Archives de mai 18th, 2020

Le confinement sera prolongé de trois semaines

medias24.com – 18/05/2020

Ce lundi 18 mai à partir de 13H, le Chef du gouvernement Saâdeddine Elotmani, présente les prochaines étapes après le 20 mai. Le confinement sera prolongé de trois semaines, à cause de l’apparition renouvelée de clusters.

Le confinement sera prolongé de trois semaines (officiel)

Finalement, le contenu de l’exposé n’a pas été fidèle à son intitulé. L’exposé concernait la gestion du confinement après le 20 mai. Maintenant, on devra parler de gestion du confinement après le 10 juin.
Elotmani a annoncé qu’il n’y aura pas de déconfinement le 20 mai et que le confinement sera prolongé de trois semaines.
Il a apporté des explications scientifiques sur l’état de l’épidémie, exposant des indicateurs extrêmement positifs en matière de maîtrise de la propagation mais déplorant la poursuite de l’apparition de nouveaux foyers, notamment à Casablanca et dans une moindre mesure Marrakech-Safi, Fès-Meknès et Tanger-Tétouan Al Hoceima.
Il a avancé que le taux de reproduction du virus, à l’échelle nationale, est de 0,9 ce lundi 18 mai.

Il a enfin annoncé le lancement, dès la semaine prochaine, de consultations avec les partis politiques, les syndicats « et toutes les forces vives » au sujet de la gestion de la prochaine étape, notamment le projet de loi de Finances rectificative.

Le cadre de la réunion conjointe avec les deux chambres

La Chambre des représentants et la Chambre des conseillers tiennent, ce lundi, une séance commune consacrée à la présentation par le chef du gouvernement, Saâdeddine Elotmani, du « développement de la gestion du confinement pour l’après 20 mai« .

Selon un communiqué conjoint des deux Chambres, cette séance, se tient conformément aux dispositions de l’article 68 de la Constitution et dans le cadre des mesures préventives de lutte contre la propagation du coronavirus, prises par les instances des deux institutions législatives.

ART. 68

Le Chef du Gouvernement peut également demander au Président de la Chambre des Représentants et au Président de la Chambre des Conseillers de tenir des réunions communes des deux Chambres, pour la présentation d’informations portant sur des affaires revêtant un caractère national important.

Les réunions communes se tiennent sous la présidence du Président de la Chambre des Représentants. Les règlements intérieurs des deux Chambres déterminent les modalités et les règles de la tenue de ces réunions

Les propos d’Elotmani

Voici des extraits des propos d’Elotmani:

« J’ai tenu personnellement à mettre en oeuvre cette disposition de la constitution qui consiste à réunir les deux chambres pour leur communiquer ces informations importantes ».

« La gestion du confinement après le 20 mai telle que je vais l’exposer est une oeuvre collective ».

« La pandémie a été bien gérée au Maroc, grâce à Sa Majesté et aux efforts collectifs. Les indicateurs, taux de guérison, taux de létalité par exemple, ont évolué favorablement ».

« Le rôle des citoyens sera décisif pendant la prochaine étape ».

« Nous avons besoin de souffle, c’est un engagement de longue haleine. »

« Le gouvernement a privilégié l’approche horizontale dans la gestion des conséquences économiques et sociales ».

Le Chef du gouvernement présente un bilan de ce qui a été réalisé et la manière dont la gestion de la situation a été conduite: commission scientifique et technique, comité de veille économique etc…

« Le ministre de la Santé nous a transmis il y a une semaine un rapport scientifique et épidémique pour nous aider à prendre nos décisions. Le Maroc reste au stade 2 de l’épidémie, contrairement à de nombreux pays ».

« La gestion de la situation a été marquée par la transparence vis-à-vis du citoyen, aussi bien pour l’état épidémique que pour les conséquences socio-économiques ».

« Une nouvelle plateforme sera lancée pour que les citoyens qui estiment ne pas avoir bénéficié de l’indemnité alors qu’ils étaient éligibles. Toutes leurs réclamations ou plaintes seront traitées« .

« La situation épidémique, jusqu’à ce lundi 18 mai: une cinquantaine de cas sérieux ou critique, dont une vingtaine en réanimation ».

