Archives de février 8th, 2021

Agadir : le patrimoine architectural toujours en péril

par Yassine Saber – leseco.ma – 05/02/2021

Les actes de défiguration architecturale des bâtiments construits à l’époque du Haut-Commissariat à la reconstruction d’Agadir (HCRA) incitent les intervenants à accélérer le processus de préservation de toute la zone abritant ces bâtiments. Aujourd’hui, force est de constater qu’aucun document règlementaire n’existe pour la protection de ce patrimoine architectural.

Une nouvelle fois, le patrimoine du Haut-Commissariat à la reconstruction d’Agadir (HCRA) est en danger. Après les travaux de rénovation entamés dans la Poste principale en 2009 et la récente défiguration de l’Hôtel de ville d’Agadir en 2018, c’est au tour du Tribunal administratif d’Agadir et ancienne cour d’appel de la ville de subir le même sort dans le cadre des travaux d’aménagement lancés, il y a plus d’un mois, au sein de ladite structure administrative relevant du ministère de la Justice. Appelé auparavant Tribunal du Sadad, ce bâtiment fait partie des symboles de la reconstruction de la ville, après le tremblement de terre lundi 29 février 1960, à 23h40. Il a été construit en 1963-1964 comme bâtiment-tampon entre la Cité administrative et le Centre urbain alors que la conception du bâtiment a été réalisée par l’architecte marocain Elie Azagury, président de l’Ordre des architectes du Maroc de 1958 à 1971. Cette nouvelle défiguration qui coïncide aussi avec la commémoration du 61e anniversaire de la reconstruction d’Agadir au cours de ce mois remet sur le devant de la scène la question de la protection du patrimoine architectural du HCRA. Ce dernier est essentiellement marqué par son style brutaliste (béton brut) qui se veut être un symbole de la reconstruction de la ville d’Agadir en plus du style fonctionnaliste.

Manque de conscience
S’il y a un fait méritant d’être relevé, c’est que l’ensemble des défigurations commises jusqu’à présent démontrent à quel point les maîtres d’ouvrages des différents travaux de rénovation ou d’aménagement de ces bâtiments manquent de conscience par rapport à l’importance de ce patrimoine architectural. Et à chaque fois, la société civile se mobilise pour demander la remise en état des bâtiments dégradés surtout au niveau de leurs façades. Dans ce sens, les travaux entamés au sein du siège du tribunal administratif d’Agadir ne dérogent pas à cette règle. Ainsi, le 3 février, le Forum Izorane N’Agadir, qui regroupe des Gadiris rescapés du séisme, a exprimé son indignation devant la défiguration de ce bâtiment alors que d’autres alertes ont été déjà émises par d’autres activistes sur les réseaux sociaux. «Notre association interpelle d’urgence les autorités concernées pour lever le voile sur les travaux «clandestins» de ce chantier, car nous avons constaté le manque d’affichage de l’autorisation et l’absence d’informations sur la nature des travaux», indique le Forum dans son appel de détresse.

La préservation se fait toujours attendre
La multiplication les actes de dégradation architecturale des bâtiments construits à l’époque du Haut-Commissariat à la reconstruction d’Agadir conduit les intervenants à accélérer le processus de préservation de toute la zone abritant ces bâtiments. Aujourd’hui, force est de constater qu’aucun document ou base règlementaire n’existe pour la protection de ce patrimoine, selon le Forum Izorane N’Agadir. Toutefois, la Direction régionale de la culture Souss-Massa à travers les services de conservation du patrimoine a déjà réalisé le recensement de ces bâtiments avant et après le séisme d’Agadir qui présente un intérêt public au point de vue historique, culturel et surtout architectural pour leur protection en tant que patrimoine national. À noter que ce patrimoine, composé de 80 sites, est scindé en deux principales catégories. La première catégorie englobe les édifices rescapés du séisme de février 1960. Parmi eux, le site historique d’Agadir Oufella qui est en cours de réhabilitation. À cela s’ajoute des sites plus modernes tels que le cinéma Salam, l’immeuble de la Municipalité, qui est actuellement le siège de la wilaya de la Région Souss-Massa en plus de l’immeuble Sibra, appelé communément Immeuble sept étages, le lycée Youssef Ben Tachfine et l’immeuble de la «Paternelle» en plus des escaliers de la Satas.

