Archives de mai 2020

Réflexion sur la sécurité des laboratoires de recherche scientifique dans nos universités

Par Rachida Mimouni – libe.ma – 13/05/2020

par un Professeur à la Faculté des sciences d’Agadir
Laboratoire de biotechnologies microbiennes et protection des végétaux
Université Ibn Zohr

Réflexion sur la sécurité des laboratoires de recherche scientifique dans nos universités

En ce moment où le monde entier est touché par cette étrange pandémie du Covid-19 causée par le coronavirus SARS 2 (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère 2) et où plusieurs groupes de professeurs chercheurs biologistes microbiologistes, immunologistes, généticiens et autres ont répondu à l’appel d’offres du CNRST pour soumettre des projets de recherche en relation avec le Covid-19, il est important de rappeler que l’OMS a publié plusieurs éditions de son « Manuel de sécurité biologique ».

Ce manuel incite tous les pays à accepter et à appliquer les concepts de base de la sécurité biologique et à mettre au point des recueils nationaux de directives pratiques ou codes de bonnes pratiques destinés aux laboratoires de leur territoire où sont manipulés des micro-organismes pathogènes.

Les questions qui méritent d’être posées sont :

  1. quel est l’état des lieux de nos laboratoires de recherche en matière de sécurité biologique?
  2. quel est l’état des équipements de nos laboratoires ?
  3. quelles nouvelles formations ont suivi nos professeurs chercheurs et nos doctorants pour mener des recherches scientifiques sur des virus ou des particules virales ?

Il m’est difficile de répondre à ce questionnement, car cela demande plusieurs enquêtes et des autorisations et un budget pour le réaliser. Mais ce qui est faisable en ce moment, c’est de rappeler certaines bases de la sécurité et de la sûreté biologique.

La sécurité biologique consiste dans la mise en œuvre d’un certain nombre de principes, de techniques et de pratiques de confinement visant à prévenir le risque accidentel d’exposition du personnel à des agents pathogènes ou à des toxines, ou encore de libération de telles substances.

La sûreté biologique consiste dans la mise en place d’un certain nombre de mesures d’ordre administratif et de gestion du personnel, en vue de réduire le risque de perte, de vol, d’utilisation à mauvais escient, de détournement ou de libération délibérée d’agents ou de toxines.

En ce qui concerne les micro-organismes manipulés dans les laboratoires et pour assurer une bonne sécurité biologique, on distingue quatre groupes de risque 1, 2, 3 et 4. Ils sont énumérés entre faible et important pour les individus ou la collectivité.

  • Groupe de risque 1 (risque faible ou nul pour les individus ou la collectivité)
    Micro-organisme qui, selon toute probabilité, ne peut causer de maladie humaine ou animale.
  • Groupe de risque 2 (risque modéré pour les individus, faible pour la collectivité)
    Germe pathogène capable de provoquer une maladie humaine ou animale mais qui ne représente vraisemblablement pas un sérieux danger pour le personnel de laboratoire, la collectivité, le bétail ou l’environnement. Une exposition en laboratoire est susceptible d’entraîner une infection grave, mais qui peut être traitée ou prévenue efficacement; par ailleurs le risque de propagation de l’infection est limité.
  • Groupe de risque 3 (risque important pour les individus, faible pour la collectivité)
    Germe pathogène qui cause habituellement une grave maladie humaine ou animale, mais qui ne se transmet généralement pas d’un individu à l’autre. Il existe un traitement et des mesures préventives efficaces.
  • Groupe de risque 4 (risque important pour les individus comme pour la collectivité)
    Germe pathogène qui cause habituellement une grave maladie humaine ou animale et peut se transmettre facilement d’un individu à l’autre, soit directement, soit indirectement. Il n’existe généralement ni traitement, ni mesures préventives efficaces.
    Les laboratoires qui manipulent les différents groupes de risque microbien doivent assurer un niveau de sécurité biologique qui justifie leurs activités. Ces laboratoires sont classés sur la base de leur type d’organisation, de leur mode de construction, de leurs moyens de confinement et des appareillages du laboratoire ainsi que sur les pratiques et modes opératoires pour travailler sur les différents groupes de risque.

En fonction de ces différents indices, les laboratoires sont désignés comme suit :

  • Les laboratoires de base (niveau de sécurité biologique 1 et 2).
    Dans ce groupe, on peut citer tous les laboratoires d’enseignement (niveau de sécurité biologique 1) et les laboratoires de recherche scientifique des établissements universitaires (niveau de sécurité biologique 2) qui manipulent les micro-organismes (laboratoire de microbiologie, laboratoires de génétique, ….). Ces laboratoires sont appelés à appliquer les bonnes techniques microbiologiques pour les premiers (niveau de sécurité biologique 1) et à utiliser des enceintes de sécurité biologique contre le risque d’aérosols, des vêtements protecteurs et des logos de risque biologique pour les second (niveau de sécurité biologique 2).
  • Les laboratoires de confinement (niveau de sécurité biologique 3).
    Ce sont des laboratoires de diagnostic spécialisé et/ou de recherche. En plus des exigences des laboratoires de niveau de sécurité 1 et 2, ils doivent utiliser des vêtements spéciaux, réglementer l’accès dans les locaux, appliquer un flux d’air dirigé, utiliser des enceintes de sécurité biologique (ESB) ou tout autres moyen de confinement primaire pour l’ensemble de leurs activités.
  • Les laboratoires de confinement à haute sécurité (niveau de sécurité biologique 4).
    Ces laboratoires manipulent des germes pathogènes dangereux. En plus des exigences du niveau de sécurité biologique 3, ils doivent installer un sas à air à l’entrée, une douche à la sortie et une élimination spécifique des déchets. Ils doivent être équipés d’enceintes de sécurité biologique (ESB classe III) ou combinaisons pressurisées utilisées avec une ESB classe II, des autoclaves à deux portes formant sas mural et l’air des locaux doit être filtré.

En suivant ces recommandations qu’on peut résumer en cinq points

  1. bonnes techniques microbiologiques,
  2. systèmes de confinement appropriés,
  3. installations bien conçues et agencées,
  4. des équipements correctement utilisés et entretenus,
  5. personnel qualifié, ces laboratoires peuvent réduire au minimum les risques pour le personnel, la population, les animaux, les végétaux et l’environnement dans son ensemble.

D’après mon expérience de plus de 30 ans dans l’enseignement théorique et pratique de microbiologie et en tant que responsable d’une équipe de recherche dans ce domaine, je peux affirmer que nos laboratoires d’enseignement et de recherche ne répondent pas aux exigences des laboratoires de base (niveau de sécurité biologique 1 et 2).
Et bien évidement aucun laboratoire de niveau de sécurité 3 ou 4. Toutes les expériences de pointe qui nécessitent beaucoup d’attention du point de vue sécuritaire sont réalisées en collaboration avec des laboratoires externes nationaux et internationaux.

En ces jours de confinement total, à cause de la maladie du Covid-19, loin de nos amphithéâtres et de nos laboratoires d’enseignement et de recherche, je ne peux que formuler certaines recommandations basées sur mes observations dans le but de classer nos laboratoires dans le niveau 1 et 2 de sécurité biologique :

  1.  veiller au respect de l’application du code de bonnes techniques de laboratoire (manuel interne propre à chaque laboratoire),
  2. limiter l’accès au personnel et aux visiteurs autorisés,
  3. renforcer les mesures de protection individuelle (vêtement de protection, lieux d’entreposage des vêtements,…),
  4. revoir le mode de gestion des appareils et des équipements (entretien, maintenance, gaz, électricité,…),
  5. revoir le mode de gestion des produits chimiques et du petit matériel (locaux sécurisés et bien équipés en étagères et placards sécurisés pour les produits dangereux,…),
  6. veiller sur la propreté et la désinfection des locaux,
  7. évaluer le risque avant l’introduction de tout nouvel agent microbien pour déterminer s’il faut revoir le niveau de sécurité biologique (passage à un niveau supérieur),
  8. recruter des techniciens professionnels pour les laboratoires de recherche ou à la limite une unité commune pour la préparation, la stérilisation du matériel et la destruction des déchets contaminés,
  9. prévoir des moyens financiers pour la formation continue des professeurs chercheurs, des doctorants et des techniciens,
  10. en plus de l’évaluation à mi-parcours des activités et de la production scientifique des structures de recherche accréditées, il faut instaurer un système d’audit bi-annuel pour renouveler cette accréditation.
    Le respect de ces recommandations constitue un premier pas pour éviter des accidents de contamination par des agents dangereux qui pourraient échapper à tout contrôle.

 

La Fondation Mohammed VI pour la réinsertion des Détenus annonce le lancement du Programme intégré d’accompagnement au profit des enfants

maroc-diplomatique.net – 12/05/2020

La Fondation Mohammed VI pour la Réinsertion des Détenus procède, à partir du mercredi 13 mai 2020, à la mise en œuvre des premières activités de solidarité programmées au titre du Programme intégré d’accompagnement et de suivi à distance au profit des enfants ayant bénéficié de la Grâce Royale et d’alternatives au placement institutionnel, lancé par la Fondation et l’UNICEF et leurs partenaires, le lundi 11 mai 2020, sous le signe « l’Enfant, c’est Maintenant ».

Tantan: Distribution de projets générateurs de revenus au profit ...

Ainsi, plus de 75 enfants scolarisés parmi les enfants bénéficiaires du présent programme bénéficieront de dons en Tablettes numériques afin de leur permettre de continuer leur scolarité à distance à l’instar des autres élèves, et d’accéder aux différents contenus éducatifs et pédagogiques complémentaires mis à leur disposition à l’initiative de la Fondation grâce au concours de partenaires spécialisés en la matière.

Cette action sera conduite en parallèle avec une deuxième initiative solidaire au profit de plus de 346 familles précaires des enfants objet du programme cité ci-dessus, sous forme d’aides en denrées alimentaires et kits d’hygiène sanitaires.

Fondation

En étroite coordination avec les autorités locales compétentes et grâce à leur appui, sont mobilisés pour la conduite de ces deux actions solidaires, l’ensemble des cadres des 8 Centres d’accompagnement et de Réinsertion relevant de la Fondation Mohammed VI, déployés dans différentes régions du Royaume :  Casablanca, Fès, Tanger, Salé, Oujda, Beni Mellal, Marrakech et Agadir.

Les opérations de distribution des dons sont conduites en respect total des mesures de prévention préconisées par le Maroc pour endiguer la propagation du nouveau Coronavirus – Covid 19, notamment celles applicables durant la période de confinement et de l’état d’urgence sanitaire. A cet effet, et par souci de veiller à la sécurité des enfants et familles concernées, les Tablettes ainsi que les Paniers et Kits ou bons d’achat sont acheminés jusqu’à chez eux ou aux points d’achat limitrophes.

Pour rappel, ces deux actions interviennent dans le sillage du programme intégré conçu par la Fondation Mohammed VI en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) et cofinancé par l’Union Européenne dans le cadre du programme “Himaya”, dédié aux enfants ayant bénéficié d’alternatives au placement institutionnel en réponse à la conjoncture de Pandémie et d’état d’urgence sanitaire actuels. Lequel programme ayant pour objectif d’assurer une réinsertion socio-économique efficace des enfants anciens pensionnaires des établissements pénitentiaires et des Centres de Protection de l’Enfance, tout en veillant à la garantie de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Gestion déléguée des transports : Le Grand Agadir évaluera son contrat avec Alsa

lematin.ma – 12/05/2020

Gestion déléguée des transports : Le Grand Agadir évaluera son contrat avec Alsa

Le Grand Agadir s’apprête à évaluer son contrat de gestion déléguée du transport collectif de personnes par autobus.

«Cette évaluation s’inscrit dans le contexte institutionnel marqué par l’urgence de procéder à la révision du contrat liant la société délégataire Alsa City Agadir et l’Autorité délégante», indique le Conseil de la ville.

Rappelons que la gestion déléguée du transport collectif couvre 9 communes du Grand Agadir. Elle avait démarré en septembre 2010.

Hôtellerie: RISMA lâche le Sofitel Royal Bay d’Agadir

par Yassine Saber – lavieeco.ma – 12/05/2020

Avant l’expiration, le 30 juin 2020, du contrat de location-gérance liant le groupe RISMA à la société ABS Holding, l’hôtel Sofitel Agadir Royal Bay Resort (ex-Millenium) a mis les clés sous le paillasson en attendant un repreneur de cet actif hôtelier commercialisé sous l’enseigne Sofitel, marque de luxe du groupe Accor. Pourtant, il s’agit là d’un des meilleurs établissements touristiques en front de mer à Agadir, qui enregistre un taux moyen pondéré d’occupation de 74%. D’une capacité de 273 chambres, soit 546 lits, le Sofitel Agadir Royal Bay Resort a été mis en exploitation par RISMA (locataire) suite à la signature, en avril 2004, d’un contrat de location avec le propriétaire émirati de l’établissement, la société ABS Holding. Ledit contrat porte sur une durée de 10 ans et 8 mois, renouvelable après l’échec de sa commercialisation sous la chaîne touristique «Millenium». Il a donc été renouvelé… jusqu’à sa résiliation cette année.

Une première séance de conciliation ce mardi
La commission préfectorale d’enquête et de conciliation d’Agadir-Ida Outanane, instituée par l’article 557 du Code du travail, a procédé à l’encadrement des négociations avec les parties prenantes en vue de parvenir à un accord avec les salariés de cet hôtel -notamment les représentants syndicaux du personnel- le Groupe Risma ainsi que l’Inspection de travail, qui assure le secrétariat de la commission, et d’autres intervenants. À cet égard, une première réunion a été programmée aujourd’hui, mardi 12 mai, au siège de la Wilaya de la région Souss-Massa pour étudier la situation de l’établissement après la saisine de sa cession d’activités n’a été émis pour cette fermeture, «aucun accord n’a été scellé pour le moment avec le personnel», précisent les représentants des salariés. En plus des collaborateurs titulaires (contrats CDI), estimés à plus de 210 salariés, cette cession d’activité impacte aussi les collaborateurs intérimaires. Par ailleurs, les raisons de cette fermeture pourraient être liées à un différend avec le propriétaire de l’hôtel, à commencer par l’échec de l’opération de rénovation de l’établissement.

