Archives de mai 11th, 2020

Un film pour les soignants du Centre Hospitalier Sud Francilien de Corbeil-Essonnes

Le Centre Hospitalier Sud Francilien de Corbeil-Essonnes est la structure dans laquelle notre fille Véronique et notre gendre Thierry travaillent sur les malades atteints du Covid-19.

Le film ci-dessous y a été tourné par Marc Borne, chef OPV (Opérateur de Prise de Vue) et télépilote drone.
C’est lui qui présente le film :

Ce film est venu de l’idée de ma compagne qui travaille au service réanimation du Centre Hospitalier Sud Francilien de Corbeil-Essonnes.
Elle m’a demandé de venir filmer son service pour qu’il puisse rester une trace de ce moment historique qu’est cette période de lutte contre le COVID-19.
J’ai trouvé un personnel soignant d’un sang froid étonnant malgré toutes les difficultés vécues au quotidien.
Les Soignants maîtrisent leur travail qu’ils font tous les jours, une maîtrise qui leur permet parfois même de plaisanter, comme nous pourrions le faire aussi dans notre quotidien professionnel ; très loin de ce que l’on peut voir dans les séries télévisées avec des équipes souvent en panique et dans l’urgence…

Musique :
La danse Madison
Thème mélancolie de Damien Saez

http://www.lasocietedespossibles.com/

 

Coronavirus : Situation le lundi 11 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
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Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
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 10H00  11-05-2020

Guéris : 2811
Décès : 188
Cas confirmés : 6281
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 62699
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,70 %
Casa Settat
27,58 %
​​Daraa-Tafilalet
9,09 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.03 %
Fès Meknes
14,15 %
Guelmim Oued Noun
0,68 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,06 %
Marrakech Safi
19,20 %
Oriental
2,80 %
Rabat Salé Kenitra
9,20 %
Souss-Massa
1,13 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
14,36 %

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau

Par Jean Marie Takouleu – afrik21.africa –

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau

Plusieurs pays africains se tournent de plus en plus vers les ressources en eau non conventionnelles comme le dessalement. Cette nouvelle politique en faveur du dessalement découle de la raréfaction des ressources d’eau de surface et souterraines dans certaines parties du continent. Ce stress hydrique est causé par le changement climatique et l’action de l’homme sur les rivières, les fleuves, les lacs ou encore la nappe phréatique.

Les ressources en eau de surface se raréfient dans certaines parties de l’Afrique. La situation va en s’aggravant, alors que certains pays cherchent encore à garantir l’accès de base à l’eau potable à leurs populations. Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), le taux de personne disposant d’un accès sécurisé à l’eau potable n’est passé que de 17,9 % à 23,7 % en Afrique subsaharienne depuis 2000. Et le stress hydrique devrait encore s’aggraver. À en croire l’ONU, d’ici 2030, 75 à 250 millions de personnes en Afrique vivront dans des zones où le stress hydrique sera important. L’organisation internationale indique par ailleurs que ce phénomène entraînera probablement le déplacement de 24 à 700 millions de personnes, car les conditions de vie seront de plus en plus difficiles.

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau ©Comprehensive Assessment of water management in Agriculture

Régions de raréfaction des ressources en eau©Comprehensive Assessment of water management in Agriculture

Selon certains chercheurs, les pénuries d’eau pourraient aussi être à l’origine de conflits à Afrique. Les prémices d’un tel dénouement ont été observées au sujet de la construction du barrage de la Renaissance sur la partie éthiopienne du Nil. Craignant les conséquences de la retenue d’eau sur son approvisionnement en eau à partir du Nil, l’Égypte a même menacé l’Éthiopie d’une intervention militaire pour stopper la construction de ce grand barrage qui stockera 10 millions de md’eau. Situés en aval du barrage, l’Égypte et le Soudan craignent une diminution du débit du Nil, un fleuve essentiel pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation dans les deux pays. Un compromis sur le temps de chargement de la retenue n’ayant pas pu être obtenu, l’Éthiopie vient de déployer l’armée pour assurer la garde de son barrage.

