Archives de juillet 24th, 2020

« Pavillon Bleu » pour 26 plages plus le port de plaisance de Saidia

labass.net – 23/07/2020

Le label « Pavillon Bleu » pour 2020 a été décerné à 26 plages et au port de plaisance de Saidia qui « offrent la sécurité dont les estivants ont besoin pour se détendre après plus de trois mois de confinement sanitaire », a indiqué la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement.

Il s’agit des plages d’Achakar (Tanger-Asilah), Aglou Sidi Moussa (Tiznit), Arekmane (Nador), Ba Kacem (Tanger-Asilah), Bouznika, Skhirate, El Moussafir (Dakhla), Essaouira, Foum El Oued (Laâyoune), Haouzia, Dalia (Fahs Anjra), Oued Aliane (Fahs-Anjra), Oued Laou (Tétouan), Oum labouir (Dakhla), Safi ville, Souiria lkdima (Safi), Station touristique de Saïdia, Cap Beddouza (Safi), Sidi Kankouch 1 (Fahs Anjra), Sidi Ifni, Imintourga (Mireleft), Sidi Rahal 4e tranche, Oued Al Marssa (Fahs Anjra), Plage des Nations, Ain Diab Extension, Rifienne (Mdiq-Fnideq) ainsi que le port de Plaisance de Saïdia.

Dans le cadre des efforts déployés pour prévenir une deuxième vague de la pandémie de Covid-19, les communes labellisées sont soutenues par le programme « Plages Propres » de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement.

Ainsi 26 plages sur les 39 qui se sont portées candidates ont répondu aux critères exigeants de ce label qui est attribué par la Fondation. Les communes prennent en charge la gestion complète des plages qui relèvent de leur périmètre, notamment l’entretien, la propreté, l’équipement, la sécurité, la formation, la sensibilisation et l’accessibilité.

Pavillon bleu : 401 plages et 106 ports de plaisance labellisés en ...

Comme toutes les dernières années, Agadir qui veut se présenter comme la première station balnéaire du Royaume ne bénéficie pas du Pavillon Bleu ! Pas plus que Taghazout !
Visiblement, les Autorités locales n’ont rien à faire de cette distinction qui est faite pour mettre en valeur les destinations qui prennent soin de la santé des visiteurs, la propreté et l’écologie de la région !
Il faut faire plus de 90 km pour bénéficier de « plage propre », en se rendant à Aglou ou à Mirleft !
Quel dommage !                                                               (Avis personnel de Michel Terrier)

Brand Factory lance une campagne pour promouvoir les vacances au Maroc

lnt.ma – 23/07/2020

Le tourisme, qui a été l’un des secteurs les plus impactés par la crise liée au Covid-19, manque de visibilité en ce début de saison estivale. Les touristes étrangers font défaut et la demande interne s’anime peu à peu, puisque les Marocains n’ont d’autres choix que de privilégier les destinations locales pour passer leurs vacances, annonce un communiqué de presse.

C’est dans ce contexte particulier, que Brand Factory, agence spécialisée en Communication RP et Relation Influenceur, a lancé l’initiative«Voyager, c’est vivre et faire vivre», dont l’objectif est de soutenir la reprise d’un secteur vital pour l’économie du pays. Il s’agit d’une campagne de sensibilisation et de promotion du tourisme interne, qui s’inscrit dans cet élan de mobilisation autour du «Consommer marocain».

Sous le hashtag #mesvacancesaumaroc, cette campagne, qui a démarré à partir du 18 juillet et prendra fin en septembre, est lancée en partenariat avec plusieurs partenaires comme les Conseils régionaux du tourisme (CRT) de Marrakech et de l’Oriental, les opérateurs privés (Opel, Air Arabia, BarceloHotels&Resorts, Palmeraie Rotana, Accor Hotels, Toomore, Nuxe, Havaianas et Afterwoth), ainsi que des influenceurs marocains de renom.

