Archives de août 7th, 2020

Santé/Covid-19 : Khalid Ait Taleb propose des indemnités de 1000 à 3000 DHS aux cadres de santé

par Khadija Khettou – fr.hespress.com – 06/08/2020

Santé/Covid-19: Khalid Ait Taleb propose des indemnités de 1000 à 3000 DHS aux cadres de santé

Les syndicats représentant les cadres de santé travaillant dans les hôpitaux publics ont finalement réussi à convaincre le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb, de répondre à leur requête liée à l’attribution d’une indemnité financière aux cadres de santé au front face à la pandémie du Covid-19 depuis le début de sa propagation au Royaume.

Cette requête a été formulée à plusieurs reprises par les syndicats les plus représentatifs du secteur de la santé en faveur de l’ensemble du personnel de santé travaillant dans les structures qui accueillent et traitent les patients Covid-19, surtout avec la hausse conséquente des cas observée ces derniers jours ce qui les a épuisés, physiquement et psychologiquement.

Selon des données obtenues par Hespress, le ministre de la Santé a suggéré aux syndicats du secteur de la santé des indemnités financières aux cadres de santé travaillant dans les structures «Covid-19», dont la valeur varie entre 1000 et 3000 dirhams, selon une répartition sur trois grades.

Le ministre de la santé a ainsi proposé que les cadres de santé qui traitaient directement les patients infectés par le virus Covid-19, reçoivent une compensation d’un montant de 3.000 dirhams. Ceux qui travaillent dans les services d’urgence, de réanimation et d’accouchement recevront quant à eux une indemnité de 2.000 dirhams, tandis que le reste des cadres de santé recevront une compensation d’un montant de 1.000 dirhams.

Dans ce sens, Khaled Ait Taleb, accompagné du secrétaire général et du directeur des ressources humaines du ministère de la santé, a tenu une réunion hier mercredi 6 août dans la soirée, avec des responsables du syndicat national de la santé publique, tandis que d’autres acteurs syndicaux ont boycotté la réunion, en raison de l’exigence du ministère que chaque syndicat soit représenté par un maximum de trois personnes,  au même titre que le ministère de la Santé.

In fine, le ministre de la santé a informé les acteurs syndicaux avec qui il s’est réuni, qu’il était parvenu à un accord avec le gouvernement concernant les indemnités qu’il a proposé d’accorder aux cadres de santé, en récompense des efforts colossaux fournis depuis le déclenchement de la pandémie du Covid-19 au Maroc. Cela dit, nous ignorons si les syndicats du secteur ont accepté ou non le montant de l’indemnité financière proposée par le ministère, et qui a été jugé « médiocre ».

La concurrence et la distribution pétrolière

par Nadia Salah – leconomiste.com – 06/08/2020

    • Ce que disent l’histoire et les clients
    • Afriquia vend le plus, mais n’est pas la préférée
    • Le poids des classes moyennes

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Le monde de la distribution pétrolière a gardé des prix encadrés jusqu’à la fin de 2014. L’ouverture s’est faite la faveur de la disparition des produits de la Samir, de très mauvaise qualité.
La libéralisation fut brutale, car le gouvernement Benkirane savait que toute tergiversation rendrait l’opération impossible. Auparavant cette libéralisation avait raté le coche au moins trois fois au cours des 20 années précédentes. Les classes moyennes montantes, dont la fonction publique, savaient faire passer leur message d’opposition, alors que les études n’avaient pas encore identifié leur pouvoir.
Face aux hydrocarbures, tous les gouvernements hésitaient aussi à choisir la fixation des prix ou la fixation des marges. La question était si politiquement chaude, qu’un temps il a fallu se préoccuper de l’évaporation des essences, tandis que des cohortes de fonctionnaires allaient dans les stations pour vérifier la hauteur des liquides dans les cuves des pompistes
Beaucoup de bruits pour pas grand-chose. Surtout que personne ne s’occupait de la qualité des cuves, des infiltrations, ou encore de la gestion catastrophique de la Samir privatisée.
Les carburants étaient et sont encore des vecteurs fiscaux portant plus d’impôts que d’essence. Les ententes n’ont donc pu porter que sur une part marginale des prix payés par les consommateurs.

