Dans le même esprit : Air Arabia et RAM interdites d’emmener les voyageurs en France jusqu’au 10 Août

par Kwaku Senam – challenge.ma – 29/07/2020

Après l’annonce de nouvelles restrictions sur les voyages à destination de la France, Air Arabia a tenu à promptement informer sa clientèle de la solution proposée à ceux qui ont fait une réservation, après la suspension pure et simple de ses vols. En effet, la compagnie low cost marocaine a informé sur sa page facebook et twitter qu’elle donnait « la possibilité (à ses clients) de modifier la date de votre vol sans frais supplémentaire, de garder un avoir valable pour 12 mois ou de demander un remboursement ». Ces nouvelles dispositions font suite « aux nouvelles restrictions de voyage au départ du Maroc vers la France, du 04 au 10 août 2020 », précise la compagnie. L’information a été relayée par la directrice générale de la compagnie, Laila Mechbal, sur son compte Twitter.

Royal Air Maroc, qui semblait précédemment ne pas être concernée par une telle décision, serait désormais elle aussi mise dans les petits papiers des autorités françaises. Selon un site d’information, « seule la compagnie nationale Royal Air Maroc assurera donc le transport des passagers de France vers le Maroc. Les vols de la compagnie partiront vides puisqu’elle n’est plus autorisée à effectuer le Casa-Paris avec des passagers à bord. Il s’agit en d’autres termes d’une opération de rapatriement ».

L’accord entre les deux pays pour permettre à la RAM de partir vide et ramener des Marocains sur le territoire national et aux compagnies françaises (Air France et Transavia) de faire de même dans l’autre sens serait intervenu entre les autorités françaises et l’Ambassadeur du Maroc à Paris le 23 juillet dernier, suite à de nombreuses discussions entre les autorités des deux pays, avance le site d’information.

Ces nouvelles restrictions ou l’interdiction faite par les autorités françaises aux deux compagnies marocaines de desservir la France à partir du Maroc auraient pour source le mécontentement de compagnies françaises. Celles-ci n’auraient que peu goûté au refus des autorités marocaines d’ouvrir les frontières aux autres compagnies, pour effectuer le rapatriement de leurs ressortissants, dans ce cas-ci, des ressortissants français. Laissant ainsi la latitude aux seules RAM et Air Arabia de faire des aller-retour entre les deux pays. Une décision certainement vue et vécue telle une volonté d’aider une compagnie nationale ballotée par la situation actuelle. La RAM, selon nos informations, est en préparation d’une communication sur le sujet. Quant à la période ciblée, qui court du 4 au 10 août, son terme coïncide avec la date à laquelle le Maroc a prévu de lever l’état d’urgence. Si bien sûr, une nouvelle prorogation ne vient pas tout chambouler.

Et l’écologie dans tout ça ?
et les consommations de carburant ?

Bravo pour l’empreinte Carbone ! puisque tous les avions (Air France, Transavia, RAM et Air Arabia) feront un voyage puis le retour à vide ! ! !

Coup de théâtre. RAM et Air Arabia contraintes d’annuler leurs vols vers la France à partir du 4 août.

Par Wadie El Mouden – le360.ma – 29/07/2020

C’est un nouveau rebondissement dans le bras de fer opposant les autorités de l’aviation civile marocaine et française. La France vient d’imposer aux compagnies marocaines RAM et Air Arabia, de nouvelles restrictions de voyage au départ du Maroc vers la France, du 4 au 10 août 2020.

Pour l’heure, seuls les clients de la compagnie low-cost Air Arabia ont été informés de l’annulation des vols programmés pour la période du 4 au 10 août au départ du Maroc vers la France.

En effet, les autorités françaises estiment que les vols spéciaux des deux compagnies marocaines devraient servir exclusivement au rapatriement des Marocains et des étrangers résidents bloqués à l’étranger. RAM et Air Arabia ont ainsi été notifiées de l’impossibilité de continuer à assurer dans les deux sens les vols reliant le Maroc à la France.

Mise devant le fait accompli, Air Arabia a d’ores et déjà déjà informé ses clients de la possibilité de modifier la date de leurs vols, de garder un avoir valable pour 12 mois ou de demander un remboursement.

En revanche, RAM s’est contentée pour l’heure de suspendre la commercialisation des vols planifiés durant cette période, en attendant le dénouement des négociations, actuellement en cours entre les autorités des deux pays.

La compagnie nationale ne perd pas l’espoir que l’aviation civile française revienne sur sa décision, nous confie un responsable de RAM, mettant en avant l’aspect «social» des vols au départ du Maroc au lendemain de l’Aïd, essentiellement destinés aux étudiants, aux MRE et aux familles des étrangers résidents au Maroc.

Ces nouvelles restrictions imposées par les autorités françaises interviennent quelques jours après le lancement d’une campagne hostile contre RAM. Certains médias français ( LCI, voir l’article ci-dessous) sont allés jusqu’à accuser la compagne nationale d’exercer un monopole de fait sur les trajets reliant le Maroc à la France (Ce qui n’est pas faux -M. Terrier).

Si les autorités françaises persistent à mettre en œuvre les restrictions annoncées pour la période du 4 au 10 août (ce délai peut être repoussé en cas de prolongement de l’état d’urgence sanitaire), les clients de RAM et d’Air Arabia pourraient se trouver dans une situation embarrassante. De plus, il n’est même pas sûr qu’Air France puisse pouvoir prendre le relais pour assurer ces vols dans un sens unique.



Quand LCI accuse RAM d’un monopole sur la ligne Casablanca-Paris

Par Wadie El Mouden – le360.ma – 16/07/2020

Pascal Perri, journaliste animateur de l'émission Perri Scope sur LCIPascal Perri, journaliste animateur de l’émission Perri Scope sur LCI

Accusée d’un monopole de fait sur les trajets reliant le Maroc à la France, Royal Air Maroc a été vivement critiquée au cours de l’émission Perri Scope, animée par l’économiste et journaliste Pascal Perri, qui recevait Xavier Tytelman, spécialiste du transport aérien. Qu’en est-il vraiment?

Dans cette émission, il a été question de débattre de «la guerre secrète des compagnies aériennes», parallèlement à la reprise du trafic aérien international.

