patients. Elle n’était pas randomisée en double aveugle. Ils ont critiqué la qualité de l’étude.

Mais, même s’il y avait un petit nombre de patients, on voyait l’efficacité du traitement. Les patients guérissaient au bout du sixième jour. On a eu zéro accident cardiaque depuis le début de l’épidémie. On a réussi à traiter avec l’hydroxychloroquine 3.737 patients atteints du Covid-19. Cela pousse à réfléchir. Qui faut-il croire ? Des médecins qui ont été en contact direct avec les patients ou des “experts” assis derrière leurs ordinateurs qui ont analysé des données de patients bien choisis pour leurs antécédents cardiaques. Ce qui remet en question la crédibilité de l’OMS, qui s’est basée sur l’étude de The Lancet pour rejeter la chloroquine.

Comment votre équipe a-t-elle pensé à la chloroquine comme traitement contre ce virus ?
D’abord, n’est-ce pas bizarre que The Lancet, qui a publié cette étude mettant en exergue les effets indésirables de la chloroquine a, comme par hasard, publié en 2003 une étude sur l’efficacité de la chloroquine comme agent anti-viral. Elle avait alors certifié que ce médicament est inoffensif. A l’IH, et au fil des années, le Dr Raoult a traité plusieurs milliers de patients avec ce médicament. Il n’a jamais eu d’accident cardiaque.

Vous savez, le Dr Raoult a eu toutes les autorisations de l’ANSM (Agence nationale de sécurité des médicaments) et du Comité de protection des personnes (CPP) pour utiliser l’hydroxychloroquine dans le protocole thérapeutique contre le Covid-19. L’aval de ces organismes est incontournable pour commencer un essai clinique. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’essai a été fait dans l’urgence. On était face à une crise sanitaire, une pandémie. Au début, il a testé juste l’hydroxycholoroquine toute seule, puis il l’a associée à l’Azithromycine (antibiotique). L’étude a donc démontré que les patients qui suivaient cette thérapie se remettaient rapidement. Leur charge virale diminuait au bout du sixième jour, comparé à un autre groupe qui prenait que l’hydroxychloroquine seule.

Suite à ces résultats probants, on a commencé à donner systématiquement l’hdroxychloroquine associée à l’Azithromycine, après, bien entendu, avoir précisé les doses à prescrire. Il y a toute une équipe de pharmaciens, de cardiologues, d’infectiologues… dans l’équipe du Dr Raoult. C’est une équipe pluridisciplinaire composée de près de 300 spécialistes et médecins stagiaires.

Vous êtes personnellement l’une des première chercheuses au monde à avoir pris un cliché au microscope du Covid-19. Au vu des dernières “découvertes” qui disent que c’est une bactérie et non un virus, pouvez-vous nous aider à tirer cette confusion au clair?
Ce dont les gens parlent, c’est juste une “information” non scientifique qui ne se base pas sur une étude publiée quelque part et qui reste à prouver. Moi, j’ai suivi les cas de centaines de patients testés positifs validés par d’autres techniques, dont la génomique. Pour le moment, on ne parle pas de bactérie. Je ne sais pas d’où on a sorti cette “information”. Il s’agit d’un virus naturel. Quand vous rassemblez dans le même endroit des animaux qui sont censés être dans leur milieu naturel, on développe ce genre de virus. Moi, en tant que scientifique, je ne crois pas qu’il a été fabriqué ou développé par des êtres humains.

En des termes simples, expliquez-nous comment la chloroquine arrive à détruire ce virus.
La chloroquine, ou plutôt l’hydroxychloroquine, agit de manière directe sur le virus. Elle inhibe sa croissance dans la cellule mais aussi elle a un effet immuno-modulateur, c’est-à-dire qu’elle agit comme régulateur du système immunitaire du patient.

Alors que la France officielle a décidé de suspendre l’utilisation de la chloroquine, le Maroc, à l’instar de certains pays, a fait le choix de maintenir le protocole thérapeutique à base de chloroquine, refusant ainsi de suivre la recommandation de l’OMS. Comment allez- vous faire à Marseille?
A un moment donné, pendant cette crise sanitaire, l’OMS a autorisé le médicament américain Remdesivir, un antiviral américain, sachant qu’il n’est pas efficace du tout et a beaucoup d’effets indésirables. Puis, quelque temps après, les résultats d’une étude sur ce médicament ont fuité, ce qui a poussé l’OMS à revenir sur sa recommandation. Du coup, l’OMS s’est rabattue sur l’étude de The Lancet, dont la crédibilité pose énormément de points d’interrogations. Un nombre important de chercheurs dans le monde demandent des explications au sujet des résultats de cette étude.

L’OMS a interdit les essais cliniques à base de chloroquine, mais chaque pays est souverain. Pour ne citer que le cas du Maroc, qui a refusé de prendre en considération la recommandation de l’OMS, il se base sur des résultats concrets. Le Maroc a enregistré plus de 5.000 guérisons. Les médecins qui travaillent sur le terrain ne sont pas des “débiles”. Ils ne vont pas prescrire un médicament à un patient qui a des problèmes cardiaques, sans prendre les précautions nécessaires s’il lui est contre-indiqué. Je l’ai longtemps dit.

Le Maroc est sur la bonne voie. La décision des responsables gouvernementaux marocains est courageuse. En France, heureusement que c’est la fin de l’épidémie. A Marseille, on reçoit un cas par jour. Nous avons le taux de mortalité le plus faible en France. A titre de comparaison, on meurt 4 à 5 fois moins à Marseille qu’en Île de France. Ce n’est pas le fruit du hasard.

Maintenez-vous que la chloroquine est efficace?
En Angleterre, l’essai baptisé Recovery, mené sur des patients à base d’hydroxychloroquine et l’Azithromycine, a commencé il y plusieurs semaines. Avec l’interdiction de l’OMS, le responsable de l’essai a adressé une lettre à l’OMS pour demander l’autorisation de poursuivre les essais cliniques parce qu’ils n’avaient pas rencontré de problèmes avec ce traitement. En France, la chloroquine est autorisée pour le traitement d’autres maladies, pas contre le Covid- 19.

Vous, qui êtres proche de lui, après cette décision de l’OMS et de la France d’interdire la chloroquine contre le Covid-19, quelle a été la réaction du Dr Raoult?
Il maintient ce qu’il a toujours dit depuis le début. Il faut croire aux médecins qui sont en contact avec les patients ou bien il faut croire à des gens derrière leurs ordinateurs en train d’analyser des big data? A vous de faire le choix, c’est ce qu’il n’arrête pas de répéter.

Violation de l’état d’urgence : une plage évacuée à Essaouira (VIDEO)

lesiteinfo.com – 30/05/2020

Depuis quelques heures, une vidéo circule largement sur la Toile, montrant des dizaines de personnes sur une plage d’Essaouira.

Hommes, femmes et enfants s’y sont rendus pour profiter du soleil, violant ainsi l’état d’urgence sanitaire décrété par le Royaume pour endiguer le risque de contamination au covid-19.

Les autorités n’ont pas hésité, d’ailleurs, à intervenir pour chasser les contrevenants. Sur leurs chevaux, de nombreux gendarmes ont immédiatement évacué les lieux et dispersé les attroupements. La vidéo n’a pas manqué de faire réagir les internautes qui ont exprimé leur colère à cause du non-respect du confinement sanitaire.

Rappelons que la période de confinement a été prolongée pour 3 semaines supplémentaires au Maroc dans le cadre des mesures préventives pour lutter contre la propagation du coronavirus.

L’annonce a été faite par le chef de gouvernement Saad Eddine El Othmani lors d’une séance commune de la Chambre des représentants et la chambre des conseillers consacrée à la présentation par le chef du gouvernement du « développement de la gestion du confinement pour l’après 20 mai ».

Marocains, n’oubliez pas de changer l’heure cette nuit

bladi.net – 30/05/2020

Marocains, n’oubliez pas de changer l’heure cette nuit

Cette nuit, du samedi 30 mai au dimanche 31 mai, le Maroc passe à nouveau à l’horaire d’été.
Ce changement intervient une semaine après la fin du ramadan. Ainsi, à partir de 2 h du matin, vous devrez avancer votre montre (ou votre smartphone  !) d’une heure. Il sera donc 3 h et vous aurez une heure de sommeil en moins, mais la journée sera plus longue.

Le 19 avril dernier, les Marocains avaient retardé de 60 minutes leur horloge à l’occasion du mois de ramadan et conformément à l’article 2 du décret n° 2.18.855 publié le 16 safar 1440 (26 octobre 2018), relatif à l’heure légale et à l’arrêté du chef du gouvernement n° 3.25.20 publié le 15 chaâbane 1441 (09 avril 2020), relatif également à l’heure légale, précise le ministère dans un communiqué.

Le passage à l’heure d’été au Maroc vise à renforcer, jure-t-on, l’économie d’énergie et à réduire le décalage horaire entre le Maroc et ses partenaires économiques dans le monde. D’après des études, l’économie est de l’ordre d’une consommation d’une ville comme Meknès. On ne demande qu’à le croire.

Avec le changement de cette nuit, le Maroc aura une heure de retard par rapport à ses partenaires européens.

 

Coronavirus au Maroc : les derniers chiffres

bladi.net – 31/05/2020

Coronavirus au Maroc : les derniers chiffres

Le ministère de la Santé a annoncé samedi, au cours de son traditionnel point de presse, 66 nouvelles contaminations au nouveau coronavirus. Le royaume en compte au total, 7 780.

Les cas de guérison ne cessent de progresser au Maroc. 130 nouvelles guérisons ont été enregistrées en 24 heures, soit un total de 5 401 personnes (69,42 %). Au cours de cette journée, 2 nouveaux décès ont été recensés, ce qui porte le nombre de personnes ayant succombé au covid-19 à 204 (2,62 %).

Quatre régions sont concernées par ces 65 nouvelles infections. La région de Casablanca-Settat affiche 49 cas. Elle est suivie par Tanger-Tétouan-Al Hoceima (+14), Marrakech-Safi (+2) et Béni Melal-Khénifra (+1). Quant aux autres régions, elles n’ont enregistré aucun nouveau cas.

Les cas exclus après des tests négatifs en laboratoire, se rapprochent de la barre des 200 000 cas (192 218, soit une augmentation de 9 871), alors que 2 175 cas sont en cours de traitement.

Une nouvelle ferme aquacole dans la région d’El Jadida

challenge.ma – 30/05/2020

Le gadiri Taiba Groupe que contrôle la famille Sarroud, se lance dans l’élevage des crevettes. En effet, ce groupe familial présent depuis les années 1970 dans l’import-export de produits de la mer, ainsi que d’autres produits alimentaires tels l’huile d’olive et l’huile de palme, s’apprête à investir plus de 10 millions de dirhams dans la première phase d’une ferme aquacole dédiée aux crevettes dans la région d’El Jadida.

Située plus précisément dans la Commune d’Ouled Aissa au Sud de la capitale de Doukkala, cette unité sera portée par La Victoire Seafood, une entité contrôlée également par la famille Sarroud et qui opère dans la pêche maritime et le mareyage dans la région de Laâyoune. La nouvelle activité de pénéiculture de La Victoire Seafood sera principalement orientée à l’export, à l’instar de l’autre filiale du groupe
La Victoire Fish, qui exporte tous types de poissons (dont notamment le poulpe, les crevettes et le calamar), à partir de son unité de congélation et conditionnement basée à Agadir vers l’Afrique de l’Ouest et plus particulièrement le Bénin, la Côte d’ivoire, le Ghana et le Sénégal.

Rappelons que l’actionnaire principal de Taiba Group n’est autre qu’Abderrahmane Sarroud, Vice-président de la Confédération nationale de la pêche côtière et ancien Président de la Chambre des pêches maritimes de l’Atlantique centre d’Agadir. Quant à l’aquaculture au Maroc, et malgré son énorme potentiel dans un pays classé au premier rang en matière de pêche de poissons et de fruits de mer au niveau arabe et africain, sa production demeure, hélas, limitée à quelques centaines de tonnes avec une forte prédominance des huitres. Une goutte d’eau dans l’océan de la production mondiale qui dépasse les 80 millions de tonnes alors que plusieurs pays comme l’Egypte, partis de presque rien au début des années 2000, ont déjà dépassé le cap du million de tonnes (le pays des Pharaons se classe même au 9ème rang mondial de la pisciculture).

ANGUS SOFT FRUITS MAROC EXPORTE 250 TONNES DE FRAMBOISES VERS LE MARCHÉ BRITANNIQUE

agrimaroc.ma – 30/05/2020

framboises maroc

Pour sa première année Angus Soft Fruits Maroc va exporter 250 tonnes de framboises vers le marché britannique.

La saison des framboises au sud d’Agadir touche à sa fin, et pour Angus Soft Fruits, ce sont plus de 250 tonnes de framboises pour l’export qui ont été cultivées.

Principalement destinées à l’export vert le marché du Royaume-Uni, les framboises marocaines connaissent un succès important ces dernières années auprès des producteurs et investisseurs, locaux et internationaux.

Chez Angus Soft Fruits, il y a une réelle satisfaction quant à cette première saison de production et de commercialisation et selon Gerard DERKSEN  l’entreprise se projette déjà pour préparer la saison prochaine. Ainsi, il est question de préparer les premiers semis pour juillet et de tendre vers une surface cultivée de 75 ha. La direction ambitionne donc d’accroître ses surfaces de productions mais aussi de diversifier son offre avec plus de produits.

La framboise au Maroc est donc une affaire qui marche ?!

En savoir plus sur Angus Soft Fruits Ltd

Angus Soft Fruits Maroc est l’un des sites de production d’Angus Soft Fruits Ltd et est un fournisseur leader de baies pour les détaillants britanniques et européens. Créée en 1994 grâce à la collaboration d’une cinquantaine de producteurs partageant les mêmes idées, Angus Soft Fruits Ltd se développe rapidement et sélectionne, cultive et emballe des baies dans le monde entier pour assurer un approvisionnement constant en fruits.

Immobilier à Agadir : quels prix en cette période de coronavirus ?

bladi.net – 30/05/2020

Immobilier à Agadir : quels prix en cette période de coronavirus ?

Comment se comportent les prix sur le marché immobilier de la ville d’Agadir ? Pour le savoir, analysons l’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) du premier trimestre 2020, publié par Bank Al Maghrib.

La crise du coronavirus n’a pas épargné le secteur immobilier au Maroc. Selon l’Indice des prix des actifs immobiliers (IPAI), la ville d’Agadir enregistre une chute de −2,7 % des prix des appartements. Les transactions quant à elles, se sont effondrées de −24,8 %.

Pour ce qui concerne les maisons, les tendances des prix font sortir une baisse de −8,4 % pour une chute des transactions de l’ordre de −39,5 %. Pour les villas, les chiffres font état d’une baisse de −0,5 %, alors que la baisse au niveau des transactions s’établit à −21,9 %.

Le premier trimestre 2020 n’est pas favorable pour l’immobilier à Agadir, et le second sera sans doute pire. On note une baisse de −1,4 % sur les prix des terrains urbains, tandis que les transactions ont chuté de −36,3 %. Les prix des locaux commerciaux ont baissé de −11,5 % alors que les transactions ont diminué de −8,3 %.

Il est très difficile pour l’instant de connaître la tendance de l’immobilier à Agadir suite à la pandémie de coronavirus. Il faudra attendre la publication des nouveaux chiffres de la part de Bank Al Maghrib et il est fort probable que les baisses suivront les mêmes tendances.

La construction du parc Al Inbiâat au centre d’une réunion à Agadir

mapexpress.ma – 30/05/2020

La construction du parc Al Inbiâat au centre d’une réunion à Agadir

Agadir – La commission du suivi technique du projet de Programme de développement urbain d’Agadir (2020-2024) a tenu, récemment, une réunion à distance pour discuter de l’état d’avancement de la construction du parc Al Inbiâat.

