Archives de mai 2nd, 2020

Ce que change la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 24 juillet

sudouest.fr – 02/05/2020

Ce que change la prolongation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 24 juilletLe gouvernement entérine ce samedi la prolongation pour deux mois de l’état d’urgence sanitaire contre le Covid-19. © Crédit photo : AFP

Isolement ou quarantaine pour les voyageurs arrivant en France, brigades pour tracer le coronavirus, masque obligatoire dans les transports : le gouvernement a prolongé samedi jusqu’au 24 juillet l’état d’urgence sanitaire qui lui donne des moyens exceptionnels pour combattre la pandémie.

Le gouvernement a décidé samedi de prolonger de deux mois l’état d’urgence sanitaire contre le Covid-19 et clarifié un peu le cadre du déconfinement, qui reste toutefois soumis à de nombreuses inconnues, notamment sur la réouverture des écoles.

Au lendemain d’un 1er-Mai confiné, le Conseil des ministres s’est penché sur le projet de loi prorogeant l’urgence sanitaire jusqu’au 24 juillet. Son examen au Sénat est prévu dès lundi, puis à l’Assemblée nationale mardi en vue d’une adoption définitive dans la semaine.

« Nous allons devoir livrer ensemble une course de fond. Je sais que des efforts colossaux ont déjà été demandés aux Français », qui se sont montrés « à la hauteur de ce qui semblait impossible il y a deux mois à peine », a estimé le ministre de la Santé Olivier Véran.

Mesures pour les voyageurs arrivant en France

Comme cela était prévu, le gouvernement a fait le choix de ne rendre obligatoires la mise en quarantaine et le placement à l’isolement que pour les personnes arrivant sur le territoire national, Français ou étrangers (voir encadré en bas d’article).

Pour ceux déjà présents dans le pays « le gouvernement a fait le choix de la confiance et de la responsabilité, il n’a pas pris de dispositif législatif pour imposer l’isolement à quelqu’un qui le refuserait et qui serait malade sur le territoire national », a détaillé le ministre de la Santé.

Il a également précisé que les dispositifs de collecte d’informations sur les malades permettront aux « brigades d’anges-gardiens » d’identifier les cas contacts des personnes testées positives. « Au 11 mai, non, il n’y aura pas d’application StopCovid disponible dans notre pays », a-t-il précisé au sujet de ce projet d’application de traçage controversée.

« Le déconfinement ne sera pas un pur et simple retour en arrière, nous allons devoir vivre pour un temps avec le virus », a rappelé Olivier Véran, alors que subsistent encore beaucoup de zones d’ombre sur un retour progressif à la normale.

Pouvoir de verbaliser élargi

Autre sujet de préoccupation, majeur : la réouverture des écoles. La « majorité des écoles » maternelles et primaires seront au rendez-vous du 11 mai, a affirmé Jean-Michel Blanquer au Figaro, avec un maximum de 15 enfants par classe. Mais certains édiles ne veulent pas en entendre parler. La maire de Nantes Johanna Rolland (PS) a prévenu qu’il ne serait « pas possible » que tous les enfants retournent à l’école le 11 mai et que la rentrée ne pourra être que « progressive ».

Pour accueillir des élèves, les écoles devront respecter un protocole sanitaire très strict : lavage de mains répété, jeux proscrits, désinfection du matériel, sens de circulation marqué au sol… un casse-tête pour les petites communes.

Autre source de tension en prévision du 11 mai : la vente des masques dont le port sera obligatoire dans les transports publics. Dans ce cadre, le pouvoir de verbalisation sera étendu notamment aux agents des transports en commun, a annoncé ce samedi le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner.

À dix jours du déconfinement, le gouvernement a décidé de plafonner le prix de vente des masques chirurgicaux à 95 centimes l’unité, mais pas celui des masques en tissu, en raison de la diversité des modèles et de leur provenance.

