Archives de juillet 9th, 2020

Le sacrifice d’Aid El Adha confirmé, avec des « mesures préventives additionnelles »

medias24.com – 09/07/2020

Un communiqué commun des ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur diffusé mercredi 8 juillet dans la soirée, confirme implicitement qu’il n’y aura pas d’interdiction du sacrifice. Il annonce des mesures préventives supplémentaires.

Le sacrifice d'Aid El Adha confirmé, avec des L’AID EST UN RENDEZ-VOUS ANNUEL VITAL POUR LES PETITS ÉLEVEURS.
ICI, ÉLEVAGE DE SARDI DANS LA RÉGION DE SIDI BENNOUR.

Voici le texte intégral du communiqué:

« Dans le cadre des préparatifs pour la fête de l’Aïd Al Adha, le Ministère de l’Intérieur et le Ministère de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, informent l’ensemble des opérateurs concernés des mesures nécessaires qui doivent être prises afin d’assurer les conditions sanitaires adéquates dans le contexte de la pandémie Covid-19.

« Ainsi, dans les conditions actuelles du Covid-19, outre les mesures habituelles de suivi sanitaires des animaux et des conditions d’hygiène, des mesures additionnelles préventives doivent être observées dans le contexte du Covid-19 sur toute la chaîne allant de la mise en vente des animaux jusqu’au jour du sacrifice. A cet effet, les actions suivantes ont été arrêtées:

  1. Publication d’un guide des mesures sanitaires préventives de Covid-19 à respecter le jour de l’Aid, notamment par les bouchers et des mesures organisationnelles à instaurer dans les marchés à bestiaux destinés à l’Aid Al Adha;
  2. Installation de souks additionnels temporaires pour l’Aid Al Adha;

  3. Renforcement des mesures de contrôle pour le transport des animaux destinés à l’Aid sur l’ensemble du territoire;

  4. Extension des mesures sanitaires aux métiers conjoncturels qui se développent autour de l’évènement de l’Aid Al Adha pour préserver ces emplois.

Les services compétents des deux ministères se mobilisent pour continuer la préparation afin assurer la mise en œuvre des mesures requises et de veiller au respect des conditions permettant le bon déroulement de la fête de l’Aid Al Adha dans le contexte du Covid-19 et ce, en étroite coordination avec les départements, les établissements, les Communes et les organisations professionnelles concernés. »

Selon le calcul astronomique, Aid Al Adha sera fêté le vendredi 31 juillet au Maroc.

La révolte de la soif et « le luxe » des pastèques de Zagora

article19.ma – 08/07/2020

Une histoire kafkaïenne de pastèques et de gros sous. Le site allemand « qantara.de » relevant de la chaîne publique allemande Deutsche Welle et des instituts culturels allemands « Goethe-Institut » et « Institut für Auslandsbeziehungen », a publié un reportage instructif sur les problèmes environnementaux et la pénurie de l’eau dans la région de Zagora sous le titre « Révolte de la soif et luxe de pastèques au Maroc »

Voici par ailleurs, la traduction intégrale de l’anglais de ce reportage qui tire la sonnette d’alarme sur un drame social qui dure depuis des années et représente sans nul doute « une bombe à retardement » :

Lorsque des habitants de Zagora dans le sud du Maroc ont manifesté en 2017, réclamant le droit à l’eau potable, les autorités ont arrêté 23 d’entre eux dans ce qui est devenu la « révolte de la soif ».

Les habitants de Zagora et de ses environs continuent cependant de souffrir de la pénurie d’eau.

« Je passe des heures devant ce petit puits, pour quelques litres d’eau. C’est à peine assez pour moi de boire … Je ne pense plus à me laver. C’est quelque chose dont mes enfants et moi on ne peut que rêver. » C’est ainsi que Aïcha, une femme au foyer de 45 ans, décrit l’impact de la crise de l’eau sur sa vie.

La rareté de l’eau hante les habitants de Zagora, au sud-est du Maroc, à la frontière avec l’Algérie.

Aicha, qui vit dans « le district desséché » de Zagora, ajoute: « Nous restons près du puits et attendons de longues heures, surtout en été. Nos souffrances sont multipliées lorsque nous ne trouvons pas d’eau pour boire ou même pour nettoyer. Ce qui rend malades nos enfants ».

