Archives de juillet 25th, 2020

Coronavirus : « nette augmentation » de la circulation du virus en France, le contrôle aux frontières renforcé

lemonde.fr – 24/07/2020

Dans son point quotidien de la situation sanitaire, diffusé vendredi soir, le ministère de la santé estime que « nous sommes revenus à des niveaux comparables à ceux de la fin de la période du confinement ».

Dans un centre de dépistage à Arcachon, le 24 juillet.Dans un centre de dépistage à Arcachon, le 24 juillet. PHILIPPE LOPEZ / AFP

Le ministère de la santé rappelle les Français à l’ordre. Dans son point quotidien du vendredi 24 juillet, il écrit que la circulation du coronavirus est « en nette augmentation » dans le pays. « Avec un nombre de cas journaliers supérieur à 1 000, nous sommes revenus à des niveaux comparables à ceux de la fin de la période du confinement. Nous avons ainsi effacé une bonne partie des progrès que nous avions accomplis dans les premières semaines du déconfinement », déplore le ministère, qui appelle à plus de « discipline collective ».

La Direction générale de la santé insiste notamment sur l’importance de l’isolement des personnes qui ont été testées positives, pour « protéger les plus âgés et les plus vulnérables d’entre nous ».

« Ceux qui respectent tous les gestes barrière, la distanciation physique et qui s’isolent dès qu’ils sont contacts ou symptomatiques, protègent donc les autres, à commencer par leurs proches. »

  • Contrôles renforcés aux frontières

A l’aéroport de Roissy, le 24 juillet.

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Plus tôt dans la journée, un conseil de défense axé sur la propagation de l’épidémie, qui suscite des appels à un renforcement des contrôles aux frontières, s’est tenu à l’Elysée avec le président, Emmanuel Macron, le premier ministre, Jean Castex, quelques ministres (Olivier Véran pour la santé, Jean-Michel Blanquer pour l’éducation…) et des responsables d’administration.

Jean Castex s’est ensuite rendu à l’aéroport de Roissy pour faire le point sur les dispositifs de tests déployés pour les passagers au départ et à l’arrivée en France. Le premier ministre a annoncé que les voyageurs en provenance de 16 pays « où la circulation virale est particulièrement forte » devront soit présenter un test de dépistage négatif de moins de 72 heures effectué dans le pays de départ, soit se soumettre à un test à leur arrivée en France. En cas de résultat positif, qui leur sera transmis par e-mail ou par téléphone dans les 24 heures, ils devront se mettre en quatorzaine. Le dispositif, qui concerne tous les aéroports et les ports du territoire français, sera pleinement opérationnel « au plus tard 1er août », a précisé Jean Castex.

Le premier ministre Jean Castex à l’aéroport de Roissy, en région parisienne, le 24 juillet.

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Les pays concernés sont, selon Matignon : les Etats-Unis, les Emirats arabes unis, Bahreïn, Panama, l’Afrique du Sud, le Koweït, le Qatar, Israël, le Brésil, le Pérou, la Serbie, l’Algérie, la Turquie, Madagascar, l’Inde et Oman. Le Maroc, initialement cité dans la liste de source gouvernementale, n’y figure pas « pour l’instant », selon Matignon, qui précise que « c’est en discussion ». Les flux entre la France et ces pays sont réduits puisqu’ils concernent uniquement les citoyens français qui y résident ou les citoyens de ces pays disposant d’une résidence stable en France. Pour l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, cela représentera environ 3 000 personnes testées par jour, selon les calculs du gouvernement.

  • Les Français invités à ne pas se rendre en Catalogne

Le premier ministre a, par ailleurs, recommandé aux Français de ne pas se rendre en Catalogne, où la recrudescence de l’épidémie inquiète. Paris discute avec Madrid afin de réduire le plus possible les flux entre l’Espagne et la France, a ajouté Jean Castex.

  • Hausse du nombre de cas

Dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire publié jeudi, Santé publique France notait que la transmission du virus était en augmentation « pour la troisième semaine consécutive »Le nombre de cas détectés a ainsi augmenté de 66 % sur trois semaines. Deux cent quinze foyers épidémiques sont recensés sur le territoire.