Sur le plan économique, la crise sanitaire continue ses ravages : la SNCF a subi un manque à gagner de deux milliards d’euros du fait du virus, a annoncé son PDG Jean-Pierre Farandou, envisageant un plan d’aide de l’Etat et des suppressions de postes. Des difficultés économiques qui pèsent en faveur du déconfinement même si les soignants s’inquiètent de la possibilité d’une deuxième vague.

La quarantaine et l’isolement seulement imposés à certains voyageurs

OBLIGATOIRE POUR CERTAINS VOYAGEURS

La « quatorzaine obligatoire » va concerner « toute personne » qui rentre sur « le territoire national, dans un territoire ultra-marin ou en Corse », soit « souvent des Français partis à l’étranger » et « qui souhaitent revenir », a déclaré Oliver Véran lors d’un point-presse à l’issue du Conseil des ministres.

« La quatorzaine, c’est pour les gens qui ne sont pas symptomatiques, l’isolement concerne les gens qui auraient été diagnostiqués positifs au coronavirus sur constatation médicale » a-t-il distingué.

La quarantaine et l’isolement ne pourront « être rendus obligatoires et sanctionnés en cas de non-respect » que dans ce cas-là.

Les conditions « de durée, de lieu, de suivi sanitaire, de restrictions des sorties qui s’appliquent à ces mesures » seront précisées « après avis du conseil des scientifiques », selon le ministre. Ces mesures seront sous « contrôle » du juge des libertés et de la détention (JLD) », obligatoirement saisi « après 14 jours de quarantaine et d’isolement » imposé, a encore annoncé le ministre. « La durée totale » de l’isolement, « quelle que soit la situation, ne pourrait jamais dépasser les 30 jours » a proposé Olivier Véran.

PAS DE QUARANTAINE IMPOSÉE AUX MALADES REFUSANT DE S’ISOLER 

Le gouvernement envisageait aussi initialement une quarantaine contrainte pour « les personnes affectées par le coronavirus qui refuseraient de manières réitérées les prescriptions médicales d’isolement prophylactiques, qui créeraient par leur comportement un risque d’infection d’autres personnes ».

Cette mesure faisait partie de l’avant-projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire consulté jeudi par l’AFP, mais Édouard Philippe avait déclaré lors d’une visio-réunion avec le groupe des députés LREM que cette disposition qui avait suscité des réticences devait être retirée. Cela « n’a pas été retenu par le gouvernement », a confirmé samedi le ministre de la Santé, qui pense que les Français « seront responsables ». Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner compte sur leur « civisme ».

PAS D’APPLICATION STOP-COVID LE 11 MAI 

« Au 11 mai », lors du déconfinement, « il n’y aura pas d’application Stop-Covid disponible dans notre pays », a annoncé Olivier Véran. Cette application de traçage numérique des malades, évoquée un temps, représente pour l’instant un « défi technologique, scientifique, pratique », d’après lui.

À la place, le gouvernement va mettre en place « deux systèmes d’information » afin de rassembler les données permettant d’identifier et de répertorier les personnes malades.

Tout d’abord, un premier fichier « dans lequel seront inscrites les informations en provenance des laboratoires de biologie médicale lorsqu’un patient aura été testé positif au coronavirus ».

Ensuite, un autre dispositif, « Contact-Covid », sur le modèle du site Ameli de l’Assurance Maladie, « qui permettra notamment d’avoir les coordonnées des personnes à contacter ».

La mise en œuvre ces mesures se fera avec un avis « rendu public » de la CNIL « actuellement en préparation ».

L’état d’urgence sanitaire prolongé jusqu’au 24 juillet en France

AFP-msn.com – 02/05/2020

Suite à un Conseil des ministres, Olivier Véran a annoncé que l’état d’urgence sanitaire en France était prolongé de deux mois.


© Alain Jocard/Pool via REUTERS

Le gouvernement a décidé samedi, au cours d’un Conseil des ministres, la prolongation pour deux mois, jusqu’au 24 juillet, de l’état d’urgence sanitaire en France pour lutter contre la pandémie de coronavirus, a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran.

