Archives de juillet 27th, 2020

France : le Maroc exclu des pays dont les voyageurs doivent se faire tester à l’arrivée

yawatani.com – 26/07/2020

La France, qui fait face à une légère reprise de l’épidémie de Coronavirus, va généraliser les tests à l’arrivée pour les voyageurs venant de 16 pays où le virus circule fortement, a annoncé vendredi le Chef du gouvernement Jean Castex.

« Nous avons décidé de généraliser les tests à l’arrivée. C’est ce dispositif qui est en train de se mettre en place, qui va monter en puissance pour être opérationnel ces prochains jours, au plus tard le 1er août », a indiqué le Premier ministre français après un Conseil de défense consacré à la pandémie.

« Seize pays ont été identifiés dans le monde où la circulation virale est forte. Pour l’ensemble de ces pays, il a été décidé que les voyageurs seront tenus de disposer d’un test attestant qu’ils ne sont pas porteur du virus pour embarquer dans les avions correspondants », a indiqué Castex, qui s’exprimait depuis l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle où il s’est rendu accompagné du ministre de la Santé Olivier Véran et du ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari.

Sont concernés par cette mesure: les Emirats arabes unis, les États Unis, le Bahreïn, le Panama, l’Afrique du Sud, le Koweït, le Qatar, Israël, le Brésil, le Pérou, la Serbie, l’Algérie, la Turquie, Madagascar, l’Inde et Oman.

« En cas de test positif, le passager sera placé en quatorzaine. Les ports seront également soumis à ce dispositif », a poursuivi Jean Castex.

Par ailleurs, le Premier ministre français a recommandé aux Français de ne pas se rendre en Catalogne, région espagnole où l’épidémie n’est pas sous contrôle.

Le Président français Emmanuel Macron a convoqué, vendredi, un Conseil de défense pour « étudier de nouvelles mesures » contre l’épidémie de Covid-19. Cette réunion, qui a rassemblé les ministres et les responsables des principaux services de l’Etat concernés par la gestion de la crise, a été consacrée notamment au renforcement des contrôles aux frontières et dans les ports et aéroports. Elle a également fait le point sur la question du port du masque rendu obligatoire dans tous les espaces publics clos depuis lundi.

Ce Conseil de défense sanitaire intervient alors que le ministère de la Santé a prévenu d’une augmentation de la circulation du virus en France , liée notamment à « un relâchement de l’application des gestes barrière ».

Une alerte corroborée par l’Agence Santé Publique France qui a fait état, dans son bulletin épidémiologique relayé vendredi par les médias du pays, de la détection de plus de 1.000 nouveaux cas et de l’identification de 10 foyers de contamination en 24 heures.

Récemment, le Conseil scientifique, instance mise en place pour éclairer l’exécutif français dans la gestion de la crise sanitaire du nouveau coronavirus, s’est inquiété de la possibilité d’une deuxième vague de Covid-19 en France à l’automne.

Son président, Jean-François Delfraissy, a estimé qu’une deuxième vague du coronavirus était l’hypothèse « la plus probable » pour les suites de l’épidémie, qui a provoqué plus de 30.000 décès en France.

Gros embouteillages sur l’axe Casa-Rabat

lesiteinfo.com – 26/07/2020

Aussitôt après l’annonce de la fermeture de certaines villes, plusieurs axes autoroutiers ont été littéralement pris d’assaut par les automobilistes, le plus souvent des familles qui souhaitaient passer l’Aid en famille.

Du coup, c’était le chaos sur les autoroutes du Maroc, notamment l’axe Casablanca-Rabat où plusieurs accrochages et accidents ont eu lieu. L’axe Casablanca-Marrakech était également embouteillé, puisque de nombreux casablancais ont décidé de se rendre au sud pour Aid Al Adha.

Rappelons qu’il a été décidé d’interdire, à compter de ce dimanche 26 juillet à minuit, les déplacements de et vers les villes de Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Casablanca, Berrechid, Settat et Marrakech, a indiqué dimanche un communiqué conjoint des ministères de l’Intérieur et de la Santé.

Sont exclues de cette décision les personnes à besoins médicaux urgents, les personnes travaillant dans les secteurs public et privé munies d’ordres de mission délivrés par leurs responsables, à condition d’obtenir une autorisation spéciale de déplacement délivrée par les autorités locales. Cette interdiction ne s’applique pas au transport de marchandises et des produits de base qui se déroule dans des conditions normales et fluides pour approvisionner les citoyens en leurs besoins quotidiens.

Les autorités publiques appellent les citoyens « au strict respect de ces mesures sous peine de mesures répressives rigoureuses, conformément à la loi ».