Shell, la préférée

Ces derniers ont une large préférence pour Vivo, qu’ils continuent de l’appeler Shell, bien que le changement date de dix ans. Ce sont les Casablancais qui aiment le plus cette marque, avec presque 2 personnes sur 5, quand la moyenne nationale est à 30%. Les clients de Shell-Vivo gagnent plus de 12.000 DH par mois, ce qui en fait les Marocains les plus aisés. La majorité de ces clients pensent que la qualité de l’essence est meilleure chez cette marque et que le prix est bon.
Afriquia attire le quart des consommateurs, plutôt dans la classe moyenne, plus les femmes (33%) que les hommes, plus âgés que la moyenne des clients. La marque gagne aussi sur le monde rural grâce au nombre de ses stations. Il est à souligner que les prix sont un facteur important dans le choix de la station préférée. Un tiers de ses clients a un revenu inférieur à 6.000 DH par mois.  En conclusion, «on  passe un bon moment» en famille chez Afriquia.
Enfin, Total. Elle plaît aux jeunes, plutôt dans le Souss-Massa. Hors ces deux critères, dit l’enquête Sunergia-Market Insights, Total n’a pas vraiment d’élément de distinction par rapport aux autres marques.
Pour les nombreuses autres marques, il est difficile de tirer une conclusion, car l’échantillon devient trop petit.


Le paysage pétrolier du Maroc: Les grands joueurs et leur stratégie

Ensemble, les trois grands distributeurs pétroliers livrent les deux tiers des besoins du marché. Si on ajoute les deux suivants, Petrom et Oilibya, alors ce sera 80% du marché tenu par cinq compagnies. Les 20% restants sont détenus par sept petits opérateurs.
Les compagnies étrangères sont passées sous le contrôle de la holding publique SNP (Société nationale pétrolière) en 1973. Puis elles en sont ressorties lors de la démarocanisation de 1993. La marocanisation n’a pas eu autre résultat que de mettre la distribution pétrolière très en retard par rapport à ce qui se faisait ailleurs. Laissant un train d’avance à Afriquia, qui avait alors un très jeune patron, Aziz Akhannouch.
Les compagnies pétrolières ont considérablement souffert de l’impécuniosité de l’Etat, sur le stock de sécurité et surtout sur les subventions. Les distributeurs devaient faire l’avance sur de très grosses sommes, de 2 à 4 milliards de DH, et sur des périodes allant jusqu’à huit/douze mois. Alors que les prix étaient encadrés, en plus d’être surfiscalisés.
Les compagnies à capitaux étrangers ont alors décidé de partir. Elles ont été retenues pour des considérations politiques: ne pas montrer des départs d’investisseurs. Shell a réduit son exposition en créant Vivo. Total a partagé son risque avec des épargnants locaux, en entrant en Bourse. Risques devenus très rémunérateurs sur ces dernières années.

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Créée en 1932 par les familles Ouakrim et Akhannouch, Afriquia, dernier-né des grands, est devenue le leader du marché. La Société marocaine de distribution (SMD) de carburants Afriquia, filiale du groupe Akwa, a le plus large réseau de distribution avec plus de 500 stations-service et 37% de part de marché (les chiffres viennent de L’Economiste du 10-05-1919). Afriquia propose également une panoplie de services: Autogo, Mini Brahim, Rapid Auto, Oasis café. Bien avant que son PDG ne soit élu de la région d’Agadir, puis ministre, Afriquia a toujours eu une forte influence sur le secteur. Une de ses filiales, Maghreb Oxygène, est cotée en Bourse.

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Le plus ancien des distributeurs du Maroc (1922), Vivo Energy est l’exploitant/remplaçant du néerlandais Shell, depuis presque dix ans. Elle a quelque 2.000 stations-service sur 13 pays africains, dont plus de 300 au Maroc. Vivo Energy occupe la 2e position au Maroc, avec 15% du marché. Au-delà du carburant, elle propose le lavage de voitures et des baies de graissage, shops Shell Select, service de restauration rapide en alliance avec Burger King et La Brioche Dorée.

