Compte tenu de l’impact de cette première ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) sur le transport collectif géré depuis 2010 par Alsa, la SDL. «Grand Agadir pour la mobilité et les déplacements urbains» a lancé une étude de restructuration du réseau au sein du périmètre de la gestion déléguée de ce service public par autobus au niveau du Grand Agadir.

Faisant partie du programme de développement urbain de la ville d’Agadir (2020-2024), la première ligne de bus à haut niveau de service (BHNS) devrait être mise en service en 2023 au niveau du Grand Agadir. Pour le moment, les études techniques sont en cours de réalisation par la SDL «Grand Agadir pour la mobilité et les déplacements urbains» qui est le maître d’ouvrage de ce projet alors que les études de faisabilité ont été réalisées en 2014. Compte tenu de l’impact de cette première ligne sur le transport collectif géré depuis 2010 par Alsa, pour une durée de 15 ans, ladite SDL a lancé une étude de restructuration du réseau au sein du périmètre de la gestion déléguée de ce service par autobus au niveau du Grand Agadir. Le périmètre de l’étude concerne 24 collectivités territoriales relevant des préfectures d’Agadir Ida Outanane et d’Inezgane Aït Melloul en plus de certaines collectivités de la province de Chtouka Aït Baha, ceci après la signature de l’avenant n°1 au sujet de l’extension de l’activité d’Asla dans cette province. Cette restructuration intervient aussi dans le cadre de la renégociation du contrat de gestion déléguée du service de transport collectif de personnes par autobus du Grand Agadir liée à la mise en service de cette 1ère ligne de BHNS.

1,3 million de DH pour réaliser l’étude
En effet, les dispositions de l’article 3.2 de la convention de gestion déléguée stipulent que «dans le cas où l’autorité délégante ou toute autre autorité équivalente envisagerait d’introduire sur le périmètre d’exploitation un mode de transport collectif de personnes concurrent au service public, l’autorité délégante s’engage à en informer préalablement le délégataire et à examiner avec lui l’impact éventuel du mode de transport envisagé sur l’équilibre économique et financier du contrat». Dans ce sens, le délégataire a été associé selon la SDL «Grand Agadir pour la mobilité et les déplacements urbains» aux différentes étapes de la réalisation de l’étude de faisabilité de la première ligne de BHNS durant toutes ces étapes. D’un coût frôlant 1,3 MDH, l’étude de restructuration devra rendre le réseau plus efficace y compris sur le plan économique avec une complémentarité entre les différents modes de déplacements. À cet égard, les lignes de grands taxis seront prises en considération dans le cadre du projet BHNS même si ce volet n’entre pas dans le champ de compétence de la SDL. De plus, le prochain adjudicataire devra concevoir cette nouvelle structure du réseau de transport urbain et périurbain à travers une hiérarchisation des lignes autour de cette 1ère ligne de BHNS.

Le parc autobus devra être renouvelé en 2020
Parallèlement, la convention de gestion déléguée prévoit aussi le renouvellement par l’exploitant du parc autobus en 2020. Ainsi et préalablement à ce renouvellement de la flotte, le délégataire souhaite arrêter en concertation avec l’exploitant le schéma d’exploitation du réseau sur lequel doivent se baser les dimensionnements futurs étant donné l’impact du projet de la première ligne de BHNS sur l’équilibre économique et financier du contrat de délégation de ce service public. En complément à cette étude, un audit des conditions d’exploitation va être réalisé dans le cadre de la négociation du contrat de gestion déléguée. Pour rappel, depuis la mise en service en septembre 2010 du parc de démarrage d’Alsa City pour une durée de 15 ans, l’autorité délégante n’a jamais diligenté des missions d’audit générales ou spécifiques pour évaluer le degré de respect des clauses contractuelles, sauf celle initiée par la Cour régionale des comptes d’Agadir où plusieurs anomalies ont été enregistrées.

Les lignes exploitées sans grille horaire
Par ailleurs, le délégataire a réalisé en septembre 2012 une restructuration du réseau autour de deux pôles d’échange et a introduit la possibilité aux usagers utilisateurs d’une carte prépayée «Ikhlas» de bénéficier de correspondances à un prix réduit à l’intérieur du périmètre urbain. Cette restructuration du réseau a permis une réduction de la longueur des lignes et par ailleurs du temps de parcours et une amélioration de la fréquence, ce qui a entraîné une amélioration de la fréquentation. Le réseau des autobus actuel est exploité via 42 lignes d’une longueur totale de l’ordre de 696 km dont 28 lignes urbaines et 14 périurbaines. Ces lignes sont aujourd’hui exploitées sans grille horaire avec un intervalle de passage théorique d’où la nécessité de cette restructuration. Déjà, le Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU), en cours d’homologation, a préconisé la mise en place de cinq axes structurants pour les transports en commun alors que le Plan de déplacements urbains (PDU), réalisé en 2015 a proposé la réalisation de trois axes forts pour le transport collectif.