Archives de mai 15th, 2020

Corbeil-Essonnes : en réanimation, la prise en charge des patients Covid a évolué

Comme vous le savez maintenant, le Centre Hospitalier Sud-Francilien de Corbeil-Essonnes est l’hôpital où travaillent notre fille Véronique et son époux Thierry.


Voici un article de Sébastien Morelli paru dans Le Parisien le 15/05/2020

Alors que la pression retombe enfin au service de réanimation du Centre hospitalier sud francilien, les soignants commencent à faire le bilan de ces deux mois de crise.

 Corbeil-Essonnes, mardi 12 mai 2020. Le service réanimation du centre hospitalier sud francilien accueille encore 18 patients du Covid-19.Corbeil-Essonnes, mardi 12 mai 2020. Le service réanimation du centre hospitalier sud francilien accueille encore 18 patients du Covid-19 LP/S.M.

Privés de congés et de week-end depuis près de deux mois, les personnels du service de réanimation du Centre hospitalier sud francilien (CHSF) vont peut-être enfin commencer à pouvoir prendre quelques jours de repos amplement mérités. Mais, comme nous le confie Céline Clergue, praticien réanimateur au centre hospitalier sud francilien, « même s’il y a une accalmie, pour nous, ce n’est pas terminé. On travaille Covid, on dort Covid, on mange Covid, on lit Covid pour s’informer. On a envie de se battre, pas de rester chez nous à attendre. »

Depuis une semaine, la pression retombe peu à peu dans ce service qui a fait face à l’afflux de patients gravement atteints du Covid-19. Passé de 22 lits à 62 lits de réanimation début mars, le service accueillait ce 12 mai 18 patients. Depuis le début de l’épidémie, leur expérience a fait évoluer la prise en charge de ces malades.

L’intubation, un acte «traumatisant» pour le patient

« Ce que l’on a appris, c’est la patience, lancent Céline Clergue et Pascale Labedade, qui travaillent dans ce service. La prise en charge a évolué. Plusieurs traitements ont été essayés dans le cadre d’études. Beaucoup ont été abandonnés. Ce qui marche, c’est la patience et être le moins agressif possible, apprendre à bien régler le respirateur. »

Céline Clergue et Pascale Labedade, médecins au service réanimation du CHSF. LP/S.M.
Céline Clergue et Pascale Labedade, médecins au service réanimation du CHSF. LP/S.M.

En réanimation, il existe plusieurs niveaux de prise en charge. « Le Covid atteint les poumons qui n’apportent plus assez d’oxygène au sang. Il faut les suppléer avec un respirateur et un tube placé dans la trachée. Cela est traumatisant et impose d’endormir le patient, qui sinon va lutter contre le respirateur, poursuivent les deux praticiennes. Si cela ne suffit pas, il faut endormir tous les muscles du corps. Notamment les muscles de la respiration pour que le respirateur fasse tout le travail. Ça se fait dans beaucoup de pathologies respiratoires, mais de manière beaucoup moins prolongée qu’avec le Covid. »

«Ils peuvent aller mieux et s’effondrer brutalement»

Car de nombreux patients qui entrent dans ce service y restent trois à six semaines, ce qui est extrêmement long. Et pour « mieux oxygéner les patients, on les met à plat ventre pendant 16 heures. Cela concerne 90 % d’entre eux. C’est un surcroît de travail car il faut les tourner deux fois par jour. Ces manipulations ne sont pas simples, d’autant que les patients obèses sont plus touchés », poursuivent les deux médecins.

Corbeil-Essonnes, mardi 12 mai 2020. Pour entrer dans le service de réanimation, il faut être en tenue. LP/S.M. Corbeil-Essonnes, mardi 12 mai 2020. Pour entrer dans le service de réanimation, il faut être en tenue. LP/S.M.  