« Je l’ai déjà dit par le passé: sortir du confinement est plus difficile que d’y entrer. Le confinement est une épreuve, certes; mais cela nous a permis des acquis dont la maîtrise de la propagation. »

« Nous voici devant une épreuve, après deux mois de confinement. Comment allons-nous gérer l’étape suivante? »

« Les rapports du ministère de la Santé et des experts: le taux de reproduction doit être inférieur à 1 pendant deux semaines, avec une stabilité pendant deux mois. De préférence, qu’il soit inférieur à 0,7. Aujourd’hui, le taux national est de 0,9. »

« Le taux de létalité soit être inférieur à 3%. Ce matin, il était inférieur à 2,8% ».

« Le taux de cas graves ou critiques doit être inférieur à 10%. Actuellement, il est de 1% au Maroc ».

« Le taux d’utilisation des moyens de réanimation doit être inférieur à 30%. En réalité, il est de 4% au Maroc. »

« Tous les indicateurs sont bons, sauf le taux de reproduction« .

« La décision de déconfinement ne doit pas conduire à un effondrement du système de santé. »

« Selon les experts, le Maroc a évité 300.000 à 500.000 cas ainsi que 6.000 cas nécessitant une réanimation. Le Maroc a également évité près de 10.000 décès. Soit 6.000 nouveaux cas et 200 décès par jour en moyenne depuis début mars ».

« Ce qui n’est pas rassurant, c’est le nombre de foyers qui apparaissent. 476 foyers sont apparus, dont la moitié à caractère familial (obsèques, fêtes). 20% sont des clusters industriels. A Casa, trois nouveaux foyers sont apparus il y a deux jours ».

« Tout cela, dans la perspective de l’Aid, n’est pas rassurant. Nous ne voulons pas que l’Aïd ne soit pas une vraie fête ».

« Je partage les attentes et les préoccupations des citoyens. Je sais à quel point cela a été éprouvant, ces deux mois de confinement. Mais nous savons la portée des risques ».

« La situation épidémique n’est pas totalement rassurante: relâchement du confinement, multiplication des foyers. Nous ne devons pas prendre le risque de perdre les acquis. Ces derniers jours, nous avons été en contact permanent pour réfléchir et étudier ».

Elotmani annonce alors une prolongation du confinement pendant trois nouvelles semaines, donc jusqu’au 10 juin.

Ce propos laisse penser que la décision de prolongation du confinement est de portée nationale. Pourtant, 30 provinces sont complètement en zone verte, sur les 75 provinces au total. Et au moins 10 autres ont 3 cas résiduels ou moins. Le taux de reproduction du virus, dans 7 régions, se situe entre 0 et 0,6. N’aurait-il pas été possible de décréter des assouplissements dans ces provinces? Comment un citoyen de Chefchaouen (zéro cas depuis le début) va-t-il accueillir cette décision qui est justifiée par des clusters apparus dans 4 régions (Marrakech-Safi, Tanger-Tétouan-Hoceima, Fès-Meknès et surtout Casablanca-Settat) ? Les clusters industriels ne sont-ils pas, en partie, de la responsabilité des autorités locales?

Le conseil de gouvernement sera appelé demain (mardi 19 mai) à adopter une proposition de l’état d’urgence sanitaire.

Elotmani a exposé également les conditions du déconfinement et notamment: la progressivité, la réversibilité (possibilité de revenir en arrière), le maintien des aides sociales, le maintien des mesures de précaution). Il ajoute que les unités industrielles qui n’appliquent pas correctement les mesures de précaution et d’hygiène seront fermées.

Coronavirus : Situation le lundi 18 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
.
Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
.
 10H00  18-05-2020

 

Guéris : 3732
Décès : 192
Cas confirmés : 6930
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 87665
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,62 %
Casa Settat
29,75 %
​​Daraa-Tafilalet
8,46 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.03 %
Fès Meknes
13,72 %
Guelmim Oued Noun
0,62 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,06 %
Marrakech Safi
18,47 %
Oriental
2,60 %
Rabat Salé Kenitra
9,64 %
Souss-Massa
1,11 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
13,92 %

Sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 18/5/2020 à 10h00, voici les cas confirmés par région (la différence depuis la veille), [le nombre de cas pour 100’000 habitants par région et le classement sur la base de ce dernier critère des régions les plus atteintes]:

