Archives de février 27th, 2021

La capacité litière de Dakhla triplée d’ici trois ans

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 27/02/2021

La capacité litière de Dakhla triplée  d’ici trois ans

Avec le lancement des travaux pour réaliser 27 nouvelles structures hôtelières

Destination touristique émergente, la ville de Dakhla connaît aujourd’hui la construction de 27 nouvelles unités hôtelières qui vont tripler la capacité d’hébergement de cette «destination de rêve» devenue ces deniers temps la région la plus dynamique au niveau national.
Grâce à ses conditions climatiques idéales qui favorisent les sports nautiques, la ville de Dakhla s’est imposée au fil des années en tant que destination préférée des amateurs et professionnels des sports de glisse, et accueille régulièrement de grands événements sportifs internationaux qui lui ont donné une importante notoriété à l’échelle nationale et mondiale, et ouvre de plus en plus l’appétit de plusieurs opérateurs touristiques.

Ainsi, Dakhla qui compte aujourd’hui 40 hôtels classés assurant 847 chambres et 1.825 lits verra sa capacité litière tripler d’ici les deux prochaines années, avec en l’occurrence le lancement des travaux pour la réalisation de 27 hôtels de différents types qui sont en phase de construction par des investisseurs privés, réalisant déjà un taux d’avancement qui dépasse les 80%, et qui profitent de la situation géographique exceptionnelle de la péninsule de Dakhla ouverte sur l’Atlantique, la baie et aussi le désert.
«Dakhla offre un produit touristique diversifié composé du balnéaire et une série d’atouts liés au tourisme rural et naturel et d’aventure, écologique. A cela s’ajoute la richesse de son artisanat et son économie sociale, ce qui donne un package touristique complet en mesure d’attirer de touristes nationaux et étrangers», confie à ALM Mohamed Salem Boudija, directeur régional du tourisme à Dakhla.
D’après lui, «un grand effort a été fait depuis le mois d’octobre dernier avec les différents partenaires pour accélérer la cadence en identifiant les terrains et pour construire de nouvelles structures hôtelières».
Au niveau des connexions aériennes avant la crise actuelle de Covid-19, Dakhla était connectée à plusieurs villes dont Agadir, Casablanca, Marrakech, Tanger, Laâyoune et les Iles Canaries, alors qu’une nouvelle ligne aérienne sera lancée en mars prochain entre cette ville et la capitale française Paris qui représente un véritable hub européen à raison de deux fréquentations par semaine. Cette ligne très attendue par les opérateurs touristiques de Dakhla permettra d’assurer un flux de touristes français, belges, hollandais et allemands vers Dakhla.

Il faut souligner que cette ville n’a quasiment pas chômé l’année dernière malgré la Covid-19. En effet, et selon les témoignages d’opérateurs touristiques locaux, durant la saison estivale, les hôtels de la ville ont été presque archicomble avec une importante affluence de touristes nationaux, surtout avec la fermeture des frontières et l’instauration d’une série de mesures pour limiter la propagation du virus y compris l’obligation d’un test PCR à l’aéroport de Dakhla et aussi la nature des structures hôtelières de la ville qui sont presque à ciel ouvert et favorise la distanciation sociale des visiteurs. A titre d’exemple, la région a accueilli 3.340 touristes le mois d’août 2019 et 3.378 durant la même période l’année dernière malgré le contexte sanitaire défavorable. Cette ville a également enregistré des chiffres satisfaisants durant les vacances de fin d’année.


Pour M. Boudija plusieurs facteurs expliquent ce saut considérable que connaît le secteur touristique au niveau de Dakhla, en l’occurrence la disponibilité du foncier qui reste le cheval de bataille de chaque projet touristique et qui est un élément fondamental pour attirer de nouveaux investisseurs. A cela s’ajoute l’instauration de plusieurs facilités administratives au profit des porteurs de projets marocains et étrangers comme c’est le cas de l’hôtel Océan Vagabond construit par un investisseur français. Ainsi que le partenariat entre la RAM et le Conseil régional pour assurer des lignes aériennes de et vers Dakhla. Et également les actions de promotions réalisées par le CRT et l’ONMT dans les différents salons internationaux.

Et pour profiter des richesses de son patrimoine matériel et immatériel, cette ville est dotée de circuits d’artisanat adossés aux circuits touristiques à la région Dakhla-Oued Eddahab et qui contribuent dans la mise en valeur des multiples facettes historiques, patrimoniales et civilisationnelles, reflétant ainsi la richesse de l’identité culturelle marocaine.
Cette destination lance également un ambitieux programme de développement du tourisme rural et de nature dans la région, et qui porte sur plusieurs actions dont la création des hébergements écologiques dans la commune d’Aousserd et Rass El Kasseh (gîtes, écolodge,…), l’aménagement d’une station de cure thermale à Tawarta à base de produit du terroir, la création de circuits à vélo et à dos de chameau, la création d’un musée écologique à la dune blanche, ainsi que l’aménagement et balisage du circuit désert et aventures reliant Ras El Kasseh à Cordero (sites des phoques).