Cette lente reprise de l’épidémie n’est pas due à une hausse du nombre des dépistages, assure Santé publique France, qui relève que « l’augmentation des nouveaux cas positifs est, depuis deux semaines, supérieure à l’augmentation du nombre de patients testés ».

Ces hausses de cas concernent particulièrement les plus âgés et les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), ce qui est vu par l’agence sanitaire comme « un signal préoccupant, qui doit être suivi avec la plus grande attention. C’est effectivement dans cette population que survient le plus grand nombre de décès dus au SARS-CoV-2 », rappelle-t-elle.

Le nombre de patients hospitalisés en raison d’une infection au Covid-19 se stabilise, alors que les admissions en réanimation ont « arrêté de diminuer pour la seconde semaine consécutive », sauf pour la Guyane, toujours selon Santé publique France. Le nombre de décès attribués à la maladie est également globalement stable depuis quelques semaines. Jeudi, dix nouveaux décès ont été recensés à l’hôpital.

  • Sept départements au-dessus du seuil de vigilance

Sept départements métropolitains ont enregistré la semaine dernière un taux d’incidence au-dessus du seuil de vigilance, fixé à dix cas positifs pour 100 000 habitants. Il s’agit de la Mayenne, des Vosges, du Finistère, du Val-d’Oise, du Haut-Rhin, de Paris et de la Seine-Saint-Denis.

En Mayenne, toujours placée en « vulnérabilité élevée », l’agence régionale de santé (ARS) dit mener « une politique de dépistage intensive » avec, depuis le 12 juillet, « plus de 11 800 tests sur le département », qui compte un peu plus de 300 000 habitants, selon le directeur général de l’ARS Pays de la Loire, Jean-Jacques Coiplet, lors d’une visioconférence de presse vendredi.

Les autorités sanitaires ont toutefois reconnu qu’il n’y avait « pas de tension majeure au niveau de l’offre de soins » en Mayenne. Selon les derniers chiffres arrêtés jeudi soir, il y avait huit personnes hospitalisées et deux en réanimation dans ce département de l’Ouest, « sans signe de gravité », a précisé M. Coiplet.

  • En Nouvelle-Aquitaine, un « problème comportemental »

Le personnel médical se prépare à prélever un échantillon dans une cabine de dépistage gratuite de Covid-19 installée dans le hall d’arrivée de l’aéroport international de Bordeaux-Mérignac,  le 23 juillet 2020.Le personnel médical se prépare à prélever un échantillon dans une cabine de dépistage gratuite de Covid-19 installée dans le hall d’arrivée de l’aéroport international de Bordeaux-Mérignac,  le 23 juillet 2020. PHILIPPE LOPEZ / AFP
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En Nouvelle-Aquitaine, le Covid-19 « gagne du terrain, en particulier chez les 15-44 ans » au risque de contaminer ensuite les personnes plus fragiles, s’inquiète l’agence régionale de santé (ARS). Le taux d’incidence dans cette tranche d’âge « est passé de 1,1 début juin à 4,1 la semaine du 13-18 juillet (contre 2,6 chez les 75 ans et plus) », précise l’ARS.

Au total, la région cumule 13 clusters dont 8 sont liés à des fêtes familiales ou des « événements privés », comme des soirées ou des mariages. « On a un problème comportemental qui se traduit par une circulation du virus, avec le risque de contaminer ensuite des personnes très fragiles », explique à l’AFP Laurent Filleul, responsable de la cellule Santé publique France pour la Nouvelle-Aquitaine.

En chiffres bruts, le virus est encore peu présent dans la région, avec 60 personnes hospitalisées, « mais il se passe quelque chose et il faut sensibiliser » la population, insiste M. Filleul.

 

Port du masque obligatoire, le ministère de l’Intérieur hausse le ton

h24info.ma – 25/07/2020

Le port des masques est obligatoire pour toute personne lors de son déplacement en dehors de son domicile, a indiqué le ministère de l’Intérieur samedi dans un communiqué.