Et si tout cela ne suffit pas, il reste l’ECMO, une technique de sauvetage normalement utilisée en dernier recours. « Grâce à elle, pas mal de personnes s’en sont sorties, constatent Céline Clergue et Pascale Labedade. Elle va permettre d’oxygéner le sang alors que les poumons ne fonctionnent quasiment plus. Nous sommes le seul hôpital public de l’Essonne à le pratiquer. »

L’autre leçon du Covid, c’est l’extrême instabilité des patients, qui impose cette patience. « Ils peuvent aller mieux et s’effondrer brutalement. Ils sont très fragiles. Quand ils sont conscients, après des tests, on peut les extuber. Mais parfois, il faut les réintuber. C’est très difficile pour les familles qui s’accrochent à un espoir quand ça va mieux… »

Et pour ceux qui se réveillent, une trachéotomie peut être pratiquée. « Les patients peuvent parler. On en a fait beaucoup. Après, ça se referme tout seul et ça cicatrise très vite, en quelques heures, assurent-elles. Ceux-là sont transférés vers d’autres centres, comme à Bligny, ce qui nous permettait de reprendre des patients plus aigus. »

Un moral mis à rude épreuve

Pour ces patients, qui sortent en vie de la réanimation, il faudra encore beaucoup de rééducation, parfois des mois, avant de retrouver une vie normale. Notamment pour les plus âgés. Car durant ces semaines de coma, les muscles fondent. Pour quelques-uns, il peut y avoir des atteintes neurologiques. « Mais ça passe, constatent les deux médecins. Pour les plus jeunes, ils peuvent rentrer chez eux avec de la kiné. Leur capacité de récupération est bonne. »

Pendant ces semaines très difficiles, le moral de tous les personnels soignants de ce service a été mis à rude épreuve. « Il y a eu des périodes où physiquement et psychologiquement, c’était difficile. Beaucoup de gens jeunes sont décédés. Pour nous « en réa », jeune, c’est moins de 60 ans. D’habitude, les familles sont là, on peut les préparer. Là, elles ne pouvaient pas être présentes. Au téléphone, c’est très difficile. » Mais là aussi, les choses changent : « Grâce à la baisse du nombre de patients, on commence à accueillir les familles car nous sommes plus disponibles et nous avons désormais du matériel pour les protéger », précise Céline Clergue.

Le soutien des gens booste le moral des soignants

Durant ces heures difficiles, elles n’ont jamais lâché, malgré « les craintes des retours à la maison pour nos familles. Mais on se protège beaucoup, on a été tout de suite bien équipées et on a eu très peu de personnes contaminées. »

Une anecdote leur a mis du baume au cœur : « Le service informatique a donné des tablettes pour communiquer avec les familles. Un patient s’est réveillé le matin. L’après-midi il a demandé sa compagne en mariage via la tablette. Elle a dit oui. »

Prises par leur métier, elles n’ont pas forcément réalisé le soutien apporté par la population, les applaudissements à 20 heures… « On m’en a parlé, note Céline Clergue. Ce qui m’a touché, ce sont les dessins des enfants et le fait que l’on s’est occupé de mes enfants, notamment sur la prise en charge à l’école… Et on a très bien mangé pendant deux mois grâce à aux dons. Ça fait plaisir de voir que des gens ont voulu prendre soin de nous. »



Paroles de soignants : « La hiérarchie s’est effacée au profit du groupe »

Coronavirus : Situation le vendredi 15 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
.
Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
.
 10H00  15-05-2020

 

Guéris : 3383
Décès : 10
Cas confirmés : 6623
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 73882
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,62 %
Casa Settat
28,08 %
​​Daraa-Tafilalet
8,83 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.03 %
Fès Meknes
13,95 %
Guelmim Oued Noun
0,65 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,06 %
Marrakech Safi
18,72 %
Oriental
2,67 %
Rabat Salé Kenitra
10,01 %
Souss-Massa
1,10 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
14,27 %

Sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé, voici les cas confirmés par région (la différence depuis la veille), le nombre de cas pour 100’000 habitants par région et le classement basé sur ce dernier critère des régions les plus atteintes :

Beni Mellal-Khénifra: 107 cas confirmés (+0) (4.3 cas pour 100’000 habitants, 9ème)
Casa Settat: 1860 cas confirmés (+10) (27.2 cas pour 100’000 habitants, 3ème)
Drâa-Tafilalet: 585 cas confirmés (+1) (35.9 cas pour 100’000 habitants, 1ère)
Dakhla-Oued Ed Dahab: 2 cas confirmés (+0) (1.8 cas pour 100’000 habitants, 11ème)
Fès Meknes: 924 cas confirmés (+7) (21.9 cas pour 100’000 habitants, 5ème)
Guelmim Oued Noun: 43 cas confirmés (+0) (10.4 cas pour 100’000 habitants, 7ème)
Laâyoune-Sakia El Hamra: 4 cas confirmés (+0) (1.2 cas pour 100’000 habitants, 12ème)
Marrakech Safi: 1240 cas confirmés (+2) (27.5 cas pour 100’000 habitants, 2ème)
Oriental: 177 cas confirmés (+0) (7.7 cas pour 100’000 habitants, 8ème)
Rabat Salé Kenitra: 663 cas confirmés (+2) (14.6 cas pour 100’000 habitants, 6ème)
Souss-Massa: 73 cas confirmés (+1) (2.7 cas pour 100’000 habitants, 10ème)
Tanger Tetouan Al Hoceima: 945 cas confirmés (+7) (26.7 cas pour 100’000 habitants, 4ème)