Ahmed Abdellaoui, président du CRT de Dakhla : «Il faut déconcentrer l’activité touristique dans la Baie de Dakhla»

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 27/02/2021

L'hôtel-écoresponsable-dakhla-maroc| Office National Marocain du Tourisme

Le tourisme représente une nouvelle activité économique au niveau de la région, et qui n’est pas très ancré dans le patrimoine culturel local, donc il faut du temps pour que la population locale s’habitue à ce changement.

ALM : Comment allez-vous procéder pour redynamiser la machine touristique dans la région de Dakhla suite à la crise de Covid-19 ?

Ahmed Abdellaoui : Le CRT suit de très près l’évolution et les changements qui se produisent dans le secteur touristique dans les autres pays et qui a été totalement paralysé par cette pandémie sans précédent, et nous sommes en contact permanent avec les agences de voyages et les tour-opérateurs étrangers pour assurer un nouveau départ aussi vite que possible surtout que les touristes se lassent de rester chez eux et veulent bien voyager, vivre de nouvelles aventures et découvrir d’autres régions. A Dakhla tous les acteurs touristiques locaux ont été touchés surtout les campings qui s’appuient en général sur la clientèle étrangère vu que les sports nautiques représentent 80% de l’activité touristique dans la région. Au sein du CRT de Dakhla on prévoit un fort redémarrage du secteur une fois que la situation sanitaire devient plus stable.

Quelles sont selon vous les mesures à prendre pour améliorer davantage la compétitivité de ce secteur au niveau de Dakhla ?

Il faut d’abord souligner que le tourisme représente une nouvelle activité économique au niveau de la région, et qui n’est pas très ancré dans le patrimoine culturel local, donc il faut du temps pour que la population locale s’habitue à ce changement. Ce dernier évolue très bien et profite du désenclavement que connaît la région surtout que les connexions aériennes avec Casablanca, Agadir et Laâyoune ont été considérablement doublées, ce qui nous a permis de faire face au problème de l’éloignement. D’ailleurs il y aura une nouvelle ligne aérienne entre Dakhla et Paris le mois prochain grâce aux efforts déployés par l’Office national marocain du tourisme (ONMT). Tandis que les opérateurs des Iles Canaries attendent avec impatience le relancement de la ligne desservant Dakhla et cet archipel espagnol.

Cependant on souffre ici à Dakhla d’un manque d’infrastructures de base et on aimera bien rattraper le retard enregistré. Deuxième chose. Certes, le tourisme lié aux sports nautiques est vital pour la région, mais je pense qu’on doit diversifier nos produits. Les campings touristiques sont presque toujours remplis à la hauteur de 80% mais cela profite peu à la ville qui doit bénéficier plus notamment à travers l’achat du produit local. A cela s’ajoute la nécessite d’animer la ville et faire face à la monotonie et je crois que c’est la responsabilité des conseils locaux.
Autre chose, le CRT de Dakhla a déjà réclamé de déconcentrer l’activité touristique dans la Baie de Dakhla pour la préserver et aussi pour découvrir les autres zones de la région. Celle-ci a d’autres atouts touristiques dont le produit saharien local et son important héritage nomade qui peut contribuer à diversifier les produits touristiques locaux, ce qui représente à mon avis un important élément à exploiter et pourquoi pas profiter et s’inspirer des expériences des régions de Zagora et Ouarzazate.

D’ailleurs on a déjà contacté la Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) pour nous aider dans ce sens, et assurer une complémentarité des produits touristiques et non pas imiter les autres destinations touristiques classiques du Royaume. A cela s’ajoutent les réticences des opérateurs locaux pour investir dans ce secteur nouveau pour eux, et je pense qu’on est en train de relever tous ces défis.

Quelle est la capacité litière de la destination Dakhla ?

Dakhla assure aujourd’hui une capacité de 1.825 lits. Les acteurs économiques locaux de Dakhla commencent à investir dans le tourisme même si la Covid-19 a bloqué plusieurs projets, mais je pense que dans le futur proche ils seront beaucoup plus nombreux à se lancer dans ce secteur, et je pense que c’est l’une des missions du CRT qui accompagne les investisseurs nationaux et étrangers.

Comment l’ONMT vous accompagne-t-il dans vos projets ?

