Archives de février 5th, 2021

Gestion des catastrophes naturelles : Le plan de sauvetage de l’Intérieur

aujourdhui.ma – 04/02/2021

Gestion des catastrophes naturelles : Le plan de sauvetage de l’Intérieur 

Tsunamis, inondations, séismes…

Le Maroc a connu périodiquement durant son histoire des événements tragiques et brutaux d’origine naturelle. On citera par exemple le séisme d’Agadir en 1960, les inondations de la vallée de l’Ourika en 1995 ou encore le séisme d’Al Hoceima en 2004. Pour être mieux préparé à tout éventuel risque lié aux catastrophes naturelles dans l’avenir, le ministère de l’intérieur vient de présenter son plan d’action 2020-2030 qui vise à réduire la vulnérabilité face aux désastres naturels et cherche à renforcer la résilience du pays contre les conséquences néfastes que pourrait engendrer ce type d’événements. Dans un contexte marqué par les changements climatiques, l’expansion urbaine et la croissance démographique, il est donc plus que jamais primordial de se prémunir contre les bouleversements climatiques et naturels.

Ce plan a essentiellement pour objectif de contribuer à la protection des vies et des biens des populations contre les effets des catastrophes naturelles. Ainsi, les parties prenantes travailleront dans ce cadre sur cinq axes stratégiques répartis en 18 programmes et 56 projets. Il s’agit de renforcer la gouvernance et la gestion des catastrophes naturelles, améliorer les connaissances dans ce domaine et faire des évaluations des risques d’origine naturelle, s’en protéger contre ces faits et développer les capacités nécessaires pour les affronter. Les axes de ce plan se focalisent aussi sur la bonne préparation à ces désastres afin de se relever rapidement de ses conséquences et démarrer la phase de reconstruction. Cette initiative entend aussi encourager la recherche scientifique et la coopération internationale dans ce domaine.

En premier lieu, quatre risques naturels majeurs ont été déterminés. Il s’agit des tsunamis, de l’érosion du sol, des séismes, et des inondations. Pour mettre en œuvre ce plan d’action national, un programme de travail complet (2020-2025) et un programme de travail préliminaire (2020-2022) ont été fixés. Parallèlement, un mécanisme de veille et de suivi est mis en place. Il vise à fournir par exemple un état détaillé de l’avancement de l’achèvement de ce chantier, à travers des indicateurs précis et de permettre de tirer des enseignements des expériences passées. Au niveau organisationnel, une commission ministérielle pour le suivi des risques liés aux catastrophes naturelles sous la présidence du chef de gouvernement sera déployée. Sur le plan représentatif, elle se déclinera en trois niveaux : national, régional, et provincial.

Covid-19/Maroc: 620 contaminations et 28 décès ce jeudi. Les vaccinations se poursuivent

lematin.ma – 04/02/2021

Covid-19/Maroc: 620 contaminations et 28 décès ce jeudi. Les vaccinations se poursuivent

Le ministère de la Santé a annoncé ce jeudi 620 nouvelles contaminations au Covid-19 recensées au cours des dernières 24 heures. Ce bilan porte à 473.667 le nombre total des cas d’infection enregistrés dans le Royaume depuis l’apparition du premier cas en mars dernier, soit un taux d’incidence cumulée de 1303,3 pour 100.000 habitants (1,7 pour 100.000 habitants durant les dernières 24 heures).

Le département a également fait état de 351.723 personnes vaccinées depuis le lancement de la campagne nationale le 29 janvier dernier.

Dans le classement par régions en nombre d’infections enregistrées au cours des dernières 24 heures, Casablanca-Settat vient en tête avec 255 cas. Elle est suivie de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma qui affiche aujourd’hui 80 nouveaux cas. Les régions de Rabat-Salé-Kénitra et L’Oriental arrivent en 3e et 4e position avec respectivement 76 et 74 cas. La région de Marrakech-Safi ferme la Top 5 avec 38 nouvelles infections.

Dans le classement par villes, Casablanca est toujours au premier rang avec 187 nouveaux cas. Le reste du peloton de tête est composé de Tanger-Asilah (33 cas), Marrakech (32 cas)et Skhirat-Temara (29 cas).

Le ministère a également dénombré 742 patients déclarés complètement rétablis au cours des dernières 24 heures, soit un taux de rémission de 95,5%. A ce titre, le nombre total des rémissions a atteint à ce jour 452.522 cas.

Dans le même intervalle, 28 personnes ont perdu la vie des suites du Covid-19, ce qui porte le bilan total des décès à 8.351 cas, alors que le taux de létalité s’établit à 1,8%.

Ces décès sont survenus dans les villes suivantes : Casablanca (8), Salé (2), Marrakech (2), Béni Mellal (2), Tétouan (1), Tanger-Asilah (1), Al Hoceïma (1), Skhirat-Témara (1), Rabat (1), Khémisset (1), Berkane (1), Tata (1), El Kelâa Des Sraghna (1), Fès (1) et Meknès (1), Errachidia (1), Midelt (1) et Khénifra (1).

