Archives de mars 10th, 2021

Covid-19 : Plus de 4 millions de personnes vaccinées au Maroc

mapexpress.ma – 09/03/2021

Plus de 4 millions de personnes ont été vaccinées contre la covid-19 à ce jour, a indiqué mardi le ministère de la santé.

Le nombre des personnes vaccinées à ce jour (dose 1) a atteint 4.017.087, alors que 717.113 ont reçu la deuxième dose du vaccin, précise le ministère dans son bulletin quotidien sur la situation de la Covid-19.

Par ailleurs, le ministère a recensé 508 nouveaux cas d’infection au coronavirus, portant à 486.833 le nombre total des contaminations depuis le premier cas signalé en mars de l’année dernière, tandis que le nombre des personnes rétablies est passé à 473.208, avec 664 nouvelles guérisons au cours des dernières 24 heures, soit un taux de guérison de 97,2%.

Le nombre total des décès est passé à 8.695, avec douze nouveaux cas enregistrés en 24 heures, soit un taux de létalité de 1,8%.

Les nouveaux cas d’infection ont été recensés dans les régions de Casablanca-Settat (358), l’Oriental (33), Rabat-Salé-Kénitra (33), Marrakech-Safi (29), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (23), Draa-Tafilalet (9), Laâyoune-Sakia El Hamra (07), Dakhla-Oued Eddahab (05), Béni Mellal-Khénifra (04), Fes-Meknes (04) et Souss-Massa (03).

Le nombre des cas actifs s’élève à 4.930, alors que les cas sévères ou critiques sont au nombre de 414, dont 21 placés sous intubation.

Gazelles de Cuvier, renards des sables… Ces animaux extraordinaires du Sahara

Par Cyril Guinet – geo.fr – 09/03/2021

Gazelles de Cuvier, renards des sables... Ces animaux extraordinaires du Sahara
L’image de ces deux gazelles de Cuvier a une histoire : c’est en allant récupérer un piège photographique posé plus de deux mois plus tôt qu’Ugo Mellone a découvert, au printemps dernier, cette image d’une femelle et de son petit fixant l’objectif, tandis qu’au loin on devine l’imminence d’une tempête de sable.© Ugo Mellone.

Depuis douze ans, le photographe italien Ugo Mellone sillonne le grand désert du Sud marocain pour repérer les animaux, souvent invisibles, qui y survivent dans des conditions extrêmes. Et il alerte : victimes du braconnage, de magnifiques spécimens de la faune saharienne risquent de disparaître.

Avancer ? Faire demi-tour ? Impossible !… La tempête de sable qui faisait rage rendait ces deux manoeuvres aussi périlleuses l’une que l’autre. Le photographe Ugo Mellone et son assistant n’avaient plus qu’une solution : attendre. Rester stoïques tandis que les rafales giflaient leur 4×4, que le ciel et la terre de l’autre côté du pare-brise se fondaient en un décor uniformément ocre et que se dressait face à eux un infranchissable mur de poussière. Tout juste apercevaient-ils les silhouettes fantomatiques de quelques arbustes tourmentés par le vent. «Cette tempête était très impressionnante, raconte Ugo Mellone. Mais elle m’a porté chance.»

En ce mois de mars 2020, le photographe italien de 37 ans, qui vit en Espagne, se trouvait en plein Sahara marocain et s’apprêtait à quitter le pays en catastrophe après l’annonce de la fermeture prochaine des frontières en raison de l’épidémie de Covid-19. Mais, avant de partir, il lui fallait récupérer, un piège photographique mis en place soixante-dix jours plus tôt dans le désert. Appareil resté désespérément muet jusqu’alors. Or ce jour-là, le dernier, parvenant enfin à récupérer son dispositif, Ugo eut la surprise de trouver deux clichés dans le boîtier. Sur l’un, l’image d’un homme. Sur l’autre, celle de deux gazelles de Cuvier.