A cause de la sécheresse et de la désertification, la plupart des hommes de la ville quittent Zagora afin de chercher du travail dans les autres villes du Maroc. Les femmes et les enfants sont laissés pour compte face à la pénurie d’eau.

Fatima, une femme de 60 ans qui vit également dans cette zone a affirmé: « nos hommes ont quitté leur domicile pour chercher un revenu, et ce sont, nous, les femmes qui devons faire face à la vague de chaleur et à la soif. Tout ce à quoi nous pensons, c’est l’eau. C’est tout pour nous… c’est une lutte à laquelle nous sommes confrontés tous les jours ».

Exiger le droit à l’eau potable

En 2017, la première étincelle de la « révolte de la soif » à Zagora a éclaté dans le quartier assoiffé. Les habitants se sont levés pour exiger leur droit à l’eau potable. Cela a abouti à l’arrestation de 23 d’entre eux et le Parquet a engagé des poursuites contre eux pour « rassemblement et participation à une marche non autorisée ».

En réponse à la crise, l’Association des amis de l’environnement (Zagora) oeuvre à trouver des solutions environnementales qui permettront aux habitants d’avoir accès à de l’eau potable.

« Nous avons organisé des séminaires et des journées d’étude pour discuter de la crise, et nous nous sommes retrouvés avec un ensemble de recommandations, d’idées et de réflexions qui ont été adressées à toutes les parties concernées », explique Jamal Akchbab, président de l’association.

« Nous avons mené un travail de sensibilisation de la population à l’importance du rationnement de l’eau. Nous avons également écrit aux autorités pour les avertir sur les répercussions de la crise dans la région en termes de vie humaine, de flore et de faune ».

L’association a organisé une série de réunions pour expliquer aux habitants et aux responsables les effets du changement climatique sur la région.

Jamal Akchbab a ajouté: « les effets les plus importants du changement climatique auxquels la région est confrontée sont des températures record, de faibles précipitations, une désertification croissante, la salinité des sols et le risque d’inondations saisonnières ».

Mauvaise gestion de l’eau

Comme l’explique Akchbab, les causes de la pénurie d’eau sont dues à la pression démographique sur les ressources hydriques ainsi qu’une mauvaise gestion et une mauvaise utilisation de l’eau.

Il souligne également qu’il y a un manque de vision et que l’État n’a pas de plan ou de stratégie pour relever les défis et assurer la sécurité de l’eau. Il a précisé: « il y a un sous-investissement important dans les installations d’eau, sans parler de l’adoption d’une agriculture non durable et inadaptée. C’est ce qui a conduit aux manifestations à Zagora en 2017 ».

Le roi Mohammed VI, a mis en garde les autorités contre la crise de l’eau et leur a ordonné de former un organisme pour faire face à la situation et de fournir de l’eau potable à tous. L’Association des Amis de l’Environnement affirme cependant que la situation s’est aggravée et que la crise s’est même étendue à des régions du nord et du centre du Maroc.

Alors que les habitants de Zagora souffrent de pénuries d’eau potable et de précipitations insuffisantes, cette zone aride et semi-désertique est connue pour la culture de pastèques au goût sucré et cela nécessite de grandes quantités d’eau.

Comme le dit Akchbab: « Les pénuries d’eau affectant la région sont directement liées à la culture des pastèques. Depuis 10 ans, la région souffre de ce type d’agriculture (culture des pastèques) qui consomme de grandes quantités d’eau souterraine. »

L’Association des amis de l’environnement (Zagora) a lancé plusieurs appels aux autorités pour soulager les souffrances de la population et réglementer la culture de la pastèque.

Épuiser l’approvisionnement en eau potable

L’association a révélé des chiffres sur la culture de la pastèque dans la région, notant que la production avait dépassé toutes les attentes cette année. Selon ces chiffres, le nombre d’hectares alloués à la récolte dépasse les 24.000 alors que la production s’est élevé à plus d’un million de tonnes. Cette culture a utilisé plus de 30 millions de mètres cubes d’eau de la nappe phréatique qui est également la source d’eau potable.