Présidée par le Wali de la région de Souss-Massa, Gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Ahmed Hajji, cette rencontre a été marquée par la présentation d’une étude sur ce projet structurant visant à hisser à un niveau supérieur le niveau de vie des Garidis et les touristes, indique un communiqué publié à l’issue de cette réunion.

Ont pris part à cette réunion le président de la région Souss-Massa, le président de la commune d’Agadir, le vice-président du Conseil de la région, ainsi que les présidents d’Agadir Souss-Massa Aménagement et de l’Agence Urbaine d’Agadir, en plus de représentants du bureau d’études chargée du projet.

Parmi les projets culturels prévu dans ce projet figurent la création d’une médiathèque et d’un centre des archives, la mise en place d’un réseau de lecture publique couvrant les différents quartiers de la ville, la construction d’un Centre Culturel au quartier Founty, la réhabilitation du Théâtre en plein air du Boulevard Mohammed V et la réalisation et équipement d’un Centre d’épanouissement culturel et artistique.

A rappeler que ces projets s’inscrivent dans le cadre du Programme de développement urbain d’Agadir (2020-2024), dont la cérémonie de lancement a été présidée, en février dernier, par SM le Roi Mohammed VI.

Ce programme nécessitera quelque 6 milliards de dirhams (MMDH) d’investissements, rappelle-t-on.

Agadir : Des campagnes de sensibilisation au profit des candidats du baccalauréat

mapexpress.ma – 30/05/2020

Agadir: Des campagnes de sensibilisation au profit des candidats du baccalauréat

Agadir – La Direction provinciale du ministère de l’éducation nationale à Agadir Ida-Outanane organise des campagnes de sensibilisation et de communication au profit des candidats du baccalauréat au titre de l’année scolaire 2019-2020, ainsi que leurs parents ou tuteurs.

Lancées depuis le 18 mai courant, ces campagnes concernent les règles de sécurité sanitaire pour enrayer la propagation du Covid-19, la lutte contre la fraude aux examens outre des séances d’appui psychologique à ces candidats, indique la direction dans un communiqué.

Cette initiative vise à inscrire dans la continuité la pédagogie et les activités de la vie scolaire à distance imposées par cette conjoncture exceptionnelle et la mise en place de conditions appropriées aux bacheliers de manière à ce qu’ils passent cette échéance nationale dans les meilleures conditions.

Une pléiade d’enseignants et d’élèves brillants assurent l’animation à distance de ces campagnes dans les langues arabe, amazighe, française et anglaise, précise la même source.

Le Maroc change d’heure cette nuit

Le 30/05/2020

Le Maroc retournera ce 31 mai à 2 h 00, au fuseau horaire GMT+1. L’heure légale du royaume sera avancée de 60 minutes (GMT +1).

Le ramadan est fini, le Maroc change d’heure

Le gouvernement avait approuvé en octobre 2018 le décret instaurant le maintien de l’heure d’été (GMT+1) toute l’année. Ce décret qui prévoit le changement éventuel de l’heure sur décision gouvernementale, en l’occurrence pendant le mois sacré de Ramadan, n’avait pas fait l’unanimité à l’époque.

Le ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration, département de la Réforme de l’administration, avait décidé le retour, le 19 avril dernier, à l’heure GMT, à l’occasion du mois sacré de Ramadan.

Le Ramadan étant terminé, le Royaume repassera cette nuit à l’heure normale (GMT+1)

Ainsi, l’heure légale du Royaume sera avancée de 60 minutes dimanche 31 mai 2020 à 02h00.

Coronavirus : Situation le samedi 30 mai à 10 H 00 au Maroc

Calculs sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 30/5/2020 à 10h00:
Région Cas confirmés Depuis la veille Confirmés/100’000 habitants Classement confirmés/100’000 habitants
Beni Mellal-Khénifra 115 +1 4.6 9
Casa Settat 2581 +21 37.8 1
Drâa-Tafilalet 586 = 36.0 2
Dakhla-Oued Ed Dahab 5 = 4.4 10
Fès Meknes 1000 = 23.7 5
Guelmim Oued Noun 43 = 10.4 7
Laâyoune-Sakia El Hamra 4 = 1.2 12
Marrakech Safi 1337 +8 29.7 4
Oriental 187 = 8.1 8
Rabat Salé Kenitra 702 +1 15.4 6
Souss-Massa 88 = 3.3 11
Tanger Tetouan Al Hoceima 1092 +12 30.8 3

23 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+43 cas confirmés, +154 guérisons, +1 décès, +10560 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 2160 cas actifs (-112 depuis la veille).
Souss-Massa est la 11ème région la plus touchée en proportion de sa population.
Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

La blague du jour

Déconfinement : ré-ouverture des salons de coiffure (avec toutes les précautions)

UN TOUT NOUVEAU CENTRE D’ESSAIS AU MAROC

par Gilles GAIGNAULT – autonewsinfo.com – 29/05/2020

Le Groupe Automobile UTAC CERAM  qui gère en France les sites de Montlhéry et de Mortefontaine dans l’Oise, lance la création d’un tout nouveau centre d’essais automobiles au Maroc, à 150 km de Casablanca, afin d’être au plus près de ses clients.

L’industrie automobile y est en pleine expansion avec l’implantation récente de centres de R&D de constructeurs et ingénieristes.

Ce nouveau centre proposera dès son ouverture mi 2021, une offre de services complète répartie en plusieurs activités :

mise au point endurance et fiabilité complète sur piste/banc/route, dynamique véhicule, essais de coast down (piste de 4 km, unique en Europe et en Afrique), ainsi que formation à la conduite et prestations événementielles.

La construction de ce nouveau centre à Oued Zem s’intègre dans la stratégie de développement et de croissance du Groupe, pour aller au-devant des demandes de ses clients.

Le choix du Maroc s’est imposé en raison de ses nombreux avantages et de la politique dynamique menée par le Royaume pour faire de son  pays un pôle mondial automobile.

Tout d’abord des conditions météorologiques favorables qui permettent de mener des essais de façon optimale. Puis, du fait de coûts salariaux locaux favorables, UTAC CERAM sera en mesure de bénéficier d’une meilleure compétitivité sur certains types de prestations et ainsi de compléter son offre.

Par ailleurs, le Maroc dispose d’une proximité géographique particulière avec l’Europe, ce qui représente un atout primordial pour les acteurs internationaux.

Enfin, sur place, le Groupe recrutera localement près de 100 personnes en cinq ans.

 

 

Hydroxychloroquine : nouveau rebondissement, l’étude Lancet largement critiquée

par H24Info.ma avec AFP –

La suspension par l’OMS des essais sur l’hydroxychloroquine aurait pu signer la fin de ce possible traitement contre le Covid-19. Mais l’étude responsable de cette décision est désormais attaquée de toutes parts, relançant le débat sur la molécule controversée.

L’étude en cause, publiée le 22 mai dans la revue scientifique The Lancet, se fonde sur environ 96.000 patients hospitalisés entre décembre et avril dans 671 hôpitaux, et compare l’état de ceux qui ont reçu le traitement à celui des patients qui ne l’ont pas eu.

Le Dr Mandeep Mehra et ses collègues concluent que le traitement ne semble pas être bénéfique aux malades du Covid-19 hospitalisés et pourrait même être néfaste. Des résultats qu’ils maintiennent: « nous sommes fiers de contribuer aux travaux sur le Covid-19″ en cette période d’ »incertitude », a déclaré à l’AFP vendredi l’un des auteurs, Sapan Desai.

Ces résultats, qui vont dans le même sens que plusieurs autres études à plus petite échelle, ont eu un retentissement considérable et des conséquences spectaculaires.

Trois jours plus tard, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé la suspension par précaution des essais cliniques qu’elle menait sur cette molécule avec ses partenaires dans plusieurs pays.

Plusieurs autres essais cliniques ont été suspendus et certains pays dont la France ont banni l’utilisation de l’hydroxychloroquine pour le traitement du Covid-19, au grand dam de ses promoteurs.

Le premier d’entre eux, le désormais célèbre Pr Didier Raoult, a d’ailleurs immédiatement jugé l’étude du Lancet « foireuse ». Ses propres travaux qui concluent à l’efficacité de l’hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l’azithromycine, ont été décriés, d’autres scientifiques pointant du doigt de nombreux biais méthodologiques.

Mais même des chercheurs sceptiques sur l’intérêt de la molécule contre le Covid-19 ont exprimé leurs doutes sur l’étude du Lancet.

Dans une lettre ouverte publiée jeudi soir, des dizaines de scientifiques du monde entier, de Harvard à l’Imperial College de Londres, soulignent ainsi que l’examen minutieux de l’étude du Lancet soulève « à la fois des inquiétudes liées à la méthodologie et à l’intégrité des données ».

Ils dressent une longue liste des points problématiques, d’incohérences dans les doses administrées dans certains pays à des questions éthiques sur la collecte des informations sur les patients, en passant par le refus des auteurs de donner accès aux données brutes.

– « Briser la confiance » –

Ces données émanent de Surgisphere, qui se présente comme une société d’analyse de données de santé, basée aux Etats-Unis.

L’entreprise dirigée par Sapan Desai a assuré que les accords avec les hôpitaux partenaires lui interdisent de partager les données, dont elle a défendu l’intégrité.

Mais vendredi, le Lancet a publié une correction sur des morts attribuées à un hôpital australien qui auraient dû être comptées en Asie.

Cela « souligne le besoin de vérification des erreurs dans l’ensemble de la base de données », insistent les scientifiques signataires de la lettre ouverte, réclamant la mise en place par exemple par l’OMS d’un groupe chargé de mener une analyse indépendante des conclusions de l’étude.

Le Dr Mehra a assuré vendredi à l’AFP qu’une « analyse académique indépendante des données » était lancée.

Mais « les résultats, conclusions et interprétations de l’étude restent inchangés », a-t-il assuré, notant toutefois le caractère « intermédiaire » de cette étude observationnelle en attendant les résultats d’essais cliniques « nécessaires pour parvenir à une conclusion » sur l’hydroxychloroquine.

Interrogée vendredi sur cette affaire, l’OMS a noté que la suspension des essais impliquant l’hydroxychloroquine était « temporaire » et que ses experts rendraient leur « opinion finale » après l’examen d’autres éléments (notamment les analyses provisoires de l’essai Solidarity), probablement d’ici à la mi juin.

Des données devraient aussi venir de l’essai britannique Recovery, dont la partie hydroxychloroquine se poursuit. Se basant sur leurs propres données de mortalité, ses responsables estiment qu’il n’existe « pas de raison convaincante de suspendre le recrutement pour des raisons de sécurité ».

La lettre ouverte, signée notamment par le Pr Philippe Parola, collaborateur du Pr Raoult, a immédiatement été relayée par ce dernier, citant Winston Churchill.

« +Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le commencement de la fin. Mais c’est peut-être la fin du commencement+… De la guerre contre la chloroquine », a-t-il twitté.

Mais tous les signataires de la lettre ouverte sont loin d’être des défenseurs de l’hydroxychloroquine.

« J’ai des doutes sérieux sur les bénéfices d’un traitement à la chloroquine/hydroxychloroquine contre le Covid-19 et j’ai hâte que cette histoire se termine, mais je crois que l’intégrité de la recherche ne peut pas être invoquée uniquement quand un article ne va pas dans le sens de nos préconceptions », a commenté sur Twitter le Pr François Balloux, de l’University College de Londres.

Aussi, « c’est avec le coeur lourd que j’ai ajouté mon nom à la lettre ouverte ».

Signataires ou non, de nombreux scientifiques ont relayé leurs inquiétudes de l’impact de cette affaire sur la science, parfois avec les hashtag #Lancetgate (« scandale Lancet ») ou #whats_with_hcq_lancet_paper (« que se passe-t-il avec l’étude du Lancet »).

« Si l’article du Lancet est une fraude cela va briser la confiance dans les scientifiques de façon durable », a ainsi commenté vendredi le Pr Gilbert Deray, de la Pitié-Salpêtrière à Paris. « J’attends avec inquiétude les résultats de l’enquête ».

Sofitel Agadir Royal Bay. Après la fermeture, le dialogue au point mort

par Yassine Saber – leseco.ma – 329/05/2020

Après plus de deux semaines de concertations, le dialogue entre les salariés de l’hôtel Sofitel Agadir Royal Bay Resort et le groupe RISMA, locataire de l’unité, est au point mort. Après la tenue de rounds techniques, les 26 et 27 mai, entre les deux parties dans le cadre de la Commission préfectorale d’enquête et de conciliation d’Agadir-Ida Outanane, la réunion prévue ce jeudi 28 mai, devant mener à l’exposition des conclusions des réunions techniques et à une solution consensuelle pour mettre fin à la relation de travail entre l’employeur et les employés, a été annulée.

Selon les procès-verbaux réalisés à l’issue desdites réunions, le bureau syndical affilié à la Fédération des syndicats démocratiques (FSD) avait proposé d’octroyer 90% des indemnités et droits aux employés alors que l’offre du représentant de RISMA avait seulement offert 45%. Pour résoudre ce conflit collectif, le premier opérateur touristique au Maroc avait aussi promis de sauvegarder 25% de l’effectif en fonction des besoins de la société, tandis que le bureau syndical a exprimé sa réserve quant à la décision de l’administration de l’établissement, cette dernière étant revenue sur son engagement conformément au procès-verbal paraphé le 4 mai dernier. Ce dernier consistait à verser 50% du salaire mensuel aux employés pour les mois de mai et juin prochains au lieu de l’indemnité de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS).

Les autres propositions
D’autres points ont été proposés lors de ces réunions. Outre le redéploiement des employés dans d’autres unités touristiques, le bureau syndical a insisté sur la prise en considération des cas sociaux selon les besoins de la société. Pour la section de la FSD, la priorité doit être donnée à la résolution de la situation des employés qui seront prochainement à la retraite et ceux souffrant de maladies chroniques, outre la réintégration des salariés mariés en fonction des besoins de la société.

En attendant la résolution de ce conflit collectif et la reprise de cet actif hôtelier, RISMA avait annoncé, le 14 mai, la fin du contrat de location du Sofitel Agadir Royal Bay, arrivant à échéance le 30 juin 2020, qui le liait depuis 2004 à la société ABS Holding, propriétaire de l’hôtel commercialisé sous l’enseigne Sofitel du groupe Accor. Selon le premier opérateur touristique au Maroc, qui recense 27 unités hôtelières ouvertes en 2019, cette décision intervient suite à un commun accord entre les deux parties, compte tenu de la vétusté de l’hôtel qui nécessite une rénovation profonde pour répondre aux standards 5 étoiles, et n’est en rien liée à la conjoncture actuelle.

Par ailleurs, RISMA reste propriétaire du Sofitel Agadir Thalassa Sea & Spa qui reste ouvert et poursuit son activité. Pour rappel, la première séance de conciliation a été tenue à la wilaya de la région Souss-Massa, le mardi 12 mai, dans le cadre de la Commission préfectorale d’enquête et de conciliation d’Agadir-Ida Outanane, instituée par l’article 557 du Code du travail pour résoudre ce conflit collectif.
D’une capacité de 273 chambres, soit 546 lits, le Sofitel Agadir Royal Bay Resort est situé en front de mer dans la station balnéaire d’Agadir. Il a été mis en exploitation par RISMA (locataire) suite à la signature, en avril 2004, d’un contrat de location avec le propriétaire émirati de l’établissement, à savoir la société ABS Holding. Ledit contrat a été conclu suite à l’échec de sa commercialisation sous l’enseigne touristique «Millenium».

71 MDH de prime à l’exportation au profit des agrumiculteurs de Souss-Massa.

agrimaroc.ma – 30/05/2020

Souss-Massa-71-MDH-de-prime-à-l-exportation-au-profit-des-agrumiculteurs

Les exportateurs d’agrumes de la région de Souss-Massa bénéficieront de 71 millions de DH, selon l’Association Des Conditionneurs D’Agrumes Au Maroc (ASCAM).