Le tourisme est à l’arrêt depuis près de 4 mois. La fermeture des frontières et donc la suspension de vols internationaux, la fermeture d’établissements touristiques et le confinement, sont autant d’éléments qui ont négativement impacté un secteur qui draine plus de 70 milliards de dirhams par an, soit près de 7% du PIB du pays. Cette année connaîtra la pire crise de l’histoire du tourisme marocain avec une chute de plus de 60% des arrivées touristiques. Face à cette conjoncture inédite, le tourisme interne constitue la véritable bouffée d’oxygène qui pourrait limiter les dégâts pour cette industrie. Si dans d’autres destinations touristiques, le tourisme interne représente près de la moitié des parts de marché, au Maroc il ne dépasse pas les 33%. C’est dire tout le potentiel, encore inexploité, de ce marché, précise le texte du communiqué.

Les Marocains au Maroc

Pour cette campagne solidaire et de promotion du tourisme interne, le choix s’est porté sur différentes régions du Royaume, allant du Nord au Sud, à savoir Tanger-Tetouan, Saïdia, Casablanca-Doukkala, Marrakech-Essaouira et Agadir, avec un programme minutieusement préparé avec les différents partenaires. L’objectif est de faire rêver nos concitoyens, les encourager à aller à la découverte de leur pays et leur donner des idées de bons plans pour les aider à concocter des voyages inoubliables «Made in Morocco» et à des prix raisonnables.

Les influenceurs sélectionnés par Brand Factory pour mener à bien cette campagne, jouissent d’une bonne réputation auprès de leurs communautés. Ce sont tous des influenceurs auxquels les Marocains peuvent s’identifier selon leur domaine d’influence (famille, bien-être, voyage, lifestyle, sport, culture, cuisine…).

«Lorsque nous les avons sollicité pour nous accompagner dans cette action inédite, les influenceurs ont répondu présent sans hésitation.Grâce à leurs communautés d’abonnés engagés sur les différents réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Youtube,..), ils peuvent être de réels prescripteurs et convaincre les plus sceptiques à opter pour la préférence nationale par ces temps de crise», déclare Jihane Boumehdi, Directrice du Développement à Brand Factory. Et à Nawal Houti, CEO de BF d’ajouter : «Nous tenons à remercier l’ensemble de nos partenaires et influenceurs qui nous ont donné blanc seing à l’effet d’élaborer et mettre en œuvre cette opération de solidarité «Voyager, c’est vivre et faire vivre», initiée par notre agence Brand Factory afin d’accompagner la relance du secteur touristique à travers la promotion du tourisme interne».

En initiant cette vaste opération originale, Brand Factory entend vanter les atouts touristiques du Royaume, en collaborant avec des influenceurs de renom. A travers leurs Blog-trip, les influenceurs sillonneront le Maroc pour donner envie au touriste marocain de vivre de belles échappées inoubliables, après un confinement qui aura duré plus de trois mois, sauvant ainsi un secteur en crise et contribuant à préserver les emplois de milliers de Marocains a conclu le communiqué.

Crise économique : le Maroc risque de perdre 10 millions de touristes

par Yassine Saber – leseco.ma – 23/07/2020

La saison 2020 finira peut-être par les scores enregistrés au début des années 80 selon une étude statistique réalisée par Zoubir Bouhout, directeur du Conseil provincial du tourisme de Ouarzazate. Si la crise persistait, le nombre d’arrivées se situerait aux alentours de 2,37 millions de touristes. Il s’agirait alors d’une perte de plus de 10,5 millions de touristes par rapport à la saison 2019, avec 5,5 millions des touristes étrangers de séjour (TES) et 4,9 millions de MRE en moins. 