3 vidéos pour se rendre compte de la pagaille :

« Relockdown » : Les Marocains entre la panique et la confusion

lopinion.ma – 27/07/2020

La décision conjointe du ministère de l’Intérieur et du ministère de la Santé concernant l’interdiction de déplacement de (et vers) plusieurs villes du Maroc a provoqué une grande panique et une psychose indescriptible auprès des marocains.

"Relockdown" : Les Marocains entre la panique et la confusion

A peine quelques heures passées après l’annonce du «lockdown» des villes Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Casablanca, Berrechid, Settat et Marrakech, ce dimanche à partir de minuit, les rocades et les autoroutes sont prises d’assaut par les automobilistes. Pris de court, des milliers de marocains qui étaient en voyage ou en déplacement ont dû ranger leurs valises en catastrophe pour rejoindre les leurs ou pour regagner leurs villes de résidence.

La ville de Tétouan en début de soiréeLa ville de Tétouan en début de soirée

«Nous recevons un flux incroyable», nous confie un caissier travaillant dans les péages de l’autoroute Casa-Rabat, précisant que «la tension monte chez les personnes qui sont en route vers Casablanca, croyant qu’ils seront bloqués aux portes de la ville au cas où ils dépassent minuit».


Tétouan

Pour les personnes n’ayant pas de voiture, nul ne connait leur sort. Une heure seulement après la fameuse annonce, les tickets étaient déjà «soldout», nous affirme un employé de l’ONCF. Même chose au niveau des gares routières, même si les prix ont légèrement augmenté, les tickets n’ont pas trainés. Cela dit, plusieurs internautes qui n’ont trouvé aucun moyen de se déplacer dénoncent largement la manière avec laquelle le gouvernement a pris cette décision de blocage.

Rappelons que les deux ministères affirment avoir pris cette décision au vu « de la hausse considérable, ces derniers jours, des cas de contamination au Covid-19 » et déclarent agir « dans le cadre du renforcement des mesures prises pour lutter contre la propagation de cette pandémie ». Ils déplorent aussi le « non-respect par la majorité des citoyens des mesures de prévention, en l’occurrence la distanciation sociale, le port du masque, l’usage des désinfectants, malgré leur disponibilité en grande quantité ».

Cette mesure d’interdiction comporte toutefois des exceptions. Les personnes nécessitant «des besoins médicaux urgents» ou celles «travaillant dans les secteurs public et privé munies d’ordres de mission délivrés par leurs responsables» pourront se déplacer «à condition d’obtenir une autorisation spéciale de déplacement délivrée par les autorités locales». Les déplacements liés au transport de marchandise et de denrées alimentaires ne sont pas non plus affectés par ces interdictions.

Maroc : le port du masque, obligatoire, rappelle le ministère

mafrique.ma – 26/07/2020

Le port des masques est obligatoire pour toute personne lors de son déplacement en dehors de son domicile, a indiqué le ministère de l’Intérieur samedi dans un communiqué.

Ainsi, le ministère précise que « dans un souci constant et continu de préserver la santé et la sécurité des citoyennes et citoyens et dans le but de mettre en œuvre l’ensemble des mesures de précaution et de prévention contre le Coronavirus (Covid-19) afin d’endiguer sa propagation, et suite au relâchement de certains individus face au respect des mesures obligatoires fixées à cet effet, les autorités publiques rappellent que le port du masque est obligatoire pour toute personne lors de son déplacement en dehors de son domicile ».

« Quiconque enfreint cette disposition est passible des peines prévues dans l’article 4 du décret-loi N°2.20.292 qui prévoit une peine d’emprisonnement d’un à trois mois et une amende variant entre 300 et 1.300 dirhams, ou l’une des deux peines sans préjudice de la peine pénale la plus sévère », poursuit le communiqué.

A cet égard, « les autorités publiques affirment leur détermination constante à appliquer strictement les mesures obligatoires », ajoute la source, soulignant qu’elles « n’hésiteront pas à appliquer les sanctions prévues par la loi à l’encontre de toute personne ayant enfreint l’obligation du port du masque de protection et menacé la sécurité sanitaire et l’ordre public ».

Interdiction de quitter ou de se rendre dans 8 villes à partir de ce dimanche à minuit

medias24.com – 28/07/2020

Il s’agit de Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Casablanca, Berrechid, Settat et Marrakech, informent les ministères de la Santé et de l’Intérieur dans un communiqué conjoint.

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Interdiction de quitter ou de se rendre dans 8 villes à partir de ce dimanche à minuit

Les deux ministères n’ont pas précisé la date de rétablissement des déplacements de et vers ces villes.

Sont exclues de cette décision les personnes à besoins médicaux urgents, les personnes travaillant dans les secteurs public et privé munies d’ordres de mission délivrés par leurs responsables, à condition d’obtenir une autorisation spéciale de déplacement délivrée par les autorités locales.