Zagora est la première région du Maroc à récolter des pastèques en mai de chaque année, et les pastèques, qui contiennent 92% d’eau, sont les premiers à être sur les marchés marocain et européen.

Les précipitations dans la région ne dépassent pas deux à trois jours tout au long de la saison de cette culture, avec une moyenne annuelle de moins de 61 mm.

L’association a mis en garde à plusieurs reprises contre les dangers de la culture des pastèques dans une zone appelée Fayja, considérée comme une source locale d’eau potable. Cependant, ces avertissements sont restés lettre morte, ce qui a entraîné l’assèchement des puits et aggravé la pénurie d’eau potable.

L’association a déclaré qu’elle avait fait des efforts importants pour limiter la culture de la pastèque et la réglementer à travers une série de séminaires et de journées d’étude. En outre, elle a exprimé son profond regret que ses recommandations et idées n’aient pas été prises en considération. L’association a également appelé à « une intervention pour protéger les ressources en eau dans les oasis de l’épuisement et de la surexploitation par la culture croissante de la pastèques afin de sauvegarder la vie humaine dans ces zones ».

Saleh Bakkas, un militant écologiste de la région de Zagora, a écrit aux autorités en charge de l’eau au sujet de la crise et a publié des articles mettant en garde contre la culture des pastèques et leur impact sur la nappe phréatique.

Il a souligné: « Nous avons exigé et continuons d’exiger la réglementation de la culture de la pastèque, ce qui aggrave la pénurie d’eau potable dans la région. Nous attendons toujours que l’État réponde ».

« La culture de la pastèque porte atteinte à l’environnement, à la terre et à l’humanité »

Bakkas a ajouté que « du fait de la culture de la pastèque pour l’exportation vers l’Europe, les habitants de Zagora et de ses environs n’ont plus accès à l’eau potable. La culture de la pastèque nuit à l’environnement, à la terre et à l’humanité ».

Selon Bekkas, les autorités ne sont pas en mesure de réglementer cette culture. La société civile est active et proteste, et pourtant personne ne répond. En effet, la production continue de croître, s’étendant jusqu’à Tata dans le sud.

Les pressions exercées par les militants écologistes de Zagora sur les autorités compétentes ont incité l’État marocain à prendre certaines mesures pour résoudre le problème. Il s’agit notamment du soutien à l’exploration des eaux souterraines et à l’achèvement de plus de 75 puits au cours des 5 dernières années en coopération avec l’Agence hydraulique de Souss-Massa Draa. Ceci a fourni de l’eau pour combler le déficit d’approvisionnement en eau potable des zones rurales.

Il est à noter que les autorités en charge de l’eau, en coopération avec l’agence du bassin et des organismes associés, ont réalisé un certain nombre d’études relatives à la purification de l’eau en milieu rural avec un coût total estimé à 2 millions de dirhams.

Maroc : La situation pandémique est maîtrisée

par Salima Guisser – aujourdhui.ma – 08/07/2020

La situation pandémique est maîtrisée

Le ministre de la santé signe et persiste

«Malgré l’augmentation du nombre de cas infectés par la Covid-19, la situation pandémique est maîtrisée et stable». Ainsi signe et persiste, mardi, le ministre de la santé, Khalid Ait Taleb, qui s’exprimait devant la commission de l’éducation, des affaires culturelles et sociales. Une situation qu’il vante après le déconfinement en deux phases et classement du territoire national en deux zones voire l’enregistrement de chiffres qu’il qualifie de «records» ayant, parfois, dépassé les 500 cas de par les foyers professionnels. «A l’échelle mondiale, le Maroc occupe la 63ème place en termes de cas», enchaîne le ministre.