19.7 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc

Souss-Massa est donc la 10ème région la plus touchée en proportion de sa population.

Comme ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

Merci Superblue pour les calculs !

Des départs de Tanger Med pour rapatrier les Espagnols et MRE bloqués au Maroc

yabiladi.com – 15/05/2020

Photo d’illustration. / DR

L’ambassade d’Espagne à Rabat a annoncé, sur son profil Twitter, qu’un premier navire Balearia partira de Tanger Med, le 22 mai, en direction de Málaga pour rapatrier les Espagnols et Marocains résidant en Espagne.

Selon Ceuta TV, ce navire pourra également transporter les véhicules immatriculés dans l’Union européenne. Cette décision intervient après que les demandes des Marocains résidant en Espagne ont été constantes ces dernières semaines pour pouvoir retourner dans leur pays de résidence, poursuit le média.

Et d’ajouter que beaucoup ont été piégés dans le royaume, laissant leur famille ou leur emploi en Espagne.

Ainsi, les personnes intéressées doivent remplir quelques conditions. «Seuls les passagers de nationalité espagnole ou titulaires d’un permis de séjour en Espagne peuvent effectuer une réservation. Ce voyage sera à sens unique et est exclusivement réservé aux passagers avec un véhicule immatriculé en Europe», précise-t-on, notant que pour voyager, l’utilisation d’un masque est obligatoire.

Ceuta TV note enfin que dans le cadre des mesures imposées par le Maroc et l’Espagne, la réouverture de la frontière avec Ceuta «ne se fera pas avant l’automne».

 

Covid-19 : Seulement 30 nouveaux cas détectés dans les dernières 24 heures

lnt.ma – 15/05/2020

Crédits photo : Ahmed Boussarhane/LNT

Seulement 30 cas supplémentaires d’infection au nouveau coronavirus (Covid-19) ont été confirmés au Maroc, dans les dernières 24 heures, jusqu’à vendredi à 10h00, portant à 6.623 le nombre total des cas de contamination, selon les chiffre du ministère de la Santé.

Le nombre de cas guéris s’élève à 3383 avec 161 nouvelles guérisons, alors qu’un seul décès supplémentaire a été signalé, pour un total de 190, précise le ministère sur le portail « www.covidmaroc.ma ».

Par ailleurs, le nombre des cas exclus après des résultats négatifs d’analyses effectuées au laboratoire est de 73.882, selon la même source.

Le rapatriement complexe d’une touriste poitevine agressée au Maroc enfin résolu !

 

L'avion sanitaire qui a permis le rapatriement de cette sexagénaire agressée et de son compagnon sur le tarmac d'Agadir / © Photo confiée par la familleL’avion sanitaire qui a permis le rapatriement de cette sexagénaire agressée et de son compagnon sur le tarmac d’Agadir / © Photo confiée par la famille

Lundi 4 mai, une sexagénaire, originaire de Neuville-de-Poitou (86), en séjour au Maroc, a été gravement blessée à l’arme blanche.

Cette femme faisait une promenade au petit matin autour d’une aire de stationnement de camping-car, à Taroudant, lorsqu’elle a été attaquée. Un homme, connu pour des problèmes psychiatriques et qui tenait alors des propos incohérents selon des témoins sur place, lui a donné 7 coups de couteau de cuisine, notamment à la gorge. Elle est aussi blessée aux mains en essayant de se défendre.
Trois hommes interviennent pour arrêter l’agresseur.
Partie en vacances avec son compagnon en janvier, elle a donc été bloquée dans le sud du pays, à cause du confinement.

Après sa sortie de l’hôpital, elle a été prise en charge par un collaborateur de l’ambassade, dans l’attente d’un rapatriement sanitaire.