Une rénovation qui se fait toujours attendre
Selon des sources proches du dossier, une chambre témoin a déjà été préparée pour cette opération. En vain. Pour rappel, après la mise en exploitation de l’hôtel par RISMA, cette société cotée à la Bourse de Casablanca a réalisé une série de travaux au sein l’hôtel, concernant principalement la finition des chambres, l’aménagement de la plage et de la piscine, ainsi que la construction d’un restaurant, d’un centre de conférence et d’un night-club. Lors de la publication de ses résultats financiers au 31 décembre 2019, au sujet de l’indicateur de la dette, RISMA avait souligné que la dette de 2018 et 2019 avait été retraitée de la dette relative au loyer de l’hôtel Sofitel Agadir Royal Bay Resort. En effet, RISMA verse aux propriétaires de l’unité un loyer indexé sur le chiffre d’affaires afin d’optimiser les charges en cas de baisse d’activité. Par ailleurs, Risma est propriétaire du Sofitel Agadir Thalassa & Spa, et non du Sofitel Agadir Royal Bay. Le premier dispose d’une capacité d’hébergement de 173 chambres. L’ouverture de cet hôtel a eu lieu en mars 2012, au terme d’une période de construction ayant nécessité une enveloppe de 531 MDH.

AGADIR : LE DÉPARTEMENT DE L’AGRICULTURE PROJETTE LA RÉGÉNÉRATION DE 378 HA D’ARGANIERS

agrimaroc.ma – 12/05/2020

L’ANDZOA a alloué 48,3 millions de DH pour un projet de plantation et d’entretien arboricole d’arganiers.

Agadir-Le-département-de-l-agriculture-projette-la-régénération-de-378-ha-d-arganiers

Un projet d’envergure de régénération d’arganiers sur une superficie de 378 hectares attend la région d’Agadir. L’opération, qui fait l’objet d’un appel d’offres, concernera 4 communes de la région : Amskroud (116 ha), Aziar (112ha), Tamri (100 ha) et Tikki (50 ha).

Le Royaume est sur un projet global de plantation de 10.000 ha d’arganier sur une période de 6 ans, pour un investissement de 49,2 millions de dollars, cofinancé par le Fonds Vert pour le Climat. En effet, l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA) œuvre pour le projet de réalisation des travaux de plantation et d’entretien arboricole d’arganiers et de plantes aromatiques et médicinales (PAM).

Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme Développement de l’arganiculture en environnement dégradé (DARED). Ce dernier concerne les périmètres situés dans trois provinces et prévoit la plantation et l’entretien arboricole d’arganiers et de câpriers en intercalaire sur une superficie de 700 ha dans la province d’Essaouira, 60 ha pour Sidi Ifni et 710 ha pour Tiznit répartis en deux lots.

La réserve de biosphère de l’arganeraie au Maroc couvre une superficie d’environ 2,5 millions d’hectares (toutes essences forestières confondues) et l’arganier y occupe la part la plus importante avec une superficie de 830.000 hectares.

 

Un site très intéressant à consulter : lesgardiensdelatlas.org

Coronavirus : les fake news se multiplient sur le prolongement du confinement

challenge.ma – 11/05/2020

Officiellement, le confinement sera levé le 20 mai prochain. Mais, en attendant, les fake news sur un probable prolongement de ce délai se multiplient.

Plus la date du 20 mai approche et plus les spéculations sur la levée ou non du confinement se renforcement. En effet, depuis quelques jours, d’aucuns laissent entendre que la date prévue du 20 mai pour lever le confinement serait repoussée au 10 juin.

Il s’agit d’une fake news d’autant plus qu’il n’y a aucune communication officielle de la part du gouvernement sur un quelconque prolongement du confinement au-delà du 20 mai, en tous cas jusqu’à présent, et ce même si les cas de contamination ont augmenté ces derniers jours. D’ailleurs, Saad Eddine El Otmani doit présenter les détails du plan de déconfinement le 18 mai prochain au parlement.

Coronavirus : Situation le mardi 12 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
.
Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
.
 10H00  12-05-2020
Guéris : 2930
Décès : 188
Cas confirmés : 6380
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 64299
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,68 %
Casa Settat
27,16 %
​​Daraa-Tafilalet
8,95 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.03 %
Fès Meknes
14,01 %
Guelmim Oued Noun
0,67 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,06 %
Marrakech Safi
19,00 %
Oriental
2,76 %
Rabat Salé Kenitra
10,20 %
Souss-Massa
1,11 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
14,36 %

Covid-19/Souss-Massa : 2 nouveaux cas confirmés, 71 au total (DRS)

mapexpress.ma – 11/05/2020

Covid-19/Souss-Massa : 2 nouveaux cas confirmés, 71 au total (DRS)

Deux nouveaux cas d’infection au nouveau coronavirus (Covid-19) ont été confirmés au cours des dernières 24 heures, au niveau de la région de Souss-Massa, portant à 71 le nombre total des cas de contaminations.

Un des deux nouveaux cas a été enregistré au niveau d’Inezgane-Ait Melloul, portant à 39 le nombre des personnes contaminées au Covid-19 dans cette préfecture alors que le deuxième cas été recensé au niveau de la province de Taroudant, selon des données de la Direction régionale de la santé.

Le nombre des cas exclus après des résultats négatifs d’analyses effectuées au laboratoire, durant ces dernières 24 heures se chiffre, quant à lui, à 1.958 indique-t-on de même source.

Par ailleurs, le nombre de décès s’est stabilisé à 7, dont trois au niveau de la préfecture d’Agadir Ida-Outanane, deux à Chtouka-Ait-Baha, un seul cas à la préfecture d’Inezgane-Ait Melloul et un autre à Tata, tandis qu’aucun cas de décès n’a été enregistré dans les provinces de Tiznit et de Taroudant.

Coronavirus – Le Maroc veut suspendre le remboursement des voyages

balkis – tunisienumerique.com – 11/05/2020

Ce lundi 11 mai 2020, le ministère marocain du Tourisme a présenté un projet de loi visant à permettre aux opérateurs touristiques et compagnies aériennes de ne plus devoir rembourser les prestations annulées en pleine pandémie du coronavirus.

Ce projet de loi vise à aider le tourisme marocain à passer la crise financière et concerne les «réservations de voyage, les séjours touristiques et le transport aérien» annulés «entre le 1er mars 2020 et le 30 septembre 2020». Il vise à permettre aux opérateurs de proposer une prestation équivalente, plutôt qu’un remboursement.

La police française verbalise des Marocains qui manifestaient devant l’ambassade du Maroc à Paris

par Mohamed Darouiche – fr.hespress.com – 11/05/2020

La police française verbalise des Marocains qui manifestaient devant l’ambassade du Maroc à Paris

La police française a infligé des amendes de 135 euros à l’encontre de plusieurs dizaines de Marocains ayant participé à une manifestation devant l’ambassade du Maroc à Paris pour exiger leur retour vers le Maroc.

Dernièrement, plusieurs dizaines de Marocains bloqués en France ont tenté de faire porter leur voix en manifestant devant l’ambassade du Maroc à Paris, dans le but de demander à ce qu’ils soient rapatrier dans leur pays d’origine. Malheureusement pour eux, tout ne s’est pas passé comme ils le désiraient puisque la police française est rapidement intervenu afin de mettre un terme à ce rassemblement.

Les autorités locales ont décidé de frapper fort en infligeant à une quarantaine de personnes une amende de 135 euros, correspondant au non respect des règles du confinement dans l’hexagone, tandis que 10 ont réussi à partir avant d’être verbalisé.

Officiel : le Maroc a, enfin, autorisé l’exportation de masques à l’étranger

par Wadie El Mouden – leconomiste.com – 11/05/2020

Moulay Hafid Elalamy

L’annonce a été faite, lundi 11 mai, par le ministre de l’Industrie et du commerce, Moulay Hafid Elalamy (MHE), lors de la séance plénière hebdomadaire des questions orales à la Chambre des représentants.

Le Maroc compte à ce jour 23 usines qui fabriquent des masques de protection en tissu non tissé à usage non médical. La capacité de production nationale de ce produit subventionné par le fonds spécial Covid-19 (vendus à 80 centimes l’unité) a atteint 10 millions de masques par jour. «Le marché local n’est pas en mesure d’absorber cette production. Les masques sont aujourd’hui suffisamment disponibles dans les officines. Le rythme de livraison aux pharmacies a dû baisser de 6 à 2 millions d’unités par jour», a affirmé le ministre.

Pour mieux se préparer au déconfinement, le Maroc a sécurisé un stock stratégique de 50 millions de masques en tissus non tissés, a-t-il ajouté, avant d’annoncer la nouvelle: « Depuis hier, nous avons décidé d’ouvrir l’export. Les industriels ont besoin d’exporter afin de pouvoir préserver leurs capacités de production. Certains pays, notamment la France, ont trouvé que les masques en tissus non tissés produits au Maroc répondent à leurs besoins, d’un point de vue technique», a-t-il ajouté. Le ministre fait ici allusion aux informations selon lesquelles deux industriels marocains auraient pu «certifier» leurs produits auprès du centre d’expertise et d’essais de la Direction générale de l’armement (ce qui ne veut en aucun cas dire que l’armée française allait s’approvisionner auprès de ces deux entreprises comme cela a pu être interprété par certains médias).

La reprise de l’export reste toutefois conditionnée par l’atteinte du niveau de stockage stratégique, soit 50 millions de masques, a précisé le ministre, n’excluant pas une nouvelle suspension si l’offre risquait de ne pas suffire pour répondre à la demande locale.

La même approche sera adoptée pour les masques en tissu lavables dont la production a atteint 2 millions d’unités par jour, selon les chiffres communiqués par MHE. «Nous allons atteindre progressivement le stock de sécurité, soit 15 millions d’unités», a affirmé le ministre. Cela ne l’a pas empêché d’autoriser l’exportation de ces masques lavables et réutilisables, mais seulement à condition d’écouler 50% de la production sur le marché local.

Maroc : lancement bientôt d’une application de suivi des cas éventuels d’exposition au Covid-19

benin24tv.com – 12/05/2020

Une application de notification d’exposition au coronavirus sera bientôt lancé au Maroc pour permettre de diagnostiquer les contacts et de les prendre en charge plus rapidement.

Ainsi, lors d’une conférence de presse conjointe à distance, lundi à Rabat, avec le ministère de l’Intérieur consacrée à la présentation de cette application, que cette solution informatique, qui portera le nom de «Wiqaytna» (notre prévention), le directeur de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies au ministère de la Santé, Mohamed El Youbi, a affirmé que cette application permettra de diagnostiquer les contacts des personnes confirmées positives au Covid-19 et de les prendre en charge plus rapidement.

Le responsable sanitaire souligne que cette solution s’inscrit dans le cadre du renforcement du système de notification des contacts des cas confirmés positifs au Covid-19, puisqu’il permettra de prendre en charge les contacts avant l’apparition des symptômes, d’éviter les complications et les décès et de limiter la transmission du virus à d’autres personnes et sa propagation dans la société.

Cette application, a-t-il poursuivi, se basera sur l’échange de l’identité de l’utilisateur via Bluetooth entre deux smartphones, dont l’un appartient à une personne qui sera identifiée plus tard comme un cas confirmé d’infection au coronavirus, tandis que le deuxième téléphone appartient au contact qui recevra une notification comprenant un ensemble de recommandations en lien avec la prise en charge de son cas.

Il a en outre relevé que cette solution informatique permettra au système de santé national d’avoir un canal supplémentaire pour identifier et suivre les contacts, et aidera également le pays à ne pas passer à la troisième phase de l’épidémie, et à prendre les bonnes décisions et mesures pour contenir la propagation de cette pandémie et de la surmonter.

De son côté, le gouverneur-directeur des systèmes informatiques et de la communication au ministère de l’Intérieur, Abdelhak El Harrak, a expliqué que cette application, un pur produit marocain, a été développée par une équipe de 40 personnes de différents secteurs publics et privés, sur la base des principes d’intelligence collective, d’innovation et de flexibilité, notant que ce projet citoyen par excellence a connu une participation volontaire d’un groupe d’entreprises nationales émergentes.

Il a également souligné que le souci de protéger la vie personnelle et les données privées des citoyens a toujours été au cœur du projet, affirmant que cette application, qui sera téléchargée de façon volontaire par les citoyens, ne sera utilisée que pendant la période de la pandémie.

L’application sera disponible sur «Play Store»«iOS» et «Huawei», a-t-il indiqué, relevant que toutes les données qui seront stockées par l’application seront supprimées après la fin de la pandémie.

Le responsable a aussi révélé qu’un essai à grande échelle de l’application sera lancé, à partir de la semaine prochaine, dans certains centres du groupe Office chérifien des phosphates (OCP), en attendant le lancement de la première version de l’application plus tard.

Au 11 mai, le Maroc enregistre 6281 cas positifs, dont 188 décès et 2811 guérisons. Le taux de létalité du Covid-19 dans le Royaume, troisième pays le plus touché d’Afrique après l’Afrique du Sud et l’Égypte, se situe aujourd’hui à 3 %.

