Archives de février 19th, 2021

Dans le désert, des nomades « oubliés » suspendus à la solidarité associative

par Solène Paillard – medias24.com – 18/02/2021

Interview. Dans le désert, des nomades
DES TENTES OÙ VIVENT DES NOMADES À PROXIMITÉ DU DÉSERT DE MERZOUGA.

Médias24: Pouvez-vous nous expliquer ce qui vous a amenée dans la région de Merzouga ?

Maha Nabil: Cette année, notre choix s’est porté sur la région du Sahara où vivent les nomades. Un ami qui s’y était déjà rendu avait gardé contact avec l’un des guides, qui l’a sollicité dans l’espoir d’apporter de l’aide à ces populations. L’idée est partie de là. Nous nous y sommes rendus début janvier pour distribuer ce que nous avons récolté et avons été particulièrement choqués par ce que nous avons vu.

-Qu’avez-vous vu ?

-Des pseudo tentes faites de bâches en plastique, bien loin de la carte postale. Des abris de fortune plus que des tentes. La majeure partie des familles n’ont plus de bétail à cause de la sécheresse – ils ont été obligés de vendre les bêtes qu’il leur restait.

Des enfants et des femmes pieds nus, le froid, le manque de denrées alimentaires, les difficultés à trouver du travail. La région vit du tourisme, or il n’y en a plus depuis la survenue de la crise sanitaire.

Les nomades eux-mêmes vivent du tourisme mais les choses ne sont pas du tout structurées. Aujourd’hui, l’État n’investit pas dans ces populations, notamment en faisant du tourisme chez l’habitant, en mettant en place des coopératives – bref, des solutions pérennes qui puissent les aider à vivre décemment.

La solidarité, c’est une bonne chose, mais elle ne peut pas être perpétuelle. Ce n’est pas une solution en soi, et l’absence d’associations en bonne et due forme qui puissent les accompagner et les aider n’arrange rien.

L’impression qu’on a eue, c’est que ces gens sont complètement oubliés. A notre retour à Casablanca, nous avons décidé de partager ce que nous avons vu sur Twitter pour que ceux qui le veulent se mobilisent.

-Quelles aides avez-vous recueillies ?

-La banque alimentaire nous a donné des aides alimentaires pour 25 familles, et un jeune nous a offert 270 kg de légumineuses et de pâtes. Nous avons également récolté des couvertures et des vêtements pour hommes, femmes et enfants. Un responsable dans le textile nous a en effet donné gratuitement huit cartons de vêtements neufs, 500 pièces au total.

Toutes aides confondues, nous avons 1,5 tonne de produits. Précision : nous ne faisons aucune action sans passer par une association sur place, justement parce que nous ne sommes pas une association, mais de simples bénévoles. Pour chaque action que nous organisons, nous choisissons une association locale qui s’occupe de la distribution sur place, afin de respecter le volet légal. Nous avons donc fait acheminer ces aides via un transporteur à Errachidia, et le président de la fédération locale pour le tourisme local, baptisée Taouz, les a lui-même transportées et distribuées aux populations samedi dernier.

-Quels sont vos objectifs à travers ces actions ?

-Nous avons deux objectifs : le premier, c’est de rapporter ce que nous voyons pour que la société civile soit sensibilisée et informée, et qu’elle prenne le relais.

L’année dernière, nous étions déjà allés dans un village montagneux à 2.700 mètres d’altitude, Lalla Aziza, situé entre Marrakech et Agadir. Depuis, un groupe de bénévoles a pris le relais et continue d’aider les populations qui y vivent.

Ce sont des citoyens lambda qui ne font pas partie d’une association mais qui veulent aider avec leurs propres moyens, peut-être par manque de visibilité et de confiance vis-à-vis de certaines associations.