Entré en vigueur le 24 mars, l’état d’urgence sanitaire est prorogé car sa levée le 23 mai « serait prématurée », « les risques de reprise épidémique » étant « avérés en cas d’interruption soudaine des mesures en cours », indique le projet de loi qui va être examiné à partir de lundi par le Parlement.

Le texte, qui comporte sept articles, vise à « conforter le cadre juridique » et l' »élargir » pour « y intégrer les enjeux du déconfinement », qui doit débuter le 11 mai, a précisé Olivier Véran.

« Apprendre à vivre avec le virus »

« Nous allons devoir vivre pour un temps avec le virus », a-t-il souligné. « Apprendre à vivre avec le virus, voilà l’enjeu des prochains mois », a renchéri le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, à l’issue du Conseil des ministres qui s’est tenu durant plus de deux heures à l’Elysée.

Le texte précise notamment les conditions de quarantaine des personnes arrivant en France et atteintes du virus. Il porte aussi sur la mise en oeuvre d’un « système d’information » concernant les personnes malades et leur entourage pour une durée maximale d’un an.

Le projet de loi devrait être discuté par les sénateurs à partir de lundi après-midi, puis par les députés, probablement à partir du lendemain, a précisé la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye.

Coronavirus : Situation au Maroc samedi 2 mai à 10 H 00

Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
.
 10H00  02-05-2020

 

Guéris : 1235
Décès : 172
Cas confirmés : 4687
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 33415
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

 

Beni Mellal-Khénifra​
83
Casa Settat
1174
​​Daraa-Tafilalet
546
Dakhla-Oued Ed Dahab
2
Fès Meknes
579
Guelmim Oued Noun
36
Laâyoune-Sakia El Hamra
4
Marrakech Safi
1052
Oriental
175
Rabat Salé Kenitra
328
Souss-Massa
51
Tanger Tetouan Al Hoceima
657

Maroc-Espagne: Les frontières restent fermées jusqu’à nouvel ordre

leseco.ma – 29/04/2020

Le trafic aux frontières terrestres entre le Maroc et Sebta et Melilla reprendra du service quand la situation épidémiologique sera sous contrôle. C’est ce qu’a annoncé le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska. Par le biais de cette affirmation, le responsable espagnol rejette en bloc des informations publiées par les médias espagnols et faisant état de la fermeture des frontières entre le royaume et les deux enclaves jusqu’à septembre.

Pour le ministre ibérique, la réouverture des frontières dépendra uniquement de l’évolution de l’état sanitaire et l’absence de risque sur la santé des citoyens marocains et espagnols, ajoutant que cela ne sera faisable que quand ces conditions seront réunies. Le ministre a souligné que ces décisions sont prises de concert avec les autorités marocaines et répondent au besoin de protéger la santé des citoyens des deux pays ainsi qu’au souci de freiner la propagation de la pandémie.

«Nous menons un travail conjoint avec le Maroc», a-t-il manifesté. À ce sujet, le membre de l’Exécutif espagnol a rappelé la solidité des relations bilatérales entre le Maroc et l’Espagne. «Nous avons des relations permanentes, loyales et honnêtes avec le royaume du Maroc», a-t-il réitéré.

Ces déclarations désavouent les rumeurs faisant état du refus du royaume d’ouvrir ses frontières terrestres avec les deux enclaves, au moins jusqu’au mois de septembre. De plus, le ministre a souligné qu’au vu de la position géographique des deux présides, ceux-ci auront un traitement «personnalisé» dans le cadre de la stratégie de déconfinement social et économique, post-pandémie. À ce propos et contrairement au front uni affiché dans un passé très proche, Sebta et Melilla ne partagent pas la même posture concernant la mise en service des postes frontaliers.

L’enclave sebtie est partisane d’une fermeture plus prolongée de ses frontières avec le Maroc. En revanche, Melilla a formulé le vœu pieux que cette reprise du trafic entre les deux régions s’opère dans les plus brefs délais soit après que l’état d’alerte a été levé des deux côtés des frontières. De fait, certaines denrées et articles viennent à manquer à cause de ce blocus sanitaire. De la sorte, le conseiller en charge de l’infrastructure et de l’urbanisme dans le gouvernement de Melilla a mis l’accent sur la pénurie touchant les matériaux de construction à cause de la fermeture des frontières.

