Archives de mars 11th, 2021

SOWIT promeut l’agriculture innovante : l’intelligence artificielle au service de l’or vert

maroc-hebdo.press.ma – 10/03/2021

Deux entrepreneurs marocains, Hamza Rkha Chaham et Hamza Bendahou, ont lancé, depuis trois ans, l’entreprise SowIT pour promouvoir le développement de l’agriculture au Maroc et en Afrique subsaharienne, à travers l’utilisation de technologies basées sur l’intelligence artificielle.

Le manque d’information sur leurs terres constitue un handicap majeur pour de nombreux agriculteurs africains. Ce qui engendre une baisse de productivité et, par ricochet, de gains. Selon les estimations, l’agriculteur africain est en moyenne trois fois moins productif que son homologue asiatique, notamment à cause de cette méconnaissance des sols. Pour résoudre cette problématique, deux jeunes entrepreneurs marocains, Hamza Rkha Chaham et Hamza Bendahou, ont créé en 2018 l’entreprise SowIT, contraction qui signifie semer la technologie en anglais.

Son objectif: «Offrir aux agriculteurs africains des outils d’aide à la décision leur permettant d’intensifier durablement leurs productions à travers l’optimisation des opérations telles que la fertilisation, l’irrigation et l’estimation de rendement », nous déclare Hamza Rkha. Les deux co-fondateurs utilisent des technologies basées sur l’intelligence artificielle pour livrer aux agriculteurs des informations sur la météo, le traitement des imageries aériennes prises par des drones ou satellites, ainsi que des modèles agronomiques qui leur permettent d’analyser l’état de santé des cultures.

Un nouveau modèle agricole
A son démarrage, l’entreprise développait ses activités principalement dans les régions du Gharb, Souss-Massa, Casablanca-Settat et Errachidia, avant d’étendre son périmètre d’intervention dans d’autres localités. «Actuellement, nos activités sont déployées sur l’étendue du territoire sur différentes parcelles et vergers, notamment sur les cultures des agrumes, des oliviers, des pommiers ainsi que les grandes cultures», explique-t-il.

La société travaille aussi avec le ministère de l’Agriculture et les associations qui représentent les agriculteurs marocains, notamment l’Association marocaine des multiplicateurs de semences (AMMS), pour mettre à leur disposition des informations sur l’état de sa santé de leurs parcelles et leur permettre de mesurer l’évolution de la campagne agricole à travers des indicateurs. «Lorsque certains de nos clients ont été touchés l’année dernière par la grêle, nous leur avons offert des diagnostics gratuits des dégâts pour les aider à faire face aux dégâts et tirer le meilleur de la saison en cours».

Les activités de la jeune entreprise ne se limitent pas uniquement au Maroc. Outre Casablanca, elle a ouvert un bureau à Dakar qui couvre l’Afrique de l’Ouest, notamment les pays qui développent la culture de la canne à sucre, le maïs, le blé et les agrumes. «On a développé un service dédié aux producteurs de manguiers qui leur permet d’estimer la production pour l’écouler sur le marché et permettre aux usines exportatrices de mieux connaître leur bassin de production», affirme Hamza. Deux autres bureaux ont également été ouverts à Paris et Tunis.

En janvier 2020, SowIT a décidé d’ouvrir son capital au fonds d’investissement SEAF Morocco Growth Fund pour renforcer sa présence sur le continent. «Nous avons effectué cette levée de fonds parce que nous voulions franchir un cap dans notre développement sur le continent, et adapter notre technologie aux besoins des agriculteurs africains». Une acquisition qui leur permet d’étendre leurs activités en Afrique de l’Est, précisément en Ethiopie, où les deux co-fondateurs ont noué un partenariat avec le ministère de l’Agriculture et l’Agence nationale du développement agricole pour accompagner les agriculteurs éthiopiens au niveau national, particulièrement les producteurs de céréales. L’entité prévoit même d’ouvrir sous peu un bureau à Addis-Abeba «pour être au contact des producteurs au quotidien».

Plus de 45.000 ha analysés
Trois ans après sa création, l’entreprise semble atteindre sa vitesse de croisière. La Station F, basée à Paris et considérée comme le plus grand incubateur de startups au monde, avait classé SowIT parmi les 40 startups les plus prometteuses sur une liste de 1.000 jeunes pousses incubées. Les performances sont perceptibles sur le terrain. «En 2020, nous avons travaillé sur plus de 45.000 ha dans 15 pays africains, dont plus de 30.000 ha au Maroc, pour aider plusieurs milliers d’agriculteurs à tirer le meilleur de leurs parcelles», révèle Hamza Rkha, non sans préciser que son entreprise collabore avec Microsoft, Danone et Station F dans le cadre du programme «IA Factory», qui vise à développer l’agriculture africaine via l’intelligence artificielle.

