Archives de mai 13th, 2020

Report du Ferry Tanger Med – Sète du 19/05/2020

⚠️ Le ferry Tanger-Sète, initialement prévu le 19, partira finalement le 26 mai. Inutile de se réinscrire. Les inscriptions pour le 19 restent valables pour le 26.

L’image contient peut-être : océan, eau et plein air

Coronavirus : la France peu reconnaissante pour ses soignants sans prime ni réconfort

Par Elsa Freyssenet – lesechos.fr – 12/05/2020

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Suite à la publication de cet article sur Les Echos, il y a eu une mise à jour par le gouvernement que vous trouverez en fin d’article.

Ce sont deux notes de service affichées côte à côte sur les murs d’un hôpital francilien particulièrement mobilisé pour endiguer le coronavirus. En les lisant, les soignants, en première ligne depuis mars, ont eu un haut-le-cœur. La plus récente, datée du 5 mai, concerne la prime de 1.500 euros promise pour la fin de ce mois par le gouvernement aux personnels hospitaliers des 33 départements français les plus touchés : « Aucun texte n’a été publié, nous n’avons donc aucune certitude quant à l’application de cette prime, a écrit le directeur des ressources humaines de l’établissement. La seule certitude est que cette prime ne pourra pas être versée sur les salaires du mois de mai. » Et pourtant, elle avait été annoncée dès le 25 mars par le président de la République et adoptée en Conseil des ministres le 15 avril en même temps qu’une majoration de 50 % du paiement des heures supplémentaires. Quatre semaines plus tard, ce mardi 12 mai, il n’y a toujours pas de décret d’application paru au « Journal officiel ».

Amertume chez les héros

Mais ce n’est pas tout : sur le même mur, il y a une deuxième note, plus ancienne. Le 25 avril, le même DRH commençait par un constat : « Les personnels les plus mobilisés ont impérativement besoin de repos. » Il les incite donc à prendre des récupérations « dès que possible ». Puis arrive une précision déprimante : « Uniquement pour ceux ayant un dépassement de compteur horaire important, il sera possible de payer une partie du solde, à condition que les récupérations possibles aient été prises. » Traduction : les soignants qui ont accumulé des heures et des heures de travail ne pourront pas se les faire rémunérer en totalité et doivent les transformer en jour de repos.

Cet hôpital de la banlieue sud n’est pas un cas isolé – on y reviendra – même si la tentative de rogner sur la rétribution des agents y est exprimée de façon plus directe qu’ailleurs.

 La parution du décret est imminente.

Forcément, cela suscite de l’amertume chez des professionnels de la santé maintes fois qualifiés de « héros » par Emmanuel Macron et encore applaudis chaque soir par les Français. Au plus fort de la crise, ils ont assumé leur mission malgré les difficultés, exposé leur propre santé et celle de leur famille. « Nous serons au rendez-vous de ce que nous leur devons », avait affirmé le chef de l’Etat.

« La parution du décret est imminente », assure aujourd’hui aux « Echos » le ministre de la Santé, Olivier Véran. Et d’ajouter : « Sans attendre, les consignes ont été transmises et sont donc connues par les logiciels de paie. » Pas de tous, apparemment.

Dans le cas de notre hôpital francilien, deux responsabilités se conjuguent : celle du gouvernement, qui a pris du retard dans la concrétisation de sa promesse, et celle de la direction de l’établissement, qui cherche à colmater son budget, au détriment du personnel. Aurélien Rousseau, le directeur général de l’ARS d’Île-de-France (qui chapeaute financièrement les hôpitaux de la région), est formel : « J’ai demandé aux établissements de permettre aux équipes de se reposer car l’épidémie n’est pas finie, mais il n’y a pas de mesquinerie financière dans la période, toutes les heures supplémentaires seront payées. »

« Panique à bord »

En théorie donc, les hospitaliers devraient à la fois gagner plus et prendre quelques congés. Mais alors, que se passe-t-il ici et là dans la région capitale ? Dans un centre hospitalier départemental, un chef de service qui voulait faire rémunérer des psychologues venues chaque week-end accompagner les patients et aider leurs familles a reçu cette réponse par e-mail : « Les astreintes que vous déclarez pour les deux psychologues seront prises en compte en jours de récupération. » Les intéressées, travaillant d’ordinaire à temps partiel (les temps pleins sont difficiles à obtenir), la récupération n’est pas leur priorité. « En ce moment, c’est panique à bord : les budgets ont explosé et l’épidémie peut redémarrer, explique une cadre. Donc les directions nous demandent de poser des jours de repos pour les soignants. »

Tous les hospitaliers admettent avoir besoin de souffler, mais la codification administrative des jours qu’ils posent est importante : s’ils prennent leurs congés annuels, ils conservent leurs heures sup rémunérées ; s’ils sont en récupération, ils en perdent… Et c’est là que les consignes données aux cadres prennent tout leur sens.

Contrat annulé

De ce point de vue, la DRH de l’AP-HP a rappelé par écrit qu’il devait y avoir « une proposition systématique de rémunération ». Mais cela n’épuise pas le sujet : une interne venue prêter main-forte dans le service de pointe d’un hôpital parisien n’a pas été payée du tout depuis six semaines : elle vient d’apprendre que son contrat est annulé car « il n’y a pas tous les papiers ». Dans un établissement de banlieue, un service d’infectiologie fonctionne sans cadre depuis le 30 avril : il n’y a plus personne pour gérer le planning et assurer les commandes de matériel, la titulaire est en congé maternité jusqu’en septembre et, malgré le risque de deuxième vague épidémique, il n’est pas prévu qu’elle soit remplacée.

Dans un hôpital du sud de la France, lui aussi très exposé, les médecins qui ont multiplié les astreintes et consultations le week-end n’ont pas obtenu de réponses claires sur leur paiement. « C’est le retour à l’anormal », soupire un praticien hospitalier.

Grand flou

Ces pratiques sont-elles généralisées ? Notre enquête ne permet pas de le conclure. Une seule certitude : c’est le grand flou et c’est très mal vécu par un corps hospitalier qui contestait, bien avant le Covid, le manque d’effectifs et la faible rémunération des infirmiers, aides-soignants et personnels paramédicaux.

Pendant le pic épidémique, beaucoup de médecins ont, malgré le stress, confié aux « Echos » avoir une satisfaction : leur collaboration étroite et efficace avec les directions d’hôpitaux. Pour eux, qui se sentent généralement incompris et maltraités par la structure administrative, c’était nouveau. Et leur crainte était que ce ne soit qu’une parenthèse. Voilà pourquoi chaque signe du retour à « une gestion comptable de l’hôpital » est guetté et redouté.

