Archives de février 2nd, 2021

Le Plan d’action national pour la lutte contre l’exploitation des enfants à des fins de mendicité élargi à quatre nouvelles villes

par Ayoub Lahrache – lematin.ma – 01/02/2021

Jamila El Moussalli et Mohamed Abdennabaoui.

Le Plan d’action national pour la lutte contre l’exploitation des enfants à des fins de mendicité, lancé par le ministère de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille en collaboration avec le ministère public sera élargi pour inclure quatre nouvelle ville : Tanger-Asilah, Meknès, Marrakech et Agadir. Sa mise en œuvre, pendant une année, au niveau des villes de Rabat, Salé et Témara a permis d’apporter de l’aide à quelque 142 enfants exploités.

Les premiers résultats du «Plan d’action national pour la lutte contre l’exploitation des enfants à des fins de mendicité» sont prometteurs. Présidant, hier, une réunion consacrée à la présentation du bilan de la première phase de ce plan, lancée dans un premier temps à Rabat, Salé et Témara dans le but de modéliser l’expérience avant de l’élargir dans une seconde phase aux grandes villes, les membres du comité de pilotage ont annoncé son extension dans les prochains jours. Selon un communiqué publié à l’issue de cette rencontre qui s’est déroulée à Rabat, il a été décidé en effet d’élargir l’expérience pour inclure quatre nouvelles villes, à savoir Tanger-Asilah, Meknès, Marrakech et Agadir. Coprésidant la réunion avec le procureur général du Roi près la Cour de cassation, président du ministère public, Mohamed Abdennabaoui, la ministre de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, Jamila El Moussalli, a affirmé que la dynamique de l’équipe de terrain pendant les deux premiers mois de l’année 2020 a permis de traiter 97 cas d’enfants exploités. L’avènement de la pandémie et l’entrée en vigueur des mesures strictes, notamment le confinement, a permis une absence de ce phénomène pendant plusieurs mois, a assuré la responsable gouvernementale. Saluant les efforts des différents intervenants dans la mise en œuvre de ce plan, Mme Moussali a affirmé qu’après la levée du confinement et la reprise progressive de la vie normale, le phénomène a repris de nouveau, accentué par les difficultés sociales causées par la pandémie. «Grâce au travail d’équipe et à l’implication de tous les acteurs, durant la période de fin juillet au 15 décembre 2020, nous avons pu aider 45 enfants, portant le nombre total depuis le début de l’opération à 142 enfants, répartis entre 79 filles et 63 garçons», a-t-elle souligné.
De son côté, le président du ministère public, Mohamed Abdennabaoui, a mis en avant le rôle de l’institution qu’il préside dans la mise en œuvre de ce plan au niveau juridique. Le haut responsable a affirmé, dans ce sens, qu’en étroite collaboration avec les services de la police judiciaire, il a été procédé à l’arrestation des personnes impliquées dans l’exploitation des enfants à des fins de mendicité. Ces personnes ont été poursuivies et des requêtes ont été soumises aux tribunaux pour qu’elles puissent répondre de leurs actes, a affirmé le responsable. S’agissant des victimes, les procédures en vigueur ont été suivies pour les remettre à leurs familles ou les placer au niveau des institutions de protection de l’enfance, toujours selon M. Abdennabaoui.  
À rappeler que le Plan d’action national pour la lutte contre l’exploitation des enfants à des fins de mendicité a pour objectif de mettre à disposition les mesures d’accompagnement de l’application des lois nationales qui criminalisent l’exploitation des enfants dans la mendicité, tout en plaçant la famille au cœur du système de protection, en plus de la sensibilisation et la diffusion de la connaissance de terrain sur l’évolution de la problématique.
Selon le ministère de la Solidarité, du développement social, de l’égalité et de la famille, ce plan comporte neuf axes qui prennent en compte le parcours de l’enfant dans le système de protection à partir du signalement de l’enfant par la police judiciaire en passant par la protection judiciaire appropriée, puis la prise en charge médicale, clinique et psychologique urgente selon la situation de chaque enfant. Il s’agit ensuite de réinsérer l’enfant dans sa famille, l’accompagner et le faire bénéficier des programmes de soutien social disponibles, soit par le biais du Fonds d’appui à la cohésion sociale, soit par le Fonds «Takaful» de la famille, ou par l’accueil de l’enfant dans une institution de protection sociale si son intérêt l’exige. 

