Archives de mai 2020

Aïd Al Ahda par Aziz Akhannouch

infomediaire.net 27/05/2020

La pandémie du Covid-19 ne nous a pas empêché de fêter Aïd Al Fitr, mais le rituel de l’Aïd Al Adha se veut une question de logistique pour laquelle nous devons bien planifier et s’organiser. Le problème ne se pose pas à l’intérieur des foyers mais au sein des marchés qui doivent être organisés. Le ministère de l’Intérieur en collaboration avec le ministère de l’Agriculture font le nécessaire pour être au rendez-vous” (l’Aïd Al Adha aura lieu au Maroc de la soirée du 30 juillet à la soirée du 1er août)

Aziz Akhannouch, Ministre de l’Agriculture

Le projet de réhabilitation de la Kasbah d’Agadir Oufella en marche

Rappel de la publication effectuée sur ce blog le 22 mai 2020.

Par Malika Alami – lavieeco.com – 26/05/2020

Kasbah d’Agadir OufellaKasbah d’Agadir Oufella

    • UN APPEL D’OFFRES A ÉTÉ LANCÉ POUR LA RÉALISATION DE LA PREMIÈRE TRANCHE DE CE PROJET DOTÉ D’UNE ENVELOPPE GLOBALE DE 120 MILLIONS DE DH.
    • LE CHANTIER S’INSCRIT DANS LE PLAN DE DÉVELOPPEMENT URBAIN DE LA VILLE.
    • LES TRAVAUX PROGRAMMÉS POUR BIENTÔT.

Le chantier de réhabilitation de la Kasbah Agadir Oufella ne tardera pas à démarrer. Un appel d’offres a été lancé il y a quelques jours par la Société de développement régional du tourisme Souss Massa (SDR), maître d’ouvrage du projet. Il s’agit globalement de la réalisation des travaux de réhabilitation de l’ensemble du site historique en question et de ses abords. Le lot concerné par l’appel d’offres est précisément la réhabilitation des remparts et la réalisation de fouilles archéologiques au niveau de la façade Sud et la façade Est, est-il indiqué dans le document. Le coût des ouvrages envisagés est estimé par le maître d’ouvrage à plus de 7, 13 millions de DH. L’ouverture des plis était programmée mercredi dernier au siège de la SDR.

Pour rappel, ce chantier d’envergure de ce site mythique d’Agadir s’inscrit dans le programme de développement urbain de la ville, pour lequel une convention cadre a été signée, le 4 février 2020, sous la présidence de S.M. Mohammed VI. Par la suite, le projet, pour lequel un budget de 120 millions de DH est alloué, a fait l’objet d’une convention spécifique en mars dernier. Le financement est assuré par plusieurs départements et institutions. Il s’agit du ministère de l’intérieur et du ministère de la culture, qui contribuent à l’opération à hauteur de 20 millions de DH chacun. Le Conseil régional du Souss Massa et la société Al Omrane Souss Massa participent pour leur part au projet à hauteur respectivement de 30 et 50 millions de DH.

L’objectif visé par cet investissement est de restituer la forteresse et proposer des parcours de visites. Dans sa conception ce projet intègre l’importance du paysage et de la nature. Toutes les dimensions de desserte, de services et de sécurité sont prises en compte pour répondre aux besoins de la gestion future du site. C’est ce qui a été exposé lors de la dernière réunion du comité de suivi, qui s’est tenue le 11 mai dernier.
Dans son exécution, dans un souci de respect des victimes du séisme et de leur famille, la mise en place d’un platelage est prévue de manière à réaliser un parcours au-dessus des sépultures qui pourra être pratiqué dans une posture de respect. «Ce parcours sur platelage en bois surélevé prévoit une signalétique avec photos d’archives et explications en reprenant le dessin des ruelles d’avant-séisme», est-il indiqué.

Au programme également de ce chantier, l’aménagement en bas de la forteresse d’une plateforme de services, qui sera construite dans la pierre locale de la falaise pour bien s’intégrer à l’environnement.

Pour le moment, après l’obtention de l’autorisation du ministère de la culture pour entreprendre les travaux de restauration et réhabilitation du site et exécuter des fouilles archéologiques, il s’agit actuellement de déplacer les antennes implantées sur les lieux.

Après le premier appel d’offres lancé, deux autres appels d’offres sont au programme pour l’aménagement du platelage et la plateforme de services. En ce qui concerne les fouilles prévues, elles seront réalisées par des équipes marocaines et espagnoles, réunissant des archéologues de l’Institut national des sciences de l’archéologie et du patrimoine (INSAP Rabat) et des experts espagnols de renommée internationale, spécialisés dans la restauration des fortifications post-catastrophes.

C’est donc un immense chantier qui est sur le point d’être entamé pour consacrer le rôle historique, culturel et touristique qu’occupe ce monument de la perle du Souss. Le lieu est en effet non seulement une symbolique de la ville d’Agadir mais aussi le vestige d’une autre époque de l’histoire de la cité. Le fort qui a survécu à deux tremblements de terre, en 1755 puis en 1960, est la mémoire de la station balnéaire et un facteur d’identité pour ses habitants. Des éléments qui justifient et expliquent pleinement la démarche plurielle et participative qui a été retenue pour la gestion de ce projet de réhabilitation qui pose un certain nombre d’enjeux.

«Il s’agit de respecter ceux qui reposent en paix après le tremblement de terre de 1960, sans pour autant empêcher les générations à venir de comprendre d’où elles viennent», avait déclaré, il y a plus d’une année, Ahmed Hajji, wali du Souss Massa, lors d’une journée d’étude sur ce dossier.

Aujourd’hui, le challenge des travaux au programme est de restituer les remparts à travers une reconstruction physique et intellectuelle de l’objet architectural endommagé, de manière à en redonner une nouvelle image aussi exacte que possible.
L’architecte du projet, Salima Naji, expliquait à ce sujet lors de la journée d’étude tenue, l’importance de recueillir toutes les informations matérielles fiables pour l’élaboration d’un plan des façades et d’une volumétrie, les plus fidèles. Il s’agit aussi de retrouver les matériaux, les spécificités architecturales, historiques et l’usage du lieu, soulignait-elle.
Autour de ce projet, contribuent depuis plus de trois ans, en synergie et dans une démarche participative, des historiens, des rescapés du tremblement de terre, la société civile et le ministère de la culture. L’objectif est de faire des remparts de cette forteresse une sorte de lieu de mémoire et un parcours historique. Sur ce plan il s’agit d’entrevoir les couches historiques de la ville, les échanges avec le Portugal, les Iles Canaries, le vaste monde et le débouché du commerce transsaharien, tout un passé si riche mais pas assez connu.

Région d’Agadir : 3 morts et un blessé grave dans un accident de la route

bladi.net – 26/05/2020

Agadir : 3 morts et un blessé grave dans un accident de la route

La route nationale n°1 reliant Agadir à Tiznit, au niveau de la commune rurale de Massa, a enregistré un grave accident de la route. Le bilan fait état d’un blessé grave et de trois morts.

Selon des témoins sur place, le drame s’est produit lorsqu’une « ambulance transportant une malade et sa fille, a percuté de plein fouet un camion stationné sur le bord de la route ». Les passagers de l’ambulance sont tous morts sur le coup.

Les gendarmes arrivés sur les lieux ont effectué le constat d’usage avant d’ordonner que les corps soient évacués vers la morgue. Une enquête a été ouverte sous la supervision du parquet compétent pour déterminer les tenants et aboutissants de cette affaire.

CORONAVIRUS : SERA-T-IL POSSIBLE DE PARTIR EN VACANCES AU MAROC CET ÉTÉ ?

cnews.fr – 26/05/2020

 Au Maroc, le port du masque est obligatoire et la police dispose d’une application mobile
pour suivre ceux qui ne respectent pas les restrictions de déplacement imposées par le confinement.
[FADEL SENNA / AFP]

Depuis le début du déconfinement, les Français ont de plus en plus des envies d’ailleurs. Mais, en pleine période de pandémie, peut-on encore rêver à des vacances à l’étranger ? Destination souvent plébiscitée par les voyageurs, le Maroc pourrait notamment rester hors de portée cet été.

Pour espérer enrayer l’épidémie de coronavirus, le Royaume a réagi très vite et très fort. Le pays a fermé ses frontières avec la France et suspendu les trafics aérien et maritime dès la mi-mars. Des ressortissants français, qui s’étaient laissés surprendre par ces mesures, sont d’ailleurs restés bloqués sur le sol marocain.

L’ambassade de France au Maroc affirme avoir permis depuis le retour de plus de 20 000 ressortissants français, par avion ou par ferry, au départ de Tanger. Mais il s’agissait là de voyages exceptionnels, mis en place dans le cadre du rapatriement.

D’ailleurs, tous les ressortissants européens bloqués au Maroc n’ont pas encore pu rentrer chez eux. Selon le quotidien allemand Die Welt, cela est notamment dû au fait que le pays «ne délivre toujours pas d’autorisation d’atterrissage».

Dans ces conditions, difficile d’imaginer de sitôt le retour des avions de tourisme dans les aéroports marocains. Selon le ministère français des Affaires étrangères, les autorités marocaines ont décidé de suspendre les liaisons aériennes et maritimes en provenance et à destination de la France «jusqu’à nouvel ordre». Il est donc «conseillé de reporter les voyages au Maroc».

Passer par l’Espagne pour prendre le ferry ne semble pas être une solution puisque Christophe Castaner, ministre français de l’Intérieur, a annoncé, dimanche 3 mai, que les frontières intérieures à l’espace Schengen resteraient elles aussi fermées «jusqu’à nouvel ordre».

De plus, l’Espagne, durement touchée par la pandémie, a elle-même prévu des restrictions à l’entrée de touristes internationaux sur son territoire jusqu’en octobre 2020.

Le confinement au Maroc et l’état d’urgence ont été prolongés jusqu’au 10 juin au Maroc. Avant cette annonce, les règles avaient déjà été durcies : pendant la période du ramadan, un couvre-feu avait été installé entre 19h et 5h.

Sans compter qu’à la situation marocaine s’ajoutent également les contraintes françaises. En effet, depuis le 11 mai, les Français n’ont pas le droit de se déplacer à plus de 100 kilomètres de leur domicile, sauf motif professionnel ou familial «impérieux».

A priori en vigueur jusqu’au 2 juin, cette mesure pourrait néanmoins être étendue, en raison de la prorogation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 24 juillet. Avant d’espérer entrer au Maroc, il faudra déjà être sûr de pouvoir quitter la France.

Coronavirus : Situation le mardi 26 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
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Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
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 10H00  26-05-2020
Guéris : 4841
Décès : 202
Cas confirmés : 7556
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 148023
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,50 %
Casa Settat
32,74 %
​​Daraa-Tafilalet
7.76 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.07 %
Fès Meknes
13,17 %
Guelmim Oued Noun
0,57 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,05 %
Marrakech Safi
17,56 %
Oriental
2,46 %
Rabat Salé Kenitra
9,21 %
Souss-Massa
1,15 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
13,76 %
Calculs sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 26/5/2020 à 10h00:
Région Cas confirmés Depuis la veille Confirmés/100’000 habitants Classement confirmés/100’000 habitants
Beni Mellal-Khénifra 113 = 4.5 9
Casa Settat 2474 +40 36.2 1
Drâa-Tafilalet 586 = 36.0 2
Dakhla-Oued Ed Dahab 5 = 4.4 10
Fès Meknes 995 = 23.6 5
Guelmim Oued Noun 43 = 10.4 7
Laâyoune-Sakia El Hamra 4 = 1.2 12
Marrakech Safi 1327 +5 29.5 3
Oriental 186 = 8.1 8
Rabat Salé Kenitra 696 +2 15.3 6
Souss-Massa 87 = 3.3 11
Tanger Tetouan Al Hoceima 1040 +14 29.4 4
22.5 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+61 cas confirmés, +104 guérisons, +2 décès, +8920 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 2513 cas actifs (-45 depuis la veille).
Souss-Massa est la 11ème région la plus touchée en proportion de sa population.
Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

Merci Superblue !

Coronavirus : la majorité des cas au Maroc sont asymptomatiques !

bladi.net – 26/05/2020

Coronavirus : la majorité des cas au Maroc sont asymptomatiques !

Le dépistage massif au Maroc a permis au Maroc de déceler de nombreux cas qui auraient pu passer inaperçus. Selon le ministère de la Santé, la majorité des cas détectés sont asymptomatiques, parce que ne présentant aucun signe de la maladie.

Dans une déclaration faite au site Finances News, Mohamed El Youbi, directeur de l’épidémiologie au ministère de la Santé, affirme que « les cas diagnostiqués et traités ne présentaient aucun signe de la maladie  ». Selon les explications qu’il a fournies, ils ont «  nettement augmenté pour atteindre les 2/3 des personnes, alors qu’au départ il n’y en avait aucun ».

C’est une affirmation qui montre combien de fois le fait d’avoir misé sur «  l’aspect préventif  » dans la lutte contre le coronavirus a permis au Maroc «  d’enregistrer un taux de mortalité parmi les plus bas au monde  » et de compter un «  nombre limité de cas

7 ferries programmés pour rentrer du Maroc

camping-car.com – 25/05/2020

 

LE WALI A PROGRAMME DES PORTES OUVERTES AU PUBLIC : Le navire de ...