Des architectes et des œuvres de référence
La seconde catégorie regroupe l’ensemble des bâtiments qui ont été construits depuis la mise en place du Haut-Commissariat à la Reconstruction d’Agadir le 29 juin 1960, sous l’autorité directe du Prince héritier Moulay El Hassan. Cette catégorie nécessite aussi une préservation particulière puisqu’elle englobe des œuvres de référence de la période de reconstruction d’Agadir après le tremblement de terre. De nombreux architectes ont contribué à cette opération. Ils sont issus en majorité du mouvement moderniste tel que Elie Azagury, Michel Écochard, Mourad Ben Embarek, Henri Tastemain, Jean-François Zevaco, Patrice de Mazières, Abdeslem Faraoui, Louis Rioux, Armand Amzallag et bien d’autres. C’est au niveau du centre-ville que se concentre la majorité de ces bâtiments aménagés entre 1963 et 1973. À commencer par le Mur de la commémoration, également appelé Mur du souvenir dédié aux victimes du tremblement de terre sur lequel est inscrite la déclaration du roi Mohammed V : «…Si le destin a décidé de la destruction d’Agadir, sa reconstruction dépendra de notre foi et de notre volonté…». À cela s’ajoutent d’autres édifices, notamment les immeubles A et D, la Poste principale, le Marché municipal, la Caserne des pompiers, le collège Souss El Alima etc…

Agadir: suivi de l’état d’avancement de plusieurs projets de développement

lesiteinfo.com – 07/02/2021

Deux réunions à distance ont été tenues, vendredi en présence du Wali de la région Souss Massa, Gouverneur de la Préfecture d’Agadir Ida Outanane, Ahmed Hajji, dédiées au suivi de l’état d’avancement de plusieurs projets de développement.

Il s’agit du projet de réduction des disparités territoriales et sociales à la préfecture d’Agadir Ida-Outanane, ainsi que l’axe des routes rurales (2017/ 2021).

Il est question aussi du projet de mise en place du musée du patrimoine amazigh, qui s’inscrit dans le cadre du programme de développement urbain d’Agadir (2020-2024).

Le Programme de développement urbain d’Agadir dont la cérémonie de lancement avait été présidée en février 2020 par le Roi Mohammed VI mobilise une enveloppe budgétaire de 5,99 milliards de dirhams.

Ce programme structurant vise la promotion du rôle de la ville d’Agadir en tant que pôle économique intégré et locomotive de toute la région Souss-Massa.

Voyage musical avec les poètes chanteurs itinérants amazighs

Par Patrick Labesse – lemonde.fr – 04/02/2021

Fatima Tabaamrant, le 24 juin 2019, au studio d’enregistrement Hiba, à Casablanca (Maroc).
Fatima Tabaamrant, le 24 juin 2019, au studio d’enregistrement Hiba, à Casablanca (Maroc). MARCO BERTINI

Aussi ancré dans la mémoire et l’identité de son territoire d’origine soit-il, un art populaire subit les mutations de la société dans laquelle il évolue. Un inéluctable destin auquel les Rrways, passeurs de la culture amazighe du sud marocain, des poètes et chanteurs clamant leurs vers sur le son envoûtant du ribab (vièle à archet monocorde) et du luth loutar, n’ont pas échappé. Ces chanteurs berbères dont l’origine reste inconnue (les premiers témoignages évoquant leur apparition remontent à la fin du XIXe siècle) sillonnaient et animaient autrefois les campagnes du Souss (région d’Agadir), du Haut-Atlas occidental et de l’Anti-Atlas, au Maroc. La plupart de leurs descendants sont aujourd’hui installés en ville (Agadir, Marrakech, Casablanca…). L’art des Rrways a perdu sa sève rurale et muté en art citadin.

Produite au Maroc par l’association Atlas Azawan et éditée par la structure culturelle Anya, la remarquable et passionnante anthologie, Ṛrways, Voyage dans l’univers des poètes chanteurs itinérants amazighes, se présente sous la forme d’un luxueux coffret contenant dix CD avec une sélection de cent titres, accompagnés de copieux livrets richement illustrés, en arabe, français et anglais. Une double idée sous-tend ce projet, explique son auteur, Brahim El Mazned, joint par téléphone à Rabat, où il organise chaque année depuis 2014 Visa for Music, un salon professionnel et un festival autour d’artistes d’Afrique et du Moyen-Orient : valoriser cette tradition et ses grandes figures d’hier et d’aujourd’hui, mais aussi lancer une alerte.