Douira-Sidi R’bat à Agadir : Levée d’interdiction sur la récolte des coquillages

lavieeco.com – 01/02/2021

coquillages

LE DÉPARTEMENT DE LA PÊCHE MARITIME A DÉCIDÉ DE LEVER L’INTERDICTION SUR LE RAMASSAGE ET LA COMMERCIALISATION DES COQUILLAGES COLLECTÉS AU NIVEAU DE LA ZONE CONCHYLICOLE CLASSÉE DOUIRA-SIDI R’BAT RELEVANT DE LA CIRCONSCRIPTION MARITIME D’AGADIR.

Les résultats d’analyses, effectuées par l’Institut national de recherche halieutique (INRH) au niveau de la zone conchylicole classée Douira-Sidi R’bat, relevant de la circonscription maritime d’Agadir, « ont montré une stabilité du milieu et une purification totale des coquillages au niveau de ladite zone », a indiqué lundi le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts dans un communiqué.

En conséquence, le Département de la Pêche recommande aux consommateurs « de ne s’approvisionner qu’en produits conditionnés, portant les étiquettes sanitaires d’identification et commercialisés dans les points de vente autorisés (marchés officiels) », relève le communiqué.

Les coquillages colportés ou vendus en vrac ne présentent aucune garantie de salubrité et constituent un danger pour la santé publique, a averti le ministère.

(Avec MAP)

Trafic portuaire : Le port d’Agadir réalise une hausse de 18,2% en 2020

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 01/02/2021

Trafic portuaire  : Le port d’Agadir réalise une hausse  de 18,2% en 2020

Selon un bilan de l’Agence nationale des ports (ANP), avec un volume de 6 millions de tonnes, l’activité du port d’Agadir a connu une hausse de 18,2% en 2020, due essentiellement à la progression des importations des céréales (+36,8%) et des exportations du clinker (+54,3%).

Le trafic des agrumes et primeurs a, par contre, connu une baisse de 4,3%.
Au terme de l’année 2020, le trafic transitant par les ports gérés par l’ANP a atteint un volume global de 92,5 millions de tonnes, marquant ainsi une hausse de 5,1%.
La répartition du trafic par port fait ressortir que le port d’Agadir arrive en deuxième position après le port de Safi qui a enregistré une augmentation nette de +38%. En termes d’importations des céréales, le port d’Agadir a enregistré une hausse de +36,8%.
En effet, l’ANP a mis en place au niveau de ce port tout un dispositif sanitaire permettant d’assurer la continuité de ses activités, à travers l’adoption de mesures mises en place sur la base des consignes sanitaires et en parfaite concertation avec les différents intervenants portuaires.
Ainsi, il a été procédé à Agadir à l’instauration d’un ensemble de dispositifs pour assurer la continuité de ses activités en termes d’accueil des navires et de réception des marchandises aussi bien à l’import qu’à l’export.
Durant toute cette période exceptionnelle liée à la Covid-19, le fonctionnement du port n’a pas été impacté par les retombées de cette pandémie et les produits de première nécessité (céréales, aliments de bétail, huile alimentaire, hydrocarbures, produits alimentaires…) continuent leur transit de manière normale et sans incident.

Sur le plan purement sanitaire, l’ANP a mis en place plusieurs mesures et dispositifs sanitaires visant la prévention contre la propagation du virus et la protection de l’ensemble des usagers des ports en application notamment des recommandations du ministère de la santé, du ministère de l’intérieur et du ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau.
Compte tenu de son hinterland, le port d’Agadir joue un rôle important dans le développement de l’économie régionale et contribue au développement de l’économie nationale, il constitue le débouché naturel des activités agroalimentaires de la plaine du Souss-Massa et de ses richesses halieutiques.
Le port d’Agadir, essentiellement dédié à la pêche dans le passé, est devenu progressivement un complexe portuaire, englobant à la fois le port de pêche, le port de commerce et le port de plaisance.
Le port de commerce met à la disposition des opérateurs économiques l’ensemble des infrastructures, superstructures, équipements et logistiques nécessaires aux escales des navires et aux déchargements des marchandises y compris la manutention, le magasinage et l’entreposage.

Le port de pêche est doté des infrastructures et superstructures nécessaires aux escales, à la réparation, à la construction et au ravitaillement (eau et carburants) des bateaux de pêche ainsi qu’au déchargement, à la commercialisation, au traitement et à l’entreposage des produits de pêche.
Le port d’Agadir met également à la disposition des investisseurs, désireux d’établir une activité commerciale, industrielle ou toutes autres activités liées au port, des parcelles du domaine public, viabilisées et aménagées en zones, d’une superficie totale de 245.000 m².

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