Ces différentes opérations ont permis à l’entreprise de réaliser un chiffre d’affaire de plus de 4 millions de dirhams en 2020. «Nous envisageons de maintenir notre croissance soutenue sur la base des relations durables que nous construisons avec les producteurs et de la valeur quotidienne que nos solutions leur apportent», espère-t-il. Evaluer, pour évoluer. Tel semble être la devise des deux entrepreneurs, qui collectent des données sur le terrain, pour comparer les données issues de leurs algorithmes aux résultats obtenus dans leurs laboratoires.

Ils ont aussi noué des partenariats de recherches avec des instituts africains et européens, notamment le CIRAD de Montpellier, l’Institut national de recherche agronomique (INRA) de Meknès et l’Agence Spatiale Européenne (Copernicus, ESA), pour affiner leurs innovations. «On a travaillé sur la mesure de l’impact avec des instituts de recherche qui nous permet par exemple de prédire les rendements des différentes variétés de mangues au Sénégal avec moins de 5% de marge d’erreur pour offrir aux producteurs plus de leviers au moment de la vente de la production et réduire les déchets post-récolte», affirme Hamza.

Des séances de démonstration sont également réalisées auprès des agriculteurs, dans les champs, notamment au Maroc. «Nous avons accompagné les céréaliers sur l’optimisation de la fertilisation, ce qui leur a permis d’augmenter leur rendement de plus de 5 quintaux par ha tout en diminuant l’utilisation de l’azote de près de 7 kilos par ha, soit un gain net de 2.500 dirhams par ha pour les semenciers et près de 700 DH pour le blé commun », confirme l’ingénieur, tout en rappelant que «SowIT fait partie de l’initiative IAM-Africa, qui vise à porter un nouveau modèle agricole fondé sur l’accélération des mécanismes agro-écologiques naturels et permettant d’accélérer la séquestration carbone».

Malgré leurs nombreux acquis en si peu de temps, les deux Hamza, qui chapeautent une équipe de vingt-cinq personnes dans leurs différents bureaux, demeurent ambitieux. Prochain challenge, semer la technologie dans d’autres surfaces agricoles du continent, où 60% des terres sont encore inexploitées.

BIO EXPRESS DES DEUX CO-FONDATEURS DE SOWIT

Hamza Rkha Chaham (30 ans)

Hamza Rkha Chaham est diplômé d’HEC en 2016. Il passe deux ans à positionner les drones d’un grand groupe français dans les marchés agricoles africains, notamment auprès des grands producteurs et institutionnels. Il a mis en place des outils d’aide à la décision dans plus de 20 pays africains et est co-auteur du rapport historique «Drones on the Horizon: Transforming African Agriculture» publié par l’Union africaine et le NEPAD pour encourager les Etats mebres à encourager l’usage de drones agricoles. Hamza enseigne le cours «Accélérer la révolution verte africaine avec la télédétection» à l’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement AgroParisTech.

Hamza Bendahou (34 ans)

Hamza Bendahou est diplômé de l’Ecole nationale supérieure d’électrotechnique, d’électronique, d’informatique, d’hydraulique et des télécommunications (ENSEEIHT) et de l’institut supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace (ISAE-SUPAERO) en 2012. C’est un expert des systèmes embarqués, de l’analyse d’assurance Big data et un pilote de drone certifié qui a formé plusieurs entreprises au pilotage de drones et à l’agriculture de précision dans plus de 12 pays africains. Passionné par les drones, il a conçu et construit des drones autonomes longue portée pouvant voler jusqu’à 4 heures et disposer de plusieurs capteurs embarqués destinés aux travaux agricoles. Il a pu concevoir des algorithmes qui peuvent aider les agriculteurs à réduire leurs intrants.

Une « Grande Dame » vient de décéder à Mirleft : Madame Gabrielle Henriet

Mon ami Philippe Morizet vient de m’informer, du décès de Madame Gabrielle Henriet à l’âge de 96 ans, aujourd’hui à Mirleft.

Son engagement pour la Résistance au sein des Forces françaises combattantes de l’Intérieur, où elle portait le grade de sous-lieutenant, a fait l’objet de distinctions de grande valeur : la Croix de guerre, la Médaille de la Résistance française et, récemment, en 2019, la Croix de Chevalier de la Légion d’Honneur.

le 11 novembre 2019 au consulat général de France à Agadir

C’est 75 ans après la fin de la guerre que lui a été décernée la croix de chevalier de l’ordre national de la Légion d’honneur lors de la cérémonie du 11 novembre 2019 au cimetière de Yachech.