Photographe au sourire enjôleur, titulaire d’un doctorat en écologie, Ugo Mellone a toujours été attiré par le désert du Grand Sud marocain. Voilà une douzaine d’années maintenant qu’il y use ses semelles pour documenter la faune invisible et fragile survivant là dans des conditions extrêmes. Après quelques séjours sporadiques, ce projet est devenu pour lui une obsession. Au point qu’au printemps 2017, il finit par demander à un guide de le déposer dans le Sahara. Seul. «Avec cinq jours d’eau et de nourriture, se souvient-il. Pendant ce court séjour, j’ai pu apercevoir à trois reprises des gazelles de Cuvier, une espèce pourtant quasiment disparue. Cela m’a rendu optimiste. Je me suis dit qu’il allait être possible de rencontrer des animaux dans le Sahara !»

Le Sahara atlantique, un des derniers sanctuaires des gazelles vulnérables

C’était mal connaître cette région du désert qu’on appelle parfois Sahara atlantique. Un territoire de 20 000 kilomètres carrés, délimité au nord par le massif montagneux Ouarkziz, où la vie est plus que discrète. Peu peuplé, à peine quelques bergers nomades, le Sahara atlantique est devenu un des derniers sanctuaires pour la fameuse gazelle de Cuvier ou la gazelle dorcas aujourd’hui classées comme vulnérables. Méfait du réchauffement climatique ? Pas du tout ! Ici, c’est le braconnage à outrance qu’il faut blâmer, ce que dénonce Ugo Mellone, qui travaille, depuis 2016, en lien avec l’association Harmusch (autre appellation de la gazelle de Cuvier), un groupe de scientifiques espagnols.

L’erg, ce paysage de dunes de sable que l’imaginaire associe au désert, est rare ici. La région se caractérise davantage par de vastes étendues de pierres et de galets – les regs – dont la monotonie est rompue par le surgissement de djebels (montagnes) et de quelques gours, des tertres rocheux dominés par des grands plateaux appelés hamadas, typiques de la région. Il s’agit d’une des contrées les moins rudes du Sahara. Sa proximité avec l’océan lui permet, en effet, de recevoir quelques brises marines et même un peu de pluie : 130 millimètres en moyenne par an (par comparaison, en France, selon les régions, il tombe entre 500 et 2000 millimètres par an).

Rares et souvent violentes, les précipitations de l’automne et de l’hiver abreuvent les acacias et les talhas (acacia faux gommier), de petits arbustes reconnaissables à leurs minuscules feuilles vertes et à leurs épines blanches, qui poussent le long des oueds, ces rivières asséchées une bonne partie de l’année. Les pluies alimentent également des gueltas, cuvettes où prospèrent des bosquets de tamaris, et, dans les plaines, les dayas, des zones argileuses inondées après les gros orages.

© GEO

Au milieu du XXe siècle, lorsque le Sahara occidental était encore sous domination ibérique, José Antonio Valverde, grand biologiste espagnol disparu en 2003, conduisit plusieurs expéditions zoologiques dans la région. Dans ses livres (non traduits en français), il décrit les troupeaux d’autruches et de gazelles qu’il a observés en 1955 au pied du Negjyr, à une centaine de kilomètres à l’est de Dakhla. A cette époque, quelques-unes des plus belles espèces de la faune saharienne étaient en train de disparaître.

En janvier 2014, une équipe de l’association Harmusch est retournée sur les traces du scientifique : le décor était identique à celui décrit par Valverde, un paysage enchanteur de collines et de vallées arides sillonnées par des oueds bordés de talhas. Les animaux, en revanche, avaient disparu. Décimés à la fois par la population locale et par les étrangers.

L’hécatombe des safaris exotiques

«L’arrivée des véhicules tout-terrain qui ont permis d’atteindre des endroits jusqu’alors difficilement accessibles a été une tragédie», résume Ugo Mellone. Produit en Espagne dans les années 1960, le Land Rover Santana s’est vendu comme des petits pains dans le Sahara atlantique. Chasseurs locaux et étrangers friands de safaris exotiques et équipés d’armes automatiques s’en sont donné à coeur joie.

