Archives de mai 21st, 2020

Coronavirus : Situation le jeudi 21 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
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Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
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 10H00  21-05-2020
Guéris : 4212
Décès : 196
Cas confirmés : 7185
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 104705
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,57 %
Casa Settat
30,95 %
​​Daraa-Tafilalet
8,16 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.03 %
Fès Meknes
13,68 %
Guelmim Oued Noun
0,60 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,06 %
Marrakech Safi
18,18 %
Oriental
2,51 %
Rabat Salé Kenitra
9,46 %
Souss-Massa
1,13 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
13,68 %

Sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 21/5/2020 à 10h00, voici les cas confirmés par région (la différence depuis la veille), [le nombre de cas pour 100’000 habitants par région et le classement sur la base de ce dernier critère des régions les plus atteintes]:

Beni Mellal-Khénifra: 113 cas (+1) , [4.5 /100,000hab., 9ème]
Casa Settat: 2224 cas (+94) , [32.6 /100,000hab., 2ème]
Drâa-Tafilalet: 586 cas (+0) , [36 /100,000hab., 1ère]
Dakhla-Oued Ed Dahab: 2 cas (+0) , [1.8 /100,000hab., 11ème]
Fès Meknes: 983 cas (+23) , [23.3 /100,000hab., 5ème]
Guelmim Oued Noun: 43 cas (+0) , [10.4 /100,000hab., 7ème]
Laâyoune-Sakia El Hamra: 4 cas (+0) , [1.2 /100,000hab., 12ème]
Marrakech Safi: 1306 cas (+10) , [29 /100,000hab., 3ème]
Oriental: 180 cas (+0) , [7.8 /100,000hab., 8ème]
Rabat Salé Kenitra: 680 cas (+4) , [14.9 /100,000hab., 6ème]
Souss-Massa: 81 cas (+3) , [3 /100,000hab., 10ème]
Tanger Tetouan Al Hoceima: 983 cas (+2) , [27.8 /100,000hab., 4ème]

21.4 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+137 cas confirmés, +175 guérisons, +2 décès, +6838 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 2777 cas actifs (-40 depuis la veille).

Souss-Massa est la 10ème région la plus touchée en proportion de sa population.

Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

Merci Superblue !

Comment les opérateurs du Souss Massa comptent sortir de la crise Covid-19

Par Malika Alami – lavieeco.com – 20/05/2020

Souss Massa Covid-19Souss Massa Covid-19

    •  DANS CETTE CRISE SANS PRÉCÉDENT, LE TOURISME, À L’ARRÊT DEPUIS PLUS DE DEUX MOIS, EST LE SECTEUR LE PLUS SINISTRÉ.
    • LES AUTRES ÉCOSYSTÈMES RENCONTRENT CHAQUE JOUR DES CONTRAINTES POUR ASSURER LA CONTINUITÉ DE LEUR ACTIVITÉ.
    • LENTEUR ET BAISSE DU BUSINESS RENDENT TOUS LES SECTEURS VULNÉRABLES.
    • POUR LES ACTEURS ÉCONOMIQUES, LA RELANCE PASSE PAR UNE INJECTION MASSIVE DE LIQUIDITÉS SUR LE MARCHÉ POUR LE RENFLOUEMENT DES ENTREPRISES ET DOPER LA CONSOMMATION.