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Seule cotée en Bourse en tant que tel, Total, 3e acteur de la distribution de produits et services pétroliers dans le pays, a vu le jour en 1924 en France, et s’est implantée au Maroc en 1927. Avec plus de 300 stations-service au Maroc. Total détient une part de marché de plus de 12%. En plus du carburant, elle propose une variété de services d’entretien et de lavage (Carglass, Total Wash et Hard Auto) ainsi qu’un service de restauration rapide avec Tacos de Lyon et Starbucks.

Covid-19 : Le Maroc va perdre de plus de 10,5 millions de touristes (étude)

par Mouhamet Ndiongue – panorapost.com – 06/08/2020

La saison 2020 pourrait s’achever avec les scores enregistrés au début des années 1980 selon une étude statistique réalisée par Zoubir Bouhout, directeur du Conseil provincial du tourisme de Ouarzazate. Si la crise persiste, le nombre d’arrivées serait d’environ 2,37 millions de touristes. Cela représenterait alors une perte de plus de 10,5 millions de touristes par rapport à la saison 2019, avec 5,5 millions de touristes étrangers séjournant et 4,9 millions de Marocains vivant à l’étranger en moins.

Alors que la saison estivale devrait plus ou moins atténuer les effets de la crise du Covid-19, les touristes internes ne sont pas au rendez-vous dans les hôtels, notamment dans le segment balnéaire, en ce mois de juillet. Par la force des circonstances, l’incertitude liée à la durée de l’état d’urgence sanitaire, ce dernier ayant été prolongé jusqu’au 10 août 2020, avec la fermeture des frontières aux touristes étrangers, également incités à passer leurs vacances dans leur pays, les difficultés rencontrés par les Marocains résidant à l’étranger pour rentrer dans le pays et le retard lié aux mesures promotionnelles et aux offres en faveur du marché national pénalisent davantage l’activité touristique au Maroc. «Il est très probable que les acquis de cette saison atypique de 2020 se rapprocheraient des chiffres enregistrés au début des années 1980», prédit Zoubir Bouhout,

Selon cette étude, le nombre d’arrivées devrait dépasser 2,37 millions de touristes, soit une perte de plus de 10,5 millions de touristes par rapport à la saison 2019, principalement due aux 5,5 millions de touristes étrangers en séjour. Concernant les nuitées, les estimations seraient d’environ 5,8 millions de nuitées, soit une perte de près de 19,5 millions de nuitées par rapport à 2019, dont plus de 5,8 millions de nuitées générées par le tourisme intérieur. Pour rappel, le tourisme marocain a connu une nette évolution en termes d’arrivées, de nuitées et de recettes en devises depuis 2012. De 9,37 millions de touristes, les arrivées sont passées à 12,93 millions de touristes en 2019, tandis que les nuitées sont passées de 17,56 millions à 25,24 millions de touristes. millions au cours de la période 2012-2019. Cette performance a eu un impact très positif sur les résultats de change qui sont passés de 57 dirhams.

Cette conséquence de la crise sanitaire, prévue suite aux différents développements, se confirme de jour en jour. «Le secteur manque de visibilité sur son avenir. Hormis quelques hôtels, la majorité des établissements sont restés vides durant le mois de juillet, et les professionnels navigueront à vue au cours du mois d’août », explique Najia Ounassar, présidente de l’Association de l’hôtellerie d’Agadir (AIHA). Outre le bouleversement de la période des examens, la célébration de l’Aïd Al-Adha diminuera les aspirations d’un retour à l’activité pour quelque temps, avec un retour à l’école prévu début septembre. Agadir, très prisée pendant la période estivale par les nationaux, a enregistré un taux d’occupation moyen qui n’a pas dépassé, selon l’AIHA, 20% au cours du mois de juillet sur une capacité classée estimée à 32 000 lits. Les prévisions de réservations sont prometteuses pour la station balnéaire de Taghazout (4 hôtels opérationnels), dont les locations au nord d’Agadir. «La station Imi Ouaddar dédiée au tourisme domestique est pleine en juillet et août car le produit est déjà adapté à ce segment», indique-t-on. De leur côté, selon les prévisions du conseil régional du tourisme, les répercussions de cette crise sanitaire, avec des fermetures de frontières jusqu’à fin décembre, généreraient 2,2 milliards de dirhams de pertes sur la chaîne touristique de la destination.