Après le départ des Espagnols, en 1975, la population locale a continué le carnage, jusque dans les lieux les plus reculés. Cinquante ans plus tard, les tout-terrain restent très présents dans la région. Chaque année, le raid Santana Trophy réunit même les aficionados de l’increvable 4×4 pour une course à étapes à travers le Sahara. Le véhicule a aussi la préférence des braconniers. «Pour ceux que j’ai rencontrés dans les douars [hameaux], la chasse est un hobby, pas une activité qui alimente un trafic, témoigne Ugo Mellone. Ils sont conscients que la faune du désert disparaît. Ils se souviennent des récits de leurs pères et de leurs grands-pères qui leur racontaient qu’il y avait plus d’animaux avant. Mais leur argument est toujours le même. “Je ne tue pas beaucoup, j’en connais qui chassent bien plus que moi”, disent-ils, espérant échapper aux reproches.»

Camouflé pour observer la faune

Cette raréfaction du vivant dans le Sahara, Ugo n’a pas tardé à la constater par lui-même. «En octobre 2018, j’étais à nouveau seul dans le désert, raconte-t-il. Cette fois avec du matériel et des vivres pour un mois, mais toujours sans véhicule.» Restant immobile des journées entières, adossé à un rocher et dissimulé sous un voile de camouflage pour se fondre dans le décor, il scrutait inlassablement l’horizon à travers son téléobjectif. Pour tuer le temps, il imaginait le cadrage idéal, la composition parfaite dans laquelle, espérait-il, surgiraient quelques élégantes gazelles de Cuvier. «Mais ce moment n’arrivait jamais, se souvient-il. A peine ai-je aperçu un couple de gazelles et aucun autre animal.»

Changeant de stratégie, le photographe partit alors arpenter le désert. Tenue et keffieh couleur sable, lunettes de soleil et sac au dos, il marcha durant des jours, s’arrêtant pour inspecter le moindre rocher susceptible d’abriter une petite créature. «Après avoir beaucoup patienté dans le désert, j’ai beaucoup marché dans le désert ! s’amuse-t-il. Parcourir des kilomètres à pied me rendait réceptif aux moindres détails. Comme si mes facultés sensorielles étaient décuplées au milieu du sable et des cailloux.»

Ces interminables randonnées sous un soleil de plomb n’apportèrent pourtant guère plus de résultats. «Dans le Sahara, les animaux sont si peu nombreux que les observations se font au compte-gouttes, a constaté le photographe. Lorsque je me déplaçais, les bêtes me repéraient de loin et s’enfuyaient bien avant que je ne les voie.» Les persécutions perpétrées par les humains, allant jusqu’à l’éradication de certaines espèces comme l’oryx algazelle, un bovin aux impressionnantes cornes en forme de cimeterres, ont rendu les survivants extrêmement méfiants.

Autre difficulté rencontrée : de nombreux animaux sont nocturnes et passent les heures les plus chaudes à l’abri de leur terrier ou de leur tanière.

Des détecteurs de mouvements

Après cette équipée épuisante de solitude et d’attente stérile, Ugo Mellone a décidé de changer une nouvelle fois de méthode. En 2019, il a effectué un séjour d’une dizaine de jours dans le désert, cette fois équipé de son propre 4×4 et d’un bon GPS, pour installer ses premiers pièges photo graphiques : des appareils alimentés par de petits panneaux solaires dissimulés sous des assemblages de pierres, et qui se déclenchent avec des détecteurs de mouvements. «Parfois, au détour d’un oued, je tombais sur une grande quantité d’empreintes, bien imprimées dans le sable et apparemment fraîches, raconte-t-il. Je disposais des pièges dans ces en droits en pensant que les animaux devaient être nombreux, et que l’un d’eux pouvait être encore là, à quelques mètres de moi, dissimulé derrière un rocher, ou un tas de pierres.» Il se souvient avec émotion du premier animal qu’il est parvenu à saisir de cette façon : «Un renard roux, une espèce qui se fait particulièrement rare dans le désert.»

Encouragé par ce succès, Ugo Mellone est revenu plusieurs fois au Sahara. Il y a passé au total six semaines début 2020, ses expéditions se faisant désormais tantôt seul tantôt avec le soutien d’un assistant. «J’aime la solitude du désert, explique-t-il. Mais, dans un tel environnement, cela peut être dangereux. La moindre erreur se paye cash.»