«Certaines compagnies profitent de la pandémie pour imposer certaines mesures à caractère protectionniste», a ainsi expliqué, au début de cette discussion télévisée, Pascal Perri, en s’appuyant sur l’exemple des vols spéciaux de RAM programmés depuis hier, mercredi 15 juillet.

Pascal Perri s’est ensuite interrogé sur les raisons ayant poussé les autorités marocaines à exclure Air France de l’offre proposée dans le cadre de cette opération exceptionnelle (notamment sur les lignes reliant le Maroc et la France), tout en «imposant des prix excessivement élevés».

Le journaliste étaye ses propos en montrant des images de réservations en ligne coûtant jusqu’à 1.044 euros pour un aller-retour Paris-Casa, voire 3.267 euros entre l’aéroport d’Orly et celui de Rabat.

«C’est un impôt informel, prélevé sur des gens qui travaillent en Europe et qui retournent au pays», estime Perri, allusion faite aux Marocains résidents à l’étrangers (MRE), qui constituent la principale cible de cette opération.

«Que font les Marocains? Ils essaient de sauver la RAM. Nous devons défendre Air France. Il faut faire quelque chose», a-t-il ajouté.

Pour plusieurs sources diplomatiques contactées par Le360, les propos de l’animateur de l’émission Perri Scope et de son invité Tytelman entraînent beaucoup d’interrogations sur les motivations de cette chaîne de télévision française et de ses commanditaires.

Les propos de Perri se confondent d’ailleurs avec l’attitude des autorités françaises qui, il y a tout juste quelques semaines, avaient choisi Air France et Transavia pour opérer en exclusivité des centaines de vols dans le cadre du rapatriement de plus de 50.000 passagers français et marocains (binationaux) bloqués au Maroc, à des prix avoisinant 400 euros l’aller simple.

Quant aux tarifs jugés excessifs au cours de cette émission, diffusée sur LCI, une source autorisée à RAM rappelle qu’il est facile de manipuler les images et les données pour communiquer des informations complètement erronées.

«Certaines images telles que des captures écrans montrant un montant élevé de 2.000 ou parfois même 4.000 euros, laissant entendre qu’il renvoie à un seul billet économique, renvoient en fait à une prestation de plusieurs billets sur la classe business. A aucun moment, on n’explique aux destinataires du message les détails de la prestation», explique cette source.

Qu’en est-il des prix adossés aux vols spéciaux programmés par RAM dans le cadre de cette opération exceptionnelle?

«Les tarifs des billets sont plafonnés. Ils ont été étudiés, {et sont} à même de répondre à la demande des clients, quand bien même les vols seraient majoritairement vides sur certains sens. A titre d’exemple, un aller simple Casablanca-Paris est proposé en classe économique avec une fourchette de prix allant d’environ 2.000 à 4.000 dirhams. Quant à l’aller-retour, il se situe entre 3.500 et 6.500 dirhams», ajoute cette source.

Aux dernières nouvelles, dans un communiqué diffusé hier, mercredi 15 juillet, RAM a finalement décidé d’adopter une tarification fixe pour ses vols spéciaux liés à l’état d’urgence sanitaire au Maroc.

«Il faut mettre des pressions diplomatiques sur le Maroc pour atteindre un équilibre logique, 50% pour RAM, 50% pour Air France. Mais est-ce qu’on a envie de se mettre sur une bataille diplomatique avec le Maroc ? Est-ce qu’il y a des accords dont on ne connaît pas la valeur pour nous dire que RAM est encore plus mal barrée qu’Air France et qu’il faudrait la sauver à tout prix ? On ne comprend pas cette inaction envers le Maroc», renchérit Xavier Tytelman, consultant aéronautique.

Maroc : 200 accidents de la route enregistrés en deux jours

bladi.net – 30/07/2020

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30 juillet 2020 – 10h00 – Société

Du 26 au 27 juillet, la circulation était infernale sur les routes du Maroc. 200 accidents ont eu lieu au cours de ces deux jours, selon le ministère de l’Équipement et du transport

Au cœur de ce chaos enregistré sur les routes du Maroc, la décision portant suspension des déplacements et qui ne laissait que quelques heures aux habitants des villes concernées. Du coup, la précipitation, la peur de se retrouver bloqué, a poussé de nombreuses personnes à prendre la route, occasionnant plusieurs accidents de circulation.

15 personnes ont trouvé la mort au cours de ces 200 accidents de la route. La seule journée du dimanche 26 juillet, 96 accidents ont eu lieu sur les routes marocaines, dont 9 morts, 19 blessés grave et 146 blessés légers. Quant à la journée du lundi, 6 morts, 7 blessés graves et 141 blessés légers ont été enregistrés.

La décision de fermeture des entrées et sorties de huit villes intervient quelques jours avant la célébration de l’Aïd Al-Adha, prévue pour le 31 juillet. Les villes de Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Casablanca, Berrechid, Settat et Marrakech, sont concernées à cause des cas de contamination au Covid-19 dans plusieurs préfectures et provinces du Royaume.

 

Coronavirus Maroc, Situation le 29/07/2020 à 18 H 00

Résumé pour la semaine à partir des pourcentages communiqués par le Ministère de la Santé le soir du 29/7/2020 à 18h00:
Région Cas confirmés Depuis la semaine précédente Confirmés/100’000 habitants Classement confirmés/100’000 habitants
Beni Mellal-Khénifra 231 39 9.2 11
Casa Settat 5729 1357 83.9 3
Drâa-Tafilalet 631 33 38.8 8
Dakhla-Oued Ed Dahab 80 37 70.2 6
Fès Meknes 3123 811 74.1 5
Guelmim Oued Noun 160 4 38.6 9
Laâyoune-Sakia El Hamra 837 5 245.6 1
Marrakech Safi 3512 458 78.0 4
Oriental 422 59 18.3 10
Rabat Salé Kenitra 2306 186 50.7 7
Souss-Massa 127 21 4.8 12
Tanger Tetouan Al Hoceima 5058 1246 142.9 2

66.1 cas confirmés pour 100’000 habitants sur l’ensemble du Maroc (+4256 cas confirmés, +1489 guérisons, +49 décès, +139951 tests négatifs depuis la semaine précédente)
Le Maroc compterait 4757 cas actifs (+2718 depuis la semaine précédente).
Comme la plupart de ces chiffres sont basés sur des pourcentages, il peut y avoir de légères incohérences liées aux arrondis.