« Pendant des semaines, nous avancions de concert avec la direction. S’agissait-il d’un miracle ou d’un mirage ? « 

Hélène Gros, cheffe du service de médecine interne et maladies infectieuses à l’hôpital d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), l’a bien expliqué : « Jamais plus je n’ai entendu le mot ‘impossible’ au cours des réunions quotidiennes de crise, jamais nous n’entendions parler de finances, d’activité, de codage… L’humain était au premier plan de toutes nos discussions avec la direction, nous nous comprenions, nous avancions de concert vers un même objectif : prendre soin des malades. Alors s’agissait-il d’un miracle ou simplement d’un mirage ? » s’est-elle interrogée lors d’une conférence de presse du Collectif inter-hôpitaux. La psychologue de son service, en CDD renouvelable tous les trois mois depuis début 2019 et très active pendant l’épidémie malgré son statut précaire, n’a eu droit, le 30 avril dernier, qu’à un CDD d’un mois qui s’arrête fin mai. Dur atterrissage…

Codage honni

Elle n’est pas la seule. Egalement le 30 avril, quelque 130 chefs de service du pôle Sorbonne Université de l’AP-HP ont reçu un e-mail avec ce « point d’attention » (une alarme, en langage courant) : « L’exhaustivité du codage est excellente sur les sites de la rive droite et très basse sur la rive gauche. » En clair, les hôpitaux de la rive gauche ont eu le tort de négliger pendant quelques semaines le reporting administratif, ce qui risque de grever leur budget. Pas un mot pour relever que le plus gros de ces établissements, la Pitié-Salpêtrière, était alors fort occupé à décupler le nombre de ses lits Covid.

« La tarification à l’activité, c’est une horreur ! »

Le fameux codage est devenu la bête noire des hospitaliers depuis l’instauration de la tarification à l’activité en 2004 – « C’est une horreur », nous confiait même Agnès Buzyn lorsqu’elle était encore ministre de la Santé. Il y a deux ans, le gouvernement avait promis de le réformer. En attendant, à chaque acte médical correspond un code et un montant remboursé par l’Etat. « Il existe 2.200 tarifs ! La mise en oeuvre des règles est devenue folle avec le temps », souligne Frédéric Valletoux, le président de la Fédération hospitalière de France.

Plus il y a d’actes enregistrés, plus l’hôpital est financé. Du coup, les responsables médicaux reçoivent régulièrement des tableaux Excel à multiples colonnes : l’évolution de leur activité en absolu et en pourcentage, comparée à celles des autres pôles de l’hôpital, l’impact sur les recettes… De ce point de vue, le Coronavirus est une très mauvaise affaire : beaucoup d’opérations « non-urgentes » ont été annulées et les hôpitaux ont dû acheter, en urgence et parfois au prix fort des respirateurs et autres matériels. La crainte des hospitaliers : devoir faire des économies pour compenser.

 « L’intendance nous rattrape »

Lors d’une réunion, lundi soir, de sa commission médicale d’établissement, la directrice de l’hôpital de Compiègne, au front depuis février, a fait un état des lieux : 1 million d’euros de dépenses supplémentaires et 3 millions d’euros de perte d’activité. « Rien n’est gravé dans le marbre sur le financement », a-t-elle précisé, selon plusieurs témoins. Frédéric Valletoux décrypte l’inquiétude de ses directeurs : « Ce que l’Etat a d’ores et déjà crédité ne suffira pas pour 2020. Tout le monde a bien en tête le ‘quoi qu’il en coûte’ formulé par Emmanuel Macron, mais il n’y a pas le début d’une clarification sur la part prise en charge par l’Etat. Donc, l’intendance nous rattrape. »

Tableaux Excel

La professeure en diabétologie Agnès Hartemann évoquait, la semaine dernière, « une douche froide » : « On a à nouveau des tableaux Excel, on nous calcule notre activité sur mars-avril et on nous pointe en négatif, ce qui est quand même incroyable, on compte les lits vides et on devient à nouveau obsessionnel des plannings. »

S’agissant de l’Île-de-France, Aurélien Rousseau tient à le préciser : « Il n’y a aucune consigne de l’ARS qui consisterait à orienter les politiques hospitalières en fonction de leurs conséquences financières. On a vu que le système avait des absurdités, personne n’oubliera ce qui s’est passé. » Le patron de l’ARS du Grand Est a été limogé début avril pour avoir déclaré que les restructurations reprendraient après l’épidémie. Elles ont été gelées et le chef de l’Etat s’est engagé en faveur d’ « un plan massif d’investissement et de revalorisation des carrières », mais sans donner de chiffres . « Nous donnerons très rapidement des signes au monde hospitalier », promet Olivier Véran. En attendant, tout le monde navigue à vue.



Par Elsa Freyssenet – lesechos.fr – 13/05/2020

DERNIÈRE MINUTE

Coronavirus : la prime aux soignants sera versée « en mai ou juin »

Après que lesechos.fr aient révélé que les décrets sur la prime octroyée aux soignants pour leur lutte contre le coronavirus n’étaient toujours pas publiés, le gouvernement a promis ce mercredi un versement « sur les paies de mai ou juin ».

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Attention sujet sensible ! Les obstacles administratifs, révélés ci-dessus par lesechos.fr, qui entravent la rémunération du travail supplémentaire effectué par les soignants pour lutter contre le coronavirus suscitent des réactions politique et syndicale.

Nous avions en effet montré que la prime de 1.500 euros promise dès le 25 mars par le chef de l’Etat et adopté le 15 avril par le Conseil des ministres en même temps qu’une majoration de 50 % de leurs heures supplémentaires ne pouvait toujours pas être versée car aucun décret n’est encore paru au « Journal officiel ».

Interrogé ce matin sur France Inter, le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, s’est dit « incroyablement agacé que le décret qui instaure les primes et le paiement des heures supplémentaires ne soit pas encore sorti ».

Hommage et reconnaissance de la nation

Quelques heures plus tard, à la sortie du Conseil des ministres, la porte-parole du gouvernement, Sibeth N’Diaye, a assuré que « le décret est sur le point d’être signé ». Et d’ajouter que cette prime serait versée « dans les prochaines semaines », probablement « sur les paies de mai ou de juin ». Le chef de l’Etat l’avait promise pour mai.

En tout cas, il est très probable qu’elle sera versée avant le 14 juillet car ce jour-là, Emmanuel Macron souhaite « manifester l’hommage et la reconnaissance de la nation à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte contre le Covid-19 ». Il ne faudrait pas gâcher la fête.

Coronavirus : Plus de 10.000 Français toujours bloqués au Maghreb

par Zoubida Senoussi – fr.hespress.com – 12/05/2020

Coronavirus : Plus de 10.000 Français toujours bloqués au Maghreb

Bien que plusieurs vols spéciaux ont été mis en place pour rapatriement, après la fermeture des espaces aériens en mi-mars, suite à la propagation du coronavirus, plus 10 000 Français sont encore bloqués au Maghreb. 

Parmi les 10 000 Français bloqués au Maroc, en Tunisie ou encore en Algérie, certains s’inquiètent pour leur santé ou leur emploi, après avoir été incapables de rejoindre leur pays, avec la fermeture des espaces aériens en mi-mars.

Dans ce sens, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a annoncé, mardi 11 mai, l’affrètement de vols et bateaux supplémentaires pour accélérer les retours vers la France.

Au Maroc, alors que 150 vols spéciaux ont rapatrié 30 000 personnes en un mois vers la France, 5000 français attendent toujours afin de pouvoir rentrer chez eux.

Néanmoins, un vol sanitaire sera déployé pour une Française de 66 ans, selon une source diplomatique à Rabat. La femme en question a été blessée à l’arme blanche début mai à Taroudant par un homme connu pour des troubles psychiatriques et qui l’a attaquée « sans raison apparente » selon les autorités.