Il lui fallait par exemple choisir avec soin l’emplacement de sa tente et ne pas s’installer dans le creux d’un oued. En cas de pluie soudaine, le lit asséché se transforme en torrent furieux qui emporte tout sur son passage. A chaque déplacement, il fallait trouver un endroit à l’ombre ou construire un petit abri en pierre pour protéger les réserves d’eau et les conserves alimentaires. Vérifier le niveau de charge des batteries des appareils. Et lutter contre le sable qui s’insinue partout, déréglant les mécanismes sensibles. Le matin, Hugo et son assistant se séparaient pour explorer la zone la plus vaste possible. Le soir, ils se re trouvaient autour d’un feu de camp.

Apprenant de ses erreurs, Ugo Mellone a affiné sa méthode. Il a compris, par exemple, que les indices laissés par les animaux, traces ou excréments, ne trahissent pas forcément leur présence. «Le désert se souvient de tout, dit-il. Il a même trop bonne mémoire.» Dans cet environnement, les empreintes et les déjections peuvent en effet rester visibles pendant des mois, voire des années. Les découvrir n’apporte pas la garantie que l’animal soit encore dans les parages !

Des espèces décimées

Traqués et massacrés, le léopard saharien, la hyène rayée ou le caracal ont quasiment disparu du reg. Du mouflon à manchettes, dont la chair est très appréciée des populations locales, il ne resterait, selon l’association Harmusch, qu’une douzaine d’individus à l’état sauvage. Quand elles n’ont pas purement et simplement été décimées, certaines espèces se sont réfugiées dans les djebels les plus isolés et difficiles d’accès pour les véhicules 4×4. «C’est là que j’ai concentré mes efforts pendant les derniers mois de mon projet», explique Ugo Mellone.

A force de patience et de ténacité, il a réussi à photographier quelques-uns des plus beaux habitants du Sahara. A son tableau de chasse figurent des oiseaux comme la gracile alouette du désert, la chevêche d’Athéna (une petite chouette) ou la superbe cigogne noire qui traverse la région deux fois par an lors de ses migrations. Egalement le gecko nain, la couleuvre de Forsskål, le caméléon commun, le varan du désert.

Parmi les clichés les plus surprenants, celui d’un crapaud de Brongers ma, un batracien de cinq centimètres surpris près d’un point d’eau dans le djebel Ouarkziz. «J’étais le premier étonné de découvrir cet amphibien capable de survivre dans un environnement très aride et dépendant de pluies très sporadiques», dit le photographe qui a également immortalisé le ravitaillement en nectar d’acacia d’un papillon Belle-Dame. Cet inventaire naturaliste contient aussi l’amusante petite gerboise des steppes et le loup doré d’Afrique, une espèce de canidés découverte en 2015. Ainsi que le célèbre fennec, qu’Ugo surnomme avec affection son «lutin blond à grandes oreilles».

L’instabilité politique du Sahara occidental empêche une gestion de l’environnement efficace

«La faune du désert est plus méconnue que celle de la jungle ou des grands massifs, qui attirent davantage les photographes, remarque-t-il. Et puis, le Sahara est un des endroits où l’on fait le moins d’efforts pour la protéger.» En outre, l’instabilité politique de la région empêche de mettre en place des contrôles et une politique de gestion de l’environnement efficace. Une grande partie de la zone, en effet, couvre le Sahara occidental, territoire revendiqué à la fois par le Maroc (qui en contrôle aujourd’hui 80 %) et par la République arabe sahraouie démocratique proclamée par le Front Polisario. La guerre y a fait rage de 1975 à 1991.

Malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis lors, les tensions demeurent et la zone reste dangereuse.Déjà, à son époque, le biologiste José Antonio Valverde avait compris que protéger la faune in situ serait mission impossible. Entre 1971 et 1975, il organisa une tentative de sauvetage de mouflons à manchettes sahariens et autres espèces vulnérables, telles la gazelle dorcas, la gazelle de Cuvier, et surtout la gazelle de Mhorr, magnifique antilope au pelage fauve et blanc, la plus grande de toutes. Avec le soutien de l’armée espagnole, il captura certains animaux pour les faire se reproduire en captivité en Espagne en attendant de les rendre un jour à leur milieu naturel.