99% des cas sont asymptomatiques

Selon les indicateurs présentés par M. Ait Taleb, qui indique que le taux d’infection est de 0,03%, «99% des cas sont sans symptômes». «Notre pays a parfois dépassé 20.000 tests par jour. C’est ce qui a fait que les taux ont augmenté d’une semaine à l’autre», ajoute-t-il. Comme le précise le ministre, environ 90% des cas actifs sont dans 5 régions. La plupart de ces cas étant liés aux clusters découverts. «Ce sont 3 régions qui conservent moins de 1% du nombre des cas infectés», détaille-t-il. Il s’agit de Souss-Massa, Guelmim-Oued Noun et Dakhla-Oued Eddahab. «Plusieurs provinces dans certaines régions sont sans virus», enchaîne-t-il. Quant aux taux de guérison, ils ont, à son sens, inscrit un «saut qualitatif». Après avoir atteint 90% en début juin, ce taux a, comme il l’explicite, «reculé, vu les foyers découverts, à 70,7%».

Parallèlement, le nombre des «décès a reculé puisqu’il a oscillé entre 0 et 2 cas, quotidiennement, depuis le 9 mai jusqu’au 28 juin». Comme il l’exalte, le Royaume a l’un des taux de décès les plus faibles au niveau mondial à raison de 1,6% après avoir atteint 4,2% le 24 avril dernier. A son tour, l’indice de propagation de la maladie a baissé au niveau national en atteignant 0,76. «La courbe de la situation pandémique dans le pays oscille entre montée et descente», poursuit-il. De même l’âge des personnes atteintes a diminué à 44 ans après avoir dépassé 50 ans.

Plus de vigilance pour éviter une 2ème vague

«La situation est rassurante», commente le ministre à partir de ces chiffres. Pour lui, il faut être assez vigilant et prendre des «précautions quant au risque d’une deuxième vague». En outre, la relance des activités sanitaires après le déconfinement dépend, pour lui, de la sécurité des professionnels de santé et l’adaptation au déconfinement. Selon le ministre, ce programme comprend également «l’éventualité du reconfinement selon l’évolution de la situation pandémique».
Cela étant, le plan stratégique du déconfinement se base sur 5 piliers. Il s’agit de l’élargissement des tests au maximum dans les secteurs de production, l’accompagnement des professionnels et des unités de production, le suivi du stock des médicaments, la mise en place d’un plan de relocalisation des professionnels mobilisés pour la Covid-19, la préparation de la densification de la sensibilisation.

De même, la stratégie de la reprise des activités sanitaires se base sur la baisse de l’indice RT à – 1. «L’idéal serait de baisser à moins de 0,7%», enchaîne le ministre. Entre autres, cette stratégie se base également sur le nombre des nouveaux cas (des cas actifs à – 3 pour 100.000 habitants), sur le taux de capacité litière sachant que 2% des cas ont besoin de réanimation et sur le suivi des cas suspects. La même stratégie doit également se baser sur la vigilance et la conservation des circuits connus des cas et du reste des cas hormis Covid. «Notre pays parie sur la conservation du taux bas des décès», conclut-il.

Le texte permet au gouvernement de supprimer les délais énoncés dans les textes en vigueur

Etat d’urgence sanitaire : Le projet de loi validé par les députés

Le décret-loi 2.20.292 édictant des mesures spécifiques à l’état d’urgence sanitaire obtient le visa des députés. En effet, la Chambre des représentants vient d’adopter à la majorité le projet de loi 42.20 modifiant le décret-loi 2.20.292 édictant des mesures spécifiques à l’état d’urgence sanitaire et aux procédures de sa déclaration. Dans le détail, le projet vient abroger les dispositions de l’article 6 du décret-loi 2.20.292 portant sur la suppression de tous les délais législatifs et réglementaires stipulés dans les lois en vigueur pendant la déclaration de l’état d’urgence sanitaire, en dehors des délais liés aux recours en appel pour les personnes poursuivies en détention, aux durées de placement en garde à vue et à la détention préventive. Selon le ministre délégué auprès du ministre de l’intérieur Noureddine Boutayeb qui présentait le texte, les délais doivent être calculés au lendemain de la levée de l’état d’urgence.