Le confinement, la meilleure stratégie pour réduire la mortalité routière ?

par A. Loudni – lnt.ma – 06/08/2020

L’accident survenu mardi sur la route nationale N°1 au niveau du Douar Imzi, à une quarantaine de kilomètre de la ville d’Agadir, a coûté la vie à douze personnes.

L’autocar qui assurait la liaison entre Casablanca et Tan-Tan, transportait 48 voyageurs dont une trentaine ont été grièvement blessés.

Il est à noter qu’au Maroc, les accidents de la circulation, causent annuellement, en moyenne, près de 3500 décès et 12000 blessés graves, soit une moyenne de 10 tués et 33 blessés graves par jour.

En 2019, près de 3 010 accidents mortels ont été recensés dans lesquels 3 384 personnes sont décédées.

La Stratégie Nationale de la sécurité routière 2017-2026 s’est fixé pour objectif ambitieux de réduire, à l’horizon de 2026, la mortalité routière de moitié par rapport à son niveau actuel (moins de 1900 tués sur les routes en 2026), avec un objectif intermédiaire de ne pas dépasser 3000 tués en 2020. Ce chiffre pourrait être atteint cette année, mais pas grâce à « des comportements responsables et des routes plus sûres » comme le veut la stratégie, mais plutôt grâce au confinement qui a limité les déplacements des personnes au strict minimum.

Il faut dire que la mise en place des mesures de confinement sanitaire au Maroc a eu d’autres effets positifs que le ralentissement de la courbe épidémiologique, parmi lesquels la baisse considérable des accidents de la route.

Selon les données du ministère de l’Équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, les accidents de circulation ont fait 85 morts en avril et 135 morts en mai, soit de nettes baisses de respectivement 64,73% et 43,98% par rapport à la même période de l’année précédente.

Il est à rappeler que le Ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau avait procédé à la mise en place d’un cahier des charges relatif à la gestion des dangers de la propagation de l’épidémie de la Covid-19 dès l’annonce de la reprise des activités du transport en commun de voyageurs par autocars et du transport touristique.

Ces cahiers des charges comportent une série de mesures et de dispositifs préventifs parmi lesquelles on note : l’obligation pour les voyageurs de disposer d’une autorisation professionnelle (ordre de mission), ou d’une autorisation exceptionnelle, délivrée par les autorités locales, respecter le taux de 50% maximum de la capacité du véhicule, l’interdiction d’embarquement à partir des points de transits répartis dans la zone 2, lorsque le trajet se fait à partir de la zone 1, etc.

« Pour aller à Sidi Bennour, j’ai dû intercepter l’autocar sur l’autoroute qui mène à Khouribga », nous explique cet habitant de Berrechid. Et d’ajouter : « L’autocar venait de Rabat, tout le monde avait son masque, le conducteur a pris le numéro de ma CIN et l’a noté sur une feuille où il y avait une liste des noms de tous les passagers ». Le voyageur explique que le conducteur a dû quitter l’autoroute pour une route secondaire et assure n’avoir vu aucun barrage de gendarmes sur tout le trajet.

Le gouvernement a bien mis en place des restrictions, mais est-ce qu’elles sont bien respectées ? Le secteur du transport touristique a certes été lourdement impacté, à l’instar d’autres secteurs, par la crise sanitaire relative au coronavirus, mais est-ce une raison d’ignorer les mesures préventives ?

Plusieurs autocars aux départs des zones 2 vers les zones 1 sont remplis. Certains transporteurs dépassent les 50% des places autorisés, ne demandent pas les autorisations de déplacements aux voyageurs et se contentent du numéro de la carte nationale. D’autres prennent même des voyageurs sur l’autoroute, et passent ensuite par des routes secondaires pour échapper aux contrôles et aux différents barrages déployés à l’entrée et à la sortie des villes et provinces du Maroc, mettant ainsi en péril leur vie et celle des passagers !

Golf : une jeune Marocaine d’Agadir de 11 ans décroche le world Championship aux USA

bladi.net – 07/08/2020

Une jeune golfeuse marocaine, Sofia Chérif Essakali, a décroché le world Championship dans la catégorie des 11 ans. Elle a également remporté le Florida State Invitational.