« Reprendre le flambeau »

« Il reste très peu d’interprètes, déplore-t-il. Cette anthologie regroupe 90 % d’entre eux, enregistrés en 2019, au studio Hiba, à Casablanca. Davantage de jeunes doivent reprendre le flambeau de cette tradition amenée à disparaître si elle n’a plus son rôle sociétal – animation des mariages, des moussems [fêtes traditionnelles], des grands rassemblements – faute d’interprètes et de musiciens. Le mode d’apprentissage traditionnel de maître à disciples s’est raréfié en ville, il faut donc trouver des outils pour que cet apprentissage continue. »

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Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 7 février 2021 à 18H00

aujourdhui.ma – 07/02/2021

Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 7 février 2021 à 18H00

Entre hier à 18H00 et aujourd’hui à 18H00


389 nouveaux cas soit un cumul de 475.355 cas à ce jour.
583 guérisons soit un cumul de 454.504 à ce jour.
13 nouveaux décès donc un cumul de 8.394 à ce jour.

Nombre de personnes vaccinées : 463 966

Hauteurs de pluie au Maroc

lesiteinfo.com – 07/02/2021

Voici les hauteurs de pluie relevées en millimètres de 6H00 le vendredi 5 février à 6H00 le samedi 6 février 2021, par la Direction générale de la météorologie :

– Kénitra et Taroudant : 23

– Mohammedia : 22

– Benslimane : 20

– Safi : 19

– Essaouira aéroport : 18,8

– Rabat ville : 17

– Tan-Tan et Tiznit : 16

– Sidi Ifni : 15

– Rabat-Salé, Casa-Anfa, Béni Mellal et Tit Mellil : 13

– Essaouira port : 12

– Larache et Agadir-Massira : 8

– Agadir-Inzegane : 7

– Chefchaouen, Settat et Guelmim : 6

– Marrakech : 5

– Tanger, Nouaceur, Sidi Slimane, Khouribga et Laâyoune : 4

– El Jadida et Ifrane : 3

– Fès : 1

– Meknès, Midelt et Smara : moins d’un millimètre.

SM le Roi félicite au téléphone l’entraineur de l’équipe nationale suite au sacre du Maroc champion du CHAN-2021

aujouedhui.ma – 07/02/2021

SM le Roi félicite au téléphone l’entraineur de l’équipe nationale suite au sacre du Maroc champion du CHAN-2021

Suite au sacre de l’équipe nationale au Championnat d’Afrique des Nations des joueurs locaux (CHAN-2021), Sa Majesté le Roi Mohammed VI a félicité au téléphone l’entraineur Houcine Ammouta pour la belle prestation du onze national.

Dans cet entretien téléphonique, le Souverain a chargé M. Ammouta de transmettre ses chaleureuses félicitations à l’ensemble des joueurs et aux membres du staff technique et administratif de l’équipe nationale.

Le Souverain a exprimé Sa fierté quant à cette belle réalisation pour le sport marocain.

L’Institut français du Maroc soutient les librairies indépendantes francophones

femmesdumaroc.com – 03/02/2021

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L’Institut français du Maroc vient au secours de trois librairies indépendantes francophones, en leur proposant un fond de 100 000 Dhs sous forme de commandes de livres.

Dans le cadre de l’opération « Aide à la filière métiers du livre », le service de coopération et d’action culturelle près l’Ambassade de France et l’Institut français du Maroc proposent un soutien financier à trois librairies indépendantes francophones au Maroc pour les aider à faire face à la crise sanitaire. Les librairies marocaines sélectionnées ?
La Librairie Papeterie Guéliz à Marrakech, la Librairie les Insolites à Tanger et Al Moggar Livres à Agadir qui recevront chacune un fonds de 100 000 Dhs. Ce fonds équivaut à une commande de nombreux lots de livres, redistribués à des associations, structures ou particuliers. Ainsi, l’Institut français du Maroc, en partenariat avec la librairie du Guéliz, ont déjà remis des livres aux premiers bénéficiaires, dont l’Association des parents d’élèves du Lycée Farahidi, l’Association des parents d’élèves de l’école Ibnou Roumi, l’Ecole Essahb – Tamesloht, l’Association des parents d’élèves de l’école Ibnou Hazm, l’Association des parents d’élèves de l’école Abdelkrim Khattabi, l’Association de soutien au Groupe des écoles de Douar Belaguid, l’Association Espoir pour les personnes à besoins spéciaux (Région de Fès), l’Association chams pour le développement de la Femme et de l’enfant, l’Association l’Orphelin et l’Association Jeunesse Marocaine pour la citoyenneté.