Servant de prime à l’exportation, le montant peut être récupérée auprès du Guichet Unique de l’Office Régional de Mise en Valeur Agricole de Souss-Massa (ORMVA SM) et des agences du Crédit Agricole. Dans un communiqué rendu public ce vendredi, l’ASCAM souligne que cette aide concerne 31 dossiers traités, et apportera un soutien considérable à la filière des agrumes, nous apprend Aujourd’hui Le Maroc.

Ladite association salue par l’occasion les efforts déployés par le département de l’agriculture, et les services de ORMVA SM qui ont validé ces dossiers en temps de confinement pour apporter le soutien financier aux agrumiculteurs affiliés aux stations de conditionnement de la région.

Déconfinement des librairies : Mais au quartier des Habous à Casablanca, la fermeture est toujours de mise

Par Qods Chabâa et Khadija Sabba – le360.ma – 29/05/2020

cover: الكتبيون مترددون في إعادة فتح مكتباتهم

Les libraires du Maroc sont autorisés depuis mardi 26 mai à ouvrir leurs portes. Mais au quartier des Habous à Casablanca où se concentre la majorité des échoppes, la fermeture est toujours de mise. Voici pourquoi.

Trois jours après l’autorisation de réouverture des libraires et des kiosques annoncée par Othman El Ferdaous, ministre de la Culture et de la jeunesse et des sports, au quartier des Habous, à Casablanca, seules trois boutiques de livres sur la vingtaine installées sur place ont levé leur rideau.. Et encore, à moitié.

« Nous ne sommes pas vraiment ouverts, il est vrai que l’autorisation du département de tutelle est tombée, mais nous n’avons rien d’écrit et certains libraires ont été sommés de fermer par les agents d’autorités », signale un responsable à la librairie Le Centre culturel arabe.

Hassan El Kamoun, président de l’association des libraires indépendants affirme qu’il y a eu quelques couacs suite à cette autorisation d’ouverture. « Plusieurs libraires à Agadir, Marrakech et Casablanca nous ont informés avoir été sommés par les agents d’autorité de fermer leurs boutiques après avoir appliqué l’autorisation d’ouverture émise par le ministère de la Culture« , explique-t-il.

Mohamed El Karam de la librairie Alhikma fait partie de ceux qui se sont résignés à ouvrir leurs portes, malgré tout. Il déclare que la fermeture durant trois mois durant l’état d’urgence sanitaire a été fatale pour le secteur. « Alors que nous réussissons d’habitude à sauver les meubles en réalisant des ventes durant le mois de ramadan, cette année cela n’a pas été possible vu que nous étions fermés. Les pertes sont énormes pour un secteur déjà fragile et en crise depuis de longues années », souligne-t-il.

Les rares autres libraires ouverts au quartier des Habous ont refusé de s’exprimer face à la caméra de Le360 de peur de représailles.

Selon Hassan El Kamoun, le ministère de la Culture est au courant de la situation actuelle et du fait que certains libraires, après avoir ouvert leurs portes, ont été sommés de baisser le rideau, par des agents d’autorité, visiblement non informés de la décision du ministère de tutelle.

Centre national de l’arganier : B. Hafidi fait le point

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 29/05/2020

Centre national de l’arganier : Hafidi fait le point

Il représentera un écosystème unique au monde et un terroir riche

L’avancement du projet du Centre national de l’arganier a été au centre d’une réunion tenue mardi par vidéoconférence sous la présidence de Brahim Hafidi, président de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), et qui a porté sur la partie architecturale de ce monument, lequel promet déjà d’être l’un des plus attrayants de la ville d’Agadir.

Dans les détails, le CNA concrétise les engagements de l’Etat avec l’interprofession dans le cadre du contrat programme pour la mise en place d’un pôle de compétence dédié à l’arganeraie et qui permettra de canaliser tous les efforts de tous les acteurs scientifiques et professionnels de la Réserve de la biosphère arganeraie.
En effet, le Centre national de l’arganier est une composante du programme «Gouvernance environnementale et climatique» de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammernarbeit (GIZ), mené en étroite coopération avec l’Andzoa. Le projet est exécuté sous le mandat du ministère fédéral de la coopération économique et du développement (BMZ).

Le projet sera situé dans la ville d’Agadir sur la route nationale N°1 (Marrakech-Agadir). La superficie de la parcelle qui va contenir le projet est estimée à 6.000 m2. Le CNA représentera un écosystème unique au monde et un terroir riche par sa diversité biologique et culturelle et sera un véritable pôle de compétences pour assurer un service de proximité de haut niveau au profit des différents partenaires pour la promotion et le développement de toutes les activités liées à l’arganier. Celui-ci se fixe plusieurs objectifs stratégiques à atteindre dont : la promotion du patrimoine naturel et culturel matériel et immatériel lié à l’arganeraie et l’arganier par la réalisation et l’animation d’une plateforme d’interprétation culturelle, environnementale et éducative, la conception et la réalisation d’une plateforme de gestion des connaissances sur l’arganeraie (capitalisation, gestion, partage), la coordination et l’encouragement de la recherche scientifique par l’appui à la mise en place de programmes fédérateurs et la veille technologique et l’expertise pour l’appui à l’encadrement, l’accompagnement et l’aide à la prise de décision des professionnels, des acteurs et des partenaires. Les activités et actions à mettre en œuvre sont destinées à recevoir le grand public pour initiation, découverte, éducation, loisir et présentation des dimensions diverses de l’arganeraie (processus de développement, de la transformation des produits et des dérivés de l’arganier…).

Par ses activités le CNA sera le temple des recherches interactives et un centre de rayonnement des grandes valeurs de l’arganeraie de son patrimoine et de ses produits. Le CNA est un équipement structurant et phare de la ville d’Agadir. Son aura sera perceptible dans toute la région, au niveau national et international. Le bâtiment du CNA sera implanté à l’image de l’arganier seul et individuel. Les matériaux naturels sont sollicités et utilisés..

Le groupe Accor va-t-il sauver le personnel du Sofitel Agadir ?

bladi.net – 29/05/2020

Le groupe Accor va-t-il sauver le personnel du Sofitel Agadir ?

La situation du personnel de l’hôtel de luxe, Sofitel Agadir Royal Bay Resorts, est dans l’expectative, après le divorce entre son principal actionnaire émirati et la société Risma, représentant légal du groupe français Accor.

Selon le site Agadir24, l’homme d’affaires originaire du Golfe n’envisage pas de prolonger l’accord de gestion avec la société marocaine, dont le contrat arrive à son terme au mois de juin.

Le gel des relations entre les deux partenaires aurait contribué à l’enlisement de la situation de l’une des structures hôtelières les plus dynamiques de la région, entraînant la perte de centaines d’emplois.

Après avoir affiché des taux de remplissage d’au moins 70 % durant des années, le gestionnaire de l’hôtel 5 étoiles a décidé d’abandonner hôtel et personnel, sans verser les 50 % des salaires promis au début de la crise du covid-19.

Après s’être saisies du dossier, les autorités locales ont proposé au Conseil d’administration lors d’une réunion qui s’est tenue le mardi 27 mai, plusieurs mesures urgentes en vue de trouver un compromis avec le personnel de l’hôtel.

Agadir : L’eau potable et la conservation de la mémoire de la ville au centre de réunions à distance

mapexpress.ma – 29/05/2020

Agadir: L’eau potable et la conservation de la mémoire de la ville au centre de réunions à distance

L’approvisionnement de la région de Hay Mohammadi en eau potable et la conservation de la mémoire historique d’Agadir ont été au centre de deux réunions à distance, tenues récemment par la technique de la visioconférence.

Présidée par le Wali de la région de Souss-Massa, Gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Ahmed Hajji, la première réunion s’est focalisée sur l’état d’avancement de l’approvisionnement de la région de “Hay Mohammadi” en eau potable, indique un communiqué publié à l’issue de ces rencontres.

Concernant la deuxième réunion, elle a été marquée par la présentation d’une étude architecturale pour l’aménagement d’une place de la mémoire d’Agadir dans l’ancien bâtiment de Bank Al-Maghrib.

Ont pris part à ces réunions, notamment, le président l’Agence du Bassin Hydraulique du Souss-Massa, le président régional de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), le Directeur général de la Régie Autonome Multi-Services d’Agadir (RAMSA), en plus de vice-présidents du Conseil de la région Souss-Massa et de la commune d’Agadir.

A rappeler que ces projets s’inscrivent dans le cadre du Programme de développement urbain d’Agadir (2020-2024), dont la cérémonie de lancement a été présidée, en février dernier, par SM le Roi Mohammed VI et qui a nécessité une enveloppe de 6 milliards de dirhams (MMDH) d’investissements.

Ce projet structurant vise la promotion du rôle de la ville d’Agadir en tant que pôle économique intégré et locomotive de toute la région.

Traversée Nador – Marseille le 3 juin 2020

Source : Consulat Général de France à Agadir :

Nous mettrons en place, mercredi 3 juin, grâce aux autorités marocaines, une traversée Nador – Marseille, avec la compagnie française La Méridionale.

Pour s’inscrire : https://framaforms.org/meridionale-demande-dinscription-sur…

 

Grève à La Méridionale : le trafic fortement perturbé

Consulat Général de France à Agadir : difficultés pour s’inscrire à partir du formulaire Balearia

Pour les traversées en ferry Tanger Med – Malaga :

En raison de dysfonctionnements constatés sur le formulaire BALEARIA et afin de simplifier la procédure, nous avons choisi de remplacer les formulaires Balearia par un formulaire nouveau et unique valable pour les cinq prochaines traversées Balearia 

https://framaforms.org/balearia-demande-dinscription-sur-un…

Si vous aviez réussi à vous inscrire sur le formulaire BALEARIA, il est tout de même très fortement recommandé de vous réinscrire sur notre nouveau formulaire.

L’inscription sur ce formulaire n’est pas une garantie d’obtention d’un billet mais vous place sur une file d’attente virtuelle pour les cinq prochaines traversées Tanger à Malaga opérées par BALEARIA, qui auront lieu les 5, 6, 7, 8 et 9 juin 2020.

 

Les ferries de Balearia à l'assaut du monopole Espagne - îles Canaries

 

Une usine de production de masques de protection s’installe à Agadir

par Malika Alami – lavieeco.com – 29/05/2020

Covid -19 Les résultats de l’appel à projets Recherche et Développement national

Par Malika Alami – lavieeco.com – 29/05/2020

Sur la chaîne Youtube Fatiareads : chronique littéraire

Une vidéo sur la chaîne Youtube Fatiareads autour du livre de Robin S. Sharma « Le moine qui vendit sa Ferrari »

Vidéo :

La blague du jour

Bientôt les vacances, mais où ?
Peut-être en Espagne ?

Traduction :

Nous n’avons pas le coronavirus.  La municipalité.

… Ils disent que c’est un nouveau plan pour attirer le public au village…!

Coronavirus : Situation le vendredi 29 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
.
Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
.
 10H00  29-05-2020
Guéris : 5223
Décès : 202
Cas confirmés : 7697
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 178169
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,48 %
Casa Settat
33,26 %
​​Daraa-Tafilalet
7.61 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.06 %
Fès Meknes
12,99 %
Guelmim Oued Noun
0,56 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,05 %
Marrakech Safi
17,27 %
Oriental
2,43 %
Rabat Salé Kenitra
9,11 %
Souss-Massa
1,14 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
14,03 %
Calculs sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 29/5/2020 à 10h00:
Région Cas confirmés Depuis la veille Confirmés/100’000 habitants Classement confirmés/100’000 habitants
Beni Mellal-Khénifra 114 = 4.5 9
Casa Settat 2560 +41 37.5 1
Drâa-Tafilalet 586 = 36.0 2
Dakhla-Oued Ed Dahab 5 = 4.4 10
Fès Meknes 1000 +3 23.7 5
Guelmim Oued Noun 43 = 10.4 7
Laâyoune-Sakia El Hamra 4 = 1.2 12
Marrakech Safi 1329 = 29.5 4
Oriental 187 +1 8.1 8
Rabat Salé Kenitra 701 +3 15.4 6
Souss-Massa 88 = 3.3 11
Tanger Tetouan Al Hoceima 1080 +13 30.5 3

22.9 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+61 cas confirmés, +114 guérisons, +0 décès, +11595 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 2272 cas actifs (-53 depuis la veille).
Souss-Massa est la 11ème région la plus touchée en proportion de sa population.
Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

Merci Superblue !

L’application Wiqaytna bientôt opérationnelle

par Tilila EL GHOUARI – leconomiste.com – 29/05/2020

Covid-19: ce que vous devez savoir sur l'application mobile de ...

L’application communautaire pour la maîtrise de la chaîne de contamination au covid-19 sera déployée incessamment. Les ministères de l’Intérieur et de la Santé vont lancer une campagne de sensibilisation en ce sens très prochainement. Des ateliers virtuels de formation des équipes chargées du suivi de ces contacts seront également déployés par visioconférence. Parallèlement, le matériel didactique et de communication sera envoyé par mail aux directeurs des CHU et directeurs régionaux de la santé.

Ahmed Toufiq : Les mosquées seront rouvertes à la lumière des décisions des autorités compétentes

lematin.ma – 28/05/2020

Ahmed Toufiq : Les mosquées seront rouvertes  à la lumière des décisions des autorités compétentes

Le ministre des Habous et des affaires islamiques, Ahmed Toufiq, a souligné, jeudi à Rabat, que les mosquées seront rouvertes dès que les autorités compétentes auront décidé que la situation sanitaire est normalisée. «Il faut rassurer les citoyens que cette mesure est temporaire et que les prières reprendront dans les mosquées dès que les autorités compétentes auront décidé que la situation sanitaire est normalisée», a-t-il indiqué lors d’une réunion de la commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des Marocains résidant à l’étranger à la Chambre des représentants, consacrée à l’examen des mesures entreprises par le ministère en matière de renforcement et d’encadrement religieux des citoyens à la lumière de la pandémie du coronavirus. Le ministre a, dans ce sens, relevé que le retour aux lieux de culte sera décidé par les organes compétents administratifs et sanitaires et non par le département, notant que les mosquées rouvriront leurs portes de façon normale dès la prise de décision à ce sujet.

Concernant le pèlerinage, le responsable a souligné que «nous ne disposons d’aucune notification ou communication officielle de la part du ministère saoudien du Hajj concernant ce qui va se passer lors des prochains jours (…), néanmoins nous avons une correspondance du ministre saoudien, datant du mois de mars, qui demande d’attendre avant de conclure un contrat». Il a affirmé que «jusqu’à présent, nous n’avons signé aucun contrat lié aux services d’hébergement, de transport et de subsistance», ajoutant que «le pèlerinage nécessite beaucoup d’organisation, de mesures et de temps et que la question repose sur la décision des autorités saoudiennes».

Pour ce qui de la fête de l’Aïd Al Adha, le ministre a indiqué qu’«il est encore tôt pour parler de ce rituel, parce que nul ne sait ce qui se passera demain». Évoquant la question de l’aumône légale (Zakat Al Fitr), il a expliqué qu’il s’agit, comme la prière, d’une obligation financière que chaque musulman doit verser conformément à la Charia, sauf que sa réglementation demeure une affaire décidée par Amir Al-Mouminine, S.M. le Roi Mohammed VI.

S’agissant de certains points de vue non officiels concernant la religion, M. Toufiq a noté que malgré le fait que la liberté soit le mot d’ordre en ces temps modernes, en particulier la liberté d’expression en matière politique et sur des questions de société, dans le domaine religieux «le croyant se doit, en vertu du Coran et de la Sunna, d’être conscient de ce qu’il consomme». Il a, à cet égard, expliqué que la propagation des fake news constitue un souci pour les parties qui gèrent la chose religieuse, parce qu’il est impossible de contrôler tout ce qui est diffusé par les médias, notant que le ministère reste ouvert à toutes les suggestions pour dépasser cette crise.