Voici un extrait du discours que M. Dominique Doudet, consul général de France à Agadir prononcé à cette occasion :

Dominique Doudet, Madame Gabrielle Henriet et sa petite-fille

«Mme Gabrielle Henriet, née Naud, vous avez contribué à la Libération de la France, en vous impliquant dans la Résistance, au péril de votre vie.

En 1943, alors que vous avez à peine 18 ans, vous êtes recrutée par deux officiers polytechniciens : Maurice Bourgès-Maunoury, qui deviendra plus tard président du conseil ; et le Lt-Colonel André Rondenay, dit Jarry, qui vient d’être parachuté en France quelques jours auparavant, et qui sera fait compagnon de la libération à titre posthume. André Rondenay fut arrêté, torturé et assassiné par la Gestapo en 1944.

Sous votre nom de code Gaby, vous devenez agent de liaison et de transmission entre Paris et le maquis, au sein d’un réseau, le Plan Tortue, constitué pour appuyer les Alliés dans le futur débarquement en Normandie. Une mission durant laquelle vous faites preuve d’un sang-froid salué par le Général Juin.

Il faut vous imaginer dans les rues de Paris, transportant des armes ou des explosifs sous le nez des soldats allemands, à destination des résistants du maquis du Morvan ; il faut vous imaginer transmettant en urgence au maquis des informations sur une concentration de soldats allemands à leur proximité, leur permettant d’anticiper l’attaque ennemie et de ne pas être tués ; il faut vous imaginer aussi, vous rendant au domicile d’un responsable de votre réseau qui venait d’être arrêté, pour récupérer des documents très sensibles, quelques minutes seulement avant l’arrivée sur les lieux de la Gestapo.

Votre engagement au sein des Forces françaises combattantes de l’Intérieur, où vous portiez le grade de sous-lieutenant, a été reconnu par des distinctions de grande valeur : la Croix de guerre et la Médaille de la Résistance française.

…/…

Je suis très heureux aujourd’hui de pouvoir vous dire solennellement et avec une grande émotion que la France n’a pas oublié ce que vous avez fait pour elle, et que nous n’oublions pas que nous vous devons notre liberté. Voilà pourquoi le Président de la République vous a nommée dans l’Ordre de la légion d’Honneur, au grade de Chevalier, au titre de la promotion du 14 juillet 2019, 75 ans après la libération de la France. »

FRANCE MEDAILLE DE CHEVALIER DE L'ORDRE DE LA LEGION D'HONNEUR 4 ème  REPUBLIQUE EN ARGENT - Militaria-medailles

C’est M. Gérigny, un voisin de Mirleft et ami de longue date de Madame Henriet qui lui avait remis l’insigne :
Gabrielle HENRIET, « au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés nous vous faisons Chevalier de la Légion d’Honneur »

M. Guérigny agrafant la décoration au revers de la veste de Madame Henriet.
Les souvenirs précieux qu’a laissés Gabrielle Henriet chez elle, à Mirleft.

Vous serez informés dès que la date des obsèques sera fixée.

Aquaculture : l’ANDA ouvre 5.980 ha aux investisseurs

par Yassine Saber – leseco.ma – 10/03/2021

Un nouvel Appel à manifestation d’intérêt lancé par l’ANDA porte sur 13 zones relevant des régions de Dakhla-Oued Eddahab, Guelmim-Oued Noun, Souss-Massa, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et l’Oriental. 300 parcelles en mer sont à prendre.

À ce jour plus de 1.700 km du littoral national ont fait l’objet, d’étude et d’élaboration de plans aquacoles aux niveaux de cinq régions du royaume. Il s’agit de Dakhla-Oued Eddahab, Guelmim-Oued Noun, Souss-Massa, Tanger-Tétouan-Al Hoceima et l’Oriental. Cette planification, qui a mis à la disposition des investisseurs une cartographie des zones allouées à l’aquaculture avec leur étude sur le plan scientifique, technique et environnemental, a révélé un potentiel total d’une superficie totale de 13.385 hectares favorables à l’aquaculture marine. Pour la mise en œuvre des plans d’aménagement aquacole, 12 Appels à manifestation d’intérêt (AMI) ont été lancés entre 2015 et 2018 pour le développement des projets aquacoles dans lesdites régions et ont permis de sélectionner 260 projets de fermes aquacoles sur une superficie de 4.070 ha. Par typologique de projets, l’activité aquacole installée est dominée essentiellement par la filière conchylicole à hauteur de 75%. Elle est suivie de l’algoculture avec 21,5% alors que la pisciculture représente 3,5%.