Les consulats de France, de Tanger et d’Agadir viennent tout juste d’alerter les camping-caristes sur leurs sites internet respectifs. Au total, entre le 2 et le 9 juin, ce ne sont pas moins de sept ferries qui pourront embarquer des camping-cars à leur bord. Soit environ 1200 véhicules.

  • Deux à destination de Sète,
  • Cinq pour Malaga.

Deux lignes pour Sète sont prévues les 2 et 9 juin. Les liaisons seront assurées par la compagnie italienne GNV. Pour s’y inscrire, il faut remplir le formulaire accessible ICI. La GNV appellera ensuite les personnes par ordre d’inscription.

Le consulat conseille à ceux qui ont acheté des billets à la GNV pour des dates antérieures au 2 juin (le 1er juin, notamment) de s’inscrire pour la traversée du 2 juin, en réclamant à la compagnie, lorsque celle-ci les appellera, un échange de billet. Aucun ferry Tanger-Sète ne circulera le 1er juin.

Pour ceux qui ont acheté des billets GNV pour des dates postérieures au 2 juin, il n’y a pas, à ce stade, d’informations sur de nouvelles traversées. Le consulat recommande donc fortement à ces personnes de s’inscrire sur les traversées des 2 et 9 juin, et de réclamer un échange de billet à la GNV quand la compagnie les appellera. Si d’autres traversées spéciales sont mises en place avec la compagnie italienne, le consulat nous en informera.

Mais la plus grande nouvelle vient de la mise en place de cinq traversées entre Tanger Med et MalagaCinq liaisons plus courtes et donc moins onéreuses, assurées par la Balearia les 5, 6, 7, 8 et 9 juin.

Pour réserver une traversée à ces dates, il faut remplir le formulaire de la compagnie ICI.

Balearia appellera chaque inscrit par ordre d’inscription et dans la limite des places disponibles.

Les tarifs sont indiqués dans le document ci-dessous.

L’Espagne qui a instauré une quatorzaine pour les étrangers entrant sur son territoire fera ici une exception, considérant que les camping-caristes ne seront qu’en transit sur la péninsule ibérique. A l’arrivée à Malaga, il n’y aura donc pas de mise en isolement pour les personnes regagnant la France, à condition qu’elles prennent la route immédiatement selon un itinéraire autoroutier imposé, sans sortir des autoroutes jusqu’à la frontière française.

Le consulat précise aussi : « Lors des réservations sur les derniers ferries, environ un tiers des appels téléphoniques émis par les compagnies GNV et Méridionale n’ont pas abouti, la personne appelée ne répondant pas ». Il est alors recommandé aux personnes qui réservent de fournir un numéro de téléphone joignable, comportant le bon indicatif : « Si vous n’êtes pas certain que votre téléphone reste toujours à portée, sans problème de réseau, il est conseillé, si possible, d’indiquer le numéro d’un membre de votre famille en France pouvant prendre immédiatement le billet pour vous ».

Pour circuler en Espagne vers la France, n’oubliez pas non plus de remplir l’attestation de déplacement international que vous trouverez ci-dessous.

Le consulat de Tanger a aussi mis en place une cellule téléphonique dédiée aux ferries : 0539339629

Le Maroc fait des réserves de céréales

bladi.net – 25/05/2020

Le Maroc fait des réserves de céréales

La campagne agricole 2019-2020 a connu une baisse significative, en ce qui concerne la production de trois principales céréales que sont le blé tendre, le blé dur et l’orge. Le ministère de l’Agriculture a annoncé que leur production est estimée à 30 millions de quintaux, soit une baisse de 42 % par rapport à la saison 2018-2019.

Il était prévu une production céréalière de 16,5 millions de quintaux en ce qui concerne le blé tendre, 7,5 millions de quintaux pour le blé dur et 5,8 millions de quintaux d’orge. Malgré la baisse prévue, l’approvisionnement en céréales sur les marchés marocains restera constant, car les autorités ont très tôt pris leurs dispositions pour que le stock puisse couvrir les besoins des citoyens pendant plus de quatre mois et demi, a déclaré le ministère dans un communiqué.

Le ministère précise également qu’avec des prévisions tablant sur une récolte de céréales maigre, « le volume des importations s’est chiffré à 3,5 millions de tonnes, jusqu’à la fin du mois d’avril ». Une hausse de 38 % qui intervient après « la liberté donnée aux importateurs de saisir les opportunités sur les marchés internationaux », surtout que le Maroc a suspendu les droits de douane sur le blé, indique l’Opinion.

Actuellement, le Maroc se trouve à l’abri du manque, puisqu’il a stocké la moitié des besoins annuels des minotiers dans les silos. Selon le journal, « la tendance devrait encore s’accentuer puisque plusieurs grands bateaux céréaliers sont attendus les deux prochains mois à Casablanca, Jorf Lasfar et Agadir. La sécheresse doublée de la crise du coronavirus (covid-19), poussent de nombreux pays à augmenter leurs achats afin de « sécuriser les approvisionnements en produits agricoles et alimentaires ». Le quotidien cite l’exemple du continent asiatique, où de « nombreux pays se ruent vers le riz avec des importations faramineuses ».

Selon la même source, « la Russie a décidé de suspendre temporairement ses exportations de céréales (blé, orge, maïs, seigle), l’Ukraine a presque atteint son quota d’exportation pour le blé ». D’autres pays comme la France ont carrément « revu à la hausse leurs prévisions pour les exportations de céréales ».

Les touristes marocains pourront se rendre en Espagne en juillet

bladi.net – 25/05/2020

Les touristes marocains pourront se rendre en Espagne en juillet

L’Espagne rouvre ses frontières aux touristes étrangers, notamment Marocains, dès juillet, a annoncé samedi le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez.

« Je vous annonce qu’à partir du mois de juillet, l’entrée de touristes étrangers en Espagne reprendra sous conditions de sécurité », a déclaré Pedro Sanchez lors d’une conférence de presse. De quoi redonner du souffle au secteur du tourisme qui connaît une récession depuis la fermeture des frontières et l’instauration du confinement.

Le Premier ministre a également annoncé la reprise des grandes compétitions sportives et professionnelles, et en particulier la Liga de football, à partir de la semaine du 8 juin. De même, un deuil national de dix jours à partir du mardi 26 mai, sera instauré. Une cérémonie d’hommage sera également organisée, sous la présidence du roi Felipe VI, à la fin du déconfinement.

L’Espagne est, pour le moment, dans une période de déconfinement progressif, à l’exception de Madrid et Barcelone. Mais les terrasses de bars, hôtels et musées pourront rouvrir à partir de lundi 25 mai dans ces deux villes, deux semaines après les autres régions.

Retour des français en France

Christophe-André Frassa

Lors des débats sur la loi de prorogation de l’état d’urgence sanitaire, nous avions demandé et obtenu que le gouvernement ne traite pas toutes les personnes arrivant en France en provenance de l’étranger comme des « pestiférés » et leur impose une quarantaine à la sortie de l’avion.
Une fois la loi adoptée, première volte-face du gouvernement, on a appris que la quarantaine se ferait sur la base du volontariat…
Les 3,4 millions de Français dans le monde attendaient ensuite de connaître la liste des pays considérés comme zones à risque afin de préparer au mieux leur venue en France pour les vacances ou tout simplement pour revoir leurs familles.
Et là, on découvre que l’arrêté du ministre de la santé -devant établir la liste des zones à risque- nous apprend que la zone de circulation du virus est la France et le monde entier. Monsieur de La Palice n’aurait pas mieux rêvé comme arrêté sans intérêt…
C’est consternant de bêtise !

Nouvelles traversées pour rejoindre la France

Source : Site du Consulat Général de France à Agadir

Nouvelles traversées mises en place en lien avec les autorités marocaines pour rejoindre la France, à destination des Français, de citoyens européens et des résidents permanents en France voyageant à bord d’un véhicule immatriculé en Europe :

GNV | Grandi Navi Veloci - Réservation, horaires et billets de Ferry

-  Deux ferries Tanger Med – Sète, avec la compagnie GNV le 2 et le 9 juin,
Pour postuler afin de pouvoir acheter un billet, il convient d’abord de s’inscrire sur le lien suivant : 
https://framaforms.org/gnv-demande-dinscription-sur-une-traversee-tanger-sete-du-2-et-9-juin-1590405638

Vous serez ensuite appelés par GNV par ordre d’inscription, dans la limite des places disponibles, avec priorité aux personnes déjà munies d’un billet de la compagnie GNV (quelle que soit la date).

A l’attention de ceux qui ont acheté des billets GNV pour des dates antérieures au 2 juin (1er juin notamment) : il vous est fortement recommandé de vous inscrire pour la traversée du 2 juin, en demandant à GNV (lorsqu’ils vous appellent) un échange de billet. Aucun ferry Tanger-Sète ne circulera le 1er juin.

A l’attention de ceux qui ont acheté des billets GNV pour des dates postérieures au 2 juin : à ce stade, nous n’avons pas connaissance d’autres ferries GNV dûment autorisés en dehors de ceux du 2 et du 9 juin. Il vous est fortement recommandé de vous inscrire pour ces traversées du 2 et du 9 juin, en demandant à GNV (lorsqu’ils vous appellent) un échange de billet. Si d’autres traversées spéciales sont mises en place avec la compagnie GNV, vous en serez informés aussitôt.

Balearia - Informations pour les traversées avec Balearia Ferry

-  Cinq ferries Tanger Med – Malaga, avec la compagnie Balearia, les 5-6-7-8-9 juin.
Pour postuler afin de pouvoir acheter un billet, il convient d’abord de s’inscrire sur le lien suivant :
https://www.balearia.com/fr/service-speciale-ferry-tanger-malaga-fr
Vous serez ensuite appelés par Balearia par ordre d’inscription et dans la limite des places disponibles.
A l’arrivée à Malaga, il n’y aura pas de quarantaine pour les personnes se rendant en France, à condition qu’elles prennent la route immédiatement selon un itinéraire autoroutier imposé, sans sortir des autoroutes jusqu’à la frontière française.

 

Précisions sur les appels téléphoniques :

Lors des réservations sur les derniers ferries, environ un tiers des appels téléphoniques émis par les compagnies GNV et Méridionale n’ont pas abouti, la personne appelée ne répondant pas.
Afin de permettre aux compagnies de vous contacter pour les ventes de billets, il est fortement recommandé de fournir un numéro de téléphone joignable (avec le bon indicatif) : si vous n’êtes pas certain que votre téléphone reste toujours à portée sans problème de réseau, il est conseillé, si possible, d’indiquer le numéro d’un membre de votre famille en France pouvant prendre immédiatement le billet pour vous.

Précisions sur les conditions tarifaires :
Les tarifs sont fixés exclusivement par les compagnies maritimes.
Les autorités françaises ne sont en aucun cas responsables de la politique commerciale et tarifaire de compagnies privées.

Précisions sur les autorisations de circulation pour rejoindre Tanger Med avec votre véhicule :
Si vous dépendez du consulat général à Agadir, les modalités d’obtention de votre autorisation de circulation par les autorités marocaines sont les suivantes :

-  Dès que nous recevons le listing des billets émis par la compagnie, nous envoyons par mail aux titulaires de billets une attestation du consulat, qui leur permet de s’adresser aux autorités locales (pacha, chef de cercle) pour solliciter une autorisation de circulation.
-  Parallèlement, nous transmettons aux plus hautes autorités de la province la liste des personnes munies de billets sur l’une de ces traversées.
-  Ces envois se font au fur et à mesure de la réception des listings par la compagnie, il convient de laisser le temps aux autorités compétentes de recevoir les instructions. Il vous est donc demandé dans la mesure du possible d’attendre jusqu’au lendemain avant de vous adresser à elles.

Maroc : les forces auxiliaires en passe de changer de statut

bladi.net – 23/05/2020

Maroc : les forces auxiliaires en passe de changer de statut

Le ministère de la Justice et celui de l’Intérieur élaborent un texte qui pourra conférer le statut de police judiciaire aux forces auxiliaires qui travaillent aux côtés de la police et de la gendarmerie en ces temps de covid-19.

Les éléments des forces auxiliaires ont été mis à contribution en cette période de coronavirus. Ils sont déployés sur le terrain lors de patrouilles ou dans des barrages côte à côte avec les policiers ou les gendarmes, fait savoir Maghreb Intelligence. Leurs interventions pour faire respecter les mesures du confinement sont jugées efficaces (interpellations, établissements de PV, la conduite d’enquête et le déferrement devant le parquet). Sauf qu’ils sont souvent sous le feu des critiques.

Et pour cause, ils n’ont pas le statut de police judiciaire. Ces forces auxiliaires ont toujours travaillé sous les ordres des agents d’autorité (caïds, pachas, gouverneurs et walis). Alors qu’ils ont tout de même la qualité d’OPJ.

Afin de combler ce vide juridique, le ministère de la Justice, en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, est en train d’élaborer un texte qui va conférer aux forces auxiliaires le statut de police judiciaire.