Souss Massa : Les syndicats de la santé accusent le délégué régional de mauvaise gestion de la crise sanitaire

par Khadija KHETTOU – fr.hespress.com – 11/05/2020

Souss Massa: Les syndicats de la santé accusent le délégué régional de mauvaise gestion de la crise sanitaire

Les syndicats du secteur de la Santé de la région de Souss Massa ne sont pas contents de la gestion de la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19 par le délégué régional du ministère de la Santé, et ils ne le cachent pas. 

Dans une lettre adressée le 8 mai au ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, le bureau régional de la fédération nationale du secteur de la Santé de Sous Massa relevant de l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), le bureau régional (S.M) du syndicat national de la santé relevant de la CDT et le syndicat indépendant des médecins du secteur public de la région de Souss Massa ont indiqué que plusieurs cadres de la santé ont été touchés par le coronavirus dans la région depuis le début de la pandémie.

Cela revient selon ces syndicats, « et de façon directe, à la mauvaise gestion du secteur au niveau régional, et la prise de décision hâtive, individuelle et non justifiée par le délégué régional, et son laisser aller dans l’exécution des consignes mentionnées dans les circulaires ministérielles, surtout celle concernant la protection des professionnels de la santé ».

Tout en pointant du doigts le délégué régional du ministère de la Santé dans la région de Souss Massa, les 3 syndicats font savoir dans leur lettre qu’il a été « décidé de transférer plusieurs activités médicales et chirurgicales de l’hôpital Hassan II d’Agadir vers celui d’Inezgane, sans consultation des responsables concernés et en l’absence totale des conditions préalables mentionnées dans la circulaire ministérielle 19DHSA2020”.

Les trois syndicats à la région de Souss Massa poursuivent dans ce sens, « qu’un tel transfert d’activité d’un hôpital à un autre, a connu en parallèle le déplacement permanent des patients et des médecins entre les deux structures », soulignant que « près de 50 médecins spécialistes ont été affectés à l’hôpital d’Inezgane, quoique la capacité d’accueil de l’hôpital régional d’Agadir Hassan II, soit largement suffisante jusqu’à présent, contrairement à l’hôpital d’Inezgane qui ne peut pas supporter de grandes vagues de patients venant d’Agadir, surtout en l’absence de la logistique et des ressources humaines nécessaires”.

Ce transfert, poursuivent les trois syndicats, a engendré une « pression certaine sur les services de l’hôpital d’Inezgane, outre l’encombrement des patients en l’absence des conditions de prévention et d’hospitalisation”.

Mais pas que ! Les trois syndicats de la santé soulignent que « ce contexte exceptionnel lié à la pandémie du Covid-19 et cette pression a causé la contamination par le nouveau coronavirus d’une infirmière en réanimation et anesthésie ainsi qu’un médecin interne (femme) travaillant aux Urgences de l’hôpital d’Inezgane, et l’examen de plusieurs cadres de la santé au Covid-19”.

D’autres consignes ministérielles n’ont pas été respectées pas le délégué régional de Souss Massa, ajoutent encore les syndicats de la région, précisant qu’elles concernent la circulaire 32DELM/2020 sur le suivi journalier de l’état de santé des cadres qui s’occupent des patients et la mise à disposition  des outils nécessaires pour les protéger.

« Cela a été la cause principale de la non-détection rapide du virus chez un infirmier urgentiste de l’hôpital Hassan II, qui a assuré la garde pendant la soirée du 25 avril au dimanche 26 avril, malgré la fièvre, et qui n’a arrêté son travail que le 1er mai, date de la confirmation de sa contamination par le Covid-19″,  expliquent les syndicats de la santé.

Par ailleurs, une source bien informée au sein de l’hôpital d’Inezgane a confirmé à Hespress FR la véracité de tout ce que les syndicats avancent.

Notre source nous a en effet expliqué que « l’hôpital d‘Agadir a été dédié spécialement pour les patients Covid-19, et pour que tout se passe dans les normes au sein de l’établissement, ils ont transféraient le personnel d’Inezgane vers Agadir et les spécialités de l’hôpital d’Agadir vers Inezgane, ce qui a engendré des conflits« , notant que la décision ne revient pas uniquement au délégué régional de Souss Massa qui “apparemment” a d’autres problèmes avec les cadres de la santé de la région qui pâtissent, manifestement, d’un problème de « communication » avec le responsable régional.

En affirmant qu’en effet l’hôpital d’Inezgane ne dispose pas de la capacité nécessaire pour accueillir un grand nombre de patients, notre source nous indique que « l’établissement est classé premier dans le dépistage du Covid-19 dans la région, mais une fois testé positif, le patient est  transféré à l’hôpital d’Agadir ».

Arrêté à Agadir, « Moul l’casque » sera poursuivi en vertu de la loi antiterroriste

Par Mohamed Deychillaoui – le360.ma – 11/05/202

BCIJ

 Alors qu’il s’est vu refuser l’équivalence d’un diplôme par le ministère de la Santé, un «ingénieur sanitaire» a choisi de dévoiler publiquement ses tendances « daechiennes ». Arrêté à Agadir, il sera bientôt jugé à Salé en vertu de la loi antiterroriste.

Le juge d’instruction chargé des crimes terroristes près le tribunal de Salé relevant de la Cour d’appel de Rabat vient de procéder à l’interrogatoire d’un prévenu surnommé « moul l’casque », qui se présente comme un ingénieur en santé publique et est aujourd’hui poursuivi pour terrorisme.

Selon le quotidien Al Akhbar du mardi 12 mai, l’homme a été arrêté en avril dernier par le Bureau central des investigations judiciaires (BCIJ) à Agadir. Il avait diffusé, sur les réseaux sociaux (Facebook), de nombreuses vidéos incitant au terrorisme et faisant l’apologie des actes terroristes commis par Daech.

Lors de son interrogatoire préliminaire par les services du BCIJ, il est effectivement apparu que cet individu présentait des signes évidents de radicalisation religieuse et était profondément  influencé par l’idéologie de la nébuleuse terroriste.

Pire, « Moul l’casque », surnommé ainsi à cause de ses interventions fréquentes sur Facebook où il apparaît toujours portant un casque, ne cache pas ses orientations radicales et les exprime ouvertement à travers les vidéos qu’il diffuse régulièrement sur le net. Ces agissements lui ont valu d’être présenté la semaine dernière au parquet général, et particulièrement devant le pôle antiterroriste de la Cour d’appel de Rabat. Il  est poursuivi en état d’arrestation pour des faits relevant d’actes terroristes, après que le juge d’instruction a ordonné son dépôt à la prison de Salé.

Al Akhbar rappelle que le prévenu était en conflit avec le ministère de la Santé, qui a toujours refusé de lui accorder une équivalence pour un diplôme d’ingénieur en santé publique acquis à l’étranger. Un conflit qu’il a finalement transformé en menaces contre l’Etat et ses institutions à travers une apologie du terrorisme et d’une organisation terroriste.

Le Sofitel Bay d’Agadir ferme ses portes !

par Jihad Rizk – leconomiste.com – 12/05/2020

Fermeture totale de l’un des prestigieux établissements hôteliers d’Agadir. Il s’agit du Sofitel Bay !

Sofitel Agadir Thalassa Sea & Spa, tourné vers l'océan

En effet, le contrat de gestion liant le groupe Risma/Accor au propriétaire du Sofitel Agadir Royal Bay Resort prendra fin le 30 juin prochain. De sources sûres, Risma ne compte pas renouveler le contrat de gérance de cet hôtel. Sis au Founty, le management de ce fleuron de l’hôtellerie marocaine est en train de remercier son personnel. Contactés par L’Economiste, les dirigeants de Risma/Accor sont restés injoignables, lundi 11 mai.

Quelle tristesse !

Un film pour les soignants du Centre Hospitalier Sud Francilien de Corbeil-Essonnes

Le Centre Hospitalier Sud Francilien de Corbeil-Essonnes est la structure dans laquelle notre fille Véronique et notre gendre Thierry travaillent sur les malades atteints du Covid-19.

Le film ci-dessous y a été tourné par Marc Borne, chef OPV (Opérateur de Prise de Vue) et télépilote drone.
C’est lui qui présente le film :

Ce film est venu de l’idée de ma compagne qui travaille au service réanimation du Centre Hospitalier Sud Francilien de Corbeil-Essonnes.
Elle m’a demandé de venir filmer son service pour qu’il puisse rester une trace de ce moment historique qu’est cette période de lutte contre le COVID-19.
J’ai trouvé un personnel soignant d’un sang froid étonnant malgré toutes les difficultés vécues au quotidien.
Les Soignants maîtrisent leur travail qu’ils font tous les jours, une maîtrise qui leur permet parfois même de plaisanter, comme nous pourrions le faire aussi dans notre quotidien professionnel ; très loin de ce que l’on peut voir dans les séries télévisées avec des équipes souvent en panique et dans l’urgence…

Musique :
La danse Madison
Thème mélancolie de Damien Saez

http://www.lasocietedespossibles.com/

 

Coronavirus : Situation le lundi 11 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
.
Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
.
 10H00  11-05-2020

Guéris : 2811
Décès : 188
Cas confirmés : 6281
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 62699
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,70 %
Casa Settat
27,58 %
​​Daraa-Tafilalet
9,09 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.03 %
Fès Meknes
14,15 %
Guelmim Oued Noun
0,68 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,06 %
Marrakech Safi
19,20 %
Oriental
2,80 %
Rabat Salé Kenitra
9,20 %
Souss-Massa
1,13 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
14,36 %

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau

Par Jean Marie Takouleu – afrik21.africa –

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau

Plusieurs pays africains se tournent de plus en plus vers les ressources en eau non conventionnelles comme le dessalement. Cette nouvelle politique en faveur du dessalement découle de la raréfaction des ressources d’eau de surface et souterraines dans certaines parties du continent. Ce stress hydrique est causé par le changement climatique et l’action de l’homme sur les rivières, les fleuves, les lacs ou encore la nappe phréatique.

Les ressources en eau de surface se raréfient dans certaines parties de l’Afrique. La situation va en s’aggravant, alors que certains pays cherchent encore à garantir l’accès de base à l’eau potable à leurs populations. Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), le taux de personne disposant d’un accès sécurisé à l’eau potable n’est passé que de 17,9 % à 23,7 % en Afrique subsaharienne depuis 2000. Et le stress hydrique devrait encore s’aggraver. À en croire l’ONU, d’ici 2030, 75 à 250 millions de personnes en Afrique vivront dans des zones où le stress hydrique sera important. L’organisation internationale indique par ailleurs que ce phénomène entraînera probablement le déplacement de 24 à 700 millions de personnes, car les conditions de vie seront de plus en plus difficiles.

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau ©Comprehensive Assessment of water management in Agriculture

Régions de raréfaction des ressources en eau©Comprehensive Assessment of water management in Agriculture

Selon certains chercheurs, les pénuries d’eau pourraient aussi être à l’origine de conflits à Afrique. Les prémices d’un tel dénouement ont été observées au sujet de la construction du barrage de la Renaissance sur la partie éthiopienne du Nil. Craignant les conséquences de la retenue d’eau sur son approvisionnement en eau à partir du Nil, l’Égypte a même menacé l’Éthiopie d’une intervention militaire pour stopper la construction de ce grand barrage qui stockera 10 millions de md’eau. Situés en aval du barrage, l’Égypte et le Soudan craignent une diminution du débit du Nil, un fleuve essentiel pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation dans les deux pays. Un compromis sur le temps de chargement de la retenue n’ayant pas pu être obtenu, l’Éthiopie vient de déployer l’armée pour assurer la garde de son barrage.

En 2012, l’ONU prévoyait déjà qu’après 2022, l’eau serait plus susceptible d’être utilisée comme une arme de guerre et un outil potentiel de terrorisme, en particulier en Afrique du Nord. Le stress hydrique à l’origine des tensions actuelles et futures est aussi causé par le changement climatique qui entraîne l’évaporation de l’eau et modifie le régime des précipitations, ce qui rend les efforts de collecte de l’eau encore plus difficiles. En conséquence, les États africains se tournent de plus vers des sources d’eau non conventionnelles, tel que le dessalement, pour faire face à la pénurie d’eau.

Le dessalement, une alternative pour les pays côtiers

Le dessalement est un processus par lequel l’eau saumâtre ou salée est transformée en eau douce. Ce procédé est appliqué dans les stations de dessalement qui traitent de l’eau pompée en mer ou dans les lacs salés. Il existe actuellement deux techniques de dessalement. La plus utilisée par les usines en Afrique est l’osmose inverse qui repose sur le principe d’une séparation sel-eau faisant appel à une membrane semi-perméable. La seconde méthode de dessalement est l’électrolyse, moins adaptée pour le traitement de l’eau de mer.

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau

Le schéma simplifié du dessalement par osmose inverse©Jen Watson/Shutterstock

En Afrique, le dessalement était jusqu’ici principalement utilisé pour produire de l’eau douce destinée à la consommation des populations. Mais, de plus en plus, des usines sont construites pour fournir de l’eau utilisée pour l’irrigation des plantations. C’est le cas de la station de dessalement de dessalement d’Agadir (au Maroc), actuellement en construction, avec une capacité attendue de 275 000 m3 par jour. Une partie de l’eau traitée, c’est-à-dire 125 000 m3 par jour, alimentera un système d’irrigation dans la plaine de Chtouka, au centre-ouest du Maroc.

Des stations de dessalement servent aussi à l’approvisionnement en eau des usines ou des mines. C’est le cas à l’ouest du Maroc où l’eau traitée par la station de dessalement de l’eau de mer de Jorf Lsfar (25 000 m3 par jour) sert à l’alimentation d’une mine de phosphate du groupe OCP (Office chérifien des phosphates). En Afrique du Sud, l’un des pays africains les plus touchés par les pénuries d’eau ces dernières années, Lucky Star, un fabricant de conserves de poissons s’est doté de deux usines de dessalement d’eau de mer privées à Laaiplek et Amawandle Pelagic, sur la côte ouest du pays, avec une capacité cumulée de 624 m3 par jour.