Les entreprises adjudicatrices du marché public ont souligné qu’elles ont dû se rabattre sur les produits importés de la péninsule, le granulat par exemple, ce qui a entraîné une importante augmentation des coûts et réclame une révision du cahier des charges. En somme, la fermeture des frontières a démontré la dépendance économique des enclaves à l’adresse du royaume et ceci malgré le déni de quelques responsables des deux présides.

CORONAVIRUS : LE CONFINEMENT NE SERA PAS PROLONGÉ AU-DELÀ DU 20 MAI AU MAROC

Par Wadie El Mouden – le360.ma – 30/04/2020

La place Jamaa el Fna à Marrakech, d'habitude très fréquentée par les touristes, est vide depuis la mise en place de l'état d'urgence sanitaire.
La place Jamaa el Fna à Marrakech, d’habitude très fréquentée par les touristes, est vide depuis la mise en place de l’état d’urgence sanitaire.

Le cap du 20 mai fixé par le Maroc comme le début du déconfinement ne sera pas repoussé, apprend Le360 de source gouvernementale. Une décision justifiée par l’amélioration continue des indicateurs de suivi de l’épidémie et de l’urgence à reprendre les activités économiques.

Depuis le 2 mars, date de l’annonce du premier patient contaminé au Maroc, les autorités sanitaires ont recensé 169 décès dus au Covid-19. Rapporté au nombre d’habitants, le taux de mortalité a sensiblement baissé au Maroc depuis le début de l’épidémie, atteignant un niveau nettement inférieur à ceux observés dans des pays riches, dotés d’un meilleur système de santé. Le taux de mortalité s’établit à 0,48 pour 100.000 habitants au Maroc, alors qu’à titre d’exemple, en Espagne on dénombre 51,7 morts pour 100.000 habitants, en Italie (45,9), au Royaume-Uni (39,2) et en France 35,9 décès pour 100.000 personnes. Même l’Allemagne citée comme un exemple vertueux de gestion de la pandémie déplore 7,7 décès dus au Covid-19 pour 100.000 personnes.

«Face aux signaux encourageants qui ressortent de l’évolution de la courbe des décès, le gouvernement sera en mesure d’aborder la sortie du confinement le 20 mai», affirme à le360 une source gouvernementale. Et d’ajouter: «il n’y a pas d’autre option sur la table que le déconfinement».

Le gouvernement El Othmani multiplie ces derniers jours les consultations pour affiner son plan de sortie du confinement. L’enjeu est de taille puisqu’il s’agit de fixer les conditions dans lesquelles les Marocains vont pouvoir reprendre le cours normal de leur vie. La date du 20 mai sonnera le début d’un processus de déconfinement progressif. Le retour à la normale couvrira l’ensemble des activités, mises à part quelques rares exceptions (cafés, restaurants, salles de spectacles, etc.).

Il faut dire que l’économie marocaine a commencé à montrer de sérieux signes d’essoufflement et ne peut supporter une prorogation du confinement. Selon les derniers chiffres du HCP, 57% des entreprises sont en arrêt temporaire et 6.300 ont cessé leurs activités. La crise a mis au chômage plus de 800.000 salariés. Pis encore, plus de 4,3 millions de ménages opérant dans l’informel ont été directement touchés par le confinement.

Le port du masque restera obligatoire après la levée de l’état d’urgence sanitaire. Est-ce que la fin du confinement signifie la disparition du Covid-19 ? «Non ! », tranche notre source. Et de préciser: «mais il va falloir cohabiter avec les résidus du virus, tout en prenant toutes les mesures de prévention».