Maroc : En attendant le déconfinement, gérants de cafés et restaurateurs broient du noir

Coronavirus : Situation le lundi 25 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
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Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
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 10H00  25-05-2020
Guéris : 4737
Décès : 200
Cas confirmés : 7495
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 139103
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,51 %
Casa Settat
32,47 %
​​Daraa-Tafilalet
7.82 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.07 %
Fès Meknes
13,28 %
Guelmim Oued Noun
0,57 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,05 %
Marrakech Safi
17,54 %
Oriental
2,48 %
Rabat Salé Kenitra
9,26 %
Souss-Massa
1,16 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
13,69 %
Calculs sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 25/5/2020 à 10h00:
Région Cas confirmés Depuis la veille Confirmés/100’000 habitants Classement confirmés par 100’00 habitants
Beni Mellal-Khénifra 113 +0 4.5 9
Casa Settat 2434 +39 35.7 2
Drâa-Tafilalet 586 +0 36.0 1
Dakhla-Oued Ed Dahab 5 +0 4.4 10
Fès Meknes 995 +3 23.6 5
Guelmim Oued Noun 43 +0 10.4 7
Laâyoune-Sakia El Hamra 4 +0 1.2 12
Marrakech Safi 1322 +3 29.3 3
Oriental 186 +0 8.1 8
Rabat Salé Kenitra 694 +6 15.2 6
Souss-Massa 87 +2 3.3 11
Tanger Tetouan Al Hoceima 1026 +13 29.0 4
22.3 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+66 cas confirmés, +51 guérisons, +2 décès, +4405 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 2558 cas actifs (+13 depuis la veille).
Souss-Massa est la 11ème région la plus touchée en proportion de sa population.
Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

 

 

Merci Superblue !

El Mundo salue les efforts du Maroc sous le leadership de SM le Roi dans la lutte contre le Covid-19

mapexpress.ma – 24/05/2020

El Mundo salue les efforts du Maroc sous le leadership de SM le Roi dans la lutte contre le Covid-19

Madrid – Le journal espagnol El Mundo a salué les efforts consentis par le Maroc, sous le leadership de SM le Roi Mohammed VI, dans la lutte contre la propagation de la pandémie du nouveau coronavirus (Covid-19).

Dans un article intitulé “La Task Force de SM le Roi Mohammed VI contrôle le virus”, le quotidien à grand tirage a précisé que le Maroc a été l’un des premiers pays qui ont mis en œuvre des mesures strictes et proactives pour freiner la propagation de la pandémie, ce qui lui a valu de s’ériger en modèle pour les pays voisins en matière de gestion de cette crise sanitaire.

Le journal a relevé que depuis l’apparition des premiers cas du Covid-19 le 2 mars dans le pays, le Maroc a fermé ses frontières et suspendu tous les vols internationaux, avant de décider de fermer les écoles et les mosquées et d’interdire les rassemblements de personnes, puis entrer en confinement obligatoire le 20 mars, ce qui a permis d’éviter environ 6.000 décès, selon l’Institut Montaigne, basé à Paris.

“SM le Roi Mohammed VI a supervisé en personne la gestion de cette crise sanitaire et créé une Task Force pour coordonner la stratégie de lutte contre la pandémie du Covid-19, qui a été composée de hauts responsables”, a écrit le média espagnol, notant que tous les fonctionnaires des administrations et établissements publics marocains, ainsi que les forces de sécurité ont été mobilisés pour coordonner la mise en oeuvre de l’état d’urgence sanitaire et sensibiliser les citoyens à l’importance des mesures adoptées.

El Mundo a, dans ce cadre, fait savoir que les unités industrielles marocaines spécialisées dans le textile ont été impliquées par l’Etat dans la fabrication des masques de protection, ce qui a permis au Royaume de couvrir, en un temps record, les besoins de la population, avant d’autoriser leur exportation vers plusieurs pays, dont l’Espagne, la France, l’Italie et l’Allemagne.

Les forces et corps de sécurité du Royaume ont, de leur côté, été mobilisés pour garantir le respect des dispositions de l’état d’urgence sanitaire et des mesures de distanciation sociale et de sécurité préconisées, assurer la protection des sites stratégiques, lutter contre la cybercriminalité et les “fake news” véhiculés sur les réseaux sociaux et engager des poursuites contre les contrevenants qui exposent au danger la sécurité sanitaire des citoyens, a poursuivi la publication.

Selon El Mundo, le Maroc a réussi, grâce à la mise en oeuvre de ces mesures strictes, à contenir la propagation du virus et à stabiliser la courbe des contaminations, dans la mesure où le pays comptait vendredi 7.300 cas de contamination au Covid-19, dont 197 décès, tandis que l’Algérie qui, avec le même nombre de cas, a enregistré près de trois fois plus de morts dus au virus.

“Le Maroc, où le niveau de propagation de Covid-19 reste faible, a pris des mesures décisives et rapides pour lutter contre la pandémie, à travers l’adoption d’une approche basée sur la prévoyance, la fermeté et la rigueur, en collaboration avec tous les intervenants, et avec la participation de la population, ce qui lui a permis d’éviter le pire”, a souligné le professeur à l’Université Ibn Zohr d’Agadir, Mohamed Amine Serghini, cité par le journal.

AGADIR : COMMENT L’AÏD A ÉTÉ CÉLÉBRÉ, EN PLEIN CONFINEMENT

par Mohand Oubarka – le360.ma – 24/05/2020

Cover_Vidéo: هكذا احتفلت ساكنة أكادير بعيد الفطر في زمن الكورونا

Ce jour de fête dans la capitale du Souss est «particulier» pour les habitants, qui ont dû faire contre mauvaise fortune bon cœur. Témoignages.

Bien que privés de visites familiales, les Gadiris disent comprendre les restrictions du confinement et louent les efforts des autorités dans leur combat pour limiter la propagation de la pandémie.

Pour nombre de citoyens interrogés par Le360, ce Aïd «très particulier» s’est, malgré tout, passé dans une bonne ambiance.

«Heureusement qu’il existe des moyens de communication (téléphone et Internet) pour s’enquérir de nouvelles nos proches et échanger avec eux nos vœux», estiment-ils.

Vidéo (en arabe)

«Nous sommes obligés de composer avec les consignes sanitaires et remercions les forces de l’ordre et les personnels soignants pour leurs efforts dans la lutte contre la pandémie. Nous espérons que les prochaines fêtes seront célébrées en famille», déclare un citoyen devant Le360.

Graphiques pour voir l’évolution au Maroc du Covid 19 sur une semaine

Evolution du nombre de cas confirmés par région du Maroc du 16/05/2020 au 24/05/2020

Progression en une journée des cas de Covid 19 du 17/05/2020 au 24/05/2020

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Merci encore à Superblue qui a tracé ces courbes et me les a adressées !

Coronavirus : Situation le dimanche 24 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
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Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
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 10H00  24-05-2020
Guéris : 4686
Décès : 198
Cas confirmés : 7429
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 134698
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,52 %
Casa Settat
32,24 %
​​Daraa-Tafilalet
7.89 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.07 %
Fès Meknes
13,35 %
Guelmim Oued Noun
0,58 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,05 %
Marrakech Safi
17,75 %
Oriental
2,50 %
Rabat Salé Kenitra
9,26 %
Souss-Massa
1,14 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
13,64 %

Sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 24/5/2020 à 10h00, voici les cas confirmés par région (la différence depuis la veille), [le nombre de cas pour 100’000 habitants par région et le classement sur la base de ce dernier critère des régions les plus atteintes]:

Beni Mellal-Khénifra: 113 cas (+0) , [4.5 /100,000hab., 9ème]
Casa Settat: 2395 cas (+40) , [35.1 /100,000hab., 2ème]
Drâa-Tafilalet: 586 cas (+0) , [36 /100,000hab., 1ère]
Dakhla-Oued Ed Dahab: 5 cas (+0) , [4.4 /100,000hab., 10ème]
Fès Meknes: 992 cas (+0) , [23.5 /100,000hab., 5ème]
Guelmim Oued Noun: 43 cas (+0) , [10.4 /100,000hab., 7ème]
Laâyoune-Sakia El Hamra: 4 cas (+0) , [1.2 /100,000hab., 12ème]
Marrakech Safi: 1319 cas (+3) , [29.3 /100,000hab., 3ème]
Oriental: 186 cas (+5) , [8.1 /100,000hab., 8ème]
Rabat Salé Kenitra: 688 cas (+1) , [15.1 /100,000hab., 6ème]
Souss-Massa: 85 cas (+0) , [3.2 /100,000hab., 11ème]
Tanger Tetouan Al Hoceima: 1013 cas (+5) , [28.6 /100,000hab., 4ème]

22.1 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+54 cas confirmés, +113 guérisons, +1 décès, +9105 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 2545 cas actifs (-60 depuis la veille).

Souss-Massa est la 11ème région la plus touchée en proportion de sa population.

Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

Merci Superblue !

COVID-19 : LEVÉE DU COUVRE-FEU NOCTURNE AU MAROC, LA CIRCULATION SURVEILLÉE

Par Mohamed Chakir Alaoui – le360.ma – 22/05/2020

Coranavirus Maroc FAR

Les blindés des Forces armées royales sont mis à contribution pour faire respecter
l’état d’urgence sanitaire au Maroc, ici à Salé. © Copyright : DR

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De sources sûres, Le360 apprend que le couvre-feu nocturne décrété au Maroc à l’occasion du ramadan sera levé juste après l’Aïd el-Fitr.

Le couvre-feu nocturne décrété à l’occasion du mois du ramadan au Maroc et valable de 19h à 5h du matin sera levé. C’est ce que Le360 apprend de sources sûres. La levée aura lieu juste après l’Aïd el-Fitr, prévu dimanche ou lundi prochain.

Cela étant, la circulation sera étroitement surveillée la nuit et aucun déplacement non justifié et non autorisé ne sera toléré. De même, aucun rassemblement ne sera permis et tous les lieux publics, y compris cafés et restaurants, resteront fermés.

DÉSINTOX. IL N’Y AURA AUCUN LOCKDOWN TOTAL POUR L’AÏD EL-FITR

par Rahim Sefrioui – le360.ma – 22/05/2020

Levée couvre-feu

Une rumeur fait des ravages sur les réseaux sociaux, notamment sur WhatsApp, et qui évoque un lockdown total prolongé de 48 heures, voire de 72 heures. Sauf que c’est une rumeur sans aucun fondement, affirme une source autorisée à Le360.

À l’approche de l’Aïd el-Fitr, les rumeurs les plus folles font des ravages sur les réseaux sociaux. Depuis quelques heures, un message, largement partagé sur WhatsApp, parle d’un lockdown total et prolongé de 48 heures, voire de 72 heures à partir de la veille de l’Aïd et pendant lequel aucun citoyen n’aurait le droit de mettre le nez dehors.

S’en suit un appel aux citoyens pour prendre leurs précautions et faire leurs courses à l’avance. Ce qui équivaut à un appel à des attroupements dans les grandes surfaces et autres commerces.

Interrogée par Le360, notre source a démenti catégoriquement cette rumeur, la qualifiant d’«entièrement farfelue» et rappelant les dispositions légales qui sanctionnent la diffusion de telles allégations.

Rappelons que, comme révélé en exclusivité ce vendredi par Le360, les autorités publiques ont décidé de lever le couvre-feu nocturne actuellement en vigueur de 19h à 5h du matin, et ce, juste après l’Aïd. De la même manière, les entreprises ont été appelées à reprendre leurs activités après les fêtes.

Vrai ou Fake sur la covid-19 au Maroc, vendredi 22 mai

par Hajar Dari – challenge.ma – 22/05/2020

Le Coronavirus, qui a contaminé plus de 5 millions de personnes dans le monde, est à l’origine d’un flot de Fake news relayées par des sites d’information et sur les réseaux sociaux. La MAP fait le tri entre l’intox et les bonnes informations pour une meilleure sensibilisation.

– Les voitures et les motos ne seront pas autorisées à circuler partout dans le pays pendant deux jour de l’Aid Al Fitr. FAKE

– 89 nouveaux cas d’infection au nouveau coronavirus (Covid-19) ont été confirmés au Maroc, portant à 7.300 le nombre total des cas de contamination. VRAI

– Le gouvernement a interdit la fabrication bénévole de visière de protection. FAKE

– 31 femmes enceintes ont été testées positives au coronavirus au Maroc depuis le début de la pandémie. VRAI

– La Covid-19 n’est pas une pneumonie. Par conséquent, les respirateurs et les unités de réanimation utilisés pour traiter les patients contaminés sont inutiles. FAKE

– La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) a proposé sept mesures phares pour le plan de relance paramétrables selon le secteur et le degré/durée de l’impact de la crise engendrée par la Covid-19. VRAI

– Rediffusion des cours à distance pour tous les niveaux scolaires sur les chaînes TV nationales pendant les vacances de l’Aid Al-Fitr. VRAI

– Le Comité de veille économique (CVE) a lancé deux nouveaux produits de garantie des crédits en faveur des entreprises pour la relance de l’économie. VRAI

– La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion a élaboré un plan d’action pour continuer à lutter contre la propagation du Covid-19 dans les établissements pénitentiaires jusqu’à fin août prochain. VRAI

– Des bénéficiaires des centres de formation et d’intégration des femmes à Taounate ont produit à ce jour 33.000 masques de protection. VRAI

Covid-19 – Pas de nouveaux cas dans 7 régions du Maroc durant les dernières 24h

article19.ma – 23/05/2020

Au Maroc, une bonne nouvelle comme du baume sur le cœur. Sept régions n’ont enregistré aucun nouveau cas d’infection au Covid-19 durant les dernières 24h, a annoncé, ce samedi, le Ministère de la Santé.