Enfin, après intervention du consul auprès d’InterMutuelle Assistance, la victime et son compagnon ont enfin atterri ce jeudi 14 mai à Poitiers, dans un avion sanitaire, parti d’Agadir,


Complément d’information par l’Amicale Francophone de Taroudant 

Cette dame prénommée Françoise, vient d’appeler Roland Escobar pour dire qu’elle était bien arrivée en France , et nous demande de faire passer le message suivant :

 « je tiens avec mon mari à remercier toutes les personnes qui m’ont aidée et soutenue et en particulier Le Prêtre Marc qui s’est rendu très souvent à mon chevet ».

bonne soirée à vous toutes et tous.


Bonjour à Toutes et Tous,

Vous avez été nombreux à nous contacter à propos de la dame agressée au couteau à Taroudant. 

Voici quelques nouvelles.

Elle a été rapatriée en France ce matin. Roland Escobar l’avait accueillie et hébergée ainsi que son mari en attendant leur rapatriement.

Ce matin les autorités marocaines étaient présentes à Taroudant pour l’arrivée de l’ambulance. Elle a été prise en charge à l’aéroport d’Agadir par Mme La Vice Consul, qui l’a accompagnée jusqu’à l’avion pour son retour en France .

Nous lui souhaitons désormais un bon rétablissement à son domicile français.

Nous tenons à remercier :

-Roland Escobar en tant que Président de l’Amicale et Che d’Ilot pour son dévouement et son hospitalité.

-Framboise qui a prodigué la toilette à cette dame durant son séjour chez Roland.

-Chantal Deporte qui lui a apporté un soutien psychologique, non négligeable en de telles circonstances.

Encore une fois soyez prudent, restez chez vous tant que le confinement n’est pas terminé et surtout prenez bien soin de vous.

Le bureau de l’Amicale des Francophones de Taroudant.

Céréales : Forte hausse des importations

par Souad Kilani – labass.net – 14/05/2020

Les importations des céréales se sont chiffrées à 3,5 millions de tonnes MT au terme des quatre premiers mois de l’année, en progression de 38% par rapport à la même période un an auparavant, selon l’Agence nationale des ports (ANP).

Une forte concentration de ces importations est enregistrée au port de Casablanca avec 1,9 MT (54% du trafic global des céréales).

La hausse des importations des céréales est observée dans l’ensemble des ports : Casablanca (+23,5%), Jorf lasfar(+52,5%),
Agadir (+37,5%), Nador (+210%) et Safi (+37,6%), précise l’ANP.

Souss-Massa : Vers un inventaire logistique d’activités de légumes et fruits

mapexpress.ma – 15/05/2020

Souss-Massa : Vers un inventaire logistique d’activités de légumes et fruits

Agadir – La mise en place d’un inventaire logistique dédié à la chaîne d’approvisionnement de légumes et fruits au niveau de la région de Souss-Massa a été au centre d’un atelier, tenu récemment, à l’initiative de l’association Logipol Souss-Massa.

Le projet qui permettra d’insuffler une nouvelle dynamique dans les activités ayant lien avec les secteurs agricole et logistique, sera lancé dans le cadre d’un partenariat entre le Conseil de la région de Souss-Massa et l’Agence marocaine de développement de la logistique (AMDL).

Lors de cet atelier, ont été également, présentées les conclusions d’une étude sur les différentes problématiques du secteur, notamment le manque des infrastructures et la nécessité de développer la chaîne du froid.

L’atelier ayant connu la présence de plusieurs acteurs relevant agricoles, s’est penché sur des questions relatives à l’importance de la logistique dans la valorisation de l’offre agricole dans la région.

Sète : rapatriement des camping-caristes bloqués au Maroc

midilibre.fr – 14/05/2020
460 personnes (soit 200 véhicules) ont débarqué ce jeudi à Sète en provenance du Maroc.460 personnes (soit 200 véhicules) ont débarqué ce jeudi à Sète en provenance du Maroc.

460 camping-caristes ont été rapatriés, par ferry, dans le port de Sète, ce jeudi. Il resterait encore entre 5 et 7 000 Européens derrière les frontières fermées, pour cause de coronavirus, du Maroc.

« On est restés coincés durant huit semaines à Imi Ouaddar, près d’Agadir. Dans des conditions plus que moyennes, sans ombre alors qu’il faisait 50°C et dans un coin où une femme a été tuée et l’autre a reçu un coup de couteau. On est bien contents de pouvoir enfin retourner chez nous ».