 

Spécial 21 ans de règne

libe.ma – 30/07/2020

Spécial 21 ans de règne

Béni Mellal-Khénifra  : Un développement soutenu et constant 

La région de Béni Mellal-Khénifra a connu une cadence soutenue et accélérée de son développement, grâce au lancement de plusieurs chantiers de grande envergure dans divers domaines et qui auront, sans nul doute, des retombées positives sur la vie quotidienne et le bien-être des Mellalis.
Les habitants de la région de Béni Mellal-Khénifra célèbrent ainsi, cette année, la Glorieuse Fête du Trône tout en étant convaincus des efforts colossaux consentis pour la mise à niveau de cette région, ainsi que des initiatives multiples entreprises pour le développement de son secteur agricole en particulier, compte tenu des énormes potentialités agricoles dont regorge la plaine de Tadla.
Ainsi la région a connu un développement, tous azimuts, conformément à l’essor d’un nouveau modèle de développement et dans le cadre du renforcement du processus de mise en œuvre de la régionalisation avancée et de la restructuration complète des programmes et politiques publics pour assurer une vie décente aux citoyens.
L’agriculture est, ainsi, devenue une locomotive de croissance, en ce sens qu’elle contribue de manière significative au tissu économique national, surtout, en ce qui concerne les principales filières végétales et animales, avec une contribution de l’ordre de 30% pour certaines semences, de 28% pour les betteraves sucrières, de 20% pour les agrumes, de 15% pour les oliviers et de 16% pour les produits laitiers en plus de 14% pour la viande rouge.
Dans ce sens, et dans le cadre du Plan agricole régional (PAR), 102 projets ont été mis en œuvre dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV) pour un montant global de 5,7 milliards de DH, en plus de la plantation de 47 mille hectares, dont 30 mille ha d’oliviers et la construction de 48 unités pour la valorisation et la généralisation de l’utilisation de semences sélectionnées et la mécanisation de la chaîne agricole dans la région.
Cette importante dynamique agricole dans la région, après dix ans seulement du lancement du PAR, s’explique par les importants efforts consentis par la Direction régionale de l’agriculture (DRA) pour la mise sur pied de ces projets.
Suivant cette dynamique, le comité régional de Béni Mellal-Khénifra a approuvé, au cours de l’année écoulée, 14 projets pour un investissement total de 695 millions de DH, concernant plusieurs secteurs dont les services (6 projets), le secteur du tourisme avec deux projets, le secteur de la santé avec trois projets, et les secteurs de l’enseignement privé, de l’industrie alimentaire et du logement avec un projet chacun.
Au volet des infrastructures sanitaires, un protocole d’accord pour le renforcement et la réhabilitation des infrastructures de santé dans la région de Béni Mellal-Khénifra, pour un montant global de plus de 900 millions de DH, a été scellé entre plusieurs parties, dans l’optique de renforcer et de promouvoir un système régional de santé intégré, résilient et répondant au souci d’accessibilité aux soins.
Ce protocole d’accord, qui couvre la période 2020-2024 porte sur la construction et l’équipement d’un hôpital rattaché au Centre hospitalier régional de Béni Mellal, d’une capacité de 250 lits et pour la construction du Centre hospitalier provincial d’Azilal d’une capacité de 120 lits. Il prévoit aussi la construction et l’équipement d’un hôpital régional pour les maladies mentales et psychiatriques de 120 lits à Béni Mellal, la construction d’un Institut supérieur des professions infirmières et techniques de santé dans la province, outre la construction et l’équipement d’un Centre régional de rééducation dans la ville.
La région qui continue de vivre au rythme de ses projets structurants a également connu la signature de quatre conventions de partenariat dans le domaine de l’éducation et de la formation professionnelle, d’un montant global de plus de 2,2 milliards de dirhams. La première convention concerne le programme à moyen terme relatif à l’amélioration de l’offre éducative dans la région, signée entre le ministère de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le conseil de la région de Béni Mellal-Khénifra, la Wilaya de la région ainsi que l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Béni Mellal-Khénifra, pour un montant global de plus de 1,7 MMDH.
La deuxième convention a été signée entre le conseil de la région de Béni Mellal-Khénifra et l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) pour un montant global de 340 millions de dirhams (MDH) et à travers laquelle, les parties s’engagent à créer la Cité des métiers et des compétences. Le but étant d’offrir une place de choix à la région dans le domaine de la formation professionnelle, à travers la mise en place de cette Cité dédiée à des métiers de nouvelle génération, multipolaires et interdisciplinaires.
La troisième convention a été conclue entre la Wilaya de la région, l’Université Sultan Moulay Slimane et le conseil provincial d’Azilal, pour un coût de 100 MDH en vue de la création, dans la province d’Azilal, d’un noyau universitaire multidisciplinaire qui permettra aux élèves de cette province de poursuivre leurs études supérieures sans être contraints d’aller dans d’autres villes.
Quant à la 4ème convention de partenariat, elle a été conclue entre le ministère de tutelle, le Groupe OCP, le conseil municipal de la ville de Fkih Ben Salah, le conseil régional de Béni Mellal- Khénifra et l’Université Sultan Moulay Slimane, d’un montant de 80 MDH pour la construction de l’Ecole supérieure de technologie (EST). La création de cette école offrira une pluralité de disciplines universitaires et de spécialités aux habitants de la ville et des régions avoisinantes.
Ces conventions qui témoignent de l’intérêt particulier accordé par le Royaume au secteur de la formation et de l’éducation, s’inscrivent dans le cadre de la concrétisation d’un partenariat nouveau, pour soutenir les secteurs de l’éducation et de formation professionnelle dans l’ensemble des régions du Maroc.
Parmi les projets les plus structurants de la région, figure, également, le projet phare relatif à l’autoroute Marrakech-El Kelaâ des Sraghna-Béni Mellal-Khénifra d’une enveloppe budgétaire d’environ 12 milliards de DH et qui est de nature à renforcer les infrastructures et le tourisme dans la région.
Un autre projet structurant est celui signé par le conseil de la région qui a récemment approuvé un contrat-programme avec l’Etat pour la mise en œuvre des projets prioritaires du programme de développement régional 2020-2022, d’une valeur totale de plus de 7,9 milliards de DH englobant pour la première fois de l’histoire de la région, la création d’un Centre hospitalier universitaire (CHU) et d’une faculté de médecine dans la région. Le but étant de développer l’offre de santé au niveau de cette partie du territoire national.