A noter que cette interdiction ne s’applique pas au transport de marchandises et des produits de base qui se déroule dans des conditions normales et fluides pour approvisionner les citoyens en leurs besoins quotidiens.

Cette décision a été prise suite à l’évolution récente de la situation épidémiologique et pour maîtriser la propagation du virus, compte tenu du non respect par la majorité des citoyens des mesures de précaution édictées par les autorités.

Les deux ministères appellent les citoyens au respect de ces nouvelles restrictions. Les contrevenants risquent des sanctions sévères prévues par la loi.

Histoire : Le café maure, une inspiration ottomane pour un espace de détente maghrébin

par GHITA ZINE – yabiladi.com – 26/07/2020

Le concept du café maure trouve ses origines dans des traditions ottomanes de gestion de ces espaces, en tant que lieux de réceptions et de soirées mondaines. Exporté en Tunisie et en Algérie, il a inspiré des propriétaires marocains, qui l’ont façonné à leur manière.

Son nom inspire une forte connotation arabe et Nord-africaine. Mais il n’en est rien, car même s’il porte l’appellation de «café maure», cet espace a été conçu d’abord sous l’Empire Ottoman (1299 – 1923). En effet, ce qu’on appelle communément «café maure» était pensé comme espace public aménagé principalement pour une clientèle masculine, férue de réceptions, de soirées mondaines et musicales, au cours desquelles l’assistance sirotait un café soigneusement mijoté ou un thé aux mille senteurs.

Alors qu’on y servait des boissons au cœur de controverses historiques sur leur légalité ou non, le «café maure» tel que conçu chez les Ottomans n’a pas toujours été vu d’un bon œil. Le fréquenter pouvait conduire à vous donner une mauvaise réputation. Plus tard, il a bénéficié d’une plus large acceptation, a inspiré des dirigeants dans la mise en place de jardins collés à ces lieux, puis a attiré habitants locaux et touristes.

Café turc ou café maure ?

Avant d’être un espace de sociabilité, le café maure est un produit «historique du langage». Historien, juriste, professeur et maître de conférences actif entre Oran et Paris, Omar Carlier a analysé cette dimension dans «Le café maure, sociabilité masculine et effervescence citoyenne (Algérie XVIIe-XXe siècles)» (Cambridge University Press, 2017).

«Depuis le XVIe siècle, le Maure désigne cette partie de la population qui, composée du mélange des autochtones des villes et des Andalous chassés d’Espagne par la Reconquista, dispute au Turc la primauté citadine à l’intérieur d’une hiérarchie de statuts, fondée sur le critère ethnique de différenciation», écrit le chercheur.

Par son analyse, Omar Carlier remonte ainsi l’émergence de ces espaces en Afrique du Nord, exemple pris de l’Algérie. Dans le pays, l’administration ottomane a en effet dupliqué différents aspects du mode de vie turc. En 1830, l’occupation française s’est accaparé les derniers bastions ottomans de la région, mais le café tel qu’aménagé par les hommes du dey est resté, «et avec lui son espace, ses fonctions et ses usagers préférentiels ou typiques». «Pourtant, tout a changé. Et la société dans laquelle il survit, et le regard porté sur lui», d’où «le café barbaresque est devenu café maure», note Omar Carlier.

L’historien rappelle que les premières descriptions des rituels ayant inspiré la conception de ces lieux remontent même au XVIIe siècle. Dans ce sens, il note que Pierre Dan, qui a mené des expéditions en Afrique du Nord pour la France, a été le premier à décrire ces habitudes, dans un récit daté de 1637. L’auteur mentionne «la boisson et son usage en Alger», comme coutume turque.

Ces dernier s’assemblent «dès le matin dans les grandes rues, où il y a des marchands et dans les places publiques, où se tiennent les bazars ou les marchés». «Là sur le bord des boutiques, ils s’entretiennent à discourir et à prendre dans de petites écuelles de porcelaine du café et de l’eau de vie», selon Dan. Souvent des hommes, ils «emploient ce bel exercice deux ou trois heures par jour, dont le reste se passe à prendre du tabac en fumée».

Un espace de sociabilisation, mais aussi de détente

Explorateur, scientifique et encyclopédiste français, Charles Marie de La Condamine a, pour sa part, décrit «une maison de café». Omar Carlier rappelle que ces évocations sont documentées dans un manuscrit, paru un siècle plus tard, daté de 1731.

Dans ce texte, on apprend que ces espaces sont aménagés en «grandes salles voûtées, soutenues de colonnes». Ils se situent principalement «près de la maison du dey et dans quelques autres endroits». «On s’y entretient de nouvelles comme en France», selon La Condamine, qui note que «les politiques oisifs et autres fainéants s’y rassemblent souvent». Aussi, les soulèvements et les révolutions «y sont éclos», sans empêcher que ces lieux soient «remplis des espions du dey».