Comme partout en cette période inédite, le tissu économique mondial est très inquiet et les acteurs économiques du Souss Massa n’échappent pas à ce sort. Ils sont depuis le début de la pandémie dans l’expectative. Les impacts collatéraux de la pandémie du Covid-19 n’ont épargné aucun secteur. Le plus touché est indéniablement celui du tourisme. Parc hôtelier et entreprises touristiques, toutes activités confondues, sont à l’arrêt depuis deux mois, avec des milliers d’employés au chômage partiel ou total et de grosses pertes en chiffres d’affaires. Pour rappel, les pertes en CA à fin avril étaient estimées par les hôteliers de la destination à près de 300 MDH, comparativement à la même période l’an dernier. Dans cette situation, ce sont aussi près de 10 000 employés dont plus de 6 000 permanents du secteur hôtelier, qui sont aujourd’hui en arrêt de travail dans la station balnéaire. Un véritable tsunami, jamais vu dans l’histoire de la destination et les professionnels sont toujours à se demander comment redémarrer la machine.
Pour remonter la pente, les opérateurs du secteur attendent beaucoup plus que des mesures ponctuelles. Au-delà de voir ce qui peut être annulé ou reporté en matière de charges fiscales, de l’avis de Rachid Dahmaz, président du Conseil régional du tourisme (CRT) Souss Massa, cette crise est une occasion pour mettre en œuvre un plan de développement quinquennal du secteur pour disposer d’une véritable industrie touristique. Le professionnel estime que cela représente un investissement de 4% du PIB sur cinq ans. Pour assurer la reprise et rebondir, le secteur du tourisme a en effet surtout besoin de liquidités. «Injecter des liquidités de manière massive dans l’économie est le maître mot de la situation pour maintenir à flot les entreprises», martèle M. Dahmaz. Tel que communiqué au département du tourisme, dans un rapport adressé par le groupement des CRT, les professionnels soulignent qu’il est nécessaire «d’ouvrir une ligne de crédit bancaire qui soit égale à 20% du chiffre d’affaires de l’entreprise avec un différé d’un an de 2% du taux d’intérêt cautionné par l’Etat». Cette démarche doit «prendre en considération le résultat fiscal de chaque entreprise lors des trois dernières années pour limiter l’accès à ce crédit aux nécessiteux et particulièrement les petites et moyennes entreprises», ajoutent les membres du groupement des CRT. Dans ce contexte l’appui notamment de Bank Al-Maghrib et des institutionnels du Royaume est indispensable. Et pas seulement à travers des promesses, mais par du concret à court terme, autrement «toute politique d’austérité ou de repli sur soi par souci d’équilibre macro-économique ou pour le réglage des indicateurs financiers, risque de retarder le décollage du tourisme au Maroc», soulignent les représentants des CRT du Royaume.
En attendant, il convient de rappeler l’implication du ministère du tourisme dans les travaux du Comité de veille économique (CVE), pour la mise en place des mesures de contingence pour les entreprises et les salariés (CNSS, Ramédistes, informel). Sur le plan réglementaire, on retient à travers le projet de loi 20.30, la mise en place de mesures particulières aux contrats de voyages et de séjours touristiques et aux contrats de transport aérien des passagers. Ce qui va désormais permettre aux opérateurs touristiques de substituer les remboursements dus à leurs clients par des bons d’avoir sous forme d’une proposition de prestation identique ou équivalente et ce, sans majoration de prix, explique le département de tutelle.
Aujourd’hui, le tourisme interne pour lequel le ministère a négocié, dans le cadre du CVE, un soutien de l’Etat pour le secteur, est visiblement une des priorités phares. Ce segment de clientèle est appelé à devenir la priorité nationale, mais, pour y arriver, acteurs institutionnels et économiques doivent agir en synergie. Ce chantier qui nécessite une approche régionale pourrait non seulement sauver le navire, mais, bien plus, assurer une pérennité et un équilibre au secteur. Reste à ce que tout le monde s’investisse à cet effet: Les entreprises touristiques et celles de transport, en adaptant leurs offres et prestations à des prix compétitifs, les institutionnels, pour leur part, en assurant entre autres le volet promotion et en agissant sur l’échelonnement des vacances scolaires, sans oublier la mise en place d’une plateforme de réservation dédiée au tourisme national.
Le groupement des CRT souligne dans ce contexte que «les entreprises touristiques hôtelières sont priées d’assurer d’excellentes prestations en faveur de nos clients marocains, en termes d’accueil, d’hygiène, de qualité de service et de nourriture, de programme d’animation adapté». Enfin, tout ce que réclamait le touriste national depuis longtemps. Dans ce challenge, l’été 2020 sera très décisif dans l’avenir du tourisme national. En attendant, toujours et encore, le nerf de la guerre reste les liquidités pour renflouer la machine et lui permettre d’avancer dans le bon sens.

