Archives de mai 8th, 2020

Opération paniers solidarité Agadir

Comme vous le savez, des familles marocaines se trouvent totalement démunies à la suite du confinement.

Une opération est menée actuellement pour fournir des paniers repas à ces familles.

Dans ce but, une cagnotte est mise en place, principalement destinée à ceux qui en France aiment le Maroc.
(Merci de transmettre à vos proches et amis qui résident en France) :

http://www.leetchi.com/c/paniers-survie-agadir-maroc

DES PANIERS REPAS POUR LES FAMILLES DEMUNIES DE LA REGION D’AGADIR
.

Objectif

Distribuer des « paniers de survie » à des familles de la région d’Agadir se trouvant totalement sans ressources à la suite du confinement.

Le contexte

Du fait du confinement très strict au Maroc, beaucoup de petits emplois ne peuvent plus s’exercer : gardiens de parking, femmes de ménages, emplois informels dans le commerce etc. et des familles entières se trouvent complètement dénuées de ressources, ne pouvant même plus se nourrir.

Descriptif du projet

Il s’agit d’un projet très précis, organisé de façon directe, pour que tout l’argent récolté soit utilisé pour l’objectif fixé et qu’il n’y ait pas de « perte dans les tuyaux ».

Le projet est organisé par Andrée Mahnaoui, pharmacienne d’origine bretonne, et installée à Agadir depuis des années avec son mari pharmacien lui aussi et Claude Fontenoy, résidant habituellement à Agadir mais actuellement confiné en France dans la région lyonnaise,

Le « panier » d’un prix de revient de 300 dirhams (30 €) après de rudes négociations avec les fournisseurs est composé de : 10 kg de farine, 1 kg de riz, 2 kg de lentilles, 2 kg de sucre, 500g de thé, 1kg de confiture, 1kg de sauce tomate, 5 kg de dattes, 2 l d’huile de table, 1l d’huile d’olive, du savon, de l’eau de javel, etc.

Il doit permettre la survie d’une famille pendant environ 1 semaine.

Le projet a été lancé depuis le début du confinement et plusieurs livraisons ont déjà été faites mais il ne peut couvrir actuellement qu’une infime partie des besoins.

Nous n’attendrons pas la fin de la collecte. L’argent sera envoyé au fur et à mesure pour répondre aux besoins les plus urgents.

Les donateurs

Cet appel s’adresse bien sûr aux résidents français au Maroc, mais aussi et surtout à tous ceux qui aiment en France le Maroc, connaissent l’accueil extraordinaire des Marocains, et apprécient d’y séjourner pour quelques jours ou davantage. Il s’agit donc principalement :

  • des MRE (Marocains Résidant à l’Etranger)
  • des Français résidant habituellement au Maroc mais actuellement confinés en France

  • de touristes ayant passé de bons moments au Maroc et plus particulièrement dans la région Souss-Massa (région d’Agadir)

  • d’amateurs de 4 X 4 pour qui les pistes du Maroc sont incontournables

  • de camping caristes qui passent l’hiver dans ce beau pays

C’est pourquoi nous vous demandons de diffuser largement ce message à vos amis Français qui sont venus vous rendre visite au Maroc

Le suivi

Au moment de votre don laissez votre mail dans les commentaires pour être régulièrement tenus au courant des opérations ; ou bien revenez régulièrement sur le site pour avoir ces informations.

Le lien :

http://www.leetchi.com/c/paniers-survie-agadir-maroc

Coronavirus : Situation le vendredi 8 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
.
 10H00  08-05-2020

 

Guéris : 2302
Décès : 185
Cas confirmés : 5661
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 52931
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,73 %
Casa Settat
27,22 %
​​Daraa-Tafilalet
9,84 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.04 %
Fès Meknes
12,75 %
Guelmim Oued Noun
0,76 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,07 %
Marrakech Safi
20,17 %
Oriental
3,09 %
Rabat Salé Kenitra
8,46 %
Souss-Massa
1,06 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
14,80 %

France : Commémoration du 8-Mai en confinement

Lancement de la Campagne Bleuet de France le 2 mai - La France aux ...