Alors que la saison estivale devait plus ou moins atténuer les effets de la crise de la Covid-19, les touristes internes ne sont pas au rendez-vous dans les hôtels, surtout dans le segment balnéaire, en ce mois de juillet. Par la force des choses, l’incertitude liée à la durée de l’état d’urgence sanitaire, ce dernier ayant été prolongé jusqu’au 10 août 2020, à la fermeture des frontières aux touristes étrangers, par ailleurs encouragés à passer leurs vacances dans leur pays, aux difficultés rencontrées par les Marocains résidant à l’étranger (MRE) pour rentrer au pays et au retard afférent aux mesures et offres promotionnelles en faveur du marché national pénalisent davantage l’activité touristique au Maroc. «Il est fort probable que les réalisations de cette saison atypique de 2020 avoisineraient les chiffres enregistrés au début des années 80», prévoit Zoubir Bouhout, directeur du Conseil provincial du tourisme à Ouarzazate, dans le cadre d’une étude statistique réalisée au sujet du suivi des répercussions de cette crise sanitaire sur le tourisme national. Selon ce travail, le nombre d’arrivées devrait dépasser les 2,37 millions de touristes, soit une perte de plus de 10,5 millions de touristes par rapport à la saison 2019, essentiellement due aux 5,5 millions des touristes étrangers de séjour (TES) et aux 4,9 millions de MRE en moins. S’agissant des nuitées, les estimations se situeraient aux alentours de 5,8 millions, soit une perte de près de 19,5 millions de nuitées par rapport à l’année 2019, dont plus de 5,8 millions de nuitées générées par le tourisme interne. Pour rappel, le tourisme marocain a connu une nette évolution en termes d’arrivées, de nuitées et de recettes en devises depuis 2012. De 9,37 millions de touristes, les arrivées sont passées à 12,93 millions de touristes en 2019, tandis que les nuitées sont passées de 17,56 millions à 25,24 millions durant la période 2012-2019. Cette performance a eu un impact très positif sur les recettes en devises, qui sont passées de 57,8 MMDH en 2012 à 78,7 MMDH en 2019.

Manque de visibilité
Cette conséquence de la crise sanitaire, qui était prévue suite aux différentes évolutions, se confirme de jour en jour. «Le secteur manque de visibilité sur son avenir. À part quelques hôtels, la majorité des établissements sont restés vides durant le mois de juillet, et les professionnels navigueront à vue pendant le mois d’août», explique Najia Ounassar, présidente de l’Association de l’industrie hôtelière d’Agadir (AIHA). En plus des chamboulements de la période d’examens, la célébration de Aïd Al-Adha amoindrira les aspirations d’une reprise de l’activité pendant quelques temps, avec une rentrée scolaire prévue début septembre. Agadir, prisée durant la période estivale par les nationaux, a enregistré un taux moyen d’occupation qui n’a pas dépassé, selon l’AIHA, 20% durant en juillet sur une capacité classée estimée à 32.000 lits. Les prévisions en matière de réservations sont prometteuses pour la station de Taghazout (4 hôtels opérationnels), y compris l’hébergement locatif au nord d’Agadir. «La station Imi Ouaddar dédiée au tourisme interne affiche complet en juillet et août car le produit est déjà adapté à ce segment», est-il indiqué. Pour leur part, selon les prévisions faites par le conseil régional du tourisme, les répercussions de cette crise sanitaire, avec une fermeture des frontières jusqu’à fin décembre, engendrerait 2,2 MMDH de pertes sur la chaîne touristique dans la destination.

HCP: 26,1% des Marocains ont l’intention de voyager
En attendant l’ouverture des frontières, plus du quart des ménages marocains (26,1%) a l’intention de voyager une fois l’état d’urgence sanitaire levé, selon une étude réalisée dans le cadre du second panel sur l’impact de la Covid-19 sur la situation économique, sociale et psychologique des ménages. Ce panel indique également que plus de 7 ménages sur 10 (71,5%) ne comptent pas voyager pendant ces vacances d’été. Selon le HCP, cette proportion varie de 13,1%, parmi les 20% les plus pauvres, à 45% parmi les plus aisés. Concernant le lieu de séjour des ménages ayant l’intention de voyager, une écrasante majorité, soit 78,9% compte séjourner chez la famille, relève le HCP, notant que les autres options prévues sont les maisons de location à hauteur de 8,2%, les logements secondaires à hauteur de 4,1%, les centres d’estivage (3,2%) ou encore les hôtels ou résidences hôtelières (3%).Pour les ménages n’ayant pas l’intention de voyager pendant les prochaines vacances d’été, la première raison est le manque de moyens avec 39,4% des cas, suivie du fait que les membres du ménage ne sont pas habitués à voyager pendant les vacances à hauteur de 26,1% et de la crainte d’être contaminé par la Covid-19 (15,3%). Cette tendance a été déjà confirmée par l’étude réalisée par l’Office national marocain du tourisme (ONMT) sur la perception et le comportement du consommateur marocain pendant et après le confinement. Ladite étude, qui dévoile les intentions et motivations de départ en vacances des nationaux, estime que 70% de l’échantillon sondé a manifesté son désir de voyager dans le royaume à la fin du confinement, et 60,6% de vouloir laisser passer un mois avant de voyager. Toutefois, le logement est prévu dans des établissements non-touristiques dans 81,2% des cas alors que le voyage serait consacré aux visites familiales à hauteur de 36,5% et à la plage à hauteur de 29,1%, tandis que la durée du voyage ne dépasserait pas les deux semaines pour les trois quarts des répondants. Pour les séjours qui se feront dans les établissements touristiques, ceux-ci concerneront principalement des hôtels 3, 4 et 5*.