En Tunisie, 17 000 Français ont pu regagner leur pays dans 100 vols spéciaux. 5000 Français sont sur les listes de la cellule de crise, dont 1000 à 1500 « en urgence de retour », a indiqué l’ambassade.

Augmentation de vols

Cependant, en Algérie, seuls quelques vols par semaine ont pu être organisés après la fermeture de l’espace aérien le 17 mars, ramenant 6099 personnes, a indiqué l’ambassade de France vendredi.

Interrogée par l’AFP, la mission diplomatique n’a pas été en mesure de préciser combien de Français étaient bloqués en Algérie. « Tous ceux qui n’ont pas de raison vitale de rentrer urgemment en France sont invités à faire preuve de patience », a exhorté l’ambassade dans un communiqué, ajoutant qu’Air France « prend en compte (…) selon ses possibilités les cas d’urgence sanitaire ». 

« Il reste des Français, résidant en France mais passant du temps au Maroc, en Algérie et en Tunisie au cours de l’année. Ceux-là sont aujourd’hui effectivement en difficulté et nous avons décidé d’augmenter le nombre de vols de la compagne nationale Air France pour permettre leur retour », a-t-il déclaré à l’Assemblée nationale.

« Nous avons aussi décidé de mettre en oeuvre des bateaux », a-t-il ajouté, en précisant que l’un d’eux allait rallier Sète mardi depuis Tanger Med avec à son bord des camping-cars.

Wiqaytna : La CNDP sera le tiers de confiance pour l’appli (communiqué)

medias24.com – 12/05/2020

Intéressant communiqué de la CNDP (Commission Nationale de contrôle de la Protection des Données à caractère Personnel) qui expose les hypothèses sur la base desquelles elle a validé l’appli de notification des contaminations et annonce qu’elle restera en veille conjointe avec les opérateurs du projet, pour circonscrire tout imprévu.

Wiqaytna: La CNDP sera le tiers de confiance pour l'appli (communiqué)

La CNDP avait été saisie le 27 avril pour statuer au sujet de la conformité à la loi 09-08 (protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel) de l’application de notification des contaminations appelée finalement Wiqaytna. La commission avait pris les devants dès le 16 avril, après avoir appris l’existence de ce projet par la presse, en publiant à cette date, ses recommandations.
Finalement, après « un travail intense », la Commission nationale, réunie exceptionnellement dimanche 10 mai, « a décidé sur la base d’hypothèses bien identifiées » d’autoriser cette application.

La CNDP met en place un dispositif de veille, pour vérifier, dans le temps, le respect des hypothèses initiales ». Elle n’hésitera pas à ré-instruire le dossier si ces hypothèses n’étaient plus valides. Ces hypothèses sont les suivantes:

– Utilisation sur la base du seul volontariat.
– Appui au dispositif sanitaire, en particulier pour rationaliser l’affectation des ressources en vue de renforcer la politique de dépistage et l’information des citoyens.
– Contrôle par les autorités sanitaires des paramètres des algorithmes de calcul d’alerte.
– Utilisation du « tracing » sans mécanisme de « tracking ».
– Informations de l’utilisateur.
– Limitation des accès aux données aux seules personnes habilitées.
– Engagement à ne pas utiliser les données pour d’autres finalités que celle autorisée.
– Engagement à détruire les données collectées et générées à la sortie de l’état d’urgence sanitaire, sauf celles pouvant alimenter, de façon anonymisée et réglementaire, la recherche scientifique.
– Déclaration de non utilisation de boite noire (black box).
– Engagement à rendre le code accessible pour des fins d’audit et de vérification

Voici le texte intégral du communiqué de la CNDP, daté du 12 mai:

« La CNDP continue de décliner sa mission de tiers de confiance numérique.

« La gestion de la crise sanitaire a nécessité, et nécessite encore, la mise en place de plusieurs dispositifs, relativement à la protection des données à caractère personnel, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public.

« La CNDP est une institution nationale, de bonne gouvernance, qui fait partie des dispositifs mis en place par le Maroc, sous l’égide de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, afin de contribuer à la protection de la vie privée des citoyens, en vertu de l’article 24 de la Constitution du Royaume.

« La gestion de la pandémie du COVID19 a nécessité plusieurs actions organisationnelles et délibératives, du point de vue de la protection des données à caractère personnel :

  • La révision à la baisse des délais d’instruction, en particulier, pour tous les dossiers impactant la gestion de la pandémie qui sont traités en urgence.
  • L’encadrement du télétravail dans le secteur de la relation client,
  • La prise de température préalable à l’accès aux lieux de travail ou bâtiments publics,
  • Les dispositions exceptionnelles pour la gestion des comptes bancaires à distance,
  • Les applications informatiques diverses pour le suivi du non-respect du confinement,

« D’autres sont en cours de finalisation, toujours du point de vue de la protection des données à caractère personnel :

  • L’étude d’impact sur la Vie Privée (Data Protection Impact Assessment, DPIA),
  • Les plateformes de télémédecine,
  • La gestion de courrier (Plateforme virtuelle et autre),

« La gestion de la pandémie a mis, au-devant de la scène, la gestion du risque sanitaire et celle du maintien de l’activité économique.

« Pour cela, il est fondamental d’encadrer les risques sanitaires induits par une mobilité contrôlée pendant la période de confinement et par une mobilité dont les conséquences sanitaires doivent être appréhendées, au mieux, lors du déconfinement à venir. Ainsi, différents dispositifs déployés actuellement se complètent et se renforcent mutuellement, sans pour autant se substituer les uns aux autres. Différentes autorités y contribuent : Ministère de la Santé, conjointement Ministère de la Santé et Ministère de l’Intérieur, Ministère de l’Intérieur (DGSN), etc.

« La CNDP a été saisie, le 27 avril 2020, pour statuer au sujet de la conformité à la loi 09-08 relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel, de l’application Wiqaytna, dont la finalité est l’appui à la gestion sanitaire de la propagation de la pandémie Covid-19.

« Dans son communiqué du 16 avril 2020, la CNDP avait publié les recommandations essentielles pour la mise en œuvre d’une telle application.

« La CNDP assure, depuis le début de la crise, différents dispositifs de veille pour fonder au mieux ses décisions :

  • En suivant les réflexions, alertes et recommandations sur le plan international (incluant celles du Comité de la Convention 108 du Conseil de l’Europe et celles de partenaires internationaux ayant aidé la CNDP à accéder à certaines informations technologiques),
  • En suivant les observations, inquiétudes et recommandations de nos concitoyens sur le plan national,
  • En étant à l’écoute d’experts techniques nationaux et internationaux sur le sujet,
  • En menant ses réflexions et travaux propres.

« Ainsi, la CNDP continue à décliner son rôle de tiers de confiance pour assurer la protection des données à caractère personnel en général, ainsi que celle du citoyen au sein de l’écosystème numérique, en particulier.

« Concernant l’application Wiqaytna, la CNDP a travaillé, de façon rapprochée, avec l’équipe projet en charge de sa mise en place, et particulièrement, le groupe de travail dédié à la protection des données à caractère personnel. Des réunions, à rythme intense, se sont tenues pour instruire ce dossier, entre le 27 avril 2020 et le 10 mai 2020.

