Archives de mars 8th, 2021

Les obsèques de Jacques Osstyn

C’est samedi en fin de matinée qu’ont eu lieu les obsèques de Jacques Osstyn.

Nombre de ses amis d’Agadir étaient venus pour l’accompagner pour son dernier voyage et pour soutenir les membres de sa famille qui étaient là : en particulier, sa compagne Anne-Marie, sa fille Anne, son fils Philippe.

Philippe Osstyn

Jacques avait demandé qu’il n’y ait pas de cérémonie : Philippe Osstyn a simplement prononcé quelques mots de remerciements à tous ceux qui étaient présents et c’est ensuite M. Arnold Delahaye qui a pris la parole pour lire l’éloge funèbre de Jacques rédigé par sa fille Catherine très attristée de ne pouvoir être présente, de même que sa sœur Brigitte. Elles sont les deux filles ainées de Jacques, nées toutes deux à Agadir et très attachées à leur père.

A droite, Anne, la fille de Jacques

Jacques repose en paix maintenant à Yachech, près de ses parents.

C’est encore une des grandes figures marquantes d’Agadir qui nous a quitté mais qui restera toujours dans nos mémoires.

Circulation automobile et image de marque de Casablanca !

Par Soumaya Naamane Guessous – le360.ma – 05/03/2021

Casablanca : la circulation très perturbée par les travaux | Challenge.ma

Si vous conduisez à Casa et que vous vous en sortez indemnes, vous pouvez conduire même dans un champ de guerre.

Je dédie la médaille du Mérite à nous, Casablancais, pour notre courage à affronter les risques tous les mètres que nous avançons, à pied ou sur des roues.

Les non Casaouis nous admirent. Un ami de Rabat : «j’ai peur de conduire à Casa. Bravo à toi». Je gonfle ma poitrine de fierté, mon ego se réjouit, et…la chute : j’ai honte pour ma ville et pour les Bidaouis.
La capitale économique du royaume ! Hchouuma (honteux) ! 

Je ne comprends pas pourquoi trop de Bidaouis chaleureux, serviables deviennent agressifs et égoïstes au volant. «Casa est stressante», dit-on. Casa ou ses conducteurs ?

Vous quittez votre domicile le matin tout frais. Au coin de la rue, vous stressez à cause de chauffards. «Caaaalme, protège ta bonne humeur». Vos nerfs explosent. Une déferlante de contrariétés, d’agressions, d’incivilités. Le profil des chauffards ? Tous confondus !

Les taxis méritent la palme d’or : arrêt brutal au milieu des rues, queues de poisson, sens inverse. Ils vous agressent avec les klaxons si vous respectez la limitation de vitesse… Si vous protestez : «moi je cours pour razqui » (mon gagne-pain), suivi de formules pas courtoises dont je vous fais grâce.

Un ami de Rabat : «je circule en taxi à Casa. Terrorisé, je m’agrippe au fauteuil, freine avec les pieds à chaque slalom effectué par le chauffeur, chaque feu brûlé».

Les autobus boudent l’espace qui leur est réservé et s’arrêtent au milieu du boulevard, doublent dans tous les sens, roulent alors que les passagers montent ou descendent.

Les automobilistes ? Outre l’indiscipline, aucun penchant pour l’intérêt général : dans les embouteillages, ils avancent jusqu’à bloquer la circulation.

Les chauffeurs ignorent les couloirs et que pour passer d’un couloir à un autre, il faut activer le signal. Pour changer de couloir, j’ai beau signaler, faire des signes, les feux de détresse, walou. On klaxonne et on peut m’envoyer une salve d’insultes. Pourquoi les chauffeurs ne vous cèdent-ils pas la route, même dans l’autoroute. Comme si doubler était un manque de respect ou la spoliation d’un bien.

Les ronds-points giratoires ? Un spectacle de désolation lorsque les véhiculent s’entremêlent et qu’aucun conducteur ne cède le passage à un autre, juste par entêtement.