Mégaprojet de dessalement de Chtouka : L’avancement des travaux atteint 70%

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 23/07/2020

Mégaprojet de dessalement de Chtouka : L’avancement des travaux atteint 70%

Ce projet vise à atteindre de nombreux objectifs durables, dont le premier est la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions de m3 annuellement.

Une délégation officielle présidée par Ahmed Bouari, directeur de l’irrigation au sein du ministère de l’agriculture, a effectué dernièrement une visite au mégaprojet de dessalement de l’eau de mer de Chtouka dont le taux d’avancement des travaux a atteint 70%. Sa mise en service est prévue le mois de mars 2021.
S’inscrivant intégralement dans les objectifs stratégiques de la stratégie Génération Green 2020-2030 et dans les objectifs du Plan agricole régional, ce projet ambitionne essentiellement la sauvegarde des ressources en eau et leur développement, tout en garantissant le capital investi dans l’agriculture d’exportation.

Ce projet consiste en la mise en place des meilleurs procédés, technologies et équipements existants actuellement dans le domaine du dessalement de l’eau de mer et de la distribution de l’eau. Deux prises dans l’océan amèneront l’eau de mer dans un bassin de captage, à partir duquel elle sera pompée, après prétraitement, vers la station de dessalement. La station de dessalement (technologie d’osmose inverse) est située à 300 m de la côte et à +44 m d’altitude, dans la commune d’Inchaden, au sein du Parc National du Souss-Massa. Son installation est soumise à un strict respect de l’environnement.
En effet, il est apparu que le regroupement du Projet Agadir et du Projet Chtouka au sein d’une même unité de dessalement d’eau de mer mutualisée aurait des conséquences positives et concluantes, tant au plan de l’optimisation des investissements que des tarifs à appliquer aux agriculteurs et pourrait ainsi permettre de répondre aux besoins d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation de la région du Souss-Massa et ce, dans un objectif d’intérêt général et de développement du Royaume.

Ce projet d’envergure, le premier du genre, est né de la prise de conscience commune de l’ensemble des acteurs (politiques, économiques et professionnels) au niveau local, régional et national (exploitants agricoles, élus, autorités locales, départements ministériels,…), de la baisse alarmante de la disponibilité des ressources en eau.
Le projet est initié dans la plaine de Chtouka, située à une trentaine de kilomètres au Sud d’Agadir et à l’Est du Parc National du Souss Massa. Ce projet vise à atteindre de nombreux objectifs durables, dont le premier est la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions de m3 annuellement.
L’idée du projet trouve son origine dans l’étude de préfaisabilité, réalisée par le département de l’agriculture avec le soutien de la FAO, complétée par celle effectuée par l’Agence du Bassin Hydraulique du Souss-Massa.