En raison du confinement, la cérémonie du 8-Mai, marquant les 75 ans de la capitulation allemande, se déroulera en comité restreint avec le président de la République. En province, les commémorations autour des monuments aux morts seront aussi interdites au public, mais plusieurs associations appellent malgré tout à rendre un hommage individuel.

Ce 8 mai 2020 ne sera pas comme les autres. Comme tous les ans, des cérémonies étaient programmées pour commémorer la capitulation allemande en 1945, mais à l’occasion des 75 ans de cette date historique, ces commémorations devaient avoir une résonance particulière. « Ce 75e avait une force colossale, car c’est le dernier grand anniversaire où on peut avoir quelqu’un qui dit : ‘J’y étais, j’ai vu’. Dans cinq ans, il n’y en aura plus », prévient Serge Barcellini, le président du Souvenir Français.

En raison du confinement et de la situation sanitaire en France et ailleurs, ces rassemblements et cet ultime hommage n’auront pas lieu. Compte tenu de la pandémie de Covid-19, le gouvernement a annoncé le 20 avril que seul le président de la République se rendra à l’Arc de triomphe « en présence d’un nombre restreint d’autorités civiles et militaires ».

Dans l’ensemble des départements, un rassemblement au monument aux morts de la commune chef-lieu sera organisé dans « un format restreint », ainsi qu’un dépôt de gerbes dans les différentes communes. Chacune de ces cérémonies sera fermée au public. « Afin de manifester leur participation à cette journée nationale », le chef de l’État demande cependant « aux Françaises et aux Français qui le souhaitent de pavoiser leur balcon aux couleurs nationales ».

Célébration du 17è anniversaire de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan

2m.ma – 07/05/2020

Célébration du 17è anniversaire de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan

Il y a 17 ans, jour pour jour, le ministère de la Maison Royale, du Protocole et de la Chancellerie annonçait la naissance, au Palais Royal à Rabat, du fils aîné de SM Mohammed VI. Le jeune prince a été baptisé  du nom de Son grand-père, feu SM Hassan II. 

Le 8 mai 2003, la naissance du Prince Héritier Moulay El Hassan, marquant la continuité dynastique, a été saluée par une salve de 101 coups de canons, comme le veut le protocole.  Une semaine plus tard, le baptême princier a été célébré à l’occasion de la grandiose cérémonie de Laâkika (« Laâkika incombe à chaque garçon : on lui égorge une bête le septième jour, on le rase et on lui donne un nom »)

Sur les traces de Son Père

Depuis son jeune âge, SAR Moulay El Hassan multiplie les apparitions publiques, seul ou accompagnant son Père, SM le Roi, dans le cadre d’activités officielles au Maroc et à l’étranger. La dernière apparition publique du Prince Héritier remonte au 4 mai 2020, qui correspond au 10è jour du mois de Ramadan. Il accompagnait SM Mohammed VI pour commémorer l’anniversaire de la disparition de Feu SM Mohammed V, lors d’une cérémonie solennelle à Rabat.

Le 8 mai est également l’occasion de se remémorer quelques unes des principales activités de SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan qui a représenté, le 30 septembre 2019 à Paris, SM le Roi Mohammed VI aux obsèques officielles du défunt président français Jacques Chirac, qui se sont déroulées à l’église Saint-Sulpice.

Le même jour, Son Altesse Royale le Prince Héritier a pris part, au Palais de l’Elysée, au déjeuner offert par le Président de la République française, M. Emmanuel Macron en l’honneur des chefs d’Etat et de Gouvernement présents aux obsèques du défunt président M. Jacques Chirac.

Le 22 septembre 2019, SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a présidé à l’École royale de cavalerie de Témara la cérémonie de remise du Grand Prix SM le Roi Mohammed VI du concours officiel de saut d’obstacles.