Aucun respect pour les piétons et leurs espaces. Si je m’arrête pour un piéton, je le mets en danger car il baisse la tête et avance, sans faire attention aux voitures ou motos qui foncent. Je me fais insulter par les conducteurs qui ont dû freiner. Un jour, j’ai dit à un homme, dans une belle voiture, qui hurlait : « et le piéton, il n’a pas droit à la ville ? ». Réponse: «watti zidi, malek, fil miricane (tu te crois en Amérique) ? ».
No comment !

Pourquoi cette incivilité chez les conducteurs, alors que hors de leur engin, ils peuvent être courtois ? Nos psychologues devraient se pencher sur la question.

Pour stationner, vous mettez votre signal, les feux de détresse, vous sortez votre main pour supplier… Walou ! Les voitures et les motos avancent, vous insultent, klaxonnent.
Vous voulez tourner mais la voie n’est pas libre ? On vous agresse : «mais quoi, je n’ai pas le droit d’aller chez moi ! ».

Vous êtes une femme qui défend ses droits ? Souvent, les hommes vous lancent un mot qui commence par K en arabe (p…). Les femmes, elles, sont plutôt spécialistes du doigt, le majeur. Enfermés dans les voitures, les gens s’énervent, gesticulent, hurlent. Mais l’adversaire n’entend rien. 

Où est l’humanisme des Bidaouis ? La majorité d’eux ignore que l’on doit donner la priorité à l’ambulance. Si je klaxonne pour libérer le passage, je me fais agresser. Une femme m’a dit en rigolant «Malak makhlou3a, rahe ghire lamebilanesse (ce n’est que l’ambulance) ». Ma réponse : «si elle transportait ta mère, tu ferais quoi ? » Sa réponse vous choquerait les oreilles. Les cortèges mortuaires non plus ne suscitent aucun respect.

Les pires des conducteurs, des jeunes hommes nouvellement munis de permis de conduire. La friiiime sans aucune limite ! 

Les motocyclistes ? L’anarchie totale. Si vous les effleurez ou plutôt s’ils vous effleurent, débute un scénario pathétique : ils s’étalent sur le sol, gémissent et négocient avec vous une indemnité. Vous êtes face à un dilemme :  les cogner pour mauvaise foi et arnaque ou leur lancer un billet bleu (200 DH) pour retrouver votre liberté.

Dans certains quartiers périphériques, tel Ben Msik où je travaille, c’est le Far West : les charrettes tirées par les chevaux font la loi. Hallucinant !

Les piétons ! Aucune discipline, traversent n’importe où, même à travers les ronds-points. D’habitude ce sont les voitures qui agressent les piétons. Là, vous vous faites agresser par les piétons qui foncent sur vous.

Les meilleurs sont les triporteurs. Des motos travesties en véhicules utilitaires grâce au soin de ferronniers. Leur participation à l’anarchie est d’une extrême importance. Ils vous terrorisent, d’autant qu’ils peuvent être plus longs et plus larges qu’une voiture et ne nécessitent pas de permis de conduire. 

Et cette manie de klaxonner dès que le feu rouge s’allume, pour vous préparer à démarrer dès que ça passe au vert !

Le stress de la conduite impacte le bien-être, le moral, le lien social et les sorties des Casablancais : «le soir, je rentre à la maison épuisé par la conduite. Je n’ai plus la force de sortir même si je suis invité».

Pourquoi faut-il des agents de circulation pour que les conducteurs soient disciplinés ? Ne pouvons-nous pas être des citoyens responsables ?

De la circulation automobile dépend l’image de marque d’une ville et de sa population. Casablanca donne une piètre image d’elle-même. J’en ai honte !

Lettre à Monsieur le Wali.

Représentation d’AGADIR – Maroc
Permanences le: lundi de 16 à 18h / mercredi de 10 à 12h / samedi de 10 à 12h. Tél.: +212 (0)6 71 56 25 24. 
                                                                                                  COMMUNIQUE 21003
             
               LETTRE à M. le WALI de la REGION SOUSS-MASSA

Chers Adhérents, chers Amis,

J’ai le plaisir de vous communiquer, ci-dessous, la lettre que j’ai personnellement déposée vendredi matin au Cabinet de Monsieur le Wali de la Région Souss-Massa. Pour en avoir parlé avec bon nombre d’entre vous, je sais que les sentiments que j’y exprime sont unanimement partagés par vous.