« La Commission Nationale, réunie exceptionnellement, dimanche 10 mai 2020 à 11h, a décidé, sur la base d’hypothèses bien identifiées, d’autoriser l’application Wiqaytna. Un rapport circonstancié sera rendu public. Par ailleurs, la CNDP a décidé de mettre en place un dispositif pour vérifier, dans le temps, le respect des hypothèses initiales en vue de réinstruire le dossier si celles-ci n’étaient plus valides.

« La CNDP considère que la conformité à la loi 09-08 s’appuie sur le fait que l’application Wiqaytna est prévue pour être déployée selon les hypothèses suivantes :

  • Utilisation sur la base du seul volontariat.
  • Appui au dispositif sanitaire, en particulier pour rationaliser l’affectation des ressources en vue de renforcer la politique de dépistage et l’information des citoyens.
  • Contrôle par les autorités sanitaires des paramètres des algorithmes de calcul d’alerte.
  • Utilisation du « tracing » sans mécanisme de « tracking ».
  • Informations de l’utilisateur.
  • Limitation des accès aux données aux seules personnes habilitées.
  • Engagement à ne pas utiliser les données pour d’autres finalités que celle autorisée.
  • Engagement à détruire les données collectées et générées à la sortie de l’état d’urgence sanitaire, sauf celles pouvant alimenter, de façon anonymisée et réglementaire, la recherche scientifique.
  • Déclaration de non utilisation de boite noire (black box).
  • Engagement à rendre le code accessible pour des fins d’audit et de vérification.

« La CNDP remercie l’équipe du projet Wiqaytna pour son esprit de « Privacy by Design » et pour son sérieux et son engagement exprimés, lors des différentes séances de travail, pour le respect des données à caractère personnel et de la vie privée de nos concitoyens.

« Comme régulièrement annoncé, la CNDP reste à la disposition des autorités, ainsi qu’à celle des citoyens pour conforter cette confiance numérique, nécessaire pour encourager la digitalisation de la société, et appuyer la gestion du risque sanitaire et le maintien de la vie économique dans le respect de la vie privée.

« De ce fait, comme le lui confère l’article 42 de la loi 09-08, la CNDP a décidé de mettre en place 2 comités ad-hoc :

  • Un comité ad-hoc « Stratégie pour une Confiance numérique et une éthique digitale » sera composé d’experts et de personnalités du numérique. Comme déclaré fin 2019, cette année 2020 est celle durant laquelle la protection de la donnée médicale est priorisée. Les sujets bioéthiques dans le numérique sont à l’ordre du jour de ce comité.
  • Un comité ad-hoc « Confiance Numérique Opérationnelle» composé d’experts nationaux qui vont conseiller et accompagner, de façon citoyenne, la CNDP en vue de l’organisation des missions de contrôle et de vérification que lui confère l’article 30 de la loi 09-08.

« Une première mission sera déployée pour l’application Wiqaytna.

« La CNDP s’est entendue avec l’équipe du projet pour rester en veille conjointe afin de circonscrire tout risque pouvant impacter la vie privée et pouvant survenir de façon imprévue. Les correctifs adéquats seront apportés au fur et à mesure.

« La CNDP :

  • Enregistre avec satisfaction l’intérêt croissant de notre environnement aux problématiques de la protection des données à caractère personnel,

  • Reste à l’écoute pour apporter toute action corrective dans son fonctionnement,

  • Maintient son engagement pour accompagner le déploiement des concepts de protection des données à caractère personnel, conformément aux standards internationaux et à la loi 09-08. »

COVID-19 Maroc : Le taux de létalité se situe à 2,9%

apanews.net – 13/05/2020

Le taux de létalité du Covid-19 au Maroc accusé une baisse durant ces derniers jours pour se situer à 2,9%, soit 188 décès sur un total de 6418 cas de contamination, a indiqué mardi le ministère de la santé.

Coronavirus: 162 nouveaux cas confirmés au Maroc, 5.873 au total ...

Selon le ministère, ce taux de 2,9%, place le Maroc dans une moyenne mondiale relativement basse, sachant que le taux de létalité du virus au niveau mondial s’établit à 7%.

En deux jours, le Maroc n’a pas enregistré de décès, alors que le nombre de contamination ne cesse d’augmenter notamment lundi où 218 cas confirmés au coronavirus ont été signalés.

Pour ce qui est de l’âge moyen des personnes contaminées, il se situé autour de 34,5 ans, contre 54,8 ans au début de l’épidémie. Cela prouve, selon le ministère, que les personnes nouvellement contaminées sont plus jeunes, respectant faiblement les mesures du confinement et de précaution sanitaire.

Au 12 mai, le Maroc enregistre 6418 cas positifs, dont 188 décès et 2811 guérisons. Le Royaume est le troisième pays le plus touché d’Afrique après l’Afrique du Sud et l’Égypte.

Maroc : Les écoles resteront fermées jusqu’en septembre, seul le bac est maintenu

medias24.com – 12/05/2020

Intervenant à la Chambre des conseillers, ce mardi 12 mai, le ministre de l’Education a annoncé que le retour aux écoles ne se fera pas avant le mois de septembre 2020.

Les écoles resteront fermées jusqu'en septembre, seul le bac est maintenu

Le ministre a annoncé que seuls les examens des 1ère et 2e années du baccalauréat seront organisés. L’examen national du baccalauréat sera organisé en juillet. L’examen régional (1ère année) sera organisé en septembre.

Pour respecter l’égalité des chances, les sujets d’examen ne porteront exclusivement que sur les programmes qui ont fait l’objet de cours présentiels jusqu’au 14 mars 2020.

Ainsi, des mesures seront prises pour veiller à la santé et à la sécurité des enseignants et des étudiants. Ces mesures se présentent comme suit :

– Stérilisation des établissements plusieurs fois par jour,

– Fourniture de masques, gels hydroalcooliques et des moyens pour mesurer la température,

– Respect de la distanciation sociale,

– Utilisation de salles ou espaces très vastes, comme les complexes sportifs,

– Prise en charge des étudiants (hébergement, transport et nourriture).

Concernant les autres niveaux d’étude, les notes des contrôles et des évaluations continues, réalisés en présentiel, seront prises en considération. Le ministère poursuivra également la continuité pédagogique, jusqu’à la fin de l’année scolaire au profit de ces niveaux. Le but étant de compléter les programmes éducatifs et de fournir le soutien pédagogique nécessaire, en assurant la continuité du processus « d’enseignement à distance » à travers diverses plateformes numériques, chaînes de télévision et brochures qui seront distribuées aux élèves du primaire dans les zones reculées ou rurales.

Le ministre a annoncé également que l’année scolaire n’est pas achevée et appelle élèves, parents et enseignants à poursuivre les efforts.

Le ministère organisera durant le mois de septembre des cours de rattrapage et de soutien éducatif présentiel dans le but de renforcer les acquis des élèves en vue de la prochaine année scolaire.

Qu’en est-il des missions étrangères et du secteur privé ?

Le secteur privé s’alignera obligatoirement sur les décisions de l’Education nationale.

Pour ce qui concerne les missions étrangères :

– Elles sont autonomes sur la partie pédagogique: dates et types d’examens, formes des examens, programmes etc…

– La décision d’ouvrir ou pas les écoles revient aux autorités marocaines (Intérieur et Santé publique), sans leur accord aucune réouverture n’est possible. Un alignement sur la décision du ministère marocain de l’Education nationale est probable.