Au terme de cette grande manifestation sportive, organisée sous l’égide de la Fédération royale marocaine des sports équestres, SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a remis le Grand Prix au vainqueur.

Le 22 août 2019 et sur ordre de SM le Roi Mohammed VI, SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan a reçu au Palais des hôtes à Rabat, les enfants d’Al Qods participant à la 12è édition des colonies de vacances, organisée par l’Agence Bayt Mal Al-Qods Acharif, sous le Haut patronage de SM le Roi, Président du Comité Al-Qods.

Le 28 juin 2019, Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan a représenté à la province de Fahs Anjra (Région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima), SM le Roi Mohammed VI à la cérémonie de lancement des opérations portuaires du nouveau port Tanger Med II, une plateforme qui permettra d’ériger le Complexe portuaire de Tanger-Med en port leader et première capacité en Méditerranée.

Deux jours auparavant et sur Hautes Instructions de SM le Roi Mohammed VI, Chef suprême et Chef d’État-Major Général des Forces Armées Royales (FAR), Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan avait présidé, au Collège Royal de l’Enseignement militaire supérieur à Kénitra, la cérémonie de sortie de la 19è promotion du Cours Supérieur de Défense et de la 53è promotion du Cours État-Major.

Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan a procédé à cette occasion à la remise des brevets de l’enseignement militaire supérieur avec grade de Master Spécialisé en Défense Nationale et des diplômes d’État-Major respectivement aux officiers stagiaires du Cours supérieur de défense et du Cours État-Major.

Par ordre de SM le Roi Mohammed VI, Chef suprême et Chef d’État-major Général des Forces Armées Royales (FAR), Son Altesse Royale le Prince Héritier a également présidé le 14 mai dernier au Cercle Mess Officiers de Rabat, un ftour-dîner offert par SM le Roi à l’occasion du 63è anniversaire de la création des FAR.

L’anniversaire de l’Héritier du glorieux trône alaouite revêt donc une grande symbolique renvoyant au ressourcement de la monarchie dans les fondements spirituels de la Oumma inspirés des traditions du Prophète et des Califes bien guidés, qui, dans leurs comportements quotidiens, ont toujours veillé à être magnanimes et à étendre leur mansuétude aux nécessiteux et aux plus faibles.

Déconfinement : Prérequis et scénarios selon un document interne de la Santé

medias24.com – 07/05/2020

Médias24 a consulté un document interne au ministère de la Santé, qu’il a pu authentifier et qui circule à grande vitesse sur les canaux digitaux. Ce document de la direction de l’épidémiologie est la version au 5 mai d’un travail intitulé “une feuille de route pour la levée du confinement“. Une feuille de route en termes de santé publique s’entend.

 Déconfinement: Prérequis et scénarios selon un document interne de la SantéTESTS AU CHU MOHAMMED VI DE MARRAKECH : L’UN DES PRÉREQUIS AU
DÉCONFINEMENT EST L’AUGMENTATION DE LA CAPACITÉ DE TESTS.

Il confirme la tendance à une sortie progressive qui pourrait survenir plus vite qu’on ne le croit. La lecture du document donne vie à la sortie du déconfinement comme hypothèse concrètepalpable et certaine dans un avenir proche.

Le document non officiel (qui n’engage pas le ministère ni le gouvernement) reflète l’état de la réflexion interne.

Il rappelle des principes ou des conclusions :

-maintenir le confinement strict actuel jusqu’à l’extinction de nouveaux cas est impossible. Le document ne le dit pas ainsi, mais aplatir la courbe signifie aussi retarder l’extinction du virus sur le sol national. Celle-ci n’interviendra pas avant fin juillet (selon un scénario indépendant) ou fin septembre (scénario évoqué comme hypothèse dans le document). Il est impossible, pour toutes sortes de considérations, économiques, sociales, psychologiques, de santé publique même, de maintenir le confinement aussi longtemps.