Coronavirus / Maroc : La région de Marrakech-Safi passe le cap des 1000 cas

par Zoubida Senoussi – fr.hespress.com – 01/05/2020

Coronavirus / Maroc : La région de Marrakech-Safi passe le cap des 1000 cas

Marrakech-Safi est la deuxième région du Maroc à avoir passé le cap des 1000 cas contaminés par le coronavirus, ce vendredi 1er mai, portant ainsi son bilan à 1004 personnes touchées par la pandémie. 

La plateforme de veille et de suivi de Hespress, covid.hespress.com/fr, détaille ainsi que le Maroc compte, ce vendredi 1er mai, 569 cas confirmés, 171 décès, 1083 guérisons, 32437 cas exclus après des tests négatifs en laboratoire, et 3315 cas en cours de traitement.

Toujours en tête des régions les plus touchées par le Covid-19,  Casablanca-Settat compte ce vendredi 1157 cas de contamination, soit 37 de plus qu’hier.

La région de Marrakech-Safi enregistre le plus de cas de contaminations en 24 heures, passant ainsi la barre des 1000 cas. Avec 47 nouveaux cas, Marrakech-Safi compte désormais 1004 personnes touchées par la pandémie.

Avec un bilan moins lourd, la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima continue de voir sa flèche grimper et recense en cette fin de semaine 619 cas de contamination, soit 22 de plus en 24 heures.

Fès-Meknès connait également une augmentation de 22 cas ce vendredi, comptant désormais 573 cas.

De son côté, la région de Drâa-Tafilat  continue de pointer cette semaine à la 5e position des villes les plus touchées par le virus et porte son bilan à 546 cas, soit 3 de plus en 24 heures.

Moins touchée par la pandémie, la région de Rabat-Salé-Kenitra (326) connait une légère augmentation de 12 cas, tandis que celle de l’Oriental stagne à 175 cas.

Les villes qui comptent moins de 100 personnes infectées sont Beni Mellal-Khénifra (83), Souss-Massa (51), Guelmim-Oued Noun (29), Laâyoune-Sakia El Hamra (4) et Dakhla Oued Deheb (2).

Son clip est réalisé par un cinéaste : Un nouveau single en amazigh sur le corona

par Salima Guisser – aujourdhui.ma – 04/04/2020

Son clip est réalisé par un cinéaste : Un nouveau single en amazigh sur le corona

«Corona Ta3omma». Ainsi s’intitule un nouveau single, qui veut dire «Corona s’est propagé dans le monde», initié par des artistes issus de différents groupes soussis au nouveau Covid-19.

Il s’agit de Fayssale Al Fakir et Redwane Raifaq du groupe Nass lhal, de Moulay Ismail Samlaly d’Iguidar, Youssef Mestaoui issu des frères Mestaoui, Mohamed Boudad d’Essiham et Said Assaf du groupe Al Wiam. Des ensembles ayant une grande renommée dans le Royaume et fort appréciés par le public amazighophone et marocain.

Lancé tout récemment sur YouTube, le vidéoclip de ce titre est réalisé par le cinéaste marocain Ahmed Baidou. «C’est de la ville d’Agadir, capitale du Souss, qu’est venue l’idée, par des artistes amazighs appartenant à certains groupes musicaux, de créer une œuvre artistique en signe de solidarité pour soutenir l’effort national déployé pour lutter contre l’épidémie du Corona», exalte le réalisateur.

L’artiste établit également un rapport entre cette œuvre et la situation actuelle. «Cette idée s’est confinée dans la tête de chaque artiste participant avec aussi la volonté de rendre hommage à Nass El Ghiwane et Izanzaren, innovateurs dans la notion des groupes», indique M. Baidou. Comme il le précise, cette réalisation s’est faite avec les moyens de bord de chaque artiste strictement confiné chez lui.
«Une fois le texte conçu, en amazigh et arabe, par deux artistes, chacun l’a adapté avec son téléphone portable aux mélodies existantes qui ont déjà été enregistrées puis nouvellement arrangées avec des paroles simples afin de toucher l’ensemble de l’audience», détaille le cinéaste. Dans les coulisses, le travail sur ce titre s’est fait sur les seuls smartphones des artistes que ce soit pour les enregistrements vocaux ou le tournage.