De manière générale, les associations au Maroc ne communiquent pas sur ce qu’elles font. Elles font des appels aux dons, mais concrètement, nous n’avons pas de visibilité sur l’octroi de ces dons : où va l’argent ? Pour qui, pour quoi ? On a donc tendance à faire confiance à des petits groupes qui se mobilisent et qui donnent de la visibilité sur leurs actions, plutôt qu’à des associations qui ne communiquent pas sur leurs bilans. Certaines n’ont même pas de sites internet, ne sont pas joignables…

Le deuxième objectif, c’est de montrer aux médias certaines réalités du Maroc que, peut-être, ils ne voient pas. J’estime que c’est le rôle des médias de tirer un peu les oreilles et la sonnette d’alarme auprès des responsables politiques. Ce ne sont pas à ces groupes de bénévoles de le faire, qui ne peuvent que donner un peu de visibilité sur les conditions de vie de ces populations, rien de plus.

Notre objectif, c’est de dire aux médias : « il y a des choses à voir et à raconter : allez-y ». En tant que bénévoles, nous n’avons ni les moyens, ni les ressources, ni même le droit d’en parler dans l’absolu. Ce sont des choses qu’il ne fait pas bon montrer au Maroc.

-Quelles différences remarquez-vous entre les régions montagneuses et la région désertique de Merzouga ? En quoi diffèrent vos interventions auprès des populations montagneuses de celles que vous organisez auprès de ces nomades ?

-La différence, elle est simple – mais ce n’est que mon ressenti et je ne l’érige pas en une vérité générale pour autant : ce que je constate, c’est qu’au Maroc, on a tendance à parler de régions recluses. Dans notre esprit, une région recluse, c’est une région montagneuse. En allant à Merzouga, on s’est rendu compte qu’il y avait pire que ces lieux montagneux et reculés : il y a des régions recluses, certes, mais il y a aussi des régions complètement oubliées.

Quand je prends conscience que ces populations vivent grâce à leur bétail et aux touristes de passage, en tant que Marocaine, je me dis que je ne suis d’aucune utilité pour ces gens, parce qu’ils se débrouillent seuls.

Autant dans les régions recluses, il y a toujours une école, un dispensaire ; autant dans ces régions oubliées, je ne sais même pas si le système les aide en quoi que ce soit. Ces gens n’ont rien. Est-ce qu’ils sont au moins reconnus en tant que citoyens marocains ? Inscrits à l’état-civil ? Certainement qu’ils le sont, mais est-ce que le rôle de l’État aujourd’hui se limite à cet enregistrement à l’état-civil ?

Le sentiment que j’ai eu sur place, c’est que ce sont des populations ou-bli-ées. Elles-mêmes le disent. Elles ne font que confirmer nos ressentis et nos impressions. Un exemple : les puits qu’ils ont n’ont pas été installés par l’État, mais lors d’un rallye Aïcha des Gazelles. Si ces populations vivent grâce à la solidarité qui se met en place autour d’elles, alors où est l’État ? Où sont les élus ?

-Justement, quelles sont les limites de la société civile ?

-L’essentiel doit être fait par l’État ; la société civile n’est là que pour ajouter quelques touches. Je vais vous dire : sur place, nous avons eu le sentiment d’être des étrangers chez nous, dans notre propre pays.

Je m’explique : je suis marocaine, je travaille, je paye un impôt sur le revenu ; je suis donc censée savoir où va cet argent. Or quand j’arrive sur place et que je vois qu’ils n’ont rien, quelque part, en tant que citoyenne, vis-à-vis de ces gens, je me dis que je n’ai aucune valeur ajoutée pour eux. Encore une fois, j’ai l’impression de leur n’être d’aucune utilité.

Au lieu de les laisser vendre leur bétail parce qu’ils ne peuvent plus le nourrir, au point de finir par ne plus en avoir du tout, pourquoi ne pas créer des coopératives qui assurent pour eux la nourriture du bétail, comme il existe des coopératives d’huile d’argan ou que sais-je encore ? Pourquoi ne pas leur fournir de vraies tentes de nomades où les touristes pourraient venir ? Est-ce que ce genre d’idée germe auprès des élus et du tissu associatif de cette région ? Leur rôle est aussi de sensibiliser, d’informer la population marocaine dans son ensemble sur les conditions de vie de certains de leurs lointains compatriotes.