Elle traitera jusqu’à 12.000 tonnes : Trois millions DH pour une halle aux poissons à Tarfaya

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 05/02/2021

Elle traitera jusqu’à 12.000 tonnes : Trois millions DH pour une halle aux poissons à Tarfaya
Une nouvelle halle aux poissons a été inaugurée récemment dans le village des pêcheurs Amgriou, province de Tarfaya, pour un investissement d’environ trois millions DH.

Cet espace permettra de traiter jusqu’à 12 mille tonnes de poisson par an. S’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale Halieutis en matière d’organisation de la filière pêche côtière et artisanale au Maroc, la nouvelle halle aux poissons vient accompagner l’essor que connaît la ville de Tarfaya et le village de pêche Amgriou considéré comme l’un des plus dynamiques au niveau des provinces du Sud.
Édifiée sur un terrain de 2.700 m², dont 700 m² couverts, la nouvelle halle comprend notamment un espace d’exposition et de vente réfrigéré, un sas de réception pour l’identification et le pesage des produits, un SAS d’allotissement et d’expédition, une chambre froide et un comptoir d’agréage du poisson industriel. La halle renferme aussi un bureau vétérinaire, des locaux administratifs et techniques, ainsi que des parkings de stationnement. Cette nouvelle infrastructure de commercialisation des produits de la mer s’assigne pour objectifs l’amélioration de la qualité, la valorisation du produit, la fluidité et la transparence des transactions commerciales, ainsi que le développement des activités liées à la pêche dans la région. En effet, ce projet vise également le développement de la consommation nationale en produits halieutiques en permettant au citoyen de tirer un meilleur profit des richesses maritimes du pays dans les meilleures conditions en termes de prix, de qualité, de disponibilité et de salubrité.

Sa conception est basée sur trois principes fondamentaux visant la préservation de la qualité, à savoir la séparation du circuit humain et le cheminement des poissons (dissociation des flux), l’adoption du principe du circuit obligatoire et à sens unique dit «principe de la marche en avant», et le contrôle de la température dans les espaces de vente équipés en moyens de réfrigération et d’une chambre froide pour le stockage des produits. Construite selon les normes internationales de qualité les plus exigeantes, cette nouvelle structure est dotée des technologies qui assurent l’informatisation du processus de vente dans son ensemble. Une informatisation qui permet notamment de maximiser la célérité et la transparence des transactions et qui assure un suivi rigoureux de la traçabilité des produits.

Pour rappel et toujours dans le cadre de la stratégie Halieutis, le département de la pêche maritime a procédé à la création de dix marchés de gros au poisson gérés par l’ONP, au niveau des villes de Casablanca, Rabat, Oujda, Marrakech, Béni Mellal, Meknès, Agadir, Taza, Tanger, et Tétouan. Ce projet structurant vise à moderniser et à mieux organiser le commerce en gros de poisson au niveau de la région. Sa mise en exploitation contribuera au renforcement de la dynamique économique et sociale de chaque région et à son approvisionnement en produits de la pêche dans le respect des normes les plus strictes en matière d’hygiène.

Expatriés au Maroc: attention aux impôts !

par Modeste Kouame – leseco.ma – 05/02/2021

S’expatrier au Maroc pour passer sa retraite peut se révéler une bonne stratégie pour limiter la fiscalité sur ses revenus. Ceci, à condition de connaître les exigences de la Direction générale des impôts (DGI). Décryptage.