Danielle est bien contente de rentrer chez elle en Bretagne.
Danielle est bien contente de rentrer chez elle en Bretagne. – PH.M.

La Bretonne Danielle et son mari n’avaient plus, ce jeudi matin, sur les parkings situés à la sortie du Môle Masselin, que quelques minutes d’attente avant de pouvoir tracer la route (avec un papier signé du préfet de l’Hérault autorisant un déplacement à plus de 100 km).

Vidéo de l’arrivée du ferry à Sète : 

 

Un questionnaire de santé

Il fallait, avant cela, montrer son passeport, donner son adresse et répondre à un questionnaire de santé mené par les sapeurs-pompiers ou par des membres d’une délégation de la Croix-Rouge. Et comme il n’y avait aucun doute quant à une contamination à la Covid-19, les Bretons, après avoir passé la douane, ont pu quitter le port de Sète.

Troisième des quatre rotations de rapatriement

Ils étaient 458 autres Français dans le même cas ce jeudi matin dans le port de Sète. « Il y a aussi quelques étrangers, Allemands, Hollandais, Italiens et Espagnols, et une vingtaine de Marocains ayant un titre de séjour de 10 ans », a détaillé le sous-préfet Philippe Nucho devant le ferry GNV Cristal, qui venait d’arriver à destination. Deux rotations de rapatriement avaient eu lieu (avec une autre compagnie) fin mars – début avril. Celle de ce jeudi est la troisième. La quatrième, un temps annoncée pour le 21, à Sète, n’arrivera que le 28.

Un point d’information toutes les six heures

« Il y a eu un suivi médical de bout en bout », a précisé le contrôleur général Eric Flores, patron des pompiers de l’Hérault. Les personnes rapatriées ont été « contrôlées avant de partir. Puis toutes les six heures, nous étions en relation avec le commandant du ferry pour qu’il nous fasse un « check santé » avec l’infirmier du bord. »

« On a été oubliés par tout le monde »

Ces rapatriements sont importants. Pour autant, on est encore loin du compte. Selon Philippe Nucho, le sous-préfet de l’Hérault, « il reste encore 2 000 véhicules, soit environ entre 5 et 7 000 Européens », qui sont bloqués au Maroc après la fermeture des frontières pour le coronavirus. « Mais les choses vont évoluer. La réglementation devrait bouger à partir du 1er juin », lance-t-il.

De leur côté Danielle et son mari estimaient que les Français et les Européens bloqués au Maroc avaient été « oubliés par tout le monde ».

Ensuite, les camping-caristes – deux cents véhicules – devaient s’aligner sur huit rangées dans un parking à quelques hectomètres du bateau pour répondre aux fameuses questions de santé et ensuite sortir de l’enceinte portuaire.

Les occupants des véhicules devaient s'arrêter pour répondre à un questionnaire de santé.
Les occupants des véhicules devaient s’arrêter pour répondre à un questionnaire de santé.
Un questionnaire par passager de véhicule.
Un questionnaire par passager de véhicule.

Le Castellas réquisitionné au cas où

Si une personne avait été détectée comme contaminée, il y aurait eu alors trois possibilités. Passage devant un médecin, sur place, qui pouvait décider d’envoyer le malade à l’hôpital ou de l’obliger à passer une quatorzaine (dans son véhicule) au camping du Castellas réquisitionné. Si la personne touchée avait été asymptomatique, elle aurait été invitée à retourner vite chez elle avec une quatorzaine stricte et vérifiée par les gendarmes (d’où la demande de leurs adresses aux passagers).

Il n'y a pas eu besoin de prendre la civière spéciale Covid-19.
Il n’y a pas eu besoin de prendre la civière spéciale Covid-19.

Mais comme lors de deux précédents rapatriements, aucun malade au Covid-19 n’a été relevé. Les institutions espèrent que cela sera aussi le cas le 28 mai lors du nouveau rapatriement d’un même nombre de camping-caristes.

Distribution de barques en polyester au profit des marins pêcheurs de Chtouka

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 14/05/2020

L’opération a coûté 1,6 million de DH : Distribution de barques en polyester au profit des marins pêcheurs de Chtouka

Ce projet vise plusieurs objectifs, dont l’amélioration des conditions de travail des artisans pêcheurs, l’augmentation de leurs revenus, la préservation des barques, et la valorisation des produits de la pêche, notamment les mollusques et le poisson blanc.