Quant au projet de ce single, dont les rythmes allient des airs arabes et amazighs, il est, comme il l’explicite, basé sur le volontariat. L’objectif de cette œuvre totalement bénévole étant «d’aider la population à réaliser le caractère dangereux de l’épidémie et respecter les consignes de confinement». Pour lui, ce titre, ayant créé le sens de partage chez les artistes, prouve aussi l’attachement de ceux-ci à la «sauvegarde» du peuple marocain. «Nous espérons avoir contribué simplement à la sensibilisation sur le danger de cette pandémie et révéler que l’artiste marocain est toujours présent et prêt à répondre à l’appel de la chère patrie», enchaîne le réalisateur.

Vidéoclip introuvable sur Youtube !

Maroc : nomades et population locale se déchirent

bladi.net – 01/05/2020

Maroc : nomades et population locale se déchirent

Entre les nomades et la population locale, les relations ne sont pas des plus chaleureuses. Depuis début avril, la province de
Chtouka Ait-Baha vit au rythme de l’affrontement.

À 65 kilomètres d’Agadir, les affrontements entre population locale et nomades provenant majoritairement du Sahara, font rage en ces temps de coronavirus. Un camp dénonce une « invasion » alors que l’autre défend une « habitude ancestrale ». « C’est la première fois que notre commune voit passer des nomades. […] Ils détruisent nos amandiers, insultent et violentent quiconque ose s’approcher d’eux », dénonce Abdessalam Chegri, habitant de la région et président du bureau provincial de l’Association marocaine des droits humains (AMDH).

« Les nomades ont interdit aux habitants des douars de filmer ce qui se passe. Si quelqu’un tente de le faire, on lui prend son portable », confie à TelQuel, un habitant de la région. Il affirme que plusieurs arbres fruitiers, notamment des amandiers, des figuiers et des pommiers, ont été détruits par les transhumants et leur bétail.

« Nous n’avons attaqué personne, je peux vous l’assurer », se défend Mohamed Zawat, l’un des nomades. En ce qui concerne les arbres fruitiers, nous avons laissé notre bétail paître sur un terrain nu, inhabité et où poussent des amandiers. Nous avons cru qu’il s’agissait d’un terrain sans propriétaire. Nous avons été attaqués par des jets de pierres et l’un des bergers a été même blessé. Nous avons dû quitter les lieux sans avoir le temps de nous excuser. »

Dans la foulée, « le gouverneur s’est déplacé en personne dans la région en vue de doter les services locaux de moyens humains nécessaires pour maintenir la paix et éviter les conflits, fait savoir un responsable des autorités locales. Actuellement, nous encadrons parfaitement les transhumants pour assurer leur passage dans la région. Il ne faut pas oublier qu’ils disposent du droit de passage. »

Création artistique et littéraire : Un concours à distance à Souss-Massa

mapexpress.ma – 01/05/2020

Création artistique et littéraire : Un concours à distance à Souss-Massa

Agadir – La Direction régionale de la Culture Souss-Massa organise un Concours à distance visant à dénicher les jeunes talents dans les domaines artistique et culturel.

Cette compétition porte sur les domaines des arts plastiques (tous âges confondus), la poésie et la nouvelle et elle est dédiée aux candidats issus de la région de Souss-Massa, indique un communiqué de la direction.

Concernant la compétition des arts plastiques, elle est destinée aux enfants (moins de 16 ans) et aux adultes (plus de 16 ans), selon le communiqué qui précise que l’œuvre du participant doit avoir pour sujet la pandémie.

De même, les enfants âgés de moins de 16 ans doivent joindre à leur création une vidéo retraçant toutes les étapes de la réalisation du dessin, insiste la direction régionale.

La candidature au concours de la poésie, quant à elle, est ouverte devant toutes catégories d’âge, relève la direction notant que les travaux doivent être présentés en langues arabe, amazighe ou sous forme de “Zajal” (Poésie marocaine d’expression dialectale).