Le dynamisme du marché du dessalement de l’eau de mer

Le stress hydrique qui s’installe progressivement dans certaines parties d’Afrique devrait pousser d’autres pays à se tourner vers le dessalement. La plupart des projets sont actuellement localisés dans les pays d’Afrique du Nord, notamment en Égypte où le gouvernement fait la promotion de cette ressource en eau non conventionnelle. Ainsi, plusieurs projets sont développés en ce moment dans les gouvernorats côtiers.

Pour décupler les investissements dans le dessalement, le pays des pharaons mise sur le partenariat public privé (PPP) qui a déjà permis à plusieurs entreprises d’obtenir des concessions. C’est le cas de Metito, une entreprise émirienne, qui s’est alliée à la compagnie égyptienne Orascom Construction, pour lancer la construction d’une station de dessalement d’eau de mer à El-Arich, dans le gouvernorat du Sinaï-Nord. La première phase du projet doit permettre d’obtenir une capacité de 100 000 m3 par jour. La capacité de l’installation sera ensuite portée à 200 000 m3 par jour dans la deuxième phase. Metito et Orascom Construction vendront l’eau produite à la Holding Company for Water and Wastewater (HCWWW), l’entreprise qui assure le service public de l’eau en Égypte.

Selon Vasundhara Barawkar, analyste chez Orbis Research, le marché du dessalement devrait encore se développer au cours des cinq prochaines années. « La technologie du dessalement est utilisée depuis quelques décennies au Moyen-Orient et en Afrique » indique Vasundhara BarawkarIl ajoute que « la présence de secteurs industriels à forte intensité d’eau, tels que la métallurgie, l’agriculture, le pétrole et le gaz ainsi que la fabrication de produits chimiques, devrait accroître les besoins en eau potable dans ces régions, ce qui devrait élargir le champ de la croissance du marché du dessalement d’ici 2025 ».

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau

L’évolution globale du marché du dessalement©desaldata.com

En Afrique du Sud par exemple, face aux pénuries d’eau des dernières années, certaines entreprises se sont tournées vers le dessalement de l’eau de mer pour approvisionner leurs usines. C’est le cas de Lucky Star, un fabricant de conserves de poisson. La société a acquis deux usines de dessalement construites par l’entreprise sud-africaine ImproChem en partenariat avec Suez Water Technologies & Solutions, une filiale du groupe français Suez. Les deux stations fournissent 624 m3 d’eau douce par jour.

En Namibie, l’un des pays les plus arides du continent africain, les investissements dans le dessalement sont destinés à l’approvisionnement des populations. Le pays dispose d’un large accès à la mer, et compte exploiter ce potentiel, en développant notamment le projet de dessalement de Walvis Bay, dans le cadre d’un partenariat avec son voisin botswanais. L’eau produite par cette station sera partagée entre les deux pays. La part botswanaise devrait être pompée vers la capitale Gaborone via une canalisation qui partira de l’usine de dessalement de Walvis Bay, soit au moins 1 490 km de distance. Au-delà de ce projet qui est encore à un stade embryonnaire, des petites unités de dessalement sont construites dans plusieurs localités en Namibie pour l’approvisionnement des populations. Ces installations sont réputées être énergivores.

La consommation d’électricité et l’impact environnemental des stations de dessalement

La consommation en électricité est d’ailleurs l’un des obstacles qui freinent le développement du dessalement de l’eau de mer sur le continent africain. Le système d’osmose inverse utilise la pression pour séparer le sel de l’eau. Une telle pression nécessite une grande quantité d’électricité. Certains chercheurs pensent que la quantité d’énergie consommée par une usine de dessalement, qui fournit de l’eau à 300 000 personnes, équivaut à la puissance d’un jumbo jet, un avion à réaction de grande capacité, comme le Boeing 747 (gros porteur). Dans le contexte africain marqué dans la plupart des pays par une production électrique déficitaire, des résistances pourraient naître pour considérer le choix du dessalement comme une alternative crédible pour faire face au stress hydrique.

De fait, une usine de dessalement est souvent perçue comme une installation contribuant aux émissions de CO2 dans l’atmosphère. Le dioxyde de carbone est à l’origine du réchauffement de la planète qui engendre la sécheresse dans plusieurs parties du continent africain. Il faut aussi mentionner la menace que représente le dessalement sur la biodiversité marine. Les prises installées pour pomper l’eau de mer aspirent des micro-organismes comme le plancton et les larves de poissons qui constituent la base des chaînes alimentaires en mer. Sans compter les rejets de sel qui, s’ils sont mal maîtrisés, peuvent affecter la biodiversité marine des zones côtière.

Le dessalement via les énergies renouvelables

Le seul moyen de réduire l’impact des usines de dessalement est de les connecter à une source d’énergie propre. Dans certains projets de dessalement comme celui d’Agadir au Maroc, la question de la consommation d’électricité de la future installation a été prise en compte. Ainsi, l’entreprise espagnole Abengoa, qui construit cette usine, mettra en place « le système des échangeurs de pression qui est issu de la filtration sous haute pression, ce qui permet de récupérer l’énergie et de réaliser un impact très positif sur le coût de l’énergie, qui s’en trouve réduit d’à peu près 43 % par mètre cube produit ».

De plus, l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (Onee) du Maroc construira une ligne de transmission qui reliera la station de dessalement d’Agadir à la sous-station de Tiznit. Ainsi, l’électricité qui alimentera la future installation sera-t-elle produite par un parc éolien ce qui contribuera à diminuer son impact sur l’environnement.

Le déploiement des systèmes conteneurisés alimenté à l’énergie solaire

Dans certaines zones difficiles d’accès, le meilleur moyen pour fournir de l’eau douce aux populations est de recourir à de petits systèmes décentralisés. Ainsi, plusieurs entreprises et organisations optent pour le déploiement de systèmes de dessalement conteneurisés, alimentés à l’énergie solaire. Ces petites stations de dessalement sont mobiles et faciles à déployer dans les zones rurales.

Récemment, Phaesun, un fournisseur allemand de solutions pour les systèmes d’alimentation électrique autonomes, a installé deux petits systèmes de dessalement d’eau, alimentés à l’énergie solaire à Ndedo, un village de la communauté Maasaï en Tanzanie. Ces petites installations fournissent 2 m3 d’eau potable par jour aux populations locales.

Un système conteneurisé a également été installé dans la municipalité de Hessequa située à plus de 3 heures de route de la ville du Cap, en Afrique du Sud. L’usine conteneurisée, qui fonctionne à l’énergie solaire, a été installée en 2018 par la start-up française Mascara Renewable Water.

AFRIQUE : le dessalement désormais au cœur des stratégies d’approvisionnement en eau

Un système conteneurisé de dessalement à l’énergie solaire ©Mascara Renewable Water

Alimentée à l’énergie solaire, la petite usine affiche une capacité de production de 300 m3 par jour. Mascara Renewable Water veut diffuser sa solution dans le reste de l’Afrique. C’est ainsi qu’en 2019, la jeune pousse a noué un partenariat avec Vergnet Hydro, une entreprise française qui construit des adductions d’eau potable en Afrique. Les deux entreprises veulent traiter l’eau saumâtre dans les pays comme le Mozambique, le Burkina Faso, la Guinée, le Mali, la Mauritanie, le Niger, la République démocratique du Congo (RDC) et le Sénégal.

Comme quoi, il n’est pas absolument nécessaire d’avoir un accès à la mer pour dessaler de l’eau. Même si, les 35 pays africains disposant d’une façade maritime sont évidemment les premiers concernés par l’option du dessalement : Afrique du Sud, Algérie, Angola, Bénin, Cameroun, Cap-Vert, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Égypte, Érythrée, Gabon, Gambie, Ghana, Guinée Bissau, Guinée Équatoriale, Kenya, Liberia, Libye, Madagascar, Maroc, Mauritanie, Mozambique, Namibie, Nigeria, République du Congo, République démocratique du Congo, Sao Tomé-et-Principe, Sénégal, Sierra Leone, Somalie, Soudan, Tanzanie, Togo et Tunisie.

Jean Marie Takouleu

VIDÉO. COVID-19 : À AGADIR, MOBILISATION MAXIMALE DE LA DGSN POUR IMPOSER LE RESPECT DU COUVRE-FEU

Par Mohand Oubarka – le360.ma – 11/05/2020

Cover_Vidéo: مطاردات ومراقبة أمنية مشددة لفرض حظر التجوال بأكادير

Les services de sécurité relevant de la préfecture de police d’Agadir poursuivent leurs inlassables efforts pour faire respecter les mesures de l’état d’urgence sanitaire dont le couvre-feu, décrétés par le ministère de l’Intérieur, afin d’éviter la propagation du coronavirus. Reportage.

Dans la capitale du Souss, toutes les composantes de la police sont à l’œuvre depuis l’instauration de l’état d’urgence sanitaire et la mesure du couvre-feu imposée à la population. Police, police judiciaire, brigade des motards, chefs d’arrondissements, etc., travaillent à parer à toute éventuelle violation de ces consignes des autorités.

«Les différentes équipes de la police de la préfecture de police d’Agadir œuvrent matin et soir, suivant les instructions de la Direction générale de la sûreté nationale, pour ne rien laisser au hasard. Notre ambition est que les citoyens respectent les instructions es autorités pour le bien de tous», déclare devant Le360 Jamal Ammouri, chef du commandement suprême de l’autorité urbaine à la préfecture de police d’Agadir.

Durant toute la nuit, les policiers se dévouent à leur mission en contrôlant les retardataires et les conducteurs, dans le strict respect du droit.

Officier de police principal et chef de brigade, Houcine El Moudden se réjouit que les habitants de la ville se conforment aux directives des autorités sanitaires et du ministère de l’Intérieur.

«Mais cela n’empêche pas quelques rares infractions dont certaines sont signalées par les citoyens, et nous intervenons au plus vite possible pour y remédier», ajoute-t-il.

Pour leur part, des habitants contrôlés saluent les efforts des éléments de la police pour la préservation de l’ordre public et leur remarquable contribution à la limitation de la propagation du coronavirus.

Arganiers : Projet de régénération de 378 ha à Agadir

lematin.ma – 11/05/2020

Arganiers : Projet de régénération de 378 ha à Agadir

Projet ambitieux chez le département de l’Agriculture. Il planche sur la régénération d’arganier sur une superficie de 378 hectares dans la région d’Agadir. L’opération, qui fait l’objet d’un appel d’offres, concernera 4 communes de la région : Amskroud (116 ha), Aziar (112ha), Tamri (100 ha) et Tikki (50 ha). Rappelons que le Royaume est sur un projet global de plantation de 10.000 ha d’arganier sur une période de 6 ans, pour un investissement de 49,2 millions de dollars, cofinancé par le Fonds Vert pour le Climat.

Maroc/Coronavirus : Le taux de guérison grimpe à 42,12% et celui de létalité stable à 3,1%

par Oum El Ghit Boussif – fr.hespress.ma – 10/05/2020

Maroc/Coronavirus: Le taux de guérison grimpe à 42,12% et celui de létalité stable à 3,1%

Durant les 24H allant de samedi 16H à dimanche 16H, le Maroc a enregistré 93 nouvelles rémissions, pour un total de 2554 et un taux de guérison de 42,12%, outre deux nouveaux décès, pour un total de 188 et un taux de létalité stable à 3,1%. 

Le bilan national fait ainsi état de 6063 cas confirmés, 2554 guérisons, 188 décès, 59861 cas exclus et 3321 cas en cours, relève la plateforme de suivi et de veille de Hespress, covid.hespress.com/fr.

Les nouveaux cas ont été recensés dans 7 régions, avec celle de Rabat-Salé-Kénitra en tête: 549 (+47), suivie de Fès-Meknès 847 (+43), Casablanca-Settat 1610 (+31), Tanger-Tétouan-Al Hoceïma 887 (+15), Marrakech-Safi 1189 (+14), Souss-Massa 69 (+2),
Béni Mellal-Khénifra 105 (+1), alors que la situation demeure inchangée pour Drâa-Tafilalet 559, Oriental 176, Guelmim-Oued Noun 43, Laâyoune-Sakia El Hamra 4 et Dakhla-Oued Ed Dahab 2.

Le ministère invite les citoyens à respecter les règles d’hygiène et de sécurité sanitaire ainsi que les mesures préventives prises par les autorités marocaines en faisant preuve de responsabilité et de patriotisme.

Contraints de rejoindre leur foyer, ils défient l’état d’urgence

Par Khalil Ibrahimi – le360.ma – 10/05/2020

Maroc Bicyclette

Victimes collatérales du Covid-19, des travailleurs ont dû rejoindre leur foyer en empruntant des moyens de locomotion rudimentaires.

Dans son édition du 11 mai, le quotidien Al Ahdath Al Maghribia brosse un portrait des citoyens qui n’ont pas attendu la fin de la crise sanitaire pour tenter de rejoindre le foyer familial. Faute d’offre de transport, ils y sont parvenus par des moyens de locomotion rudimentaires comme la mobylette ou le vélo, quand ils n’ont pas fait le trajet à pied.

Du fait du gel de l’activité occasionné par la propagation du Covid-19, Mohamed, âgé d’une quarantaine d’années, s’est retrouvé coincé dans la province de Tata, loin de sa famille basée à Imintanoute. Confiné depuis près d’un mois à Tata, il a finalement décidé de rentrer chez lui à pied et a donc refusé une proposition d’hébergement sur place. Le jeune aventurier a fait part au journal des difficultés rencontrées tout au long de son voyage, qui aura duré près de 8 jours. Un voyage durant lequel il a arpenté les massifs boisés peuplés de sangliers et a eu une série d’accrochages avec les populations locales. Mohamed précise toutefois que, s’il a pu mener son aventure jusqu’au bout, c’est grâce à l’aide des populations des douars situés tout au long de son parcours.