 

 

Coronavirus : Situation le mercredi 13 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
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Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
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 10H00  13-05-2020

 

Guéris : 3099
Décès : 188
Cas confirmés : 6466
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 67742
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,65 %
Casa Settat
27,53 %
​​Daraa-Tafilalet
9,03 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.03 %
Fès Meknes
14,01 %
Guelmim Oued Noun
0,67 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,06 %
Marrakech Safi
18,88 %
Oriental
2,72 %
Rabat Salé Kenitra
10,07 %
Souss-Massa
1,10 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
14,24 %

Les autorités marocaines s’inquiètent de la propagation rapide du coronavirus

bladi.net – 12/05/2020

Les autorités marocaines s’inquiètent de la propagation rapide du coronavirus

Face à la violation des mesures de confinement et à la multiplication des foyers de coronavirus, le directeur du département d’Épidémiologie et de lutte contre les maladies au ministère de la Santé, a affirmé que le Maroc ne pourra pas arrêter la propagation du virus dans les délais voulus.

« Si les mesures de prévention et les gestes barrières ne sont pas adoptés, on ne pourra pas arrêter le virus dans les plus brefs délais », martèle Mohamed Lyoubi. Il a fait observer que le nombre de cas de contamination continue de suivre une tendance à la hausse inquiétante. Or, le pays est à moins de 10 jours du démarrage du processus de déconfinement.

« Le virus continue de se propager dans des conditions singulières et précises », a affirmé le spécialiste, qui appelle la population à attacher du prix au respect des règles du confinement sanitaire.

Lundi, le Maroc a enregistré 218 nouveaux cas de contamination, portant ainsi le total à 6 281 cas et 196 d’entre eux ont été découverts chez les proches, soit pas moins de 90 % d’entre eux.

La répartition de ces cas enregistrés lundi, se présente comme suit : Casablanca-Settat, 1 732 (+110) qui totalise actuellement 28 % des cas à l’échelle nationale, Fès-Meknès, 889 (+34) ; Rabat-Salé-Kénitra, 578 (+29) ; Marrakech-Safi, 1 206 (+16 deuxième région la plus touchée), Tanger-Tétouan-Al Hoceima, 902 (+13) ; Draa Tafilalet, 571 (+12) ; Mellal-Khénifra, 107 (+2) et Souss-Massa, 71 (+2).

Coopération – Washington fait don de 21 véhicules tout-terrain aux FAR

article19.ma – 12/05/2020

C’est du domaine public. Les États-Unis ont livré 21 véhicules, d’une valeur de plus d’un million de dollars aux Forces armées royales (FAR) dans le cadre de la coopération bilatérale a rapporté lundi le site defenceweb.

Le commandement de l’armée américaine en Afrique a indiqué que les véhicules ont été remis le 6 mai à l’unité des opérations spéciales des FAR, couronnant 3 ans de coopération étroite pour former et équiper cette unité grâce à une subvention de 18 millions de dollars, selon le site américain « defence »

Selon des photos publiées par l’ambassade des États-Unis au Maroc, il s’agit de véhicules de marque Toyota Land Cruise.

La livraison de ces véhicules marque une étape cruciale pour améliorer la capacité de l’unité marocaine à mener des opérations spéciales ainsi que le commandement et le contrôle internes de l’unité d’ici la fin de cette année, a souligné l’armée américaine.

Le bureau de coopération en matière de sécurité de l’ambassade des États-Unis et la garde nationale américaine de l’Utah ont établi une relation avec l’unité des forces spéciales marocaines depuis le début de la formation en 2017, avec de nombreux événements de formation combinés se déroulant chaque année à Tifnit ainsi que dans d’autres zones.

Le colonel Abderrahim Maddah, commandant en chef du centre de formation de la zone sud des FAR à Tifnit, dans la région du Souss-Massa, a rencontré le haut responsable de la défense de l’ambassade des États-Unis à Rabat, le colonel Kenneth Gjone, pour compléter le transfert, a précisé le site spécialisé dans les question de défense.

« Bien que cette livraison marque l’achèvement de ce projet de coopération pluriannuelle en matière de sécurité avec le Maroc, les relations entre les militaires de nos deux grands pays sont solides et continueront de se développer au cours des prochaines années », a déclaré Gjone.

L’unité des FAR a une grande expérience de formation avec plusieurs unités d’opérations spéciales américaines.

« Les éléments de l’unité marocaine ont acquis une excellente réputation grâce à de nombreux exercices de formation. Plus récemment, le commandant du Commandement des opérations spéciales des États-Unis pour l’Afrique, le général de brigade de l’US Air Force Dagvin Anderson, a salué leurs performances exceptionnelles lors de l’exercice multinational Flintlock 2020 en Mauritanie », a déclaré l’armée américaine.

+ En 1777, « le Maroc est devenu le premier pays à reconnaître notre nouvelle nation » +

« Nous n’avons jamais perdu de vue qu’en 1777, alors que les États-Unis se battaient pour l’indépendance, le Maroc est devenu le premier pays à reconnaître notre nouvelle nation », a déclaré le général de brigade de l’US Air Force Steven de Milliano, directeur adjoint de la Direction de la stratégie, de l’engagement et des programmes, Commandement des États-Unis pour l’Afrique.

« Notre amitié, établie il y a plus de deux siècles, reste forte avec le Maroc, un partenaire de premier plan en matière de sécurité, en assurant un leadership régional à travers des exercices, des programmes de formation et une coopération antiterroriste. Ce transfert de véhicule démontre notre engagement mutuel et nos valeurs partagées ».

« Nous saluons le professionnalisme, la discipline et le dévouement des Forces armées royales marocaines sous la direction de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et de l’inspecteur général Abdelfattah Louarak », a déclaré l’ambassadeur américain au Maroc, David T. Fischer, « et nous sommes fiers d’être partenaire du Maroc pour le développement de l’unité marocaine des opérations spéciales ».

Surpâturage : Les Soussis et les nomades face à un ennemi commun

par Safaa KSAANI – lopinion.ma – 12/05/2020

Depuis le début du confinement sanitaire, la Toile est secouée par des vidéos montrant des agressions contre les habitants de la région Souss-Massa.

Surpâturage : Les Soussis et les nomades face à un ennemi commun

Pendant des siècles, les nomades sont connus, pour leur cheptel, composé de bovins, ovins, caprins et dromadaires, limité en nombre, pour leur hospitalité et pour leur sens de solidarité dont ils font preuve envers leur hôte, en l’occurrence, les habitants des régions où ils pratiquent le pâturage.
Or, depuis la fin du mois de mars, quelques jours après le début du confinement sanitaire, plusieurs villages de la région de Souss-Massa ont rapporté la présence massive de troupeaux, détruisant sur leur passage les terres agricoles, d’argan principalement.

« Le confinement est une aubaine pour des bergers dont nous ignorons l’origine. Ils profitent de l’absence des villageois pour emmener pâturer leur bétail sur des terres privées », témoigne M. Abdellatif Sayed, un des habitants de la province de Chtouka Aït Baha et représentant du réseau des associations de la réserve de biosphère arganeraie de la province. Il ajoute qu’ils vivent dans l’insécurité et sont exposés à la violence de la part de certains bergers, venus principalement du Sud du royaume. C’est du jamais vu dans notre région », regrette-t-il.