Dakhla-Oued Eddahab : l’offre la plus consistante
Dans l’objectif de permettre aux nouveaux porteurs de projets d’investir dans ce secteur, l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture (ANDA) vient de lancer un autre AMI pour le développement de projets aquacoles au niveau des espaces identifiés par les plans et qui sont encore libres dans les mêmes régions précitées. Selon l’ANDA, cet appel à manifestation d’intérêt a pour objectif de sélectionner les projets aquacoles pouvant bénéficier de parcelles en mer pour la création et l’exploitation de fermes aquacoles. Ledit AMI porte sur une superficie globale de 5.980 hectares répartie en 300 parcelles en mer. C’est au niveau de la région de Dakhla-Oued Eddahab que l’offre est la plus consistante avec une superficie égale à 3.200 ha, soit 160 parcelles proposées d’une superficie unitaire de 20 ha pour les activités d’algoculture et conchyliculture à Labouirda en plus de la pisciculture et l’algoculture respectivement à Aïn Baida et Cintra Centre.

Ce que proposent les autres régions
Pour sa part, l’Oriental offre 1.235 ha repartis sur 51 parcelles à Driouch- Nador et Saidia pour les activités d’algoculture et la pisciculture. Quant à la région Souss-Massa, elle propose 840 ha de fermes aquacoles dédiées complétement à la conchyliculture. Au total, 56 parcelles d’une superficie unitaire de 15 ha sont allouées dans cette région au niveau des zones d’Imessouane, Im Iouaddar et Tifnit-Douira. S’agissant de Guelmim-Oued Noun et Tanger-Tétouan-Al Hoceima, 490 et 215 ha sont prévus dans le cadre de cet AMI en faveur des futurs investisseurs, soit l’équivalent de 24 et 9 parcelles pour les activités de la conchyliculture et la pisciculture. Peuvent soumissionner à cet AMI, les personnes morales et physiques de droit marocain ou étranger. Ils peuvent soumissionner soit en groupements, seuls ou à travers des coopératives. Pour les investisseurs retenus, c’est le Département des Pêches maritimes qui délivrera l’autorisation d’exploitation des parcelles concernés. Elles portent sur une durée de 10 ans renouvelable et ce, conformément aux dispositions du décret n°2-08-562 du 12 décembre 2008 fixant les conditions et les modalités de délivrance et de renouvellement des autorisations d’établissement de pêche maritime.

60 % de croissance à l’horizon 2030
Après des décennies de croissance soutenue, l’aquaculture, selon l’ANDA, sera amenée à croître de plus de 60 % à l’horizon 2030 et satisfaire près de 75 % de la demande mondiale en produits de la mer, selon les prévisions de la Banque mondiale. Depuis la création, en 2011, de cette structure en charge de la mise en œuvre de la stratégie aquacole, le Maroc a placé l’aquaculture au cœur de ses priorités. À cet effet, la stratégie Halieutis, lancée en 2009, a donné un élan d’envergure à ce secteur pour contribuer à la diversification de l’économie du pays et de l’atteinte des Objectifs de développement durable , notamment à travers la contribution à la sécurité alimentaire, le soutien à la promotion des emplois décents ainsi que l’amélioration des capacités de résilience et la protection des océans et des ressources halieutiques.

SOUSS-MASSA : LE TAUX DE REMPLISSAGE DES BARRAGES ATTEINT 35,5%

agrimaroc.ma – 10/03/2021

Souss-Massa : le taux de remplissage des barrages atteint 35,5%

Les retenues des principaux barrages de la région Souss-Massa ont atteint 259,84 millions m3 (Mm3) à la date 09 mars 2021, enregistrant ainsi un taux de remplissage de 35,57 %.

Ce niveau est supérieur au taux de remplissage enregistré durant la même période de l’année écoulée (21,77%) avec des retenues des barrages évaluées à 159,05 Mm3, indique la MAP citant l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa (ABHSM).

Ainsi, le taux de remplissage du barrage Youssef Ben Tachfine a atteint 27,% (80,494 millions m3), tandis que les réserves du barrage Aoulouz ont atteint 59, 360 millions m3, (66, 70%). Les réserves au niveau du Barrage Moulay Abdellah se sont élevées à 30,488 millions m3 (33,70%), alors qu’elles ont atteint 34,730 millions m3 (17,54%) pour le barrage Abdelmoumen à Tardoudant.

Le taux de remplissage du barrage Ahl Souss est de 99,80%, (4,649 millions m3) tandis que le barrage Imi Lkheng a atteint 100,30% (9,788 millions m3). Par ailleurs, les réserves en eau du barrage Dkhila ont atteint 0,209 (104,50%) tandis que le barrage Mokhtar Soussi a enregistré 40, 125 m3 ( 100, 50%).