– L’aplatissement de la courbe a entraîné une baisse du taux d’attaque, de la létalité et des cas en réanimation

-Il a évité la saturation du système de santé.

-Il a évité la phase 3 de la propagation qui aurait vu une diffusion communautaire sur tout le territoire.

 -Le document indique au conditionnel que les mesures de précaution, y compris le confinement et les mesures drastiques qui l’ont précédé, “aurait“ évité au Maroc 300.000 à 500.000 nouveaux cas, 9.000 à 15.000 décès (estimé sur la base d’une létalité de 3%) et 4.650 à 7.750 admissions en soins intensifs (estimée sur la base de 1,55% des cas ont nécessité des soins intensifs).

Il va plus loin en déclarant trois régions en fin d’épisode épidémiologique : l’Oriental (dans ce cas, les quelques dizaines de cas actifs sont considérés comme en bonne voie de guérison) ; Laâyoune Sakia Hamra ; Dakhla-Oued Eddahab.
Sept RT (ou R0, passé dans le langage courant) des régions sont en dessous de 1 (0,5 à Guelmim Oued Noun, Souss Massa et Beni Mellal Khenifra ; 0,6 dans le Drâa Tafilalet et zéro ou fin de l’épisode épidémiologique dans l’Oriental et les deux régions du Sud.
Les autres RT (taux de reproduction) se présentent comme suit au 5 mai :
-National : 1,01
-Casa-Settat : 1,09
-Rabat Salé Kénitra : 0,98
-Fès Meknès : 1,04
-Tanger Tétouan Al Hoceima : 1,06
-Marrakech Safi : 1,07.

Le document estime que le pays a subi 4 vagues jusqu’à présent : une début avril ; une seconde vague vers le 19 avril qui représente le pic ; une troisième vers le 21 avril et une quatrième, la vague actuelle provoquée par différents foyers depuis le 1er mai.

Le document non officiel liste les arguments favorables à la sortie du confinement :

-l’impact socio-économique.

-l’impact sanitaire : “Le confinement pèse lourdement sur les autres morbidités, plus difficilement prises en charge dans le contexte épidémique“. On l’a bien vu d’ailleurs dans le cas des maladies chroniques, de la baisse du nombre de consultations non-Covid et de la baisse du taux de vaccination heureusement vite rattrapé. Ceci sans compter les éventuels troubles psychiques.

 De plus, 7 régions ont bien maîtrisé l’épidémie ou sont en voie de le faire. Le document ne le dit pas, mais il est probable que le déconfinement commencera dans ces régions.

En gros, la situation marocaine a évolué très favorablement et les seuls problèmes épidémiologiques aujourd’hui proviennent de foyers (et non d’une diffusion communautaire) dans les 5 grandes régions concernées.

Il voit deux scénarios:

1 – ou bien les “sources des foyers qui apparaissent dans les unités industrielles ou commerciales ou encore les collectivités fermées sont maîtrisées“ et dans ce cas, il prévoit la “fin de cet épisode épidémique entre le 16 et le 22 mai“, avec persistance de nouveaux cas sporadiques entre 10 et 20 à la fois jusqu’à la fin de l’épidémie.
Dans ce scénario, il faudrait commencer à préparer le déconfinement dès ce jeudi 7 mai  avec un début de déconfinement possible vers le 13 mai si tout se déroule bien. Dans ce cas, il y aurait extinction de l’épidémie vers le 21 mai avec maintien de cas sporadiques.

 

2 – ou bien, si on ne maîtrise pas les foyers en question, une évolution en dents de scie, limitée à certaines zones, comme celle que l’on voit maintenant.
Il liste également plusieurs incertitudes à cause de paramètres inconnus rendant une nouvelle vague épidémiologique possible après le déconfinement.
Dans ce cas, il y aurait comme maintenant un plateau en dents de scie.