Agadir, 4 Mars 2021

Monsieur le Wali,

Je suis Président de L’Union des Français de l’Etranger ( UFE ) à Agadir qui comptait plus de 1000 adhérents en 2020 et aussi élu depuis 2014 en tant que Conseiller des Français de l’Etranger de la circonscription Agadir- Souss- Massa auprès du Consulat Général de France.

C’est à ce titre que je me permets de vous écrire ce message en mon nom personnel mais aussi, au nom des nombreux Français qui résident à Agadir et que je représente.

Nous sommes nombreux à ne pas avoir quitté le Maroc depuis 2019, généralement de façon parfaitement volontaire. Nous y vivons, pour certains depuis bien des années, de façon très agréable entretenant des relations chaleureuses avec la population marocaine qui nous démontre quotidiennement ses qualités d’accueil et de fraternité.

De plus, les mesures prises depuis le début de la pandémie par les Autorités Marocaines nous ont convaincus que subir cette crise mondiale ici était bien plus rassurant que dans beaucoup d’autres pays y compris certains pays occidentaux possédant des moyens logistiques et financiers bien supérieurs au Maroc.

Pour marquer leur reconnaissance, un grand nombre d’entre nous avons participé financièrement au Fonds Covid-19 créé par Sa Majesté le Roi Mohamed VI, et à bien d’autres opérations caritatives durant cette période.

Mais depuis l’ouverture de la campagne de vaccination nous sommes tous admiratifs de la façon dont les opérations sont menées. Je veux aussi traduire ici notre reconnaissance de nous avoir traités, nous résidents étrangers, comme vos propres ressortissants.

Pour toutes ces raisons, et dans ce contexte, je tenais à vous adresser en mon nom personnel et au nom de tous ceux que je représente, mes plus vifs remerciements et l’expression de ma profonde gratitude.

Veuillez agréer, monsieur le Wali, mes sentiments les plus respectueux.

Je vous espère tous en parfaite santé mais protégez-vous !

Chaleureusement vôtre,
Jean-Claude Rozier Président UFE AGADIR
Ex Groupe Scolaire GAUGUIN (entrée sur parking, derrière l’IFA)
Boite Postale 20869 Poste Principale 80000 Agadir
info@ufe-agadir.com / www.ufe-agadir.com

KHARBOUCHA, UN RUBAN AUTOUR D’UNE BOMBE

PAR KHALID EL HARRAK – quid.ma – 07/03/2021

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Kharboucha, une jeune femme rebelle éprise de liberté et de justice, amoureuse du chant, qui décrie et défie l’autorité despotique du caïd ‘Aissa Ben Omar.
Une féministe avant l’heure ? Peut-être. En tout cas figure mythique de la résistance contre l’injustice et l’une des précurseurs de l’art de l’Aita. Cheikha Kharboucha a marqué son époque par son audace et par ses chants qui d’une voix grave et langoureuse défiaient le temps qui passe et les puissants du moment.

Kharboucha, Hada El Ghiatia dans le civil, est une authentique légende populaire originaire de la région de ‘Abda (Safi). Une jeune femme rebelle éprise de liberté et de justice, amoureuse du chant, qui décrie et défie l’autorité despotique du caïd ‘Aissa Ben Omar. De champ en champ, ses chants, plus forts qu’un crieur public, faussement moins rêche qu’un tract, glorifiaient la désobéissance et appelaient à la révolte.

Sans elle, l’art de l’Aita n’aurait peut-être pas été ce qu’il est. Poètesse, chanteuse, agitatrice aux pouvoirs mobilisateurs et incitatrice à l’action contre l’injustice, Kharboucha était la survivante magnifique d’un mouvement de résistance de sa tribu contre le joug du caïd.

La dévotion à sa tribu à travers ses chants est sa manière de rester par les rimes près de sa famille décimée, elle qui a consacré son œuvre à traquer les abus et les dérives de la justice, sans jamais céder à la complainte passive.