Beni Mellal-Khénifra: 114 cas (+2) , [4.5 /100,000hab., 9ème]
Casa Settat: 2007 cas (+38) , [29.4 /100,000hab., 2ème]
Drâa-Tafilalet: 599 cas (+11) , [36.8 /100,000hab., 1ère]
Dakhla-Oued Ed Dahab: 2 cas (+0) , [1.8 /100,000hab., 11ème]
Fès Meknes: 959 cas (+18) , [22.7 /100,000hab., 5ème]
Guelmim Oued Noun: 44 cas (+1) , [10.6 /100,000hab., 7ème]
Laâyoune-Sakia El Hamra: 4 cas (+0) , [1.2 /100,000hab., 12ème]
Marrakech Safi: 1286 cas (+24) , [28.5 /100,000hab., 3ème]
Oriental: 184 cas (+4) , [8 /100,000hab., 8ème]
Rabat Salé Kenitra: 680 cas (+13) , [14.9 /100,000hab., 6ème]
Souss-Massa: 78 cas (+1) , [2.9 /100,000hab., 10ème]
Tanger Tetouan Al Hoceima: 972 cas (+19) , [27.5 /100,000hab., 4ème]

20.6 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+131 cas confirmés, +87 guérisons, +0 décès, +5415 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 3005 cas actifs (+44 depuis la veille).

Souss-Massa est la 10ème région la plus touchée en proportion de sa population.

Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

Merci Superblue !

Déconfinement : Le sombre tableau du HCP

par Laila Zerrour – aujourdhui.ma – 17/05/2020

Déconfinement : Le sombre tableau du HCP

Un scénario, même «restreint», aboutirait à 18.720 cas cumulés et 748 décès en 100 jours.

D’un point de vue épidémiologique, tant qu’il n’y a pas un vaccin ou une immunité communautaire acquise, le SARS-COV2 continuera à se propager avec un risque de rebond.

Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a publié le samedi 16 mai une étude inédite intitulée “Pandémie Covid-19 dans le contexte national: Situation et scénarios. Dans cette étude, il expose les différents scénarios de déconfinement et leurs impacts sanitaires au Maroc. Avant de présenter en détail les différents scénarios, le HCP précise que la propagation d’une pandémie dépend selon le modèle SIR du nombre initial des infectés actifs et du nombre de reproduction (R0). Ce nombre R0 comporte 3 paramètres (le nombre moyen C de contacts d’un individu, la probabilité P d’être infecté au moment d’un contact, durée J pendant laquelle un individu est contagieux. L’étude se base sur des données démographiques, socio-économiques et sanitaires de la population (projections de la population 2020 et de l’Enquête nationale sur l’emploi 2019 du HCP, et de l’Enquête nationale sur la population et la santé familiale 2018 du ministère de la santé) ainsi que des données observées relatives à la pandémie par le ministère de la santé. Toutes ces données ont été couplées au modèle SIR. Ainsi, 5 scénarios ont été établis. Il s’agit de scenarii «de référence d’évolution naturelle», «tendanciel», «de déconfinement généralisé», «de déconfinement large» et «de déconfinement restreint».

«Scénario de référence d’évolution naturelle»

Le premier scénario suppose une évolution naturelle de la pandémie sans aucune barrière qui s’étend ainsi à la majorité de la population jusqu’à ce qu’une immunité collective éventuelle soit acquise. Ce scénario théorique permet de mesurer les acquis des autres scenarii. Il aboutirait à un pic de l’épidémie qui est atteint tôt avec un nombre très élevé de cas infectés induisant une forte pression sur le système sanitaire et un taux de létalité élevé. Ce scénario se traduirait à terme par une contamination d’environ 80% de la population.

Scénario tendanciel

Le deuxième scénario tendanciel prolonge la situation actuelle toutes choses étant égales par ailleurs, c’est-à-dire toutes mesures déjà prises étant maintenues. Le nombre de reproduction R0 pour ce cas de figure et ses paramètres sont estimés à partir des données réelles observées. R0 étant de 0,76 (< 1) ceci signifie que la pandémie décroît et tend vers la disparition. La simulation de la poursuite du confinement grâce au modèle mathématique utilisé aurait abouti à un nombre total d’infectés cumulés à 7.800 cas vers le début de juillet et un nombre d’infectés cumulé actifs aux alentours de 3.200 cas et une tendance dégressive vers un chiffre faible à fin juillet. Cela dit, d’un point de vue épidémiologique, tant qu’il n’y a pas un vaccin ou une immunité communautaire acquise, le SARS-COV2 continuera à se propager avec un risque de rebond. Dès lors, «il est nécessaire d’envisager des scénarios de déconfinement à impact économique et social positif mais tout en contrôlant d’une part les risques de transmission et d’autre part la pression sur système de santé national», recommande le HCP.