En 2012, l’ONU prévoyait déjà qu’après 2022, l’eau serait plus susceptible d’être utilisée comme une arme de guerre et un outil potentiel de terrorisme, en particulier en Afrique du Nord. Le stress hydrique à l’origine des tensions actuelles et futures est aussi causé par le changement climatique qui entraîne l’évaporation de l’eau et modifie le régime des précipitations, ce qui rend les efforts de collecte de l’eau encore plus difficiles. En conséquence, les États africains se tournent de plus vers des sources d’eau non conventionnelles, tel que le dessalement, pour faire face à la pénurie d’eau.

Le dessalement, une alternative pour les pays côtiers

Le dessalement est un processus par lequel l’eau saumâtre ou salée est transformée en eau douce. Ce procédé est appliqué dans les stations de dessalement qui traitent de l’eau pompée en mer ou dans les lacs salés. Il existe actuellement deux techniques de dessalement. La plus utilisée par les usines en Afrique est l’osmose inverse qui repose sur le principe d’une séparation sel-eau faisant appel à une membrane semi-perméable. La seconde méthode de dessalement est l’électrolyse, moins adaptée pour le traitement de l’eau de mer.

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau

Le schéma simplifié du dessalement par osmose inverse©Jen Watson/Shutterstock

En Afrique, le dessalement était jusqu’ici principalement utilisé pour produire de l’eau douce destinée à la consommation des populations. Mais, de plus en plus, des usines sont construites pour fournir de l’eau utilisée pour l’irrigation des plantations. C’est le cas de la station de dessalement de dessalement d’Agadir (au Maroc), actuellement en construction, avec une capacité attendue de 275 000 m3 par jour. Une partie de l’eau traitée, c’est-à-dire 125 000 m3 par jour, alimentera un système d’irrigation dans la plaine de Chtouka, au centre-ouest du Maroc.

Des stations de dessalement servent aussi à l’approvisionnement en eau des usines ou des mines. C’est le cas à l’ouest du Maroc où l’eau traitée par la station de dessalement de l’eau de mer de Jorf Lsfar (25 000 m3 par jour) sert à l’alimentation d’une mine de phosphate du groupe OCP (Office chérifien des phosphates). En Afrique du Sud, l’un des pays africains les plus touchés par les pénuries d’eau ces dernières années, Lucky Star, un fabricant de conserves de poissons s’est doté de deux usines de dessalement d’eau de mer privées à Laaiplek et Amawandle Pelagic, sur la côte ouest du pays, avec une capacité cumulée de 624 m3 par jour.

Le dynamisme du marché du dessalement de l’eau de mer

Le stress hydrique qui s’installe progressivement dans certaines parties d’Afrique devrait pousser d’autres pays à se tourner vers le dessalement. La plupart des projets sont actuellement localisés dans les pays d’Afrique du Nord, notamment en Égypte où le gouvernement fait la promotion de cette ressource en eau non conventionnelle. Ainsi, plusieurs projets sont développés en ce moment dans les gouvernorats côtiers.

Pour décupler les investissements dans le dessalement, le pays des pharaons mise sur le partenariat public privé (PPP) qui a déjà permis à plusieurs entreprises d’obtenir des concessions. C’est le cas de Metito, une entreprise émirienne, qui s’est alliée à la compagnie égyptienne Orascom Construction, pour lancer la construction d’une station de dessalement d’eau de mer à El-Arich, dans le gouvernorat du Sinaï-Nord. La première phase du projet doit permettre d’obtenir une capacité de 100 000 m3 par jour. La capacité de l’installation sera ensuite portée à 200 000 m3 par jour dans la deuxième phase. Metito et Orascom Construction vendront l’eau produite à la Holding Company for Water and Wastewater (HCWWW), l’entreprise qui assure le service public de l’eau en Égypte.