Le quotidien arabophone rapporte également que Toufik et Yassine, deux jeunes employés, ont décidé de quitter l’exploitation agricole où ils travaillaient, dans la banlieue d’Agadir, avant l’instauration de l’état d’urgence.

Autre cas cité par le journal: celui d’un électricien de Houara, qui a rejoint sa famille basée à Safi en empruntant un vélo tout-terrain. Ce qui lui a permis d’effectuer le trajet en deux jours. A son arrivée à Safi, il a eu le bon réflexe de se présenter aux autorités sanitaires, qui l’ont placé en quarantaine à domicile pendant 14 jours.

Enfin, Abdellah Belkabir a décroché la palme du plus long trajet signalé aux autorités. Employé dans la commune de Ait Amira (province de Chtouka Ait Baha), il a traversé pas moins de 1.700 Km jusqu’à Nador à bicyclette. Le trajet semé d’embuches a été parcouru en 10 jours, avec une première escale dans les montagnes d’Amskroud, puis à Imintanoute (province Chichaoua), Marrakech et plusieurs patelins, avant d’atteindre Taza et Nador, dernière étape de son voyage.

Examens : Les scénarios pour sauver l’année universitaire

par Ahlam Nazih leconomiste.com – 11/05/2020

Pour assurer la continuité des enseignements à distance, les universités ont fait preuve d’un dynamisme exceptionnel depuis le 16 mars dernier. «Des dizaines de milliers de ressources pédagogiques ont été produites. A Agadir, nous en avons édité 7.500, près de 13.000 à Fès… Cette banque de documents et de médias permettra aux étudiants de réviser», relève Omar Halli, président de l’université d’Agadir. «Nous avons déjà enseigné un premier semestre, en plus d’environ 6 semaines en présentiel et près de 7 à distance.

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Cette année, plus d’un million d’étudiants sont inscrits dans l’enseignement supérieur, dont 53.592 dans le privé. Les 919.210 étudiants universitaires sont répartis sur 12 universités (141 établissements). Plus de 87% étudient dans des filières à accès non sélectif

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Nous avons donc la possibilité de sauver cette année», ajoute Yahia Boughaleb, président de l’université d’El Jadida. Cela dit, reste la grande inconnue: Les examens. Le défi est d’autant plus grand qu’il est question de gérer presque un million d’étudiants dans des circonstances contraignantes inédites. Distances de sécurité, désinfection, masques… Pour l’instant, rien n’est encore décidé, mais des scénarios sont à l’étude. Les présidents d’université se réunissent deux fois par semaine avec leur tutelle pour examiner les différentes options.

Le principe d’autonomie voudrait que chaque université soit libre de déployer les solutions lui permettant de manager au mieux cette situation, en fonction de ses moyens. Cependant, un mot d’ordre est donné par la tutelle: Tous les efforts doivent être coordonnés afin d’assurer les mêmes chances à tous les étudiants. Le ministère met un point d’honneur à garantir l’égalité des chances face à l’examen. Les présidents d’université partagent avec L’Economiste leurs scénarios.

■ Retour des étudiants: Pas si sûr…

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La date officielle de l’amorçage du déconfinement a été fixée au 20 mai.
Quand bien même cette échéance serait maintenue (ce qui n’est pas sûr), il serait difficile de faire reprendre à presque un million d’étudiants le chemin de l’université. D’autant plus que l’année universitaire arrive bientôt à son terme. Le déconfinement sera, par ailleurs, certainement progressif. Les déplacements entre villes pourraient ainsi être interdits ou limités. «Or, plus de 50% des étudiants ne sont pas issus des villes universitaires dans lesquelles ils étudient», relève Mohamed Errami, président de l’université de Tétouan. «Pour l’instant, nous parlons d’un prochain arrêt des cours en ligne, ainsi que d’une période de révision qui devrait aussi se dérouler à distance, car il reste délicat de gérer des milliers d’étudiants, alors que nous devons éviter au maximum les risques», souligne, pour sa part, Khadija Essafi, présidente de l’université de Settat. Sur ce point, les présidents d’université sont d’accord. «L’impératif pour nous est la santé des citoyens. Il n’y aura pas de retour s’il y a un risque de deuxième vague de contaminations. Nous ne pouvons l’autoriser que quand nous serons sûrs qu’il n’existe aucun risque pour les étudiants et leurs familles», insiste Yahia Boughaleb, président de l’université d’El Jadida. Le seul motif de retour probable pour l’heure est celui des examens.

■ Date des examens: Deux probabilités
Jusqu’à présent, aucune date n’a été fixée pour les examens, vu les incertitudes qui pèsent encore sur la situation sanitaire. Néanmoins, pour le moment deux scénarios sont envisageables. «Le plus optimiste est celui d’organiser les examens en juillet, et s’il le faut, étaler sur la première moitié d’août, en commençant du plus simple au plus compliqué. C’est-à-dire, démarrer avec les années diplomantes et les établissements à effectifs réduits. Bien sûr, en prenant toutes les précautions possibles», explique Mohamed Errami. Evidemment, les universités ne peuvent procéder que progressivement. «Si la reprise est décrétée au plus tard fin juin, nous pourrons toujours organiser les examens et sauver ce deuxième semestre. Le scénario le plus pessimiste est celui de l’impossibilité du retour des étudiants cette année. Dans ce cas, nous devrons reporter les épreuves à l’année prochaine», confie Yahia Boughaleb. Face à cette situation exceptionnelle, ministère, universités et étudiants n’ont d’autre choix que de faire preuve de flexibilité.

■ Des épreuves à distance? Exclues, mais…

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Le premier obstacle à des examens en ligne est légal. La loi régissant l’enseignement supérieur ne prévoit pas cette option. Donc même dans les établissements à effectifs réduits, cette possibilité est exclue. «Il faudrait d’abord revoir la question sur le plan légal», insiste le président de l’université d’Agadir, Omar Halli. Elle se heurte, également, à des difficultés techniques. Tous les étudiants ne sont pas équipés en ordinateurs et en connexion internet. Cela pose donc un problème d’équité. «Pour l’instant, seul le présentiel permet d’assurer les mêmes chances à tous les étudiants», souligne Yahia Boughaleb. Toutefois, certaines évaluations peuvent être envisagées en ligne. «Les projets de fin d’études et soutenances de mémoires de master, par exemple, pourraient s’opérer à distance. Dans certaines écoles, l’évaluation pourrait passer par des rapports et travaux à rendre, histoire de tester la créativité des étudiants, au lieu des simples connaissances», suggère Mohamed Errami. Dans les établissements à effectifs pléthoriques, ces pistes paraissent difficilement envisageables.

■ Pour limiter les déplacements, mutualiser les établissements

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La tenue des examens dépendra d’une décision concertée entre l’Education nationale, la Santé et l’Intérieur. Les examens impliqueront le déplacement de centaines de milliers d’étudiants, qui auront besoin de transport, de restauration et de logement. Afin de limiter ces mouvements, les 12 universités publiques prévoient de mutualiser leurs moyens. Elles envisagent aussi de faire appel aux bâtiments relevant des académies régionales de l’éducation et de la formation (Aref), notamment les lycées. Les Aref de leur côté auront la possibilité de recourir aux amphis des facultés pour les examens du bac. En gros, toutes les infrastructures seront mutualisées. L’université de Tétouan, qui chapeaute toute la région du Nord, par exemple, ne perçoit pas la nécessité de déplacer quelque 2.000 étudiants de Chaouen dans d’autres villes pour les épreuves. Elle pense à des examens in situ, via les établissements de l’Education nationale. Pareil pour les étudiants en économie à la faculté polydisciplinaire de Larache. Sur un effectif de 5.000, près de 3.000 sont originaires de Ksar El Kébir. Ils pourraient ainsi passer leurs examens dans leur région. Ceux de l’ENCG de Tanger, de leur côté, originaires d’autres villes, seraient autorisés à passer les épreuves dans les ENCG de leurs villes d’origine. Divers scénarios sont actuellement à l’étude.

■ QCM, caméras de surveillance, guides… Toute une logistique!

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Pour respecter les règles de distanciation (2 mètres entre chaque deux étudiants) l’examen d’un seul établissement pourrait nécessiter la mobilisation de plusieurs. Avec à chaque fois des groupes réduits dans les lieux. Les amphis de 300 places, par exemple, ne pourront accueillir que 50 étudiants. Tout doit être strictement régulé: entrée et sortie des bâtiments, circuits à suivre, équipements de protection… L’université de Tétouan prévoit même un guide du comportement des étudiants. «En temps normal, ils se partagent des stylos, calculatrices, feuilles… Avec la pandémie, c’est risqué. Il faut les sensibiliser», relève Mohamed Errami. Son université travaille même sur une «cartographie temporelle et spatiale des risques». Durant les épreuves, on pense à limiter l’usage du papier, en projetant l’examen par vidéoprojecteur sur un écran. Il serait aussi question de privilégier les QCM.
L’université de Settat, quant à elle, prépare des schémas de gestion des flux des étudiants dans chacun de ses établissements. Elle envisage également la piste des QCM à scanner et à corriger automatiquement pour certaines disciplines. L’université pense, en outre, à des caméras de surveillance dans les salles pour réduire les effectifs mobilisés. Après chaque épreuve, les lieux seront désinfectés. Cela impliquera probablement des sous-traitances avec des professionnels du nettoyage.

■ Masques, gels, thermomètres… Des stocks de sécurité

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Les universités devront prendre toutes les précautions nécessaires pour limiter les risques. Elles commencent déjà à chercher des fournisseurs de gels hydroalcooliques, masques, thermomètres électroniques…, et à mettre en place des stocks. «Les étudiants devront être munis de leurs propres bavettes. Néanmoins, nous constituerons un stock de sécurité, au cas où», précise Khadija Essafi. Son université, de 42.000 étudiants, n’exclut pas de faire appel à ses chercheurs pour mettre en place des caméras thermiques. Les universités n’ont pas l’habitude de gérer ces questions. Mais en attendant la décision du gouvernement, elles ont le temps d’explorer toutes les pistes et de préparer des plans d’action.

Coronavirus : Le confinement sanitaire de moins en moins respecté au Maroc

yabiladi.com – 10/05/2020

Alors que la question d’une nouvelle prorogation ou non de l’état d’urgence sanitaire au-delà du 20 mai se pose au Maroc, un relâchement sensible du confinement s’observe dans plusieurs villes. Entre les sorties régulières, les rassemblements sans respect de la distanciation recommandée, notamment dans les rues commerçantes ou magasins, ou encore le laxisme sur les ports de masques, la vie semble pratiquement revenir à son cours normal, sans attendre un éventuel déconfinement le 20 mai prochain.

En effet, de nombreuses photos et vidéos sur les réseaux sociaux en attestent, notamment en cette période de Ramadan avec l’exemple de Aïn Qadous à Fès, où les riverains sont sortis en masse pratiquer une activité sportive avant le ftour. De nombreuses personnes de tous les âges et sans masques ont été filmées dans un parc en plein match de football, pratiquant la musculation ou des étirements en plein air, et même une scéance chez le barbier avant de taper le ballon.

D’autres riverains viennent sur les lieux pour une promenade avec leurs enfants, sans tenir compte des décisions recommandant d’éviter les sorties des enfants et limitant les mouvements des adultes dans les espaces publics aux nécessités urgentes (activité professionnelle, approvisionnement en denrées alimentaires et consultation médicale).

Avec la multiplication de vidéos similaires dans d’autres villes comme Casablanca et Agadir, les appels des internautes se sont multipliés également, pour exhorter les autorités à veiller au respect des dispositions de l’état d’urgence sanitaire et du confinement à domicile, afin de limiter plus efficacement la propagation du coronavirus.

Ce samedi 10 mai dans la matinée, le Maroc aura en effet compté 6 038 infections au covid-19. Après Casablanca-Settat qui concentre 26,66% des cas, Marrakech-Safi (19,69%) reste la deuxième région la plus touchée, suivie de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (14,69%) et de Fès-Meknès (14,03%).

Coronavirus : Situation le dimanche 10 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
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Ministère de la Santé النسخة العربية   Le Portail Officiel du Coronavirus au Maroc     البوابة الرسمية لفيروس كورونا بالمغرب
Royaume du Maroc
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 10H00  10-05-2020

 

Guéris : 2545
Décès : 188
Cas confirmés : 6038
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 58798
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,74 %
Casa Settat
26,66 %
​​Daraa-Tafilalet
9,26 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.03 %
Fès Meknes
14,03 %
Guelmim Oued Noun
0,71 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,07 %
Marrakech Safi
19,69 %
Oriental
2.91 %
Rabat Salé Kenitra
9.09 %
Souss-Massa
1,11 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
14,69 %

Maroc, Covid-19. La situation au 9 mai : 27 provinces indemnes

medias24.com – 10/05/2020

Voici la liste de la répartition des nouveaux cas par province :

Les 27 provinces en vert sont les suivantes:

-Guercif: le dernier cas actif a été déclaré guéri le samedi 9 mai.

-Khénifra, Tiznit, Tata, Taroudant, Chtouka Ait Baha, Ouezzane, Chefchaouen, Laâyoune, Tarfaya, Boujdour, Smara, Youssoufia, Ifrane, Boulemane, Oued Eddahab, Aousserd, Figuig, Jerada, Sidi Ifni, Assa Zag, Tantan.
-Sidi Bennour, Benslimane, Sidi Slimane, Sidi Kacem, Khemisset: ces 5 provinces font partie des régions Casa-Settat ou Rabat-Salé-Kénitra. Nous les maintenons dans la liste des provinces avec des réserves, puisque la répartition détaillée de ces régions n’est pas disponible.