Son initiative permit de sauver les gazelles de Mhorr de l’extinction. On peut en voir, en compagnie d’autres espèces exfiltrées par José Antonio Valverde, à la ferme expérimentale La Hoya (originalement nommé Parc de sauvegarde de la faune du Sahara), un institut gouvernemental fondé par le scientifique en 1971 à Almería, dans le sud de l’Espagne, pour élever les ongulés du Sahara marocain. Aujourd’hui, quelques rescapées vivent également en captivité dans des zoos en France et aux Etats-Unis. Au Maroc, le parc national de Souss-Massa, entre Agadir et Tiznit, acclimate un petit troupeau dans l’espoir de pouvoir les rendre à la vie sauvage.

Hélas, «à ce jour, une seule tentative de réintroduction a été effectuée par les autorités marocaines, explique le biologiste Jose María Gil Sánchez, président de l’association Harmusch. En 2015, une trentaine de gazelles de Mhorr ont été relâchées dans la région de l’Adrar Souttouf, au sud-est de Dakhla. Elles se sont plutôt bien adaptées à la région… avant d’être massacrées rapidement par des braconniers. Ce fut un échec total.»

Sauver les vies fragiles du désert

Le combat est donc loin d’être gagné. Mais Ugo Mellone est obstiné. Avec ses photos, il espère parvenir à convaincre de la nécessité de sauver les vies fragiles du désert. Quand, en mars 2020, il a dû en urgence quitter le Sahara occidental pour rejoindre l’enclave espagnole de Ceuta et rentrer, juste avant la fermeture des frontières, à Grenade où il réside, il a emporté les deux images découvertes dans le fameux piège photographique récupéré dans la tempête de sable. Sur le premier cliché, un être humain. «Un homme qui venait de repérer l’appareil dissimulé sous un petit tertre de pierres et qui ne l’a pas volé», précise Ugo Mellone. Sur l’autre, les deux gazelles de Cuvier. Une femelle et son petit, «dans la lumière du coucher de soleil», décrit le photographe, les yeux brillants. Le ciel irisé à l’horizon indiquait que la photo avait été prise quelques heures avant la tempête de sable. Derniers instants de répit avant le tumulte.

________________________________________________________

Quand girafes et éléphants broutaient dans un luxuriant Sahara vert

Quand girafes et éléphants broutaient dans un luxuriant Sahara vert
Des pierres gravées d’il y a 5 500 ans pour certaines, jusqu’à 11 000 ans pour d’autres.© Ugo Mellone.

Au Maroc, dans les gorges d’Aït Ouazik, des dessins gravés dans la roche il y a des milliers d’années témoignent d’une époque où le Sahara était… un paradis vert.

La route carrossable se termine à Tazzarine, une petite ville à 600 km au sud de Rabat. Seuls les 4×4 peuvent poursuivre sur une quinzaine de kilomètres le long d’une piste sinueuse de l’Anti-Atlas pour atteindre les gorges d’Aït Ouazik. Ici, le désert rocailleux est couvert de dizaines de pétroglyphes, des dessins gravés dans la roche il y a des milliers d’années et très bien conservés. Les plus impressionnants montrent des éléphants, des girafes, des rhinocéros, des antilopes, des félins, ainsi que des scènes de chasse au filet ou à la fronde et le piégeage d’animaux. Ces pierres gravées il y a 5 500 ans pour certaines, jusqu’à 11 000 ans pour d’autres, témoignent d’une époque où le Sahara était… vert.

Des chercheurs de l’université de l’Arizona ont établi, en 2017, que le désert recevait alors dix fois plus de précipitations qu’aujourd’hui. Des pluies qui alimentaient des fleuves et permettaient à une végétation tropicale de s’épanouir. Le paradis pour une faune variée et les populations de chasseurs-cueilleurs qui vivaient là. Pour des raisons mal connues, il y a cinq à six millénaires, la région s’est aridifiée rapidement, donnant naissance au désert que nous connaissons. Selon les travaux de climatologues du laboratoire français Environnements et paléoenvironnements océaniques et continentaux, c’est une baisse des températures dans les hautes latitudes de l’hémisphère nord qui pourrait avoir provoqué la disparition du Sahara vert.