​Des projets lancés à Tata à l’occasion de la fête du Trône

Des projets de développement ont été inaugurés ou lancés, lundi à Tata, à l’occasion de la célébration du 21è anniversaire de la fête du Trône.
Dans ce cadre, le wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Ahmed Hajji, et le gouverneur de la province de Tata, Salah Eddine Amal ont lancé les travaux de construction et d’aménagement de la première tranche du service des urgences relevant de l’hôpital provincial de Tata, pour un montant global de 12,16 MDH.
Edifiée sur une superficie de 908 m2, cette nouvelle infrastructure permettra de rapprocher les prestations sanitaires des citoyens et leur éviter de se déplacer vers d’autres régions.
Dans le même cadre, le wali et la délégation l’accompagnant ont procédé au lancement des travaux d’élargissement et de qualification du service actuel des urgences et de ses deux laboratoires, pour une enveloppe budgétaire de 3.500.000 DH.
A la même occasion, deux projets d’investissement, lancés par des jeunes avec le soutien de l’INDH, ont été inaugurés. Le premier est un projet de fabrication de décors et œuvres d’art qui a nécessité une enveloppe de 205.000 DH dont 143.500 DH comme contribution de l’INDH.
Le deuxième projet est un restaurant moderne réalisé pour un coût global de 270.000 DH, dont la contribution de l’INDH s’élève à 189.000 DH.
Les responsables se sont informés, aussi, de l’état d’avancement du projet de lutte contre le danger des inondations pour un chiffre global de 4 MDH, ainsi que d’un projet sur la protection d’Agadir Ouzrou contre les inondations pour un investissement de 4,68 MDH. Ils ont pris connaissance d’un projet pour la protection de la commune de Foum Zguid contre les inondations pour un montant global de 17,97 MDH et un autre axé sur la lutte contre les inondations au niveau des douars de Kasbat Sidi Abdellah Ben Mbarek (12,19 MDH).
Le wali et la délégation l’accompagnant se sont enquis de l’état d’avancement des travaux du projet d’assainissement liquide des quartiers relevant de la commune de Tata (56 MDH) et ont suivi une présentation sur les données techniques relatives à un projet d’approvisionnement en électricité solaire de douars aux communes de Takmout et Takzmirt pour un montant de 4.200.000 DH.

​Oriental : Le processus de développement sur les bons rails

Le lancement, fin juin dernier, des travaux de construction de la Cité des métiers et des compétences (CMC) de l’Oriental, est un événement révélateur de l’importance accordée à l’élément humain en tant que pilier essentiel du processus de développement que connaît la région. L’Oriental, cette terre pleine de potentialités dont les habitants célèbrent la Fête du Trône en suivant attentivement le rythme des réalisations en cours, comme le nouveau port Nador West Med, l’aménagement de la lagune de Marchica et les différents projets visant à améliorer la connectivité de la région. Toute une dynamique de développement basée sur les projets structurants qui devra, dans quelques années, changer le visage de la région et permettre un décollage économique qui en fera une des locomotives du Maroc.
Dans cette optique, il faut préparer l’élément humain et les cadres et professionnels de l’avenir. La CMC de l’Oriental, qui sera basée à Nador, vient répondre à cette demande et opérer un saut qualitatif et quantitatif à la formation professionnelle et la promotion des compétences, sans oublier le rôle joué dans ce sens par les différents établissements relevant de l’Université Mohammed Premier.
Dotée d’un investissement global de 360 millions de dirhams (MDH), dont une contribution de la région de l’Oriental de 90 MDH, la Cité s’étalera sur un terrain de 12 hectares et accueillera 2.920 stagiaires par an, leur offrant la possibilité de se former dans 8 secteurs, avec un choix de 74 filières, dont 58% correspondant à de nouvelles spécialités, selon les données de l’OFPPT.
Les infrastructures de la Cité se composent d’espaces pédagogiques et de vie, avec des structures communes, utilisées par les stagiaires des différentes spécialités (Centre de langues et soft skills, Career center, Espace de coworking, FabLab, Digital factory, Incubateur, Médiathèque, …) ainsi que 8 pôles sectoriels, dédiés à l’apprentissage des métiers, à savoir les pôles industrie, gestion et commerce digital et offshoring, tourisme et hôtellerie avec un hôtel pédagogique, agriculture, Santé avec une unité de soins réels, BTP et services à la personne et à la communauté.
Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme des Cités des métiers et des compétences qui prévoit la réalisation de 12 CMC au niveau des différentes régions du Royaume. Sur un autre plan, mais toujours dans la même logique de réunir les conditions d’un décollage économique et social durable, le début de l’année 2020 a été marqué par l’annonce des projets prévus pour la région de l’Oriental dans le cadre du Plan national d’approvisionnement en eau potable et en eau d’irrigation 2020-2027, dont la convention-cadre a été signée le 13 janvier devant SM le Roi Mohammed VI. Pour la région de l’Oriental, ce plan prévoit, entre autres, une enveloppe de 3 milliards de dirhams (MMDH) pour la construction de grands barrages, dont Targa Ou Madi (province de Guercif, pour une capacité de 287 millions de m3), Machraâ Safsaf (province de Berkane, 600 millions de m3) et Beni Aziman (province de Driouch, 45 millions de m3), en plus du projet de surélévation du barrage Mohammed V (province de Nador), qui permettra d’augmenter à près de 1 milliard de mètres cubes la capacité de retenue de cette infrastructure contre 240 millions de m3 actuellement.La dynamique de développement de l’Oriental se dote donc de bases solides, à même d’assurer la durabilité et l’efficacité des projets actuels et futurs de cette région, vouée à un avenir très prometteur compte tenu de son potentiel naturel et humain riche et diversifié. Parallèlement, les différentes provinces de la région accompagnent cet essor à travers des projets d’aménagement urbain, de restauration et de valorisation du patrimoine culturel et de mise à niveau du tissu économique et social, sans oublier le désenclavement du monde rural, avec une contribution remarquée du Conseil de la région.
La machine est en marche pour permettre à l’Oriental de se hisser, conformément aux Hautes orientations Royales visant un développement intégré de cette région, à une place de choix parmi les régions du Maroc.