Le concours de la nouvelle (en arabe, français et amazigh) est ouvert lui également au grand public, précise la direction rappelant par la même occasion que les travaux dans ces trois disciplines doivent porter sur la thématique de la “pandémie du Coronavirus”, n’ont pas été publiés avant ou étaient en lice dans le cadre d’un autre concours.

La Direction régionale de la Culture Souss-Massa a fixé la date du 30 mai 2020, comme dernier délai pour recevoir les candidatures à ce concours, via l’adresse électronique drcsm20@gmail.com, appelant les participants à joindre aux travaux leurs coordonnées personnelles.

Des récompenses seront attribuées aux gagnants (2 distinctions dans la catégorie des arts plastiques, Une distinction dans la catégorie de la poésie et une autre dans la nouvelle), conclut la même source.

Situation du Coronavirus au Maroc: peut-on être optimiste ?

par Marouane Kabbaj – maroc-hebdo.press.ma – 01/05/2020

Les indicateurs les plus concluants ne sont plus au rouge. Particulièrement celui des cas de contamination, qui a connu, la semaine dernière, une hausse quotidienne qui avait l’air inquiétant et qui a fini par s’infléchir.

Le nombre de cas contaminés pris en charge dans un état de santé grave ou avancé continue de diminuer: 4% seulement, contre 82% asymptomatiques ou présentant des symptômes légers. Deuxième constat: Du suivi de l’évolution du nombre de cas de contamination ressort une courbe descendante. Les cas diminuent, tout bonnement. Mieux encore, près de 33.000 personnes ont été testées négatives. Dans la nuit de mercredi à jeudi, 38 nouvelles contaminations avérées au coronavirus ont été enregistrés, pour un total de 4.359 cas confirmés depuis le début de l’épidémie.

Une mise à jour à 10H du jeudi 30 avril 2020 fait par ailleurs état de 0 nouveau décès et 41 nouvelles rémissions. Le bilan national affiche ainsi 4.359 cas confirmés, 168 décès, 969 guérisons, 29.563 cas exclus après des tests négatifs en laboratoire, et 3.222 cas en cours de traitement. Que faut-il en déduire? Les indicateurs les plus concluants ne sont plus au rouge. Particulièrement celui des cas de contamination qui a connu, la semaine dernière, une hausse quotidienne qui avait l’air inquiétante.

Mais quand on sait que le nombre de tests de dépistage a augmenté, couvrant plusieurs villes alors qu’il était limité à Casablanca et Rabat, cette hausse devient compréhensible voire même plus ou moins rassurante. Pour rassurante, elle l’est du fait que plus on a de tests, plus on détecte les cas asymptomatiques susceptibles de répandre le virus sans que leurs victimes ou eux-mêmes ne s’en rendent compte.

Le dépistage déterminant
La vérité, c’est que le Maroc a porté sa capacité de dépistages du Covid-19 à 2.062 tests par jour, comparé à 200 tests durant les premiers jours du confinement. Personne ne peut nier le fait que le dépistage est une arme déterminante dans la lutte contre le nouveau coronavirus. Le Royaume a multiplié par dix sa capacité à diagnostiquer la maladie.

L’implémentation de ces tests dans dix laboratoires supplémentaires (six Centres hospitaliers universitaires (CHU), deux cliniques à Casablanca, l’hôpital régional d’Agadir et l’hôpital militaire de Meknès) et la mise en place de tests sérologiques simples et rapides qui détectent des anticorps produits par l’organisme en cas de contamination au SARS-CoV-2 dans d’autres centres a porté le nombre de tests quotidiens à plus de 2.200.

La situation actuelle, quoique encourageant à être optimiste, ne peut être un prétexte pour boire du petit lait et dormir sur ses lauriers. Autrement dit, les tests et les consignes de confinement doivent être renforcés et le contrôle au niveau des usines industrielles et de la circulation serré. Le relâchement n’est pas permis si l’on veut sortir très bientôt de cette crise sanitaire.