Dans le cadre des mesures préventives entreprises par le ministère pour lutter contre la propagation du Covid-19, il a été procédé à le fermeture de 52.000 mosquées, d’environ 1.500 zaouïas, de plus de 5.000 mausolées, de 14.000 établissements et écoles coraniques et de l’Université Al Quaraouiyine, outre l’interdiction des rassemblements pour les cours d’alphabétisation dans 7.077 mosquées et la suspension des activités de la Fondation Mohammed VI des oulémas africains et de la Fondation Mohammed VI pour la promotion des œuvres sociales des préposés religieux, a-t-il rappelé.
Côté médiatique, M. Toufiq a indiqué que le ministère a réalisé une série de programmes diffusés sur la chaîne Mohammed VI et la radio Mohammed VI du Saint Coran.

Cafés et restos autorisés à rouvrir dès vendredi 29 mai, pour les commandes.

medias24.com – 28/05/2020

Le ministère de l’industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique annonce dans un communiqué que les café et restaurants sont autorisés à rouvrir mais uniquement pour les services à emporter et livraison à domicile.

Cafés et restos autorisés à rouvrir dès vendredi 29 mai pour les commandes

Ces établissements doivent respecter strictement les règles de prévention et de santé prévues par les autorités sanitaires, notamment :

  • – S’assurer de la propreté et de l’hygiène des lieux, d’une manière permanente et toute la journée.
  • – Assurer une ventilation adéquate pour le lieu de travail.
  • – Fournir des solutions antiseptiques et des masques de protection aux utilisateurs.
  • – Organisation du travail pour assurer la densité minimale d’employés.
  • – Respecter les règles de distanciation entre les clients et les utilisateurs, et entre eux.
  • – Assurer la sécurité de la nourriture et des boissons adressés aux clients lors des étapes de préparation, conditionnement, transport et livraison.
  • – Engagement à livrer les commandes en dehors du magasin.
  • – Sensibiliser les utilisateurs à adhérer aux procédures précitées et intensifier les mesures de prévention et d’hygiène, que ce soit sur le lieu de travail ou à l’extérieur.
  • – Surveiller l’état de santé des employés, prendre les mesures préventives nécessaires et informer les autorités compétentes en cas de suspicion d’infection d’un des employés par le coronavirus.

Les comités mixtes de suivi et les organes et autorités de contrôle compétents seront chargés de suivre et de contrôler le degré de respect de ces procédures et d’adopter les mesures préventives et les mesures de restriction nécessaires contre les contrevenants.

Taux de positivité, état clinique, âge des patients… Khalid Ait Taleb dit tout

aujourdhui.ma – 28/05/2020

Taux de positivité, état clinique, âge des patients… Khalid Ait Taleb dit tout

Un bilan détaillé de l’évolution de la situation pandémique au Maroc a été dressé jeudi par Khalid Ait Taleb.

Le ministre de la santé a dévoilé devant les membres de la commission des secteurs sociaux à la Chambre des députés des indicateurs tant attendus par l’opinion publique. Le bilan dressé est arrêté au jeudi 28 mai à 9h42. Il ressort que le Maroc a enregistré depuis le début de cette crise un total de 182.287 cas, dont 7.638 cas confirmés. 92,94% sont locaux contre 7,06% importés. Le nombre de guérisons monte en flèche.

Il représente selon les indicateurs dévoilés le double des cas actifs (en cours de traitement). On note dans ce sens 5.109 personnes rétablies contre 2.051 sous traitement ou en attente de confirmation de guérison. Quant aux décès, ils sont limités à ce jour à 202. Outre ces chiffres, le ministre a mis en exergue un aspect encore non dévoilé de la situation pandémique. Citons dans ce sens le taux de positivité qui se situe actuellement à 4,19%. Le taux de létalité est pour sa part contenu à 2,64%. S’agissant de l’état clinique des personnes atteintes du Covid-19 au Maroc, on apprend du ministre que 95,97% des cas sont hospitalisés dont 1,06% en soins intensifs. En parallèle, les 4,04% restants sont traités à domicile.

S’agissant de la répartition régionale, Casablanca-Settat domine toujours le classement cumulant 2.514 cas confirmés. Marrakech-Safi arrive en deuxième position avec un total de 1.329 contaminations, suivie de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (1.067), Fès-Meknès (997), Rabat-Salé-Kénitra (706), Draa-Tafilalet (586), l’Oriental (186), Beni Mellal-Khénifra (113), Souss-Massa (88), Guelmim-Oued Noun (43), Dakhla-Oued Eddahab (5) et Laayoune-Sakia El Hamra (4). Notons que 35% des personnes atteintes sont âgées entre 25 et 40 ans, au moment où 13% autres sont âgées entre 15 à 20 ans. Les personnes âgées entre 40 et 65 ans représentent 33% des cas confirmés au moment où celles dont l’âge dépasse les 65 ans sont estimées à 7% tandis que 4% autres sont âgées entre 5 et 15 ans.

Notons que le Maroc enregistre ces derniers jours de moins en moins de cas de contamination au Covid-19. Seulement 42 cas ont été confirmés ces dernières 24 heures portant le cumul des contaminations à 7.643, soit 21 cas pour 1.000 habitants. Le bilan établi jeudi en fin de journée (18h) fait ressortir également la guérison de 217 cas au moment où aucun nouveau décès n’a été enregistré ces dernières 24 heures. Notons que le taux de rémission grimpe actuellement à 68%.

Binationaux Belgo-Marocains bloqués au Maroc par le Covid-19: une troisième phase de retours aura lieu en juin

par Baudouin Loos – lesoir.be – 28/05/2020

La fin d’une longue saga ? Des milliers de Belgo-Marocains ont déjà été rapatriés en Belgique, mais il en restait encore beaucoup. Une troisième phase de retours est annoncée.

Retour de binationaux belgo-marocains, le 2 mai dernier à Brussels-Airport.

Retour de binationaux belgo-marocains, le 2 mai dernier à Brussels-Airport. – Belga.

La saga des rapatriements de binationaux bloqués au Maroc pourrait enfin bientôt se clôturer, du moins peut-on l’espérer alors que l’ambassade belge à Rabat a annoncé le 26 mai que de nouveaux vols, cette fois assurés par la compagnie TUI Fly, seront organisés en juin. Les vols partiront de Casablanca mais, puisque la plupart des Belgo-Marocains concernés se trouvent dans les villes situées au nord du Maroc, l’ambassade de Belgique à Rabat précise qu’elle « coordonnera le transport par bus des grandes villes de la région vers l’aéroport ».

Lorsque, en réaction aux premiers cas de Covid-19, le Maroc a fermé ses frontières et son espace aérien, à la mi-mars, des milliers de binationaux – le nombre total est difficile à préciser, les estimations oscillent entre 5.000 et 10.000 personnes – se sont retrouvés piégés au royaume chérifien. Parmi eux, de nombreux cas pathétiques de familles séparées, de malades en mal de traitements ou de travailleurs dont l’emploi se trouvait menacé.

Les Affaires étrangères ont organisé deux phases de rapatriements, l’une en mars depuis les aéroports d’Agadir et de Marrakech, puis à partir du 1er mai depuis Casablanca. Au total plus de 3.000 binationaux ont ainsi pu regagner leur lieu habituel de résidence en Belgique, et cela après des négociations parfois tendues avec les autorités marocaines. Entre ces deux phases, de nombreuses personnes concernées avaient alimenté Facebook en histoires parfois poignantes, et un vrai sentiment d’abandon avait habité une bonne partie de ces Belgo-Marocains.

Des preuves à fournir

La dernière phase, qui commence le 2 juin – le vol serait complet, selon des commentaires sur Facebook – montre que les candidats au retour en Belgique restent nombreux. Ils devront remplir les mêmes conditions qu’auparavant : il s’agira notamment de prouver, comme l’indique l’ambassade belge « qu’un retour en Belgique est impératif pour raisons familiales (séparation d’avec vos enfants mineurs), économiques (risque de perte d’emploi ou de faillite d’entreprise) ou médicales (sur base d’attestations médicales) ». En outre, dit le texte, « il vous sera également demandé de prouver que vous aviez déjà réservé un vol de retour mais que celui-ci a été annulé ».

Selon un communiqué ce 28 mai des deux plateformes créées sur Facebook pour soutenir les binationaux bloqués au Maroc, « ces vols de TUI Fly vont se poursuivre tout au long du mois de juin à raison de deux ou trois par semaine en attendant l’ouverture prochaine de l’espace aérien du Maroc que nous espérons pour fin juin ».

Ainsi se terminera enfin un feuilleton qui a tenu en haleine des milliers de familles belges, ainsi que de nombreux membres du personnel du ministère des Affaires étrangères belges qui ont dû déployer des efforts considérables pour mener à bien une mission pas toujours aisée.

PORTS : LES CHANTIERS PRIORITAIRES DE L’ANP POUR 2020

Par Ismail Benbaba – le360.ma – 28/05/2020

Port

3,6 milliards de DH, c’est le montant qu’investira l’ANP pour renforcer la compétitivité des ports sous sa gestion sur la période 2020-2022. Rien que pour 2020, l’agence investira environ 1,5 milliard de DH.

C’est une véritable feuille de route pour le secteur portuaire qui a été dévoilée à l’occasion du dernier conseil d’administration de l’ANP (Agence nationale des ports) pour les deux prochaines années, nous apprend Aujourd’hui Le Maroc dans sa publication en kiosque ce vendredi.

Le quotidien, qui revient sur la stratégie portuaire du royaume, indique que les principaux axes du plan d’action de l’Agence vont de la  consolidation du système de régulation à l’achèvement de la réalisation des grands projets structurants, en passant par la mise en place  des  chantiers  de  digitalisation  et  de dématérialisation.

Ainsi, c’est une enveloppe de 3,6 milliards de DH qui sera consacrée à la poursuite des efforts d’investissement programmés pour la période  2020-2022. Le journal rappelle que lors de la présentation des principales lignes du projet de budgets au titre de l’année 2020,  la directrice générale de l’ANP,  Nadia Laraki, avait indiqué que le volume du trafic traité par les ports relevant de l’Agence  nationale des ports continuera son trend haussier en réalisant une variation  de  +3,9%, pour franchir le niveau de 90  millions de tonnes en 2020. Une progression tirée par l’augmentation de 5,7% de l’activité des conteneurs et par la  consolidation du rythme d’évolution de l’activité phosphatière qui enregistrera une hausse globale de 4,9%.

Aujourd’hui Le Maroc précise aussi que l’accroissement soutenu de l’activité  portuaire  est  accompagné par la mise en œuvre de programmes d’investissemen d’environ 1,5 milliard pour la seule année 2020. Notons que les principaux projets prévus dans ce cadre concernent le réaménagement de la gare maritime de Nador, la réalisation des quais pour la zone chantier naval au port  d’Agadir, les travaux  d’extension du port de Jebha, des aménagements intérieurs au bâtiment communautaire au  port  de Casablanca  et l’aménagement de l’ouvrage d’accès au port sec de Zenata.

De même, sur le plan de la régulation, le programme d’action de l’ANP arrêté au titre de l’année 2020 fait ressortir des projets visant le  renforcement de la régulation des opérateurs et des activités portuaires, la promotion du régime de placement des terminaux portuaires ainsi que la poursuite de projets communautaires ciblant l’amélioration de la compétitivité du transit portuaire.

On apprend aussi qu’en termes de prévisions budgétaires, le chiffre d’affaires de l’Agence au titre de l’année 2020 franchira le cap des 2 milliards de DH, soit un rebond avoisinant  13%  par rapport aux prévisions de réalisation de l’année 2019.

Vrai ou Fake sur la covid-19 au Maroc, jeudi 28 mai

par Hajar Dari – challenge.ma – 28/05/2020

Le Coronavirus, qui a contaminé plus de 5.8 millions de personnes dans le monde, est à l’origine d’un flot de Fake news relayées par des sites d’information et sur les réseaux sociaux. La MAP fait le tri entre l’intox et les bonnes informations pour une meilleure sensibilisation.

 

-Réouverture des mosquées à travers le Royaume le 4 juin 2020. FAKE

– 35 nouveaux cas d’infection au nouveau coronavirus (Covid-19) ont été confirmés au Maroc, portant à 7.636 le nombre total des cas de contamination. VRAI

L’Office National des Aéroports (ONDA) prépare la réouverture des aéroports en commençant par celui de Casablanca Mohammed V. FAKE

-Près de deux millions de réclamations ont été enregistrées par les ménages du secteur informel via le portail « www.tadamoncovid.ma »VRAI

Wiqaytna, l’application de suivi des contacts des personnes positives au coronavirus, accédera à l’ensemble des contacts et des données des utilisateurs. FAKE

-Les cas actifs ont atteint 2.421 personnes, soit un taux de 6,7% pour chaque 100.000 habitants. VRAI

-LONCF renforce, à partir du lundi 1er juin 2020, l’offre des trains navettes rapides (TNR), maintenue à régime réduit en période de confinement sur les axes de proximité Casa Port-Settat, Casa Port-El Jadida et Casa Port-Rabat-Kénitra. VRAI

– Le nombre des rémissions du nouveau coronavirus dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima a atteint 857 sur un total de 1.045 cas de contamination, soit un taux de guérison de 82%. VRAI

-Plus de 5,55 MDH ont été débloqués à Agadir dans le cadre de la contribution de l’INDH aux efforts déployés pour lutter contre le nouveau Coronavirus (Covid-19). VRAI

La blague du jour

Coronavirus : Situation le jeudi 28 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
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Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
.
 10H00  28-05-2020
Guéris : 5109
Décès : 202
Cas confirmés : 7636
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 166574
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,49 %
Casa Settat
32,99 %
​​Daraa-Tafilalet
7.67 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.07 %
Fès Meknes
13,06 %
Guelmim Oued Noun
0,56 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,05 %
Marrakech Safi
17,40 %
Oriental
2,44 %
Rabat Salé Kenitra
9,14 %
Souss-Massa
1,15 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
13,97 %
Calculs sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 28/5/2020 à 10h00:
Région Cas confirmés Depuis la veille Confirmés/100’000 habitants Classement confirmés/100’000 habitants
Beni Mellal-Khénifra 114 +1 4.5 9
Casa Settat 2519 +24 36.9 1
Drâa-Tafilalet 586 = 36.0 2
Dakhla-Oued Ed Dahab 5 = 4.4 10
Fès Meknes 997 +2 23.6 5
Guelmim Oued Noun 43 = 10.4 7
Laâyoune-Sakia El Hamra 4 = 1.2 12
Marrakech Safi 1329 +1 29.5 4
Oriental 186 = 8.1 8
Rabat Salé Kenitra 698 +2 15.3 6
Souss-Massa 88 = 3.3 11
Tanger Tetouan Al Hoceima 1067 +22 30.1 3

22.7 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+52 cas confirmés, +140 guérisons, +0 décès, +10783 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 2325 cas actifs (-88 depuis la veille).
Souss-Massa est la 11ème région la plus touchée en proportion de sa population.
Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

Merci Superblue !

Mermoz, gloire et mort mystérieuse d’une des légendes de l’aviation

ndarinfo.com – 27/05/2020

Il y a 90 ans, Jean Mermoz réussissait la première liaison postale aérienne directe France-Amérique du Sud. Sa passion pour l’aviation, son mariage avec Gilberte Chazotte, son amitié avec Saint-Exupéry… Dans ce nouvel épisode de « Au cœur de l’histoire », produit par Europe 1 Studio, Jean des Cars revient sur le parcours de ce héros légendaire de l’aviation surnommé « l’Archange ».

Le 11 mai 1930, il y a 90 ans, un aviateur réussissait la première liaison postale aérienne directe France-Amérique du Sud. Son nom : Jean Mermoz. Dans ce nouvel épisode de « Au cœur de l’histoire », produit par Europe 1 Studio, Jean des Cars dresse le portrait de cette figure de l’Aéropostale.