Ces études ont mis en exergue le fait que le projet d’irrigation dans la zone de Chtouka à partir d’une ressource en eau non conventionnelle, à savoir l’eau de mer dessalée, est indispensable en parallèle de réelles mesures de contrôle des prélèvements sur la nappe. Cette nouvelle ressource vient en substitution partielle ou totale de l’eau prélevée dans la nappe et en complément de celle du barrage Youssef Ben Tachfine pour les exploitations du périmètre public du Massa

Le Royal Atlas Agadir annonce sa réouverture

lnt.ma – 23/07/2020

Royal Atlas (Agadir) • HolidayCheck (Großraum Agadir | Marokko)

Alors que la période estivale bas son plein, petit à petit les vacanciers s’organisent au fur et à mesure que les offres hôtelières des chaines nationales se déploient. La ville d’Agadir, destination favorite de nombreux Marocains, n’est pas en reste et le Royal Atlas Agadir, fleuron de la chaine marocaine Atlas Hospitality, lance une belle opération de séduction à l’occasion de sa réouverture. Une vidéo émotionnelle et rassurante qui permettra certainement à certains de nos compatriotes de se conforter dans leurs perspectives de vacances au Maroc.

Que valent Marrakech et Agadir par rapport à leurs concurrents ?

bladi.net – 23/07/2020

La Direction des études et des prévisions financières (DEPF) a mené une étude sur le tourisme marocain, notamment l’offre marocaine à travers les réservations sur les ventes sur le web d’une dizaine de destinations dont Agadir et Marrakech.

Que valent Marrakech et Agadir par rapport à leurs concurrents ?

L’étude montre que l’offre hôtelière web de Marrakech demeure axée sur le moyen-haut de gamme à raison de 82%, soit une structure légèrement supérieure à celle de sa capacité réelle (73% avec, respectivement, 43% en 5 étoiles et 33% en 4 étoiles), rapporte L’Économiste. Même configuration à Istanbul. Mais Agadir priorise les 3 étoiles (19%). Il est à noter qu’il y a une différence entre l’offre de la capitale du Souss et celle de sa capacité (25% en 5 étoiles, 33% en 4 étoiles et 27% pour les 3 étoiles) en faveur des 5 étoiles.

Avec une distance moyenne de 2,3 km, l’offre de Marrakech affiche une dispersion plus équilibrée autour du centre. Aux yeux des visiteurs, c’est l’un des atouts de Marrakech et d’Agadir. Ce qui manque au Caire. La ville est plus dispersée avec une distance moyenne au centre de 8,7 km contre respectivement 624 m et 595 m pour Séville et Cordoue, est-il indiqué.

Alors que les prix sont faibles à Tunis et au Caire, ils sont élevés à Agadir. Le prix moyen des hébergements dans toutes les destinations est fixé à 6482 DH (6 nuitées pour deux adultes). Ce prix est plus faible à Tunis et au Caire. Marrakech pratique 6499 DH tandis qu’Agadir fixe son prix à 6865 DH.

Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), les différences de prix s’expliqueraient par le fait que la période de séjour coïncide avec le mois d’août, haute saison pour certaines régions méditerranéennes.

L’étude révèle par ailleurs que les offres non classifiées sont mieux appréciées à Marrakech et à Agadir par rapport à celles des établissements classés.

Les sœurs franciscaines missionnaires de Marie ne veilleront plus sur Ouarzazate

Par Eric Anglade – sudestmaroc.com – 21 juillet 2020

Ce vendredi 17 juillet 2020, Sœur Angela referme la porte en bois de la petite église Sainte Thérèse nichée au cœur de Ouarzazate, au bord de son oued et entourée de vieux palmiers et tamaris. Dans quelques instants, elle quittera la ville accompagnée de ses deux collègues, Sœur Marie Josèphe et Sœur Rosy. Toutes trois emmèneront avec elles les souvenirs de ces quarante-huit années de présence de leur congrégation religieuse, et Ouarzazate oubliera un peu plus encore toutes ces femmes venues vivre leur engagement spirituel à servir les autres, partout dans le monde, et jusqu’ici, tout le temps de leur existence.