Incantatrice des puissants, figure de la rébellion, porte-parole mélodieuse du peuple, Kharboucha est devenue, sans avoir rien demandé, un emblème du combat au féminin. Aux cheikhat, elle a donné les titres de noblesse et inscrit leurs noms dans le marbre de l’art populaire. Avec elle, la cheikha a quitté l’espace à mi-chemin de la courtisane et de l’amusante pour devenir synonyme d’une forme de l’émancipation féminine. Elle lui a fait quitter ses fonctions figées par la société pour en faire, pour ce qui la concerne, l’égale des hommes, qui se mêle de la vie au quotidien dans ce qu’elle implique de social, de politique et d’économique.

Une pasionaria marocaine

Le cri de l’artiste mythique se transforme en chant et témoigne de la souffrance. Le regard tourné vers le ciel qui ouvre son éternité malgré l’omniprésence de l’absurde, Kharboucha interpelle la dimension infinie de l’univers, celle qu’on n’arrive pas à mesurer à l’aune du profane, et hurle ses nuits de souffrance pour rappeler au tyran que « rien ne dure jamais ».

Issue de la tribu des Ouled Zid, la seule de l’époque à ne pas se soumettre au despotique Caïd Aïssa Ben Omar, la chanteuse fera la gloire de siens. « Mécontent, le caïd ordonna le massacre de la tribu et notamment à la décimation de ses femmes. Dans ses chansons, Kharboucha le dénonce, évoquant toutes les figures tyranniques de l’époque, qualifiant le despote de sanguinaire. Elle exprime aussi sa rage et sa révolte et fait appel aux rares hommes survivants pour rendre justice à leur tribu et à la terre des Ouled Zid » raconte Brahim El Mazned, directeur artistique du festival Timitar des musiques du monde d’Agadir.

« On a dû partir sur les traces du passé précolonial pour revisiter l’histoire d’une légende qui s’est révoltée contre ‘Aissa Ben Omar boulimique de pouvoir et de richesses. Dans ses chants, Kharboucha appelle les gens de sa tribu à se soulever contre l’oppresseur, qui, s’il l’a oublié, doit se rappeler que « chacun finit par être soumis à la justice du Tout Haut».

« Soulevons-nous et menons notre rébellion jusqu’au bukshur. Soulevons-nous et menons notre rébellion jusqu’à la porte gardée par si Qaddur », chantait-elle, affirmant sa défiance définitive à l’égard de l’autorité de son oppresseur : « Je suis une esclave de ‘Abda, Mais non, pas de ‘Aissa ».

Kharboucha, devenue mythique, connut la fin des mythes, en héroïne d’une tragédie. « Le Caïd ‘Aïssa l’ayant conviée à sa demeure pour chanter, elle lui interpréta sa fameuse chanson. À la fin de son interprétation, le caïd l’emmura vivante chez lui ».

Kharboucha entre par la grande porte dans le monde des légendes et contes populaires du Maroc. Partie du patrimoine oral du pays, elle a gagné l’éternité dans les chansons de la Aïta. Rares aujourd’hui les artistes et interprètes de cet art populaire qui n’ont pas reproduit au moins une chanson de cette légende immortelle, dont la fameuse : « D’où es-tu? D’où suis-je ? Ne sommes-nous pas originaires du même endroit ? Rien ne dure jamais…

Le Magazine Femmes du Maroc rappelle qu’au début des années 90, le poète Mohamed el Batouli et le compositeur Saïd Limam lui rendent hommage dans la chanson “Hikayate Kharboucha”, (Le conte de Kharboucha), chantée par Hayat el Idrissi. Le chercheur Hassan Najmi a écrit une thèse sur la Aïta “Le chant al-aïta, poésie orale et musique traditionnelle au Maroc” en deux tomes et qui consacre tout un chapitre à Kharboucha. Farida Bourqia s’est également inspirée de la vie de Kharboucha pour écrire le scénario de la série télévisée “Jnane el kerma”. C’est le cas également de l’homme de théâtre Abderrazzaq Badaoui, pour sa pièce “Milouda bent Driss”. Un autre hommage en 2009, celui du beau film du cinéaste Hamid Zoughi qui offre une histoire émouvante de Kharboucha sous les traits de la talentueuse actrice Houda Sedki.