La même source a fait savoir que les dispositions de l’article 6 seront remplacées par d’autres permettant au gouvernement de supprimer les délais énoncés dans les textes en vigueur, dès lors qu’une telle situation porte préjudice aux droits et aux engagements pour les personnes concernées eu égard aux mesures prises par les autorités compétentes. Ce changement, a-t-il ajouté, prend en compte les conditions des personnes pendant l’état d’urgence sanitaire de sorte à leur permettre d’honorer leurs engagements envers l’État et l’Administration, mais aussi de protéger leurs intérêts. Le ministre délégué a fait observer qu’avec la prolongation de l’état d’urgence, le maintien de l’article 6 dans sa version actuelle suscite bien des problématiques lors de l’assouplissement du confinement sanitaire conformément aux normes énoncées dans le décret 2.20.406 du 9 juin 2020. Cette situation risque, a-t-il précisé, d’impacter négativement le fonctionnement de certaines activités publiques et économiques et de porter atteinte aux droits et engagements aussi bien de l’État que des citoyens.

A noter que le projet de loi s’inscrit dans le cadre des mesures prises par l’Exécutif pour faire face à la menace de la pandémie Covid-19, et de la décision visant à alléger le confinement sanitaire, dans le droit fil du décret n°2.20.406, et à relancer les activités des tribunaux, des administrations publiques et des marchés.

LE MAROC PRODUIT DE PLUS EN PLUS DE BANANES AVEC PRÈS DE 335.542 TONNES

agrimaroc.ma – 08/07/2020

Le Maroc produit de plus en plus de bananes

La superficie réservée à la culture des bananes était en 2018 de 8.412 Ha avec un rendement de 38 T/Ha.

Introduite au Maroc depuis les années 40, la culture de la banane a beaucoup progressé au fil des années passant d’une production de 2000 tonnes en 1979 à 335.542 tonnes de bananes en 2019, avec un taux de croissance annuel de 4,9% comparé à 2018.

La superficie réservée à la culture de ce fruit exotique était en 2018 de 8.412 Ha avec un rendement à l’hectare de plus de 38 tonnes, d’après les données de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La Dwarf Cavendish constitue la variété la plus dominante des bananes produites au Maroc. Elle est principalement cultivée dans le village bananier, Aourir situé dans le Souss-Massa. En effet, elle a une saveur douce et est la variété de banane la plus populaire pour des fins commerciales.

Actuellement, le Maroc produit 0,3% du total des bananes produites dans le monde. Il est également, classé 38e parmi les autres pays producteurs de banane, l’essentiel de sa production étant destinée à la consommation locale.

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Courbe d’évolution de la production de bananes, selon les données de la FAO.

Ainsi, le Royaume est toujours tributaire des importations de banane notamment des Iles Canaries. En valeur, les importations de ce produit agricole ont frôlé 13,76 millions de dollars, avec une augmentation de 3,4% depuis 2014, quoique celles-ci aient baissé de 10% par rapport à l’année 2018.

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Courbe d’évolution des importations de bananes du Maroc, selon les données de COMTRADE.

 

Les frontières marocaines entrebâillées le 14 juillet

par Thierry Blancmont – air-journal.fr – 09/07/2020

Le Maroc a annoncé pour le 14 juillet à minuit la réouverture de ses frontières aériennes et maritimes, mais uniquement pour les citoyens et résidents étrangers souhaitant revenir dans le Royaume ou le quitter – aucune date n’est avancée pour le tourisme. La compagnie Royal Air Maroc prépare de son côté la réouverture cet été de dizaines de lignes, dont 16 au total à destination de la France.

Les Marocains et les résidents étrangers au Maroc, ainsi que leurs familles, sont autorisés à partir du 14 juillet 2020 à revenir dans le royaume uniquement par avion ou par bateau. Selon un communiqué du gouvernement, « les compagnies aériennes nationales programmeront autant de vols que nécessaires pour la réussite de cette opération », des ferrys étant en outre mis en place au départ de Sète et de Gênes. Tous les voyageurs devront présenter à l’embarquement un test de dépistage de Covid-19 négatif datant de moins de 48 heures, et porter un masque ; un contrôle PCR pourrait éventuellement être effectué pendant le voyage, précise le gouvernement.

Il resterait encore environ 29.000 Marocains bloqués à l’étranger depuis la fermeture des frontières du pays à la mi-mars. L’état d’urgence sanitaire dans le pays reste en vigueur au moins jusqu’au 10 juillet, mais le déconfinement a débuté le mois dernier, permettant entre autres la reprise des vols intérieurs de Royal Air Maroc.