Selon Vasundhara Barawkar, analyste chez Orbis Research, le marché du dessalement devrait encore se développer au cours des cinq prochaines années. « La technologie du dessalement est utilisée depuis quelques décennies au Moyen-Orient et en Afrique » indique Vasundhara BarawkarIl ajoute que « la présence de secteurs industriels à forte intensité d’eau, tels que la métallurgie, l’agriculture, le pétrole et le gaz ainsi que la fabrication de produits chimiques, devrait accroître les besoins en eau potable dans ces régions, ce qui devrait élargir le champ de la croissance du marché du dessalement d’ici 2025 ».

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau

L’évolution globale du marché du dessalement©desaldata.com

En Afrique du Sud par exemple, face aux pénuries d’eau des dernières années, certaines entreprises se sont tournées vers le dessalement de l’eau de mer pour approvisionner leurs usines. C’est le cas de Lucky Star, un fabricant de conserves de poisson. La société a acquis deux usines de dessalement construites par l’entreprise sud-africaine ImproChem en partenariat avec Suez Water Technologies & Solutions, une filiale du groupe français Suez. Les deux stations fournissent 624 m3 d’eau douce par jour.

En Namibie, l’un des pays les plus arides du continent africain, les investissements dans le dessalement sont destinés à l’approvisionnement des populations. Le pays dispose d’un large accès à la mer, et compte exploiter ce potentiel, en développant notamment le projet de dessalement de Walvis Bay, dans le cadre d’un partenariat avec son voisin botswanais. L’eau produite par cette station sera partagée entre les deux pays. La part botswanaise devrait être pompée vers la capitale Gaborone via une canalisation qui partira de l’usine de dessalement de Walvis Bay, soit au moins 1 490 km de distance. Au-delà de ce projet qui est encore à un stade embryonnaire, des petites unités de dessalement sont construites dans plusieurs localités en Namibie pour l’approvisionnement des populations. Ces installations sont réputées être énergivores.

La consommation d’électricité et l’impact environnemental des stations de dessalement

La consommation en électricité est d’ailleurs l’un des obstacles qui freinent le développement du dessalement de l’eau de mer sur le continent africain. Le système d’osmose inverse utilise la pression pour séparer le sel de l’eau. Une telle pression nécessite une grande quantité d’électricité. Certains chercheurs pensent que la quantité d’énergie consommée par une usine de dessalement, qui fournit de l’eau à 300 000 personnes, équivaut à la puissance d’un jumbo jet, un avion à réaction de grande capacité, comme le Boeing 747 (gros porteur). Dans le contexte africain marqué dans la plupart des pays par une production électrique déficitaire, des résistances pourraient naître pour considérer le choix du dessalement comme une alternative crédible pour faire face au stress hydrique.

De fait, une usine de dessalement est souvent perçue comme une installation contribuant aux émissions de CO2 dans l’atmosphère. Le dioxyde de carbone est à l’origine du réchauffement de la planète qui engendre la sécheresse dans plusieurs parties du continent africain. Il faut aussi mentionner la menace que représente le dessalement sur la biodiversité marine. Les prises installées pour pomper l’eau de mer aspirent des micro-organismes comme le plancton et les larves de poissons qui constituent la base des chaînes alimentaires en mer. Sans compter les rejets de sel qui, s’ils sont mal maîtrisés, peuvent affecter la biodiversité marine des zones côtière.

Le dessalement via les énergies renouvelables

Le seul moyen de réduire l’impact des usines de dessalement est de les connecter à une source d’énergie propre. Dans certains projets de dessalement comme celui d’Agadir au Maroc, la question de la consommation d’électricité de la future installation a été prise en compte. Ainsi, l’entreprise espagnole Abengoa, qui construit cette usine, mettra en place « le système des échangeurs de pression qui est issu de la filtration sous haute pression, ce qui permet de récupérer l’énergie et de réaliser un impact très positif sur le coût de l’énergie, qui s’en trouve réduit d’à peu près 43 % par mètre cube produit ».

De plus, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (Onee) du Maroc construira une ligne de transmission qui reliera la station de dessalement d’Agadir à la sous-station de Tiznit. Ainsi, l’électricité qui alimentera la future installation sera-t-elle produite par un parc éolien ce qui contribuera à diminuer son impact sur l’environnement.