Covid-19 / Vaccination des séniors: Le dispositif renforcé au Souss-Massa

leconomiste.com – 10/03/2021

Covid-19/ Vaccination des séniors: Le dispositif renforcé au Souss-Massa

La direction régionale de la santé de Souss-Massa a renforcé le dispositif visant à élargir l’opération de vaccination des personnes âgées contre la Covid-19, notamment celles installées dans les zones rurales et montagneuses.

La DRS a ainsi mobilisé plusieurs unités médicales mobiles qui se déplacent vers les zones enclavées pour assurer la vaccination des bénéficiaires, indique-t-elle, ajoutant que ce dispositif s’inscrit dans le cadre du plan régional de la campagne nationale de vaccination et couvre les 6 délégations provinciales de la santé au niveau de la région Souss-Massa.

L’association Ibn Al Baytar va célèbrer à Alnif, province de Tinghir, la plantation de 100 000 arbres

fr.hespress.com – 10/03/2021

L’association Ibn Al Baytar célèbre la plantation de 100 000 arbres 

Planter des arbres fruitiers dans des parcelles agricoles contribue certes à stopper l’érosion des sols, mais également à générer des revenus complémentaires pour les agriculteurs, à lutter contre le changement climatique via la séquestration de carbone, et à développer et à conserver la biodiversité. Et le rôle de la société civile dans cette lutte est à la hauteur des espérances de l’engagement de ses acteurs. En effet, le 100 000ième arbre sera planté le samedi 13 mars 2021à Alnif, dans la province de Tinghir.

Ce projet porté par l’association Ibn Al Baytar en collaboration avec ses commanditaires, trente ONG et/ou coopératives partenaires et avec la communauté des planteurs et planteuses, est déployé sur 45 communes de 21 provinces du Royaume du Maroc, à savoir : Agadir, Al Haouz, Al Hoceima, Benslimane, Casablanca, Chichaoua, Chtouka Ait Baha, Essaouira, Hajeb, Khemisset, Marrakech, Ouarzazate, Séfrou, Sidi Slimane, Tanger-Assilah, Taounate, Taroudant,Tata,Taza,Tetouan, Tinghir, fait savoir l’Association.

Cette réussite collective sera aussi l’occasion de fêter le 25ème anniversaire de l’association depuis sa première activité dans l’arganeraie d’Essaouira en 1996 à travers la création de la première coopérative d’huile d’argane, soutient-elle.

Les bénéfices attendus par la plantation d’arbres fruitiers sont nombreux, dont:

• Les arbres plantés luteront contre le réchauffement climatique à l’échelle globale en humidifiant l’air et en stockant du CO2 sous forme de bois.

• Le développement de l’agroforesterie permettra de protéger les territoires environnants des aléas naturels tels que les coups de vent, les inondations ou les glissements de terrain.

• Les arbres plantés permettront de protéger les sols de l’érosion et du lessivement. Grâce à leur système racinaire, l’eau de pluie va en effet s’infiltrer lentement dans le sol et alimenter les nappes phréatiques, au lieu de ruisseler.

• Les arbres permettront de développer la biodiversité dans les parcelles boisées en créant de nombreux abris pour la faune

• Santé : des années d’oxygènes générés.

• Les arbres plantés dans les champs des agriculteurs locaux leur permettront d’en récolter des fruits pour leur consommation personnelle ou afin d’obtenir un revenu complémentaire grâce à leur vente.

• Les populations locales seront sensibilisées et formées aux techniques de l’agroforesterie et à la protection de leur environnement et à l’entretien des arbres sur le long-terme.

A noter que l’Association Ibn Al Baytar, créée en 1999 par Pr Zoubida Charrouf, chimiste mais surtout connue pour la valorisation de l’arganier à l’échelle nationale et internationale, promeut une société équitable, un environnement sain, une économie circulaire et une biodiversité valorisée.

L’Irlande s’offre son premier ambassadeur au Maroc

par Mohamed Jaouad EL KANABI – fr.hespress.com – 11/03/2021

L’Irlande s’offre son premier ambassadeur au Maroc 

Le gouvernement de la République d’Irlande a approuvé les nominations de onze nouveaux ambassadeurs et deux consuls généraux dont le premier ambassadeur au Maroc en la personne de  James McIntyre. Le diplomate est actuellement directeur de la division Irlande, Royaume-Uni et Amériques au sein du ministère des Affaires étrangères où il compte plus de 30 ans de carrière.

C’est sur la recommandation du Ministre des affaires étrangères et de la défense, Simon Coveney TD, que le gouvernement a approuvé hier mardi ces nominations d’ambassadeurs et de consuls généraux, sous réserve, il y va de soi, de l’accord des Etats d’accueil a indiqué un communiqué. Le siège, de la nouvelle ambassade du Maroc (et de Mauritanie et de Tunisie), puisque James McIntyre officiera en tant qu’ambassadeur pour ses deux pays est en cours de création à Rabat dans le cadre de  » Global Ireland – Ireland’s Global Footprint to 2025  ».