Impact sur l’ensemble des écosystèmes

Si le secteur du tourisme est l’activité qui souffre le plus des retombées des dégâts collatéraux de la pandémie du Covid-19, les autres secteurs développés dans le Souss Massa vivent pour leur part au quotidien de nombreuses contraintes pour assurer le maintien de leur activité respective. C’est ce qui ressort d’un webinaire organisé récemment par l’Union régionale de la CGEM. Les entreprises de l’agroalimentaire, de l’emballage, de la maintenance, les concessionnaires d’automobiles et le BTP, disent souffrir notamment des difficultés d’importation de certaines marchandises.
Au niveau de la pêche et de l’industrie de la transformation, il ressort des discussions lors de cette rencontre en ligne entre acteurs économiques, la baisse des ventes et des exportations et la complication de la logistique pour le transport international de la marchandise.
Comment sortir de la crise? Tous les secteurs réclament aujourd’hui un soutien de l’Etat.
«Le gouvernement doit faire des annonces rassurantes pour la continuité ou la reprise des secteurs économiques. Cela peut se faire progressivement et à moindre risque mais il faut éviter l’arrêt total de l’économie», soulignent les opérateurs. Pour eux, cela passe aussi par une relance de la commande publique et sur le plan bancaire par la mise en place de lignes de fonctionnement avec un taux raisonnable pour encourager les entreprises et les aider tenir la tête hors de l’eau. Ils mettent aussi en exergue l’intérêt d’activer les fonds régionaux d’aide à l’investissement. Créer un climat de confiance et injecter des liquidités pour renflouer les trésoreries semblent encore une fois ce qui est le plus demandé pour assurer la continuité de l’économie.

Trafic portuaire : Les flux toujours orientés à la hausse

Par Abdelaziz GHOUIBI – leconomiste.com – 21/05/2020

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Les flux demeurent soutenus aussi bien à l’import qu’à l’export. Surtout pour ce qui est des produits stratégiques, alimentation, énergie et phosphates et dérivés (Ph. Bziouat)

    • 31,3 millions de tonnes traitées à fin avril dernier
    • Les phosphates et dérivés accaparent le tiers des volumes

La toute récente note de synthèse publiée par l’Agence nationale des ports (ANP), relève ainsi que le trafic transitant par les ports qu’elle gère s’est chiffré à 31,3 millions de tonnes à fin avril dernier. Un volume en hausse de près de 10% par rapport à la même période de 2019.

Au titre du seul mois d’avril, les flux traités ont porté sur 7,8 millions de tonnes, en hausse de 4,9% par rapport au même mois de l’année écoulée. Par nature de flux, le trafic est dû à la hausse de 6,3% des importations à 19,4 millions de tonnes, alors que les exportations ont bondi de 8,4% à 10,8 millions de tonnes. Parallèlement le cabotage portant, pour l’essentiel sur les produits énergétiques, a marqué une légère hausse de 1,6% à 1 million de tonnes.

La répartition du trafic par ports fait ressortir la prédominance de 3 enceintes: Casablanca, Mohammedia et Jorf Lasfar. A eux seuls, ces ports  ont assuré le transit de 24,8 millions de tonnes, soit plus de 80% du trafic.

Représentant 33,7% du trafic global, le port de Casablanca a traité  plus de 10 millions de tonnes sur les 4 premiers mois. Un volume en hausse de 6% par rapport à la même période de 2019. La progression est surtout tirée par le bond  des importations des céréales (23,5%), des aliments de bétails (32,3%) et le trafic conteneurisé (3,9%).

Par contre, les principales variations à la baisse ont concerné les produits sidérurgiques (5,4%) et les exportations du sel. De son côté, le port de Jorf confirme sa pole position avec une part de 41% du trafic global. Sur les 4 premiers mois, il a traité 12,7 millions de tonnes. Un volume en forte hausse de 13%. La performance résulte principalement de l’export des engrais (+60,2%) et des importations des céréales (+52,5%) et de l’ammoniac (+30,1%).

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En moyenne, le taux de progression, en glissement annuel, sur les 5 dernières années s’est établi à 4,3%. Il est tiré par les produits stratégiques aussi bien à l’import qu’à l’export

L’activité du port de Mohammedia a, en revanche, accusé une baisse de 7,8% à 1,6 million de tonnes, pénalisée par le recul du trafic du gasoil (-17%). Ce produit énergétique transite de plus en plus par Tanger-Med pour atteindre les autres ports via le cabotage.

De même, les ports de Nador, Safi et Laâyoune ont accusé des baisses de leur trafic variant entre 3 et 15%. En revanche, le port d’Agadir maintient son activité à la hausse. Surtout depuis l’ouverture de nouvelles lignes maritimes pour l’exportation de produits agricoles. A fin avril dernier, pas moins de 2,2 millions de tonnes de marchandises y ont été traitées. Un volume en hausse de 9% par rapport à la même période de 2019.