La petite église se blottira un peu plus dans sa discrétion. Alors qu’il n’y a pas si longtemps sa croix en pierre pouvait se distinguer depuis l’avenue centrale de la ville, signifiant ainsi sa présence aux visiteurs de passage, un immeuble imposant est venu récemment la camoufler un peu plus. Les sœurs parties, le silence va s’installer à nouveau. La cloche de l’église ne résonnera plus lors de la fête de Pâques ou de Noël. Le bénitier à l’entrée de l’édifice est vide, tout comme le tabernacle, et seule brille encore la lueur de la lampe du sanctuaire, préservant vibrante l’idée d’une présence, celle du sacré.

L’intérieur de l’église Sainte Thérèse – Ouarzazate

Le fruit de la présence française à Ouarzazate

L’église a été construite en 1933 par les légionnaires de l’armée française présents dans le cadre du Protectorat sur le Maroc. Cinq années auparavant, en 1928, les premiers soldats avec à leur tête le lieutenant Spillmann s’étaient installés sur le haut d’une petite colline à quelques centaines de mètres du ksar de Taourirte où régnait alors le représentant de Si Hammadi El Glaoui, le pacha de Marrakech. En 1931, Ouarzazate encore à peine naissante, était officiellement établie comme un cercle administratif agrégeant tous les villages d’une vaste zone autour d’elle, depuis Telouet, Taliouine, jusqu’à Foum Zguid, en couvrant la vallée du Dadès et celle du Drâa, et instaurant de fait son contrôle sur toutes les nombreuses tribus qui y vivaient depuis des siècles.

L’aumônier franciscain de la Légion Étrangère, le père Bonaventure Hermentier, s’installa dans les lieux et organisa la vie du culte au service des militaires et surtout des résidents européens et de leur famille venus s’installer en nombre important dans tout le Sud Est du Maroc alors engagé dans une synergie effrénée de développement.

L'église église Sainte Thérèse, Ouarzazate, aujourd'huiL’église Sainte Thérèse – Ouarzazate

L'église église Sainte Thérèse - Ouarzazate, autrefoisL’église Sainte Thérèse, autrefois – Ouarzazate

L’esprit de Saint François d’Assise plane sur le Maroc

La première présence au Maroc des frères franciscains remonte au 13ème siècle avec l’arrivée d’un premier groupe venu prêcher l’Evangile aux populations Maures. A peine dix années après avoir fondé son ordre religieux, celui dit des frères mineursFrançois d’Assise, encore sous l’enthousiasme de sa rencontre en Egypte avec le sultan Abd-al-Malik, alors assiégé par les armées croisées, décida en effet d’envoyer un petit groupe de ses fidèles dans cette aventure aussi audacieuse qu’incongrue puisqu’elle se termina par l’emprisonnement des religieux dès leur arrivée, et leur exécution en 1220 à Marrakech.

Au fil des années, et ayant mis leur prosélytisme de côté, les missionnaires franciscains ne cessèrent de venir s’installer au Maroc pour apporter, fidèles à leur vœu de fraternité, assistance et réconfort aux captifs chrétiens ainsi qu’aux marocains dans la pauvreté ou le besoin.

Au 19ème siècle, le franciscain José Maria Antonio Lerchundi se fit connaître par la publication d’un livre sur le dialecte marocain. Il fut à l’origine de l’ouverture au Maroc de nombreuses écoles et centres de santé fondant son engagement sur une conviction finalement partagée par tous ses coreligionnaires :

« Il s’agit d’aimer ce peuple au point de croire en lui, alors même qu’il en vient souvent à désespérer de lui-même »

Le franciscain José Maria Antonio Lerchundi
Le franciscain José Maria Antonio Lerchundi

Sœur Marie de la PassionSœur Marie de la Passion

L’engagement des femmes au service de cette fraternité

Il était donc naturel qu’une congrégation de religieuses féminines structurellement rattachée à l’ordre des Franciscains vienne poursuivre cette mission de bienveillance au Maroc.

C’est donc dans ce même état d’esprit qu’en 1912 les premiers groupes de sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie arrivent au Maroc dans la foulée de la signature en mars de la même année du Traité de Fès entre le sultan Moulay Abd El Hafid et les représentants du gouvernement français, instaurant ce qu’on appellera le Protectorat français dans l’Empire chérifien.