Voici la liste des provinces où ont été annoncés de nouveaux cas samedi 9 mai (cette liste ne comprend pas Rabat-Salé-Kénitra ni Casablanca-Settat qui ne publient pas de données depuis le 5 mai) :

-Midelt; +1

-Ouarzazate: +1

-Oujda: + 1

-Fès: +9

-Taounate: +1

-Sefrou: +1

-El Hajeb: + 72 (un foyer de toute évidence).

-Marrakech: +27

-Al Haouz: +2

-Essaouira: +2

-Rhamna: +2

-Safi: +1

-Agadir: +1

-Inezgane: +6

-Khouribga: +1

-Tanger Asilah Fahs Anjra: +27

-Larache: + 5

-Tétouan: +1

Réouverture de 12 souks hebdomadaires ce dimanche (bétail, volailles, oeufs)

medias24.com – 10/05/2020

Les provinces concernées sont indemnes ou peu touchées par le Covid-19. Les mesures sanitaires seront draconienne. Une mesure indispensable non seulement pour l’approvisionnement des zones rurales, mais pour permettre la subsistance des petits producteurs ruraux.

Réouverture de 12 souks hebdomadaires ce dimanche (bétail, volailles, oeufs)

« A partir de ce dimanche, seront rouverts, en conformité avec les mesures sanitaires et à leur jour habituel, les 12 souks hebdomadaires suivants, pour la commercialisation du bétail, des volailles et des oeufs », lit-on dans une note interne de la FISA.
Voici les provinces concernées: Sidi Kacem, Figuig, Tétouan, Khenifra, Safi, Errachidia, Fkih Ben Salah, Boulemane, Settat, Chtouka Ait Baha, Khemisset et Jerada.

La décision de rouvrir de nouveaux souks sera prise en lien avec la situation épidémique de la zone concernée.

La même source annonce l’ouverture imminente des nouveaux souks pilotes entièrement pris en charge par le ministère de l’Agriculture: il s’agit de points de vente ouverts 4 jours au lieu d’un seul, ce qui permet d’étaler la fréquentation 4 fois.
Dès le 22 avril, les éleveurs de volaille appelaient à une réouverture prudente des souks hebdomadaires. La fermeture des souks avait provoqué un effondrement des prix sortie ferme

Le secteur avicole au Maroc, ce sont plus de 9.000 fermes d’élevage, 200 fermes de poules pondeuses, 40 usines, 40 couvoirs, 25 abattoirs et des milliers de tueries traditionnelles. Il a réalisé un chiffre d’affaires direct de 30 milliards de DH en 2019 et emploie, en direct et indirect, près de 300.000 personnes.

Institutions et cités universitaires : Les détails du projet de décret du SGG

laquotidienne.ma – 09/05/2020

En prélude à sa présentation au gouvernement, le SGG (secrétariat général du gouvernement) a présenté aux départements concernés pour validation un projet de décret relatif aux institutions et cités universitaires.

 

En remplacement du décret 2.90.554 publié le 18 janvier 1991, ce projet entre dans le cadre de la stratégie du ministère de l’Education nationale, de l’Insertion professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique visant à assurer plus de proximité avec les étudiants et une diversification de la formation afin de répondre aux besoins du marché du travail.

Il a pour objectif d’améliorer l’environnement de travail dans les institutions et les cités universitaires et d’adapter la géographie universitaire avec la régionalisation.

Ce projet prévoit la création de nouvelles institutions universitaires :

– Trois Ecoles supérieures de technologies (Nador, Ouarzazate et Dakhla) relevant respectivement des Universités Mohammed I à Oujda et Ibn Zohr à Agadir.

– Faculté d’économie et de gestion relevant de l’Université Ibn Zohr à Agadir.

– Institut des professions sportives à Kénitra, relevant de l’Université Ibn Toufeil de la même ville.

Le projet de décret vise également le changement de titre de certaines institutions universitaires.

– Il s’agit de l’Ecole supérieure des enseignants pour les études techniques, qui sera dénommée Ecole nationale supérieure des arts et métiers.

– L’Ecole supérieure des beaux arts relevant de l’Université Hassan II à Casablanca sera dénommée Ecole nationale supérieure de arts et des plans.

– La faculté de sciences de la chariaa de l’Université Ibn Zohr à Agadir sera dénommée Faculté de spécialités diverses.

Le projet de décret table aussi sur la division de trois institutions universitaires :

– La Faculté des lettres et de sciences humaines Ibn Zohr de Kénitra sera répartie en deux entités : la Faculté des langues, des lettres et des arts et la Faculté des sciences humaines et sociales.

– La Faculté des sciences juridiques et économiques et sociales relevant de l’Université Ibn Toufeil sera éclatée en deux entités : Faculté de sciences juridiques et politiques et Faculté d’’économie et de gestion.

– La Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales relevant de l’Université Hassan I de Settat englobera la Faculté des sciences juridiques et politiques et la Faculté d’économie et de gestion.

Le vrai et le faux autour du Coronavirus au Maroc

mapexpress.ma – 09/05/2020

Le vrai du faux autour du Coronavirus au Maroc

Le Coronavirus, qui a fait plus de 4 millions de cas de contamination dans le monde, est à l’origine d’un flot de Fake news relayées sur les réseaux sociaux. La MAP fait le tri entre l’intox et les bonnes informations pour une meilleure sensibilisation.

– Un officier et des éléments de la police à Tiflet ont interdit à une équipe de journalistes de la chaîne “Al Amazighiya” de réaliser un reportage, à l’occasion du mois de Ramadan. FAUX

– Des photos publiées sur les réseaux sociaux ont annoncé la reprise des études dans les écoles. FAUX

– Un nouveau-né est décédé des suites de la pandémie du nouveau Coronavirus (Covid-19) dans la région de Souss-Massa. FAUX

– 162 cas supplémentaires d’infection au nouveau coronavirus (Covid-19) ont été confirmés au Maroc, portant à 5.873 le nombre total des cas de contamination. VRAI

– Des poursuites judiciaires ont été engagées contre 65.352 personnes pour violation de l’état d’urgence sanitaire, dont 3.106 sont poursuivies en état de détention. VRAI

– L’Etat et le secteur bancaire prendront en charge l’intégralité des intérêts intercalaires, générés par le report des échéances des crédits logement et consommation pour la période s’étalant entre mars et juin 2020. VRAI

-Damane Oxygène sera revu et assoupli, avec une amélioration des conditions d’accès au financement pour le redémarrage, en faveur des TPE, des PME et des ETI. VRAI

– Diffusion de cours d’orientation scolaire, professionnelle et universitaire à partir du 9 mai sur la chaîne Laâyoune. VRAI

– Suspension de deux éléments des Forces Auxiliaires apparus dans une vidéo en train de violenter une personne lors de l’application de l’état d’urgence sanitaire. VRAI

Coronavirus au Maroc : que deviennent les déchets médicaux ?

bladi.net – 10/05/2020

Coronavirus au Maroc : que deviennent les déchets médicaux ?

La gestion défectueuse des déchets médicaux en cette période de crise épidémiologique préoccupe des parlementaires qui ont mis en garde contre l’autre danger qui se profile à l’horizon. Le chef du groupe du PJD a interpellé le ministre de l’Environnement sur ces déchets qui se retrouvent dans les décharges publiques.

Issus de la majorité parlementaire, ces députés ont fait part de leur inquiétude à propos de plusieurs hôpitaux publics et cliniques privées, ainsi que des sociétés chargées de la gestion des déchets, qui se débarrassent, de façon inappropriée, des déchets médicaux et pharmaceutiques (DMP) générés par le traitement du covid-19.

Dans une question écrite, le président du groupe du PJD à la chambre des conseillers, Nabil Chikhi, a expliqué que « la collecte et le traitement des déchets médicaux constituent un véritable danger pour le citoyen et pour l’environnement ». Pour lui, il est urgent que les centres hospitaliers et les sociétés chargées de la gestion des déchets, « prennent le maximum de mesures de sécurité et de prévention » pour mettre un terme à « la prolifération de ces déchets dans certaines décharges publiques, particulièrement à Agadir », rapporte le360.

Il y a quelques semaines, le Centre international des technologies de l’environnement relevant de l’ONU, avait donné l’alerte en indiquant que « le traitement inadéquat de ces déchets entraîne des risques graves liés à la transmission de maladies infectieuses aux éboueurs, aux médecins, aux malades et par conséquent, à tout l’environnement ». Il a par ailleurs souligné que les pays doivent « traiter les déchets médicaux par des techniques thermiques, chimiques et biologiques ».

Covid-19 : La direction régionale de la santé de Souss-Massa dément les allégations de certains supports médiatiques

fnh.ma – 09/05/2020

Covid-19: La direction régionale de la santé de Souss-Massa dément les allégations de certains supports médiatiques

La Direction régionale de la santé (DRS) de Souss-Massa a réfuté les allégations de certains supports médiatiques sur la situation épidémiologique du Covid-19 dans la région.

La Direction a réfuté la fausse information selon laquelle un nouveau-né serait décédé des suites de la pandémie, précisant que les tests biologiques du bébé sont négatifs et, du coup, la cause du décès n’a aucun lien avec le nouveau coronavirus.

Concernant les informations relayées par les réseaux sociaux et certains supports médiatiques sur le cas confirmé d’un homme âgé à l’hôpital provincial de la préfecture d’Inezgane Ait-Melloul, la DRS a nié catégoriquement que le patient se serait rendu avant à l’hôpital régional Hassan II d’Agadir pour demander les soins nécessaires.

S’agissant du cas de la femme relevant de la commune de Leqliaa, il est à noter qu’elle a été admise à l’hôpital régional Hassan II d’Agadir le 16 avril 2020.
Les dépistages nécessaires et la radiographie pulmonaire ont démontré que son cas n’avait aucun lien avec la pandémie et qu’elle souffrait uniquement d’une maladie chronique qui a été traitée.

A cet égard, la Direction régionale de la santé de Souss-Massa a appelé les supports médiatiques à la nécessité de vérifier l’exactitude des informations et d’éviter de véhiculer des allégations, surtout quand il s’agit de la santé et de la sécurité des citoyens.

AGADIR : L’EMPLACEMENT DE LA FUTURE GARE TGV SE PRÉCISE

Par Wadie El Mouden – le360.ma – 09/05/2020

TGV Maroc

Le TGV marocain.  © Copyright : DR

La mobilisation continue pour sécuriser l’assiette foncière destinée à la future gare nouvelle génération qui sera desservie par le Train à grande vitesse (TGV).

Deux mois après la publication du décret d’expropriation d’un terrain de 4 hectares, un nouveau décret publié dans le dernier Bulletin officiel met à la disposition de l’Office national des chemins de fer (ONCF) 16 autres hectares de terrain relevant cette fois-ci du domaine privé de l’Etat.

Le terrain ciblé par le nouveau décret se situe dans le quartier de Hay Mohammadi (préfecture d’Agadir Ida-Outanane).Pour rappel, dans son discours prononcé à l’occasion du 44e anniversaire de la Marche Verte, le roi Mohammed VI a appelé à mener une réflexion sérieuse sur l’établissement d’une liaison ferroviaire entre Marrakech et Agadir, dans la perspective d’une extension ultérieure au reste des provinces du Sud.

Des vols à Agadir dès le mois de juin ?

A prendre avec prudence et attendre les confirmations !

bladi.net – 09/05/2020

Des vols à Agadir dès le mois de juin ?

Les liaisons aériennes sont actuellement suspendues depuis et vers le Maroc, mais les compagnies aériennes n’hésitent pas à s’avancer sur des nouvelles dates pour le lancement de nouveaux vols.

C’est le cas par exemple de TUI fly, qui espère lancer un nouveau vol entre les aéroports de Toulouse et Agadir à partir du 15 juin prochain. À l’origine, cette nouvelle liaison aérienne était prévue pour être lancée le 25 mai prochain, mais elle a finalement été repoussée au 15 juin.

Un autre vol est également prévu, cette fois-ci entre Bordeaux et la capitale du Souss, à partir du 2 juillet 2020, soit juste au début des vacances et l’arrivée des Marocains du monde.

Pour l’instant, les vols ne sont pas confirmés et il faudra attendre la décision des autorités marocaines sur la reprise des vols et la réouverture des frontières. Plus d’informations sans doute le 20 mai prochain, date de la fin de l’état d’urgence, à moins que celui-ci soit encore prorogé.

Coronavirus : Situation le samedi 9 mai à 10 H 00 au Maroc

Les résultats par Région figurent maintenant en % sur le site du Ministère.
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Royaume du Maroc
.
 10H00  09-05-2020

Guéris : 2389
Décès : 186
Cas confirmés : 5873
Cas exclus suite à un résultat
négatif du laboratoire : 56134
​​  ​​​​​
​Répartition par Région :
.
Région​​ .

Nombre de cas confirmé​s

en %

Beni Mellal-Khénifra​
1,77 %
Casa Settat
26,92 %
​​Daraa-Tafilalet
9,50 %
Dakhla-Oued Ed Dahab
0.03 %
Fès Meknes
13,77 %
Guelmim Oued Noun
0,73 %
Laâyoune-Sakia El Hamra
0,07 %
Marrakech Safi
19,99 %
Oriental
2.98 %
Rabat Salé Kenitra
8,22 %
Souss-Massa
1,22 %
Tanger Tetouan Al Hoceima
14,88 %

Commémoration pour la communauté russe d’Agadir de la victoire de 1945

La Victoire de 1945 est fêtée partout en Europe le 8 mai, en effet, la Seconde Guerre mondiale se termine officiellement en Europe le 8 mai 1945, à 23h01 (heure allemande), au lendemain de la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, signée le 7 mai à Reims. Mais, avec le décalage horaire, le 8 mai à 23h01 correspondait au 9 mai en Russie, ce qui explique que la victoire soit fêtée le 9 mai en Russie !