Encore un siècle plus tard, l’ancien captif italien Pananti enrichit cette description, dans un récit paru en 1820, conférant au café maure une «fonction hédoniste» et «un parfum de transgression accordé à la figure de l’excès». En plus de la consommation du café, du tabac ou de l’eau de vie, il indique que cet espace exclusivement masculin a toutefois été fréquenté par des femmes, qui y ont exercé comme chanteuses et danseuses.

«La femme modifie et perturbe par son chant et sa danse le rythme et la norme du bonheur quotidien. Cette sublimation du plaisir dans le regard et la suspension de la parole rend manifeste un principe dont le café barbaresque était porteur: celui de la présence non verbale.»

Omar Carlier

Des Cafés maures au Maroc

C’est ainsi que la conception du café maure est devenue partie intégrante de la vie citadine en Afrique du Nord. A Tunis, des images documentent les rassemblements dans des lieux similaires, à la fin du XIXe siècle.

Bien que le Maroc n’ait pas fait partie des territoires ottomans, l’architecture du café maure a inspiré des espaces de réception, où la clientèle masculine se retrouve plus souvent autour d’un thé à la menthe. C’est au cours de la première moitié du XXe siècle qu’ils ont été aménagés. Leur architecture a tellement fasciné sultans et gouverneurs marocains, qu’on les retrouve dans plusieurs villes.

A Tanger, le Café Hafa tient grandement de la conception du Café maure, souvent aménagé au Maroc de manière à donner sur un espace vert ou maritime. En 1921, c’est sur une falaise qu’il a ainsi été construit, proposant une vue imprenable sur la Méditerranée et laissant transparaître au loin la péninsule ibérique. Plus qu’un lieu de ritualisation des citadins dans une ville longtemps internationale, ce lieu a également attiré écrivains et artistes, dans la seconde moitié du XXe siècle.

Ravagée par le tremblement de terre en 1960, Agadir a bien eu son Café maure aussi. Il a été mis en place au niveau sud-ouest de la casbah, sur une terrasse au canon dominant la baie. Son cahier des charges a été établi en janvier 1934, par le Syndicat d’initiative et de tourisme de la ville. C’est Paul Gautier qui a franchi le pas pour le faire, soutenu par Fernand Barutel, alors président de l’organisation. L’autorisation d’exploitation a été octroyée aux gérants du lieu en octobre 1934, avant l’inauguration en avril 1935.

Quelques vues du Café maure d’Agadir (Coll. M. Terrier) :

Dans l’est du Maroc, non-loin de l’Algérie, Oujda aurait aussi eu son Café maure. Des acteurs de la société civile locaux suggèrent qu’il aurait été aménagé dans ce qui s’est appelé plus tard Café Colombo. «Ce café maure (ou arabe), avec son immense portail à deux battants en vieux bois massif, tombants de part et d’autre sur les flancs de son entrée sous forme d’arcade, fortement badigeonné par une sorte de peinture offrant un aspect beige pour le faire protéger contre la corrosion, se faisait distinguer et se montrait voyant», écrit l’associatif Mohammed Bouassaba.

Dans la partie de la casbah des Oudayas à Rabat, donnant sur le Bouregreg, les hauteurs du Jardin andalou donnent également sur un Café maure, rattrapé par l’actualité de son projet de reconstruction. De style hispano-mauresque, ce jardin a été découvert dans les années 1920, par l’architecte français Tranchant De Lunel. Il a ainsi décidé de l’améliorer, pour en faire un espace de détente et de promenade au pied du palais de la casbah, où les sultans alaouites ont élu domicile.

 

 

Chute des revenus, austérité, soutien aux clients… Comment l’Office National Des Aéroports gère la crise

par Samir El Ouardighi – medias24.com – 26/07/2020

Un mois après la reprise des vols domestiques et 10 jours après celle partielle des liaisons internationales, le directeur général de aéroports du Maroc revient sur la situation financière actuelle et sur l’avenir de l’ONDA. Selon Mohamed Zouhair El Oufir, l’année en cours sera catastrophique et il faudra attendre au moins 2022 voire 2023 pour un retour à une activité normale.

Chute des revenus, austérité, soutien aux clients... Comment l'ONDA gère la crise

Medias24 : Après 4 mois de fermeture des aéroports, comment qualifierez-vous l’impact de la crise sanitaire sur votre activité ?

Mohamed Zouhair El Oufir : La pandémie du Covid-19 constitue une situation inédite pour le secteur du transport aérien au Maroc, tous les vols ont été suspendus depuis le 20 mars 2020 afin d’enrayer la propagation de la pandémie.

Le trafic aérien a ainsi chuté de près de 90% au cours du second trimestre, ramenant le trafic aérien à fin juin 2020 à 5 millions de passagers, contre 11,7 millions l’an passé, soit une baisse de 57,5% par rapport à la même période de l’année dernière.