Le 11 mai 1930, une foule incroyable se presse le long du fleuve, à Saint-Louis du Sénégal. Le grondement d’un avion met ces centaines de gens au comble de la joie : c’est le magnifique et tout nouvel hydravion sorti des usines Latécoère. Il se pose sur le fleuve Sénégal. Les portes s’ouvrent. Le premier à sortir est Didier Daurat, le patron mythique des usines Latécoère et de l’Aéropostale. Puis apparaît l’équipage : le navigateur Gimié et le radio Dabry. Enfin, celui que tout le monde attend, Jean Mermoz. Grand, blond, magnifique, il a été choisi par Daurat pour piloter cet hydravion. C’est un vrai défi de faire traverser à l’appareil l’Atlantique Sud d’une seule traite. Selon lui, Mermoz, déjà couvert de gloire, est le seul à pouvoir le relever.

Mermoz est arrivé quelques semaines auparavant de Buenos Aires, en Argentine, pour tester l’appareil, baptisé le Comte de La Vaulx, sur l’étang de Berre, près de Marseille. Il a passé son brevet de pilote d’hydravion, exécuté un vol d’essai obligatoire de 3.500 km. Profitant de cette occasion, Mermoz s’est attaqué, avec son équipage, au record du monde de distance qu’ils portent à 4.308 km en 30 heures et 25 minutes. Un beau baptême pour le nouvel appareil !

Puis, ils se sont envolés de Marseille pour le Sénégal. Daurat, le patron, voulait absolument être avec eux pour le départ du vol inaugural. Fêtes et réceptions occupent toute la journée. Le lendemain matin, à 11h, le trio Mermoz-Gimié-Dabry s’installe dans la carlingue. C’est la première fois que Mermoz se trouve dans un avion aussi confortable. Il a ses aises, ses deux compagnons aussi. Le radio aura deux relais au cours de la traversée, avec deux bateaux, des avisos. L’un, le Phocée, est  fixé à 1.000 km du Sénégal et l’autre, le Brintivi, à 1.000 km de Natal, sur la côte brésilienne.

Le jour du départ a été bien choisi car cette nuit, il y aura pleine lune. Une nécessité pour un pareil vol de nuit. Le temps est idéal, pas un nuage à l’horizon. C’est à 6 heures du soir que le moment le plus périlleux du voyage s’annonce, la fameuse traversée du pot au noir. Un cauchemar pour tous les aviateurs. C’est une masse nuageuse sombre qui se profile à l’horizon, se gonfle, devient gigantesque et avale l’appareil. Mermoz tient bon dans le fracas du vent, de la grêle et des trombes d’eau. Et le Comte de La Vaulx résiste. Il passe entre deux colonnes de déluges. Laissons la parole à Mermoz :

« Phénoménales les sensations, je bruisse d’allégresse, en apesanteur, hors du temps, soudain, au loin, un faisceau en luminosité divine m’arrache à ma transe : la pleine Lune de mai ! Bien qu’elle m’oblige à un détour coûteux en carburant, je me lance vers la promesse de libération… A nous la splendeur de l’astre en reflet sur l’océan dormeur. D’un coup, je me sens comme un poney qu’on lâche dans un pré, je bondirais volontiers, sauterais, danserais si je pouvais quitter mon siège. On a réussi !On a passé le pot au noir ! »

Il leur reste encore 1.000 km à parcourir. Ils volent à un degré du Brintivi avec lequel Gimié établit le contact. Ils survolent Natal, la capitale de l’Etat du Rio Grande, au nord-est du Brésil, avant de se poser en douceur sur le fleuve Potengi, devant la base de l’Aéropostale, après 21h et 15 minutes de vol. Sitôt arrivés, Mermoz glisse à la queue de l’avion, déloge les sacs de courrier et les lance à Gimié et Dabry.

Dans 20 minutes, les sacs seront dans l’avion que Barbier pilotera jusqu’à Rio de Janeiro et de Rio, ce sera Guillaumet qui enchaînera le vol jusqu’à Santiago du Chili. L’Aéropostale a gagné son pari. Mais qui est donc le vainqueur, Jean Mermoz ?

Un jeune homme qui voulait être aviateur

Jean Mermoz est né le 4 décembre 1901 à Aubenton, dans les Ardennes. Son père est aubergiste. Il maltraite sa mère qui le quitte en 1902. Elle part en emmenant son fils. Elle doit gagner sa vie, confiant le bébé à ses parents. Ils l’élèvent sans tendresse. Le petit Jean n’aperçoit sa mère, qu’il adore, que les dimanches. Il travaille bien à l’école. Il a une passion pour la lecture. Trois auteurs l’accompagneront toute sa vie : à chaque voyage, à chaque escale, il aura avec lui Baudelaire, Verlaine et Armand Sylvestre, un poète parnassien, bien oublié aujourd’hui.

Pendant la Première Guerre mondiale, ses grands-parents se retirent avec lui à Aurillac, dans le Cantal. Il ne retrouvera sa mère qu’en 1918, à Paris… Elle est infirmière à l’hôpital Laënnec. Ils vivent dans un atelier d’artistes, à Montparnasse. Jean Mermoz passe brillamment l’écrit de son baccalauréat mais échoue à l’oral à cause de sa très grande timidité. Un ami de sa mère, chanteur d’opérette, lui conseille de s’engager dans l’armée et de choisir l’aviation. Les avions ont fait leurs preuves pendant la guerre, ils symbolisent l’avenir.

Mermoz fait ses classes. Un petit matin de décembre 1920, venant de fêter ses 19 ans, il monte dans un Bréguet 14 qu’il va piloter seul pour la première fois ! C’est la révélation ! Il sent l’avion, il l’apprivoise mais rate son atterrissage : le Bréguet s’écrase sur la piste. Mermoz s’est fracturé la mâchoire et un tibia. Ce n’est pas très grave. En revanche, il est certain d’avoir trouvé sa voie. Il s’entraîne et obtient son brevet de pilote militaire le 10 février 1921. Mermoz est affecté à Metz dans une escadrille.

Un incroyable charisme, une facilité de conviction

Parlons un peu de son physique : c’est un véritable athlète, qui aime le sport. Il pratique la boxe française et soulève volontiers les poids et haltères. C’est aussi un excellent nageur. Son allure est impressionnante. Une crinière blonde lui fait une tête d’archange. Il plaît aux femmes, il fréquente des prostituées qui l’initient à la cocaïne. Mais il a surtout un incroyable charisme, une générosité, une facilité de conviction qui le mettra toujours un peu au-dessus des autres.

Son affectation suivante est Damas, plus exactement Palmyre où, en application du mandat donné à la France, les avions français aident la troupe à pacifier les tribus rebelles. C’est à Palmyre que Mermoz s’affranchit de la cocaïne : il court vers une dune, il y enfouit son stock. Il souffre. Il résiste. Il n’y touchera plus jamais. S’il adore les nourritures abondantes, les dîners joyeux, les agapes en tous genres, il saura toujours se modérer dans sa consommation d’alcool. C’est dans le désert syrien qu’il vit sa première expérience d’un crash aérien. Avec son mécanicien, ils vont souffrir plusieurs jours de déshydratation avant d’être sauvés par un peloton de méharistes.

En 18 mois à Palmyre, Mermoz atteint ses 600 heures de vol. Il se fait des amitiés qu’il retrouvera sous d’autres cieux, Etienne et Guillaumet. Il rentre en France, passe un an à Thionville puis quitte l’armée. A Paris, il s’installe dans une chambre meublée. Il pense que son expérience de pilote va lui permettre de trouver facilement un emploi dans un compagnie aérienne. Mais ce n’est pas facile. Il lui faut attendre le 23 septembre 1923. Ce jour-là, il reçoit une lettre de l’usine Latécoère, à Toulouse. On lui propose un engagement de pilote.

« Au Grand Balcon » : rendez-vous des aviateurs

Mermoz arrive à Toulouse le 13 octobre 1923. Dès l’Armistice de 1918, l’industriel Pierre Latécoère avait décidé d’établir une liaison aérienne entre la France et l’Argentine. C’était un rêve insensé : aucun avion ne pouvait alors franchir l’obstacle de l’Atlantique. Mais ce Pyrénéen y croyait. Ce qu’il appelait « la ligne » prenait tournure : une fois par semaine, le courrier était acheminé de Toulouse à Casablanca.

Mermoz est reçu par le directeur, Didier Daurat, ancien pilote, héros de la Grande Guerre. C’est lui qui avait découvert, lors d’un vol de reconnaissance au-dessus des lignes allemandes, la terrible Grosse Bertha qui avait bombardé Paris en 1918, en particulier l’église Saint-Gervais. Si Jean Mermoz pensait voler tout de suite, il se trompait. Chez Latécoère, tous les pilotes passent d’abord par les ateliers. Ils apprennent à décortiquer les moteurs, à les nettoyer. Les ouvriers de l’usine leur révèlent, avec patience, les secrets des moteurs. C’est obligatoire.

Le soir, les pilotes se retrouvent dans un petite pension de famille de Toulouse « Au Grand Balcon », tenue par trois adorables vieilles filles aux petits soins pour les pilotes. Au bout de trois semaines, Jean Mermoz est enfin autorisé à voler. Là, il se livre à une exercice de haute virtuosité, enchaînant les loopings, persuadé d’avoir ébloui le patron ! Daurat le douche : « J’ai besoin de pilotes, pas d’acrobates de cirque ! ».

Bien que furieux, il ne congédie pas Mermoz. Il lui donne une deuxième chance. Cette-fois, l’exercice est parfait. Jean Mermoz va désormais être affecté au courrier Toulouse-Barcelone-Alicante. Puis, le 1er janvier 1925, la ligne s’allonge, dépasse l’Espagne, apportant un courrier hebdomadaire au Maroc, à Casablanca et à Dakar, au Sénégal. C’est « La ligne des sables », avec trois escales de ravitaillement, dont une qui va devenir mythique dans la conquête aérienne de l’Atlantique, Cap Juby (Maintenant Tarfaya).

C’est un fortin dans ce qui est alors une colonie espagnole au Maroc. Les conditions sont rustiques : le soleil est brûlant, les nuits d’hiver glacées et il y a fréquemment des vents de sable. Les accidents sont nombreux. Mermoz n’est pas épargné. Entre Agadir et Juby, il se perd dans la brume et son moteur tombe en panne. Il réussit à se poser sans moteur et sans trop de casse, dans une ville inconnue. Il avait déjà connu ce genre de mésaventure près de Palmyre et ne s’inquiète pas trop. Son mécanicien et lui sont finalement récupérés par des Touaregs qui réclameront une rançon…. payée rubis sur l’ongle par Latécoère ! Mermoz et son compagnon sont très précieux !

Son amitié avec Antoine de Saint-Exupéry

En juin 1927, un nouveau chef d’escale l’accueille à Cap Juby. Il est vêtu d’une gandoura.Il a une tête ronde, un nez retroussé. Il est un peu maladroit mais reçoit Mermoz chaleureusement. Il lui dit : « J’avais tellement envie de vous rencontrer. Moi, c’est Saint-Exupéry. On m’appelle Saint-Ex ! »

Entre ces deux hommes, l’amitié est immédiate, définitive et totale. Pour fêter cette rencontre, Jean Mermoz, qui est arrivé avec une cargaison de victuailles, prépare un festin. Antoine de Saint-Exupéry monte dans son avion avec des bouteilles pour, dit-il, les « rafraîchir en altitude » ! Ces deux hommes ont en commun d’avoir été meurtris par l’absence d’un père. Mermoz n’avait jamais connu le sien, Saint-Ex, qui a un an de moins que Mermoz, a été orphelin très jeune. Tous deux partagent aussi une extrême sensibilité, une passion pour leurs mères respectives et, bien sûr, l’amour de la littérature. Mermoz dessine bien, Saint-Ex aussi et il croque son nouvel ami en lion. Saint-Ex aime également écrire et Mermoz sera le premier lecteur de l’esquisse du premier vrai livre de Saint-Exupéry, Courrier Sud, pendant les quinze jours qu’ils partagent à Cap Juby.

Mais pour Mermoz, la ligne continue : après Dakar, ce sera l’Amérique du Sud. Il part pour Buenos-Aires. Daurat le nomme chef-pilote chargé de défricher la ligne qui reliera le Brésil au Chili, en passant par le Paraguay, l’Uruguay et l’Argentine.

Un défi : survoler la cordillère des Andes

Dès son arrivée à Buenos-Aires, Mermoz persuade Marcel Bouillou-Lafont de racheter la ligne à Latécoère, qui se consacrerait désormais uniquement à la construction des avions. Bouillou-Lafont est un Français qui a fait fortune en Argentine en construisant des ponts et des voies ferrées. Il possède son propre réseau bancaire. Totalement séduit par le projet de Mermoz, il envisage un trafic postal régulier entre l’Europe et Santiago du Chili, via l’Afrique. L’homme d’affaires se donne cinq ans comme délai pour la mise en route complète de la ligne. Et il lui trouve un nom : l’Aéropostale, qui deviendra mythique.

Mermoz devient chef-pilote de l’Amérique du Sud. À lui de développer la ligne Rio-Buenos-Aires-Santiago. Il va alors sillonner le continent sud-américain. Il balise le trajet Buenos-Aires-Rio, parcourt aussi le nord du continent, la Guyane, l’Uruguay et le Paraguay pour trouver des lieux susceptibles d’être aménagés en aéroports. Il invente, pour gagner du temps, les vols de nuit entre Rio et Buenos-Aires. Le 16 avril 1926, à 2 heures du matin, il quitte Rio. Il arrive le lendemain à Buenos Aires. Au lieu de trois jours, il lui a fallu moins de 24 heures pour relier les deux villes.

Le 9 mars 1929, Mermoz s’attaque à la partie la plus difficile de l’itinéraire : Buenos-Aires-Santiago, et donc au franchissement de la Cordillère des Andes. Après maints repérages et quelques  accidents, le pilote réussit. Il profite de courants d’air ascendants, lui permettant de franchir ces montagnes dominées par l’Aconcagua, qui culmine à près de 7.000 m et marque, spectaculairement, la frontière entre l’Argentine et le Chili.  Il eut été plus facile de voler au sud mais cela prenait trop de temps. Le courrier doit passer au plus vite !

Le 14 juillet 1929, c’est l’inauguration de la ligne régulière Rio-Buenos-Aires-Santiago. Quelques mois plus tard, à la mi-octobre Saint-Ex le rejoint à Buenos-Aires. C’est une ville fascinante. Elle regorge de restaurants, de cabarets. La vie nocturne est palpitante. Mermoz fréquente le lieu de plaisirs le plus connu de la ligne, le Tabaris. Saint-Ex va partager avec lui de folles nuits argentines. Saint-Exupéry travaille à son nouveau livre Vol de nuit et demande à Mermoz des détails sur cette navigation qu’il a inventée et pratiquée.

Bien que voyageant sans arrêt, Jean Mermoz est tombé amoureux. L’année précédente, il avait rencontré la très jeune fille d’un diplomate français, Gilberte Chazottes, 18 ans. On la surnomme Betina. Il décide qu’elle sera la femme de sa vie. Leur histoire d’amour est un peu compliquée car la jeune fille partage sa vie entre Buenos-Aires et Paris où elle passe six mois de l’année. Peu importe : si elle n’est pas là, ils s’écrivent. La vie de Mermoz est un mouvement perpétuel. Sa passion pour Betina ne changera pas mais sa vie de pilote a priorité sur tout le reste et Betina risque de ne pas le voir souvent…

Entre-temps, malgré la disparition de Nungesser et Coli, l’Atlantique nord n’est plus invincible. Il a été traversé par Lindbergh les 20 et 21 mai 1927. L’Aéropostale est donc poussée à faire voyager le courrier non plus par bateau mais par avion au-dessus de l’Atlantique. Et cela nous ramène à ce que je vous ai raconté au début de ce récit, la traversée victorieuse Dakar-Natal, en mai 1930.