Cette année, en raison de l’épidémie du Coronavirus, cette fête du 9 mai, très importante en Russie sera probablement reportée au 3 septembre (jour de la fin du conflit dans le Pacifique)

L’année dernière, nous étions invités par la communauté russe d’Agadir à participer aux sympathiques festivités organisées à cette occasion :

Covid-19 : le taux de rémission s’accélère au Maroc (40,69 %)

bladi.net – 09/05/2020

Covid-19 : le taux de rémission s’accélère au Maroc (40,69 %)

Le taux de rémission au Maroc grimpe alors que les contaminations s’accélèrent et que le taux de létalité baisse. Au cours de ces dernières 24 heures, 145 nouveaux cas de guérison ont été recensés ; ce qui porte le total à 2 324, soit un taux de 40,69 %.

Avec 163 cas supplémentaires, le Maroc compte désormais, 5 711 cas confirmés, 186 décès (soit un taux de mortalité de 3,26 %), 54 160 exclus après des tests négatifs en laboratoire, et 3 201 cas en cours de traitement.

S’agissant de la nouvelle répartition des cas testés positifs, la région de Casablanca-Settat demeure l’épicentre des contaminations au Maroc depuis plusieurs jours. Elle compte à ce jour 1 579 cas, suivie de Marrakech-Safi (1 143), de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma (841), de Fès-Meknès (729).

Le Maroc envisage de rapatrier 27.850 Marocains bloqués à l’étranger

par Hassan Manyani – challenge.ma – 08/05/2020

Le gouvernement prépare le rapatriement de 27.850 Marocains bloqués à l’étranger inscrits auprès des consulats du Royaume, a annoncé le chef de l’Exécutif Saad Dine El Otmani, dans une interview diffusée sur des chaines nationales jeudi soir.

Dès l’ouverture des frontières, il sera procédé au rapatriement des Marocains bloqués, a affirmé El Otmani. Le gouvernement est soucieux de la situation de cette frange de citoyens qu’il accompagne en permanence, a-t-il assuré, rappelant la mobilisation qui a permis de créer 155 centres et cellules de veille au niveau des différents consulats et ambassades du Royaume dans les pays d’accueil.

A cet égard, le ministère compétent a pris en charge les frais de soins ou d’hébergement de 5.700 Marocains bloquées à l’étranger, soit 25% d’entre eux, comme il leur a assuré d’autres prestations, a poursuivi le chef du gouvernement, mettant l’accent sur l’impératif de préparer leur retour dans les meilleures conditions.

Sur un autre registre, il a abordé le sort de l’actuelle année scolaire en affirmant qu’il n’y aura pas d’année blanche. Il y a nombre de scenarii qu’il s’agit de trancher au cours des prochains jours avant d’annoncer l’approche adoptée pour la clôture de l’année scolaire, a-t-il révélé.

Il a dans ce contexte rappelé la mise en place de groupes de travail chargés de trouver une solution appropriée avec l’ensemble des parties prenantes en vue de boucler l’année scolaire dans les meilleures conditions, soulignant que les contacts avec le ministère de tutelle se poursuivent dans le souci de trouver une solution dans les plus brefs délais concernant le déroulement des examens.

Histoire : Ra I et II : La traversée de l’Atlantique depuis le Maroc à bord d’un bateau en papyrus

par Yassine Benargane – yabiladi.com – 08/05/2020

En 1969 puis en 1970, l’explorateur norvégien Thor Heyerdahl choisit Safi et le Maroc comme point de départ pour une expédition pour regagner la Barbade à bord d’un navire en papyrus. Une double mission anthropologique et environnementale à laquelle participera un Marocain : Madani Ait Ouhanni.

Le navire Ra II au port de Safi, le 17 mai 1970, date de son départ pour la Barbade. / Ph. Kon-tiki.no

Dans les années 1970, Thor Heyerdahl (1914-2002), explorateur norvégien des plus célèbres de l’histoire, choisit le Maroc pour lancer une expédition. Il tente ainsi, à deux reprises, de regagner la Barbade à partir du Maroc, à bord d’un bateau en papyrus. Si sa première expédition échoue à des kilomètres de la terre ferme, la deuxième sera une réussite.

Nous sommes en 1969, Heyerdahl, voulant prouver une théorie selon laquelle «les civilisations de deux côtés de l’Atlantique auraient pu avoir un contact à l’aide de bateaux» fait construire un bateau de papyrus qu’il baptisera Ra, en allusion au dieu solaire égyptien. «Construit devant la pyramide de Khéops en Égypte, le bateau est transporté jusqu’à la ville côtière de Safi au Maroc, où il fut mis à l’eau», raconte le musée Kon-Tiki d’Oslo sur son site.

Un équipage de sept hommes, tous de nationalités différentes, est alors formé pour accompagner l’explorateur, qui voulait aussi «démontrer qu’un groupe aussi hétérogène pouvait travailler ensemble dans des conditions difficiles et stressantes». L’équipage était composé, en plus de Heyerdahl, de Norman Baker (États-Unis), Carlo Mauri (Italie), Yuri A. Senkevich (Russie), Santiago Genoves (Mexique), Georges Sourial (Egypte) et Abdullah Djibrine (Tchad).

Après un départ depuis Safi le 25 mai 1969, Ra I réussit, cette année-là, à parcourir 5 000 kilomètres en huit semaines, mais l’expédition est abandonnée, car «le papyrus prenait l’eau, et Heyerdahl craignit que Ra ne sombre avec tout son équipage».

Dix mois plus tard, le Norvégien est plus que jamais déterminé à aller jusqu’au bout. Il fait ainsi appel à des indiens pour construire Ra II, bateau en papyrus, plus court que son frère aîné, mais d’une construction plus solide. Thor Heyerdahl convoque ainsi le même équipage, en plus du Japonais Kei Ohara. Encore une fois, Safi est choisie comme point de départ de l’expédition.

L'équipage à bord du navire Ra 1. / Ph. kon-tiki.noL’équipage à bord du navire Ra 1. / Ph. kon-tiki.no

Une deuxième aventure depuis Safi

Après six semaines de construction, le bateau est fin prêt. Il traverse ainsi la ville à bord d’un camion, devant les Mesfious, tel un pharaon marchant devant les yeux de ses sujets. Mais à la dernière minute, un Tchadien Abdullah Djibrine quitte l’équipage pour des raisons familiales. Le Norvégien devait ainsi trouver un remplaçant. C’est alors que le Marocain Madani Ait Ouhanni, originaire de Marrakech, est choisi comme nouveau membre.

«J’étais directeur de l’Hôtel Atlantic à Safi. Heureusement pour moi, ils étaient hébergés dans cet établissement. Je les avais connus lors de la première expédition», confie-t-il dans une émission de la série Amouddou.

«Il est venu me demander si je voulais partir avec eux. Pour moi, le Maroc devait prendre part à ce genre d’expédition. J’ai donc donné mon OK, et je suis devenu le 8ème membre de l’équipage.»

Madani Ait Ouhanni

Ainsi, le départ se fera dimanche 17 mai 1970. «C’était à 8h20 exactement. 70% des habitants de Safi étaient descendus vers le port. Les bateaux de pêche étaient préparés à nous accompagner» à quelques miles de la côte, se remémore le Marocain. Un singe, nommé Safi et une oie nommée Sinbad accompagnaient aussi l’équipage.

L'équipage de Ra II. / Ph. kon-tiki.noL’équipage de Ra II. / Ph. kon-tiki.no

Après le départ, le navire en papyrus Ra II lorgnera les côtes marocaines jusqu’au nord d’Agadir avant de s’aventurer dans l’océan ténébreux. Il navigue près de 6 100 kilomètres du Maroc à l’île de la Barbade dans les Caraïbes, en 57 jours, non sans incidents. Il acostera le 12 juillet 1970 dans cet Etat insulaire.

«A l’approche de la terre ferme, la femme de l’explorateur et sa fille, à bord d’un navire, rencontreront Ra II à quelques kilomètres de la Barbade. L’accueil a été très chaleureux puis nous sommes ensuite partis à New York pour un déjeuner en notre honneur», raconte Madani Ait Ouhanni.

Après son retour au Maroc, il recevra des hommages et des distinctions, dont un Wissam et une audience accordée par le roi Hassan II, après avoir pris part dans l’une des expéditions des plus suivies sur la planète.

Une double mission couronnée de succès pour Ra II

Ra II mènera sa double mission anthropologique et environnementale avec succès. D’un côté, les «anthropologues du monde entier se virent obligés de rejeter l’ancien dogme selon lequel il n’y avait pas pu avoir de contact entre les nations méditerranéennes et les nations d’Amérique du Sud et Centrale avant que Christophe Colomb ne découvre ce continent», affirme le musée Kon-Tiki.

De plus, Ra II permettra de mettre l’accent sur la pollution des océans, déjà abordée lors de l’expédition Ra I. «Durant la traversée avec Ra, l’équipage se rendit compte que l’océan Atlantique était pollué – ils trouvèrent des flaques de pétrole plus ou moins étendues à la surface de l’océan», raconte-t-on. C’est grâce à cela que l’ONU accordera son flag au navire Ra II, demandant à son équipage de faire des observations quotidiennes de la pollution de l’océan. «Des résidus de pétrole furent observés 43 des 57 jours que dura la traversée», est-il rapporté. «Au cours des années 1970, Thor Heyerdahl a été l’une des personnes les plus importantes et les plus franches pour la prise de conscience du rôle mondial vital de la mer, contribuant à faire comprendre aux gens que les océans du monde sont un seul système interconnecté», relate un document de l’UNESCO.

Madani Ait Ouhanni, le seul marocain de l'équipage de Ra II. / DRMadani Ait Ouhanni, le seul marocain de l’équipage de Ra II. / DR

Le rapport élaboré par Heyerdahl sera l’un des éléments «sur lesquels se fondent les efforts considérables déployés par la communauté internationale pour améliorer l’état des océans du monde après un symposium organisé par l’ONU en 1972», à Stockholm, ajoute-t-on.

Après l’expédition, Thor Heyerdah publie un livre sur ses deux expéditions Ra. Un hommage au Norvégien, son équipage et son expédition a eu lieu le 30 septembre 2005 dans la ville de Safi où un mémorial porte leurs noms. Le navire Ra II se trouve, depuis, au Musée Kon-Tiki d’Oslo, en Norvège.

Maroc – Covid-19 : Régionalisation des concours d’accès aux établissements de formation du ministère de l’Aménagement du territoire

fnh.ma – 08/05/2020

Covid-19 : Régionalisation des concours d’accès aux établissements de formation du ministère de l’Aménagement du territoire

Les concours d’accès aux établissements de formation placés sous la tutelle du ministère de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville au titre de 2020-2021 seront régionalisés en prévision des mesures post-Covid-19, a indiqué le ministère jeudi.

Cette régionalisation des concours d’accès aux Écoles nationales d’architecture au titre de l’année 2020-2021 vise à « limiter les déplacements et éviter les grands rassemblements », a précisé le département dans un communiqué.

«Afin d’assurer la continuité des enseignements et de l’encadrement pédagogique de qualité à distance, conformément aux hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI et en application des circulaires de Nouzha Bouchareb, ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville, les établissements de formation sous tutelle se sont inscrits dans l’effort national visant à lutter contre la propagation du Covid-19», a -t-il souligné.

Les dates des concours d’accès et les critères de sélection des candidats tiendront compte des recommandations du département de l’Éducation nationale.
Depuis l’instauration de l’état d’urgence, les Écoles nationales d’architecture (ENA) de Rabat, Tétouan, Fès, Marrakech, Agadir et Oujda, l’Institut national d’aménagement et d’urbanisme (INAU) et les Instituts de formation des techniciens spécialisés en architecture et urbanisme de Meknès et d’Oujda (IFTSAU) ont mis en place un système d’enseignement à distance.

Ce système a, jusqu’à présent, respecté les objectifs pédagogiques, le planning préétabli des cours et des matières ainsi que les volumes horaires, grâce à la mobilisation des professeurs, encadrants, staffs techniques et administratifs des 9 établissements de formation.

A ce jour, plus de 2.400 heures de cours par semaine ont été dispensés au profit de plus de 1900 étudiants, réalisant ainsi un taux d’achèvement des programmes prévus pour cette période avoisinant les 95%, ce qui représente un indice prometteur pour assurer le succès de l’année universitaire en cours.

Quant aux évaluations continues, contrôles et travaux personnels de fin d’études, les établissements de formation ont mis en place des plateformes d’enseignement à distance au profit des étudiants, encadrants et jurys tout en assurant un suivi régulier.

Le ministère compte capitaliser sur cette expérience d’enseignement à distance pour la développer, l’enrichir et la pérenniser.
Une action qui entre dans le cadre du processus d’amélioration de l’offre pédagogique des établissements de formation sous tutelle, prônée par le Ministère, afin de leur permettre une ouverture vers d’autres formations aussi bien au Maroc qu’à l’étranger, conclut le communiqué.

Laâyoune savoure son statut de ville épargnée par le coronavirus

par Mohamed Touzani – mapexpress.ma – 08/05/2020

Laâyoune savoure son statut de ville épargnée par le coronavirus

Laâyoune est l’une des rares villes au Maroc à n’avoir enregistré aucune contamination au coronavirus depuis le début de la vague épidémique il y a plus de deux mois. Un statut que savourent jalousement les habitants de la capitale du Sahara marocain.