L’activité du transport international routier reste également sur un trend haussier. Au terme des 4 premiers mois, le trafic TIR a porté sur 5.887 unités, en forte hausse de 17% par rapport à fin avril 2019. Le port de Nador a assuré, à lui seul, 5.848 unités, représentant 99,3% du trafic global. Il en est de même de l’activité des conteneurs qui affiche une certaine résilience par rapport au contexte de crise. Les ports relevant de l’ANP ayant traité plus de 450.000 boîtes à fin avril dernier, soit l’équivalent de 4,4 millions de tonnes.

Hydrocarbures: TangerMed assure

A fin avril, le trafic global des hydrocarbures transitant par les ports gérés par l’ANP s’est inscrit en baisse de 5,3% à 3,3 millions de tonnes. Le recul s’explique par la réduction de  cette activité aux ports de Mohammedia (- 6,4%), Jorf Lasfar (-6,9%), Nador (-14,6%) et Laayoune (-12,1%). En revanche, le cabotage à partir de TangerMed dont une grande partie concerne le gasoil et le fuel oil, a bondi de 14,6% sur la période. Ce bond a profité au port d’Agadir dont le trafic du gasoil a explosé de plus de 200%. Alors que Mohammedia a développé son trafic du fuel à hauteur de 20%.

Les coopératives face au Covid-19

Par Fayçal Ismaili – le360.ma – 20/05/2020

 Les coopératives de tissu et broderie n’ont pas chômé longtemps. Elles ont préféré s’orienter vers une nouvelle production, en l’occurrence celle des masques de protection, au lieu de rester à l’arrêt.

Cover masques protection

Il est évident que le Covid-19 a fortement impacté l’activité des coopératives, mais certaines d’entre elles ont tourné la situation en leur faveur, rapporte Aujourd’hui le Maroc dans son édition du 21 mai.

Les coopératives de tissu et broderie n’ont pas chômé longtemps. Elles ont préféré s’orienter vers une nouvelle production, en l’occurrence celle des masques de protection, au lieu de rester à l’arrêt. Alors qu’elles étaient à peine 3 coopératives (2 à El Jadida et 1 à Marrakech) à se lancer dans la fabrication de masques pour une production quotidienne de 10.000 unités, ce volume a triplé en peu de temps pour atteindre aujourd’hui un rythme de 30.000 masques réutilisables par jour et conformes aux normes en vigueur. Cette montée en puissance ne pouvait se faire sans l’intervention de Nadia Fettah Alaoui, ministre du Tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale et solidaire auprès du département de l’industrie, pour faciliter le process de certification des masques produits par les coopératives. «Pour avoir la certification auprès d’Imanor, les trois premières coopératives ont dû payer 7.000 dirhams comme frais de tests au niveau des laboratoires.

Pour encourager d’autres coopératives à participer à cet élan national de fabrication de masques, notre ministre de tutelle est intervenue auprès du ministère en charge du commerce et de l’industrie et de l’ESITH, qui dispose d’un laboratoire, pour exonérer les coopératives des frais de test de conformité», explique Youssef Hosni, directeur de l’ODCO. Cette demande a été acceptée et a permis jusqu’ici la certification de 15 coopératives totalisant 103 adhérents, dont 85% de femmes. Ces unités ont fait appel à 200 employés supplémentaires pour les aider dans la fabrication, au moment où d’autres coopératives finalisent leur processus de certification.

Pour appuyer la commercialisation des coopératives, l’ODCO a lancé l’initiative «SAC» (Solidaire avec les coopératives) en partenariat avec l’association Maroc Impact et la Fondation Smart. «Il s’agit d’une ingénierie inédite qui concerne la distribution de 4.000 paniers solidaires aux familles nécessiteuses au niveau des régions de Casablanca et Agadir. Ces paniers sont approvisionnés à 100% par le tissu coopératif rural de par leur contenant et leur contenu», apprend-on du directeur de l’ODCO. Et d’ajouter qu’ «il a fallu faire preuve de beaucoup d’ingéniosité et de créativité pour réfléchir à la solution idoine à apporter pour réduire l’impact sur les coopératives».