Le déploiement des systèmes conteneurisés alimenté à l’énergie solaire

Dans certaines zones difficiles d’accès, le meilleur moyen pour fournir de l’eau douce aux populations est de recourir à de petits systèmes décentralisés. Ainsi, plusieurs entreprises et organisations optent pour le déploiement de systèmes de dessalement conteneurisés, alimentés à l’énergie solaire. Ces petites stations de dessalement sont mobiles et faciles à déployer dans les zones rurales.

Récemment, Phaesun, un fournisseur allemand de solutions pour les systèmes d’alimentation électrique autonomes, a installé deux petits systèmes de dessalement d’eau, alimentés à l’énergie solaire à Ndedo, un village de la communauté Maasaï en Tanzanie. Ces petites installations fournissent 2 m3 d’eau potable par jour aux populations locales.

Un système conteneurisé a également été installé dans la municipalité de Hessequa située à plus de 3 heures de route de la ville du Cap, en Afrique du Sud. L’usine conteneurisée, qui fonctionne à l’énergie solaire, a été installée en 2018 par la start-up française Mascara Renewable Water.

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau

Un système conteneurisé de dessalement à l’énergie solaire ©Mascara Renewable Water

Alimentée à l’énergie solaire, la petite usine affiche une capacité de production de 300 m3 par jour. Mascara Renewable Water veut diffuser sa solution dans le reste de l’Afrique. C’est ainsi qu’en 2019, la jeune pousse a noué un partenariat avec Vergnet Hydro, une entreprise française qui construit des adductions d’eau potable en Afrique. Les deux entreprises veulent traiter l’eau saumâtre dans les pays comme le Mozambique, le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la République démocratique du Congo (RDC) et le Sénégal.

Comme quoi, il n’est pas absolument nécessaire d’avoir un accès à la mer pour dessaler de l’eau. Même si, les 35 pays africains disposant d’une façade maritime sont évidemment les premiers concernés par l’option du dessalement : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Cameroun, Cap-Vert, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Égypte, Érythrée, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée Bissau, Guinée Équatoriale, Kenya, Liberia, Libye, Madagascar, Maroc, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Nigeria, République du Congo, République démocratique du Congo, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tanzanie, Togo et Tunisie.

Jean Marie Takouleu

VIDÉO. COVID-19 : À AGADIR, MOBILISATION MAXIMALE DE LA DGSN POUR IMPOSER LE RESPECT DU COUVRE-FEU

Par Mohand Oubarka – le360.ma – 11/05/2020

Cover_Vidéo: مطاردات ومراقبة أمنية مشددة لفرض حظر التجوال بأكادير

Les services de sécurité relevant de la préfecture de police d’Agadir poursuivent leurs inlassables efforts pour faire respecter les mesures de l’état d’urgence sanitaire dont le couvre-feu, décrétés par le ministère de l’Intérieur, afin d’éviter la propagation du coronavirus. Reportage.

Dans la capitale du Souss, toutes les composantes de la police sont à l’œuvre depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire et la mesure du couvre-feu imposée à la population. Police, police judiciaire, brigade des motards, chefs d’arrondissements, etc., travaillent à parer à toute éventuelle violation de ces consignes des autorités.

«Les différentes équipes de la police de la préfecture de police d’Agadir œuvrent matin et soir, suivant les instructions de la Direction générale de la sûreté nationale, pour ne rien laisser au hasard. Notre ambition est que les citoyens respectent les instructions es autorités pour le bien de tous», déclare devant Le360 Jamal Ammouri, chef du commandement suprême de l’autorité urbaine à la préfecture de police d’Agadir.

Durant toute la nuit, les policiers se dévouent à leur mission en contrôlant les retardataires et les conducteurs, dans le strict respect du droit.

Officier de police principal et chef de brigade, Houcine El Moudden se réjouit que les habitants de la ville se conforment aux directives des autorités sanitaires et du ministère de l’Intérieur.

«Mais cela n’empêche pas quelques rares infractions dont certaines sont signalées par les citoyens, et nous intervenons au plus vite possible pour y remédier», ajoute-t-il.