Il s’agit des régions de Rabat-Salé-Kénitra, Draâ-Tafilalet, Dakhla-Oued Eddahab, Laayoune-Sakia Hamra, Guelmim- Oued Noun, Souss-Massa et Beni Méllal-Khénifra, a précisé le directeur de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies au ministère de la Santé, Mohamed El Youbi, dans sa déclaration quotidienne.

Par ailleurs, 74 nouveaux cas d’infection au COVID-19 ont été enregistrés durant les dernières 24 heures, portant le nombre total des cas de contamination à 7406, a souligné M. El Youbi, précisant que la majorité de ces nouveaux cas ont été recensés dans la ville de Casablanca (55), dont 47 au sein de deux clusters épidémiologique préalablement enregistrés. le reste des cas ont été détectés à travers le suivi médical des personnes-contacts, a-t-il relevé.

Le nombre total de décès sur tout le Maroc n’a pas dépassé 198 depuis le début de la pandémie

De même, 261 nouveaux cas de guérison ont été enregistrés, portant à 4.638 le nombre total des rémissions, a souligné le responsable, notant que le taux de rémission est en constante hausse (62.6%).

Le nombre de décès s’élève à 198, après l’annonce d’un nouveau cas de décès au cours des dernières 24H, a poursuivi le responsable, ajoutant que le taux de létalité reste stable à 2.7%.

Le nombre total des cas exclus a atteint 126.155 depuis le début de la pandémie et ce, après les analyses négatives de 10.085 cas au cours des dernières 24 heures, a-t-il indiqué.

Concernant les cas actifs, le responsable a relevé que 2.570 patients sont actuellement sous traitement ou suivi médical, affirmant que la région de Casablanca-Settat détient le plus grand nombre de cas actifs (20%), suivie de Rabat-Salé-Kénitra, Tanger-Tétouan-Al Hoceima, Fès-Meknès et Marrakech-Safi (6 %), tandis que la région de Laayoune-Sakia El Hamra ne compte actuellement aucun cas actif.

D’un point de vue géographique, Casablanca-Settat vient en tête des régions comptant le plus grand nombre de cas confirmés (32%), suivie de Marrakech-Safi (18%) Tanger-Tétouan-Al Hoceima (13%), Fès-Meknès (13%), Rabat-Salé-Kénitra et Draa-Tafilalet, a relevé M. El Youbi.

Le ministère de la santé invite les citoyens à respecter les règles d’hygiène et de sécurité sanitaire, ainsi que les mesures préventives prises par les autorités marocaines, en faisant preuve de responsabilité et de patriotisme.

7 habitudes de Aïd Al-fitr qui vont manquer cette année

par Salma Seghir – welovebuzz – 23/05/2020

Exceptionnellement, cette année on passera un Aïd Al Fitr vraiment pas comme les autres. Le confinement est de mise, de surcroît, et le dispositif de sécurité sera renforcé dans tous les périmètres du royaume.

Bien évidemment que plusieurs de nos habitudes liées à Aïd Al-Fitr seront chamboulées et par conséquent, elles vont sûrement nous manquer…

1. Pas de prière de l’Aïd

Hommes et femmes, avaient chaque année l’habitude d’effectuer la sacrée prière de l’Aïd à la mosquée, mais cette année-là les m’ssalla ne rassembleront pas les fidèles par centaines.

2. Pas de nouveaux habits neufs

Alors que l’habit traditionnel était à l’honneur en cette journée, cette fois-ci, on n’aura pas l’occasion de nous chouchouter par de nouveaux habits qu’on achète passionnément pour l’Aïd.

3. Pas de réunion familiale

Qui dit Aïd Al-fitr dit visite des proches et amis, et présenter nos meilleurs vœux à nos êtres chers. Malheureusement, cette année on passera la fête seul avec notre petite famille…

4. Pas de sortie l’après-midi de l’Aïd

Qui n’avez pas l’habitude de sortir l’après midi de l’Aïd ? Les boulevards, places et jardins étaient comblés de gens qui ravivent leur envie de se divertir. Hélas, grands et petits passeront cette année toute la journée confinés chez eux…

5. Pas de salutations et révérence dans la rue

Durant la journée, et une fois dehors, on salue toute personne qu’on rencontre, en répétant sans cesse « Aïd Moubarak ». Cette année on se contentera des messages ou appels téléphoniques.

6. Pas de « Flous el Aïd »

Vu que les unions familiales n’auront pas lieu, évidemment qu’on n’aura pas non plus « flous el Aïd » de nos proches. Cet argent qu’on attend avec impatience peu importe si on est petit ou grand.

7. Pas de galère pour avoir les gâteaux de l’Aïd

Alors qu’auparavant ta maman passe plusieurs jours à confectionner une multitude de gâteaux marocains qu’elle te cache par la suite vu que « c’est pour les invités », cette fête, toutes les friandises sont à TOI.

Coronavirus : Casablanca ne pourra pas être déconfinée

bladi.net – 23/05/2020

Les nouvelles contaminations ne cessent de grimper dans le royaume. Elles se concentrent beaucoup plus à Casablanca que dans les autres villes du Maroc, avec un taux qui dépasse largement le seuil recommandé.

Dans sa présentation quotidienne, Mohamed Lyoubi, directeur de l’Épidémiologie au ministère de la Santé a relevé que, contrairement à d’autres régions, Casablanca–Settat se trouve bien au-dessus du seuil recommandé pour déconfiner. À l’en croire, les foyers du virus explosent dans ces localités. Si la moyenne nationale est tombée à 0,81 (auparavant à 0,9), des inégalités géographiques sont observées à travers le royaume.

Ces inégalités reviennent essentiellement aux nouvelles contaminations enregistrées. Citant à titre d’exemple la région de Casablanca Settat, elle dépasse largement le seuil fixé à 1, affichant un taux de reproduction de 1,11. Ce taux est proche de 1 dans les régions de Marrakech Safi avec 0,92, Tanger Tétouan Al Hoceima 0,89, a-t-il ajouté.

Mohamed Lyoubi a par ailleurs indiqué que certaines régions ont enregistré une baisse de ce taux en se positionnant désormais en dessous de la barre des 0,7 (seuil recommandé pour procéder au déconfinement, ndlr). À cause des nouvelles contaminations dans les régions qui n’avaient plus compté de nouveaux cas depuis une certaine période, ce taux a grimpé, selon l’épidémiologiste, en référence à la région de Dakhla Oued Eddahab.

Alors que le bilan quotidien des nouvelles contaminations au coronavirus a recensé 121 personnes infectées, vendredi, après une légère accalmie la veille, des régions n’ayant enregistré aucun cas de covid-19 depuis plusieurs semaines, sont à nouveau infectées. Il s’agit notamment de la région de Dakhla Oued Eddahab qui a recensé jeudi, 3 nouveaux cas après plusieurs semaines avec zéro cas au compteur et malgré l’interdiction de mouvements et mesures de confinement sanitaire. Cette résurgence du virus suscite moult réflexions au sujet du degré de respect de ces mesures.

Selon le spécialiste, l’indice de reproduction de virus se doit impérativement d’être en dessous de 1, et de préférence en dessous de 0,7 pendant deux semaines au minimum pour pouvoir procéder à un déconfinement de la population.

Maroc. Le prix du poisson poursuit son ascension

par Alain Bouithy – pagesafrik.info – 24/05/2020

L’indicateur d’inflation sous-jacente en hausse de 0,1% sur un mois
et de 0,9% sur une année, selon le HCP

L’Indice des prix à la consommation (IPC) du mois d’avril 2020 est ressorti en légère baisse de 0,1% sur un mois, après une hausse observée un mois plutôt, selon les chiffres publiés récemment par le Haut-commissariat au plan (HCP).

L’IPC du mois dernier a connu une baisse de 0,1% par rapport au mois précédent du fait du repli de 0,7% de l’indice des produits non alimentaires et de la hausse de 0,7% de l’indice des produits alimentaires, a expliqué l’institution publique.

Mais avant de poursuivre, il est important de noter qu’«en raison du confinement sanitaire entré en vigueur depuis le 20 mars 2020, l’enquête permanente sur les prix à la consommation n’a pas pu relever tous les prix », a fait savoir le HCP assurant toutefois que « les prix manquants ont été imputés selon les recommandations du manuel de l’indice des prix à la consommation ».

A ce propos, le Haut-commissaire a indiqué que « la collecte des prix à la consommation au cours du mois d’avril 2020 a continué dans les points de vente ouverts en période de confinement » et que des imputations des données manquantes ont été réalisées en ce qui concerne les prix non relevés.

Soulignons également que le HCP a procédé, depuis mercredi 20 mai dernier, à la publication du nouvel indice des prix à la consommation base 2017. Et ce, en application du décret n° 2.19.1083 publié au Bulletin officiel n° 6880 du 7 mai 2020 fixant les éléments entrant dans la composition du nouvel indice des prix à la consommation base 2017 et qui abroge le décret n° 2.09.529 relatif à l’indice des prix à la consommation base 2006.

Ainsi dit, rappelons qu’un mois plutôt, l’indice des prix à la consommation s’était inscrit en hausse de 0,4% par rapport au mois précédent, suite à l’accroissement de 1,3% de l’indice des produits alimentaires et au repli de 0,2% de l’indice des produits non alimentaires.

A en croire le Haut-commissariat, les hausses des produits alimentaires observées entre mars et avril 2020 ont concerné principalement les « Poissons et fruits de mer » (10,2%), les «Fruits» (5,8%), le « Lait, fromage et œufs» (0,3%) et les « Huiles et graisses » (0,1%). 

Dans une note d’information relative au nouvel indice des prix à la consommation du mois d’avril 2020, le HCP a, en revanche, relevé que les prix ont diminué pour les « Viandes » (1,3%) et pour les « Légumes » (1,2%). 
Quant aux produits non alimentaires, il ressort des analyses du Haut-commissariat que la variation a concerné principalement la baisse des prix des « Carburants » (16,2%).

A noter que « les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Guelmim (0,8%), à Laâyoune (0,7%), à Settat et Beni-Mellal (0,6%), à Meknès (0,4%), à Marrakech et Tétouan (0,3%), et à Agadir, Fès et Rabat (0,2%) », a indiqué l’institution soulignant en revanche que « des hausses ont été enregistrées à Al-Hoceima (1,2%) et à Safi avec 0,6% ».

A titre de comparaison, les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2020 avaient concerné principalement les «Légumes» (6,3%), les «Poissons et fruits de mer» (1,9%), les «Fruits» (1,7%), les «Huiles et graisses» et le «Lait, fromage et œufs» (0,4%), les «Viandes» (0,3%) et les «Boissons non alcoolisées» (0,2%).

En ce qui concerne les produits non alimentaires, la baisse des prix avait été observée au niveau principalement des «Carburants» (6,8%), pouvait-on lire dans la note d’information précédente du Haut-commissariat.

Selon la même source, durant la même période, les hausses les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Settat (0,9%), à Al-Hoceima (0,8%), à Meknès et Tétouan (0,7%), à Oujda (0,6%), à Marrakech (0,5%) et à Fès, Rabat, Guelmim, et Beni-Mellal (0,4%) ; tandis qu’une baisse de 0,2% avait été observée à Dakhla.

Pour encore mieux apprécier les variations de l’IPC de ces trois derniers mois, il est important de rappeler aussi que la précédente baisse de l’IPC, la deuxième de l’année en cours après celle observée durant le mois précédent, remonte à février dernier.

En effet, au cours de ce mois, l’IPC avait accusé un repli de 0,2% par rapport au mois précédent ; sous l’effet de l’effondrement de 0,3% de l’indice des produits alimentaires et de 0,2% de l’indice des produits non alimentaires.

Soulignons que les baisses des produits alimentaires observées durant cette période avaient concerné principalement les « Poissons et fruits de mer » (1,8%), les «Légumes» (1,5%), le « Lait, fromage et œufs » (0,5%) et les « Viandes » (0,4%), alors que les hausses avaient été constatées au niveau des « Fruits » (1,0%) et des « Huiles et graisses» (0,3%).

S’agissant des produits non alimentaires, la baisse avait touché principalement les prix des « Carburants » (5,2%).

Dans le même temps, les baisses les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Safi (1,0%), à Meknès (0,8%), à Settat (0,5%), à Fès (0,4%), à Oujda (0,3%) et à Agadir, Casablanca et Tanger (0,2%). En revanche, des hausses ont été enregistrées à Laâyoune avec 0,2% et à Rabat et Dakhla avec 0,1%.

Enfin, comparé au mois d’avril de l’année précédente, les données recueillies ont montré que l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 0,9% au cours du mois dernier, « conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 2,7% et de la baisse de celui des produits non alimentaires de 0,3% », a expliqué le HCP. Et d’ajouter, pour les produits non alimentaires, que les variations vont d’une baisse de 6,3% dans le «Transport» à une hausse de 3,2% dans l’«Enseignement».

Pour le Haut-commissariat au plan, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait ainsi « connu au cours du mois d’avril 2020 des hausses de 0,1% par rapport au mois de mars 2020 et de 0,9% par rapport au mois d’avril 2019 », a-t-il conclu.