Les prérequis à une levée du confinement sont les suivants selon ce document :

-“Un système de santé en mesure de faire face à une éventuelle nouvelle vague épidémique et répondre aux autres besoins de santé“

– “Un système d’identification rapide et de prise en charge, aussi bien des cas que de leurs contacts“. Ce sera probablement l’appli de traçage des contaminations en cours d’examen à la CNDP.

– “Un système de surveillance épidémiologique capable de suivre les tendances et de détecter une reprise de l’épidémie“. Le document ne le dit pas, mais cela suppose d’énormes stocks et capacités de dépistage, y compris par les tests sérologiques.

– “Disposer de stock en EPI“ (équipements de protection individuelle).

– “Mise en place d’une gouvernance territoriale, en charge de la sortie de confinement“.

Le document préconise une levée du confinement, “selon les principes de progressivité, de géographie“ (les régions indemnes avant, maintenir l’interdiction de circulation entre les villes), les secteurs (cafés, restaurants, industrie, transports…) “et les groupes de population“ (les personnes âgées ou malades resteraient confinées plus longtemps).

Pour les régions, les villes et les communes, un scénario suggère les indicateurs suivants à prendre en compte pour une levée du confinement :

-RT < 0,7

-Un nombre de cas actifs inférieur à 5/100.000 habitants/ semaine.

-Un taux de létalité < 3,6%.

-Un taux de formes sévères ou critiques inférieur à 10%.

-Des capacités en réanimation non dépassées.

  • Comment le système national de soins sera adapté.

Parmi les éléments préconisés, continuer la prise en charge des malades. Le Maroc a en effet jusqu’à présent pris en charge tous les malades confirmés au Covid-19.
Autres préconisations : une stratégie de vaccination dès qu’un vaccin sera disponible d’une part et d’autre part, la poursuite de l’investigation autour des cas et le suivi des contacts et enfin de renforcer les programmes de santé, en particulier ceux qui ont fonctionné a minima pendant cette période.

Sur le court terme, à la sortie du confinement, on aurait un renforcement de la stratégie de détection précoce du Covid-19 avec “un système de surveillance exhaustif des cas avec confirmation virologique (tests à PCR) ainsi qu’une stratégie de dépistage des formes asymptomatiques et même des enquêtes de séroprévalence. Cela suppose l’acquisition de tests sérologiques en quantité suffisante.

CORONAVIRUS : DES DÉCHETS HOSPITALIERS FINISSENT DANS LES DÉCHARGES PUBLIQUES

Par Hassan Benadad – le360.ma – 07/05/2020

Déchets médicaux

© Copyright : DR

Des parlementaires ont mis en garde le gouvernement contre la gestion défectueuse des déchets médicaux en cette période de crise épidémiologique. Le chef du groupe du PJD a interpellé le ministre de l’Environnement sur la prolifération de ces déchets dans les décharges publiques.

Des parlementaires de la majorité ont indiqué que plusieurs hôpitaux publics, des cliniques privées et des sociétés chargées de la gestion des déchets se débarrassent d’une manière inappropriée des déchets médicaux et pharmaceutiques (DMP) générés par le traitement du Covid-19. Le président du groupe du PJD à la chambre des Conseillers, Nabil Chikhi, a appelé le ministre de l’Environnement, Aziz Rabbah, à communiquer les mesures prises par son département pour contrôler le traitement des DMP pendant l’état d’urgence sanitaire.

Dans une question écrite adressée au ministre, le parlementaire a indiqué que la collecte et le traitement des déchets médicaux constituent un véritable danger pour le citoyen et pour l’environnement. D’où, ajoute-t-il, la nécessité pour les centres hospitaliers ainsi que les sociétés chargées de la gestion des déchets de prendre le maximum de mesures de sécurité et de prévention tout en respectant les normes en vigueur dans ce domaine. D’autant, poursuit Nabil Chikhi, que l’on a constaté la prolifération de ces déchets dans certaines décharges publiques, notamment à Agadir.

Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du vendredi 8 mai, que le Centre international des technologies de l’environnement relevant de l’ONU a indiqué que la gestion des déchets médicaux générés par le traitement du Covid-19 a été défectueuse, soit par la non utilisation des techniques adaptées, soit par une utilisation impropre. Le traitement inadéquat de ces déchets, ajoute le même Centre, engendre des risques graves par la transmission de maladies infectieuses aux éboueurs, aux médecins, aux malades et par conséquent à tout l’environnement.

La mission onusienne souligne que les pays doivent traiter les déchets médicaux par des techniques thermiques, chimiques et biologiques. Dans ce contexte, le ministère de la Santé veille à sensibiliser tous les opérateurs à la dangerosité des déchets médicaux générés par le traitement de la pandémie de coronavirus. Ce département a incité les responsables des centres hospitaliers à renforcer les règles d’hygiène et la gestion des déchets tout en veillant à ce que les sociétés chargées de la récupération et du traitement des DMP le fassent dans le respect des normes de sécurité en vigueur.

Frappé de plein fouet par le Covid-19, le français Canavese quitte le Maroc

par Amine Amrani – challenge.ma – 07/05/2020

Près de quinze ans après y avoir pris pied, le groupe français Canavese se désengage du Maroc.

Confronté à de graves difficultés financières depuis 2018, ce producteur et distributeur de fruits et légumes vient de dénouer son partenariat avec la famille Belhaj avec laquelle il avait créé une joint-venture, en fin 2015, dans le domaine de la production agrumicole.

L’opération s’est matérialisée à travers le rachat par les associés marocains du bloc majoritaire détenu par le groupe basé en Aubagne (au Sud-Est de la France) dans la Compagnie Agricole Belhaj Canavese (CABC). Une entité qui emploie plus de 150 salariés entre ses deux sites de production répartis entre la région de Berkane dans l’Oriental et la plaine du Souss (près d’Agadir) et qui totalise en plantations et vergers d’agrumes, plus de 600 hectares pour une production annuelle avoisinant les 20.000 tonnes en variétés diverses de Clémentines Berkane, Nours, Nules ainsi que les fameuses oranges Maroc Late.

Jusqu’en 2019, CABC exportait ses produits sous sa marque propre KINI CITRUS aussi bien directement vers des importateurs en Amérique du Nord (Etats-Unis-Canada), Russie et Europe occidentale, que vers son ex-maison mère pour être écoulés ensuite sur le marché français.

Il faut dire que le désengagement de Canavese du Maroc, fait partie d’un plan de restructuration plus global mis en place dans le sillage de l’ouverture récente par le Tribunal de commerce de Marseille, d’une procédure de redressement judiciaire concernant celui qui fut longtemps un des leaders en France de la distribution des fruits et légumes. Outre le désengagement de CABC, ce plan a également donné lieu à la cession des activités de production en Côte d’Ivoire (qui emploient 2.500 salariés) à des investisseurs locaux et des trois mûrisseries de bananes dont disposait l’entreprise en France au groupe Fruidor. L’objectif du management de Canavese dont la fragilité financière a été aggravée par la crise du Covid-19 est, désormais, de se concentrer sur les activités de pure distribution sur son marché domestique avec l’espoir de retrouver, dès 2021, son niveau d’activité antérieur à l’actuelle crise avec un chiffre d’affaires de 150 millions d’euros (plus de 1,6 milliard de DH).

Des barges de dépollution 100% marocaines !

par Hassan El Arif – leconomiste.com – 08/05/2020

    • Des engins conçus et construits par Ecosynergie Boats
    • Une vingtaine déjà vendue au Maroc
    • Les discussions pour l’export suspendues à cause du Covid-19

L’histoire d’Ecosynergie mérite d’être racontée. A l’origine, c’est une société ATB (Advanced Technology Boats), spécialisée dans l’industrie navale, implantée au port d’Agadir. Mais après des difficultés financières, l’entreprise a été mise en liquidation judiciaire avant d’être rachetée par deux investisseurs. C’était en 2017, mais la société n’a pu être remise à flot qu’au prix de nombreuses tracasseries administratives qui sont maintenant un souvenir oublié, en septembre dernier.

