Agadir : A Souk El Had, l’engouement est au rendez-vous


par Kenza Aziouzi – lopinion.ma – 29/07/2020

A la veille de Aïd Al Adha, le poumon économique d’Agadir, Souk El Had, se retrouve envahi par les habitants de la ville. Ces derniers s’y rendent afin de se procurer le nécessaire pour la célébration.

Agadir : A Souk El Had, l’engouement est au rendez-vous

Malgré sa dimension religieuse, le consommateur est déterminé à consommer davantage durant la fête du sacrifice. Chose qui se remarque dès l’entrée de Souk El Had. A en voir le nombre de personnes qui accourent à droite et à gauche, les gens qui ne sont pas de la ville croiraient qu’il y’a des touristes. Fausse impression, la majorité de la foule ne représente que les occupants de la perle du sud.

Bien que cette année, l’Aïd survient dans un climat particulier marqué par l’inquiétude sanitaire due à la pandémie du nouveau coronavirus, Souk El Had connaît une dynamique remarquable. En effet, les vendeurs d’ustensiles tels que les couteaux, les brochettes ou de théières, connaissent un succès incroyable. Ils ne sont pas les seuls à être sollicités, les commerçants d’épices, de charbon, de corde et même des encens sont très convoités.
Un peu plus loin, les étals de fruits et légumes sont très prisés également, pour faire office d’une panoplie de « ch’hiwates ».

Les couturiers d’habits traditionnels ont bouclé leurs carnets de commandes et devraient les livrer la veille de l’Aïd. « A chaque célébration, on est surbooké, que ce soit Aïd Al Fitr, Aïd Adha ou autre. Toutes les occasions sont bonnes pour se vêtir de ses plus beaux habits » : nous confie Ahmed, un couturier.

Il n’y a pas que les habits qui font plaisir, les tatouages au henné sont très populaires dans le sud, surtout en période de festivités. « C’est beau à voir un tatouage au henné, ça embellit les mains je trouve. A chaque événement, j’amène ma mère et mes deux filles pour en mettre, c’est une tradition chez nous » : se montre satisfaite une cliente, qui attend tranquillement que son dessin sèche.

Alors que ces commerçants connaissent leurs heures de gloire et remplissent leurs poches, les vendeurs des spécialités locale telles que Amlou, d’huile d’argan et de miel se sentent abandonnés. « C’est la basse saison chez nous, en plus du manque de touristes, la fête du mouton en cette période critique n’arrange pas notre business. Mais, ce n’est pas grave, c’est l’occasion de se rapprocher de la famille. Les affaires peuvent attendre », déclare Said, propriétaire d’une boutique de miel et amlou.

Tradition oblige, la famille doit être au grand complet pour les jours de fêtes. Seulement, comme beaucoup d’autres dans le Royaume, certaines personnes n’ont malheureusement pas pu rejoindre leurs proches suite à l’annonce de l’interdiction des déplacements de et vers les 8 villes à partir de dimanche dernier à minuit, à savoir : Tanger, Tétouan, Fès, Meknès, Casablanca, Berrechid, Settat et Marrakech.

Le rite de Boujloud (l’homme à la peau)

Un culte qui accompagne chaque année la fête du mouton. Dans les quartiers du Souss, les jeunes se déguisent en créatures, vêtus de costumes confectionnés à partir de peaux de moutons ou de chèvres et de pattes des bêtes à la main. Ce spectacle, qui se veut une attraction pour animer la ville, peut parfois servir d’occasion pour certains délinquants pour agresser et voler les passants.

Catégories :Actualités

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