Scénario de déconfinement «généralisé»

Ce troisième scénario envisage le déconfinement de l’ensemble de la population âgée de moins de 65 ans, non atteinte de maladie chronique (27,5 millions). Ce scénario déclenché suppose un nombre de 2.000 cas infectés actifs au moment du déconfinement. Une fois cette population déconfinée, le nombre de contacts par jour augmente d’une amplitude estimée via le modèle mis en place de +64%, ce qui situerait le R0 à 1,248 en supposant le maintien des mesures d’autoprotection. Une simulation sur cette base aboutirait à l’infection de 8% de la population en 100 jours. Le HCP estime que le système sanitaire serait submergé en 62 jours avec seulement un taux d’hospitalisation de 10% des cas actifs. Une variante de ce scénario sans application des mesures d’autoprotection aboutirait après 100 jours à un nombre d’infectés cumulés qui approcherait les 50% de la population. Le système sanitaire serait alors submergé en 28 jours avec seulement un taux d’hospitalisation de 10% des cas actifs.

Scénario de déconfinement «large»

Le quatrième scénario de déconfinement de la population active occupée âgée de moins de 65 ans et de la population âgée de moins de 15 ans, non atteinte de maladie chronique (16,7 millions), a pour objectif d’ouvrir l’économie avec en même temps un retour progressif des activités sociales. Il suppose également un nombre de 2.000 cas infectés actifs au moment du déconfinement. La simulation donnerait dans cette situation 31.663 cas confirmés positifs en 100 jours avec un pic de 3.200 cas infectés actifs. Ce qui se traduirait par un besoin maximal de 3.200 lits d’hospitalisation (100% d’hospitalisation), de 160 lits de réanimation (5% des infectés actifs) et aboutirait à 1.266 décès (4% des infectés cumulés).

Scénario de déconfinement ‘’restreint’’

Pour ce qui est du scénario «restreint», il suppose le déconfinement de la population engagée dans l’économie, représentée ici par la population active occupée âgée de moins de 65 ans non atteinte de maladie chronique (7,9 millions). Il a pour objectif d’ouvrir l’économie sans compromettre la population qui présente un risque élevé de développer des complications vis-à-vis de cette maladie. Ce scénario, qui prévoit 2.000 cas infectés actifs au moment du déconfinement, aboutirait à un niveau de 18.720 cas confirmés positifs cumulés en 100 jours avec un pic de 3.200 cas infectés actifs. Ce qui engendrerait un besoin maximal de 3.200 lits d’hospitalisation (100% d’hospitalisation des infectés actifs), et de 160 lits de réanimation (5% des infectés actifs) et arriverait à 748 décès (4% des infectés cumulés).

Coronavirus au Maroc : pas de levée du confinement le 20 mai, annoncera probablement El Othmani

par Mohamed Chakir Alaoui – le360.ma – 17/05/2020

Saâd Eddine El Othmani

Le dispositif du confinement et de l’état d’urgence sanitaire restera en vigueur au delà du 20 mai et ce, pendant au moins 15 jours, a appris ce dimanche Le360 de sources concordantes.

Une source proche du gouvernement a assuré que le chef de l’exécutif annoncera la prorogation du confinement le lundi 18 mai 2020, devant les deux chambres réunies du Parlement.

Contacté à plusieurs reprises par Le360, le chef du gouvernement est resté injoignable et muet sur les mesures officielles qu’il doit annoncer demain, lundi, devant les élus de la Nation.

Toutefois, des sources concordantes, aussi bien auprès de membres du gouvernement, de députés, de professionnels et de hauts cadres du PJD ainsi que d’autres partis politiques assurent qu’El Othmani, le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Leftit et le ministre de la Santé Khalid Aït Taleb, –ces derniers sont le fer de lance de la stratégie nationale de lutte contre le Covid-19– sont «hostiles à un déconfinement précoce».