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L’équipe R&D d’Ecosynergie s’active à concevoir des barges de dépollution équipées de plus d’automatismes et d’électronique embarquée (Ph. Ecosynergie)

Ecosynergie Boats a récupéré au passage une douzaine d’anciens employés de la défunte structure et emploie aujourd’hui une trentaine de techniciens. Elle se spécialise dans la conception, la construction et la commercialisation de barges de dépollution. Les engins sont équipés de deux moteurs: l’un fonctionnant à l’énergie solaire et le second au gasoil ou à l’essence.

Les barges sont munies d’un système de trappe immergée destiné à attraper les déchets solides et les films d’huiles (gasoil, essence…) flottant en surface de l’eau. Une fois capturés par la barge de dépollution, un mécanisme permet de séparer les deux catégories de déchets. Les flaques sont séparées de l’eau, qui est ensuite rejetée en mer. Les déchets solides sont triés et recyclés par Ecosynergie.

Les barges de dépollution sont pilotées par deux techniciens et peuvent nettoyer jusqu’à 4 miles des côtes. Les équipements sont utilisés pour le nettoyage des ports, marinas et les barrages. La société Ecosynergie a déjà fabriqué une vingtaine de barges.

Parmi ses clients, l’Agence nationale des ports (ANP) et Aquaflore Protect, une filiale Ecosynergie spécialisée dans le traitement des déchets d’hydrocarbures et le nettoyage des plans d’eau. La filiale qui vient d’ailleurs de passer commande pour une dizaine de nouvelles barges.

La taille des barges varie entre 7,5m x 3,5m et 9,5m x 4m. Les prix de vente démarrent à partir de 500.000 DH et peuvent atteindre 1,5 million de DH en fonction de la taille et des équipements installés. La société s’active depuis quelque temps sur la conception de «barges équipées de plus d’électronique embarquée et d’automatismes. «Pour la partie motorisation, nous travaillons avec divers partenaires pour incorporer des moteurs hybrides».

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Adossé à Gilles Vaton, l’un des meilleurs architectes navals au monde, le chantier Ecosynergie Boats détient aussi un savoir-faire avéré dans la construction de bateaux de pêche et de plaisance (Ph. Ecosynergie)

Le chantier planche actuellement sur la conception d’un bateau de pêche nouvelle génération, avec un nouveau design hydrodynamique, doté d’une motorisation hybride avec l’objectif de réduire la consommation d’énergie, d’offrir de meilleures conditions de stockage de poisson.

La société mise aussi sur le potentiel du marché national. En effet, la flotte de bateaux en bois, dédiés à la pêche côtière, est estimée à 2.000 unités. Elle doit être remplacée par des bateaux en métal, moins polluants. L’objectif étant d’améliorer la qualité et la valorisation des prises. Ce qui contribuera à générer plus de revenus pour les armateurs et les marins et donc plus de recettes pour le Trésor.

Quid des opportunités à l’international? «Nous nous étions engagés dans des discussions avec des clients à l’étranger, mais elles ont été stoppées par la crise du coronavirus. Ce n’est que partie remise car il y a une forte demande à l’échelle internationale pour ce type d’engin de dépollution parce que les mers sont de plus en plus polluées», explique Thierry Cahuzac, directeur technique.

Après la crise du coronavirus, beaucoup de pays montreront un intérêt grandissant pour les préoccupations de santé, de bien-être, de protection de l’environnement, de recyclage des déchets. Ce qui ouvre de grandes opportunités de business.

Ecosynergie Boats, qui a effectivement démarré ses activités en septembre 2019, table sur un chiffre d’affaires de 10 millions de DH pour 2020 et le double un an plus tard.

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