L’appui à la commercialisation figure parmi les axes de relance définis par l’Office. L’idée étant de renforcer la commercialisation électronique à travers la mise en place de partenariats avec des plateformes électroniques déjà existantes. L’Office se penche également, en partenariat avec une école d’ingénieurs marocaine, sur la mise en place de plateformes propres à mettre gracieusement à la disposition des coopératives.

TOURISME : LA FILIALE DE CDG MADAËF SAUVE UNE BONNE PARTIE DES EMPLOIS

par Lamiae Boumahrou – ecoactu.ma – 20/05/2020

La crise que traverse actuellement le secteur du tourisme laisse planer quelques zones d’incertitude et un manque réelle de visibilité. Cela signifie-t-il pour autant la fermeture d’unités touristiques et le départ notamment des opérateurs étrangers ? Nous avons recueilli le témoignage de quelques gestionnaires internationaux partenaires de Madaëf, filiale de CDG.

La pandémie du Covid-19 a bouleversé le monde entier et fragilisé les secteurs que l’on croyait jusqu’à aujourd’hui solides et capables d’absorber les chocs comme c’est le cas du tourisme. Ce secteur qui draine des milliards de dollars chaque année s’est retrouvé du jour au lendemain en mode veille. Tout s’est arrêté d’un coup laissant les opérateurs du secteur dans l’expectative. Des milliers d’emplois sont aujourd’hui en suspend sans une réelle visibilité sur la reprise.

Le Maroc, à l’instar du reste du monde, fait donc face à la mise en arrêt des moteurs de l’une des locomotives de la croissance économique. L’impact financier de cette situation n’est certes pas encore quantifié toutefois l’on sait d’avance que les conséquences vont être très lourdes.  Mais cela signifie-t-il pour autant la fermeture d’unités touristiques ?

Des rumeurs relatives à la baisse des rideaux ou la mise en vente d’unités touristiques à Agadir, par exemple, se sont propagées comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux. Elles dressent un tableau chaotique où la plupart des hôteliers ont fait faillite, où des institutions cherchent à liquider les hôtels en leur possession ou encore que des groupes internationaux vont carrément quitter le Maroc. Pour l’instant la seule information fiable, et qui ne figurait pas parmi les rumeurs, celle du fin du contrat de location de Sofitel Agadir Royal Bay, arrivant à échéance le 30 juin 2020, par Risma.

Les rumeurs ont rapidement été démenties par le Conseil national du tourisme d’Agadir. Ce dernier n’a pas nié les difficultés que traverse le secteur en ce moment. D’ailleurs, nombreux sont les hôtels de la ville du Souss qui, bien avant la pandémie, souffrent de sérieux problèmes financiers.

Toutefois, il a affirmé que plusieurs hôtels profitent de ce contexte pour rénover et faire des travaux afin de se préparer à accueillir la saison estivale.

Madaëf au chevet de ses partenaires

Aussi parmi les rumeurs relayées, le retrait du groupe Club Med et la restitution de l’hôtel à son propriétaire à savoir la CDG. Une information qui nous a été démentie par une source sûre au sein de la Caisse. Nous en avons profité pour prendre le pouls de l’activité touristique gérée par, Madaëf, société de l’investissement touristique, filiale de CDG. Nous avons appris que malgré la morosité de la conjoncture et l’arrêt total des activités, Madaëf a maintenu la totalité des emplois au sein de ses actifs. Une bouffée d’oxygène pour les partenaires internationaux de la filiale CDG notamment Marriott, Accor, Club Med, Hyatt, Hilton, Globalia…

Ces opérateurs internationaux qui gèrent plus de 22.000 lits à moyen terme en possession de Madaëf, ont pu garder des milliers d’emplois et surtout garder le moral pour se préparer à la reprise.

Rappelons également qu’outre le développement et l’exploitation hôtelière, Madaëf est également opérateur ou actionnaire de référence des 3 stations Azur les plus avancées (Taghazout, Saidia et Mazagan), en plus d’autres activités liées à l’animation touristique (aquaparc, parcours de golf, etc.).