Est-ce vraiment des nomades ?
Le nomadisme a depuis toujours été réglementé. “Les nomades sont soit des familles qui se déplacent avec une tente et un petit troupeau, soit un seul berger “aâzeb” qui bouge avec son petit troupeau, qui n’échappe pas aux rites des nomades, nous explique Pr Mustapha El Qadery, chercheur enseignant à l’Université Mohammed V de Rabat. Le pâturage des nomades régi par un codex dénommé “agdal” qui définit les dates du début et de la fin des campagnes de pré, est une opération organisée et supervisée par les chefs des tribus, appelés “Chikh” ou “Amghar”. Toute personne enfreignant le code de conduite est sanctionnée. Les habitants du village lui réclament un dîner collectif, assez coûteux, selon Pr El Qadery.

Compte tenu des caractéristiques des vrais nomades, la question qui reste donc posée est celle de savoir à qui appartiennent les “agresseurs”, confondus avec les nomades, accusés par les Soussis de violence et d’avoir détruit une vie végétale déjà rare dans la région. Ce qui est sûr est que ces abus ne relèvent pas du nomadisme. Nous assistons à une sorte d’élevage intensif, imposé avec violence, contre une région de l’anti- Atlas, connue pour l’immigration des habitants, la dureté de la vie et l’absence de programmes de développement de montagnes, affirme El Qadery.


« la faute du troupeau vient du berger »
Selon le porte-parole de la Coordination “Akal pour la défense du droit de la population à la terre”, M. Hammou Hasnaoui, les éleveurs nomades ne sont pas derrière les violences subies par les habitants de Souss. Il soupçonne une “Mafia” de bergers relevant d’investisseurs étrangers.
Bien que la loi 113.13, régissant la transhumance pastorale, la gestion et l’aménagement des espaces pastoraux, promulguée en avril 2016, existe, elle est rejetée massivement par les habitants de la région et par les nomades.
La loi 113.13, que les paysans de Souss- Massa considèrent comme un permis de violer la propriété terrienne privée, délivré aux vandales du nomadisme sauvage est également jugée non conforme aux dispositions de la Constitution qui protège ce droit pour tous les Marocains. “Cette loi n’est pas la solution à cette crise naturelle et humaine. Pour s’en sortir, les autorités doivent assurer la sécurité des villageois et la protection de leurs propriétés. Le ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime doit leur interdire de pâturer dans la région de Souss-Massa particulièrement”, nous déclare M Hassnaoui.

Désarmées face à la recrudescence des plaintes déposées par les habitants et par les associations les représentant, ou suivant des ordres, les autorités locales de la région n’interviennent actuellement que pour rappeler les mesures de confinement et de couvre-feu aux villageois.


3 questions à Hammou Hasnaoui
« La loi 113.13 est rejetée par les habitants et par les nomades »

– Le Porte-parole de la Coordination “Akal pour la défense du droit de la population à la terre” nous explique les raisons du retard de l’application de la loi 113.13.

– Quelles sont les failles de la loi 113.13 régissant la transhumance pastorale, la gestion et l’aménagement des espaces pastoraux ?
– Plusieurs failles sont à énumérer dans cette loi. Principalement, elle est venue imposer le pâturage de force sur ces espaces et légaliser la violation de la propriété terrienne privée, non conforme aux dispositions de la Constitution qui protège ce droit. Par ailleurs, cette loi veut classer l’arganier comme un arbre forestier, ce qui est impossible puisqu’il y a un Dahir spécifique qui régit son exploitation. Le but est d’acquérir les terres dans la région au profit de la “Mafia” des bergers.

– Cette loi, promulguée en avril 2016, est restée toujours encre sur papier. Pourquoi ?
– La loi 113.13 n’est pas encore appliquée pour deux raisons. D’une part, les dispositions de cette loi sont catégoriquement rejetées par les habitants de la région de Souss Massa et par les vrais nomades du royaume. De l’autre, l’Etat sait très bien que c’est une loi vouée à l’échec. Nous n’avons pas besoin de cette loi puisque les rites liant les nomades aux habitants des zones pastorales sont suffisantes.

– Quelles sont les solutions à mettre en place et à développer dans les régions souffrant du surpâturage ?
– Une seule solution existe pour résoudre cette crise. Les autorités doivent assurer la sécurité et la protection des biens des villageois, et le Ministère de l’Agriculture et de la pêche maritime doit mettre fin au surpâturage.

Réflexion sur la sécurité des laboratoires de recherche scientifique dans nos universités

Par Rachida Mimouni – libe.ma – 13/05/2020

par un Professeur à la Faculté des sciences d’Agadir
Laboratoire de biotechnologies microbiennes et protection des végétaux
Université Ibn Zohr

Réflexion sur la sécurité des laboratoires de recherche scientifique dans nos universités

En ce moment où le monde entier est touché par cette étrange pandémie du Covid-19 causée par le coronavirus SARS 2 (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère 2) et où plusieurs groupes de professeurs chercheurs biologistes microbiologistes, immunologistes, généticiens et autres ont répondu à l’appel d’offres du CNRST pour soumettre des projets de recherche en relation avec le Covid-19, il est important de rappeler que l’OMS a publié plusieurs éditions de son « Manuel de sécurité biologique ».

Ce manuel incite tous les pays à accepter et à appliquer les concepts de base de la sécurité biologique et à mettre au point des recueils nationaux de directives pratiques ou codes de bonnes pratiques destinés aux laboratoires de leur territoire où sont manipulés des micro-organismes pathogènes.

Les questions qui méritent d’être posées sont :

  1. quel est l’état des lieux de nos laboratoires de recherche en matière de sécurité biologique?
  2. quel est l’état des équipements de nos laboratoires ?
  3. quelles nouvelles formations ont suivi nos professeurs chercheurs et nos doctorants pour mener des recherches scientifiques sur des virus ou des particules virales ?

Il m’est difficile de répondre à ce questionnement, car cela demande plusieurs enquêtes et des autorisations et un budget pour le réaliser. Mais ce qui est faisable en ce moment, c’est de rappeler certaines bases de la sécurité et de la sûreté biologique.

La sécurité biologique consiste dans la mise en œuvre d’un certain nombre de principes, de techniques et de pratiques de confinement visant à prévenir le risque accidentel d’exposition du personnel à des agents pathogènes ou à des toxines, ou encore de libération de telles substances.

La sûreté biologique consiste dans la mise en place d’un certain nombre de mesures d’ordre administratif et de gestion du personnel, en vue de réduire le risque de perte, de vol, d’utilisation à mauvais escient, de détournement ou de libération délibérée d’agents ou de toxines.

En ce qui concerne les micro-organismes manipulés dans les laboratoires et pour assurer une bonne sécurité biologique, on distingue quatre groupes de risque 1, 2, 3 et 4. Ils sont énumérés entre faible et important pour les individus ou la collectivité.