J’ai eu l’occasion de m’entretenir à plusieurs reprises avec Adel El Fakir, directeur de l’ONMT, qui est très conscient de l’importance de ce secteur pour la ville de Dakhla. Et il est prêt pour nous soutenir. D’ailleurs l’ONMT nous invite régulièrement pour participer aux foires et salons touristiques internationaux pour représenter la ville de Dakhla.

Est-ce que vous avez arrêté un programme spécial avec l’ONMT ?

L’ONMT a financé la campagne de promotion de la destination de Dakhla qui a été élaboré par un bureau d’étude spécialisé pour mieux commercialiser cette destination. Celle-ci a eu des retombées bénéfiques sur la région et a attiré de nombreuses agences de voyages, notamment espagnoles, et qui accordent un intérêt particulier à la destination Dakhla même si ça coïncide avec la Covid-19. Autre chose, cet effort déployé pour la promotion de Dakhla est encore récent et aura certainement plus d’impact dans les semaines et mois prochains.

Covid-19/Maroc: 480 nouvelles contaminations ce vendredi. La 2e dose administrée à près de 100.000 personnes

lematin.ma – 26/02/2021

Covid-19/Maroc: 480 nouvelles contaminations ce vendredi. La 2e dose administrée à près de 100.000 personnes

Le ministère de la Santé a annoncé ce vendredi 480 nouvelles contaminations au Covid-19 recensées au cours des dernières 24 heures. Ce bilan porte à 482.994 le nombre total des cas d’infection enregistrés dans le Royaume depuis l’apparition du premier cas en mars dernier, soit un taux d’incidence cumulée de 1328,7 pour 100.000 habitants (1,3 pour 100.000 habitants durant les dernières 24 heures).

Le département a également fait savoir que, depuis le lancement de la campagne nationale le 29 janvier dernier, pas moins de 3.327.858 personnes ont reçu la première dose du vaccin alors que 96.437 vaccinés ont reçu la 2e dose.

Dans le classement par régions en nombre d’infections enregistrées au cours des dernières 24 heures, c’est toujours Casablanca-Settat qui vient en tête avec 284 cas, suivie de de L’Oriental et de Rabat-Salé-Kénitra qui arrivent aujourd’hui ex-aequo avec 45 nouveaux cas. La région de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma se classe en 4e position avec 38 cas, alors que Marrakech-Safi ferme le Top 5 avec 27 nouvelles infections.

Dans le classement journalier par villes, le Top 5 est composé de Casablanca (227 cas), Marrakech (24 cas), Mohammedia (21 cas), Skhirat-Temara (18 cas) et Berkane (16 cas).

Le ministère a également dénombré 846 patients déclarés complètement rétablis au cours des dernières 24 heures, soit un taux de rémission de 97%. A ce titre, le nombre total des rémissions a atteint à ce jour 468.387 cas.

Dans le même intervalle, 10 personnes ont perdu la vie des suites du Covid-19, ce qui porte le bilan total des décès à 8.608 cas, alors que le taux de létalité s’établit à 1,8%.

Ces décès sont survenus dans les villes suivantes : Casablanca (5), Chefchaouen (1), M’Diq-Fnideq (1), Marrakech (1), Fès (1) et Sefrou (1).

Par ailleurs, le nombre des tests réalisés durant les dernières 24 heures a atteint 11.509 portant ainsi à 5.151.718 le total des tests effectués à ce jour dans le Royaume.

Pour sa part, le nombre des cas actifs s’est établi à 5.999 personnes, dont 463 cas sévères ou critiques (soit 42 cas recensés durant les dernières 24 heures), parmi lesquels 28 sont placés sous intubation.

Voici dans le détail la répartition géographique des 480 nouveaux cas par régions et provinces

  • 284 cas à Casablanca-Settat : 227 à Casablanca, 21 à Mohammedia, 15 à El Jadida, 12 à Nouaceur, 5 à Berrechid, 2 à Médiouna, 1à Settat et 1 à Benslimane.
  • 45 cas dans L’Oriental : 16 à Berkane, 13 à Oujda-Angad, 6 à Nador, 5 à Jerada, 3 à Taourirt et 2 à Driouch.
  • 45 cas à Rabat-Salé-Kénitra : 18 à Skhirat-Témara, 10 à Salé, 10 à Kénitra et 7 à Rabat.
  • 38 cas à Tanger-Tétouan-Al Hoceïma : 14 à Tanger-Asilah, 12 à Al Hoceïma, 6 à M’Diq-Fnideq, 2 à Tétouan, 2 à Chefchaouen et 2 à Larache.
  • 27 cas à Marrakech-Safi : 24 à Marrakech, 1 à Youssoufia, 1 à Essaouira et 1 à Safi.
  • 12 cas à Souss-Massa : 7 à Agadir-Ida Outanane, 3 à Tiznit et 2 à Inzegane-Aït Melloul.
  • 8 cas à Beni Mellal-Khénifra : 4 à Beni Mellal, 2 à Khouribga, 1 à Khénifra et 1 à Fquih Bensaleh.
  • 6 cas à Dakhla-Oued Eddahab : La totalité à Oued Eddahab.
  • 5 cas à Fès-Meknès : 2 à El Hajeb, 2 à Taza et 1 à Fès.
  • 5 cas à Laâyoune-Sakia El Hamra : La totalité à Laâyoune.
  • 4 cas à Drâa-Tafilalet : La totalité à Tinghir.
  • 1 cas à Guelmim-Oued Noun : à Guelmim.