A chaque fois, il faut attendre de prendre connaissance d’une région et de sa population pour qu’une chaîne de solidarité se mette en place. C’est exactement comme la vidéo de ce petit garçon originaire d’un douar à proximité de la région d’Azilal qui a beaucoup tourné : avant, qui connaissait l’existence de ce village ?

C’est toujours la même chose : le Marocain citadin est en total décalage avec ce qui se passe autour de lui. Dans certaines régions, les caravanes affluent alors que d’autres régions n’en ont quasiment jamais vues. Ce n’est pas normal. J’insiste : les associations ont effectivement un rôle limité, mais en tant qu’entités qui reçoivent des subventions de l’État, elles se doivent de sensibiliser et d’informer la population sur ce qui se passe au Maroc – et pas simplement de percevoir des fonds.

Transport sanitaire, cette anarchie qui tue

Par Hayat Kamal Idrissi – lobservateur.info – 18/02/2021

Le monde fête aujourd’hui la journée mondiale de la sécurité routière alors que la guerre sur nos routes continue de faucher des vies et de briser des destins. Maillon principal des opérations de secours, le transport sanitaire dans notre pays reste un point noir et une problématique épineuse.

Radwa, la blessure

Radwa Laâlou, avait à peine 24 ans lorsqu’elle perd la vie alors qu’elle évacuait, en urgence, une patiente depuis Assa et à destination de l’hôpital régional d’Agadir. Au bout de neuf mois seulement d’exercice dans son nouveau poste, un accident de la route à bord d’une ambulance met fin à l’existence de cette jeune infirmière anesthésiste pleine de vie et d’espoir.

« Ca s’est passé il y a un an jour pour jour. Le 18 février 2020, ma petite sœur est partie d’une manière tragique en laissant une grande blessure au fond de nos cœurs. Au bout d’un an, nous sommes toujours sous le choc. Si ma mère n’a pas perdu la raison par chagrin, c’est un miracle ! », nous raconte son frère Sohaib Laâlou, la mort dans l’âme. Une vie fauchée et des destins brisés, la triste histoire de Radwa n’est qu’un exemple parmi des milliers représentatifs d’une réalité dramatique.

Avec une moyenne de 10 morts et près de 100 blessés par jour et un coût équivalent à 2,5% du PIB, soit plus de 11 milliards de dirhams par an, les accidents de la circulation constituent un véritable fléau dans notre pays. La vitesse excessive et le non-respect du code de la route sont, selon la Direction générale de la sureté nationale, les principales causes d’un tiers des accidents mortels. S’y ajoutent la vétusté d’une grande partie du parc automobile marocain et l’inadvertance des conducteurs. Les études indiquent que 84 à 89 % des accidents sont dus à l’élément humain, contre seulement 2 % à 3 % dus au mauvais état des routes. Des chiffres éloquents qui dévoilent la gravité de l’hémorragie sur les routes nationales.

Le maillon faible

Maillon clé dans les opérations de secours lors des accidents mais aussi dans d’autres situations d’urgence médicale,  le transport sanitaire représente cependant une véritable problématique multidimensionnelle. Largement critiqué par les citoyens, les professionnels de la santé n’en sont pas plus satisfaits. « Le transport sanitaire, malgré sa grande importance, reste un secteur anarchique. En l’absence de réglementation et de lois organisatrices, le secteur est géré avec beaucoup d’improvisation », déplore Hamid Kounka, président de l’Association du sud des infirmiers anesthésistes et réanimateurs (ASIAR).

Ce dernier note l’organisation approximative au niveau du ministère de la santé mais surtout au niveau des hôpitaux. « Une ambulance est une unité hospitalière mobile, elle devrait être gérée de la même manière qu’un service au sein d’un hôpital et doit se soumettre aux mêmes réglementations », explique l’activiste. Or, il n’en est rien sur le terrain, comme l’affirme Abdelilah A saissi, président de l’Association marocaine des infirmiers anesthésistes et réanimateurs (AMIAR). « Nous déplorons les nombreux accidents de travail qui surviennent notamment au cours du transport des patients et qui coûtent la vie à beaucoup de nos confrères ou leur cause des handicaps et autres invalidités », s’insurgent le président de l’Amiar en citant plusieurs cas d’infirmiers ayant perdu la vie sur les routes alors qu’ils assuraient le transport d’un patient.