En attendant il rejoindra les équipes des deux consulats honoraires de l’Irlande à Casablanca et Agadir. Ces nominations entrent dans le cadre  du programme, qui a été adopté par le gouvernement et portant sur réseau des missions diplomatiques de l’Irlande à 95 bureaux d’ici la fin de cette année. Commentant ces nominations, le ministre Coveney a déclaré : «Un jour après la Journée internationale de la femme, il convient de noter que sur ces 13 postes de chef de mission à la haute direction, sept sont des femmes, ce qui reflète le travail en cours de mon Département dans le domaine de l’amélioration de l’égalité des sexes. Bien qu’une série de candidatures dépende d’un certain nombre de facteurs, le Département continuera de s’efforcer, dans la mesure du possible, de placer des femmes à des postes de responsabilité dans l’ensemble du réseau des missions ainsi qu’au siège.

Bizarrement aucun écho de la part de nos amis, les médias algériens n’avait filtré quant à la nomination de l’ambassadeur d’Algérie en république d’Irlande Mohammed Belaoura, diplomate algérien auprès des Nations unies qui avait en octobre dernier présenté ses lettres de créances au président irlandais Michael D. Higgins, selon le site de la Présidence irlandaise. Et un confrère de la place « Yabiladi » pour ne pas le nommer de relater « Sur le portail du ministère algérien des Affaires étrangères, la partie relative aux nominations ne contient aucune notification. La section dédiée à l’annuaire des représentations diplomatiques à l’étranger, n’a toujours pas été mise à jour, cinq mois après l’événement, laissant croire que l’Algérie ne dispose toujours pas d’une ambassade à Dublin ».

Et d’analyser « Derrière cette nomination en catimini de Mohammed Belaoura, transparait le malaise d’Alger face aux succès diplomatiques du Maroc en Irlande. Selon nos sources, la contrariété d’Alger vient de l’espoir de réciprocité avec une ambassade irlandaise à Alger, le pays étant encore couvert par la représentation diplomatique irlandaise en Suisse ». Et d’enfoncer le clou « Si l’Algérie a choisi de bouder la nomination de son propre ambassadeur à Dublin, c’est qu’elle considère que l’annonce n’a aucun poids diplomatique face au Maroc qui a déjà obtenu, depuis 2019, la promesse d’une représentation diplomatique irlandaise basée à Rabat, qui vient de se concrétiser. De plus, le fait que l’ambassade irlandaise au Maroc, la première en Afrique du Nord, couvrira aussi deux autres pays du Maghreb, la Tunisie et la Mauritanie en l’occurrence, rend le revers encore plus lourd pour Alger ».

Faut-il le rappeler l’un des premiers pays de provenance des investissements directs étrangers (IDE) vers le Maroc en 2018 est l’Irlande, selon les chiffres provisoires formulés par l’Office des changes en 2019. Ainsi, sur un total de 34,16 milliards de dirhams, ce pays réalise des flux de 9,68 milliards de dirhams. Il rivalisait alors sur le podium avec la France (flux net d’environ 3,77 milliards de dirhams), et le Danemark à la troisième (3,89 milliards de dirhams). Les Emirats Arabes Unis (2,79 milliards de dirhams) venaient ensuite et les États-Unis leur emboitaient le pas (2,19 milliards de dirhams) respectivement, à la quatrième et cinquième place.

Journée internationale de l’arganier, une initiative du Maroc

par Yassine Saber – leseco.ma – 09/03/2021

L’ONU a proclamé le 10 mai Journée internationale de l’arganier. C’est à l’initiative du Maroc que l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, a adopté par consensus cette résolution classée 14e point à l’ordre du jour de la soixante-quinzième session de l’ONU.

Après la reconnaissance et le classement en 1998 de l’arganier en tant que première de Réserve de biosphère par l’UNESCO et le financement en 2016 du Fonds vert pour le climat de l’arganiculture dans le cadre-projet de «Mise en place de l’arganiculture en environnement dégradé» (DARED), les Nations unies ont décidé de proclamer le 10 mai une journée internationale de l’arganier, qui sera célébrée chaque année. L’aire de l’arganier est étalée sur une superficie de 2,5 millions d’hectares environ. Elle concerne six provinces et préfectures, notamment Agadir Ida Outanane, Inezgane Aït Melloul, Chtouka Aït Baha, Taroudant, Tiznit et Essaouira. C’est à l’initiative du Maroc que l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, a adopté par consensus cette résolution classée 14e point à l’ordre du jour de la soixante-quinzième session de l’ONU. Cette résolution onusienne a été largement co-sponsorisée par 113 États membres des Nations unies afin de proclamer le 10 mai comme Journée internationale de l’arganier. L’arganier, arbre endémique du Maroc, patrimoine culturel immatériel de l’humanité et source ancestrale de développement durable sera ainsi célébré le 10 mai de chaque année à l’échelle nationale et internationale. Le choix de la journée du 10 mai est inspiré du cycle de la maturation du fruit de l’arganier.