Les marins pêcheurs de la province de Chtouka Ait Baha ont bénéficié récemment de la distribution du premier lot de barques de pêche en polyester et qui rentre dans le cadre d’un programme visant à renouveler et à moderniser les bateaux de pêche au niveau de ladite zone. Ce projet fait partie de la Stratégie Halieutis qui porte sur l’ajustement et la modernisation du secteur de la pêche artisanale.

Supervisé par Jamal Khallouq, gouverneur de la province de Chtouka, ce projet d’un coût total de 1,6 million de DH porte sur l’octroi de 36 barques en polyester au profit de 50 artisans pêcheurs locaux, opérationnels dans les côtes de Chtouka Ait Baha, Douira, Tifnit et Sidi R’bat.

Ce projet a fait l’objet d’une convention de partenariat signée le mois de septembre dernier dans le cadre de l’Initiative nationale pour le développement humain avec les collectivités territoriales concernées, les coopératives regroupant les bénéficiaires et la direction régionale de l’Office national des pêches (ONP).
En effet, ce projet vise plusieurs objectifs, dont l’amélioration des conditions de travail des artisans pêcheurs, l’augmentation de leurs revenus, la préservation des barques, et la valorisation des produits de la pêche, notamment les mollusques et le poisson blanc.

Ledit programme assure aux marins pêcheurs bénéficiaires des modèles de bateau conformes aux normes de sécurité et de salubrité internationales pour assurer une pêche durable conformément aux orientations stratégiques du plan Halieutis.

D’ailleurs les sites de pêches situés au sud de la ville d’Agadir jouent un rôle important dans l’approvisionnement des marchés de poissons de la province de Chtouka et la région de Souss-Massa, notamment durant le mois de Ramadan qui connaît une forte demande sur ces produits.
Dans ce sens, les différents marchés au poisson de la région connaissent actuellement une forte affluence des clients, alors que toutes les infrastructures liées à l’activité de la pêche et à la commercialisation restent opérationnelles, notamment les halles au poisson et le marché de gros au poisson d’Inezgane dans le respect des consignes sanitaires exigées.

Pour rappel, le secteur de la pêche maritime qui constitue après l’agriculture et le tourisme le troisième atout économique de la région, en raison de son rôle dans le développement des secteurs d’industrie et de commerce, est localisé dans une frange littorale qui s’étend sur la façade atlantique sur un linéaire de 180 km. Cette zone côtière est un pôle d’attraction important pour les activités socio-économiques d’intérêt régional, compte tenu de son poids démographique, économique et de sa fonction dans l’organisation de l’espace régional.

Covid-19/Souss-Massa : Un nouveau cas confirmé, 72 au total

mapexpress.ma – 14/05/2020

Covid-19/Souss-Massa : Un nouveau cas confirmé, 72 au total

Agadir- Un nouveau cas d’infection au nouveau coronavirus (Covid-19) a été confirmé au cours des dernières 24 heures, au niveau de la Région Souss Massa, portant à 72 le nombre total des cas de contaminations.

Ce cas a été enregistré au niveau d’Agadir, portant à 25 le nombre des personnes contaminées au Covid-19 dans cette préfecture, indique la direction régionale de la santé.

S’agissant de la répartition géographique des cas de contamination, la Direction régionale a fait savoir que la préfecture d’Inezgane-Ait Melloul figure en première position avec 39 cas, suivie d’Agadir-Ida-Outanane (25 cas), de la province de Tata (04 cas), de Chtouka-Ait Baha (02 cas) et de Taroudant (02 cas), alors qu’aucun cas n’a été enregistré jusqu’à présent dans la province de Tiznit.

Le nombre des cas exclus après des résultats négatifs d’analyses effectuées au laboratoire, durant ces dernières 24 heures se chiffre, quant à lui, à 2.137 au niveau de cette région.

Par ailleurs, le nombre de décès s’est stabilisé à 07, dont trois au niveau de la préfecture d’Agadir Ida-Outanane, deux à Chtouka-Ait-Baha, un seul cas à la préfecture d’Inezgane-Ait Melloul et un autre à Tata, tandis qu’aucun cas de décès n’a été enregistré dans les provinces de Tiznit et de Taroudant.

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