Ainsi, le ministère précise que « dans un souci constant et continu de préserver la santé et la sécurité des citoyennes et citoyens et dans le but de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de précaution et de prévention contre le Coronavirus (Covid-19) afin d’endiguer sa propagation, et suite au relâchement de certains individus face au respect des mesures obligatoires fixées à cet effet, les autorités publiques rappellent que le port du masque est obligatoire pour toute personne lors de son déplacement en dehors de son domicile ».

« Quiconque enfreint cette disposition est passible des peines prévues dans l’article 4 du décret-loi N°2.20.292 qui prévoit « une peine d’emprisonnement d’un à trois mois et une amende variant entre 300 et 1.300 dirhams, ou l’une des deux peines sans préjudice de la peine pénale la plus sévère », poursuit le communiqué.

A cet égard, « les autorités publiques affirment leur détermination constante à appliquer strictement les mesures obligatoires », ajoute la source, soulignant qu’elles « n’hésiteront pas à appliquer les sanctions prévues par la loi à l’encontre de toute personne ayant enfreint l’obligation du port du masque de protection ».

Français du monde-adfe : Lettre d’information de juillet 2020

Lettre d’information n°160, juillet 2020


Les difficultés rencontrées par les Français de l’étranger évoquées
par les parlementaires et le cabinet du ministère de l’Europe et des
Affaires étrangères
Résultat du questionnaire de
Fdm-adfe à destination des PME
et micro-entreprises installées
à l’étranger 
Les parlementaires ont été conviés par le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères à une conférence téléphonique pour discuter des difficultés rencontrées par les Français de l’étranger. De nombreux points ont été abordés : l’aide sociale, la situation des établissements français à l’étranger, le plan médical d’urgence, les problèmes administratifs liés au retour en France et…  Face aux témoignages de difficultés économiques rencontrées par un grand nombre de ses adhérents depuis fin mars 2020, l’association Français du monde-adfe a souhaité, dès les premières semaines de la crise liée à la Covid-19, faire un premier état des lieux en lançant une enquête spécifique – auprès de ses membres et de l’ensemble des Français de l’étranger – en direction des entrepreneurs, responsables de PME et de micro-entreprises implantées hors de France.
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Travail à l’étranger, comment sera calculée ma retraite ?  Etudiants en France :
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Votre statut à l’étranger : A l’étranger, vous pouvez être embauché en recrutement local ou travailler en détachement.
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Le Maroc à un doigt de la liste rouge en France

bladi.net – 25/07/2020

À compter du 1ᵉʳ août, tous les voyageurs en provenance de 16 pays dont les États-Unis et l’Algérie, où le taux de propagation au Covid-19 est élevé, subiront des tests obligatoires à l’arrivée aux aéroports en France. L’annonce a été faite vendredi par le Premier ministre Jean Castex.

Le Maroc à un doigt de la liste rouge en France

Les voyageurs de ces « 16 pays dans le monde où la circulation virale est particulièrement forte », « devront disposer d’un test attestant qu’ils ne sont pas porteurs du virus », a indiqué le ministre qui ajoute que le gouvernement français a « décidé de généraliser les tests à l’arrivée » et que les cas positifs seront placés en quarantaine de 14 jours.

Les 16 pays concernés sont : les États-Unis, les Émirats arabes unis, Bahreïn, Panama, l’Afrique du Sud, le Koweït, Qatar, Israël, le Brésil, le Pérou, la Serbie, l’Algérie, la Turquie, Madagascar, l’Inde et Oman. Initialement annoncé sur la liste, le Maroc en a été supprimé « pour l’instant », à en croire Matignon.

Les frontières françaises sont donc potentiellement fermées à ces pays, souligne le Premier ministre qui précise que la généralisation des tests « va s’étendre progressivement dans les prochains jours ».