Pour leur part, des habitants contrôlés saluent les efforts des éléments de la police pour la préservation de l’ordre public et leur remarquable contribution à la limitation de la propagation du coronavirus.

Arganiers : Projet de régénération de 378 ha à Agadir

lematin.ma – 11/05/2020

Arganiers : Projet de régénération de 378 ha à Agadir

Projet ambitieux chez le département de l’Agriculture. Il planche sur la régénération d’arganier sur une superficie de 378 hectares dans la région d’Agadir. L’opération, qui fait l’objet d’un appel d’offres, concernera 4 communes de la région : Amskroud (116 ha), Aziar (112ha), Tamri (100 ha) et Tikki (50 ha). Rappelons que le Royaume est sur un projet global de plantation de 10.000 ha d’arganier sur une période de 6 ans, pour un investissement de 49,2 millions de dollars, cofinancé par le Fonds Vert pour le Climat.

Maroc/Coronavirus : Le taux de guérison grimpe à 42,12% et celui de létalité stable à 3,1%

par Oum El Ghit Boussif – fr.hespress.ma – 10/05/2020

Maroc/Coronavirus: Le taux de guérison grimpe à 42,12% et celui de létalité stable à 3,1%

Durant les 24H allant de samedi 16H à dimanche 16H, le Maroc a enregistré 93 nouvelles rémissions, pour un total de 2554 et un taux de guérison de 42,12%, outre deux nouveaux décès, pour un total de 188 et un taux de létalité stable à 3,1%. 

Le bilan national fait ainsi état de 6063 cas confirmés, 2554 guérisons, 188 décès, 59861 cas exclus et 3321 cas en cours, relève la plateforme de suivi et de veille de Hespress, covid.hespress.com/fr.

Les nouveaux cas ont été recensés dans 7 régions, avec celle de Rabat-Salé-Kénitra en tête: 549 (+47), suivie de Fès-Meknès 847 (+43), Casablanca-Settat 1610 (+31), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma 887 (+15), Marrakech-Safi 1189 (+14), Souss-Massa 69 (+2),
Béni Mellal-Khénifra 105 (+1), alors que la situation demeure inchangée pour Drâa-Tafilalet 559, Oriental 176, Guelmim-Oued Noun 43, Laâyoune-Sakia El Hamra 4 et Dakhla-Oued Ed Dahab 2.

Le ministère invite les citoyens à respecter les règles d’hygiène et de sécurité sanitaire ainsi que les mesures préventives prises par les autorités marocaines en faisant preuve de responsabilité et de patriotisme.

Contraints de rejoindre leur foyer, ils défient l’état d’urgence

Par Khalil Ibrahimi – le360.ma – 10/05/2020

Maroc Bicyclette

Victimes collatérales du Covid-19, des travailleurs ont dû rejoindre leur foyer en empruntant des moyens de locomotion rudimentaires.

Dans son édition du 11 mai, le quotidien Al Ahdath Al Maghribia brosse un portrait des citoyens qui n’ont pas attendu la fin de la crise sanitaire pour tenter de rejoindre le foyer familial. Faute d’offre de transport, ils y sont parvenus par des moyens de locomotion rudimentaires comme la mobylette ou le vélo, quand ils n’ont pas fait le trajet à pied.

Du fait du gel de l’activité occasionné par la propagation du Covid-19, Mohamed, âgé d’une quarantaine d’années, s’est retrouvé coincé dans la province de Tata, loin de sa famille basée à Imintanoute. Confiné depuis près d’un mois à Tata, il a finalement décidé de rentrer chez lui à pied et a donc refusé une proposition d’hébergement sur place. Le jeune aventurier a fait part au journal des difficultés rencontrées tout au long de son voyage, qui aura duré près de 8 jours. Un voyage durant lequel il a arpenté les massifs boisés peuplés de sangliers et a eu une série d’accrochages avec les populations locales. Mohamed précise toutefois que, s’il a pu mener son aventure jusqu’au bout, c’est grâce à l’aide des populations des douars situés tout au long de son parcours.