Quel est le sort de la culture ?

par Kenza Aziouzi – lopinion.ma – 23/05/2020

Après avoir baissé les rideaux en raison de la pandémie du nouveau coronavirus, c’est le black-out dans milieu culturel. D’autant plus que l’avenir est toujours aussi flou.

Quel est le sort de la culture ?
Brahim El Mazned, acteur culturel aux multiples casquettes. Fondateur de Visa For Music et directeur artistique du festival Timitar à Agadir, nous éclaire sur la situation des artistes.

En cette période, le milieu culturel n’a pas échappé à la crise. Est-ce que la digitalisation compense d’une manière ou d’une autre l’entorse subie dans le milieu culturel ?

Cette crise est inédite dans l’histoire de l’humanité. Le secteur culturel est le premier à être impacté vu que les lieux culturels étaient les premiers à fermer et les festivals annulés, suivent après les autres secteurs. Ce secteur va être certainement le dernier à reprendre. Évidemment, les artistes ont fait un travail exceptionnel de sensibilisation pour inviter tout le monde à être confiné et parler du danger de ce virus. Ils ont également profité des moyens numériques et des réseaux sociaux pour partager à titre bénévole leurs créations et rendre ce confinement moins douloureux. Ceci dit, c’est temporaire, je l’espère, la place des artistes est sur scène et devant un public. Il n’y a pas mieux que de regarder du théâtre que sur scène, un film au cinéma et un concert dans un lieu du live.

Des projets en vue après la levée du confinement ?

Nous travaillons actuellement sur la prochaine édition de Visa For Music qui va avoir lieu du 18 au 21 novembre prochain à Rabat. J’espère que d’ici là les choses vont revenir à la normale.
Je prépare également une anthologie dédiée à la musique des Rways que j’espère présenter prochainement. Elle réunit une centaine d’artistes.

Quel est le sort réservé à la culture après la pandémie ?

Ce secteur est de nature précaire, mais on se rend bien compte qu’aujourd’hui avec cette crise que c’est le produit le plus consommé après le produit alimentaire. Nous devons mettre au cœur la culture dans les plans d’action après cette crise si on ne veut pas rester confiné dans l’espace public après un confinement à domicile.

L’Afrique peut-elle dépasser cette crise ?

En Afrique, plusieurs initiatives ont été lancées par pays ou région, souvent par les artistes eux même. Nous sommes plusieurs opérateurs culturels à échanger sur l’avenir de notre secteur après cette crise. Il y a une dynamique culturelle et artistique exceptionnelle en Afrique portée principalement par de jeunes créateurs et opérateurs culturels.
A ce sujet, nous allons d’ailleurs organiser en novembre prochain une rencontre à Rabat réunissant plusieurs porteurs de projets.

Aïd Al Fitr célébré dimanche 24 mai au Maroc

challenge.ma – 23/05/2020

Aïd Al Fitr 1441 de l’hégire sera célébré dimanche 24 mai dans le Royaume, a annoncé samedi soir le ministère des Habous et des Affaires islamiques.

Dans un communiqué, le ministère précise avoir procédé à l’observation, après la prière d’Al Maghrib, samedi 29 Ramadan 1441 H, correspondant au 23 mais 2020 et a confirmé l’observation du croissant lunaire annonçant le début du mois de Chaoual 1441 H.

Puisse Dieu en ce mois béni, combler de Ses faveurs SM le Roi Mohammed VI, Amir Al Mouminine, et renouveler pareille occasion pour le Souverain dans la grandeur et la gloire, pour SAR le Prince Héritier Moulay El Hassan et l’ensemble des membres de l’illustre Famille Royale dans les bienfaits et pour le peuple marocain et l’ensemble de la Oumma islamique dans le progrès, la prospérité et la quiétude, conclut le communiqué.

Coronavirus : Situation le samedi 23 mai à 10 H 00 au Maroc

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Guéris : 4573
Décès : 197
Cas confirmés : 7375
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 125593
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Nombre de cas confirmé​s

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Beni Mellal-Khénifra​
1,53 %
Casa Settat
31,93 %
​​Daraa-Tafilalet
7.95 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.07 %
Fès Meknes
13,45 %
Guelmim Oued Noun
0,58 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,05 %
Marrakech Safi
17,84 %
Oriental
2,45 %
Rabat Salé Kenitra
9,32 %
Souss-Massa
1,15 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
13,67 %

Sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 23/5/2020 à 10h00, voici les cas confirmés par région (la différence depuis la veille), [le nombre de cas pour 100’000 habitants par région et le classement sur la base de ce dernier critère des régions les plus atteintes]:

Beni Mellal-Khénifra: 113 cas (+0) , [4.5 /100,000hab., 9ème]
Casa Settat: 2355 cas (+49) , [34.5 /100,000hab., 2ème]
Drâa-Tafilalet: 586 cas (+0) , [36 /100,000hab., 1ère]
Dakhla-Oued Ed Dahab: 5 cas (+0) , [4.4 /100,000hab., 10ème]
Fès Meknes: 992 cas (+6) , [23.5 /100,000hab., 5ème]
Guelmim Oued Noun: 43 cas (+0) , [10.4 /100,000hab., 7ème]
Laâyoune-Sakia El Hamra: 4 cas (+0) , [1.2 /100,000hab., 12ème]
Marrakech Safi: 1316 cas (+6) , [29.2 /100,000hab., 3ème]
Oriental: 181 cas (+1) , [7.9 /100,000hab., 8ème]
Rabat Salé Kenitra: 687 cas (+2) , [15.1 /100,000hab., 6ème]
Souss-Massa: 85 cas (+2) , [3.2 /100,000hab., 11ème]
Tanger Tetouan Al Hoceima: 1008 cas (+9) , [28.5 /100,000hab., 4ème]

21.9 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+75 cas confirmés, +226 guérisons, +0 décès, +10023 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 2605 cas actifs (-151 depuis la veille).

Souss-Massa est la 11ème région la plus touchée en proportion de sa population.

Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

Merci Superblue !

Retour à l’heure GMT+1 au Maroc, dimanche 31 mai à 02h00

medias24.com – 22/05/2020

Rappel: Retour à l'heure GMT+1 au Maroc, dimanche 31 mai à 02h00

Le ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration – département de la Réforme de l’administration – avait décidé le retour, le 19 avril dernier, à l’heure GMT, à l’occasion du mois sacré de Ramadan, précisant que cette mesure intervient en application de l’article 2 du décret n° 2.18.855 publié le 16 Safar 1440 (26 octobre 2018), relatif à l’heure légale, et à l’arrêté du chef du gouvernement n° 3.25.20 publié le 15 chaâbane 1441 (09 avril 2020), relatif également à l’heure légale.

Ainsi, l’heure légale du Royaume sera avancée de 60 minutes (GMT +1) le dimanche 31 mai 2020 à 02h00.

Date de l’Aïd el-Fitr : le rappel à l’ordre du ministère des Habous et des affaires islamiques

le360.ma – 22/05/2020

Ahmed taoufiq

Ahmed Taoufiq, ministre des Habous et des affaires islamiques. © Copyright : DR.

L’observation du croissant lunaire annonçant le début du mois de chaoual aura lieu samedi 29 ramadan 1441 de l’hégire, a annoncé vendredi le ministère des Habous et des affaires islamiques, ajoutant que, comme à l’accoutumé, un communiqué sera rendu public sur l’observation ou non du croissant.

Seule l’observation effective du croissant lunaire prévaut au Royaume, note le ministère, qui souligne que les prévisions calculées ne sont pas définitives, invitant à cet égard les médias à attendre la publication de son communiqué via l’Agence marocaine de presse (MAP).

Le ministère a insisté sur le fait que « toute anticipation, même si sa teneur correspond à l’annonce, est considérée comme fausse information », ajoutant que « malheureusement, cinq supports médiatiques avaient commis cette erreur lors de l’observation du croissant lunaire du mois de ramadan, et avaient évoqué un soi-disant « communiqué » du ministère trente minutes avant sa publication ».

Plus tôt dans le journée, le ministère avait invité les magistrats et les délégués du ministère à l’informer de l’observation ou non du croissant lunaire en contactant ce département ministériel aux numéros de téléphone suivants: (0537.76.11.45), (0537.76.09.32), (0537.76.05.49) et (0537.76.89.54) ou au numéro de fax (0537.76.17.21), a précisé le ministère dans un communiqué.

Le documentaire maghrébin aux prises avec le réel

par Meriem Belkaid – orientxxi.info – 23/05/2020

Le festival suisse « Visions du réel » (17 avril-2 mai) qui vient de s’achever a sélectionné deux documentaires qui portent sur le Maghreb avec « Le Disqualifié » de Hamza Ouni (mention spéciale du jury) et Nardjes A. de Karim Aïnouz. En août 2019, le Festival du film de Locarno avait primé le dernier travail de Hassen Ferhani, « 143 rue du désert ». Le documentaire maghrébin est plus que jamais un genre avec lequel il faut compter.

À partir des années 2000, les documentaires maghrébins connaissent un renouveau et des réalisateurs s’affranchissent de la nécessité, voire de l’obligation implicite de produire des films qui renverraient à un discours national unanimiste, hégémonique et galvanisant. Sans constituer à proprement parler un mouvement ou une école structurés autour de règles communes revendiquées, cette nouvelle production partage le parti pris d’une esthétique de l’immersion en plongeant les spectateurs dans une réalité qui leur est souvent cachée, contestant de ce fait le discours national et un certain regard médiatique biaisé sur la région.

Les raisons qui ont favorisé ce changement sont nombreuses. Les innovations technologiques ont facilité les conditions de tournage. Une nouvelle « génération politique » de cinéastes s’est constituée autour d’événements majeurs qui ne sont plus exclusivement liés aux indépendances et aux luttes qui y ont mené. Nul doute que la guerre civile algérienne des années 1990 a fortement secoué les imaginaires et contribué à la naissance de nouvelles cinématographies en rupture avec celles encore attachées au passé. La révolution tunisienne de 2010-2011 constitue également à n’en point douter un moment fondateur qui a insufflé de manière directe ou implicite un vent de contestation dans les cinématographies maghrébines.

Hamza Ouni, Le Disqualifié, bande-annonce — YouTube
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FILMER AU-DELÀ DE LA RÉVOLUTION

Au cours des années 2000, à mesure que le régime de Zine El-Abidine Ben Ali se durcissait et s’essoufflait tout à la fois, des cinéastes tunisiens ont commencé à explorer de nouvelles pistes thématiques et esthétiques liées aux innovations technologiques, comme la caméra numérique, et se sont notamment essayés au documentaire. Se déploie ainsi, dès le début des années 2000, un travail souterrain jusque-là inenvisageable sous un régime policier. On retiendra notamment Raïs Labhar (« Ô capitaine des mers ») de Hichem Ben Ammar, primé en 2002 aux Journées cinématographiques de Carthage, qui revient sur la rudesse de la pêche au thon, mais aussi VHS Kahloucha (2008) de Nejib Belkhadi.

Dans ce dernier, le réalisateur suit les tribulations de Moncef Kahloucha, qui reconstitue en amateur, et avec ses propres moyens, des classiques du cinéma comme Tarzan. Tout en amorçant une réflexion sur le pouvoir de l’image et du cinéma, ce film qui a pour arrière-fond le quartier pauvre de Kazmet, dans la ville de Sousse, dresse de manière indirecte un bilan sans concession d’un régime qui a de plus en plus de mal à maintenir l’illusion d’un prétendu miracle économique et culturel.

Il n’est donc pas surprenant que la chute du régime ait donné naissance à un nombre croissant de documentaires. Alors que le pays est en pleine transformation politique et sociale, des cinéastes comme Hend Boujemaa, réalisatrice de C’était mieux demain (2012), Abdallah Yahya, auteur de Nous sommes ici (2011) et Rafik Omrani, avec Fellagas (2011) ont bien évidemment été poussés par le désir de témoigner des événements. Mais il ne s’agit pas non plus de produire seulement un discours unanimiste sur le processus révolutionnaire en cours. Alors que la colère monte à Tunis et que toutes les caméras sont braquées sur la capitale, c’est dans un camp de réfugiés à la frontière tuniso-libyenne qu’Ismaël et Youssef Chebbi, ainsi qu’Ala Eddine Slim choisissent de poser leurs caméras dans Babylon (2012).

Ismaël et Youssef Chebbi, Ala Eddine Slim, Babylon, bande-annonce — YouTube
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TRAVAIL D’IMMERSION

Après des années de dictature et de contrôle de la parole, les langues se délient donc et de nombreux réalisateurs continuent d’explorer les angles morts d’une Tunisie dont l’image a été formatée par les discours officiels et les médias nationaux et étrangers. Beaucoup de ces documentaires sont le fruit de plusieurs années de travail. Les réalisateurs sont en effet conscients d’explorer des univers marqués par l’altérité et prennent le temps nécessaire pour mieux les connaître. Ce travail d’immersion, marque de fabrique de nombreux documentaires maghrébins, invite le spectateur à une véritable expérience sensorielle et notamment auditive et prend le risque de choquer voire même d’être accusé de voyeurisme.