Cette congrégation religieuse a vu le jour en 1877 en Inde sous l’impulsion d’une sœur française originaire de Bretagne, Hélène de Chappotin de Neuville, connue sous le nom de Sœur Marie de la Passion. Elle dédie sa nouvelle congrégation au service des pauvres et aura ouvert à sa mort en 1904 quatre-vingt-six communautés de sœurs dans près de vingt-quatre pays. Mais c’est sous l’impulsion du Concile Vatican 2 initié en 1962 par le pape Jean XXIII que les nombreuses congrégations religieuses du catholicisme s’éparpillent sur la planète suivant en cela les recommandations d’ouverture et de rencontre envers les plus démunis et les plus nécessiteux.

La congrégation des sœurs Franciscaines Missionnaires de Marie suivra ce mouvement puisqu’au plus fort de son engagement elle sera présente et active dans soixante-seize pays.

Soeur Marie Josèphe à l'église d'Ouarzazate

Soeur Rozy à l'église d'Ouarzazate
Sœur Rozy

Soeur Angela à l'église Ste Thérèse d'OuarzazateSœur Angela

A Ouarzazate au plus près de la population

Très vite, vingt-deux implantations au Maroc se mettront en place, avant tout pour venir accompagner l’établissement d’un système de santé propre à répondre aux besoins de la population mais rapidement aussi au service de l’éducation avec l’ouverture de nombreuses écoles et la délivrance d’enseignements aux enfants et aux jeunes marocains.

En 1973, le ministère de la santé publique du Maroc devenu indépendant demande à l’organisation d’envoyer jusqu’à Ouarzazate des sœurs infirmières. Trois d’entre elles, alors en poste à Fès, Sœur Gabrielle, une française, ainsi que deux sœurs espagnoles, feront le voyage pour entamer leur mission dans l’attention de porter assistance à leurs frères marocains.

Elles forment alors un premier groupe d’infirmières à l’hôpital Sidi Hssain. Tout du long de la venue des sœurs, la communauté s’impliquera pour répondre aux différents besoins identifiés. Enseignantes à la nouvelle école de formation des infirmiers, ou bien dans l’enseignement public comme le fit Sœur Colette pour délivrer des cours de mathématiques au lycée du Prince héritier, actuellement le lycée Mohammed VI. Animatrices de jardins d’enfants, formatrices à l’insertion professionnelle pour les femmes autour de la pratique de la couture, de la broderie et du tissage de tapis. Assistantes sociales auprès des enfants orphelins ou des plus démunis comme les personnes handicapées.

Une implantation forte se fit dans la région d’Agouim à partir de 1971 où s’était déjà installée une communauté de pères franciscains. La communauté franciscaine des missionnaires de Marie s’installa ainsi avec sœur Lucie, une infirmière qui passa son temps sur les pistes pour assurer les accouchements et les soins, avec une autre sœur dynamique, Sœur Huguette, de formation universitaire en biologie, qui développa sur place la culture du safran, ouvrit une fromagerie encore en activité aujourd’hui et engagea la formation des agriculteurs.

D’autres implantations virent le jour à Errachidia, Goulmima, Midelt, Ighrem Nougdal.

Sœur Francesca, la ténacité mise au service de la croissance d’une ville

Sœur Francesca Maria Leonardi, assistante sociale de formation, arriva sur Ouarzazate en 1979 et mit toute sa ténacité à respecter la consigne de son lointain prédécesseur le franciscain José Maria Antonio Lerchundi qui invitait les membres de sa congrégation au Maroc à :

« Etre celui qui aime et qui prend soin de ce qui grandit »

José Maria Antonio Lerchundi

Plus que quiconque, elle marqua les vingt-sept années de sa présence à Ouarzazate par sa personnalité et sa capacité à initier et à mener à terme de lourds projets de développement social afin que l’assistance aux plus démunis puisse s’organiser durablement.