L’ouverture partielle des frontières effective depuis le mercredi 15 juillet, afin de permettre aux citoyens marocains à l’étranger et aux étrangers résidents au Maroc ainsi que leurs familles de rentrer au pays devrait permettre une reprise progressive du trafic aérien international, générateur de revenus pour l’ONDA.

-Pour éclairer nos lecteurs, pourriez-vous expliquer quelles sont les recettes qui permettent à l’ONDA d’assurer son fonctionnement et ses investissements en cours ou futurs ?

Les recettes de l’ONDA sont composées des redevances aéroportuaires, des redevances de survol (ces deux composantes constituent les redevances aéronautiques), et des redevances non aéronautiques. Ces revenus représentent respectivement 45%, 33% et 22% du chiffre d’affaires de l’ONDA.

Les redevances aéroportuaires concernent les prestations fournies aux compagnies aériennes et la mise à leur disposition d’infrastructures et d’équipements aéroportuaires ; redevances d’atterrissage, de balisage lumineux, de stationnement des aéronefs et d’utilisation des passerelles télescopiques ainsi que l’utilisation des aérogares (redevance passagers) et des équipements de sûreté (redevance de sûreté).

Les redevances non aéronautiques sont constituées des loyers perçus principalement pour la mise à disposition de surfaces commerciales (redevances domaniales) et des redevances de concessions commerciales (free shop, restauration, etc.).

L’ONDA est également fournisseur de services de navigation aérienne, et à ce titre perçoit les redevances de survol ; les avions qui survolent le ciel marocain utilisent des équipements mis à leur disposition par l’ONDA.

-A ce propos, quid du nombre d’aéroports locaux et internationaux ainsi que celui des projets en cours ?

L’ONDA gère actuellement 25 aéroports dont les 8 aéroports les plus importants en termes de trafic représentent 96% du trafic total en 2019.

Ces 25 aéroports peuvent être classés selon trois groupes de trafic.

  • Le premier groupe (trafic de plus de 1 million de passagers) comprend l’aéroport Mohammed V qui génère 41% du trafic total en 2019, suivi par les aéroports de Marrakech, Agadir, Fès, Tanger et Rabat qui représentent respectivement 26%, 8%, 6%, 5% et 4% du trafic total.
  • Le deuxième groupe (trafic compris entre 700 000 à 800 000 passagers) comprend les aéroports de Nador et Oujda.

  • Le troisième groupe (trafic inférieur à 300 000 passagers) comprend 17 aéroports dont les aéroports de Laayoune et Dakhla sont les plus importants.

-Où en sont les chantiers lancés avant la crise ?

Avec la crise du COVID-19 et ses conséquences sur le trafic aérien, nous avons adapté et optimisé nos budgets de fonctionnement et d’investissement, tout en maintenant toutes nos actions stratégiques et structurantes.

Je cite ici, les opérations de sûreté et de sécurité, l’achèvement du projet du nouveau terminal de l’aéroport de Nador qui était déjà dans sa phase de finalisation, l’achèvement du module domestique et de la zone centrale de l’aéroport Mohammed V, ainsi que notre projet actuel le plus important : le nouveau terminal de l’aéroport Rabat-Salé.

Les autres projets sont régulièrement passés en revue afin de s’adapter avec pertinence et agilité aux différents scénarii d’évolution et études prévisionnelles affinées continuellement mis à jour pour notre secteur du transport aérien et les secteurs qui y sont intimement liés, principalement le tourisme et l’industrie aéronautique.

-Confirmez-vous le montant de vos pertes mensuelles estimées à 307 MDH par la Direction des établissements publics et de la privatisation ?

En effet, le chiffre d’affaires de l’année 2019 s’était établi à 4,2 milliards de DH, soit une moyenne mensuelle de l’ordre de 350 millions de DH.

Les charges de fonctionnement des aéroports étant en grande partie constituées de charges fixes (charges salariales ou prestations externalisées de maintenance, gardiennage, nettoyage, etc.), la baisse des recettes vient donc impacter directement notre rentabilité.

Quel est le niveau actuel d’endettement et celui du service de votre dette ainsi que l’identité de vos principaux créanciers ?

A fin décembre 2019, les dettes financières de l’ONDA se sont élevées à 4,8 milliards de DH, réparties en emprunt obligataire à hauteur de 2 milliards de DH, emprunts bancaires à moyen terme en dirhams à hauteur de 1,8 milliard de DH et emprunts en devises auprès des banques de développement (BAD,…) à hauteur de 1 milliard de DH.

Le service de la dette composé des remboursements en capital et intérêts annuels a représenté 554 Millions de DH en 2019.