​Le sport, un secteur stratégique pour le développement du Maroc sous le règne de SM le Roi Mohammed VI

Le sport national s’est imposé, grâce aux nombreux chantiers lancés à l’initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, comme un des secteurs stratégiques contribuant à la dynamique de développement du Royaume.
Le règne de SM le Roi a été marqué par l’élaboration d’une véritable feuille de route visant à valoriser la chose sportive à différents niveaux, en s’appuyant sur les Hautes orientations du Souverain contenues notamment dans les messages adressés aux participants aux différents forums continentaux et internationaux organisés au Maroc et à l’étranger.
C’est ainsi que la lettre adressée par SM le Roi Mohammed VI aux participants aux deuxièmes Assises nationales du sport à Skhirat (octobre 2008) a souligné la nécessité de consacrer la pratique sportive comme un des droits fondamentaux de l’Homme et d’y faciliter l’accès aux hommes et aux femmes de toutes les franges de la société.
En phase avec l’esprit de la lettre Royale, le ministère de la Jeunesse et des Sports a élaboré une stratégie ambitieuse à même d’impulser le sport national dans le but de répondre aux attentes, à travers la Vision prospective 2020 visant à faire du Royaume une terre par excellence de sport et une pépinière de champions.
Le sport représente un axe essentiel dans les différents plans et programmes du gouvernement, ce qui reflète clairement la ferme détermination du Souverain à octroyer au sport une place de choix et un rôle fondamental à la fois dans la vie des citoyens et au service de la nation.
D’autant que le sport, qui bénéficie de l’appui du gouvernement, des collectivités locales et des différents acteurs socio-économiques, constitue désormais un important levier économique et un terrain fertile pour les investissements et la création d’emplois, en plus de son rôle actif dans le rayonnement du Maroc sur la scène internationale.
La Haute sollicitude de SM le Roi est notamment illustrée par le lancement et l’inauguration par le Souverain de nombreuses infrastructures sportives, l’établissement d’une feuille de route pour la promotion du secteur du sport et de la jeunesse tournée résolument vers la mobilisation des moyens financiers, la qualification de l’élément humain et la réalisation d’infrastructures omnisports et de centres socio-sportifs de proximité.
Autre manifestation de la volonté de SM le Roi Mohammed VI de fournir un espace optimal pour une pratique sportive saine est l’inauguration en décembre 2019 du Centre national de football de Maâmoura après sa rénovation et sa réhabilitation. Le Souverain a, par ailleurs, bien voulu baptiser cet édifice sportif de son Auguste Nom « Complexe Mohammed VI de football ».
Structure intégrée dédiée à la performance et au développement d’une pratique footballistique de haut niveau, ce complexe, réalisé par la Fédération Royale marocaine de football, traduit la Haute sollicitude dont le Souverain n’a eu de cesse d’entourer le sport et la jeunesse et Sa volonté d’assurer aux professionnels du football national toutes les conditions de réussite et de succès pour qu’ils puissent représenter leur pays comme il se doit.
C’est également sous le règne de SM le Roi Mohammed VI que fut constitutionnalisé, pour la première fois dans l’histoire du Royaume, le droit au sport comme un des droits fondamentaux de l’Homme.
Ainsi, la Constitution de 2011 a consacré le sport en tant que droit fondamental et a défini le rôle et la responsabilité de l’Etat et des institutions publiques et des collectivités territoriales dans l’encadrement de la pratique sportive.
Et afin de moderniser le cadre juridique du sport national, mettre en œuvre une réforme globale et adapter l’arsenal juridique du sport à l’évolution des lois sportives au niveau international, les décrets d’application de la nouvelle loi n° 30-09 relative à l’éducation physique et aux sports ont été publiés permettant ainsi de s’aligner sur les meilleures pratiques en vigueur.
Comme indiqué dans le préambule de cette loi, le développement du sport est le premier jalon dans le processus d’édification d’une société démocratique et moderne, processus qui constitue l’un des grands projets de société engagés par Sa Majesté Mohammed VI depuis son accession au Trône de Ses glorieux ancêtres.
Le sport revêt une importance essentielle pour toute société aspirant à répandre les valeurs de patriotisme, de citoyenneté, de solidarité et de tolérance. Il constitue à ce titre un levier de développement humain et d’épanouissement de toute personne, un élément important de l’éducation et de la culture et un facteur déterminant de santé publique.

​Les chutes du Niagara et la tour CN aux couleurs du drapeau marocain

Les chutes du Niagara et la tour du Canadien national (CN Tower) seront illuminées vendredi aux couleurs du drapeau marocain à l’occasion de la célébration du 21ème anniversaire de l’accession au Trône de S.M le Roi Mohammed VI.
Ces évènements sont organisés à l’initiative de l’ambassade du Royaume au Canada, du Consulat général du Maroc à Montréal, de l’Association marocaine de Toronto et de l’Association de la communauté juive marocaine de Toronto.
« Les chutes de Niagara Falls et la CN Tower seront illuminées avec les couleurs du Royaume vendredi 31 juillet à 22 heures », indiquent les organisateurs dans un communiqué. Les deux évènements peuvent être suivis en direct sur les liens suivants: Chutes Niagara: https://www.cliftonhill.com/niagara-falls/livecam, CN Tower: https://www.cntower.ca/en-ca/home.html#earthcams
Faisant partie des plus puissantes chutes d’eau au monde, les célèbres chutes du Niagara forment une frontière naturelle entre le Canada et les Etats-Unis. Située dans le centre de Toronto, la Tour CN offre un superbe panorama du haut de ses 553,33 m qui attire chaque année près de 1,5 million de visiteurs.