A travers les récits, mêlant légendes et gestes sublimé, elle ressort dans l’histoire de l’art marocain en épicentre du cercle restreint des femmes qui ont exprimé avec une audace qui frôle la témérité et une crudité sereinement féroce, un féminisme qui s‘étend à l’ensemble de la condition de l’Homme.

Comme personne, elle a su spontanément incarner les mythes du Maroc du 19ème siècle – la magie de la nature, la douleur de la rareté, la passion amoureuse indissociable de l’engagement tribal dans un pays livré au désordre (siba). Elle était, dit d’elle le poète et écrivain André Breton, « un ruban autour d’une bombe ».

AGADIR : GRANDE OPÉRATION DE MOULAGE DE TRACES DE DINOSAURES, À LA PLAGE D’ANZA

par Mohand Oubarka – le360.ma – 07/03/2021

Cover Vidéo -  شاهد أكبر عملية "قولبة" لآثار الديناصورات بشاطئ أنزا
© Copyright : Le360

Encadrés par des spécialistes, de jeunes Gadiris, qui militent dans une ONG, ont entrepris une opération d’envergure sur la plage d’Anza: le moulage d’empreintes des dinosaures. L’objectif est double: préserver les traces de ces reptiles préhistoriques et encourager le tourisme scientifique dans la région. Reportage.

L’Association marocaine d’orientation et la recherche scientifique (Amors) a organisé hier, samedi 6 mars, à la plage d’Anza, à quelques kilomètres au nord d’Agadir, une opération de moulage sur une importante superficie, qui abrite un nombre important d’empreintes de dinosaures. Il faut dire que la plage d’Anza fait figure, depuis quelques années, de référence mondiale, par ses empreintes authentifiées de dinosaures. 

Une vingtaine de jeunes de la région ont pris part à cette opération. Mohamed Salhi, président de l’Amors, précise qu’il est important « de préserver ces empreintes et de les valoriser, en attendant la mise en place du projet tant attendu de réhabilitation des lieux et dont l’exécution se fait attendre ». 

En effet, si Agadir se présente comme une destination touristique mondialement connue et très prisée, la ville manque néanmoins de ces atouts, qui, tel un Jurassic Park, pourraient attirer davantage de visiteurs, férus de paléontologie.

« Il faudrait que les responsables accordent de l’intérêt à ce patrimoine [et à] sa sauvegarde. Nous appelons à la création d’un musée qui sera sans doute d’un grand apport pour la région. Il servira de lieu apprentissage à la population, dont les élèves et étudiants, et renseignera les scientifiques », affirme cet interlocuteur.

Professeur universitaire, paléontologue de renommée internationale, Moussa Masrour est connu pour avoir réalisé plusieurs opérations afin d’éviter la disparition des empreintes de dinosaures dans la région. Il a supervisé et encadré cette nouvelle opération de moulage à la plage d’Anza. Pour Le360, il explique la démarche scientifique qu’il a adoptée afin de mener à bien cette action.

« Le but du moulage est d’avoir des copies des empreintes des dinosaures, sans se déplacer sur les lieux où ils ont été remarquées. Mais pour cela, il faut que soit mis à disposition des spécialistes un musée ou une salle d’exposition où le public puisse les voir », explique le paléontologue. 

Maroc : la mendiante roulait en 4×4 dernier cri

bladi.net – 08/03/2021

Maroc : la mendiante roulait en 4x4 dernier cri

C’est à Ait Aourir, à une dizaine de kilomètres d’Agadir que la mendiante au riche patrimoine a été interpellée vendredi dernier. Roulant en 4×4 flambant neuf, l’arnaqueuse était prise en filature depuis plus d’une année.

Depuis plus d’une année, une soi-disant SDF, âgée d’une quarantaine d’années, battait les pavés de la petite ville d’Air Aourir dans des vêtements râpés. Originaire d’Agadir, où elle est propriétaire d’une maison, l’auto-proclamée mendiante opérait dans le centre-ville de la station balnéaire, loin des regards indiscrets.