Samedi 17 mai, lors de la réunion du secrétariat général du PJD, Saâd Eddine El Othmani a confirmé le prolongement du confinement, selon un membre de cette instance. Pour combien de temps? On assure qu’à la date où cet article est mis en ligne, les discussions vont bon train pour fixer cette durée qui serait d’au moins 15 jours.

«Les citoyens devront patienter encore au moins deux semaines avant la mise en place d’un déconfinement progressif», ajoute cette source.

«En décidant d’instaurer une nouvelle étape du confinement, le gouvernement veut éviter l’apparition d’autres foyers de contamination au Covid-19 qui peuvent surgir notamment à l’occasion des fêtes de l’Aïd el Fitr», précise une source proche de ce dossier.

«Il faut maintenir les précautions d’usage car nous ne sommes pas à l’abri d’une hausse des contaminations», selon la source proche du gouvernement qui signale que Khalid Aït Taleb est opposé «totalement à un déconfinement sanitaire».

Durant ce nouveau prolongement, le second depuis l’entrée en vigueur de l’état d’urgence sanitaire le 20 mars 2020, le couvre-feu sanitaire serait maintenu.

Par ailleurs, la source proche du gouvernement a également assuré que le gouvernement a élaboré un scénario de déconfinement après la fin de cette nouvelle étape.

Ce déconfinement sera progressif et pourrait même être mis en place pour certains secteurs et commerces utiles, à l’instar de la relance économique, «avant la fin de la date de la prorogation du confinement».

Le virus circule encore et même si la région Casablanca-Settat demeure largement la plus touchée en raison de foyers dans le milieu industriel, le bilan de ce dimanche 17 mai à 10 heures montre que la majorité des régions du Royaume ont enregistré des cas testés positifs au Covid-19. En effet, à l’exception des trois régions des provinces du sud, Guelmim Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Dahab, les neuf autres régions du Royaume ont toutes enregistré de nouvelles contaminations ce dimanche.

Les 15 jours supplémentaires de confinement permettront de tester la mise en place d’un déconfinement progressif, et préparer à une cohabitation inéluctable avec les cas résiduels du coronavirus.

Le Covid-19, un accélérateur de transition vers le Cashless

libe.ma – 18/05/2020

​Le Covid-19, un accélérateur de transition vers le Cashless

La crise sanitaire actuelle a accentué le recours à des moyens de paiement cashless (sans espèce) parmi les utilisateurs soucieux de se prémunir contre les risques de contamination par le Covid-19, ont analysé, récemment, les participants à un Webinar sur le thème « Covid-19, la nécessaire transition vers une Afrique Cashless ».
Avec les restrictions sanitaires liées à la pandémie du Covid-19, le cashless s’impose comme solution idéale pour contrer la propagation du virus, ont-ils ajouté, notant que les acteurs clés et autorités compétentes doivent redoubler d’efforts pour encourager la migration vers de nouvelles technologies de paiement et accélérer la transition vers des sociétés sans cash.
S’exprimant à cette occasion, le directeur du centre monétique interbancaire (CMI), Mikael Naciri, a relevé un réel engouement pour les solutions de paiement mobile au Maroc depuis le déclenchement de la crise sanitaire, appelant à encourager ces pratiques en augmentant le taux d’acceptation de ces moyens et le maillage des commerçants acceptants, rapporte la MAP.
Il s’agit d’une dynamique de digitalisation qui s’étend jusqu’aux services publics, a fait observer M. Naciri, expliquant qu’elle implique un nombre d’acteurs, tels les injecteurs du Cash, les collecteurs du Cash, la Banque centrale et les établissements de paiement, « tout un système qui travaille de concert pour la digitalisation de toute la chaîne de valeurs ».
Les établissements de paiement, à eux seuls, ne peuvent pas développer le Cashless, a-t-il expliqué, ajoutant qu’il est primordial que tout l’écosystème, acteurs publics et privés, soit impliqué dans cette démarche et que les avantages soient visibles aux commerçants. « Il faut faire en sorte que le coût des transactions Cashless soit le plus faible possible pour pousser davantage les commerçants à accepter ce genre de paiements », a-t-il plaidé, relevant la nécessité de concevoir des solutions de paiement pour adresser l’ensemble des besoins de la population.
Et d’insister « qu’il faut que l’utilisateur ait le sentiment que payer en digital lui revient moins cher que lors d’une transaction en espèce », mettant l’accent sur le rôle de la bancarisation dans l’accessibilité des services de paiement.
Le Maroc a mis en place une stratégie d’inclusion financière pilotée par les pouvoirs publics dont l’un des piliers porte sur le paiement mobile et le renforcement de son infrastructure, a-t-il rappelé.
En matière de sensibilisation, M. Naciri a souligné la création d’un GIE composé des banques, établissements de paiement et de la Banque centrale en rôle observateur pour réfléchir sur les moyens d’accompagnement des populations cible, notant que l’éducation financière est parmi les canaux qui peuvent contribuer à franchir le pas de la digitalisation.
Pour sa part, Sami Romdhane de Visa Inernational, a indiqué que le Digtal est devenu au fil des années une priorité pour les pays africains, notant que la pandémie actuelle est venue accélérer cette tendance.
Il a témoigné, également, d’une montée en force de l’e-commerce qui tirait vers le haut les transactions du paiement mobile, ajoutant que même le paiement sans contact (Contactless) qui a connu une réticence des utilisateurs à son lancement, commence à gagner du terrain au niveau des paiements.