Sa dernière traversée

Si le vol Dakar-Natal s’était bien passé, le vol de retour vire au cauchemar. Des problèmes techniques empêchent le décollage. Il faut modifier les flotteurs de l’hydravion, ce qui est une immense perte de temps. Le décollage est laborieux. Mermoz s’y prend à plusieurs reprises. Il est contraint d’alléger l’appareil au maximum. Finalement, le 6 juillet 1930, tout se passe bien, y compris la traversée du pot au noir jusqu’à ce qu’une fuite d’huile vienne à bout du moteur. L’hydravion est à environ 1.000 km de Dakar. Mais il repère son relais-radio, l’aviso Phocée. Mermoz amerrit. La mer est houleuse. L’un des flotteurs cède. Le Comte de Lavaux va couler. L’équipage et le courrier seront récupérés par le Phocée.

Mermoz regagne Paris à toute vitesse, juste à temps pour épouser Bétina le 23 août 1930. Lors de leur voyage de noces à Saint-Raphaël, il retrouvent un vieil ami russe de Jean qui leur présente un personnage extraordinaire, lequel va devenir, lui aussi, un ami indéfectible, Joseph Kessel. Ils ont tant de choses en commun, leur goût de l’aventure, la passion de la vie. Très vite, lorsqu’ils seront à Paris, Saint-Ex se joindra à eux.

La crise de 1929 fait tanguer l’Aéropostale. Bouillou-Lafont est ruiné. Plusieurs petites compagnies, dont l’Aéropostale, fusionnent pour devenir, le 14 octobre 1933, Air France. Mermoz est promu. Il fait plusieurs voyages transatlantiques dans un extraordinaire avion conçu par l’ingénieur Couzinet, L’Arc-en-Ciel. Mais il reviendra, finalement, à un hydravion monumental, à quatre moteurs, construit par Latécoère, La Croix du Sud.

Le 7 décembre 1936, Mermoz quitte Dakar à 4h32 du matin. Huit minutes après le décollage, le grand quadrimoteur se pose à nouveau sur la base. Il y a des problèmes avec l’hélice du moteur arrière droit. Après réparation, il repart à 6h52. Tout va bien jusqu’à 10h43 où la radio transmet : « Nous avons coupé le moteur arrière droit ». La communication s’arrête. « La Croix du sud » a sombré dans l’Atlantique. Malgré d’intenses recherches, on ne retrouvera aucune trace. En dépit de la chance qu’il avait toujours eue, ce vol transatlantique fut le dernier. Dans un article publié par L’Intransigeant, Saint-Exupéry écrit : « Pardonnes-moi Jean Mermoz. On me l’a demandé cet article, mais comment l’écrirai-je ? J’ignore si tu as sombré ou si dans dans ton canot collé à l’océan comme un insecte à la glu d’une plante carnivore, tu ne peux plus t’en dépêtrer… Ah, Jean ! Pardonne-moi, je ne puis encore te croire parfait, de la perfection des morts. Une fois de plus, tu vas ressusciter. Dix ans que tu ressuscites ».

L’archange blond n’est pas ressuscité. Mais il est devenu une légende que tous les aviateurs du monde continuent de vénérer.

Quelques affiches de l’Aéropostale (Coll. M. Terrier) :

Le buste de Jean Mermoz au Musée Antoine de Saint-Exupéry à Tarfaya (Ph. M. Terrier) :

 

A notre époque, l’émergence de nouveaux virus est toujours très vraisemblable, et leur transmission entre individus est d’autant plus facile en raison du mode de vie de la population mondiale

par Abdellah Halimi – libe.ma – 28/05/2020

Mohamed Nejmeddine, Virologue et immunologiste, Professeur habilité, Département de biologie, Université Ibn Zohr, Agadir
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Une nouvelle vague pandémique liée à la même souche de virus est peu probable

Le monde a connu plusieurs épidémies virales. Comment peut-on les comparer au Covid-19 ?
L’humanité a connu des pandémies dues à des agents pathogènes infectieux émergents d’origine virale comparables au Covid-19. La grippe espagnole, qui a sévi entre 1918 et 1920, en est l’exemple le plus éloquent. Elle a touché plus de 500 millions de personnes (plus du 1/3 des habitants du globe), faisant entre 20 et 50 millions de victimes, avec un taux de mortalité d’environ 10 à 20%. Dans les années 70’ et 80’, il y a eu l’épidémie du Sida, causée par un autre virus émergent (VIH), responsable du syndrome de l’immunodéficience acquise chez l’homme. Cette épidémie a fait 36 millions de victimes depuis 1981.
Plus récemment, il y a eu des épidémies dues au coronavirus liées à la pandémie du Covid-19 en relation avec l’apparition d’un virus émergeant SARS-CoV-2 apparu pour la première fois en Chine et déclaré « pandémie » par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il faut rappeler que le virus mis en cause était inconnu auparavant. Certes, il ressemble dans certains aspects structuraux à ses cousins de la famille des coronavirus, en particulier SARS-CoV-1 et MERS, mais il s’agit d’une nouvelle souche avec des fonctions biologiques distinctes. Depuis son apparition, le virus a touché plus de 180 pays et territoires, infectant quelque 5.525.000 individus, causant la mort de plus de 347.000 personnes (au 25 mai 2020).
A notre époque, l’émergence de nouveaux virus est toujours très vraisemblable, et leur transmission entre individus est d’autant plus facile en raison du mode de vie de la population mondiale. D’autres facteurs peuvent contribuer à l’émergence de nouvelles épidémies, en particulier l’importation et la consommation de nourriture et d’animaux infectés, l’utilisation excessive d’antibiotiques chez l’homme et les animaux, la colonisation par l’homme d’espaces forestiers jadis réservés aux animaux et les changements climatiques.

 Comment expliquez-vous cette expansion rapide du virus dans le monde ?
La transmission du Covid-19 a été longuement débattue au sein de la communauté scientifique. Beaucoup de travaux de recherche ont été publiés dans ce sens. Il a été démontré que le virus se transmet de proche en proche, via le contact direct entre une personne infectée et une personne saine qui devient elle-même infectée et peut transporter le virus vers une autre personne. Les travaux les plus sérieux penchent vers une transmission par les microgouttelettes (aérosols) émises par la bouche et le nez des personnes infectées, que ce soit lors d’une conversation, ou par la toux et les éternuements. Ces microgouttelettes, invisibles à l’œil nu, peuvent rester suspendues dans l’air et se propager sur de courtes distances surtout dans les lieux renfermés, où la circulation de l’air est faible. En l’absence de mesures de sécurité, la propagation du Covid-19 suit une courbe exponentielle en fonction du temps. La souche SARS-CoV-2 se propage rapidement d’une personne infectée vers deux à trois autres personnes. La propagation rapide du virus est due au mode de vie des populations infectées, y compris la densité élevée de la population dans les centres urbains et l’augmentation du trafic aérien et des voyages.

Le système immunitaire a pour fonction de bloquer ou neutraliser les virus et pourtant on constate de nos jours une forte virulence
Heureusement, l’organisme humain dispose d’un système de défense, dit système immunitaire, qui nous protège contre tous les organismes pathogènes étrangers. Le système immunitaire est très complexe ; il fonctionne comme un orchestre de musique, avec plusieurs acteurs qui jouent la même partition avec une grande harmonie et une très bonne distribution des tâches. Le système immunitaire est capable ainsi de monter une réponse immune adaptée et spécifique à chaque organisme étranger. Cependant, cette réponse met du temps à se mettre en place, surtout quand le pathogène est inconnu pour le système immunitaire. Le virus prend ainsi avantage sur ce dernier pour s’installer et se multiplier. Comme c’est le cas pour SARS-CoV-2, l’agent viral responsable de la maladie du Covid-19. Cependant, le système immunitaire reste la meilleure protection et le meilleur espoir de guérison pour les personnes atteintes. Dans la vie réelle, la majorité des personnes infectées guérissent. Une personne qui guérit ne peut ni infecter des personnes saines ni être réinfectée par la même souche de virus au contact d’une personne infectée. Par conséquent, l’immunité de l’organisme est la meilleure protection contre la propagation de la maladie.

Le Maroc a pratiqué le protocole de chloroquine sur des patients Covid-19. Pensez-vous que son application est une bonne réponse pour neutraliser le virus alors que d’autres pays, telle la France, s’y sont opposés ? 
Le protocole thérapeutique appliqué au Maroc est l’affaire des cliniciens. Toutefois, je pense qu’il a été probablement parmi les facteurs qui expliqueraient le faible taux de mortalité constaté, en comparaison avec d’autres pays du pourtour méditerranéen. Cependant, il ne faut pas négliger les facteurs intrinsèques au virus ou extrinsèques à celui-ci  qui seraient liés à l’environnement, à la démographie, et à la susceptibilité génétique et immunologique de la population. Je pense qu’il est encore trop tôt pour tirer toutes les conclusions sur ce sujet. Il faut laisser le temps à l’ensemble des chercheurs dans le monde pour travailler et recouper les données avant de pouvoir tirer des conclusions fiables.

On risque à tout moment une autre vague du virus. Quelles mesures doit-on  prendre pour éviter un tel scénario?
En tant que virologue et immunologiste, je pense qu’une nouvelle vague pandémique liée à la même souche de virus est peu probable. En effet, le virus en se propageant perd de va vigueur (virulence) et devient moins virulent. De plus, la population qui a acquis une immunité naturellement constituera un barrage contre sa propagation. La pandémie va donc dans le sens de l’estompement de façon progressive et continue. En effet, l’épidémie de la grippe espagnole s’est estompée par elle-même, presque sans intervention humaine, sachant que le contexte de l’époque fut moins favorable sur les plans scientifique et technique, comparé au nôtre. Néanmoins, il faut rester vigilant et continuer à appliquer des mesures de protection et de distanciation pour limiter et ralentir la propagation du virus parmi la population. En parallèle, il faudrait augmenter le nombre de tests de dépistage réalisés, en commençant par les populations présentant un risque, dans la perspective de les généraliser par la suite. Cette démarche permettra d’identifier précocement les foyers d’infections, avant même l’apparition des symptômes, afin d’en limiter la propagation et d’améliorer la prise en charge des personnes infectées.

Pour faire face à leurs citoyens, les politiciens font pression sur les scientifiques pour prendre des décisions, le cas du déconfinement. Qu’en pensez-vous ?
Grâce au développement technologique dans le domaine de la recherche, SARS-CoV-2 a été identifié très rapidement et sa séquence génétique a été déterminée, ce qui a permis de mettre en place des tests de diagnostic fiables, en un temps record. La responsabilité des chercheurs (en santé, économie, sociologie…) est de mettre en place des scénarios de crise et de sortie de crise, en se basant sur des données réelles et sur des projections futures. La prise de décision est ensuite la responsabilité des politiques.
Il faut reconnaître que le monde entier n’était pas préparé pour un fléau de cette amplitude, y compris le Maroc. Cette pandémie a mis à nu les carences d’un grand nombre de politiques de santé publique dans le monde, en particulier en Europe.
Au Maroc, l’Etat a entièrement assumé sa responsabilité depuis le début de la pandémie. Cet épisode a démontré que le Maroc dispose de compétences scientifiques et médicales capables de gérer la situation en toute autonomie. En effet, malgré ses moyens limités, le Maroc est parmi les pays qui ont le mieux géré la pandémie dans le monde. Ceci grâce aux efforts consentis par tous les citoyens, en particulier ceux qui sont en première ligne. A juste titre, je tiens à saluer tous les professionnels de la santé, les différents corps des autorités territoriales et sécuritaires, sans oublier la société civile et l’engagement des citoyens dans le respect des mesures préconisées.

Selon un article scientifique paru le 3 mai 2020, le laboratoire de biotechnologie de la Faculté de médicine de Rabat a analysé plus de 3.000 génomes de 59 pays. Quel est l’impact d’une telle analyse sur la lutte contre ce virus ?
Les spécialistes en virologie au Maroc sont très rares, mais l’Université marocaine dispose de compétences scientifiques qui ont fait leurs preuves dans ce domaine, dans les meilleures universités et instituts de recherche du monde « sans complexe ». L’analyse de ces génomes permet à nos chercheurs de faire un suivi de l’évolution de ce virus.
En tant que spécialiste du domaine, je suis très content de voir que les chercheurs marocains mettent tous les moyens dont ils disposent pour travailler sur les virus, en particulier les coronavirus, chose qui était inimaginable il y a seulement trois mois. La responsabilité des enseignants chercheurs est indéniable dans la formation des cadres dans les spécialités liées à la virologie et à l’immunologie. Toutefois, j’appelle les collègues à rester vigilants et à ne pas se laisser aller à des effets d’annonces très prématurés, au risque de donner de faux espoirs aux Marocains et au pire de nous discréditer devant la communauté scientifique internationale.

Quel rôle peut jouer la recherche scientifique dans la prévention et le suivi de la pandémie actuelle et des crises de santé à l’avenir?
Durant la pandémie Covid-19, les scientifiques du monde entier se sont mobilisés pour mettre en place des tests de diagnostic rapides, fiables et sensibles. Plus encore, les moyens matériels et humains des laboratoires de recherche dans les universités les plus prestigieuses ont été mis à contribution pour accélérer la généralisation des tests de dépistage au niveau de la population entière. Au Maroc, les laboratoires de recherche dans les universités ont été fermés  malgré que certains disposent de ressources humaines qualifiées et des moyens techniques nécessaires pour participer à l’effort national contre la maladie. Conscients de la responsabilité du chercheur dans le progrès de la société, nous n’avons pas cessé, depuis trois ans, à l’université Ibn Zohr de proposer des projets de recherche intégrés, ambitieux, réalistes et réalisables impliquant des équipes pluridisciplinaires sur des thématiques en relation avec les maladies infectieuses, en particulier les coronavirus et plus récemment le Covid-19. Malheureusement, nos projets restent toujours à la recherche de financement.
La recherche scientifique au Maroc, sous prétexte de produire de la richesse et des emplois, est restée cloisonnée dans le développement et dans l’ingénierie sans vision à long terme. Malgré quelques initiatives limitées dans le temps et dans les objectifs, le financement des projets de recherche au Maroc reste symbolique, frileux et inadapté. Dans ce cadre, les pouvoirs publics sont appelés à revoir les modes de financement, en particulier dans le domaine de la santé. Il faut assurer le financement de projets structuraux ambitieux et de qualité sur des objectifs à long terme. La gestion de la pandémie du Covid-19 a été exemplaire en Corée du Sud, notamment grâce aux leçons tirées de son expérience développée lors des épisodes épidémiques précédents.
La propagation de la pandémie du Covid-19 se trouve sur une courbe descendante, il faudrait se préparer dès maintenant aux épidémies à venir. Ceci passe par la mise en place de structures de recherches universitaires équipées et compétentes pour prévenir, suivre et stopper les crises de santé publique dans l’avenir. J’appelle les pouvoirs publics à repenser les stratégies de recherche scientifique au Maroc, en particulier dans le domaine de la santé, car tout développement économique ne peut se faire sans une population saine. En effet, la santé de l’individu est intimement liée à la santé de son environnement. Il est encore temps de mettre les moyens nécessaires dans la recherche scientifique. Il est encore temps de mettre à contribution les compétences marocaines capables d’apporter des solutions « made in Morocco » aux problèmes locaux.

Le Maroc s’apprête à divulguer des mesures de déconfinement assouplies à partir du 10 juin. Sommes-nous prêts à de telles mesures ?
Les indicateurs sont tous en faveur d’un déconfinement progressif. Les éléments dont nous disposons indiquent une diminution de la propagation du virus. Des foyers subsistent mais ils sont identifiés et gérables. Le diagnostic se généralise progressivement pour cibler la population la plus vulnérable. En renforçant les mesures de protection et de prévention dans les lieux publics, nous pouvons revenir à très court terme à une vie normale. Cependant, nos habitudes et notre style de vie doivent changer et s’adapter pour cohabiter avec le virus.