Hors normes

Des pertes qui, selon A saissi, auraient pu être évitées si le parc automobile respectait les normes en vigueur. Même constat de la part de Kounka, « La flotte des ambulances est loin d’être conforme aux normes en vigueur que le ministère impose d’ailleurs au secteur privé alors que son propre parc auto est loin de respecter », regrette l’activiste. Sous équipées, mal-entretenues, conduites par des chauffeurs qui ne sont pas toujours qualifiés pour ce type de tâches… Ces ambulances deviennent parfois une source de danger au lieu de sauver des vies.

Nous nous souvenons tous du décès choquant du journaliste Salah Eddine Ghomari. Au lendemain de sa mort, son ami Dr Mohamed Jamal Maatouk, a fait une sortie médiatique choquante sur les ondes de radio « Aswat ». Imputant la mort de Ghomari aux flagrantes défaillances du transport sanitaire, Maatouk a affirmé que l’ambulance a trop tardé à venir afin qu’El Ghomari puisse bénéficier d’une prise en charge immédiate. « L’ambulance est arrivée 30 minutes après l’alerte et il n’y avait pas d’oxygène à bord. On a alors dû attendre l’arrivée d’une autre ambulance qui, elle,  n’avait qu’une petite quantité d’oxygène », raconte le juriste. « Comment est-ce possible qu’une ambulance ne soit pas équipée d’oxygène suffisant pour sauver une vie ? Normalement, il devrait y avoir une ou deux bouteilles d’oxygène à bord. Cela fait partie des nécessités médicales du transport et évacuation d’urgence par ambulance », s’insurge alors Mohamed Jamal Maatouk.

Patate chaude

Au-delà de l’état et de l’insuffisance du parc auto, le transport sanitaire dans notre pays présente d’autres anomalies aussi fatales. Les professionnels de la santé évoquent la grande question des ressources humaines. « Qui devrait accompagner les patients évacués ? En l’absence d’une réglementation claire et de lois spécifiques, les réponses à cette question restent tributaires du jugement des responsables de chaque unité hospitalière », nous explique le président de l’AMIAR.

Laissant libre cours à la subjectivité et à l’improvisation, ce vide réglementaire est à l’origine d’un grand débat sur qui est le personnel qualifié pour accomplir cette tâche délicate. « Une ambulance est un service hospitalier mobile. Selon la réglementation, un infirmier, quelque soit sa spécialité,  doit opérer sous la supervision d’un médecin. Or dans la réalité, ce sont souvent des infirmiers et spécialement les anesthésistes qui assurent seuls cette tâche. Ces derniers étant souvent considérés comme qualifiés et assez compétents pour assurer une telle tâche », nous explique A Saissi.

Complications et compensations

Perdus entre les différentes circulaires et coincés entre le marteau de la hiérarchie et l’enclume de l’accusation de non-assistance à une personne en danger, l’infirmier s’acquitte finalement de cette mission. « Tout en risquant d’être poursuivi juridiquement pour faute médicale en cas de complications. Car finalement la loi ne le protège pas dans ce cas de figure», déplore Hamid Kounka. « Une prise de risque qui est doublée d’un manque de compensation financière adéquate. Ceci malgré les grands efforts et le poids psychique et physique d’un transfert médical d’un patient. Les frais dérisoires déboursés à ces infirmiers sont loin d’être à la hauteur de leur mission » note dans un courrier adressé au ministère de la santé, Said Redouani, du bureau régional de l’Union nationale du travail (Sous-massa-Darâa).