Hamza Ouini a par exemple mené de front les tournages de ses deux documentaires. El Gort (2014) a demandé sept années de travail. Il y suit Mohamed et Khaïri, deux travailleurs précaires dans le commerce du foin. The Disqualified (2020) tourné lui aussi à Mohammedia, petite ville au sud de Tunis où il ne se passe rien, retrace pour sa part douze années de la vie de Mehrez Taher, danseur et comédien de toute évidence plein de talent, mais accro aux jeux et à l’alcool. Nasredine Shili offre quant à lui avec Subutex (2018) un documentaire coup de poing qui filme les amours homosexuelles de deux toxicomanes vivant clandestinement dans un bain maure du quartier de Bab Jdid.

D’autres réalisateurs choisissent d’explorer les oubliés du système socio-économique avec notamment Les Voix de Kasserine (2016), documentaire dans lequel Olfa Lamloum et Michel Tabet explorent un territoire marginalisé du pays ; dans La voie normale (2018), Erige Sehiri suit les difficultés auxquelles doivent faire face les cheminots tunisiens de la voie, qu’il s’agisse des conditions de travail ou de l’insécurité sur les voies, tandis que l’excellent Maudit soit le phosphate (2012) de Sami Tlili revient sur les révoltes du bassin minier de Redeyef. Ce dernier réalise en 2019 Sur la transversale, qui retrace l’année 1978 en Tunisie, avec un bras de fer entre le régime de Habib Bourguiba et la centrale syndicale de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) menée par Habib Achour. Plus conventionnel, ce documentaire qui mêle football, syndicalisme et politique a le mérite d’interroger les dernières années du règne de Bourguiba.

Sami Tlili, Maudit soit le phosphate, bande-annonce — YouTube
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« RUINES RÉCENTES » ET CONTESTATION EN ALGÉRIE

La nature volatile du régime algérien laisse aux réalisateurs une certaine marge de manœuvre, à condition qu’ils ne s’attaquent pas directement aux intérêts économiques des responsables politiques et militaires. Cette conjoncture particulière a permis à plusieurs réalisateurs de développer des documentaires à portée contestataire dès la fin des années 1980. Merzak Allouach documente ainsi le bouillonnement démocratique de l’année 1988 à travers deux films : L’Après octobre (1988) et Femmes en mouvement (1989). On retiendra également les films d’une nouvelle génération de réalisateurs comme Karim Loualiche, Chantier A (2013) ; Lamine Ammar Khodja, Bla Cinima (2015), Nabil Djedouani et Hassen Ferhani, Afric Hôtel (2011), Hassen Ferhani, 143 rue du désert (2019), Karim Sayad, Babor Casanova (2015), Des moutons et des hommes (2017), Fayçal Hammoum, Vote Off (2017), Meriem Bouakaz Achour, Nar (2019) et bien d’autres encore. Une production substantielle pour un pays qui ne promeut ni le genre documentaire en particulier, ni l’industrie du cinéma en général.

Ces documentaires constituent de véritables manifestes pour un genre encore en développement. L’omniprésence du motif des « ruines récentes » pour reprendre une expression chère à Tariq Teguia qu’il emprunte lui-même à Lewis Baltz, permet de documenter une réalité propre au contexte politique algérien. L’abattoir d’Alger est sur le point d’être rasé lorsque Hassen Ferhani donne la parole à ses ouvriers dans le magistral Dans ma tête un rond-point. Les ruines jonchent le fleuve Mazafran que longe Abdenour Zehzah avec sa caméra dans L’Oued, l’oued. Ces ruines symbolisent les restes d’un discours nationaliste à l’agonie, face auquel cette nouvelle génération de cinéastes souhaite constituer une esthétique et un discours qui leur sont propres.

C’est le projet évident de Djamel Kerkar avec son film Atlal (« Ruines », 2016) dont le titre désigne une discipline poétique qui consiste à se tenir face aux ruines et à faire resurgir ses souvenirs. Ce sont donc ces « ruines récentes » que le réalisateur filme sans relâche et au sein desquelles il recueille les paroles et témoignages des habitants d’Ouled Allal, la commune ayant été très lourdement frappée par la violence pendant les années 1990.

Ces jeunes réalisateurs doivent beaucoup aux travaux fondateurs de Malek Bensmaïl et Habiba Djahnine dont les œuvres constituent un tournant majeur pour le documentaire algérien. Avec plus de dix documentaires de création réalisés depuis 1996, Malek Bensmaïl, tout en développant une esthétique exigeante, prouve à chaque documentaire que la contestation passe par la production d’images qui reflètent une Algérie invisible et marginalisée. Aliénations (2004) donne la parole à des médecins et malades de l’hôpital psychiatrique de Constantine et tente de montrer les souffrances des Algériens qui ne parviennent plus à adhérer à un discours qui exalterait une quelconque appartenance à une communauté imaginaire, solidaire et unie. La Chine est encore loin (2008) déconstruit pour sa part de manière frontale et jusque-là inédite les mythes et les discours nationalistes. Les deux documentaires ont durablement marqué les imaginaires des jeunes réalisateurs algériens.

Djamel Kerkar, Atlal, bande-annonce — YouTube

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Dix ans après l’assassinat de sa sœur Nabila par des terroristes, Habiba Djahnine réalise Lettre à ma sœur (2006) et affronte courageusement les conséquences de ce traumatisme. Plusieurs de ses autres films comme Autrement citoyens (2008), Retour à la montagne (2010) et Avant de franchir la ligne d’horizon (2011), révèlent plusieurs facettes de l’activisme en Algérie et déconstruisent tout récit préconçu sur la question de la violence, de l’engagement politique et du féminisme. En l’absence d’école de cinéma dans le pays, Habiba Djahnine œuvre sans relâche depuis 2007 à la promotion du genre auprès des jeunes. Elle a mis en place des ateliers de réalisation documentaire à Bejaïa puis à Timimoune. De nombreux documentaristes prometteurs sont issus de ces formations, parmi lesquels on citera Drifa Mezner, autrice de J’ai habité l’absence deux fois (2011), Wiame Awes avec Les filles de la montagnarde (2019) et Bahia Bencheikh-El-Fegoun réalisatrice de C’est à Constantine (2008). On doit à cette dernière un documentaire prémonitoire intitulé Fragments de rêves (2017), qui prend acte du vent de contestation qui touche l’Algérie dès 2011. Le film est, aujourd’hui encore, censuré par les autorités algériennes.

MILITANTISME MAROCAIN

Quant au Maroc, les documentaires de création y restent longtemps quasi inexistants, comme le signale en 2017 Hicham Falah1, délégué général du Festival international du film documentaire (Fidadoc) d’Agadir : « Il y a dix ans, le documentaire était pratiquement absent de notre paysage audiovisuel. À l’exception de quelques individualités, surtout des Marocains basés à l’étranger, la pratique et la diffusion du cinéma documentaire avaient disparu au Maroc ». Cette rareté s’explique par des raisons structurelles de financement, mais aussi politiques — le royaume chérifien contrôlant de très près le discours public.

Leila Kilani avait profité de l’accession de Mohamed VI au trône pour entamer un travail documentaire sur les exactions commises pendant le règne de Hassan II, avec Nos lieux interdits (2008). Le film accompagne sur trois ans quatre familles qui ont subi la violence d’État durant « les années de plomb ». Mais le royaume revenant à davantage de contrôle de la parole, les documentaires se sont faits rares depuis. On signalera néanmoins le travail de Hind Bensari et celui de Nadir Bouhmouch qui s’inscrivent clairement dans la lignée d’un cinéma militant. Le premier documentaire de Hind Bensari, 475 : Trêve de silence, dénonce un article de loi qui stipule que le viol est puni de plusieurs années de prison, à moins que la victime épouse son agresseur. Ce film a participé au mouvement de protestation qui a fini par obtenir l’abrogation de l’article en question.

Le deuxième documentaire de Hind Bensari, We could be heroes (2018), suit quant à lui pendant plus de deux ans le parcours semé d’embuches de deux athlètes marocains qui se préparent aux Jeux paralympiques de 2016. Azzedine en revient avec une médaille d’or, mais sans le salaire promis par les autorités marocaines. Organisant un sit-in à Rabat, il finira en garde à vue, accusé d’atteinte à l’ordre public pour avoir manifesté pour ses droits. De son côté, après Timnadin N’Rif, (2017), le cinéaste Nadir Bouhmouch filme dans le fantastique Amussu (2019) le combat du village d’Imider, qui résiste pacifiquement depuis huit ans à l’exploitation de la plus grande mine d’argent sur le continent, qui détourne l’eau et assèche les terres alentour. Il s’agit pour ces deux réalisateurs de rendre compte d’inégalités sociales et territoriales et de montrer un Maroc au combat.

Nadir Bouhmouch, Amussu, bande-annonce — YouTube

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Dans tous ces documentaires maghrébins, les cinéastes arpentent un espace ou un territoire et donnent entièrement la parole aux autres. Les sujets filmés se réapproprient ainsi, en partie, un destin et une appartenance citoyenne confisqués par l’autoritarisme et des politiques de développement inégales et injustes. Ce cinéma documentaire interroge par ses choix esthétiques et thématiques l’hégémonie d’un discours national jusque-là dominant, mais aussi un regard médiatique biaisé sur la région. Se dessine ainsi à travers ces œuvres une cinématographie novatrice, consciente d’être encore en chantier et inquiète de sa fragilité au sein de l’industrie du cinéma et des circuits de distribution.

MERIEM BELKAID

Universitaire, elle enseigne les études francophones à Bowdoin College aux Etats-Unis et prépare un ouvrage sur le documentaire maghrébin.

 

Société civile : 238 organisations marocaines obtiennent un financement de l’UE

infomediaire.net – 22/05/2020

238 organisations de la société civile ont reçu depuis le début de l’année des subventions de l’Union européenne suite à des appels à propositions lancés par le programme Moucharaka Mouwatina d’appui à la société civile dans 4 régions du Maroc pour des projets de promotion de la participation citoyenne dans les domaines de l’égalité, la jeunesse et l’environnement. 47 projets sont mis en œuvre dans la région de Casablanca-Settat, 68 dans l’Oriental, 66 à Souss-Massa et 57 à Tanger-Tétouan-Al Hoceima.

Ces initiatives seront déployées comme suit :

116 projets dans le domaine de la jeunesse qui concernent la promotion de l’entrepreneuriat et de l’employabilité des jeunes, l’engagement civique et la participation engagée dans le suivi et l’évaluation des politiques publiques, la participation des jeunes via les médias sociaux, et la mobilisation de la culture comme moyen d’expression des jeunes. Ces projets se répartissent dans les 4 régions comme suit :

  • Région de Casablanca-Settat : 22 projets répartis sur 4 villes (16 à Casablanca, 3 à Mohammedia, 2 à Settat, et 1 à El Jadida) ;
  • Région de Souss-Massa : 33 projets répartis sur 5 villes (11 à Agadir, 8 à Tiznit, 5 à Tata, 5 à Taroudant, et 4 à Inezgane) ;
  • Région de Tanger Tétouan Al Hoceima : 21 projets répartis sur 4 villes (8 à Tanger, 5 à Al-Hoceima, 5 à Larache et 3 à Tétouan) ;
  • Région de l’Oriental : 40 projets répartis sur 5 villes (17 à Oujda, 5 à Nador et 1 à Zghenghen, 6 à Berkane, 6 à Jerada et 5 à Figuig).

72 projets dans le domaine de l’égalité femmes-hommes qui concernent la lutte contre la violence faite aux jeunes filles et aux femmes, l’autonomisation économique des femmes, la lutte contre les stéréotypes basés sur le sexe et l’intégration de l’approche genre dans les politiques publiques locales, régionales et nationales. Ces projets se répartissent dans les 4 régions comme suit :

  • Région de Casablanca-Settat : 13 projets répartis sur 5 villes (9 à Casablanca, 1 à Mohammedia, 1 à El Jadida, 1 à Settat et 1 à Sidi Bennour) ;
  • Région de Souss-Massa : 20 projets répartis sur 5 villes (6 à Agadir, 5 à Tiznit, 4 à Tata, 3 à Inezgane et 2 à Taroudant) ;
  • Région de Tanger Tétouan Al Hoceima : 19 projets répartis sur 5 villes (6 à Al-Hoceima, 5 à Tanger, 5 à Tétouan, 2 à Larache et 1 à Chefchaouen) ;
  • Région de l’Oriental : 20 projets répartis sur 5 villes (5 à Oujda, 4 à Nador et 1à Zghenghen, 5 à Jerada, 4 à Berkane, et 1 à Figuig).

44 projets dans le domaine de l’environnement qui concernent l’entrepreneuriat et emplois verts, le tri et la valorisation des déchets, la sensibilisation l’éducation et la promotion de l’éco-citoyenneté ainsi que l’intégration de la dimension environnementale dans les politiques publiques locales, régionales et nationales. Ces projets se répartissent dans les 4 régions comme suit :

  • Région de Casablanca-Settat : 8 projets répartis sur 3 villes (4 à Casablanca, 3 à Mohammedia, et 1 à Settat) ;
  • Région de Souss-Massa : 12 projets répartis sur 4 villes (6 à Tata, 3 à Taroudant, 2 à Tiznit et 1 à Agadir) ;
  • Région de Tanger Tétouan Al Hoceima : 17 projets répartis sur 5 villes (6 à Al-Hoceima, 4 à Tanger, 3 à Tétouan, 2 à Larache et 2 à Chefchaouen) ;
  • Région de l’Oriental : 7 projets répartis sur 3 villes (3 à Oujda, 3 à Berkane et 1 à Figuig).