  • Groupe de risque 1 (risque faible ou nul pour les individus ou la collectivité)
    Micro-organisme qui, selon toute probabilité, ne peut causer de maladie humaine ou animale.
  • Groupe de risque 2 (risque modéré pour les individus, faible pour la collectivité)
    Germe pathogène capable de provoquer une maladie humaine ou animale mais qui ne représente vraisemblablement pas un sérieux danger pour le personnel de laboratoire, la collectivité, le bétail ou l’environnement. Une exposition en laboratoire est susceptible d’entraîner une infection grave, mais qui peut être traitée ou prévenue efficacement; par ailleurs le risque de propagation de l’infection est limité.
  • Groupe de risque 3 (risque important pour les individus, faible pour la collectivité)
    Germe pathogène qui cause habituellement une grave maladie humaine ou animale, mais qui ne se transmet généralement pas d’un individu à l’autre. Il existe un traitement et des mesures préventives efficaces.
  • Groupe de risque 4 (risque important pour les individus comme pour la collectivité)
    Germe pathogène qui cause habituellement une grave maladie humaine ou animale et peut se transmettre facilement d’un individu à l’autre, soit directement, soit indirectement. Il n’existe généralement ni traitement, ni mesures préventives efficaces.
    Les laboratoires qui manipulent les différents groupes de risque microbien doivent assurer un niveau de sécurité biologique qui justifie leurs activités. Ces laboratoires sont classés sur la base de leur type d’organisation, de leur mode de construction, de leurs moyens de confinement et des appareillages du laboratoire ainsi que sur les pratiques et modes opératoires pour travailler sur les différents groupes de risque.

En fonction de ces différents indices, les laboratoires sont désignés comme suit :

  • Les laboratoires de base (niveau de sécurité biologique 1 et 2).
    Dans ce groupe, on peut citer tous les laboratoires d’enseignement (niveau de sécurité biologique 1) et les laboratoires de recherche scientifique des établissements universitaires (niveau de sécurité biologique 2) qui manipulent les micro-organismes (laboratoire de microbiologie, laboratoires de génétique, ….). Ces laboratoires sont appelés à appliquer les bonnes techniques microbiologiques pour les premiers (niveau de sécurité biologique 1) et à utiliser des enceintes de sécurité biologique contre le risque d’aérosols, des vêtements protecteurs et des logos de risque biologique pour les second (niveau de sécurité biologique 2).
  • Les laboratoires de confinement (niveau de sécurité biologique 3).
    Ce sont des laboratoires de diagnostic spécialisé et/ou de recherche. En plus des exigences des laboratoires de niveau de sécurité 1 et 2, ils doivent utiliser des vêtements spéciaux, réglementer l’accès dans les locaux, appliquer un flux d’air dirigé, utiliser des enceintes de sécurité biologique (ESB) ou tout autres moyen de confinement primaire pour l’ensemble de leurs activités.
  • Les laboratoires de confinement à haute sécurité (niveau de sécurité biologique 4).
    Ces laboratoires manipulent des germes pathogènes dangereux. En plus des exigences du niveau de sécurité biologique 3, ils doivent installer un sas à air à l’entrée, une douche à la sortie et une élimination spécifique des déchets. Ils doivent être équipés d’enceintes de sécurité biologique (ESB classe III) ou combinaisons pressurisées utilisées avec une ESB classe II, des autoclaves à deux portes formant sas mural et l’air des locaux doit être filtré.

En suivant ces recommandations qu’on peut résumer en cinq points

  1. bonnes techniques microbiologiques,
  2. systèmes de confinement appropriés,
  3. installations bien conçues et agencées,
  4. des équipements correctement utilisés et entretenus,
  5. personnel qualifié, ces laboratoires peuvent réduire au minimum les risques pour le personnel, la population, les animaux, les végétaux et l’environnement dans son ensemble.

D’après mon expérience de plus de 30 ans dans l’enseignement théorique et pratique de microbiologie et en tant que responsable d’une équipe de recherche dans ce domaine, je peux affirmer que nos laboratoires d’enseignement et de recherche ne répondent pas aux exigences des laboratoires de base (niveau de sécurité biologique 1 et 2).
Et bien évidement aucun laboratoire de niveau de sécurité 3 ou 4. Toutes les expériences de pointe qui nécessitent beaucoup d’attention du point de vue sécuritaire sont réalisées en collaboration avec des laboratoires externes nationaux et internationaux.

En ces jours de confinement total, à cause de la maladie du Covid-19, loin de nos amphithéâtres et de nos laboratoires d’enseignement et de recherche, je ne peux que formuler certaines recommandations basées sur mes observations dans le but de classer nos laboratoires dans le niveau 1 et 2 de sécurité biologique :

  1.  veiller au respect de l’application du code de bonnes techniques de laboratoire (manuel interne propre à chaque laboratoire),
  2. limiter l’accès au personnel et aux visiteurs autorisés,
  3. renforcer les mesures de protection individuelle (vêtement de protection, lieux d’entreposage des vêtements,…),
  4. revoir le mode de gestion des appareils et des équipements (entretien, maintenance, gaz, électricité,…),
  5. revoir le mode de gestion des produits chimiques et du petit matériel (locaux sécurisés et bien équipés en étagères et placards sécurisés pour les produits dangereux,…),
  6. veiller sur la propreté et la désinfection des locaux,
  7. évaluer le risque avant l’introduction de tout nouvel agent microbien pour déterminer s’il faut revoir le niveau de sécurité biologique (passage à un niveau supérieur),
  8. recruter des techniciens professionnels pour les laboratoires de recherche ou à la limite une unité commune pour la préparation, la stérilisation du matériel et la destruction des déchets contaminés,
  9. prévoir des moyens financiers pour la formation continue des professeurs chercheurs, des doctorants et des techniciens,
  10. en plus de l’évaluation à mi-parcours des activités et de la production scientifique des structures de recherche accréditées, il faut instaurer un système d’audit bi-annuel pour renouveler cette accréditation.
    Le respect de ces recommandations constitue un premier pas pour éviter des accidents de contamination par des agents dangereux qui pourraient échapper à tout contrôle.

 

La Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des Détenus annonce le lancement du Programme intégré d’accompagnement au profit des enfants

maroc-diplomatique.net – 12/05/2020

La Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus procède, à partir du mercredi 13 mai 2020, à la mise en œuvre des premières activités de solidarité programmées au titre du Programme intégré d’accompagnement et de suivi à distance au profit des enfants ayant bénéficié de la Grâce Royale et d’alternatives au placement institutionnel, lancé par la Fondation et l’UNICEF et leurs partenaires, le lundi 11 mai 2020, sous le signe « l’Enfant, c’est Maintenant ».

Tantan: Distribution de projets générateurs de revenus au profit ...

Ainsi, plus de 75 enfants scolarisés parmi les enfants bénéficiaires du présent programme bénéficieront de dons en Tablettes numériques afin de leur permettre de continuer leur scolarité à distance à l’instar des autres élèves, et d’accéder aux différents contenus éducatifs et pédagogiques complémentaires mis à leur disposition à l’initiative de la Fondation grâce au concours de partenaires spécialisés en la matière.

Cette action sera conduite en parallèle avec une deuxième initiative solidaire au profit de plus de 346 familles précaires des enfants objet du programme cité ci-dessus, sous forme d’aides en denrées alimentaires et kits d’hygiène sanitaires.