Vacances au Maroc : frontières, test PCR, couvre-feu, le point sur les mesures sanitaires

par Maelenn Le Gorrec – linternaute.com – 09/03/2021

Le Maroc a prolongé l’état d’urgence sanitaire et renforcé ses contrôles aux frontières. On fait le point sur la situation et les mesures et restrictions mises en place pour faire face à l’épidémie de Covid-19.

Pays de monuments historiques, de déserts, de plages et de villes animées, le Maroc est une destination incontournable pour un week-end ou une semaine de vacances à moins de 4 heures de vol de la France. On y dénombre près de 490 000 cas de coronavirus et plus de 8600 décès au total depuis le début de la pandémie.

Après avoir dans un premier temps assoupli ses conditions d’entrée, le Maroc a pris la décision de prolonger l’état d’urgence sanitaire. Toujours en place, le couvre-feu court de 21 heures à 6 heures du matin sur tout le territoire national. Les restaurants, les cafés, les commerces et les grandes surfaces ferment tous les jours à 20 heures.

Aït Ben Haddou
Volubilis
Legzira
Cascades d’Ouzoud
Gorges du Dadès
l’erg Chebbi
L’oasis de Fint
Le lac d’Ifni

Le Maroc a-t-il rouvert ses frontières aux Français ?

L’état d’urgence sanitaire est en vigueur au Maroc depuis le 20 mars 2020 et est prolongé tous les mois depuis cette date. Dans le cadre de l’état d’urgence, les frontières aériennes, terrestres et maritimes du Maroc sont fermées. Toutefois, le Maroc a autorisé la reprise des liaisons aériennes et maritimes pour permettre à certaines catégories de personnes d’entrer sur le territoire marocain et d’en sortir. Toutes les personnes voyageant vers le Maroc doivent présenter à l’embarquement un test PCR négatif de moins de 72 heures.

  • Les citoyens marocains, quelle que soit leur situation
  • Les citoyens étrangers ayant le statut de résidents au Maroc. Les membres de la famille immédiate (conjoint-e-s et enfants) de citoyens marocains et de Français résidents au Maroc, quelle que soit leur nationalité, sont autorisés à entrer sur le territoire, sur présentation d’une attestation qui leur sera délivrée par le Consulat du Maroc en France proche de leur lieu de résidence (justificatifs à présenter au consulat : copie de la carte de résident du membre de la famille et document justifiant le lien de parenté).
  • Les citoyens étrangers se rendant au Maroc pour une mission officielle ou auprès d’une entreprise privée, à condition de présenter une copie de la pièce justificative fournie par l’établissement qui les a invités. Cette pièce justificative devra être cachetée par l’entreprise et signée par un responsable avec toutes les informations concernant le voyageur (numéro de passeport, RC, objet de la visite, lieu d’hébergement, etc.)
  • Les citoyens étrangers non soumis aux formalités de visa, qui disposent d’une réservation confirmée dans un établissement hôtelier

Le Maroc impose-t-il une quarantaine aux touristes étrangers ?

Aucune quarantaine n’est exigé lors de votre arrivée au Maroc. Si vous disposez d’un test PCR négatif de moins de 72h, vous pourrez rentrer sur le territoire marocaine sans vous isoler.

Quelles sont les mesures de distanciation et d’hygiène mises en place au Maroc ?

Le Maroc a prolongé l’état d’urgence sanitaire. Le port du masque obligatoire reste obligatoire et les contrôles policiers ont été renforcés ces dernières semaines dans différentes villes du pays. Les rassemblements sont interdits, les mosquées, salles de cinéma et théâtres restent fermés et les restaurants et cafés sont limités aux commandes à emporter. Ces mesures visent à répondre à « l’évolution de la situation épidémiologique au niveau mondial et à l’apparition de nouveaux variants du virus dans des pays voisins », selon le communiqué.

Les aéroports ont-ils rouvert, avec quelle compagnie partir au Maroc ?