En savoir plus sur Mohamed Nejmeddine :
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• Associate Professor, à Ibn Zohr University
• Mai 2017 à aujourd’hui ·Agadir, Biochemistry/Immunology, Université Ibn Zohr
• Auparavant Research Associate à Imperial College London ; 2002 – 2012·Londres
Virology-Immunology
• Auparavant Post Doc à CNRS ; 2001 – 2002·Paris, Viral oncology
• Auparavant Postdoc à Inserm ; 2000 – 2001·Paris ; Virology
• Auparavant Doctorant à  INRA, 1996 – 2000·Jouy-en-Josas, Virology
• Université : Études : Pharmacy à la Faculté de Pharmacie de l’Université Paris-Saclay ; Promotion 2000 ;  PhD
PROF. MOHAMED NEJMEDDINE, Ph.D.,
Virologiste et Immunologiste
Professeur de l’enseignement supérieur habilité,
Département de Biologie, Faculté des Sciences, Université Ibn Zohr, Agadir
Membre de la commission administrative du Syndicat National de l’Enseignement Supérieur (SNESUP)

Quand l’agriculture brave la crise

par Mohamed CHAOUI et Abdelaziz GHOUIBI – leconomiste.com – 28/05/2020

    • Performances des exportations des fruits et légumes
    • Les marchés régulièrement approvisionnés
    • Covid-19 et sécheresse, la double peine pour l’agriculture

Au cours de la période de l’état d’urgence sanitaire, Aziz Akhannouch n’a pas été très sollicité par le Parlement à l’instar des ministres des Finances, celui de la Santé ou encore celui de l’Education nationale,… Mardi, il a répondu aux questions orales de la Chambre des conseillers. Une source parlementaire affirme qu’au cours de cette séance, le ministre de l’Agriculture a été suivi par 52.000 spectateurs.

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«Tout le monde aura constaté qu’en dépit de la situation épidémiologique et les conditions de l’état d’urgence sanitaire ayant limité le transport des personnes et des marchandises, les marchés ont été régulièrement approvisionnés en fruits, légumes et  poissons.  Les différents produits étaient offerts à des prix raisonnables et stables», a souligné Aziz Akhannouch (Ph. MAP)

Pour mettre en relief la prestation du président du RNI, elle met en avant la sortie du chef du gouvernement devant la Chambre des conseillers qui n’a recueilli que 33.000 spectateurs. En fait, la dizaine de questions posées par les groupes parlementaires ont convergé vers deux aspects de son département: l’impact du Covid-19 et les répercussions de la sécheresse.

En tout cas, en dépit de cette double peine, certaines activités ont performé au niveau de l’export. Pour introduire ce volet, le ministre a évoqué non seulement la sécurité alimentaire du Maroc au cours de cette période de pandémie mais aussi des pays étrangers. En effet, au 17 mai dernier, les exportations des primeurs ont augmenté de 8%, pour s’établir à 1,027 million de tonnes. Les tomates ont progressé de 4% (520.000 tonnes).

Quant aux agrumes, les exportations ont baissé de 27% pour s’établir à 476.000 tonnes. Toutefois, «au niveau des prix, le recul a été à peine de 2% par rapport à l’année dernière. Les marchés se sont redressés», précise le ministre de l’Agriculture, avant d’ajouter qu’il ne s’agit pas de question de marchés.

C’est la production des clémentines au Maroc qui a baissé de 30% à 40% au cours de cette saison. Les fruits et les légumes exportés ont également enregistré des hausses. C’est le cas des haricots verts qui ont augmenté de 9% (116.000 tonnes), les courgettes de +8% et la pastèque de plus de 61% (129.000 tonnes),…

Le ministre a saisi cette opportunité pour rendre hommage «aux travailleurs et aux opérateurs des secteurs de l’agriculture et de la pêche qui se sont mobilisés pendant cette période difficile, marquée par la propagation de la pandémie».

Tout le monde aura constaté qu’en dépit de la situation épidémiologique et les conditions de l’état d’urgence sanitaire ayant limité le transport des personnes et des marchandises, les marchés des fruits, des légumes et de poissons ont été régulièrement approvisionnés. Les différents produits étaient offerts à des «prix raisonnables et stables». En outre, ils ont assuré la disponibilité de ces produits et marchandises dans les points de vente des différentes villes du Royaume.

■ Pas de chômage pour l’agriculture et la pêche pendant le confinement
Dès le début de l’état d’urgence sanitaire, il a fallu faire des choix. «Nous avons érigé l’agriculture et la pêche en priorités. Ces deux secteurs devaient continuer à fonctionner normalement pour assurer la sécurité alimentaire des marocains», a martelé le ministre de l’Agriculture.
Les citoyens qui travaillent dans les deux secteurs pouvaient rester à la maison tout en recevant les indemnités nécessaires. Le même raisonnement aurait pu être fait avec les médecins et le personnel de la sécurité publique. Mais il y a des impératifs: «Nous ne cesserions jamais de remercier le volontariat de certaines catégories professionnelles qui ont offert des produits de qualité, à des prix raisonnables, quelle que soit la région. Ce qui n’existait pas encore il y a quelques années. Sinon, nous aurions eu des marchés vides, sans produits, ce qui aurait frustré les citoyens, particulièrement pendant le mois sacré de Ramadan», a observé le ministre.

■ Deux crises simultanées pour l’agriculture
Le secteur agricole national passe par une étape difficile de son histoire. Il s’agit d’un examen grandeur nature dont il faudra tirer les conséquences au cours des prochaines semaines. En effet, le secteur est confronté à deux grandes crises majeures. La première est sanitaire, provoquée par le Covid-19 et ses répercussions économiques et sociales. La seconde n’est pas aussi simple puisque le Maroc est confronté à des changements climatiques, marqués par trois années de déficit hydrique et des pluies non régulières.

■ La production sucrière  sur la bonne voie

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Pour le sucre, les agriculteurs ont cultivé 57.000 hectares, soit 96% de réalisation du programme. Au 22 mai, ce sont 370.000 tonnes de betteraves qui sont en phase d’industrialisation. La capacité de production des betteraves à sucre s’élève à 3,420 millions de tonnes, soit un rendement de 60 tonnes par hectare. Pour la canne à sucre, elle s’élève à 646.000 tonnes dont plus de 54% sont en cours de transformation dans les unités industrielles. «Les rendements sont bons, en dépit de la pénurie en eau», précise le ministre devant les parlementaires. Selon lui, «dans les zones où les agriculteurs ont bien travaillé leurs parcours comme dans le Tadla, dans la région de Béni Mellal, les rendements peuvent aller à 52.000 DH/ha».

■ Les yeux rivés sur la station de dessalement de l’eau de mer
Aziz Akhannouch anticipe sur trois régions qui auront un déficit hydrique lors du début de la prochaine campagne agricole. C’est le cas de Doukala, El Haouz et le Souss. Le ministre essaie de traiter cette question, selon les moyens disponibles, dit-il. Ainsi, une commission, présidée par le wali, sera mise en place à Agadir. Il s’agit d’essayer de lâcher près de 21 millions de mètres cubes pour les agriculteurs du barrage de Guerdane. En plus, il faudra faire un arbitrage pour l’eau potable d’Agadir, qui ne sera définitivement réglée qu’avec la fin des travaux et le démarrage de la station de dessalement de l’eau de mer, située à Chtouka Aït Baha. Il rappelle qu’elle a été visitée par SM le Roi lors de son dernier déplacement à Agadir.
«Nous aurons quelques mois de flottement pour faire l’arbitrage entre l’eau potable et celle destinée à l’irrigation. Nous espérons que la région connaîtra une meilleure pluviométrie. Car cela fait trois ans que les pluies se font de plus en plus rares dans la région de Souss», note t-il. En tout cas, cette usine de dessalement servira à fournir de l’eau potable pour Agadir et sa région, mais aussi pour l’irrigation de l’agriculture du périmètre de Chtouka Aït Baha pour qu’il puisse prospérer.

■ Marchés: la leçon du Covid-19

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Les marchés constituent un grand problème du ministère de l’Agriculture et des collectivités territoriales. Le Covid-19 a montré qu’à l’avenir, les communes, en ville ou dans le monde rural, devront déployer les moyens pour réaliser des abattoirs aux normes, des marchés de fruits et légumes ainsi que ceux orientés vers les citoyens. Les marchands déposent leurs marchandises par terre à cause de l’inexistence de marchés organisés dans les quartiers. Sur ce point essentiel, il faut faire un grand effort pour remédier à toutes les lacunes, préconise le ministre.

■ Nouveau modèle de souks hebdomadaires
Le but est d’éviter la propagation du virus que la décision de fermer les marchés hebdomadaires dans le monde rural a été prise. Le but est d’empêcher que la campagne ne soit contaminée à son tour par le virus. Entre temps, les ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur ont mis en place un projet modèle de marchés dont certains sont opérationnels. «Nous sommes à 12 marchés ouverts et nous allons arriver à 40. Nous comptons en faire davantage car il s’agit de préparer les conditions de Aid Al Adha», a indiqué le ministre.

■ Appui aux éleveurs
Sur les aliments de bétail, Aziz Akhannouch veut rassurer les agriculteurs et les éleveurs. «Nous n’allons pas les laisser au bord de la route. Nous savons que les conditions sont difficiles, avec le manque d’eau. Nous allons faire tout notre possible. Le gouvernement a décidé d’accompagner le déficit en eau. Ainsi, il a mis en place un programme qui se termine fin mai. Le 2e programme démarre début juin. L’appel d’offres a été lancé pour se préparer à les accompagner jusqu’à septembre.

Mohamed CHAOUI

                                                                                   

Principaux indicateurs de la campagne agricole

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A plus de 2 mois de la fête du mouton, les députés de la 2e Chambre interpellent le ministre de l’Agriculture sur cette question centrale : quels préparatifs pour l’Aïd Al Adha? Et Aziz Akhannouch de répondre par une question : «Qui nous a empêchés de célébrer l’Aïd Al-Fitr chez nous, malgré la crise du Covid-19» ?

L’enjeu est en effet de taille. La célébration de la fête du sacrifice est l’occasion d’une prime pour l’éleveur. Surtout dans ce contexte de vaches maigres, marqué par la pauvreté des parcours et la cherté de l’aliment de bétail. Certes, le gouvernement a déployé un plan de sauvetage du cheptel basé sur la distribution d’orge subventionnée mais les professionnels restent toujours sur leur faim. Les volumes disponibles ne peuvent couvrir les besoins de «préparation du mouton pour le sacrifice», est-il souligné.

D’où la nécessité d’une refonte de la chaîne des valeurs. Pour la prochaine, «il faut une meilleure organisation et une préparation adéquate», tranche Akhannouch. En clair, il est question d’une logistique adaptée au contexte de la pandémie. A cet effet, le ministère de l’Intérieur planche actuellement sur la problématique des souks et marchés au bétail, révèle Akhannouch. L’idéal est de mettre en place des plateformes normalisées aux standards internationaux et adaptées aux mesures de prévention contre le Covid19. Selon le ministre de l’Agriculture «une douzaine de souks pilotes ont déjà été mis en place alors que 40 autres le seront prochainement».

En attendant, l’état sanitaire de l’élevage est jugé globalement satisfaisant. L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a jusque là  procédé à la vaccination de 4,5 millions de têtes d’ovins et caprins contre les principales maladies. Pour ce qui est du sacrifice, 2,6 millions d’ovins ont déjà été identifiés et «bouclés». Et l’opération devrait se poursuivre sur les deux mois à venir avec l’implication des professionnels et vétérinaires privés mandatés.

Pour rappel, le sacrifice porte annuellement sur quelque 3 à 3,5 millions de têtes d’ovins et caprins. Un chiffre en baisse tendancielle sur la dernière décennie dont l’effectif totalisait les 5 millions de têtes. D’où également, la tendance du chiffre d’affaires généré par le négoce du cheptel, qui après avoir franchi la barre de 8 milliards de DH, la courbe s’oriente à la baisse.

                                                                                   

 Aïd Al-Adha: La logistique se met en place

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Actuellement le cheptel ovin est pratiquement bradé dans les abattoirs. Les prix/kg carcasse variant entre 35 et 40 DH. Mais la situation devrait s’inverser à l’occasion de la fête du sacrifice. Plusieurs critères sont à prendre en considération
(Ph. L’Economiste – Les visages ont été modifiés)

A plus de 2 mois de la fête du mouton, les députés de la 2e Chambre interpellent le ministre de l’Agriculture sur cette question centrale : quels préparatifs pour l’Aïd Al Adha? Et Aziz Akhannouch de répondre par une question : «Qui nous a empêchés de célébrer l’Aïd Al-Fitr chez nous, malgré la crise du Covid-19»?

L’enjeu est en effet de taille. La célébration de la fête du sacrifice est l’occasion d’une prime pour l’éleveur. Surtout dans ce contexte de vaches maigres, marqué par la pauvreté des parcours et la cherté de l’aliment de bétail. Certes, le gouvernement a déployé un plan de sauvetage du cheptel basé sur la distribution d’orge subventionnée mais les professionnels restent toujours sur leur faim. Les volumes disponibles ne peuvent couvrir les besoins de «préparation du mouton pour le sacrifice», est-il souligné.

D’où la nécessité d’une refonte de la chaîne des valeurs. Pour la prochaine, «il faut une meilleure organisation et une préparation adéquate», tranche Akhannouch. En clair, il est question d’une logistique adaptée au contexte de la pandémie. A cet effet, le ministère de l’Intérieur planche actuellement sur la problématique des souks et marchés au bétail, révèle Akhannouch. L’idéal est de mettre en place des plateformes normalisées aux standards internationaux et adaptées aux mesures de prévention contre le Covid19. Selon le ministre de l’Agriculture «une douzaine de souks pilotes ont déjà été mis en place alors que 40 autres le seront prochainement».

En attendant, l’état sanitaire de l’élevage est jugé globalement satisfaisant. L’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) a jusque là  procédé à la vaccination de 4,5 millions de têtes d’ovins et caprins contre les principales maladies. Pour ce qui est du sacrifice, 2,6 millions d’ovins ont déjà été identifiés et «bouclés». Et l’opération devrait se poursuivre sur les deux mois à venir avec l’implication des professionnels et vétérinaires privés mandatés.

Pour rappel, le sacrifice porte annuellement sur quelque 3 à 3,5 millions de têtes d’ovins et caprins. Un chiffre en baisse tendancielle sur la dernière décennie dont l’effectif totalisait les 5 millions de têtes. D’où également, la tendance du chiffre d’affaires généré par le négoce du cheptel, qui après avoir franchi la barre de 8 milliards de DH, la courbe s’oriente à la baisse.

Abdelaziz GHOUIBI

Souss: les agrumiculteurs manquent d’eau

par Yassine Saber – leseco.ma – 27/05/2020

Dans la région du Souss qui souffre déjà du stress hydrique, le tarissement des barrages continue d’exercer sa pression aussi bien sur l’eau potable que sur l’eau d’irrigation. Après la plaine de Chtouka (première zone primeuriste du royaume) qui est irriguée à partir du barrage Youssef Ben Tachfin (oued Massa), la dotation consacrée au périmètre agricole de Sebt El Guerdane (Taroudant), principal fournisseur d’agrumes au Maroc a été réduite, depuis le mardi 19 mai 2020, de deux tiers, soit une réduction de 70%. Il s’agit d’une baisse de 40 à 13 millions de m3 à partir du mois de mai jusqu’au mois d’octobre. Bien que cette réduction ait été motivée par la sécurisation des besoins en eau potable à partir du barrage d’Aoulouz, dont le taux de remplissage est actuellement à 43,2% contre 70,3% l’année précédente, du côté des agrumiculteurs, cette réduction menace déjà la prochaine campagne agrumicole ainsi que les vergers plantés sur 10.000 ha à Sebt El Guerdane, soit l’équivalent de 600 exploitations. Pour rappel, cette zone est le premier périmètre agricole au Maroc ayant bénéficié en 2009 du premier partenariat public-privé pour l’irrigation agricole.