Si les statistiques du ministère de la Santé font toujours apparaître quatre cas d’infection au Covid-19 dans la région de Laâyoune-Sakia El Hamra, cela s’était produit fin mars à Boujdour, à environ 200 km au sud de Laâyoune, et depuis lors, tous ces patients ont quitté l’hôpital après s’être remis de la maladie.

La population ne se perd pas en conjectures sur les raisons de cet “exploit”, car l’essentiel pour eux est que leur ville soit épargnée jusqu’à présent, et qu’ils peuvent, sans avoir peur de croiser le virus, faire leurs emplettes chez l’épicier du coin, le boucher ou le marchand de légumes.

A Laâyoune, tout le monde s’incline devant le travail formidable abattu par les autorités locales, le conseil communal et la société civile qui ont rendu le chef-lieu du Sahara marocain une barrière infranchissable pour le virus.

“Si notre ville n’a recensé aucun cas d’infection au coronavirus c’est grâce à la mobilisation, de jour comme de nuit, des autorités locales, des élus et des acteurs de la société civile”, affirme à la MAP El Alia Mgharbalha, une militante très engagée depuis le début de la pandémie dans le travail de sensibilisation auprès de la population.

“La population a bien compris notre message sur les dangers de la maladie et elle s’est résolue à respecter le confinement et le port du masque”, ajoute-t-elle, toute comblée de joie de constater que son travail sur le terrain a été payant, tout comme celui des autres acteurs associatifs de la ville.

En effet, et depuis la proclamation de l’état d’urgence sanitaire le 20 mars, les agents d’autorité sont engagés dans une vraie course contre la montre pour veiller à la prompte exécution des décisions prévues dans le cadre de cette mesure exceptionnelle.

Faire respecter le confinement, contrôler les attestations de déplacement exceptionnelles, tout en continuant à mener les missions quotidiennes de préservation de l’ordre, la tâche est épuisante pour ces agents, surtout durant le mois de Ramadan.

Il faut également épauler les élus dans la mise en œuvre des décisions qui relèvent de leurs compétences.

Aucun aspect n’est laissé au hasard et toute faille risque de coûter cher dans ce combat laborieux contre le virus.

Après la fermeture de l’aéroport Hassan 1er, il fallait cerner la menace qui pourrait provenir, par voie terrestre, des autres villes de l’intérieur touchées par le virus.

Ainsi, toutes les entrées de la ville sont strictement surveillées et les rares personnes autorisées à accéder à Laâyoune sont placées en quatorzaine.

La commune de Laâyoune, elle aussi, mène un travail tous azimuts pour prévenir tout risque de transmission du virus : Grandes opérations de désinfection et stérilisation, fermeture des marchés populaires, source potentielle de propagation du virus, recasement des marchands ambulants, hébergement des SDF etc…

Mais tout cet effort ne saurait donner ses fruits sans une population disciplinée et consciente des dangers de la maladie.

Pour s’en convaincre, il fallait voir l’inquiétude exprimée par les habitants lorsque des rumeurs ont couru sur le débarquement au port de Laâyoune d’un groupe de marins pêcheurs, en provenance d’Agadir, sans avoir à subir la mise en quatorzaine.

Déterminés à sauvegarder coûte que coûte cet acquis de ville exempte de contaminations, la population de Laâyoune souhaite que sa discipline soit récompensée dans l’hypothèse d’un déconfinement par région que pourrait envisager le gouvernement.

Entretien avec le Docteur MOULAY SAID AFIF Pédiatre – Président INFOVAC MAROC

leconomiste.com – 08/05/2020

Entretien avec le Docteur MOULAY SAID AFIF Pédiatre – Président INFOVAC MAROCS’il est vrai que la vaccination n’a jamais autant été d’actualité, il est pourtant difficile pour de jeunes parents durant cette période de confinement de sauter le pas et emmener son enfant se faire vacciner, car cela est nécessaire pour préserver sa santé contre de nombreuses maladies, mais également celle des autres. La vaccination est donc le geste barrière le plus important et nous avons eu le plaisir d’approcher Le Docteur Afif pour en savoir plus.

1. Pourriez-vous nous présenter la Semaine Mondiale de la vaccination ?

La semaine de vaccination a été créée en 2005 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Elle se déroule aujourd’hui dans près de 200 pays à travers le monde, généralement en avril.

La semaine mondiale de vaccination est un temps fort de communication et d’action en direction du public et des professionnels de santé pour mieux faire connaı̂tre les enjeux de la vaccination, l’objectif étant d’assurer une bonne couverture vaccinale tout en sensibilisant sur l’importance de la vaccination.

Pour l’année 2020, elle vise à mettre en relief les bénéfices de la vaccination contre la rougeole, le HPV, la Rubéole, l’Hepatite B et la Poliomyélite.a

2. Qu’est-ce que la vaccination? Pourriez-vous nous en faire un bref rappel historique au Maroc ?

C’est grâce au programme national d’immunisation que le Maroc a pu fortement diminuer la mortalité infantile et éradiquer des maladies telles que la poliomyélite ou le tetanos néonatal. Pour exemple, concernant la poliomyélite, aucun cas n’a été enregistré depuis 1987.

Le programme Marocain d’immunisation a également permis une diminution drastique des méningites à hemophilius et à pneumocoque.

Avec l’arrivée du COVID 19, on prend conscience de l’intérêt et de l’importance des vaccins puisque tous les laboratoires de recherche s’attellent à produire le vaccin qui est la seule solution radicale pour combattre ce virus.

3. Pouvez-vous nous faire un rappel du calendrier de vaccination et en quoi est-il important de respecter ce calendrier ?

Au Maroc nous avons un calendrier de vaccination qui n’a rien à envier aux calendriers de vaccinations des pays développés comme la France, l’Allemagne…

Dans le programme national d’immunisation :

  • Naissance : BCG + Hépatite B ( 1ère dose)
  • 2 mois : tétanos + poliomyélite +Diphtérie+ coqueluche + hib + hepatite B (2eme dose )+ rotavirus ( 1ere dose )
  • 3eme mois : tétanos + poliomyélite +Diphtérie+coqueluche+ Hib + Rotavirus (2eme dose) + Pneumocoque (1ere dose)
  • 4eme mois : tétanos + poliomyélite +Diphtérie+coqueluche+ Hib + Pneumocoque (2eme dose)
  • 9eme mois : Rougeole + Rubéole et dans le secteur privé on ajoute les Oreillons + rappel Hépatite B
  • 1an : rappel Pneumocoque puis après, dans le privé, 2ème dose de Rougeole + Rubéole + Oreillons
  • 13eme mois : Dans le privé, la varicelle (1ère dose)
  • 14eme mois : Dans le privé, la varicelle (2ème dose)
  • 18ème mois : rappel tétanos + poliomyélite +Diphtérie+ coqueluche + hib
  • 24eme mois : Dans le privé, l’Hepatite A ( 1ere dose) et 6mois après 2ème dose
  • 5ans : rappel tétanos + poliomyélite +Diphtérie+coqueluche
  • 10 ans : rappel tétanos + poliomyélite +Diphtérie+coqueluche
  • 15ans : rappel tétanos + poliomyélite +Diphtérie
  • Dans le privé on conseille le vaccin Anti-meningoACYW135 et le vaccin anti- HPV chez les filles contre le cancer du col (une dose a 11ans et la 2ème dose 6mois après)

4. Aussi avec le confinement, quelles mesures ont été mises en place pour le respect de ce calendrier ?

Avec le confinement nous avons réorganisé la consultation dans nos cabinets avec la mise en place de plusieurs consignes :

  1. consultation sur RDV
  2. 1 seul parent accompagne l’enfant
  3. lavage des mains à l’entrée et à la sortie du cabinet avec du gel hydro alcoolique
  4. moyen de protection pour le médecin et l’assistante
  5. draps jetables
  6. asepsie après chaque patient
  7. sensibilisation des parents sur le respect des mesures barrières et le confinement strict pour pouvoir sortir le plus tôt du confinement

5. Un mot de conclusion autour de la vaccination, mais aussi de l’importance de l’engagement individuel pour la santé du collectif.

En conclusion nous saluons la réactivité de notre Ministère de la Santé  qui a répondu très vite à notre communiqué d’Infovac Maroc alertant sur la diminution de la vaccination.

Le Ministère de la Santé a publié une circulaire insistant sur la poursuite de la vaccination du nourrisson jusqu’à 18 mois sans aucun retard tout en lançant une campagne de communication nationale notamment sur la  télévision, média de masse par excellence au Maroc.

Cette campagne a été renforcée par la mobilisation des Associations de Pédiatrie ( CASA, RABAT ; TANGER, FES, OUJDA, MARRAKECH, AGADIR, EL JADIDA), de la Société marocaine de Pédiatrie et la SOMIPEV , leur engagement et leur vigilance ayant permis la reprise de la vaccination.

Nous devons poursuivre cette sensibilisation pour rassurer les parents et les encourager au respect du calendrier de vaccination de leurs enfants, le vaccin étant le meilleur geste barrière contre tous les virus.

Durant cette pandémie, il faut aussi être très vigilant pour les enfants porteurs de maladies chroniques car les dernières études épidémiologiques démontrent que les enfants contaminent moins et sont rarement contaminés par le Covid-19 et ne présentent pas, le plus souvent, de formes graves comme c’est le cas chez l’adulte.

 

Agadir : Arrestation de l’associatif Reda Taoujni pour viol de l’état d’urgence sanitaire

yabiladi.com – 08/05/2020

La Gendarmerie royale de la province d’Agadir a procédé, jeudi, à l’arrestation de l’associatif local Reda Taoujni pour violation des dispositions de l’état d’urgence sanitaire, en plus de l’usurpation d’une fonction régie par la loi.

Les agents auraient en effet interpellé le concerné au niveau de la commune territoriale de Tamri, à une cinquantaine de kilomètres du milieu urbain, sans qu’il ne puisse justifier d’une autorisation spéciale lui permettant de se déplacer d’une ville à l’autre.

Selon le site d’information Al3omk, Reda Taoujni aurait présenté un document professionnel justifiant sa présence sur les lieux, mais ce dernier ne serait pas similaire aux autorisations octroyées par le Conseil national de la presse pour les journalistes en exercice extérieur durant la pandémie du coronavirus.

L’activiste a été interpellé pendant ce déplacement où il devait tourner une vidéo sur la situation des eaux potables au niveau d’un barrage dans les hauteurs. Depuis, il a été placé en garde à vue, en attendant sa comparution ce vendredi devant le procureur du tribunal de première instance d’Agadir.

 

Opération paniers solidarité Agadir

Comme vous le savez, des familles marocaines se trouvent totalement démunies à la suite du confinement.

Une opération est menée actuellement pour fournir des paniers repas à ces familles.

Dans ce but, une cagnotte est mise en place, principalement destinée à ceux qui en France aiment le Maroc.
(Merci de transmettre à vos proches et amis qui résident en France) :

http://www.leetchi.com/c/paniers-survie-agadir-maroc

DES PANIERS REPAS POUR LES FAMILLES DEMUNIES DE LA REGION D’AGADIR
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Objectif

Distribuer des « paniers de survie » à des familles de la région d’Agadir se trouvant totalement sans ressources à la suite du confinement.

Le contexte

Du fait du confinement très strict au Maroc, beaucoup de petits emplois ne peuvent plus s’exercer : gardiens de parking, femmes de ménages, emplois informels dans le commerce etc. et des familles entières se trouvent complètement dénuées de ressources, ne pouvant même plus se nourrir.

Descriptif du projet

Il s’agit d’un projet très précis, organisé de façon directe, pour que tout l’argent récolté soit utilisé pour l’objectif fixé et qu’il n’y ait pas de « perte dans les tuyaux ».

Le projet est organisé par Andrée Mahnaoui, pharmacienne d’origine bretonne, et installée à Agadir depuis des années avec son mari pharmacien lui aussi et Claude Fontenoy, résidant habituellement à Agadir mais actuellement confiné en France dans la région lyonnaise,

Le « panier » d’un prix de revient de 300 dirhams (30 €) après de rudes négociations avec les fournisseurs est composé de : 10 kg de farine, 1 kg de riz, 2 kg de lentilles, 2 kg de sucre, 500g de thé, 1kg de confiture, 1kg de sauce tomate, 5 kg de dattes, 2 l d’huile de table, 1l d’huile d’olive, du savon, de l’eau de javel, etc.

Il doit permettre la survie d’une famille pendant environ 1 semaine.

Le projet a été lancé depuis le début du confinement et plusieurs livraisons ont déjà été faites mais il ne peut couvrir actuellement qu’une infime partie des besoins.

Nous n’attendrons pas la fin de la collecte. L’argent sera envoyé au fur et à mesure pour répondre aux besoins les plus urgents.

Les donateurs

Cet appel s’adresse bien sûr aux résidents français au Maroc, mais aussi et surtout à tous ceux qui aiment en France le Maroc, connaissent l’accueil extraordinaire des Marocains, et apprécient d’y séjourner pour quelques jours ou davantage. Il s’agit donc principalement :

  • des MRE (Marocains Résidant à l’Etranger)
  • des Français résidant habituellement au Maroc mais actuellement confinés en France

  • de touristes ayant passé de bons moments au Maroc et plus particulièrement dans la région Souss-Massa (région d’Agadir)

  • d’amateurs de 4 X 4 pour qui les pistes du Maroc sont incontournables

  • de camping caristes qui passent l’hiver dans ce beau pays

C’est pourquoi nous vous demandons de diffuser largement ce message à vos amis Français qui sont venus vous rendre visite au Maroc

Le suivi

Au moment de votre don laissez votre mail dans les commentaires pour être régulièrement tenus au courant des opérations ; ou bien revenez régulièrement sur le site pour avoir ces informations.

Le lien :

http://www.leetchi.com/c/paniers-survie-agadir-maroc

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