Fondation

En étroite coordination avec les autorités locales compétentes et grâce à leur appui, sont mobilisés pour la conduite de ces deux actions solidaires, l’ensemble des cadres des 8 Centres d’accompagnement et de Réinsertion relevant de la Fondation Mohammed VI, déployés dans différentes régions du Royaume :  Casablanca, Fès, Tanger, Salé, Oujda, Beni Mellal, Marrakech et Agadir.

Les opérations de distribution des dons sont conduites en respect total des mesures de prévention préconisées par le Maroc pour endiguer la propagation du nouveau Coronavirus – Covid 19, notamment celles applicables durant la période de confinement et de l’état d’urgence sanitaire. A cet effet, et par souci de veiller à la sécurité des enfants et familles concernées, les Tablettes ainsi que les Paniers et Kits ou bons d’achat sont acheminés jusqu’à chez eux ou aux points d’achat limitrophes.

Pour rappel, ces deux actions interviennent dans le sillage du programme intégré conçu par la Fondation Mohammed VI en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et cofinancé par l’Union Européenne dans le cadre du programme “Himaya”, dédié aux enfants ayant bénéficié d’alternatives au placement institutionnel en réponse à la conjoncture de Pandémie et d’état d’urgence sanitaire actuels. Lequel programme ayant pour objectif d’assurer une réinsertion socio-économique efficace des enfants anciens pensionnaires des établissements pénitentiaires et des Centres de Protection de l’Enfance, tout en veillant à la garantie de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Gestion déléguée des transports : Le Grand Agadir évaluera son contrat avec Alsa

lematin.ma – 12/05/2020

Gestion déléguée des transports : Le Grand Agadir évaluera son contrat avec Alsa

Le Grand Agadir s’apprête à évaluer son contrat de gestion déléguée du transport collectif de personnes par autobus.

«Cette évaluation s’inscrit dans le contexte institutionnel marqué par l’urgence de procéder à la révision du contrat liant la société délégataire Alsa City Agadir et l’Autorité délégante», indique le Conseil de la ville.

Rappelons que la gestion déléguée du transport collectif couvre 9 communes du Grand Agadir. Elle avait démarré en septembre 2010.

Hôtellerie: RISMA lâche le Sofitel Royal Bay d’Agadir

par Yassine Saber – lavieeco.ma – 12/05/2020

Avant l’expiration, le 30 juin 2020, du contrat de location-gérance liant le groupe RISMA à la société ABS Holding, l’hôtel Sofitel Agadir Royal Bay Resort (ex-Millenium) a mis les clés sous le paillasson en attendant un repreneur de cet actif hôtelier commercialisé sous l’enseigne Sofitel, marque de luxe du groupe Accor. Pourtant, il s’agit là d’un des meilleurs établissements touristiques en front de mer à Agadir, qui enregistre un taux moyen pondéré d’occupation de 74%. D’une capacité de 273 chambres, soit 546 lits, le Sofitel Agadir Royal Bay Resort a été mis en exploitation par RISMA (locataire) suite à la signature, en avril 2004, d’un contrat de location avec le propriétaire émirati de l’établissement, la société ABS Holding. Ledit contrat porte sur une durée de 10 ans et 8 mois, renouvelable après l’échec de sa commercialisation sous la chaîne touristique «Millenium». Il a donc été renouvelé… jusqu’à sa résiliation cette année.

Une première séance de conciliation ce mardi
La commission préfectorale d’enquête et de conciliation d’Agadir-Ida Outanane, instituée par l’article 557 du Code du travail, a procédé à l’encadrement des négociations avec les parties prenantes en vue de parvenir à un accord avec les salariés de cet hôtel -notamment les représentants syndicaux du personnel- le Groupe Risma ainsi que l’Inspection de travail, qui assure le secrétariat de la commission, et d’autres intervenants. À cet égard, une première réunion a été programmée aujourd’hui, mardi 12 mai, au siège de la Wilaya de la région Souss-Massa pour étudier la situation de l’établissement après la saisine de sa cession d’activités n’a été émis pour cette fermeture, «aucun accord n’a été scellé pour le moment avec le personnel», précisent les représentants des salariés. En plus des collaborateurs titulaires (contrats CDI), estimés à plus de 210 salariés, cette cession d’activité impacte aussi les collaborateurs intérimaires. Par ailleurs, les raisons de cette fermeture pourraient être liées à un différend avec le propriétaire de l’hôtel, à commencer par l’échec de l’opération de rénovation de l’établissement.

Une rénovation qui se fait toujours attendre
Selon des sources proches du dossier, une chambre témoin a déjà été préparée pour cette opération. En vain. Pour rappel, après la mise en exploitation de l’hôtel par RISMA, cette société cotée à la Bourse de Casablanca a réalisé une série de travaux au sein l’hôtel, concernant principalement la finition des chambres, l’aménagement de la plage et de la piscine, ainsi que la construction d’un restaurant, d’un centre de conférence et d’un night-club. Lors de la publication de ses résultats financiers au 31 décembre 2019, au sujet de l’indicateur de la dette, RISMA avait souligné que la dette de 2018 et 2019 avait été retraitée de la dette relative au loyer de l’hôtel Sofitel Agadir Royal Bay Resort. En effet, RISMA verse aux propriétaires de l’unité un loyer indexé sur le chiffre d’affaires afin d’optimiser les charges en cas de baisse d’activité. Par ailleurs, Risma est propriétaire du Sofitel Agadir Thalassa & Spa, et non du Sofitel Agadir Royal Bay. Le premier dispose d’une capacité d’hébergement de 173 chambres. L’ouverture de cet hôtel a eu lieu en mars 2012, au terme d’une période de construction ayant nécessité une enveloppe de 531 MDH.

AGADIR : LE DÉPARTEMENT DE L’AGRICULTURE PROJETTE LA RÉGÉNÉRATION DE 378 HA D’ARGANIERS

agrimaroc.ma – 12/05/2020

L’ANDZOA a alloué 48,3 millions de DH pour un projet de plantation et d’entretien arboricole d’arganiers.

Agadir-Le-département-de-l-agriculture-projette-la-régénération-de-378-ha-d-arganiers

Un projet d’envergure de régénération d’arganiers sur une superficie de 378 hectares attend la région d’Agadir. L’opération, qui fait l’objet d’un appel d’offres, concernera 4 communes de la région : Amskroud (116 ha), Aziar (112ha), Tamri (100 ha) et Tikki (50 ha).

Le Royaume est sur un projet global de plantation de 10.000 ha d’arganier sur une période de 6 ans, pour un investissement de 49,2 millions de dollars, cofinancé par le Fonds Vert pour le Climat. En effet, l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) œuvre pour le projet de réalisation des travaux de plantation et d’entretien arboricole d’arganiers et de plantes aromatiques et médicinales (PAM).

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme Développement de l’arganiculture en environnement dégradé (DARED). Ce dernier concerne les périmètres situés dans trois provinces et prévoit la plantation et l’entretien arboricole d’arganiers et de câpriers en intercalaire sur une superficie de 700 ha dans la province d’Essaouira, 60 ha pour Sidi Ifni et 710 ha pour Tiznit répartis en deux lots.

La réserve de biosphère de l’arganeraie au Maroc couvre une superficie d’environ 2,5 millions d’hectares (toutes essences forestières confondues) et l’arganier y occupe la part la plus importante avec une superficie de 830.000 hectares.

 

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