Ainsi, le niveau d’endettement de l’ONDA en 2019 était tout à fait acceptable avec un ratio d’autonomie financière (dettes financières/fonds propres) de 0,9 et une capacité de remboursement (dette financières / EBE) de 2,1.

Y-a-t-il un risque d’explosion de cette dette ?

Pour faire face à ses besoins de trésorerie à court terme induits par la crise sanitaire, l’ONDA aura en effet recours à un endettement supplémentaire auprès des banques locales et de bailleurs de fonds internationaux.

Cet endettement supplémentaire est nécessaire pour assurer notre mission comme le fonctionnement normal des aéroports, et également pour maintenir des délais de paiement raisonnables de nos fournisseurs, dans un contexte où une partie importante de nos clients (compagnies aériennes et concessionnaires) ont été fragilisés par la crise et ont des difficultés à honorer leurs dettes vis-à-vis de notre établissement.

A combien estimez-vous votre chiffre d’affaires en 2020 et quelles étaient les prévisions de départ ?

Tenant compte d’une hypothèse de reprise progressive des vols internationaux à partir du mois de septembre 2020, le chiffre d’affaires de l’ONDA devrait atteindre 1,8 milliards de DH contre une prévision initiale de 4,7 Mrds de DH, soit une réduction du budget de 62%.

Ce niveau de recettes correspond à un niveau de trafic aérien similaire à celui de l’année 2005.

Quelle stratégie avez-vous mis en place pour faire face à la crise ?

-L’ONDA a mis en place un plan d’action d’austérité pendant la période de crise à travers un plan de réduction des coûts de 300 millions de dirhams, soit 25% du budget d’exploitation hors charges de personnel.

Ce plan intègre notamment l’arrêt ou la réduction des prestations externalisées au niveau de certains aéroports, la réduction drastique des frais généraux, et le report des recrutements du personnel prévu au budget initial.

Les engagements de nouveaux investissements non urgents ou non encore financés ont également été reportés.

Par ailleurs, dans une vision d’accélération de la reprise post crise Covid-19, l’ONDA a décidé d’accompagner ses clients directs (compagnies aériennes et titulaires de conventions commerciales dans les aéroports) lors de cette phase de redémarrage à travers une série de mesures de soutien financier dont notamment :

  • Le report des échéances de paiement des factures
  • Le gel des redevances de stationnement des avions basés

  • La révision du schéma des mesures incitatives pour les grands comptes

  • L’extension des durées des conventions à durée ferme

  • La révision du Minimum Annuel Garanti contractuel

  • L’annulation des redevances commerciales forfaitaires

  • L’objectif principal de notre plan et des mesures d’accompagnement avec nos clients et partenaires est le maintien des emplois.

    -Avez-vous des doléances particulières à présenter à l’Etat comme l’a fait le DG d’Autoroutes du Maroc ?

    L’ONDA avait obtenu en décembre 2019 le remboursement de son crédit de TVA à hauteur de 1,6 milliard de DH, ce qui lui a permis d’honorer ses dépenses depuis le début de la crise sans recourir à un endettement supplémentaire.

    Pour le second semestre 2020, l’ONDA devra avoir recours à l’endettement auprès notamment de ses banques partenaires, et le soutien de l’Etat sera nécessaire pour mettre en œuvre cet endettement.

    -Comment se présente la reprise avec le redémarrage des vols domestiques et internationaux de la RAM et d’Air Arabia ?

    Fortement impactés par la crise sanitaire du COVID-19, les aéroports du Maroc ont accusé une nette régression durant les six premiers mois de l’année en cours, en enregistrant -57,47% pour le trafic passagers et -54,77% pour les mouvements d’avions et ce, par rapport à la même période de l’année 2019.

    Le 25 juin 2020, il y a eu reprise des vols domestiques par le lancement d’environ 16 liaisons internes, et à partir du 15 juillet, a été lancée l’opération spéciale permettant aux citoyens marocains et les étrangers résidant au Maroc et leurs familles d’accéder au territoire national ont animé les aéroports concernés

    Cette reprise partielle du trafic international a été opérée par la programmation d’environ 700 vols internationaux dans le cadre de l’opération spéciale, et au départ et à destination des villes marocaines. Ces vols sont opérés par Royal Air Maroc et Air Arabia Maroc.

    Nous sommes très heureux de cette reprise partielle et nous l’accueillons avec un grand optimisme, même si elle est très loin des capacités de nos aéroports, tout en espérant retrouver rapidement nos niveaux habituels de trafic.

    -A quand le retour espéré à la normale ?

    Comme vous le savez, la reprise et le retour à la normale dépendent de la situation pandémique dans le monde entier, de la vitesse à laquelle les frontières vont rouvrir et du rythme de la croissance mondiale.

    Néanmoins, certaines études réalisées par des organismes internationaux situent la reprise autour de la fin de l’année 2022 ou au courant de l’année 2023.