Où en est la route express Tiznit-Dakhla ?

bladi.net – 24/07/2020

La voie express Tiznit-Dakhla, objet d’une convention de partenariat signée en 2015 sera bientôt une réalité. C’est un projet de grande ampleur qui pourrait renforcer la complémentarité économique entre les régions du Sud et de Souss-Massa.

Où en est la route  express Tiznit-Dakhla ?

Cette convention a été signée, à l’occasion de la commémoration du 40ᵉ anniversaire de la Marche verte, dans le cadre du nouveau modèle de développement des provinces du Sud. Il vise à donner de l’élan aux relations entre les provinces du Sud et les autres régions du Royaume. Cela passe par le confort et la sécurité routière, le transport rapide des marchandises entre les villes du Sud du Maroc et les grands centres de production et de distribution.

Khalil Ramadan est un responsable au ministère de l’Équipement, du transport et de la logistique. Il a indiqué que ce méga projet est porteur de grandes ambitions, en ce sens qu’il va «  renforcer de manière constante les liens économiques et commerciaux entre le Maroc et sa profondeur africaine et améliorer les indices de sécurité routière nationaux  ». En effet, le projet de voie express Tiznit-Dakhla porte sur «  le dédoublement de la route nationale No 1 entre Tiznit et Laâyoune, sur 555 km, et l’élargissement à 9m de la voie entre Laâyoune et Dakhla sur une distance de 500 km, indique la MAP.

Selon la même source, l’état d’avancement du premier tronçon, dont le budget global se chiffre à 420 MDH est de 49%, alors que 12% des travaux du deuxième ont été réalisés pour un coût global de 435 MDH.

Les parcs nationaux du Maroc : quand les richesses de la nature sont plombées par une gestion défaillante

Par Zineb Ibnouzahir – le360.ma – 24/07/2020

parc national d’Iriqui

Parc national d’Iriqui, à 150 km au sud de Ouarzazate, dans l’Anti-Atlas. © Copyright : DR

La Cour des comptes, que préside par Driss Jettou, a fait paraître le 20 juillet dernier un nouveau rapport portant sur l’évaluation de la gestion des parcs nationaux, et celui-ci est pour le moins sévère.

La préservation de la biodiversité est devenue une préoccupation de plus en plus importante à l’échelle mondiale ces dernières décennies, les «aires protégées constituent la pierre angulaire de l’action des Etats pour l’atteinte des objectifs de sauvegarde de la biodiversité et son utilisation durable», indique d’emblée ce rapport en préambule, et à ce titre, poursuivent ses rédacteurs, «le Maroc fait partie des pays méditerranéens les plus riches en diversité en termes de végétation et de faune».

Au Maroc, on dénombre plus de 24.000 espèces animales et plus de 7.000 espèces végétales. Quant au taux d’endémisme global, il est de 11% pour la faune et plus de 25% pour les plantes vasculaires (soit les végétaux qui possèdent des vaisseaux servant à la circulation de l’eau).

A l’heure actuelle, les parcs nationaux, dont la gestion est assurée par le Haut-Commissariat aux Eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, sont au nombre de onze (Toubkal, Ifrane, Souss-Massa, Khénifra, Iriqui, Haut Atlas oriental, Khenifiss, Talassemtane, Al Hoceima, Tazekka et Dakhla), et s’étendent sur une superficie globale de 2,84 millions d’hectares.

Compte tenu du rôle central de ces aires protégées dans la préservation de la diversité biologique, ainsi que des menaces et pressions susmentionnées, auxquelles sont exposés les différents écosystèmes de ces parcs, la Cour des comptes a entrepris une mission d’évaluation de la gestion des parcs nationaux et de leur contribution à la protection de la biodiversité du pays.

Des défaillances administratives et juridiques qui plombent la bonne gestion des parcs nationaux

Le rapport, qui rappelle que «la gestion des parcs nationaux est assurée par le département des Eaux et Forêts, à travers le service d’aménagement des parcs et réserves naturelles relevant de la division des parcs et réserves naturelles qui relève elle-même de la direction de la lutte contre la désertification et de la protection de la nature», établit plusieurs constats relatifs à ce cadre de travail qui favorise la transversalité et qui est qualifié de «non favorable au suivi des actions réalisées au niveau des parcs nationaux».