Six autres projets, soutenus par l’Union européenne, abordent de manière transversale, les trois thématiques prioritaires de l’égalité, la jeunesse et l’environnement. Ces projets mobilisent les mécanismes de démocratie participative afin de motiver les citoyens à s’engager dans le développement de leur région. Ces projets sont situés dans les villes suivantes : Mohammedia (2 projets), Azemmour, Sidi-Bennour, Oujda et Agadir (1 projet par ville).

POUR PLUS D’INFORMATIONS SUR LE PROGRAMME MOUCHARAKA MOUWATINA :

Veuillez consulter le site web du programme, disponible en arabe et en français : www.moucharaka-mouwatina.ma

 

A PROPOS DU PROGRAMME D’APPUI A LA SOCIETE CIVILE AU MAROC « MOUCHARAKA MOUWATINA » :

Depuis 2011, le Maroc a lancé un chantier ambitieux de réformes du cadre réglementaire régissant l’action associative. Le programme Moucharaka Mouwatina entend accompagner ces réformes et renforcer la contribution effective des organisations de la société civile marocaine à la consolidation de l’Etat de droit, à la démocratisation et au développement socio-économique du pays. Plus particulièrement, le programme vise à améliorer l’environnement institutionnel et légal des organisations de la société civile marocaine et à promouvoir leur l’implication dans la définition, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des politiques publiques.

Le programme Moucharaka Mouwatina appuie les initiatives de la société civile dans les domaines de la jeunesse, de l’égalité femmes – hommes et de l’environnement et se déploie au niveau régional, à travers quatre bureaux dans les régions pilotes de Casablanca-Settat, l’Oriental, Souss-Massa et Tanger-Tétouan-Al Hoceima. Le programme dispose, par ailleurs, d’un bureau de coordination nationale à Rabat.

Financé par l’Union européenne à hauteur de plus de 143 millions de dirhams pour la période de 2018-2020, Moucharaka Mouwatina est mené en partenariat avec le Ministère d’Etat chargé des droits de l’Homme et des Relations avec le Parlement, le Conseil National des Droits de l’Homme, l’Institut National de Formation aux Droits Humains (Institut Driss BEN ZEKRI) et le Bureau des Nations unies pour les services d’appui aux projets (UNOPS) en tant que partenaire de mise en œuvre et avec la participation de la société civile au Maroc.

Fidadoc, Appel à candidatures pour la Ruche documentaire

lematin.ma – 22/05/2020

Appel à candidatures pour  la Ruche documentaire

Le Festival international de film documentaire d’Agadir, Fidadoc, lance un appel à candidatures pour la Ruche documentaire  2020. Pour cette neuvième édition, le Fidadoc propose un programme de formations et d’accompagnement artistique destinés aux diplômés et apprentis cinéastes porteurs d’un projet de film documentaire et à tous les passionnés de cinéma documentaire. Outre les Marocains et Africains issus d’autres pays installés au Maroc, le Fidadoc pourrait «étudier les dossiers  d’auteurs de la diaspora maghrébine ou basés dans d’autres pays africains ou arabes». Les inscriptions ouvertes jusqu’au 1er juin   se font exclusivement en ligne sur le site web du Fidadoc. Ce dernier indique qu’à partir du 10 juin, entre 10 et 15 auteurs seront présélectionnés et bénéficieront de consultations en ligne avec des professionnels chevronnés en charge d’expertiser leurs projets et de sélectionner parmi eux les participants à la prochaine résidence d’écriture panafricaine organisée traditionnellement à l’automne.
«Grâce au soutien du Fonds arabe pour les arts et la culture  (AFAC), dans le cadre du North Africa Cultural Program (NACP), nous pourrons prolonger l’accompagnement de certains auteurs à travers l’organisation de résidences supplémentaires (plus courtes et intensives) et/ou de consultations individuelles avec nos mentors et experts. L’opportunité de favoriser la visibilité des projets identifiés et soutenus par la Ruche documentaire et la mise en réseau de leurs auteurs auprès de nos partenaires professionnels et de la communauté documentaire internationale», indique le Fidadoc. Ce festival a pour objectif d’inscrire durablement le genre documentaire dans le paysage audiovisuel marocain. Grâce à ses ateliers, il aide à  professionnaliser l’écriture, la réalisation et la production de films documentaires au Maroc. Le Fidadoc forme un tissu d’auteurs et de producteurs indispensable au développement de la production nationale. Il ouvre également  des opportunités de coproductions et de financements à l’international.

Coronavirus : Situation le vendredi 22 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
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Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
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 10H00  22-05-2020
Guéris : 4347
Décès : 197
Cas confirmés : 7300
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 115570
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,55 %
Casa Settat
31,59 %
​​Daraa-Tafilalet
8,03 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.07 %
Fès Meknes
13,51 %
Guelmim Oued Noun
0,59 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,05 %
Marrakech Safi
17,95 %
Oriental
2,47 %
Rabat Salé Kenitra
9,38 %
Souss-Massa
1,14 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
13,68 %

Sur la base des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le matin du 22/5/2020 à 10h00, voici les cas confirmés par région (la différence depuis la veille), [le nombre de cas pour 100’000 habitants par région et le classement sur la base de ce dernier critère des régions les plus atteintes]:

Beni Mellal-Khénifra: 113 cas (+0) , [4.5 /100,000hab., 9ème]
Casa Settat: 2306 cas (+82) , [33.8 /100,000hab., 2ème]
Drâa-Tafilalet: 586 cas (+0) , [36 /100,000hab., 1ère]
Dakhla-Oued Ed Dahab: 5 cas (+3) , [4.4 /100,000hab., 10ème]
Fès Meknes: 986 cas (+3) , [23.4 /100,000hab., 5ème]
Guelmim Oued Noun: 43 cas (+0) , [10.4 /100,000hab., 7ème]
Laâyoune-Sakia El Hamra: 4 cas (+0) , [1.2 /100,000hab., 12ème]
Marrakech Safi: 1310 cas (+4) , [29.1 /100,000hab., 3ème]
Oriental: 180 cas (+0) , [7.8 /100,000hab., 8ème]
Rabat Salé Kenitra: 685 cas (+5) , [15 /100,000hab., 6ème]
Souss-Massa: 83 cas (+2) , [3.1 /100,000hab., 11ème]
Tanger Tetouan Al Hoceima: 999 cas (+16) , [28.2 /100,000hab., 4ème]

21.7 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+115 cas confirmés, +135 guérisons, +1 décès, +10865 tests négatifs depuis la veille)
Le Maroc compterait 2756 cas actifs (-21 depuis la veille).

Souss-Massa est la 11ème région la plus touchée en proportion de sa population.

Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

Merci Superblue !

Nouveau : le site de vente en ligne Almouggar.com

 

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Avec le confinement nos stocks se sont légèrement réduits mais les commandes et livraisons auprès de nos fournisseurs reprennent depuis cette semaine et tout devrait revenir à la normale d’ici très peu de temps.

 

LE MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE APPELLE LES PROFESSIONNELS À POURSUIVRE LA MOBILISATION

agrimaroc.ma – 22/05/2020

Le ministère de l'agriculture appelle les professionnels à poursuivre la mobilisation

Aucune discontinuité ou pénurie n’a ainsi été enregistrée pour les produits alimentaires agricoles.

Le ministère de l’Agriculture appelle les professionnels du secteur agricole à maintenir la mobilisation et ce, après le Ramadan et l’Aid El Fitr. En effet, la mobilisation des agriculteurs et des pêcheurs dans toutes les régions du Maroc ainsi que de l’ensemble des professionnels a permis un fonctionnement normal de toute la chaîne de production, ainsi qu’un équilibre du marché dans cette période de crise sanitaire.

«Cette mobilisation devra se poursuivre et se renforcer auprès de l’ensemble des acteurs des secteurs agricoles et de la pêche avec un regain d’activité au sein des différents maillons et unités de la chaîne de valeurs à la fin de la période du Ramadan et de l’Aid Al Fitr», souligne le ministère, qui ajoute que cette dynamique renouvelée permettra de consolider les performances et les capacités d’adaptation et d’intervention de ces deux secteurs.

Le ministère de l’agriculture appelle les différents acteurs à maintenir et augmenter leur vigilance en faveur de l’instauration des mesures sanitaires nécessaires imposées par le risque sanitaire lié à la pandémie actuelle. En dépit du contexte de crise sanitaire, aucune discontinuité ou pénurie n’a ainsi été enregistrée aussi bien pour les produits alimentaires agricoles que ceux de la pêche, ajoutant que les deux secteurs ont pu maintenir leurs engagements et leurs activités à l’export.

Le département d’Akhannouch demande ainsi, une plus grande mobilisation de tous les acteurs des deux secteurs pour maintenir la même dynamique dans un contexte post-Ramadan. La mobilisation doit être maintenue dans le strict respect des mesures de précaution sanitaire prévues par le ministère de la Santé pour la prévention de la pandémie du coronavirus (Covid-19), a conclu le communiqué.

ALERTE MÉTÉO. CANICULE AU MAROC : JUSQU’À 44° À PARTIR DE DEMAIN SAMEDI DANS CERTAINES RÉGIONS

le360.ma – 21/05/2020

Canicule-Maroc

Un bulletin météo spécial informe qu’une vague de chaleur sévira au Maroc à partir de samedi 23 mai et jusqu’à mardi. Les températures pourraient atteindre 44° dans certaines régions.

Un temps chaud est prévu du samedi 23 au mardi 26 mai dans plusieurs provinces du Royaume et pourra persister le reste de la semaine prochaine, avec des températures oscillant entre 37 et 44°C, annonce jeudi la Direction de la météorologie nationale (DMN).

Dans un bulletin spécial de niveau orange, la DMN indique que des températures allant de 40 à 44°C concerneront, du samedi au mardi, les provinces d’Aousserd, Oued Eddahab, Assa Zag, Boujdour, Es Smara, Laayoune,Tan-Tan, Guelmim, Taroudant, Sidi Kacem et Sidi Slimane.

Des températures variant entre 37 et 41 °C sont attendues pendant la même période dans les provinces de Sidi Ifni, Tiznit, Chtouka-Ait Baha, Inezgane Ait Melloul, Agadir-Ida-Ou-Tanan, Marrakech, Rehamna, El Kelaa des Sraghna, Youssoufia, Fquih Bensaleh, Benslimane, Sidi Bennour, Settat, Khouribga, Berrechid, Khemisset, Mèknes, Kenitra, Larache et Ouezzane, ajoute la même source.

La hausse des températures débutera dès vendredi sur le Centre le Sud avec des températures allant de 38 et 41 °C, conclut la DMN.

Les titres de séjour des Marocains en Espagne prolongés de 6 mois

medias24.com – 21/05/2020

Les titres de séjour des Marocains en Espagne prolongés de 6 mois

Les durées des autorisations de séjour ou de travail des Marocains en Espagne seront automatiquement prolongées de 6 mois lorsque l’état d’urgence sanitaire en Espagne prendra fin.

L’annonce a été faite par l’Ambassade espagnole au Maroc sur sa page Facebook, citant un arrêté relatif à la prolongation des titres de séjour, de travail et autres, des étrangers en Espagne, publié le 18 mai par le gouvernement espagnol.

« La réglementation en matière d’immigration impose aux étrangers (en Espagne, NDLR) l’obligation de renouveler leur autorisation de séjour et / ou de travail lorsqu’elle est temporaire. De même, elle impose de demander la prolongation de l’autorisation de séjour pour les études, l’échange d’étudiants, les pratiques non professionnelles, ou services bénévoles (…) », explique l’arrêté.

« L’impossibilité de présenter des demandes de renouvellement de permis de séjour et / ou de travail génère une grande insécurité juridique tant pour les étrangers en Espagne que pour les employeurs et autres opérateurs sociaux et économiques (…). »

« Afin d’assurer la sécurité juridique requise dans cette situation extraordinaire et d’éviter aux étrangers de se retrouver en situation irrégulière, une fois l’état d’urgence levé, il est nécessaire de prolonger automatiquement toutes les autorisations qui expirent durant l’état d’urgence (…). Cette prolongation automatique prendra effet le jour suivant l’expiration de l’autorisation. L’autorisation en question sera prolongée de six mois, une fois que l’état d’urgence sanitaire prendra fin ».

Selon l’arrêté, les autorisations concernées sont: les autorisations de séjour et / ou de travail temporaires et les autorisations de séjour pour études, mobilité étudiante, pratiques non professionnelles ou services bénévoles, prévues par le règlement sur l’immigration, ainsi que les cartes d’identité d’étrangers, accordées sur la base d’une résidence de longue durée.

En revanche, les visas longue durée seront automatiquement prolongés pour une période de trois mois, à la fin de l’état d’urgence, ajoute le document.

La prière de l’Aïd Al Fitr doit être accomplie à la maison pour préserver la santé des citoyens contre le coronavirus

lematin.ma – 21/05/2020

Oulémas: La prière de l'Aid Al Fitr doit être accomplie au domicile

Le Conseil supérieur des oulémas a souligné que la prière de l’Aïd Al Fitr de cette année doit être accomplie à la maison pour préserver la santé et la sécurité des citoyens face à la propagation de la pandémie du coronavirus.