    Mohamed Benabdelkader : Fournir aux citoyens une justice simplifiée, accessible, efficace et continue

    libe.ma – 27/07/2020

    Inauguration d’un centre judiciaire à Ouled Teima et inauguration du siège de la section de la justice de la famille à Tiznit et de la sous-direction provinciale de la Cour d’appel d’Agadir

    ​Mohamed Benabdelkader : Fournir aux citoyens une justice simplifiée, accessible, efficace et continue

    Le siège du centre judiciaire Ouled Teima, une enceinte visant à offrir un meilleur cadre de travail et des prestations de qualité, a été inauguré, vendredi.
    Construit sur un terrain de 5.679 m² pour une superficie couverte de 2.966 m² et un coût global de 19.600.000 DH, l’édifice comprend deux étages, deux salles d’audience, une salle de réunion, 19 bureaux, des espaces d’accueil, une section de la justice de famille, un espace de détention, ainsi qu’une cellule de prise en charge pour les femmes victimes de violence.
    « Cette enceinte judiciaire a été construite selon des normes urbanistiques de qualité, mêlant le style architectural authentique au moderne », a précisé Mohamed Benabdelkader, notant qu’elle est équipée également de matériels adaptés répondant aux besoins des différentes catégories du personnel de la justice et des citoyens.
    Ce centre est à même de renforcer les services judiciaires offerts au citoyen et de leur éviter de se déplacer jusqu’au tribunal de première instance de Taroudant, a précisé le ministre dans une déclaration à la MAP, mettant en avant le programme de son département visant la mise à niveau de l’infrastructure du secteur de la justice, l’amélioration de la qualité des prestations offertes et le rapprochement de l’administration des citoyens.
    A noter que le ministre de la Justice et la délégation l’accompagnant ont procédé, jeudi, à l’inauguration de la sous-direction provinciale relevant de la Cour d’appel d’Agadir, qui a été construite sur un terrain de 1.530 m² pour une superficie couverte de 1.851 m², pour un coût global de 12.230.000 DH.
    De même, le ministre de la Justice avait inauguré, le même jour, le siège de la section de la justice de la famille à Tiznit, qui s’étale sur une superficie de 5.000 m2 et qui a nécessité un budget global de près de 17,2 millions de dirhams.
    Intervenant jeudi lors de la cérémonie de remise de wissams Royaux à un nombre de cadres et fonctionnaires des cercles judiciaires d’Agadir et de Laâyoune, Mohamed Benabdelkader a mis en avant le rôle des adouls dans l’établissement de toutes sortes de contrats, comme les cessions immobilières, les actes de copropriété et des transactions entre particuliers, ainsi que les droits de succession, précisant que le métier d’adoul est l’un des piliers majeurs du système judiciaire.
    Cette profession est avant tout un patrimoine culturel et civilisationnel instauré depuis des siècles au Royaume, a rappelé le ministre lors de ce conclave qui a réuni également la nouvelle promotion de femmes adouls à Agadir, faisant savoir que le statut du métier a été peaufiné par le législateur marocain à plusieurs reprises, dont le dernier en date est le Dahir n° 1-06-56 du 15 moharram 1427 portant promulgation de la loi n° 16-03 relative à la profession d’adoul, toujours en vigueur.
    S’agissant du plan de transformation numérique du système de la justice, il a fait remarquer que ledit plan devra permettre l’élaboration d’un document officiel et formel qui comprend une vision stratégique pour l’avenir et une feuille de route claire, dédiée à toute la famille de la justice.
    Le responsable gouvernemental a précisé que le plan de transformation numérique s’appuie sur les réalisations du projet de modernisation entrepris par le ministère et établit une feuille de route claire conformément aux hautes directives Royales, aux principes constitutionnels, aux engagements du gouvernement et aux recommandations de la charte de réforme du système judiciaire, ainsi qu’aux dispositions législatives relatives à la réforme de l’administration.
    Ce plan fixe également des objectifs stratégiques visant à améliorer le système judiciaire et à fournir aux citoyens une justice simplifiée, accessible, efficace et continue, qui promeut le respect des droits fondamentaux des usagers, a-t-il dit, indiquant que sa mise en œuvre repose sur la réalisation de projets spécifiques et précis dans des domaines maîtrisés.

    5 spots de surf à (re)découvrir dans le Sud du Maroc

    h24info.ma – 26/07/2020

    Crédit photo: Tadenga Surf

    Les surfeurs du monde entier viennent apprivoiser les vagues marocaines, et pour cause, notre littoral dispose de nombreux spots propices aux sports de glisse. Voici cinq d’entre eux à (re)découvrir dans le Sud du Maroc.