Une baisse en période décisive
«Les agrumiculteurs ne peuvent pas accepter cette réduction de dotation d’eau à usage agricole durant cette période très sensible pour les vergers», explique Abdellah Jrid, président de l’Association des producteurs d’agrumes du Maroc (Aspam). Actuellement, le mode opératoire adopté par l’Agence du bassin hydraulique Souss-Massa est un tour de rôle qui consiste à approvisionner les exploitations agricoles à hauteur de 7 jours sur 15 jours pour chaque moitié de la superficie totale (10.000 ha) du périmètre agricole El Guerdane. Depuis ce mardi, le deuxième tour d’irrigation a été lancé pour la seconde moitié. «La réduction de la dotation pénalisera toute la démarche relative à notre cycle de production alors que 60% des charges ont été déjà engagées, entre autres, pour l’entretien des vergers, leur fertilisation et le traitement phytosanitaire…», explique Youssef Jebha, président de l’Association des usagers des eaux agricoles (AUEA) «Al Mostaqbal». Étant donné que 50% de la dotation d’eau est consommée essentiellement de juin à octobre, l’irrégularité de l’irrigation impactera la conduite des vergers. «Contrairement à l’hiver, les vergers ont besoin de plus d’eau surtout durant cette période marquée par une vague de chaleur dans la région du Souss», ajoute Youssef Jebha.

Une dotation de 20 millions de m3 jusqu’à octobre
Cette hausse du thermomètre survenue depuis quelques jours pourrait également influencer la croissance des vergers et leur floraison. Devant cette situation difficile, plusieurs écrits ont été adressés au gouverneur de la province de Taroudant et à la wilaya de la Région Souss-Massa alors que la Chambre régionale d’agriculture vient de rendre public un communiqué où elle a demandé de consacrer une dotation supplémentaire d’eau d’irrigation. «On demande que la dotation actuelle arrive au moins à 20 millions de m3 jusqu’au mois d’octobre afin de mobiliser les besoins en eau nécessaires et assurer le cours normal de la campagne», indique la chambre régionale. Déjà, lors de la session ordinaire de mars, les membres de cette entité ont exprimé leurs craintes que le renforcement du débit d’eau du Grand Agadir du barrage «Aoulouz» n’impacte négativement les dotations d’eau à usage agricole du projet d’irrigation «El Guerdane». Pour sa part, la Direction du bassin hydraulique du Souss-Massa n’a pas répondu favorablement à notre appel.

La sécheresse complique la donne
Quoi qu’il en soit, la situation est plus compliquée selon les professionnels pour les exploitations qui ont réduit leur superficies agricoles et de facto leur irrigation qui est dépendante de l’eau d’irrigation à partir du barrage d’Aoulouz alors que l’apport de la nappe phréatique ne dépasse pas 20%. De surcroît, cette situation n’a pas permis aux agriculteurs de reconstituer leurs stocks tandis que la moyenne des forages pour les prélèvements d’eau souterraine oscille entre 200 et 300 mètres. Par ailleurs, l’ensemble des bassins agricoles (Issen, Souss, Tamri, Massa) affiche des déficits chroniques y compris les barrages destinés à l’eau potable et à l’irrigation selon la situation journalière des principaux grands barrages arrêtée le 24 mai 2020. Le barrage Abdelmoumen sur Oued Issen représente le déficit le plus chronique à hauteur de 7,9%. Il est suivi du barrage de Youssef Ben Tachfin qui irrigue la plaine de Chtouka et est rempli à hauteur de 13,1% en plus de Moulay Abdellah, rempli à hauteur de 17,8%.


La plaine de Chtouka sur la voie d’El Guerdane

Le projet PPP El Guerdane a été lancé dans la zone éponyme dans une optique d’optimisation du modèle de gestion de l’eau à usage agricole. Le projet qui représente un investissement global de 987 MDH a permis de sauvegarder 10.000 ha à travers une dotation de 45 millions de m³/an à partir du barrage Aoulouz dans le cadre d’une concession à la Société Amensouss. Il consiste en un transfert d’eau selon les conditions du plan directeur de l’aménagement intégré des ressources en eau (PDAIRE) du Souss Massa. Le même modèle a été transposé dans la plaine de Chtouka avec la mise en place de l’unité mutualisée de dessalement de l’eau de mer destinée à l’irrigation agricole de la plaine de Chtouka et à l’approvisionnement du Grand Agadir en eau potable. Elle sera effective en mars 2021. Ce projet est le fruit d’un partenariat public-privé (PPP) entre le ministère de l’Agriculture et l’ONEE avec les deux filiales du groupe espagnol Abdengao : Aman El Baraka et la Société d’eau dessalée d’Agadir (SEDA).

INDH : Plus de 5,55 MDH pour lutter contre le Covid-19 à Agadir

mapexpress.ma – 27/05/2020

INDH : Plus de 5,55 MDH pour lutter contre le Covid-19 à Agadir

Plus de 5,55 millions de DH (MDH) ont été débloqués à Agadir dans le cadre de la contribution de l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) aux efforts déployés pour lutter contre le nouveau Coronavirus (Covid-19).

Selon la Division de l’action sociale de la préfecture d’Agadir, 4,4 MDH de ce montant a été dédié au programme 2 visant l’Accompagnement des personnes en situation de précarité, tandis que 1,15 MDH a été alloué dans le cadre du programme 4 portant sur “l’Impulsion du capital humain des générations montantes”, notamment dans son axe relatif à la santé de la mère et de l’enfant (développement de la petite enfance).

Ainsi, les montants attribués dans le cadre du programme 2, ont été octroyés aux associations de la société civile assurant la gestion des centres d’accueil dédiés aux personnes âgées, des enfants en situation de rue, sans abri ou abandonnés, précise la préfecture dans un communiqué.

Ces montants sont destinés à couvrir les charges liées aux frais de fonctionnement relatifs à l’approvisionnement alimentaire, les produits de nettoyage, les soins médicaux, l’habillement, les produits d’hygiène, en plus d’autres équipements acquis par les services de la Préfecture pour ces centres, notamment ceux nouvellement créés au profit des personnes sans domicile fixe.

Concernant le montant attribué dans le cadre du programme 4, il a été destiné à l’équipement des maisons d’accouchement, des dispensaires et annexes afférents en échographes, en petit matériel médical des consultations prénatales, postnatales et à l’accouchement, en plus de l’acquisition de kits pour les mamans et les bébés.

Agadir : Réunion à distance sur l’état d’avancement du projet de Bus à haut niveau de services

mapexpress.ma – 27/05/2020

Agadir : Réunion à distance sur l’état d’avancement du projet de Bus à haut niveau de services

L’état d’avancement de la première ligne des Bus à haut niveau de services a été au centre d’une réunion à distance tenue sous la présidence du Wali de la région de Souss-Massa, Gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Ahmed Hajji.

Cette ligne de 15,5 km devra relier le port d’Agadir au quartier de Tikiouine et aux zones industrielles avoisinantes et desservant le quartier administratif de la ville, l’avenue Hassan II, Souk El Had, l’avenue Hassan Ier, le complexe universitaire Ibn Zohr, et la Zone industrielle de Tassila.

La ligne traversera, également, un groupe de sites, d’établissements et d’avenues principales de la ville. Cette flotte de bus est à même d’améliorer l’attractivité de la ville et résoudre les problématiques relatives au transport public.

Ce projet est le premier axe du Programme de développement urbain d’Agadir (2020-2024), dont la cérémonie de lancement a été présidée, février dernier, par SM le Roi Mohammed VI.

Ayant mobilisé une enveloppe de 6 milliards de dirhams (MMDH) d’investissements, ce programme vise la consécration du positionnement de la ville d’Agadir et le renforcement de son attractivité en tant que destination touristique nationale et internationale.

L’Académie de Médecine recommande la vitamine D en adjuvant aux autres thérapeutiques anti-Covid

nouvelobs.com – 26/05/2020

« En atténuant la tempête inflammatoire et ses conséquences », la vitamine D pourrait, selon l’ANM ( l’Académie nationale de Médecine ) , « être considérée comme un adjuvant aux autres thérapeutiques ».

Doit-on veiller à administrer un apport supplémentaire en vitamine D aux patients atteints du Covid-19 ? C’est ce que recommande l’Académie nationale de Médecine dans un communiqué, rapporte lundi « le Quotidien du Médecin ». L’ANM, appelle à s’intéresser au statut vitaminique D des patients atteints de Covid-19, et à leur apporter une supplémentation.

« La vitamine D ne peut être considérée comme un traitement préventif ou curatif de l’infection due au SARS-CoV-2 ; mais en atténuant la tempête inflammatoire et ses conséquences, elle pourrait être considérée comme un adjuvant à toute forme de thérapie », écrit l’ANM dans un communiqué publié le 22 mai.

« Effets non classiques »

Comme l’explique « le Quotidien du Médecin », l’Académie nationale de Médecine rappelle que la vitamine D est « une prohormone synthétisée dans le derme sous l’effet des ultraviolets, c’est-à-dire des rayons du soleil, puis transportée dans le foie et le rein où elle est transformée en hormone active ». L’ANM rappelle également qu’elle n’est « pas seulement responsable de l’absorption intestinale du calcium et de la santé osseuse » mais a aussi « des effets non classiques ». Lesquels ?

« Elle module le fonctionnement du système immunitaire par stimulation des macrophages et des cellules dendritiques », rappelle-t-elle également dans le communiqué, et « joue un rôle dans la régulation et la suppression de la réponse inflammatoire cytokinique à l’origine du syndrome de détresse respiratoire aigu qui caractérise les formes sévères et souvent létales de Covid-19 ».

« Mesure simple et peu coûteuse »

D’où la recommandation de l’ANM de veiller à absorber une supplémentation en vitamine D. Dans ce communiqué, toujours, l’Académie nationale de Médecine rappelle aussi que « l’administration de vitamine D par voie orale est une mesure simple, peu coûteuse et remboursée par l’Assurance-maladie ».

Elle confirme sa recommandation d’assurer une supplémentation vitaminique D dans la population française, déjà établie dans un rapport en 2012. Et préconise également de « doser rapidement le taux de vitamine D sérique chez les personnes âgées de plus de 60 ans atteintes de Covid-19, et d’administrer, en cas de carence, une dose de charge de 50 000 à 100 000 UI qui pourrait contribuer à limiter les complications respiratoires ».

L’ANM recommande, enfin, « d’apporter une supplémentation en vitamine D de 800 à 1 000 UI/jour chez les personnes âgées de moins de 60 ans dès la confirmation du diagnostic de Covid-19 ».

Coronavirus : Situation le mercredi 27 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
.
Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
.
 10H00  27-05-2020
Guéris : 4969
Décès : 202
Cas confirmés : 7584
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 155791
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,49 %
Casa Settat
32,90 %
​​Daraa-Tafilalet
7.73 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.07 %
Fès Meknes
13,12 %
Guelmim Oued Noun
0,57 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,05 %
Marrakech Safi
17,51 %
Oriental
2,45 %
Rabat Salé Kenitra
9,18 %
Souss-Massa
1,16 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
13,78 %
Calculs sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 27/5/2020 à 10h00 :
Région Cas confirmés Depuis la veille Confirmés/100’000 habitants Classement confirmés/100’000 habitants
Beni Mellal-Khénifra 113 = 4.5 9
Casa Settat 2495 +21 36.5 1
Drâa-Tafilalet 586 = 36.0 2
Dakhla-Oued Ed Dahab 5 = 4.4 10
Fès Meknes 995 = 23.6 5
Guelmim Oued Noun 43 = 10.4 7
Laâyoune-Sakia El Hamra 4 = 1.2 12
Marrakech Safi 1328 +1 29.5 4
Oriental 186 = 8.1 8
Rabat Salé Kenitra 696 = 15.3 6
Souss-Massa 88 +1 3.3 11
Tanger Tetouan Al Hoceima 1045 +5 29.5 3

22.6 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+28 cas confirmés, +128 guérisons, +0 décès, +7768 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 2413 cas actifs (-100 depuis la veille).
Souss-Massa est la 11ème région la plus touchée en proportion de sa population.
Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

Merci Superblue !

La blague du jour

Bienvenue au départ du championnat du monde
de tapis volants !

Merci Bouchiba !

LES PROPRIÉTAIRES DE CAFÉS ET RESTAURANTS NE VEULENT PAS ROUVRIR DANS L’IMMÉDIAT

Par Hassan Benadad -le360.ma – 26/05/2020

Café Etat d'urgence

Les propriétaires de cafés et de restaurants refusent de reprendre leurs activités sans réunion préalable avec le Comité de veille économique. Les professionnels de ce secteur tiennent à élaborer les conditions de la reprise avec les services concernés.

Dans un communiqué, l’ANPCR déclare refuser toute reprise du travail sans réunion préalable avec le Comité de veille économique (CVE) et le gouvernement. Laquelle réunion devra être consacrée à l’importante accumulation de dettes (Loyer, eau et électricité, impôts, etc.…), à la situation sociale critique des centaines de milliers d’employés et aux grands dysfonctionnements de l’arsenal juridique régissant les cafés et les restaurants. Ces dysfonctionnements ont condamné la profession à une précarité qui, bien antérieure à la pandémie, risque de lui survivre. L’association s’étonne, par ailleurs, que le CVE n’ait pas créé une cellule pour informer les cafetiers et les restaurateurs des décisions et des éventuelles mesures destinées à atténuer les préjudices qu’ils ont subis.

Le quotidien Al Akhbar rapporte, dans son édition du mercredi 27 mai, que l’Association a dénoncé l’attitude du gouvernement qui n’a pris, à ce jour, aucune mesure pour atténuer les répercussions sociales et psychiques de la crise sur les professionnels de ce secteur. Ainsi, ces derniers appellent le gouvernement et le CVE à créer une cellule de communication et à ouvrir un dialogue d’urgence pour trouver les moyens de sauver le secteur d’une faillite certaine.

Un membre du bureau de l’ANPCR a déploré la situation précaire dans laquelle vivent les professionnels et les employés en rappelant que, «à part les restaurants qui ont poursuivi leurs activités en recourant au service à distance et à la livraison à domicile, 90% de ces commerces ont été durement impactés par le confinement». «Le gouvernement a tourné le dos à nos multiples revendications pour soutenir ce secteur», ajoute-t-il en soulignant que les syndicats des professionnels ont des visions claires quant aux mesures à prendre pour amortir les répercussions du confinement et demandent à participer aux décisions. En effet, estiment les professionnels du secteur, toute reprise doit être préparée à travers l’élaboration d’un plan commun garantissant le redressement et la poursuite des activités de ces entreprises, ainsi que le retour des employés.

El Youbi : L’indicateur de reproduction du virus est en baisse

lnt.ma – 26/05/2020

Covid-19: Conférence de presse quotidienne du Ministère de la Santé par M. Mohamed El Youbi

L’indicateur de reproduction (Ro) du virus a enregistré une légère baisse pour se situer à nos jours à 0,76 au niveau national, a annoncé lundi le ministère de la Santé.

Cet indicateur varie d’une région à une autre, a précisé le directeur de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies au ministère de la Santé, Mohamed El Youbi, dans une déclaration retransmise par la MAP sur sa chaîne de télévision M24 et sur RIM RADIO, expliquant que si dans certaines régions du Royaume il est inférieur à 0.5, il demeure à 0.93 dans la région de Casablanca-Settat.

Par ailleurs, 99 nouveaux cas d’infection à la COVID-19 ont été détectés durant les dernières 24 heures, portant le nombre total des cas de contaminations à 7.532 dans le Royaume, a indiqué le responsable.

Ces nouveaux cas ont été recensés dans les régions de Casablanca-Settat (61 cas), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (24 cas), Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi, Souss-Massa et Fès-Meknès, a-t-il poursuivi, notant que les autres régions du Royaume n’ont enregistré aucun cas d’infection ces dernières 24H.

Le nombre de décès s’élève à 200 après l’annonce d’un nouveau cas au cours des dernières 24H, a souligné le responsable, ajoutant le taux de létalité reste stable à 2,7%.

De même, 71 nouveaux cas de guérison ont été recensés pendant les dernière 24H, portant à 4.774 le nombre total des rémissions et à 63.4% le taux de rémission, a noté M.El Youbi.

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