Par ailleurs, la Cour des comptes épingle également une faiblesse en matière de mécanismes de concertation entre l’administration et les collectivités territoriales ainsi qu’un retard dans l’établissement des plans d’aménagement et de gestion prévu par la loi.

Le cadre juridique et de gouvernance est l’un des principaux écueils à la bonne gestion de ces espaces protégés et accuse en l’occurrence  d’importants retards. Ainsi, si le premier texte sur les aires protégées remonte à 1934 avec le Dahir relatif aux parcs nationaux, celui-ci n’a été amendé qu’en 2010, par la loi n°22-07 relative aux aires protégées. Mais depuis, plus rien… Le décret d’application n’a pas encore vu le jour et de fait, la mise en application de la loi est fortement entravée.

Toujours d’un point de vue juridique, les statuts des terrains abritant les parcs nationaux représentent un frein aux actions de conservation des parcs nationaux, notamment lorsque le domaine de l’Etat ne constitue pas la superficie majoritaire de ces espaces.

«C’est le cas pour le PN Souss Massa, le PN d’Al Hoceima, le PN du Haut Atlas Oriental et le PN d’Ifrane où le domaine forestier de l’Etat ne constitue, respectivement, que 39%, 31%, 51% et 64%» précise le rapport.

Conséquence directe, dans le cas du parc national d’Ifrane, «on constate ainsi que le recours des agriculteurs propriétaires de terrains au sein du parc à une agriculture moderne (creusage de puits, goutte à goutte, arboriculture, etc.) a détruit l’aspect naturel du parc».

S’agissant du parc national de Souss-Massa, on relève par ailleurs que «l’habitat de l’oiseau « Ibis chauve » est menacé du fait de la construction de plus de 2 400 grottes le long des falaises littorales contenues dans le parc».

La faible valorisation des parcs

Le rapport de la cour des comptes déplore enfin le peu de visibilité des parcs nationaux dont la majorité «ne dispose pas de sites web pouvant servir d’interface de communication et de diffusion auprès des différents partenaires ainsi que de moyen de publicité auprès du public».

Et, fait encore plus grave, les parcs nationaux du Maroc sont les grands absents du patrimoine mondial de l’UNESCO.

«Malgré les efforts déployés en matière de création des parcs nationaux, aucun d’entre eux n’est inscrit au niveau du patrimoine mondial de l’UNESCO pour les valoriser à l’échelle internationale. Il est à noter que même si quelques parcs nationaux, notamment ceux de Talassemtane, de Khenifiss et de Dakhla, figurent sur la liste indicative de l’UNESCO depuis une vingtaine d’années, leur inscription effective a tardé à voir le jour, ceci alors que plusieurs pays, notamment africains, ont entrepris l’inscription de leurs parcs depuis près de 20 ans en Tunisie et Mauritanie» épingle le rapport de la cour des comptes.

Un manque de visibilité  accru par l’absence de cadre régulant l’accès à ces zones par la population et les visiteurs et plus particulièrement, l’utilisation des véhicules.

La CCIS Souss-Massa et la CCIN de Bilbao collaborent

lematin.ma – 25/07/2020

La concrétisation de la convention de partenariat qui permettra de promouvoir les relations bilatérales entre la Région Souss Massa et la communauté autonome du Pays Basque. Ph : MAP La concrétisation de la convention de partenariat qui permettra de promouvoir les relations bilatérales entre la Région Souss Massa et la communauté autonome du Pays Basque. Ph : MAP

La Chambre de commerce, d’industrie et de services de Souss-Massa et la Chambre de commerce, d’industrie et de navigation (CCIN) de Bilbao ont signé, vendredi par visioconférence, un accord de collaboration visant la promotion et le développement de la coopération bilatérale dans plusieurs domaines.