Soeur Francesca avec le Roi Mohammed VI à l'association Horizon des handicapés d'OuarzazateSoeur Franscesca face au Roi Mohammed VI

C’est ainsi qu’elle fut à l’origine de la création de l’association Horizon des handicapés qui fut la première structure au niveau de toute la région Sud du Maroc à accompagner les personnes handicapées et leur familles. L’association existe encore aujourd’hui et a bénéficié du label de reconnaissance d’utilité publique. Sœur Francesca fonda ensuite l’association Achourouk au service des personnes sourdes et muettes, l’association Oxygène pour soutenir l’insertion professionnelle des jeunes filles et enfin l’association Amnougar pour assurer la formation professionnelles de jeunes handicapés autour des métiers de la bijouterie, de la menuiserie, de la couture et de l’agriculture.

Idir Ouguindi a bien connu Sœur Francesca. Il l’a accompagné dans la mise en place de l’association Horizon des handicapés, avec Pierre Katrakazos l’actuel président de l’association. Il témoigne aujourd’hui de son regard sur ce personnage singulier qui aura marqué l’histoire d’Ouarzazate :

« La générosité avec laquelle Sœur Francesca partage ses connaissances est le fondement de son engagement vers l’autre. En plus de sa disponibilité permanente, elle aura été une véritable mère pour tout ceux qui ont fréquenté le service social de l’hôpital Bougafer de Ouarzazate. Sœur Francesca est pleine d’une volonté sincère d’amour et de paix. »

Idir Ouguindi

Une page se tourne, un monde disparaît

L’évolution des sociétés humaines entraîna immanquablement l’effacement de cette manière de vivre l’engagement au service des autres. D’année en année, les vocations religieuses diminuèrent et le manque de sœurs disponibles obligea la congrégation à fermer ses implantations partout dans le monde.

Au Maroc, la communauté d’Agouim partit en 2001, celles d’Errachidia et d’Ighrem Nougdal en 2008. Le groupe de Taroudant ferma en 2012. Après le départ des sœurs de Ouarzazate, quatre autres implantations demeureront encore en activité au Maroc, à Meknes, Casablanca, Rabat et Midelt.

Un couple de français devrait prochainement rejoindre l’église Sainte Thérèse d’Ouarzazate afin de préserver la capacité d’accueil du lieu pour tous ceux qui veulent se recueillir dans la chapelle et pour ceux qui veulent revoir les traces d’un passé qui peu à peu disparaît.

Les souvenirs sont encore vivaces dans le cœur de quelques ouarzazis, auprès des infirmières qui ont été formées par les sœurs, parmi les personnes handicapées qui ont reçu leur soutien, les enfants orphelins qui ont pu grâce à leur dévouement grandir dans de meilleures conditions, toutes ces jeunes femmes, tous ces jeunes qui ont croisé leur présence et ont ainsi pu bénéficier de leur attention.

Au service de l’autre, partout, et pour toujours

Les trois sœurs vont prendre la route avec juste quelques bagages pour chacune. Elles ont inscrite en elles l’habitude de tout laisser derrière au fil de leurs différentes affectations. Elles ont grandi dans cette légèreté de ne rien avoir pour soi, juste ce qu’il faut pour survivre. Partout elles se sentent chez elles, accueillies par les populations locales qui ont appris à les aimer, comme ici à Ouarzazate où elles auront semé le dévouement à leur prochain.

Sœur Marie Josèphe, née au Maroc, aura œuvré en Russie pour ensuite s’occuper de la communauté de Taroudant pendant 18 années Elle retournera s’installer à Casablanca.

Sœur Rozy, née en Inde, aura été envoyée en Lybie, puis en Inde, en Tunisie et enfin à Nador jusqu’en 2019 pour accompagner les migrants.

Sœur Angela, elle aussi née en Inde, est venue sur Ouarzazate en 2006 pour remplacer Sœur Francesca. Elle s’apprête dans quelques jours à rejoindre l’Algérie afin de poursuivre sa mission.

Les sœurs franciscaines missionnaires de Marie sont parties. Une page se tourne à jamais. Toutes ces femmes, leur foi solidement ancrée dans leur cœur, auront ainsi décidé d’être celles qui aiment pour alors prendre soin de Ouarzazate qui grandit.

 

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