Le quotidien arabophone rapporte également que Toufik et Yassine, deux jeunes employés, ont décidé de quitter l’exploitation agricole où ils travaillaient, dans la banlieue d’Agadir, avant l’instauration de l’état d’urgence.

Autre cas cité par le journal: celui d’un électricien de Houara, qui a rejoint sa famille basée à Safi en empruntant un vélo tout-terrain. Ce qui lui a permis d’effectuer le trajet en deux jours. A son arrivée à Safi, il a eu le bon réflexe de se présenter aux autorités sanitaires, qui l’ont placé en quarantaine à domicile pendant 14 jours.

Enfin, Abdellah Belkabir a décroché la palme du plus long trajet signalé aux autorités. Employé dans la commune de Ait Amira (province de Chtouka Ait Baha), il a traversé pas moins de 1.700 Km jusqu’à Nador à bicyclette. Le trajet semé d’embuches a été parcouru en 10 jours, avec une première escale dans les montagnes d’Amskroud, puis à Imintanoute (province Chichaoua), Marrakech et plusieurs patelins, avant d’atteindre Taza et Nador, dernière étape de son voyage.

Examens : Les scénarios pour sauver l’année universitaire

par Ahlam Nazih leconomiste.com – 11/05/2020

Pour assurer la continuité des enseignements à distance, les universités ont fait preuve d’un dynamisme exceptionnel depuis le 16 mars dernier. «Des dizaines de milliers de ressources pédagogiques ont été produites. A Agadir, nous en avons édité 7.500, près de 13.000 à Fès… Cette banque de documents et de médias permettra aux étudiants de réviser», relève Omar Halli, président de l’université d’Agadir. «Nous avons déjà enseigné un premier semestre, en plus d’environ 6 semaines en présentiel et près de 7 à distance.

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Cette année, plus d’un million d’étudiants sont inscrits dans l’enseignement supérieur, dont 53.592 dans le privé. Les 919.210 étudiants universitaires sont répartis sur 12 universités (141 établissements). Plus de 87% étudient dans des filières à accès non sélectif

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Nous avons donc la possibilité de sauver cette année», ajoute Yahia Boughaleb, président de l’université d’El Jadida. Cela dit, reste la grande inconnue: Les examens. Le défi est d’autant plus grand qu’il est question de gérer presque un million d’étudiants dans des circonstances contraignantes inédites. Distances de sécurité, désinfection, masques… Pour l’instant, rien n’est encore décidé, mais des scénarios sont à l’étude. Les présidents d’université se réunissent deux fois par semaine avec leur tutelle pour examiner les différentes options.

Le principe d’autonomie voudrait que chaque université soit libre de déployer les solutions lui permettant de manager au mieux cette situation, en fonction de ses moyens. Cependant, un mot d’ordre est donné par la tutelle: Tous les efforts doivent être coordonnés afin d’assurer les mêmes chances à tous les étudiants. Le ministère met un point d’honneur à garantir l’égalité des chances face à l’examen. Les présidents d’université partagent avec L’Economiste leurs scénarios.

■ Retour des étudiants: Pas si sûr…

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La date officielle de l’amorçage du déconfinement a été fixée au 20 mai.
Quand bien même cette échéance serait maintenue (ce qui n’est pas sûr), il serait difficile de faire reprendre à presque un million d’étudiants le chemin de l’université. D’autant plus que l’année universitaire arrive bientôt à son terme. Le déconfinement sera, par ailleurs, certainement progressif. Les déplacements entre villes pourraient ainsi être interdits ou limités. «Or, plus de 50% des étudiants ne sont pas issus des villes universitaires dans lesquelles ils étudient», relève Mohamed Errami, président de l’université de Tétouan. «Pour l’instant, nous parlons d’un prochain arrêt des cours en ligne, ainsi que d’une période de révision qui devrait aussi se dérouler à distance, car il reste délicat de gérer des milliers d’étudiants, alors que nous devons éviter au maximum les risques», souligne, pour sa part, Khadija Essafi, présidente de l’université de Settat. Sur ce point, les présidents d’université sont d’accord. «L’impératif pour nous est la santé des citoyens. Il n’y aura pas de retour s’il y a un risque de deuxième vague de contaminations. Nous ne pouvons l’autoriser que quand nous serons sûrs qu’il n’existe aucun risque pour les étudiants et leurs familles», insiste Yahia Boughaleb, président de l’université d’El Jadida. Le seul motif de retour probable pour l’heure est celui des examens.