Une initiative marocaine
Il s’agit d’une initiative marocaine qui a été lancée en février 2020 lors d’un événement organisée par le royaume, en collaboration, avec l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier (ANDZOA), le département des Affaires économiques et sociales de l’ONU (UN DESA), la FAO, l’UNESCO et l’OMS. Cet évènement a été clôturé par le lancement du processus de négociation de la résolution sur la Journée internationale de l’arganier qui a été interrompu et a dû s’arrêter à cause des répercussions de la pandémie de Covid-19 sur les modalités et conditions de travail à l’ONU.

La mission permanente du Maroc auprès des Nations unies a relancé le processus de négociation au début de l’année 2021. Ce processus a été clôturé après quatre rounds de réunions virtuelles de consultations avec les États membres des Nations unies. Cette résolution onusienne reconnaît la contribution du secteur de l’arganier dans la mise en œuvre des 17 objectifs de l’agenda 2030 et la réalisation du développement durable dans ses trois dimensions : économique, sociale et environnementale. Elle a, également, mis en valeur les nombreux usages de l’huile d’argan, en particulier, dans la médecine traditionnelle, complémentaire et dans les industries culinaires et cosmétiques. L’autonomisation financière et l’émancipation de la femme dans le milieu rural, est l’un des piliers du texte de cette résolution.

Par ailleurs, cette proclamation coïncide avec à la préparation du Sommet des Nations unies sur les Systèmes alimentaire. En effet, le caractère unique de l’arganier est basé sur des pratiques agroforestières durables et résilientes et qui assurent la viabilité des systèmes de production alimentaire, la préservation de la diversité biologique et l’adaptation et la mitigation des effets des changements climatiques. Le texte de cette commémoration stipule, également, l’appel à une coopération internationale renforcée pour soutenir et promouvoir la préservation de la biosphère de l’arganier et développer davantage une croissance durable du secteur de la production de l’argan.

Réhabilitation de l’arganier : 73% de l’objectif déjà atteints

Faisant partie des objectifs stratégiques du contrat-programme (2012-2020) de la filière d’argan, la réhabilitation de 200.000 ha de l’arganeraie a atteint jusqu’à présent 73%. Etalé sur une superficie totale de 2,5 millions d’hectares (toutes essences forestières confondues), l’arganier occupe la part la plus importante avec une superficie de 830.000 hectares au niveau de la Réserve de biosphère de l’arganeraie (RBA). Le programmé signée en 2013 pour la réhabilitation de 200.000 ha de la forêt de l’arganeraie à l’horizon 2020 a permis la réhabilitation plus de 146.000 ha grâce à l’injection de 450 MDH. Dans le détail, les superficies réhabilitées sont passées de 13.027 ha en 2012 à un cumul de 101.487 ha en 2017 pour se situer actuellement à plus de 146.000 ha. Parallèlement à la question de la réhabilitation, la domestication de l’arganier et l’extension de sa culture en conduite moderne (arganiculture) s’est concrétise grâce à l’appui du Fonds vert pour le climat à travers la plantation de 10.000 ha d’arganier dont 2.000 ha de plantes aromatiques et médicinales dans le cadre du projet de «Mise en place de l’arganiculture en environnement dégradé» (DARED). Dans ce sens, « ce chantier visant la création d’arganeraies modernes a été lancé en 2018 à hauteur de 49 millions de dollars dont 39 millions de dollars mobilisé par le Fonds vert.

Programme de développement urbain d’Agadir 2020-2024: le grand lifting

par Yassine Saber – leseco.ma – 09/03/2021

Le nombre d’appels d’offres croîtra de 75% par rapport à 2020, avec un état d’avancement de 66% du coût global du Programme de développement urbain d’Agadir 2020-2024.

Sur 94 projets inscrits au Programme de développement urbain (PDU) d’Agadir 2020-2024, la Société de développement local (SDL) Agadir Souss-Massa Aménagement s’est chargée de la réalisation de 76 d’entre eux, soit plus de 80% du portefeuille de projets de ce programme. Faisant partie des huit maîtres d’ouvrage de PDU, la SDL Agadir Souss-Massa Aménagement a tenu son conseil d’administration vendredi dernier dans la capitale du Souss. Celui-ci ponctue la première année de mise en œuvre du PDU.