Selon la DGAC, le trafic aérien France – Maroc représentait l’année dernière 6,89 millions de passagers, dont 1,72 million transportés par la RAM et 512.895 par la low cost Air Arabia Maroc. Un total qui sera loin d’être atteint en 2020, le gouvernement n’ayant toujours pas fixé de date au retour des touristes.

Tout en préparant un plan de redressement, Royal Air Maroc précise son programme de vols internationaux : selon les GDS consultés par Airlineroute, des dizaines de liaisons seront relancées d’ici la fin aout, au départ de dix aéroports. En France, cela concerne les lignes reliant l’aéroport de Casablanca-Mohammed V à Bordeaux, Lyon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nice, Paris (CDG et Orly), Strasbourg et Toulouse. Ainsi que les liaisons vers Orly au départ d’Agadir, Fès, Marrakech, Oujda, Rabat et Tanger.

On retiendra aussi la reprise programmée des lignes de la compagnie de l’alliance Oneworld vers Bruxelles (depuis al Hoceima, Casablanca, Nador et Oujda) et vers Genève (Casablanca). D’autres destinations européennes retrouveront les avions de la RAM cet été, ainsi que Beyrouth, Istanbul, Montréal, New York, Washington, Djeddah et Ryad.

En Afrique, les vols devraient reprendre de Casablanca vers Abidjan, Accra, Alger, Bangui, Bamako, Banjul, Bissau, Brazzaville, Conakry, Cotonou, Dakar, Douala, Freetown, Kinshasa, Lagos, Le Caire, Lomé, Monrovia, Niamey, Nouakchott, Ouagadougou, Praia, Tunis et Yaoundé.

Le tout reste bien sûr dépendant de la réouverture des frontières des pays concernés.

 

Glovo étend son portefeuille de partenaires

leconomiste.com – 08/07/2020

Glovo étend son portefeuille de partenaires

Glovo décroche un nouveau partenaire. La société espagnole spécialisée dans la livraison et McDonald’s annoncent le lancement officiel de la livraison à domicile des produits de l’enseigne de restauration rapide. L’application assure ainsi la livraison depuis tous les restaurants McDonald’s présents dans les neuf villes où Glovo offre ses services: Agadir, Casablanca, Dar Bouazza, Fès, Kénitra, Marrakech, Mohammedia, Rabat et Tanger.

À noter que Glovo est déjà partenaire de la chaîne américaine dans plusieurs pays. Les utilisateurs de l’application peuvent profiter d’une gamme complète de services adaptés aux mesures barrières: un système de livraison sans contact et sans signature qui limite les interactions physiques et réduit les risques de propagation du virus.

Canicule au Maroc : ce n’est pas encore fini

medias24.com – 08/07/2020

Les températures sont particulièrement chaudes au Maroc depuis presqu’une semaine. Un record a été enregistré à Agadir où le mercure a enregistré plus de 49°. Le point météo.

Canicule au Maroc : ce n'est pas encore fini

Les températures au Maroc ont grimpé ces derniers jours. L’aéroport d’Agadir a enregistré mardi 7 juillet 49,5 degrés. Un record ! A Casablanca, le mercure a affiché 35,1 degrés, 39,5 à Rabat, 46,1 à Settat, 44,6 à Fès et 47,5 à Marrakech.

Des températures normales ? « Non », nous répond sans équivoque une source auprès de la direction de la Météorologie nationale.

Ces températures au-delà des températures saisonnières s’expliquent par la montée des masses d’air sec et très chaud du sud du Sahara, qui dans leur passage passent par les provinces du sud du Royaume, vers le centre puis le reste du pays, explique la même source.

Des hausses de 10 degrés dans certaines régions

Lundi et mardi ont été les plus chauds. Des endroits ont vu leurs températures grimper de 10 degrés par rapport à la moyenne normale notamment le sud du pays et le sud-est.

Ce mercredi et demain, jeudi, les températures vont légèrement baisser (3 à 4 degrés) et progressivement par rapport aux jours précédents, sans l’être sur l’ensemble du territoire national. Le temps restera chaud dans le sud et le sud-est.