Les vols sont désormais opérés dans les deux sens (France-Maroc et Maroc-France) par les compagnies aériennes françaises et marocaines auxquelles il convient de s’adresser pour toute réservation et information. Il n’est donc plus nécessaire de passer par les consulats de France pour voyager par avion.

Football: Reda Hakam, nouvel entraîneur du Hassania d’Agadir

maroc-diplomatique.net – 09/03/2021

Reda Hakam

Le comité directeur du Hassania Union Sport Agadir (HUSA) a décidé à l’unanimité de nommer Reda Hakam au poste d’entraîneur principal de l’équipe A en remplacement du Tunisien Mounir Chebil.

Âgé de 39 ans, Hakam est titulaire des licences UEFA B, UEFA A et UEFA PRO décrochées dans les écoles d’entraîneurs et universités belges et françaises, indique le club dans un communiqué publié sur son site web.

En tant que technicien Hakam est passé par plusieurs clubs en Belgique et en Arabie Saoudite. Au Maroc, il a travaillé en tant qu’entraîneur ou directeur sportif au RBM, RCAZ, Wydad Témara, MAS et MAT.

Les responsables du HUSA ont nommé aussi le staff devant assisté le nouvel entraîneur dans sa mission.

Le Hassania d’Agadir occupe actuellement la 8e place au classement de la Botola Pro D1 Inwi, avec 10 points à côté de Chabab Mohammédia.

Rénovation des hôtels d’Agadir : La SDR émet un AMI pour accompagner les hôtels visés

par Mohamed Laabid – aujourdhui.ma – 09/03/2021

Rénovation des hôtels d’Agadir : La SDR émet un AMI pour accompagner  les hôtels visés

Cette opération porte sur l’octroi d’une subvention financière à hauteur de 30% du coût total de la rénovation de l’établissement, plafonnée à 10 millions de dirhams et un accompagnement technique personnalisé.

La Société de développement touristique Souss-Massa mettra en œuvre un système d’accompagnement des hôtels ayant obtenu l’accord de principe pour la rénovation et la mise à niveau de leurs établissements.

Dans les détails, la rénovation des hôtels de la destination Agadir Souss-Massa figure parmi les principaux chantiers ouverts actuellement par la SDR Souss-Massa et qui a déjà fait objet de deux appels à manifestation d’intérêt (AMI) destinés aux propriétaires et gestionnaires des établissements hôteliers d’Agadir désirant bénéficier de la subvention dédiée à la rénovation et la mise à niveau de leurs établissements. Et pour assurer la réussite de cette opération, la SDR a lancé la semaine dernière un AMI pour la mise en place d’un système d’accompagnement des hôteliers d’Agadir pour la rénovation et la mise à niveau des structures hôtelières visées. Pour rappel, cette opération porte sur l’octroi d’une subvention financière à hauteur de 30% du coût total de la rénovation de l’établissement, plafonnée à 10 millions de dirhams et un accompagnement technique personnalisé. Dans les autres détails techniques, cette subvention bénéficie aux entreprises et aux personnes physiques ou morales de droit marocain présentant un programme de rénovation d’un établissement d’hébergement touristique classé, satisfaisant à certaines conditions, à savoir être en exploitation de manière continue ou discontinue depuis au moins 5 ans.

Ces établissements doivent aussi présenter un programme de mise à niveau intégré que l’entreprise s’engage à mettre en œuvre dans un délai maximum de 3 ans. Ceux-ci doivent être en situation régulière vis-à-vis de l’administration fiscale et de la CNSS et ne pas faire l’objet d’une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire. Le programme de rénovation consiste à diversifier et thématiser l’offre touristique, accompagner les tendances internationales, mettre à niveau le produit touristique et améliorer la compétitivité du secteur. Alors que le déblocage des fonds sera fait progressivement, et ce en quatre étapes; une quote-part de 20% lors de l’atteinte de 20% d’avancement des travaux de rénovation et 30% de la subvention lors de l’atteinte de 50% d’avancement. Le troisième versement, à hauteur de 25%, sera débloqué lorsque l’état d’avancement atteindra 75% alors que le dernier versement (25%) sera octroyé après l’achèvement du projet.
Notons que cette opération est mise en place dans le cadre d’une convention signée par le ministère, la wilaya de la région Souss-Massa, le conseil régional Souss-Massa, la commune d’Agadir, l’Association de l’industrie hôtelière d’Agadir (AIHA) et la SDR Souss-Massa. Celle-ci pilote également d’autres projets dans la région pour mettre à niveau le produit touristique et améliorer la compétitivité du secteur au niveau régional dont le développement du tourisme rural et la création de centres d’informations touristiques à Agadir.