■ Date des examens: Deux probabilités
Jusqu’à présent, aucune date n’a été fixée pour les examens, vu les incertitudes qui pèsent encore sur la situation sanitaire. Néanmoins, pour le moment deux scénarios sont envisageables. «Le plus optimiste est celui d’organiser les examens en juillet, et s’il le faut, étaler sur la première moitié d’août, en commençant du plus simple au plus compliqué. C’est-à-dire, démarrer avec les années diplomantes et les établissements à effectifs réduits. Bien sûr, en prenant toutes les précautions possibles», explique Mohamed Errami. Evidemment, les universités ne peuvent procéder que progressivement. «Si la reprise est décrétée au plus tard fin juin, nous pourrons toujours organiser les examens et sauver ce deuxième semestre. Le scénario le plus pessimiste est celui de l’impossibilité du retour des étudiants cette année. Dans ce cas, nous devrons reporter les épreuves à l’année prochaine», confie Yahia Boughaleb. Face à cette situation exceptionnelle, ministère, universités et étudiants n’ont d’autre choix que de faire preuve de flexibilité.

■ Des épreuves à distance? Exclues, mais…

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Le premier obstacle à des examens en ligne est légal. La loi régissant l’enseignement supérieur ne prévoit pas cette option. Donc même dans les établissements à effectifs réduits, cette possibilité est exclue. «Il faudrait d’abord revoir la question sur le plan légal», insiste le président de l’université d’Agadir, Omar Halli. Elle se heurte, également, à des difficultés techniques. Tous les étudiants ne sont pas équipés en ordinateurs et en connexion internet. Cela pose donc un problème d’équité. «Pour l’instant, seul le présentiel permet d’assurer les mêmes chances à tous les étudiants», souligne Yahia Boughaleb. Toutefois, certaines évaluations peuvent être envisagées en ligne. «Les projets de fin d’études et soutenances de mémoires de master, par exemple, pourraient s’opérer à distance. Dans certaines écoles, l’évaluation pourrait passer par des rapports et travaux à rendre, histoire de tester la créativité des étudiants, au lieu des simples connaissances», suggère Mohamed Errami. Dans les établissements à effectifs pléthoriques, ces pistes paraissent difficilement envisageables.

■ Pour limiter les déplacements, mutualiser les établissements

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La tenue des examens dépendra d’une décision concertée entre l’Education nationale, la Santé et l’Intérieur. Les examens impliqueront le déplacement de centaines de milliers d’étudiants, qui auront besoin de transport, de restauration et de logement. Afin de limiter ces mouvements, les 12 universités publiques prévoient de mutualiser leurs moyens. Elles envisagent aussi de faire appel aux bâtiments relevant des académies régionales de l’éducation et de la formation (Aref), notamment les lycées. Les Aref de leur côté auront la possibilité de recourir aux amphis des facultés pour les examens du bac. En gros, toutes les infrastructures seront mutualisées. L’université de Tétouan, qui chapeaute toute la région du Nord, par exemple, ne perçoit pas la nécessité de déplacer quelque 2.000 étudiants de Chaouen dans d’autres villes pour les épreuves. Elle pense à des examens in situ, via les établissements de l’Education nationale. Pareil pour les étudiants en économie à la faculté polydisciplinaire de Larache. Sur un effectif de 5.000, près de 3.000 sont originaires de Ksar El Kébir. Ils pourraient ainsi passer leurs examens dans leur région. Ceux de l’ENCG de Tanger, de leur côté, originaires d’autres villes, seraient autorisés à passer les épreuves dans les ENCG de leurs villes d’origine. Divers scénarios sont actuellement à l’étude.

■ QCM, caméras de surveillance, guides… Toute une logistique!