La connaissance scientifique et l’éducation renforçant la cohésion sociale, deux piliers pour le modèle éducatif post-Covid-19

par Hassan Hermas – mapexpress.ma – 17/05/2020

La connaissance scientifique et l’éducation renforçant la cohésion sociale, deux piliers pour le modèle éducatif post-Covid-19 (expert)

Agadir – Le nouveau modèle éducatif d’après Covid-19 devra se baser sur deux piliers essentiels à savoir la connaissance scientifique globale et l’éducation renforçant la cohésion sociale, a indiqué l’expert en politiques éducatives, Houcine Zahidi.

Les expériences internationales confirment que la levée de l’état d’urgence sanitaire ne sera pas synonyme d’un “retour rapide à la situation normale”, a relevé M. Zahidi qui est également Conseiller auprès du Chef de Gouvernement en éducation nationale et formation professionnelle.

Le retour se fera d’une manière progressive, selon des mesures préventives strictes, a fait remarquer l’acteur pédagogique, rappelant dans ce cadre l’appel de l’UNESCO à l’ensemble des pays à entreprendre les différentes mesures nécessaires pour assurer la reprise des cours et garantir le droit d’apprentissage pour tous les élèves.

L’école marocaine est appelée, lors de la Période post Covid19, à consacrer une fois de nouveau les valeurs d’équité et d’égalité, a noté l’expert tout en mettant en garde contre la possibilité que cet arrêt temporaire d’enseignement en école pourrait causer une hausse du taux de la déperdition scolaire chez une grande partie des élèves et étudiants.

Pour remédier à cette situation, ce pédagogue souligne l’impératif de mettre en place un plan intégré garantissant une bonne gestion de la réouverture des établissements scolaire et le retour de l’ensemble des élèves aux cours sans exception aucune.

Ledit plan se focalise sur deux points essentiels à savoir la mobilisation sociale et l’appui éducatif en vue de réduire les disparités en matière d’apprentissage entre apprenants, a-t-il poursuivi.

A cet égard, l’expert éducatif a relevé l’importance de l’adhésion de tous les acteurs dans le cadre de cette mobilisation sociale, à savoir les associations des mères, parents et tuteurs des élèves, les ONG oeuvrant dans le domaine éducatif, les autorités locales outre le ministère de tutelle.

L’école marocaine doit promouvoir son rôle d’insertion et de consécration de la cohésion sociale, a fait remarquer M. Zahidi appelant à cet égard à adopter un plan d’appui pédagogique et psychologique durant toute la moitié du semestre premier de la prochaine rentrée scolaire.

La pandémie a fait ressortir les valeurs de la solidarité, de la résistance et de l’entraide sociale chez les Marocains et ces principes doivent être inculquées chez les générations montantes, à travers les cursus scolaires dès leur jeune âge, a conclu cet expert en politiques éducatives.

Coronavirus : des experts recommandent de continuer les vaccinations des nourrissons

fr.hespress.com – 17/05/2020

Coronavirus: des experts recommandent de continuer les vaccinations des nourrissons
%d blogueurs aiment cette page :