Sofia Chérif Essakali

Après l’épopée de Maha Haddioui, une golfeuse originaire de la ville d’Agadir et membre du Team de l’Association du Trophée Hassan II de golf (ATH), Sofia Chérif Essakali, une championne de 11 ans, honore la perle du sud marocain à l’international. Grâce à ses performances, Sofia Chérif Essakali est devenue la nouvelle ambassadrice de la petite balle blanche marocaine en remportant deux tournois aux États-Unis.

La jeune championne marocaine, qui a fait ses premiers pas au Royal Golf d’Agadir a tenu tête à de nombreux espoirs américains de la discipline au cours de la compétition. Au cours de son périple au pays de l’Oncle Sam, Sofia Chérif Essakali était accompagnée par la Fédération royale marocaine de golf (FRMG).

Stratégie Halieutis : 7,28 millions de DH pour développer la mytiliculture près d’Agadir

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 06/08/2020

Stratégie Halieutis : 7,28 millions de DH pour développer la mytiliculture près d’Agadir

Les études des plans d’aménagements aquacoles réalisées par l’Agence Nationale pour le Développement de l’Aquaculture (ANDA) au niveau des différentes zones ont permis de mettre en évidence le potentiel naturel du Maroc en terme d’aquaculture notamment la mytiliculture à laquelle 3000ha ont été réservés.

La chambre des pêches maritimes de l’atlantique-centre d’Agadir (CPMAC) lance un nouveau projet de fermes mytilicoles au profit des coopératives de pêche artisanale et jeunes entrepreneurs de la région de Souss-Massa. Un projet qui s’inscrit dans le cadre de la stratégie Halieutis , qui fait de l’aquaculture au Maroc un levier de développement du secteur halieutique dans son axe de durabilité.
Dans les détails, les études des plans d’aménagements aquacoles réalisées par l’Agence Nationale pour le Développement de l’Aquaculture (ANDA) au niveau des différentes zones ont permis de mettre en évidence le potentiel naturel du Maroc en terme d’aquaculture notamment la mytiliculture à laquelle 3000ha ont été réservés.

Par ailleurs, l’accord de pêche entre le Maroc et l’Union Européenne qui appuie la politique de l’Etat marocain en matière de pêche durable et de bonne gouvernance des océans a permis d’établir le programme d’appui sectoriel qui a pour objectif la création de la richesse et de l’emploi au niveau des zones côtières.
Pour réussir ce challenge, le gouvernement marocain compte intégrer l’aquaculture dans le tissu économique et social de ces différentes régions maritimes en tant qu’activité à part entière avec le développement de tous les maillons de la chaîne de valeur halieutique. C’est dans ce cadre que les coopératives de pêcheurs artisans et les jeunes entrepreneurs bénéficient d’un appui financier et technique pour l’amorçage de leurs projets de fermes aquacoles au niveau de ces différentes régions.

Ainsi, ce nouveau projet porté par la CPMAC est situé sur le site d’Imi Ouaddar à 30 Km au nord d’Agadir. Ce dernier vise à réaliser l’équipement et l’installation de 24 filières mytilicoles de 250m chacune (200m utile) au niveau du site de Imiouaddar à raison de 6 filières pour chacun des quatre projets bénéficiaires. Pour ce faire, deux phases sont prévues pour l’exécution du marché. L’estimation des coûts des prestations établie par la CPMAC en tant que maître d’ouvrage est fixée à la somme de 7,28 millions de DH.
Il va sans dire que l’ANDA a déjà finalisé les études relatives au plan d’aménagement aquacole de la région Souss-Massa où elle a identifié les espaces maritimes qui abriteront les différents types de projets aquacoles de l’ordre de 3150 Ha.

Alors que les deux appels à manifestation d’intérêt (AMI) lancés en 2018 pour le développement de projets aquacoles dans la région de Souss-Massa ont permis de sélectionner 23 projets qui exploiteront 60 unités de production, pour un investissement prévisionnel d’environ 400 millions DH, envisagent l’exploitation de 900 ha et la réalisation d’environ 62.000 tonnes/an de coquillages et d’algues marines, soit 78% des prévisions du plan aquacole estimées à 80.000 tonnes/an. Ces nouveaux projets contribueront à la création de 620 emplois directs dans la région.

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