Afin de ne pas être débusquée, elle s’arrangeait toujours pour garer sa grosse voiture de luxe dans un endroit isolé. Mais, c’était sans compter avec la vigilance des gendarmes. Surveillée depuis un moment, l’arnaqueuse s’est avérée être plus riche que la majorité des Marocains.

L’enquête préliminaire a révélé qu’en plus d’une luxueuse voiture 4 × 4 neuve, la mendiante possédait une propriété privée dans la ville d’Agadir. Elle a été placée en garde à vue, en attendant d’être déférée devant le tribunal de première instance.

Le CRI de Souss-Massa et le Réseau Entreprendre Maroc main dans la main

lematin.ma – 05/03/2021

La convention de partenariat a été signée jeudi 4 mars.

Convention de partenariat signée, jeudi à Agadir, entre le Centre régional d’investissement (CRI) Souss-Massa et le Réseau Entreprendre Maroc. Les deux partenaires souhaitent unir leurs efforts au service des jeunes entrepreneurs de la région en leur offrant un accompagnement «de qualité».
La convention de partenariat est axée autour de six points majeurs, à savoir, la sensibilisation à la culture entrepreneuriale, l’accès au dispositif de financement du Réseau Maroc Entreprendre, l’attractivité territoriale à travers l’organisation d’événements socio-économiques, en collaboration avec les partenaires nationaux et internationaux, l’accompagnement des jeunes entrepreneurs dans les diverses phases du cycle de vie de leurs entreprises, la lutte contre l’informel et l’encouragement de l’innovation et de la créativité.
La déclinaison opérationnelle de ce deal se fera à travers des plans d’action périodiques qui seront arrêtés conjointement par les deux parties. Et ce, dans une dynamique globale de partage d’expertise, avec comme objectif le développement et l’émergence de l’entrepreneuriat régional, rapporte la MAP.
À noter que ce partenariat a été conclu en présence notamment du wali de la région de Souss-Massa, gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Ou Tanane, Ahmed Hajji, du président du Conseil de la région, Ibrahim Hafidi, et du président de la Chambre de commerce, d’industrie et des services d’Agadir, Karim Achengli. 

Une intervention policière met fin à une fête de mariage à Agadir

PAR ZAÏNAB ABOULFARAJ – welovebuzz.com – 08/03/2021

Selon le site d’information Al3omk, les deux mariés et plusieurs invités ont été arrêtés. Le caïd (responsable) du 3ème arrondissement a eu vent “qu’une famille a commis une violation de l’état d’urgence” puisque « le nombre d’invités dépassait le nombre autorisé par la loi actuellement ».

Les autorités locales, en compagnie d’éléments policiers sont arrivés sur les lieux du mariage et l’ont encerclé. Les invités ont été interpellés pour être entendus dans le cadre d’un procès-verbal.

Culture : Le patrimoine architectural d’Agadir encore à protéger

par Malika Alami – lavieeco.com – 06/03/2021

Commune urbaine
L’hôtel de Ville d’Agadir

• UN NOMBRE DE 80 SITES LISTÉS
• IL S’AGIT DES ÉDIFICES DE LA PREMIÈRE ÉTAPE DE LA RECONSTRUCTION D’AGADIR, AINSI QUE CEUX QUI ONT ÉCHAPPÉ AU SÉISME DE 1960
• IL RESTE À PRÉPARER LES DOSSIERS DE CANDIDATURE POUR L’INSCRIPTION AU PATRIMOINE NATIONAL AVANT DE TENTER PAR LA SUITE UNE DÉMARCHE INTERNATIONALE.