Par ailleurs, le nombre des tests réalisés durant les dernières 24 heures a atteint 11.729 portant ainsi à 4.945.385 le total des tests effectués à ce jour dans le Royaume.

Pour sa part, le nombre des cas actifs s’est établi à 12.794 personnes, dont 622 cas sévères ou critiques (soit 67 cas recensés durant les dernières 24 heures), parmi lesquels 58 sont placés sous intubation.

Voici dans le détail la répartition géographique des 620 nouveaux cas par régions et provinces :

  • 255 cas à Casablanca-Settat : 187 à Casablanca, 24 à El Jadida, 20 à Nouaceur, 19 à Mohammedia, 3 à Médiouna, 1 à Berrechid et 1 à Settat.
  • 80 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 33 à Tanger-Asilah, 16 à Al Hoceïma, 13 à Larache, 11 à Tétouan, 3 à Ouezzane, 2 à M’Diq-Fnideq, 1 à Chefchaouen et 1 à Fahs Anjra.
  • 76 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 29 à Skhirat-Témara, 24 à Salé, 7 à Sidi Slimane, 7 à Khémisset, 4 à Sidi Kacem, 3 à Kénitra et 2 à Rabat,
  • 74 cas dans L’Oriental : 24 à Oujda-Angad, 24 à Nador, 12 à Berkane, 8 à Driouch, 3 à Jerada, 2 à Taourirt et 1 à Figuig.
  • 38 cas à Marrakech-Safi : 32 à Marrakech, 2 à Essaouira, 2 à Safi, 1 à El Kelâa Des Sraghna et 1 à Al Haouz.
  • 33 cas à Souss-Massa : 17 à Agadir-Ida Outanane, 10 à Inzegane-Aït Melloul, 4 à Taroudant et 2 à Tiznit.
  • 17 cas à Fès-Meknès : 6 à Fès, 3 à El Hajeb, 3 à Taza, 2 à Meknès, 2 à Taounate et 1 à Sefrou.
  • 12 cas à Drâa-Tafilalet : 6 à Errachidia, 3 à Midelt, 2 à Tinghir et 1 à Ouarzazate.
  • 12 cas à Beni Mellal-Khénifra : 8 à Beni Mellal, 2 à Khénifra et 2 à Fquih Bensaleh.
  • 11 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : 6 à Laâyoune et 5 à Boujdour.
  • 8 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Eddahab.
  • 4 cas à Guelmim-Oued Noun : 2 à Guelmim et 2 à Sidi Ifni.

Dessalement de l’eau : Vers l’activation de la préférence nationale

par Mohamed Badrane – aujourdhui.ma – 05/02/2021

Dessalement de l’eau : Vers l’activation de la  préférence nationale

La tutelle s’oriente à faire appel à des acteurs privés et développer un savoir-faire marocain en la matière

Le Maroc commence à voir les choses en grand dans ce domaine puisqu’il est déjà annoncé un objectif de 1 milliard m3 issus des stations de dessalement de l’eau de mer au cours des prochaines années.

Le secteur privé est appelé à s’impliquer dans le chantier du dessalement de l’eau. En tant que choix stratégique fait par le Maroc pour répondre aux besoins en eau potable, le gouvernement compte sur les opérateurs privés pour mener à bien ce chantier. En tout cas, Abdelkader Amara, ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, affirme que l’Exécutif se dirige dans l’avenir à donner la chance aux entreprises marocaines pour profiter des projets en rapport avec ce domaine. De nombreuses stations de dessalement de l’eau sont en chantier actuellement alors que le Royaume aspire à devenir le champion continental en la matière. Dans ce sens, le responsable gouvernemental a annoncé devant les parlementaires que les premières mesures ont déjà été lancées dans le cadre du projet de station de dessalement de l’eau de mer au niveau du littoral de Casablanca avec une capacité de production avoisinant les 300 millions m3, ce qui fera de cette station la plus importante à l’échelle du continent africain.
Le Maroc commence à voir les choses en grand dans ce domaine puisque le responsable annonce déjà un objectif de 1 milliard m3 issus des stations de dessalement de l’eau de mer au cours des prochaines années. Les responsables intègrent également dans leurs projections la mobilisation des eaux de surfaces. Le pays veut œuvrer en outre à l’exploitation des eaux usées.