« Des frais auxquels les infirmiers n’ont parfois même pas droit car n’ayant pas d’ordre de mission signé en l’absence des cadres des ressources humaines en dehors des horaires administratifs. Si un accident survient, l’infirmier peut toujours courir car opérant en dehors de la réglementation », ajoute Abdelilah A saissi en notant l’absence de planning au niveau des structures hospitalières avec un système de rotation nominatif. Un véritable obstacle au bon déroulement des transferts et qui ouvre la voie aux improvisations de dernières minutes.

Pistes

Problématique tentaculaire, le transport sanitaire est un vrai nid de guêpes. « Vide légal et absence réglementation claire, équipement défaillant, parc auto insuffisant et pas toujours conformes aux normes, flou administratif, ressources humaines perdues, formation continue et spécialisée aux abonnées absents…  La cause principale de cet imbroglio  est l’absence de vision claire et d’une stratégie globale au niveau de la tutelle pour la mise à niveau de ce secteur », analyse Kounka. Plus spécifique, A saissi évoque l’amélioration des moyens de transport des patients en allouant des unités intégrées équipées de toutes les normes de sécurité.

Il remonte à la source du mal en appelant à l’équipement d’infrastructures de base dans les différents établissements de santé. « C’est la seule manière de réduire le volume des transferts qui pèsent également sur les patients et leurs familles», indique l’activiste. Il rappelle d’ailleurs le cout faramineux des transferts par les ambulances du secteur privé et que de nombreuses familles peinent à payer pour sauver leur proches. Quant aux ressources humaines, nos interlocuteurs se réjouissent du lancement il y a quelques années d’une formation d’infirmiers urgentistes spécialisés qui devraient animer les transferts, « Mais dont le nombre reste encore insuffisant pour instaurer des services autonomes de transport sanitaire, avec leurs propres ressources humaines, leurs propres moyens logistiques et leur propre organisation administrative », conclut le président de l’ASIAR.

Covid19 / Maroc : La situation épidémiologique au 18 février 2021 à 18H00

aujourdhui.ma – 18/02/2021

Covid19 / Maroc : La situation épidémiologique au 18 février 2021 à 18H00

Entre hier à 18H00 et aujourd’hui à 18H00


477 nouveaux cas soit un cumul de 480 056 cas à ce jour.
970  guérisons soit un cumul de 462 436  à ce jour.
7  nouveaux décès donc un cumul de 8 524  à ce jour.

Grande distribution : les indicateurs au vert pour Label Vie en 2020

lavieeco.com – 18/02/2021

LabelVie

LE GROUPE LABEL VIE A RÉALISÉ UN CHIFFRE D’AFFAIRES CONSOLIDÉ DE 11 012 MILLIONS DE DIRHAMS EN PROGRESSION DE 6% PAR RAPPORT À 2019, A ANNONCÉ LE GROUPE, CE JEUDI 18 FÉVRIER LORS D’UNE CONFÉRENCE DE PRESSE À CASABLANCA.

Cette progression confirme la résilience du groupe dans un contexte de crise exceptionnelle. Elle concerne l’ensemble des segments d’activité :

– Le segment des supermarchés Carrefour Market a enregistré une progression +12% du total de ses ventes par rapport de l’exercice 2019. Ce segment a connu l’ouverture  de trois nouveaux points de vente à Casablanca.

– Le segment des hypermarchés Carrefour a enregistré une progression de +13% de ses ventes par rapport à l’année 2019. Les deux ouvertures réalisées en 2020 à Témara et Agadir ainsi que le niveau des ventes réalisé au cours du premier trimestre ont permis d’atténuer l’impact du ralentissement des volumes d’activité rencontré durant la deuxième moitié de l’année.

– Le segment de l’hyper cash Atacadao a enregistré de son côté une progression  de +1% malgré l’impact important de la crise sanitaire sur une partie importante de sa clientèle opérant notamment dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration.

Une amélioration des ratios de rentabilité :

L’Excédent Brut d’Exploitation s’est établi à 910 millions de dirhams et a enregistré une progression de +15% par rapport à 2019 :

– L’augmentation de l’EBE concerne tous les segments d’activité.
– Cette augmentation s’explique par la bonne maitrise de l’ensemble des paramètres d’activité.