La Direction générale des impôts (DGI) a publié la note de service annuelle relative au taux de change, base de conversion des revenus perçus en monnaies étrangères au cours de l’année 2020. L’on apprend ainsi que le taux de change moyen à retenir pour la conversion en dirhams de 1 euro est 10,846 DH. Ce taux est de 9,473 DH pour 1 dollar américain et de 12,190 DH pour une livre sterling. Le cours des devises est publié chaque année à la même période pour déterminer, en dirhams, la base imposable des revenus de source étrangère perçus au cours de l’exercice précédent, en l’occurrence 2020. La détermination du montant de l’impôt payé par certains contribuables tient compte de ces taux de change. Parmi eux, figurent les titulaires de pensions de retraite de source étrangère. A ce sujet, le Maroc a signé plusieurs conventions de portabilité des droits des retraités, dont celui avec la France qui représente l’une des communautés les plus importante au Maroc. Il s’agit en effet de plus de 80.000 expatriés qui sont concernés, toutes catégories confondues. Selon l’article 76 du Code général des impôts (CGI 2021) une réduction fiscale de 80% est prévue en faveur des contribuables titulaires de pensions de retraite de source étrangère, et correspondant aux sommes transférées au Maroc à titre définitif en dirhams non convertibles, qu’ils soient de nationalité marocaine ou étrangère. Ceci, à condition qu’ils soient domiciliés fiscalement au Maroc et que leur pension de retraite y soit imposable. Le délai de déclaration annuelle de ces revenus est fixé pour fin février. «Cette réduction est accordée également aux ayants cause des titulaires desdites pensions, c’est-à-dire les héritiers qui continuent à bénéficier d’une partie de la pension», explique El-Housny Youssef, expert-comptable et commissaire aux comptes.

Conditions requises pour l’application de la réduction :
En vue de bénéficier de la réduction de 80%, les titulaires de pension de retraite ou d’ayant cause de source étrangère, doivent joindre à la déclaration du revenu global (modèle) un ensemble de pièces, notamment une attestation de versement des pensions établie par la caisse de retraite étrangère agréée (débirentier) indiquant le montant brut de la pension, libellé en monnaie du pays source. Cette attestation peut être remplacée, le cas échéant, par tout autre document équivalent. S’y ajoute une attestation indiquant le montant en devises reçues à titre définitif en dirhams non-convertibles et la valeur en dirhams au jour du transfert. Cette attestation est délivrée par l’établissement de crédit ayant assuré l’opération de transfert ou par tout autre organisme intervenant dans le paiement des pensions (Trésorerie générale, services financiers des ambassades…). Cependant, il existe des cas particuliers:

Conversion faite à partir d’un compte ouvert au Maroc en dirhams convertibles
Dans ce cas, doivent être joints à la déclaration du revenu global, une attestation de versement des pensions établie par la caisse de retraite étrangère (débirentier), une attestation indiquant le ou les montants en devises reçus et leur contre-valeur en dirhams portés au jour du transfert au crédit du compte en dirhams non-convertibles, ouvert par le retraité chez un établissement de crédit marocain. Doit aussi être présentée, une attestation indiquant le ou les montants en devises et leur contre-valeur en dirhams retirée à titre définitif en dirhams non convertibles du compte en dirhams convertibles pour l’usage personnel au Maroc du retraité. «Seuls ces retraits sont à prendre en considération pour le calcul de l’atténuation», précise notre expert.

Transferts effectués par mandats postaux :
Ces transferts sont opérés, à titre définitif, en dirhams non-convertibles en faveur des retraités non titulaires de comptes bancaires au Maroc ou qui ne sont pas payés par les services financiers de leurs ambassades. Concrètement, ils sont expédiés en devises par les caisses de retraites étrangères et convertis en dirhams non-convertibles par les services postaux marocains au jour de leur réception. Ces transferts sont à prendre en considération pour le calcul de l’atténuation sous réserve de la production d’une attestation de versement des pensions établie par le débirentier (caisse de retraite étrangère), ainsi que des originaux des talons des mandats reçus, lesquels comportent généralement l’expéditeur (caisse de retraite étrangère) et le destinataire, en l’occurrence le retraité.

Retrait par carte bancaire :
Les retraits en dirhams ordinaires effectués par des retraités étrangers résidant au Maroc, à l’aide de carte de crédit étrangère, sont pris en compte pour le calcul de la réduction de 80% au titre de l’impôt sur le revenu, sous réserve de la production d’une attestation de versement des pensions établie par le débirentier (caisse de retraite étrangère), et d’une attestation délivrée par leur banque installée à l’étranger indiquant le montant annuel des opérations effectuées au Maroc au moyen d’une carte de crédit.

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