African Lion 21 : « le Maroc est un partenaire stratégique, des Etats-Unis »

par Mohamed Jaouad EL KANABI – fr.hespress.com – 27/02/2021

African Lion 21 : « le Maroc est un partenaire stratégique, des Etats-Unis »

Le commandant en chef adjoint de l’armée américaine en Europe et en Afrique, le général-major, Andrew Rowling, a affirmé que « le Maroc était l’un des partenaires les plus forts des Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme, ajoutant que le Royaume était un allié majeur non-OTAN ». Et d’étayer: « Le Maroc est un acteur central dans les problèmes auxquels l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient sont aujourd’hui confrontés ».

Le  général-major Andrew Rowling, qui est le commandant de la Task Force Europe du Sud, a, également dans une réponse à une question du journal en ligne Hespress, en marge d’une conférence de presse tenue par le commandement de l’armée américaine en Europe et en Afrique, salué les relations étroites entre les armées américaine et marocaine. « Nous sommes extrêmement enthousiastes et fiers de travailler avec les Forces armées royales marocaines et nous nous efforçons ensemble de rendre les manœuvres de l’African Lion plus réussies chaque année », a-t-il ajouté.

Contrairement à ce qui a été rapporté par certains médias, le Centre régional des médias pour l’Afrique du département d’Etat américain a confirmé que la majorité des manœuvres de l’African Lion se déroulerait comme à l’accoutumée au Maroc, en plus de la Tunisie et du Sénégal. Plusieurs médias nationaux et internationaux ont rapporté faussement que la Tunisie accueillera, en juin prochain, la plus grande partie des exercices militaires multinationaux « African Lion » parrainés par les États-Unis chaque année. Ce sont des données inexactes qui ont été diffusées après un briefing téléphonique du commandement de l’armée américaine en Europe et en Afrique, qui a eu lieu avec certains représentants des médias mardi dernier.

Depuis le début des manœuvres « African Lion », la plupart de ces exercices militaires se déroulent au Maroc, et cette année ils se dérouleront au Sahara marocain dans les secteurs de Mahbas, Dakhla et Tan Tan, alors que certains exercices sont organisés en Tunisie et au Sénégal. En novembre dernier, une réunion de haut niveau s’est tenue au quartier général de la région sud des Forces armées royales à Agadir, entre le général de corps d’armée El Farouk Belkhir, commandant du district sud, et le général major Andrew Rolling, commandant adjoint des forces américaines en Europe et Afrique. C’était dans le cadre justement du démarrage des préparatifs pour les plus grandes manœuvres du continent africain, « African Lion ». Les manœuvres « African Lion 21 » rassembleront environ dix mille soldats de près de 20 pays et qui sont, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, le Maroc, la Tunisie, l’Egypte, la Mauritanie, le Sénégal, la Belgique, le Canada, la France, l’Allemagne et l’Espagne.

Cela étant, les Etats-Unis sont conscients des équilibres à préserver pour relever les défis auxquels il sont confronté dans le monde, y compris ceux du Moyen-Orient et de l’Afrique (MENA). La position géographique du Maroc comme porte d’entrée du Sahara le qualifie pour jouer un rôle de pionnier dans la stratégie sécuritaire, économique et politique des Etats-Unis en Afrique. Le Maroc étant une plateforme majeure pour le lancement d’initiatives américaines en ce sens.

Le Maroc fait partie des pays sur lesquels les Etats-Unis peuvent s’appuyer pour former des alliances politiques afin de faire face aux expansions adverses. L’administration Biden tout juste arrivée, devra s’attaquer aux travaux inachevés dans certaines régions pour retrouver son leadership et notamment sur nombre de dossiers dans la région MENA. Pour réaliser ces aspirations, les Etats-Unis devront former une alliance internationale et régionale et le Royaume fait partie de ce projet que du reste « African Lion » illustre au mieux de par la diversité des nationalités à se donner la main.

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