De l’eau écolo

Si les stations de dessalement d’eau de mer figurent en bonne place dans la stratégie marocaine au même titre que la politique de construction des barrages, l’Etat aspire également à faire de la production écologique. Concrètement, le ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau annonce l’intégration des énergies renouvelables dans les stations de dessalement. Les responsables espèrent jouer ainsi la carte de la décarbonisation des process jusqu’au bout pour obtenir de l’eau écolo. Il faut préciser que plusieurs villes marocaines connaissent actuellement la réalisation de stations de dessalement, notamment Al Hoceima, Laâyoune, Boujdour ainsi que plusieurs projets au niveau de certains points de débarquement de pêche. D’autres projets sont prévus à Agadir, Sidi Ifni et Tarfaya. Il faut dire que l’Etat compte mobiliser de gros moyens financiers pour la réalisation de ces projets.
La station de dessalement au niveau de Casablanca mobilisera un budget conséquent de l’ordre de 10 milliards de dirhams (MMDH). A noter enfin que l’Office national de l’eau et de l’électricité vient de livrer les détails de ses investissements pour la période de 2019-2020. Ainsi, l’ONEE affirme qu’il a déployé durant les deux dernières années un effort d’investissement important s’élevant à près de 7,9 MMDH dont 4,3 MMDH en 2019 et 3,6 MMDH prévus d’être réalisés à fin 2020 (voir encadré).

Projet pilote

Abderrahim El Hafidi Directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable

Le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable, Abderrahim El Hafidi, et l’ambassadeur des Pays-Bas au Maroc, Jeroen Roodenburg, ont tenu récemment une réunion sur l’état d’avancement du projet de partenariat ONEE/Eurosafetygroup visant la réalisation d’un projet pilote de production d’eau potable à partir de l’humidité de l’air à l’aide de technologies innovantes.

Le projet, qui avait fait l’objet d’un accord de partenariat global signé en mai 2019, s’inscrit dans le cadre des actions de recherche et d’innovation entreprises par l’ONEE et visant à développer son savoir-faire pour ce qui concerne l’adoption de nouvelles technologies en matière d’eau potable. Il porte sur la production de l’eau potable à partir de ressources non conventionnelles (humidité de l’air et eaux saumâtres) et ce, dans une perspective d’approvisionner les petites localités dépourvues en ressources superficielles en eau, fait savoir la même source. A terme, l’accord de partenariat prévoit le test et l’installation de 5 unités pilotes sur différents sites du Royaume.

Investissement

Selon l’ONEE, les investissements réalisés ont permis de porter le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural de 97% en 2018 à 97,4% à fin 2019 et 97,8% à fin 2020 contribuant ainsi à l’amélioration de la qualité de vie de la population rurale.
Par ailleurs et pour répondre à la demande croissante en eau potable, l’Office a équipé en 2019 et 2020 des débits supplémentaires respectifs de 1,9 m3/seconde et 3,2 m3/seconde et a produit annuellement plus de 1,2 milliard m3. A cet égard, le débit équipé par l’Office représente plus de 94% de la capacité de production nationale.
Dans le domaine de l’assainissement liquide, l’Office dispose à fin 2020 de 119 stations d’épuration d’une capacité globale de 450.405 m3/jour, soit une capacité additionnelle en 2019 et 2020 de 54.921 m3/jour et gère ce service au niveau de 142 villes et centres en faveur d’une population de 5,8 millions d’habitants.

Victime d’un accident au Maroc, une Française fait condamner son assistance médicale

bladi.net – 04/02/2021

Victime d’un accident au Maroc, une Française fait condamner son assistance médicale

En vacances à l’étranger, Nicole, une retraitée française a eu un accident au Maroc en janvier 2020, sans bénéficier comme espéré de sa carte Visa Premier. Son époux, Daniel Tison assigne l’assistance en justice, et obtient une indemnisation financière.

Lors d’un séjour à Agadir, en janvier 2020, « mon épouse chute et se brise une prothèse de hanche ainsi que le fémur », raconte à Ouest France Daniel Tison, ancien directeur financier du groupe Crouzet. Nicole est admise dans une clinique. Son époux informe l’assistance de la carte bleue de l’accident. C’est par ce biais qu’il avait réglé leur séjour au Maroc.

La prothèse de hanche de son épouse est remplacée sur place. Le sexagénaire met au courant Mondial assistance, qui assure le suivi pour Visa Premier, de l’évolution de la situation. Alors que Nicole devait sortir de la clinique, Daniel reçoit un message pour le moins surprenant. « Je reçois un SMS de Mondial assistance, qui m’avise que mon épouse aurait dû quitter la clinique le 31 janvier et que, depuis cette date, tous les frais sont à notre charge ! »

L’hospitalisation coûte 2 700 € depuis le 31 janvier. Une somme que la clinique a demandée au retraité de payer. Une situation intenable pour Daniel qui a mené plusieurs démarches sur place sans aide « alors qu’il y avait une assistance locale qui n’a jamais pris contact ». Son avocat Gaël Balavoine envoie un recommandé à Mondial assistance pour le remboursement des frais engagés. « Jamais de réponse. ». Le Caennais décide alors d’assigner l’assistance devant une chambre civile du tribunal judiciaire de Caen, le 1ᵉʳ avril 2020.

Les juges examinent l’affaire, le 3 novembre. Le 17 décembre 2020, le verdict est rendu. L’assistance médicale est condamnée à rembourser tout ce que demandait le couple : les frais de prolongation du séjour, les nombreux frais annexes, ainsi que les frais de justice (avocat, courrier…) engagés pour avoir manqué à ses obligations contractuelles. En tout, 6 600 euros.

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