Cette convention, paraphée par le président de la CCIS de Souss-Massa, Karim Achengli, et le président de la Chambre de commerce, d’industrie et de navigation (CCIN) de Bilbao, José Angel Corres Abasolo, émane de la volonté des deux parties de créer un cadre de partenariat visant à développer les relations économiques et commerciales entre les acteurs économiques des deux régions, et ce à travers l’échange de données et l’échange de missions d’hommes d’affaires, ainsi que l’assistance et le conseil aux entrepreneurs et l’organisation des foires et salons pour la promotion des différentes activités économiques.

La signature de cet accord de collaboration s’inscrit parfaitement dans les politiques gouvernementales des pays et constitue l’occasion d’illustrer davantage l’élan de cette relation excellente liant les deux Royaumes.

Cette initiative rentre dans le rôle assigné aux CCIS en matière de diplomatie commerciale et vise la promotion et le développement de la coopération bilatérale entre les deux chambres et les deux Régions dans des domaines d’intérêt mutuel.

A cette occasion, Karim Achengli a mis l’accent sur la qualité exceptionnelle des relations bilatérales entre le Maroc et l’Espagne qui ne cessent de se renforcer, année après autre, dans un esprit de compréhension, de solidarité et de coopération fructueuse.

En effet, la signature de cet accord de coopération entre nos institutions s’inscrit parfaitement dans le cadre des politiques gouvernementales de nos pays, a relevé José Angel Corres Abasolo dans une allocution de circonstance, ajoutant que cet accord est une véritable opportunité pour donner davantage de dynamique à cette relation particulière unissant les deux pays.

La région de Souss-Massa, devenue un pôle touristique de renommée internationale, est le premier producteur et exportateur d’agrumes et de fruits et légumes primeurs et possède également un secteur de pêche qui bénéficie d’une richesse halieutique indéniable, a-t-il dit, faisant noter que la région dispose également de plusieurs plans de développement sectoriels.

Dans le même contexte, José Angel Corres Abasolo s’est dit «très satisfait» de la conclusion de cet accord de collaboration entre «deux régions différentes, mais complémentaires».

Les deux régions disposent d’un potentiel important à exploiter dans divers domaines, notamment ceux liés à l’industrie, à la pêche et à l’agriculture, a souligné M. Abasolo, ajoutant que les infrastructures dont regorgent les deux régions (ports, aéroports, etc) ouvrent la voie à la consolidation de cette collaboration dans l’avenir.

En plus, a-t-il poursuivi, les entreprises et les hommes d’affaires de Souss-Massa et du Pays Basque sont invités à explorer les nouvelles opportunités offertes d’une part et d’autre pour donner un nouvel élan à ce partenariat.

A cette occasion, Achengli et Abasolo ont souligné le rôle joué par l’ambassadeur du Maroc en Espagne, Karima Benyaich, et le consul général du Maroc à Bilbao, Fatiha El Kamouri, dans la concrétisation de cette convention de partenariat qui permettra de promouvoir les relations bilatérales entre la Région Souss Massa et la communauté autonome du Pays Basque.

HAY AL ANDALOUS À TAROUDANT RÉINVENTE  »L’HOUMA » ET RESSUSCITE LE PARTAGE DU QUARTIER

PAR HASSAN HERMAS – quid.ma – 24/07/2020

5437685854_d630fceaff_b-Un soir à “Hay al Andalous”, un des anciens quartiers de Taroudant

Taroudant, au cœur de la vallée du Souss, entourée des montagnes du Haut Atlas, juste à 80 kms d’Agadir pourrait célébrer son histoire de première capitale, avant Marrakech, des saadiens qui l’ont fait renaître de ses cendres après sa destruction par les mérinides. Mais dans le guet de la pandémie, ni trop près ni trop loin de la contamination, une partie de ses 90 mille habitants, à l’histoire, a préféré ressusciter l’esprit du quartier. L’ “houma”, un concept de plus en plus en déclin, a pu rejaillir à la faveur d’une initiative des habitants de “Hay al Andalous”, un des anciens quartiers de Taroudant. Des femmes et des hommes, de tous âges, ont fait renaître, dans ce quartier imprégné de mémoire collective, l’ “houma”, à la fois un sentiment d’appartenance au groupe géographiquement délimité dans un espace, le quartier, et une expression d’une solidarité agissante jusqu’à l’emprunt au voisin d’une épice, de quelques branches de menthe ou d’un ustensile.