En se référant au bilan de la SDL, les travaux d’aménagement sont déjà avancés au niveau de l’entrée de la ville via Bensergao sur 4,7 km, dans le cadre du deuxième axe dédié au renforcement des infrastructures et au décongestionnement de la ville. Pour rappel, les trois entrées de la ville, à savoir Bensergao, Anza (sur un linéaire de 6,6 km) et Tikiouine (sur 2,2 km) seront réaménagées. Actuellement, les travaux au niveau de cette entrée, notamment en matière d’éclairage public, de mobilier urbain et de panneaux de signalisation routière, sont avancés à hauteur de 75%. Autre projet lancé, la mise à niveau de l’avenue Mohammed V sur 2,3 km. L’avancement de cette artère est de 50% avec le démarrage, en septembre dernier, du renforcement de l’éclairage public et l’installation d’une partie du système intégré de vidéosurveillance.

Projet de lifting de la zone touristique
Partie intégrante de ce second axe dédié au renforcement des infrastructures et au décongestionnement de la ville, l’aménagement du barreau Est-Ouest de la ville sur un linéaire de 10 km et d’une emprise de 50 à 130 m a été acté dans le cadre du PDU 2020-2024. Il s’articulant autour de quatre tranches : les deux premières sont en cours de lancement après adjudication de leur marché par la SDL Agadir Souss-Massa Aménagement. Les troisième et quatrième tranches, qui n’ont pas encore été lancées, concernent le barreau actuel (de la route nationale n°10 à la nationale n°1), réalisé en 2003-2004. Ces deux dernières tranches relieront la voie express à l’avenue Mohammed V via la nationale n°10 dont les travaux sont en cours d’exécution.

La première tranche de l’aménagement/élargissement d’un ensemble d’avenues et de boulevards de la ville a également été lancée. À cela s’ajoute la réalisation du premier parking souterrain à Agadir. Constitué de deux sous-sols, il recensera 600 places. II fait partie du futur Parc Al Inbiâat qui s’étendra sur une superficie de 25 ha. En ce qui concerne l’axe consacré à l’aménagement urbain et à l’impulsion de la zone touristique, les études techniques et architecturales détaillées ont été lancées pour le réaménagement de la Vallée des oiseaux, en attendant le lancement de l’appel d’offres et le relifting de la zone touristique et balnéaire d’Agadir à travers son aménagement urbain et paysager.

Des parcs lancés au second trimestre 2021
Quant à l’axe dédié à la préservation de l’environnement et à l’aménagement des espaces verts, l’aménagement du parc Ibn Zaidoun, situé en centre-ville, a également été lancé en février dernier pour un achèvement des travaux prévu en juin 2022. La SDL s’apprête à lancer les appels d’offre relatifs à la mise à niveau des jardins de Olhao et de Lalla Meriem ainsi que du Parc Al Inbiâat durant le deuxième trimètre 2021. S’agissant de la promotion culturelle ainsi que de la mise en valeur du patrimoine et des lieux de culte, les travaux sont avancés à hauteur de 5% pour le Cinéma Sahara, et un appel d’offres a été lancé pour la transformation de la Coupole d’Agadir en centre culturel avec la réhabilitation de la façade du Conservatoire de musique et leurs aménagements extérieurs. Parmi les composantes les plus avancése dans le cadre de cet axe, on retrouve la réalisation et l’équipement de 23 points de lecture dont 17 constructions légères, 6 points qui seront réhabilités et aménagés et un bibliobus.

Sur les 23 points prévus dans le cadre de ce volet, l’aménagement de cinq points de lecture a déjà débuté. Il est avancé à 40%. Cet axe englobe aussi la construction du centre de ressources documentaires et de la médiathèque d’Agadir sur 3.000 m² couverts au niveau du Parc Al Inbiâat. Cette médiathèque centrale sera le point nodal du réseau de lecture. Cette zone verra aussi la construction du Grand théâtre et la réhabilitation du Théâtre de verdure, dont l’appel d’offres devrait intervenir durant les prochaines semaines. Pour ce qui est du renforcement des équipements sociaux de base et de l’amélioration du cadre de vie, la réalisation de 20 terrains de proximité a été effectuée, tandis que la procédure des appels d’offres est prévue pour trois salles couvertes, une piscine couverte à Al Houda, trois écoles ainsi que l’entrée du port de pêche. Sur une assiette de près de 1 ha, un nouveau marché de poisson et des restaurants en R+1 seront érigés, y compris les aménagements extérieurs de cette zone d’attraction sur le plan de la restauration. Ce projet sera lancé durant le deuxième trimètre 2021, en plus du marché municipal d’Agadir.

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