​Casablanca-Settat: Forte dynamique et grands projets structurants

La région de Casablanca-Settat, qui connaît une forte dynamique tous azimuts, poursuit la réalisation de grands projets structurants dans différents domaines, pour la relance du dévelopement local, et constitue, à juste titre, le coeur battant du pays.
En commémoration de la glorieuse Fête du Trône, la région, qui dispose d’atouts spécifiques, contribue amplement au renforcement du développement dans différents domaines, dont la santé, l’agriculture, les infrastructures et la culture.
La région, qui compte le taux démographique le plus élevé au niveau national, n’aurait pas pu accéder au leadership si elle ne disposait pas de grandes potentialités, notamment pour ce qui est des ressources humaines dynamiques et qualifiées. Il y a lieu de citer, dans le cas présent, un mémorandum publié en mai dernier par le Haut-Commissariat au plan (HCP) indiquant que 5 régions du Maroc comptent 72% de l’ensemble de la population active âgée de 15 ans et plus, au niveau national, la région de Casablanca-Settat étant en tête avec 22,7%.
L’élément humain qualifié, outre les opportunités locales, constituent la clé de voûte pour drainer davantage d’investissement en matière d’industrie aéronautique et automobile.
Tout récemment, dans le contexte du Covid-19, la région est apparue comme principal producteur d’équipements médicaux dont les masques de protection et les ventilateurs artificiels, 100 % marocains, vu qu’un ensemble d’unités industrielles se sont rapidement converties à cette production ayant permis au Maroc de réaliser son autosuffissance et de parvenir à les exporter vers des pays européens et les offrir à des pays africains.  La région a également renforcé les unités d’accueil des patients, à travers la mise en place d’hôpitaux de campagne, en tant que mesure préventive pour faire face à toute éventualité.
Dans le domaine de l’agriculture, la région poursuit ses réalisations matérialisées par une importante production de légumes et de fruits couvrant les quatre saisons de l’année, destinée aux différentes zones de la région et aux unités agro-alimentaires.
En matière d’élevage du cheptel, et à l’approche de l’Aïd Al Adha, les opportunités de la région ont refait surface, la direction régionale d’agriculture ayant annoncé récemment que le nombre de têtes de bétail devrait atteindre dans la région de Casablanca-Settat quelque 1.450.000 têtes d’ovins et de caprins dont environ 60% de race Sardi, principalement dans les provinces de Settat et Berrechid.
Le cheptel au niveau de cette région est réparti en 560.000 têtes à Settat, 210.000 têtes à Berrechid, 250.000 têtes à Benslimane, 200 000 têtes à Sidi Bennour, 165.000 têtes à El Jadida, 3.000 têtes à Casablanca, 70.000 têtes à Médiouna-Nouaceur, et 15.000 têtes à Mohammedia.
En outre, suite aux répercussions du déficit pluviométrique, au titre de la saison agricole 2019-2020, la direction régionale a adopté une série de mesures visant à assurer la stabilité des prix des aliments de bétail, la préservation des ressources animales, l’accompagnement et l’assistance des agriculteurs. Ainsi, les éleveurs ont bénéficié jusqu’au 14 juillet de 440.000 quintaux d’orge subventionné sur un total de 1 million de quintaux consacrés à cette région jusqu’au mois de septembre prochain.
Sur un autre registre, la région a connu la réalisation de projets routiers, de ponts et de tunnels, outre l’amélioration des services du transport urbain, notamment dans la ville de Casablanca. Puisque le développement local va de pair avec l’investissement, la première réunion du Centre régional d’investissement (CRI) en date du 7 décembre 2019 a été consacrée à la mise en oeuvre effective de la loi 47.18 relative à la réforme de ces institutions. Les intervenants ont souligné, à cette occasion, que les nouvelles missions du CRI doivent oeuver à consolider la position de Casablanca-Settat en tant que locomotive de l’économie nationale, en offrant l’assistance, le soutien et l’accompagnement des projets d’investissement, outre le développement de l’offre territoriale, en concertation avec les différents partenaires et opérateurs économiques de la région.
Sur le volet culturel, la région a connu, avant la prolifération du nouveau coronavirus, une grande dynamique qui s’est traduite par la diversité d’activités organisées dans plusieurs parties de la région, qui se sont poursuivies par la suite à distance. La région a depuis toujours constitué un vecteur de développement, aussi bien local que national, un rayonnement qui s’est étendu au-delà des frontières du pays, de par la réputation que cette région s’est forgée à travers la qualité des œuvres présentées de mieux en mieux.

La décision du gouvernement El Othmani, une vraie aubaine pour les profiteurs de la crise sanitaire

Par Hassan Benadad – le360.ma – 29/07/2020

CAFOUILLAGE

L’Exécutif a interdit les déplacements vers huit villes dimanche soir à partir de minuit. Mais le trafic routier n’a pas cessé via des transporteurs agréés ou des chauffeurs clandestins. Les contrevenants ont traversé les barrages de la police et de la gendarmerie sans être inquiétés.

La décision du gouvernement El Othmani de fermer huit grandes villes a trouvé ses profiteurs, aussi bien parmi certains professionnels du transport que parmi les transporteurs clandestins. Le quotidien Assabah rapporte, dans son édition du mercredi 29 juillet au dimanche 2 août, que le trafic routier à l’intérieur des huit villes désormais interdires d’accès n’a pas été cessé durant les journées de lundi 26 et mardi 27 juillet, bien que cette décision soit entrée en vigueur dès dimanche à minuit. Pis encore, des voyageurs ont été vus, mardi soir, devant la gare routière d’Ouled Ziane en train de prendre place dans des autocars à destination de plusieurs villes dont l’accès est censé être interdit.

Pourtant, souligne une source syndicale, la gare routière a été fermée depuis lundi et les autocars qui s’activaient dans ses parages ne disposaient pas d’autorisation de circuler. Cet interlocuteur s’étonne par ailleurs que ces autocars aient pu passer devant des agents de police et des gendarmes sans que leur chauffeur ne soit arrêtés, ni que leur véhicule ne soit saisi et transféré vers la fourrière.