Par l’entregent joyeusement contagieux de jeunes roudanis, activistes associatifs, “Hay Al Andalous” s’est métamorphosé en un chantier à ciel ouvert où tous les habitants participent à son embellissement fut-ce par une décoration à la limite du naïf et forment dans cet élan entraînant une chaîne familiale de solidarité s’agitant dans une ambiance bon enfant.

L’émerveillement guette le passant à l’abord quartier, et se voit doucereusement envahi par les couleurs tendres des murs, les plantes vertes en pots mettant en relief une collection de fresques murales réalisées par un aréopage de jeunes artistes en herbe de la province.

Les terrains vagues se sont transformés en un espace sécurisé pour garer les voitures, et un éparpillement de poubelles, omniprésentes, rappelle à chacun sa part dans la propreté de la voie publique, tandis que les locaux vides de certaines maisons ont été mis à la disposition des habitants du quartier à toute fin utile.

L’un d’eux, grâce à la générosité d’un libraire roudani, est devenu une bibliothèque rassemblant une collection d’ouvrages pour enfants. Pour le bonheur des écologistes, les jeunes de l’ “houma” accrochent sur les murs, pour l’exemple, des œuvres à base d’objets recyclés.

Au coucher du soleil et jusqu’à tard dans la nuit, “Hay Al Andalous” devient un lieu de retrouvailles où les habitants, autour d’une table et d’un verre de thé, discutent de tout et de rien, et surtout pas de l’essentiel, tandis que des pas plus hauts que trois pommes, de leur énergie débordante, envahissent les lieux qu’ils soumettent aux clameurs joyeuses de leurs jeux d’enfants. D’un regard attendri, les femmes du quartier, mères ou sœurs, surveillent d’un œil faussement distrait leurs débordements, tout en préparant potages et rafraîchissements à la lumières des bougies accrochées en appliques aux murs des rues les enveloppant d’éclats fuyants au gré des brises. Comme pour dire que Covid ou pas Covid la vie continue.

 

Drogue : Près de 3 tonnes saisies au Sud

leconomiste.com – 24/07/2020

Drogue: Près de 3 tonnes saisies au Sud

La Brigade de la Police judiciaire relevant du district provincial de Guelmim a interpellé, ce vendredi, trois individus, âgés entre 34 et 36 ans, pour leurs liens présumés avec un réseau criminel actif dans le trafic international de drogue et de psychotropes. La quantité de drogue saisie atteint 2,94 tonnes de chira. Les services sécuritaires ont également mis la main sur une embarcation pneumatique, des moteurs hors-bord et des appareils de navigation maritime, suspectés d’être utilisés dans le trafic de drogue via les voies maritimes.

Deux des mis en cause ont été interpellés à Guelmim, a précisé la DGSN. Durant les perquisitions menées à leurs domicile, la police a saisi une voiture 4X4, quatre appareils GPS, ainsi que des téléphones portables, dont un téléphone satellite. La poursuite de l’enquête dans le cadre de cette affaire a abouti à l’interpellation du troisième suspect dans une ferme agricole située à « Tagant », à environ 35 Km de Guelmim en direction d’Agadir, a précisé la DGSN. C’est dans cette ferme que la drogue a été retrouvée, répartie en 104 ballots.

Le métier d’Adoul, un des piliers du système judiciaire

mapexpress.ma – 24/07/2020

Le métier d’Adoul, un des piliers du système judiciaire (M. Ben Abdelkader)

Agadir- Le métier d’Adoul est l’un des piliers majeurs du système judiciaire, a indiqué, jeudi, le ministre de la Justice, Mohamed Ben Abdelkader.