Par ailleurs, un rebond des températures sur l’ensemble du territoire national sera enregistré vendredi et samedi (10 et 11 juillet).

Le temps restera chaud 

Même après le passage de cette vague de chaleur, le temps restera chaud au Maroc, au-dessus de la moyenne, poursuit notre source.

Cette situation a-t-elle une relation avec le déficit pluviométrique enregistré cette année. La réponse est non. C’est surtout lié au fameux phénomène du Cherghui. Le mois de juillet connaît généralement des hausses des températures… mais pas avec ces degrés.

Cela annonce-t-il cette année un été de forte intensité au Maroc? « On ne sait pas encore, il n’y a pas de données exactes pour le moment », répond notre source.

En tous les cas, cela promet un été très chaud au Maroc.

Tourisme : Elaboration d’un plan de relance de l’activité à Agadir

fnh.ma – 08/07/2020

La ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie sociale, Nadia Fettah Alaoui, a présidé, mardi au siège de la Wilaya de la région de Souss-Massa, une réunion avec les professionnels du secteur du tourisme d’Agadir.

Tourisme: Elaboration d'un plan de relance de l'activité à Agadir

Lors de cette réunion, tenue en présence du Wali de la région de Souss-Massa, Gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Ahmed Hajji, Mme Fettah Alaoui a tenu à rappeler aux acteurs du secteur du tourisme, l’impératif d’appliquer l’ensemble des mesures pour préserver la sécurité et la santé des citoyens, des touristes et du personnel du secteur.

« En coordination avec les autorités locales et le ministère de la Santé, tout le personnel hôtelier a été soumis aux tests de dépistage avant leur reprise du travail« , a relevé la ministre, saluant les efforts consentis par ces établissements qui ont hébergé et accueilli toujours les cadres médicaux, les touristes bloqués ainsi que les rapatriés qui ont regagné le Royaume via l’aéroport d’Agadir-Al Massira.

« Le ministère a élaboré un guide sanitaire mis à la disposition de l’ensemble des opérateurs du secteur qui insiste notamment sur la nécessité d’une application stricte des mesures sanitaires et de précaution, dont la désinfection permanente des lieux, le port obligatoire des masques de protection, la distanciation sociale et l’accueil d’uniquement 50% de la capacité litière« , a rappelé Mme Fettah Alaoui.

La mise en place de ces mesures sera accompagnée par des visites sur le terrain, en coordination avec les autorités locales, le ministère de la Santé et l’ensemble des acteurs pour vérifier et s’assurer que les établissements hôteliers à Agadir respectent ces différentes règles et ce, afin de garantir le bon déroulement de la saison estivale et regagner la confiance des touristes nationaux et étrangers.

Pour sa part, le Wali de la région a salué les efforts des acteurs touristiques, qui ont fait preuve d’un grand sens de patriotisme et d’entraide, en accueillant pendant plus de trois mois le personnel médical et infirmier, ainsi que les rapatriés en quarantaine, tout en veillant à l’application minutieuse des mesures de sécurité sanitaire, visant à enrayer la propagation du nouveau coronavirus.

La ville d’Agadir, deuxième destination touristique au Royaume, a vu son taux de fréquentation baisser d’une manière considérable, a rappelé M. Hajji regrettant l’impact négatif de la pandémie sur les plans économique et social dans la région.

De même, le responsable a souligné l’importance de la mobilisation de tous les intervenants pour améliorer l’attractivité touristique de la région et relancer par la suite le secteur économique.

Ont été présents également à cette réunion, le président du conseil de la région de Souss-Massa, Brahim Hafidi, ainsi que des représentants des secteurs du tourisme et de la santé et des personnalités civiles et militaires.

Mme Fettah Alaoui tient une rencontre sur la relance de l’activité touristique à Agadir

mapexpress.ma – 08/07/2020

Mme Fettah Alaoui tient une rencontre sur la relance de l’activité touristique à Agadir

Agadir – La ministre du Tourisme, de l’Artisanat, du Transport aérien et de l’Economie sociale, Nadia Fettah Alaoui, a présidé, mardi au siège de la Wilaya de la région de Souss-Massa, une réunion avec les professionnels du secteur du tourisme d’Agadir.

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