Voici la traduction du communiqué publié à ce sujet par le Conseil supérieur des oulémas :

«Louange à Dieu,
Que la paix et la prière soient sur le Prophète,
Sa famille et Ses compagnons,
L’une des recommandations de la religion de Dieu et de la Sunna islamique constante est la prière de l’Aïd Al Fitr et de l’Aïd Al Adha. Il s’agit d’un rituel prophétique, instauré et observé de façon régulière durant Sa vie par le Prophète Sidna Mohammed – que le salut et la prière de Dieu soient sur Lui – et préservé par les vertueux ancêtres et leurs dignes successeurs dans chaque pays et par chaque génération de Sa Oumma.
Cette prière doit être, dans des circonstances normales, accomplie dans une Moussala ou dans une grande mosquée vers laquelle convergent habituellement les croyants. Comment ? Elle est accomplie en faisant deux rak’aat à haute voix par la récitation de la Fatiha et d’une sourate, sans appel à la prière (Adhan), et en répétant sept fois Allahou Akbar dans la première Rak’aat, et six fois dans la deuxième Rak’aat, alors que le sermon n’est pas obligatoire. Quand ? L’heure de la prière commence une demi-heure après le lever du soleil jusqu’à midi.
Les raisons de l’accomplissement de la prière de l’Aïd Al Fitr à la maison suivant les recommandations de la Sunna :
Les oulémas du rite malikite et autres ont souligné la conformité avec la Sunna de l’observation de cette prière au domicile et dans les maisons pour ceux n’ayant pas pu l’accomplir à temps dans une moussala ou dans la mosquée avec la communauté des fidèles, ou ayant été empêchés de le faire dans ces deux lieux pour des raisons sociales dans certaines conditions, comme c’est le cas pour les circonstances actuelles délicates que traversent le Maroc et tous les autres pays à cause de la propagation de la pandémie du coronavirus (Covid-19).
Ainsi, cette prière ne doit être accomplie ni dans les moussala ni dans les mosquées, mais dans les maisons et à domicile, en tenant, avant de l’entamer comme le veut la Sunna, à se faire propre, à se vêtir de ses plus beaux habits et à faire l’Ikbar. Et c’est ce que l’imam Boukhari et les oulémas du rite malikite ont relevé en affirmant que “Celui qui rate la prière de l’Aïd doit accomplir deux rak’aat”. 
Le but étant de préserver la sécurité des citoyens et leur santé face à la propagation de la pandémie mortelle, conformément à la parole divine : “Ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction” et à la règle religieuse : “La préservation de la vie humaine prime sur la préservation des religions”.
Ainsi, la rétribution et la récompense de celui qui a accompli cette prière chez soi, de façon individuelle ou avec les membres de sa famille, sont les mêmes pour celui l’ayant faite en temps normal à la moussala ou à la mosquée avec la communauté. Dieu ne laisse pas perdre la récompense de celui qui fait du bien.»

Economie solidaire : Les détails du plan de relance

par Kawtar Tali – aujourdhui.ma – 21/05/2020

Economie solidaire : Les détails du plan de relance

Appui à la commercialisation, vulgarisation des dispositifs de financement, certifications….

Alors qu’elles étaient à peine 3 coopératives à se lancer dans la fabrication de masques assurant une production quotidienne de 10.000 unités, ce volume a triplé en peu de temps pour atteindre aujourd’hui un rythme de 30.000 masques réutilisables par jour conformes aux normes en vigueur. Cette montée en puissance ne pouvait se faire sans l’intervention de Nadia Fettah Alaoui, ministre de la tutelle, pour faciliter le process de certification des masques produits par les coopératives.

Il est évident que le Covid-19 a fortement impacté l’activité des coopératives mais certaines d’entre elles ont tourné la situation en leur faveur. Les coopératives de tissu et broderie n’ont pas chômé longtemps. Elles ont préféré s’orienter vers une nouvelle production, en l’occurrence celle des masques de protection au lieu de rester à l’arrêt. Cette reconversion semble porter ses fruits. Un succès soutenu par l’implication de l’ensemble de l’écosystème coopératif, à sa tête la tutelle représentée par l’Office de développement de la coopération (ODCO), sans oublier les partenaires institutionnels qui ont fait preuve d’une grande solidarité à l’égard du tissu coopératif national.

Une reconversion réussie

Alors qu’elles étaient à peine 3 coopératives (2 à El Jadida et 1 à Marrakech) à se lancer dans la fabrication de masques assurant une production quotidienne de 10.000 unités, ce volume a triplé en peu de temps pour atteindre aujourd’hui un rythme de 30.000 masques réutilisables par jour conformes aux normes en vigueur. Cette montée en puissance ne pouvait se faire sans l’intervention de Nadia Fettah Alaoui, ministre du tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale et solidaire, auprès du département de l’industrie pour faciliter le process de certification des masques produits par les coopératives. «Pour avoir la certification auprès d’Imanor les trois premières coopératives ont dû payer 7.000 dirhams comme frais de tests au niveau des laboratoires.

Pour encourager d’autres coopératives à participer à cet élan national de fabrication de masques, notre ministre de tutelle est intervenue auprès du ministère en charge du commerce et de l’industrie et de l’ESITH qui dispose d’un laboratoire, pour exonérer les coopératives des frais de test de conformité», explique Youssef Hosni, directeur de l’ODCO (voir entretien). Cette demande a été acceptée et a permis jusque-là la certification de 15 coopératives totalisant 103 adhérents dont 85% de femmes. Ces unités ont fait appel à 200 employés supplémentaires pour les aider dans la fabrication au moment où d’autres coopératives finalisent leur processus de certification.

Les coopératives à la rescousse des familles nécessiteuses

Pour appuyer la commercialisation des coopératives, l’ODCO a lancé l’initiative «SAC» (Solidaire avec les coopératives) en partenariat avec l’association Maroc Impact et la Fondation Smart. «Il s’agit d’une ingénierie inédite qui concerne la distribution de 4.000 paniers solidaires aux familles nécessiteuses au niveau de la région de Casablanca et Agadir. Ces paniers sont approvisionnés 100% du tissu coopératif rural de par leur contenant et leur contenu», apprend-on du directeur de l’ODCO.
Et d’ajouter qu’ «il a fallu faire preuve de beaucoup d’ingéniosité et de créativité pour réfléchir à la solution idoine à apporter pour réduire l’impact sur les coopératives».

Les grands axes de la relance

L’appui à la commercialisation figure parmi les axes de relance définis par l’Office. L’idée étant de renforcer la commercialisation électronique à travers la mise en place de partenariat avec des plates-formes électroniques déjà existantes.
L’Office se penche également sur la mise en place de plate-formes propres en partenariat avec une école d’ingénieurs marocaine, à mettre gracieusement à la disposition des coopératives. L’ODCO est actuellement en pourparlers avec les grands distributeurs, notamment «Amana» pour définir des offres avantageuses au profit du secteur de l’économie sociale et solidaire. L’Office mise par ailleurs sur le volet communication.

Des campagnes sont prévues dans ce sens pour promouvoir le consommer local voire «solidaire». Pour assurer un bon redémarrage des coopératives, l’ODCO œuvre à la vulgarisation des différents dispositifs de financements disponibles que cela soit dans le cadre du Fonds Covid-19 ou dans le cadre du programme Intelaka. Ceci passe à travers l’élaboration de guides et de capsules ou encore la sensibilisation des coopératives à la tenue de leurs assemblées générales et l’élaboration de leurs bilan comptables financiers et moraux afin qu’ils soient éligibles aux mécanismes de financement prévus.

L’Office continuera, par ailleurs, son appui aux coopératives pour contribuer à cet effort de fabrication de masques. Il est même question de propulser les coopératives cosmétiques en avant pour l’octroi de certificats nécessaires pour la fabrication de gels hydroalcooliques. Autres actions dans le pipe : l’accompagnement des coopératives dans l’aménagement de leurs espaces de production et dans le processus des agréments et labels de qualité. Ces certificats se veulent un gage de qualité, de durabilité et de pérennité des coopératives et de leur développement.
Rappelons que le tissu coopératif marocain est constitué de 27.262 coopératives, soit 563.776 adhérents dont 35% de femmes. Les coopératives 100% féminines avoisinent les 4.525 unités.

Coronavirus Maroc : les tests de dépistage frôlent pour la première fois le seuil de 7.000 par jour

Par Mohamed Chakir Alaoui – le360.ma – 21/05/2020

Coronavirus Maroc Institut Pasteur-3

Une étape du protocole de dépistage de la présence du coronavirus SARS-CoV-2
à l’Institut Pasteur-Maroc de Casablanca. © Copyright : DR

La capacité quotidienne de dépistage du Covid-19 dans les 15 laboratoires relevant des hôpitaux du Maroc va presque doubler dans les prochains jours pour atteindre 10.000 tests de virologie, a affirmé, interrogé par Le360 le directeur du Laboratoire national d’hygiène de Rabat, le docteur Mohamed Rhajaoui.

A la date du 21 mai 2020, le nombre des tests de dépistage s’établit à 112. 997, dont 6.993 ont été réalisés au cours de ces dernières 24 heures. Les laboratoires utilisent les tests PCR (pour Polymerase Chain Reaction), plus performants, dont l’efficacité est reconnue à l’échelle mondiale. Ces tests moléculaires très spécifiques sont capables de détecter la présence du coronavirus SARS-CoV-2.

Ces tests s’effectuent moyennant un prélèvement à l’aide d’un grand coton-tige, enfoncé très profondément dans une fosse nasale.

En plus des tests PCR, le ministère de la Santé a adopté ce qu’on appelle les tests rapides antigéniques, différents de la technique du PCR. Il a dernièrement commandé de Corée du Sud près de 100.000 de ces tests. Les tests sérologiques sont simples d’usage et rapides. Ils s’effectuent par un simple prélèvement de sang, avec une goutte récupérée au bout d’un doigt ou une prise de sang, analysée dans un laboratoire de biologie médicale.

Le360 avait d’ailleurs réalisé un reportage au CHU Ibn Rochd de Casablanca dans une unité dédiée au dépistage sérologique du Covid-19.
Le professeur Maha Soussi Abdellaoui, chef du service de parasitologie, qui abrite cette cellule dédiée aux analyses sur des prélèvements de sang, nous a expliqué que cette technique consiste à rechercher deux types d’anticorps du coronavirus (IGG et IGM).

Les résultats de ces tests sont fournis en 15 mn. En cas de résultat positif, les patients sont alors soumis aux tests PCR, qui nécessitent un laps de temps de 3 à 5 heures.

Selon un décompte réalisé par Le360 auprès des hôpitaux le nombre de tests quotidiens s’établit, en moyenne, de la façon suivante:

– Institut Pasteur de Casablanca 1.000
– CHU Ibn Rochd et UM6SS, Casablanca: 500
– Institut national de santé de Rabat: 1.000
– CHU Rabat, Hôpital Zayed Ibn Sultan: 100 en moyenne
– Hôpital Moulay Abdellah Salé: 200
– Hôpital Beni-Mellal: 400
– Hôpital Nador: 50
– Hôpital Tanger : 300
– Hôpital Tétouan : 200
– CHU d’Agadir: 100
– Hôpital de Ouarzazate: 400
– CHU de Fès: 400
– CHU de Marrakech: 450
– Unité mobile de dépistage: 500
– Hôpital militaire Mohammed V de Rabat et Hôpital militaire Meknès: capacité non communiquée
– Dakhla et Laâyoune sont par ailleurs dotés de laboratoires qui ne sont pas encore opérationnels.

COVID-19 : LE MAROC SÉCURISE SON STOCK DE CÉRÉALES

agrimaroc.ma – 21/05/2020

Covid-19-Le-Maroc-sécurise-son-stock-de-céréales

Le Maroc a déjà stocké la moitié des besoins annuels en céréales dans les silos.

En vue des perturbations annoncées sur le marché mondial, le Maroc est en train de sécuriser son stock de céréales. Avec des prévisions tablant sur une récolte de céréales maigre, le volume des importations s’est chiffré à 3,5 millions de tonnes, jusqu’à la fin du mois d’avril.

Cette forte hausse des importations de 38% intervient après la liberté donnée aux importateurs de saisir les opportunités sur les marchés internationaux, indique l’Opinon, d’autant plus que le pays a suspendu les droits de douanes sur le blé. Actuellement, le Maroc a stocké la moitié des besoins annuels des minotiers dans les silos. La tendance devrait encore s’accentuer puisque plusieurs grands bateaux céréaliers sont attendus les deux prochains mois à Casablanca, Jorf Lasfar et Agadir.

Du fait de la sécheresse et de la crise du coronavirus, beaucoup de pays sont désireux d’augmenter leurs achats afin de sécuriser les approvisionnements en produits agricoles et alimentaires. En Asie, par exemple, les pays se ruent vers le riz avec des importations faramineuses.

Pour rappel, la Russie a décidé de suspendre temporairement ses exportations de céréales (blé, orge, maïs, seigle), l’Ukraine a presque atteint son quota d’exportation pour le blé. Par ailleurs, beaucoup de pays de l’Union Européenne comme la France ont revu leurs prévisions, pour les exportations de céréales, à la hausse.

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