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Pour respecter les règles de distanciation (2 mètres entre chaque deux étudiants) l’examen d’un seul établissement pourrait nécessiter la mobilisation de plusieurs. Avec à chaque fois des groupes réduits dans les lieux. Les amphis de 300 places, par exemple, ne pourront accueillir que 50 étudiants. Tout doit être strictement régulé: entrée et sortie des bâtiments, circuits à suivre, équipements de protection… L’université de Tétouan prévoit même un guide du comportement des étudiants. «En temps normal, ils se partagent des stylos, calculatrices, feuilles… Avec la pandémie, c’est risqué. Il faut les sensibiliser», relève Mohamed Errami. Son université travaille même sur une «cartographie temporelle et spatiale des risques». Durant les épreuves, on pense à limiter l’usage du papier, en projetant l’examen par vidéoprojecteur sur un écran. Il serait aussi question de privilégier les QCM.
L’université de Settat, quant à elle, prépare des schémas de gestion des flux des étudiants dans chacun de ses établissements. Elle envisage également la piste des QCM à scanner et à corriger automatiquement pour certaines disciplines. L’université pense, en outre, à des caméras de surveillance dans les salles pour réduire les effectifs mobilisés. Après chaque épreuve, les lieux seront désinfectés. Cela impliquera probablement des sous-traitances avec des professionnels du nettoyage.

■ Masques, gels, thermomètres… Des stocks de sécurité

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Les universités devront prendre toutes les précautions nécessaires pour limiter les risques. Elles commencent déjà à chercher des fournisseurs de gels hydroalcooliques, masques, thermomètres électroniques…, et à mettre en place des stocks. «Les étudiants devront être munis de leurs propres bavettes. Néanmoins, nous constituerons un stock de sécurité, au cas où», précise Khadija Essafi. Son université, de 42.000 étudiants, n’exclut pas de faire appel à ses chercheurs pour mettre en place des caméras thermiques. Les universités n’ont pas l’habitude de gérer ces questions. Mais en attendant la décision du gouvernement, elles ont le temps d’explorer toutes les pistes et de préparer des plans d’action.

Coronavirus : Le confinement sanitaire de moins en moins respecté au Maroc

yabiladi.com – 10/05/2020

Alors que la question d’une nouvelle prorogation ou non de l’état d’urgence sanitaire au-delà du 20 mai se pose au Maroc, un relâchement sensible du confinement s’observe dans plusieurs villes. Entre les sorties régulières, les rassemblements sans respect de la distanciation recommandée, notamment dans les rues commerçantes ou magasins, ou encore le laxisme sur les ports de masques, la vie semble pratiquement revenir à son cours normal, sans attendre un éventuel déconfinement le 20 mai prochain.

En effet, de nombreuses photos et vidéos sur les réseaux sociaux en attestent, notamment en cette période de Ramadan avec l’exemple de Aïn Qadous à Fès, où les riverains sont sortis en masse pratiquer une activité sportive avant le ftour. De nombreuses personnes de tous les âges et sans masques ont été filmées dans un parc en plein match de football, pratiquant la musculation ou des étirements en plein air, et même une scéance chez le barbier avant de taper le ballon.

D’autres riverains viennent sur les lieux pour une promenade avec leurs enfants, sans tenir compte des décisions recommandant d’éviter les sorties des enfants et limitant les mouvements des adultes dans les espaces publics aux nécessités urgentes (activité professionnelle, approvisionnement en denrées alimentaires et consultation médicale).

Avec la multiplication de vidéos similaires dans d’autres villes comme Casablanca et Agadir, les appels des internautes se sont multipliés également, pour exhorter les autorités à veiller au respect des dispositions de l’état d’urgence sanitaire et du confinement à domicile, afin de limiter plus efficacement la propagation du coronavirus.

Ce samedi 10 mai dans la matinée, le Maroc aura en effet compté 6 038 infections au covid-19. Après Casablanca-Settat qui concentre 26,66% des cas, Marrakech-Safi (19,69%) reste la deuxième région la plus touchée, suivie de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (14,69%) et de Fès-Meknès (14,03%).

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