Ce même intervenant indique que la décision du gouvernement a provoqué un chaos total dans le secteur du transport qui a connu une hausse considérable du prix des billets. C’est ainsi que le prix d’un billet pour le trajet entre Casablanca et Agadir est monté jusqu’à 500 dirhams, voire s’est échangé à 1000 dirhams au marché noir. Devant ce désordre indescriptible, les transporteurs ont fait fi des mesures restrictives imposée par les pouvoirs publics pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Le quotidien Assabah souligne que les transporteurs clandestins ont, eux aussi, profité de l’aubaine que leur a servi le gouvernement pour pratiquer des prix exorbitants. Certains chauffeurs clandestins ont ainsi exigé de leurs clients des tarifs incroyables variant entre 1500 et 2000 dirhams pour les longs trajets. Selon des sources autorisées, des voitures de location ont été utilisées pour transporter les voyageurs de Casablanca vers le sud du Royaume, à condition que les passagers qui s’apprêtaient à se rendre au-delà de Taroudant et d’Agadir se débrouillent pour trouver d’eux-mêmes d’autres moyens de transport.

Ces profiteurs de la crise ont évité de prendre les autoroutes et ont préféré bifurquer par des routes nationales et secondaires où, curieusement, ils ont traversé les barrages de la police et de la gendarmerie sans être inquiétés. Ce qui est encore plus étonnant, c’est que les sociétés de transport qui disposent de leurs propres sièges loin de la gare routière ont continué à vendre des billets vers différentes destinations tout au long de la journée du mardi 28 juillet. Leurs responsables ont justifié cette «dérogation» par le fait que les billets avaient été réservés avant la date de l’interdiction de déplacement de (et vers) les villes bouclées à la circulation.

Agadir : A Souk El Had, l’engouement est au rendez-vous

par Kenza Aziouzi – lopinion.ma – 29/07/2020

A la veille de Aïd Al Adha, le poumon économique d’Agadir, Souk El Had, se retrouve envahi par les habitants de la ville. Ces derniers s’y rendent afin de se procurer le nécessaire pour la célébration.

Agadir : A Souk El Had, l’engouement est au rendez-vous

Malgré sa dimension religieuse, le consommateur est déterminé à consommer davantage durant la fête du sacrifice. Chose qui se remarque dès l’entrée de Souk El Had. A en voir le nombre de personnes qui accourent à droite et à gauche, les gens qui ne sont pas de la ville croiraient qu’il y’a des touristes. Fausse impression, la majorité de la foule ne représente que les occupants de la perle du sud.

Bien que cette année, l’Aïd survient dans un climat particulier marqué par l’inquiétude sanitaire due à la pandémie du nouveau coronavirus, Souk El Had connaît une dynamique remarquable. En effet, les vendeurs d’ustensiles tels que les couteaux, les brochettes ou de théières, connaissent un succès incroyable. Ils ne sont pas les seuls à être sollicités, les commerçants d’épices, de charbon, de corde et même des encens sont très convoités.
Un peu plus loin, les étals de fruits et légumes sont très prisés également, pour faire office d’une panoplie de « ch’hiwates ».

Les couturiers d’habits traditionnels ont bouclé leurs carnets de commandes et devraient les livrer la veille de l’Aïd. « A chaque célébration, on est surbooké, que ce soit Aïd Al Fitr, Aïd Adha ou autre. Toutes les occasions sont bonnes pour se vêtir de ses plus beaux habits » : nous confie Ahmed, un couturier.

Il n’y a pas que les habits qui font plaisir, les tatouages au henné sont très populaires dans le sud, surtout en période de festivités. « C’est beau à voir un tatouage au henné, ça embellit les mains je trouve. A chaque événement, j’amène ma mère et mes deux filles pour en mettre, c’est une tradition chez nous » : se montre satisfaite une cliente, qui attend tranquillement que son dessin sèche.

Alors que ces commerçants connaissent leurs heures de gloire et remplissent leurs poches, les vendeurs des spécialités locale telles que Amlou, d’huile d’argan et de miel se sentent abandonnés. « C’est la basse saison chez nous, en plus du manque de touristes, la fête du mouton en cette période critique n’arrange pas notre business. Mais, ce n’est pas grave, c’est l’occasion de se rapprocher de la famille. Les affaires peuvent attendre », déclare Said, propriétaire d’une boutique de miel et amlou.

Tradition oblige, la famille doit être au grand complet pour les jours de fêtes. Seulement, comme beaucoup d’autres dans le Royaume, certaines personnes n’ont malheureusement pas pu rejoindre leurs proches suite à l’annonce de l’interdiction des déplacements de et vers les 8 villes à partir de dimanche dernier à minuit, à savoir : Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Casablanca, Berrechid, Settat et Marrakech.

Le rite de Boujloud (l’homme à la peau)

Un culte qui accompagne chaque année la fête du mouton. Dans les quartiers du Souss, les jeunes se déguisent en créatures, vêtus de costumes confectionnés à partir de peaux de moutons ou de chèvres et de pattes des bêtes à la main. Ce spectacle, qui se veut une attraction pour animer la ville, peut parfois servir d’occasion pour certains délinquants pour agresser et voler les passants.

Maroc : des quartiers d’Agadir envahis de garages automobiles clandestins

par Fatma Ben Hamad – observers.france.24.com – 29/07/2020

Dans plusieurs quartiers centraux d’Agadir, la prolifération de garages automobiles clandestins sur la chaussée crée de fortes tensions avec les habitants. Notre Observateur, habitant de longue date du quartier de Lkhiam, dénonce une situation devenue invivable pour les riverains comme pour les employés, obligés de travailler dans des conditions peu sûres.

C’est un ensemble encore couramment appelé le “quartier industriel” à Agadir, mais la réalité est toute autre : constitué des zones de Lkhiam, Laazib, Amsernate et Agharass, ce quartier est aujourd’hui le théâtre d’une prolifération de garages automobiles clandestins qui s’entassent sur les chaussées et les trottoirs. Une situation qui dure depuis 2012 et qui fait l’objet de discussions au conseil municipal d’Agadir depuis 2019.

En cause, la volonté des autorités d’assainir et  améliorer la structure du centre ville, car  le  “quartier industriel” se trouvait au coeur de la ville, trop proche des habitations à leurs yeux.
Il a donc été transformé en une zone résidentielle, ce pour quoi les très nombreux commerces d’entretien de véhicules qui s’y trouvaient ont été fermés. Cette décision a fait d’Agadir une ville dépourvue d’un district dédié aux métiers et commerces de ce genre.

“Cela ne se fait pas de fermer les commerces sans prévoir d’alternative”.