    1) Imsouane

    Petit village de pêcheurs situé à 90 km d’Agadir, Imsouane est depuis quelques années pris d’assaut par les spots de surfs, pour le plus grand plaisir des amateurs ou confirmés venus profiter des vagues de l’Atlantique. Imsouane se démarque par trois spots en particulier: la baie, idéale pour les longboarders; le reef (surfeurs intermédiaires); et la cathédrale (grosses houles, surfeurs confirmés).

    2) Sidi Kaouki

    DR

    A quelques 25 km au Sud d’Essaouira, la plage sauvage de Sidi Kaouki profite des vents des Alizées quasiment toute l’année, et attire ainsi les amoureux de sports de glisse depuis les années 2000.

    3) Safi

    Crédits photo: Safi Surfing Morocco

    Fréquentée par les meilleurs surfeurs du monde, la ville de Safi offre des vagues très techniques, difficiles à dompter. A marée basse, le spot de « Rass Al Lafaa » délivre de gros tubes, longs, puissants et rapides qui enchanteront les surfeurs expérimentés.

    4) Mirleft

    DR

    Moins bondée que les autres spots de la région, Mirleft présente aussi une configuration propice au surf, notamment les plages de Sidi El Ouafi, Tamahroucht, Sidi Mohammed Ben Abdellah ou encore la plage Imin Turga labellisée Pavillon bleu.

    5) Taghazout

    Crédit photo: Tadenga Surf

    Spot incontournable pour les surfeurs de passage au Maroc, Taghazout multiplie les plages où la glisse est idéale: Dracula, Panorama point et surtout la pointes des ancres, la star des stars des spots de surf dont la vague droite peut dérouler sur plusieurs centaines de mètres.

     

    Royal Air Maroc renforce de nouveau son programme de vols domestiques

    lematin.ma – 26/07/2020

    Royal Air Maroc renforce de nouveau son programme de vols domestiques

    La compagnie nationale aérienne Royal Air Maroc (RAM) a annoncé le renforcement, à partir de dimanche, de son programme de vols domestiques avec notamment le rétablissement de la ligne Casablanca-Nador à raison de deux fréquences par semaine et de dix par semaine sur la ligne Casablanca-Dakhla, avec un réseau domestique totalisant désormais 13 liaisons et 56 fréquences par semaine.
    RAM, qui continue à renforcer progressivement son programme de vols domestiques repris depuis le 25 juin dernier, rétablit dès dimanche la ligne Casablanca-Nador à raison de deux fréquences par semaine (jeudi et dimanche) et augmentera le nombre de fréquences sur quatre lignes, a indiqué une source de la compagnie. Ainsi, la compagnie aérienne passera à dix fréquences par semaine sur la ligne Casablanca-Dakhla au lieu de neuf et à onze fréquences par semaine sur la ligne Casablanca-Agadir au lieu de sept, poursuit-on, ajoutant que cette augmentation concernera également la fréquence sur la liaison Agadir-Laâyoune-Dakhla qui passera de deux à quatre vols par semaine.
    Le programme des vols domestiques comprendra à présent treize liaisons régulières opérées, soit 58 fréquences par semaine. Il s’agit donc de neuf lignes reliant Casablanca à d’autres villes du Royaume, soit Casablanca-Nador (2 fréquences par semaine), Casablanca-Dakhla (10 fréquences par semaine), Casablanca-Laâyoune (7 fréquences par semaine), Casablanca-Oujda (5 fréquences par semaine), Casablanca-Agadir (11 fréquences par semaine), Casablanca-Errachidia (2 fréquences par semaine), Casablanca-Ouarzazate (3 fréquences par semaine), Casablanca-Tétouan (2 fréquences par semaine) et Casablanca-Al Hoceïma (2 fréquences par semaine).
    Aussi, quatre lignes reliant d’autres villes entre elles ont été programmées. Elles concernent Agadir-Laâyoune, Agadir-Dakhla et Laâyoune-Dakhla avec 4 fréquences par semaine, ainsi que Tétouan-Al Hoceïma avec 2 fréquences par semaine. Ce programme, précise-t-on, est cependant appelé à évoluer progressivement, RAM étant mobilisée à l’adapter en temps réel en fonction de la demande. Ces vols sont disponibles à la vente sur le site internet de la Compagnie nationale «www.royalairmaroc.com», via ses centres d’appel, dans ses agences commerciales et sur le réseau des agences de voyages.
    Par ailleurs, et conformément aux recommandations des pouvoirs publics et aux normes internationales, RAM a mis en place des mesures de sécurité sanitaire afin de garantir la santé et la sécurité de ses clients et de son personnel. À cet effet, la compagnie tient à préciser que le port du masque est obligatoire sur l’ensemble de ses vols et que seuls les sacs à main et les sacs pour enfants et pour ordinateurs sont autorisés à bord comme bagages cabine.
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