Intervenant lors de la cérémonie de remise de Wissams Royaux à un nombre de cadres et fonctionnaires des cercles judiciaires d’Agadir et de Laâyoune, M. Ben Abdelkader a mis en avant le rôle des adouls dans l’établissement de toutes sortes de contrats, comme les cessions immobilières, les actes de copropriété et des transactions entre particuliers, ainsi que les droits de succession.

La profession d’Adoul est avant tout est un patrimoine culturel et civilisationnel instauré depuis des siècles au Royaume, a rappelé le ministre lors de ce conclave qui a réuni également la nouvelle promotion de femmes Adouls à Agadir, faisant savoir que le statut du métier a été peaufiné par le législateur marocain à plusieurs reprises, dont le dernier en date est le Dahir n° 1-06-56 du 15 moharram 1427 portant promulgation de la loi n° 16-03 relative à la profession d’Adoul, toujours en vigueur.

S’agissant du plan de transformation numérique du système de la justice, M. Ben Abdelkader a fait remarquer que ledit plan devra permettre l’élaboration d’un document officiel et formel qui comprend une vision stratégique pour l’avenir et une feuille de route claire, dédiée à toute la famille de la justice.

Le responsable gouvernemental a précisé que le plan de transformation numérique s’appuie sur les réalisations du projet de modernisation entrepris par le ministère et établit une feuille de route claire conformément aux hautes directives royales, aux principes constitutionnels, aux engagements du gouvernement et aux recommandations de la charte de réforme du système judiciaire, ainsi qu’aux dispositions législatives relatives à la réforme de l’administration.

Ce plan fixe également des objectifs stratégiques visant à améliorer le système judiciaire et à fournir aux citoyens une justice simplifiée, accessible, efficace et continue, qui promeut le respect des droits fondamentaux des usagers, a-t-il dit, indiquant que sa mise en œuvre repose sur la réalisation de projets spécifiques et précis dans des domaines maîtrisés.

A noter que le ministre et la délégation l’accompagnant ont procédé à l’inauguration de la sous-direction provinciale relevant de la Cour d’Appel d’Agadir, pour un coût global de 12.230.000 DH.

Construit sur un terrain de 1.530 m2 pour une superficie couverte de de 1.851 m2, l’édifice comprend deux étages, un parking, des entrepôts et des infrastructures administratives.

De même, le ministre de la justice avait inauguré, le même jour, le siège de la section de la justice de la famille à Tiznit, qui s’étale sur une superficie de 5.000 m2 et qui a nécessité un budget global de près de 17,2 millions de dirhams.

Agadir : Zakia Driouich présente les condoléances d’Aziz Akhannouch aux familles des marins portés disparus depuis le 9 juillet

aujourdhui.ma – 24/07/2020

Agadir : Zakia Driouich présente les condoléances d’Aziz Akhannouch aux familles des marins portés disparus depuis le 9 juillet

Zakia Driouich, secrétaire générale du ministère de la pêche maritime, s’est rendue mercredi à Agadir pour présenter les condoléances d’Aziz Akhannouch aux familles des dix marins portés disparus dans le naufrage du bateau de pêche Marmara près des côtes d’Agadir.

A l’occasion, Mme Driouich a remis aux familles des victimes des aides financières symboliques octroyées par M. Akhannouch à titre personnel.

Notons que les opérations de recherches se poursuivent toujours pour retrouver les marins portés disparus. Ledit bateau de pêche côtière a quitté le port d’Agadir dans la nuit du mercredi 8 juillet avec à son bord 10 personnes issues toutes des quartiers d’Anza et Taddart. Ce bateau aurait fait naufrage, selon les premières données disponibles, au large des côtes de Sidi Boulfdail (Sud d’Agadir). Les causes de cet incident restent inconnues pour l’instant.

UFE : initiation au golf le 7 août 2020

Représentation d’AGADIR – Maroc
Permanences le: lundi de 16 à 18h / mercredi de 10 à 12h / samedi de 10 à 12h.
Tél.: +212 (0)6 71 56 25 24. 
Jean-Claude Rozier
Président UFE AGADIR
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