Omar Baghrar, président de la Fédération des Artisans d’Agadir, déplore que la ville ait délaissé ses artisans :

Nous avions installé nos entreprises dans ce quartier, et il a été décidé de les fermer dans les quartiers populaires en 2012. Le problème est plus gros qu’une discorde entre habitants et mécaniciens, c’est dû à une accumulation des résolutions issues des conseils municipaux précédents. Cela ne se fait pas de fermer les commerces sans prévoir d’alternative.

“Le bruit dépasse parfois les 85 décibels, un niveau largement au dessus de ce que prévoit la loi”

Notre Observateur Redouane Moufrid habite Lkhiam, le plus grand de ces quartiers, depuis le début des années 1980. Il a formé avec 32 associations de quartier un collectif afin de dénoncer ce phénomène et trouver une solution à la pollution et au bruit auprès de la Commune.

Il y a une dizaine d’années, le quartier comptait une quarantaine de garages. Avec l’Université Ibn Zohr d’Agadir, nous en comptons aujourd’hui plus de 500. Depuis février 2020, on voit deux garages clandestins surgir par semaine. Ce carnage s’est poursuivi pendant le confinement aussi, lorsque tout le monde était bloqué chez soi.

Ces garages travaillent sept jours sur sept et causent beaucoup de nuisances sonores. Nous avons amené un expert bénévole en bruit et acoustique pour évaluer cette nuisance : il a constaté un niveau extrêmement élevé, qui dépasse parfois les 85 décibels. Or le maximum toléré par la loi est de 60 décibels, un niveau déjà très dérangeant au quotidien.

L’auteur de cette vidéo tournée dans le quartier Lkhiam compte pas moins de 10 garages clandestins dans cette seule ruelle.

La plupart des garages font 3×3 m et n’ont pas assez de place pour réparer les voitures et contenir tout le matériel d’entretien. Les employés utilisent les locaux minuscules pour manger et gérer le business, mais travaillent dans la rue. Partout, l’huile moteur et le mazout inondent la chaussée. C’est de l’occupation de l’espace public.

Les peintures utilisées par ces garages polluent l’air du quartier, d’ailleurs c’est une matière qui est censée être utilisée dans une usine sécurisée et fermée, loin des habitations car elle est nocive pour le corps humain.

Carcasses de voitures, pollution de l’air et harcèlement de rue

Redouane Moufrid a fait parvenir à notre rédaction un document de plainte collective assemblé par son collectif d’association de quartier et adressée à la commune d’Agadir au printemps 2019. Afin de démontrer la nocivité des produits utilisés par les garages clandestins, des habitants ont joint leurs examens médicaux au document, parmi lesquels figurent des constats de lésions coronaires sévères (lésions des artères qui irriguent le coeur) ce qui, pour notre Observateur, est lié à la prolifération des garages clandestins.

Redouane souligne que ces commerces représentent aussi un danger permanent pour les riverains :

D’un autre côté, ces commerces travaillent avec des outils qui ne respectent pas les mesures de sécurité et utilisent un gaz normalement fait pour les grandes industries, qui peuvent provoquer des explosions à tout moment. [Un incendie explosif a éclaté dans un tôlerie clandestine du quartier de Laazib, près du quartier de Redouane, le 9 janvier 2019. Il n’a fait aucune victime, NDLR].

Le média Agadir 24tv a relayé cette vidéo filmée par un habitant de Laazib. On y voit l’immeuble au dessus de l’atelier complètement enfumé, avant l’arrivée des pompiers.

Dans notre quartier, les écoles se retrouvent en plein milieu des carcasses de voitures et des “ateliers” clandestins, et les enfants ne peuvent même plus jouer ou se déplacer de manière sûre à pieds de chez eux à l’école.

Les employés des garages ne sont pas du quartier, tout comme leurs patrons qui ne sont presque jamais sur place, et auprès desquels nous ne pouvons pas directement nous plaindre.

Ce qui fait que, par dessus tout, un autre problème a vu le jour : les jeunes employés passent leurs nuits ici, une fois le travail fini, et continuent de faire du tapage nocturne. La journée ou le soir, certains d’eux harcèlent les jeunes filles et les femmes, qui ne se sentent plus en sécurité dans leur propre quartier.

À à la minute 0:28, l’auteur de cette vidéo envoyé par notre Observateur commente : « Ceci est censé être un quartier résidentiel. Nous sommes devant une école primaire. C’est une situation qui dure depuis des années. Le trottoir n’est définitivement plus utilisable. »

Nous avons fait des réunions avec le Conseil communal d’Agadir en mai 2019, qui avait promis d’ériger un quartier industriel dans le nord du Grand Agadir. Un an plus tard, nous n’avons obtenu que des recommandations destinées aux patrons de ces garages, sans optique d’une zone industrielle loin de nos quartiers résidentiels.
Pire, nous avons appris que des garages ont déménagé d’autres zones d’Agadir pour venir s’installer ici. Car Lkhiam est devenu une adresse incontournable pour ces commerces !

De leur côté, les patrons de ces garages ont reconnu que la situation n’était pas idéale. Mais ils demandent à leur tour qu’une zone industrielle en bonne et due forme soit établie.
Ils se considèrent eux aussi comme victimes du rejet des plans d’urbanisme, ou de la lenteur des projets d’aménagement du Grand Agadir.

“Nous avons rejoint la chambre professionnelle pour faire entendre nos demandes”

C’est ce que réclame Omar Baghrar, président de la Fédération des Artisans d’Agadir :

La ville d’Agadir n’a pas planifié de quartiers industriels. Il n’y que des quartiers résidentiels ici depuis des années. Nous n’avons plus de zones totalement dédiées à nos métiers, ce qui est pourtant nécessaire. L’Office de l’urbanisme avait proposé à la Fédération d’acheter des locaux, mais les patrons de petites entreprises n’ont pas les moyens d’acheter des terrains et construire leurs ateliers dessus !

Le Conseil municipal actuel a décidé l’année dernière d’aménager 30 hectares pour les PME et des artisans mécaniciens, du côté de Tikiouine (au sud-est d’Agadir) sur un terrain forestier. Pour le moment, la question est entre les mains du département des Eaux et Forêts qui doit approuver ce projet, ce qui résoudrait le problème définitivement.

La rédaction des Observateurs a contacté la ville d’Agadir, nous publierons sa réponse si elle nous parvient.

 

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