Maroc : petite histoire du tajine, un éloge berbère de la lenteur

par Carole Saturno – geo.fr

Maroc : petite histoire du tajine, un éloge berbère de la lenteur

Un proverbe marocain affirme que «les gens pressés sont déjà morts». Fidèle à cet adage, le tajine, plat emblématique de la cuisine maghrébine, est un éloge à la lenteur.

Un art de laisser exhaler sucs et fumets, et confire pendant des heures viandes ou poissons dans de vieux pots. Le mot berbère «tajine», dérivé, comme le «tian» provençal, du grec «têganon» qui signifie «plat en terre», renvoie autant à la recette qu’à l’ustensile de cuisson, une sorte d’assiette creuse en argile, surmontée d’un couvercle conique, qui n’est pas sans rappeler un chapeau de sorcière. Or il y a quelque chose de magique dans la préparation, d’une simplicité merveilleuse. Il suffit de placer les ingrédients de son choix dans cet étrange faitout, de poser celui-ci directement sur la braise ou sur un «kanoun» (brasero typique), et enfin de s’armer de patience. Le charme va opérer. Lentement. Pas besoin d’eau, de matière grasse ou autre artifice : les vapeurs dégagées par la cuisson à feu doux montent le long du cône en terre cuite, puis retombent au fond du plat, humectant les aliments… Et, abracadabra, les chairs deviennent fondantes, les saveurs gagnent en puissance et se marient avec grâce, les pruneaux ou les dattes avec l’agneau, les citrons ou les olives avec le poulet, les œufs ou les tomates avec les «kefta» (boulettes de bœuf). Sans oublier, bien sûr, ces épices orientales – safran, gingembre, poivre, coriandre, cannelle, cumin… – qui enchantent le tout. Certaines prêtresses de la gastronomie marocaine ajoutent même quelques larmes de miel.

Le tajine aurait été inventé par les Berbères bien avant notre ère. Pour ce peuple nomade, quoi de mieux qu’un ustensile à la fois plat de cuisson et plat de service ? Dans un pays où l’eau douce est rare et précieuse, ce pot de terre permet de cuire à l’étouffée tout ce qu’offre le terroir : légumes de saison et fruits secs, avec des poissons sur les côtes – comme à Safi, Essaouira ou Agadir – ou des viandes dans l’arrière-pays et les montagnes de l’Atlas. Ce ragoût convient aux bouis-bouis comme aux restos chics. Il est l’emblème de l’hospitalité marocaine. Quelle que soit la recette, le rituel, lui, ne change pas : on retire le plat du feu pour le disposer sur une table basse, et les convives piochent dedans à la main, avec du pain. Tel est peut-être le plus beau sortilège du tajine : sa convivialité.

Où trouver un bon tajine ?

Le tajine est à la fois une recette et un ustensile. On trouvera ce dernier en France, de différents types, y compris électriques.

Comme là-bas
Des boutiques orientales importent ces poteries en terre cuite. Le modèle vernissé – avec ou sans motifs – est plus résistant et passe au four. Assurez-vous qu’il n’ait pas la moindre petite fissure et, avant la première utilisation, laissez-le tremper une nuit dans de l’eau, puis oignez-le d’huile parfumée de thym.

Comme ici
On trouve aussi des tajines «made in France» en fonte émaillée. Ils sont de facture impeccable, mais bien plus onéreux. On peut les utiliser aussi bien au four que sur le feu.

Avec ce qu’on a
On peut réussir la recette dans une cocotte en fonte, à condition de laisser mijoter le tout longtemps (au moins deux heures), à feu doux.

%d blogueurs aiment cette page :