Un résultat financier en amélioration :

Le résultat financier est passé de -25,6 millions de dirhams en 2019 à -16,4 millions  de dirhams en 2020 soit une amélioration en valeur de 9 millions de dirhams et  de 0.11 points en terme de ratio sur ventes.

Le résultat financier s’est amélioré par rapport à l’année 2019 grâce à l’amélioration  des coûts d’endettement et le ralentissement du niveau d’investissement du fait de  la crise sanitaire ;
Le résultat courant est passé de 440 millions de dirhams en 2019 à 524 millions de  dirhams en 2020 soit 19% d’augmentation.

Les charges non courantes concernent essentiellement les dépenses réalisées dans le cadre de la gestion de la crise sanitaire d’un montant de 73 millions de dirhams pour l’exercice 2020. A noter, à ce sujet la participation du groupe au fonds spécial pour la gestion de la pandémie du Coronavirus (Covid-19) par un don de 50 millions de dirhams.

Par ailleurs, et Conformément à sa politique de distribution des dividendes, le Conseil d’Administration proposera à l’Assemblée Générale des Actionnaires la distribution d’un dividende de 60DH par action au titre de l’exercice 2020.

Au volet perspectives, le groupe compte accélérer sa transformation digitale ainsi que son programme de développement du e-commerce à travers le lancement d’un site en propre Bringo : Un personal Shopper dédié, en charge de la préparation des commandes, permettant d’offrir une expérience entièrement personnalisée en temps réél, comme si le client faisait ses courses lui-même. Ce programme devrait couvrir les trois segments d’activité du groupe et contribuer à la réalisation de ses objectifs stratégiques.

ONDA: Chute de plus de 68% du trafic aérien en janvier

fr.hespress.com – 19/02/2021

ONDA: Chute de plus de 68% du trafic aérien en janvier

L’Office national des aéroports (ONDA), a fait savoir que les aéroports marocains ont accueilli 638.806 passagers en janvier 2021, en chute de 68,39% par rapport à la même période une année auparavant.

L’office précise dans un communiqué que l’aéroport Mohammed V, qui représente plus de 47% du trafic global, a enregistré 305.891 passagers, en régression de 64,09%, tandis que celui de Marrakech Menara a accueilli 68.346 passagers (-86,61%) et d’Agadir Al Massira 34.530 passagers (-78,45%).

La même source relève qu’avec 124.647 passagers accueillis en janvier 2021, le trafic aérien domestique a enregistré un repli de l’ordre de 49,19% par rapport au mois de janvier 2020.

Par ailleurs, le trafic aérien international, qui représente plus de 80% du trafic global, a enregistré une baisse de 71,04% en s’établissant à 514.159 passagers. Cette baisse concerne tous les marchés, notamment, l’Europe (70% environ du trafic aérien international) qui a enregistré une diminution de 69,91%.

Il est également fait état d’une régression de 58,07% des mouvements d’avions à 7.392 en janvier, ajoutant que l’aéroport Mohammed V s’est accaparé 43,94% des mouvements, Marrakech Menara (21,83%) et Agadir Al Massira (7,82%).

Pour sa part, le fret aérien a enregistré un repli de 35,62% et a ainsi atteint 5213,03 tonnes en Janvier 2021 contre 8097,45 tonnes en Janvier 2020.

Une belle réalisation : l’Ecole de la seconde chance

Très intéressante visite guidée par Pierre Pineau, hier matin, de l’Ecole de la seconde chance située sur le terrain de l’Ecole Moussa Ibnou Nousair à Inezgane.

Ce Centre de formation « Hors les murs » met un place un parcours complet de lutte contre l’échec scolaire et l’exclusion pour favoriser l’intégration des jeunes adolescents « décrocheurs ».

Ce centre a été créé à l’initiative de M. Pierre Pineau et Mme Christine Lendrevie, tous deux forts de leur expérience dans des domaines similaires à Nantes.

C’est un centre de très fort intérêt qui mérite amplement d’être suivi et je ne manquerai pas de vous tenir informés de ses actions et de ses résultats.

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