La capitale du Souss a commémoré au cours de la semaine, le 61e anniversaire de sa reconstruction après le séisme du 29 février 1960.
Cette date n’est pas sans rappeler pour les habitants qui ont vécu la terrible tragédie, ses circonstances et les pertes humaines qu’elle a causées.
Cette commémoration consacre cependant aussi le challenge relevé de la reconstruction de la cité. Pour rappel, très vite après la catastrophe, la reconstruction de la ville fut initiée, sous l’impulsion de feu Mohammed V et sous la direction de feu Hassan II.
De grandes signatures internationales, tels Zevaco, Ben Embarek, Ecochard, Azagury, Rioux, Faraoui, De Mazières, ont contribué à la renaissance de la ville. Agadir fut ainsi conçue selon un urbanisme fonctionnaliste, sous l’influence du mouvement architectural moderne.
Le résultat est aujourd’hui une œuvre en la matière d’une grande valeur. Ce patrimoine reste cependant encore à protéger pour éviter les défigurations, dont ont fait l’objet des édifices construits à l’époque du Haut-Commissariat à la reconstruction d’Agadir (HCR), mis en place immédiatement après le tremblement de terre.
En 2009, c’était la poste principale de la ville, une œuvre de l’architecte François Zevaco, qui était en travaux de réaménagements. En 2018, c’était le bâtiment de la Municipalité qui a subi des changements.
Cette année, depuis plus d’un mois, c’est le tribunal administratif et ancienne Cour d’appel, connu aussi pour avoir à ses débuts abrité le Tribunal du Sadad, qui fait l’objet d’aménagements mettant en péril l’authenticité de son style architectural. A chaque fois la société civile monte au créneau pour la sauvegarde du patrimoine architectural de la ville.
Ces atteintes montrent bien combien il est urgent de l’avis de représentants du Forum Izorane N’Agadir, qui réunit des Gadiris rescapés du séisme, d’activer le processus de préservation de ce patrimoine. Selon Naima Fathaoui, vice-présidente au Conseil communal d’Agadir, ce dossier est en bonne voie. L’étape du recensement des édifices concernés a été franchie, assure-t-elle. Dans cette démarche, 80 sites sont listés. Ils sont répartis en deux catégories. Il s’agit des édifices de la première étape de la reconstruction d’Agadir, ainsi que ceux qui ont échappé au séisme. Avant de décrocher la reconnaissance en tant que patrimoine national et par la suite la reconnaissance comme patrimoine de l’humanité, il est question de préparer aujourd’hui des dossiers détaillés et complets pour chaque édifice. Le siège de la municipalité, la poste, la caserne des pompiers et l’immeuble ‘‘A’’ devraient être les premiers à faire l’objet de cette procédure de demande de reconnaissance nationale, indique l’élue communale.
Ce patrimoine qui présente un intérêt architectural et culturel exceptionnel mérite indéniablement cette reconnaissance. C’est au centre-ville que se trouvent la plupart des premiers bâtiments de la reconstruction d’Agadir, réalisés entre 1963 et 1970. dont l’Immeuble A, la poste principale, le marché municipal. Sur l’avenue Moulay Abdallah, le mur du Souvenir est une véritable anthologie du mouvement moderne.
Rappelons que dans ce programme de reconstruction de la ville on identifie chronologiquement trois grandes étapes. La première s’étend de 1960 à 1972 et le HCRA fut son principal acteur. Les principaux quartiers bâtis durant ces années sont le centre-ville, la zone touristique, la Cité suisse, le nouveau Talborjt et les abattoirs. Les quartiers des Amicales, Yhchach et Ennahda ont été aménagés entre 1972 et 1982, à travers l’intervention de la délégation du ministère de l’habitat et de la municipalité de la ville. Les centres périphériques d’Agadir se développèrent dès 1982 sous la houlette de l’Erac-Sud.
Aujourd’hui, dans le cadre du programme de développement urbain de la ville, la réhabilitation de certains édifices est un grand pas dans la valorisation et la préservation de ce patrimoine. Rappelons que l’ancien siège de Bank Al-Maghrib est en passe d’être transformé en musée de la reconstruction et de la Mémoire d’Agadir. Le cinéma Sahara implanté dans le quartier Talborjt fait l’objet également d’une opération de réhabilitation en lieu de culture. Il y a aussi la Coupole d’Agadir dotée d’une architecture particulière en béton brut de décoffrage, qui sera reconvertie en centre culturel et gastronomique. Les anciennes places et les premiers jardins de la ville sont aussi en passe d’être valorisés. Pour le prochain anniversaire de la ville, le meilleur cadeau à lui présenter serait celui enfin de la reconnaissance en tant que patrimoine national de tous ces édifices recensés.

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