Pascal Leprou « L’hôtel est en phase de pré ouverture. Cette période se trouve désormais prolongée du fait du Covid-19. Je tiens à rappeler que Hyatt opère au Maroc avec 3 hôtels dont deux avec Madaëf, filiale de la CDG (y compris le Hyatt regency Tagahzout qui ouvrira ses portes en 2020). Grâce à un partenariat solide, Madaëf en tant que propriétaire a veillé à soutenir les employés de l’hôtel en versant la totalité de leur salaire et charges mensuels », nous a précisé Pascal Leprou Directeur général de l’hôtel Hyatt Regency Taghazout.

Et d’ajouter que Haytt croit en la destination Maroc et à la force de Taghazout. Preuve en est, le groupe continue de chercher des opportunités pour accroître son portefeuille au Maroc. « Hyatt a mis en place toutes les mesures sanitaires nécessaires pour accueillir ses clients dès que l’hôtel de Taghazout sera ouvert », affirme son DG.

EcoActuMême son de cloche du côté du Directeur général de l’Hôtel Marriott Fès, Mustapha Itani, qui confirme le maintien de la totalité des salaires du personnel tout au long de cette crise par Madaëf. « Marriott opère 2 hôtels avec Madaëf (Le Marriott Jnane Palace Fès et Le Méridien N’fis Marrakech) et prévoit l’ouverture prochaine de nouvelles unités notamment le Marriott Rabat et le Marriott Taghazout », a-t-il précisé.

Il affirme également que les hôtels Marriott se préparent en mettant en place les mesures sanitaires nécessaires pour recevoir les clients. « Marriott souhaite consolider ses marques au Maroc et faire du pays une destination majeure pour ses développements », précise le DG de Marriott.

EcoActuUn peu plus au Nord et plus précisément à Fnideq, Slimane Abdelali, Directeur Administratif & Financier et Directeur Général par Intérim Banyan Tree Tamouda Bay affirme que l’intervention de Madaëf a permis la préservation de la totalité des salaires du personnel tout au long de cette période de crise. « Nos hôtels et Ryads sont opérationnels et ont mis en place les mesures sanitaires les plus appropriés et attendent avec impatience le retour des clients. Banyan Tree ambitionne de faire de son Resort de Tamuda Bay le fer de lance de la marque au Maroc et en Afrique », a-t-il précisé.

 

Cela dit, dans ce contexte de crise marqué par un manque de visibilité, les opérateurs touristiques doivent garder la tête froide et cogiter un plan de reprise.

YASSIR Express étend son service de livraison à domicile à Tanger, Marrakech et Agadir

industries.ma – 20/05/2020

YASSIR Express, étend son service de livraison à domicile à Tanger, Marrakech et Agadir. Désormais, les habitants de Tanger, Marrakech et Agadir pourront faire leurs courses et acheter des produits dont ils ont besoin tout en restant à domicile. Le service est disponible 7j/7 de 9h jusqu’à 18h. La société a décidé de lancer l’application durant cette période de crise afin d’aider les habitants à limiter leurs déplacements et continuer à contribuer aux efforts du Maroc dans la lutte contre la propagation du covid-19.

Presque un mois après le lancement réussi de YASSIR Express à Casablanca, l’entreprise lance aujourd’hui l’application de livraison à domicile à Tanger, Marrakech et Agadir. Cette nouvelle solution pour faire les achats permettra aux habitants de Tanger, Marrakech et Agadir de faire leurs courses et acheter les produits dont ils ont besoin au quotidien tout en restant chez eux. L’application comprend plusieurs catégories tel que les pharmacies, supermarchés, boulangeries, boucheries, poissonneries et même une catégorie spéciale covid-19 pour que les citoyens puissent se procurer des produits de protection contre le covid-19 tel que des masques et bavettes médicales, visières, et des gels hydro alcooliques. Un livreur YASSIR Express apportera les produits commandés jusqu’à leurs portes tout en respectant les mesures d’hygiène et de distance.

L’entreprise compte ajouter très prochainement plusieurs nouvelles catégories tel que jouets pour enfants, parapharmacie, espace multimédia, et même un service de location de voitures. Ces catégories sont déjà disponibles dans la ville de Casablanca et seront prochainement offerts à Tanger, Marrakech et Agadir. L’objectif de la société est d’offrir tous les produits et services dont les citoyens ont besoin.

Les utilisateurs peuvent télécharger l’application sur Google Play et App Store. L’entreprise prévoit d’étendre le service YASSIR Express pour couvrir les villes de Rabat, Mohammedia et Fès avant de s’implanter sur le reste du territoire marocain

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