Terrible accident de la route dans la région d’Agadir

lesiteinfo.com – 01/05/2020

Un terrible accident s’est produit jeudi à Chtouka Ait Baha, dans la province d’Agadir. Selon une source de Le Site info, une voiture légère s’est renversée à quelques kilomètres de l’aéroport Al Massira, précisant que deux individus ont été grièvement blessés.

Et d’ajouter que le conducteur a perdu le contrôle du véhicule à cause de l’excès de vitesse avant que le drame ne se produise.

Alertés, les services de la gendarmerie royale se sont rendus sur les lieux de l’accident et ont transféré les victimes à l’hôpital Mokhtar Soussi, dans la ville de Biougra, pour recevoir les soins nécessaires. Une enquête a également été ouverte, sous la supervision du parquet compétent, pour déterminer les circonstances exactes de ce drame.

Avec une hausse de 6,5% durant le premier trimestre 2020 : L’activité portuaire à Agadir pas affectée par le Covid-19

par Mohamed Laabis – aujourdhui.ma – 01/05/2020

Avec une hausse de 6,5% durant le premier quart 2020 : L’activité portuaire à Agadir pas affectée par le Covid-19

Les activités du port d’Agadir sont concentrées sur les céréales, aliments de bétail, hydrocarbures, et qui revêtent une importance capitale pour le tissu économique national.

Durant le premier trimestre 2020, l’activité portuaire au niveau d’Agadir a maintenu son trend haussier avec une progression de 6,5% par rapport à la même période de l’année écoulée.
Avec un volume de 1,7 million de tonnes, l’activité du port d’Agadir à fin mars a connu une hausse de 6,5% due essentiellement à l’augmentation de l’importation des aliments de bétails (68,2%), des céréales (21,5%), du trafic des hydrocarbures (13,1%), et du clinker (6,8%).

Alors que l’activité des croisières et passagers a marqué, pendant le premier trimestre de l’année 2020, une forte baisse de 53,1%, avec un total de 19.952 croisiéristes. Ces statistiques portent sur la période des mois de janvier et février 2020, étant donné que depuis l’avènement de la pandémie Covid-19, cette activité est interdite dans les ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP).
En effet, les activités du port d’Agadir sont concentrées sur les céréales, aliments de bétail, hydrocarbures, et qui revêtent une importance capitale pour le tissu économique national.

Dans cette conjoncture marquée par la pandémie Covid-19, des efforts exceptionnels ont été déployés à travers la mise en place d’un ensemble de dispositifs au niveau de ce port (principal port de la zone sud du Royaume) pour assurer la continuité de ses activités en termes notamment d’accueil des navires et de réception des marchandises.

Consciente de cet enjeu et à l’instar des autres ports de commerce du Royaume, l’ANP a lancé au port d’Agadir tout un dispositif sanitaire. Les mesures mises en place sur la base des consignes sanitaires et en parfaite concertation avec les différents intervenants portuaires ont démontré leur pertinence, puisque le niveau d’activité du port a connu un niveau normal aussi bien en termes de volume de trafic qu’en termes d’accueil des navires.
Ces dispositifs sanitaires visent à limiter la propagation du virus et à protéger l’ensemble des usagers qui concourent au transit du trafic portuaire et ce en application notamment des mesures préconisées par les ministères de la santé, de l’intérieur, de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau.
Grâce à l’engagement des différents partenaires de l’ANP exerçant leurs activités au port d’Agadir, le fonctionnement du port n’est pas affecté par la pandémie Covid-19, en témoigne le volume des marchandises transitant par ce port.
Pour rappel, compte tenu de son hinterland, le port d’Agadir joue un rôle important dans le développement de l’économie régionale et contribue au développement de l’économie nationale, il constitue le débouché naturel des activités agroalimentaires de la plaine du Souss-Massa et de ses richesses halieutiques. Le port d’Agadir, essentiellement dédié à la pêche dans le passé, est devenu progressivement un complexe portuaire, englobant à la fois le port de pêche, le port de commerce et le port de plaisance.

%d blogueurs aiment cette page :