Archives de mars 13th, 2021

« Le Monde » : Covid-19 : au Maroc, une campagne de vaccination menée tambour battant

Par Ghalia Kadiri – lemonde.fr – 11/03/2021

Plus 4 millions de Marocains ont déjà reçu au moins une dose, soit l’équivalent de 11 % de la population – contre 6,4 % en France.

Un Marocain reçoit une dose de vaccin contre le Covid-19 à Salé, le 12 février 2021.
Un Marocain reçoit une dose de vaccin contre le Covid-19 à Salé, le 12 février 2021. FADEL SENNA / AFP

Des femmes et des hommes disparaissent tour à tour derrière des paravents. « Félicitations », leur lance l’infirmière quand ils ressortent tout sourire, avant de les inviter à se rendre en salle de repos. Dans le complexe sportif de Bourgogne, à Casablanca, transformé en centre de vaccination, l’humeur est plutôt optimiste. Certains immortalisent le moment avec leur smartphone, d’autres craignent les syndromes grippaux qui surviennent parfois après l’injection. Mais la plupart semblent soulagés. « Nous avons la chance d’être vaccinés. Je n’y croyais pas, c’est stupéfiant », confie Fouzia, une ingénieure de 61 ans venue recevoir sa première dose de vaccin contre le Covid-19 : « Pour une fois, nous n’avons rien à envier aux Occidentaux. »

Depuis son lancement fin janvier, la campagne de vaccination avance à un rythme impressionnant au Maroc, qui a fait appel au laboratoire chinois Sinopharm et au britannique AstraZeneca. Plus de 4 millions de Marocains sur 36 millions d’habitants ont déjà reçu au moins une dose de vaccin, soit l’équivalent de 11 % de la population, contre 6,4 % en France. 854 000 ont bénéficié de la seconde injection. « Le Maroc compte parmi les dix premiers pays qui ont réussi le défi de la vaccination contre le Covid-19 », l’a félicité l’Organisation mondiale de la santé (OMS) sur Twitter, le 3 mars. Il est le pays qui a jusqu’à présent le plus vacciné en Afrique.

D’abord réservée aux personnels de santé de plus de 40 ans, aux autorités, aux enseignants de plus de 45 ans et aux personnes âgées de plus de 75 ans, la vaccination, gratuite et non obligatoire, a été étendue aux plus de 60 ans fin février. « Tout est informatisé. Il suffit de fournir son numéro de carte d’identité et les rendez-vous sont envoyés par SMS. Nous, on s’occupe de vérifier l’état de santé des gens et on pique », explique la docteure Amina Aniba, qui supervise le centre de vaccination du quartier Bourgogne. Le système est bien huilé : des bénévoles du Croissant-Rouge s’occupent des détails administratifs, chacun est reçu par un médecin qui se charge d’écarter toute éventuelle contre-indication, puis une infirmière procède à l’injection. Tous sont ensuite gardés en observation durant quinze minutes.

Risque de pénurie

Dans ce complexe sportif aux allures d’hôpital de campagne, les médecins se souviennent des débuts timides. Les premiers jours, peu de candidats au vaccin avaient fait le déplacement. La propagation de fausses informations sur les réseaux sociaux et le manque de communication sur les origines du vaccin avaient découragé les premiers bénéficiaires. Puis, en l’espace de quelques jours, les centres se sont remplis. La campagne de sensibilisation sur le thème « Je me protège, je protège mon pays », lancée par le ministère de la santé, et la perspective de sortir du marasme économique engendré par la crise sanitaire ont finalement poussé les Marocains à s’inscrire en nombre. « Nous n’avons plus de problème de méfiance. Au contraire, les choses avancent très vite », assure Mme Aniba.

Le Maroc doit tout de même faire face au risque de pénurie, alors qu’il avait commencé très tôt à négocier des contrats avec plusieurs laboratoires, notamment en Chine. Dès août 2020, le royaume avait signé un partenariat avec Pékin pour participer à la phase 3 de tests du vaccin de Sinopharm et être ainsi un des premiers pays servis.

Mais comme dans d’autres pays, la campagne, officiellement annoncée début novembre, a été retardée par les délais de livraison du vaccin. Au 11 mars, le Maroc avait finalement reçu 8,5 millions de doses – dont seulement 1,5 million en provenance de Chine au lieu des 10 millions initialement prévus. « Les capacités de production chinoises, qu’on pensait énormes, sont plus faibles que prévues. Finalement, les laboratoires occidentaux, qui ont moins communiqué, ont été plus rapides », explique Antoine Bondaz, chercheur à la Fondation pour la recherche stratégique (FRS) et auteur d’une note sur la « route de la soie de la santé ».

Une communication opaque

Pour rebondir, Rabat s’est tourné vers d’autres fournisseurs. Depuis quelques semaines, le comité national de vaccination explore de nouvelles pistes d’approvisionnement. Une autorisation d’urgence a été récemment octroyée pour les vaccins Spoutnik V, porté par l’institut de recherche russe Nikolaï-Gamaleïa, et AstraZeneca, produit par SK Bioscience, un industriel pharmaceutique sud-coréen. « A la différence de l’Europe ou des Etats-Unis, qui sont des producteurs de vaccins et pour qui l’importation d’autres vaccins aurait des conséquences politiques, le Maroc a tout intérêt à diversifier ses sources », poursuit M. Bondaz.

Le ministère de la santé, dont la communication est restée opaque depuis le début de la pandémie, refuse pour le moment d’évoquer de nouvelles commandes. « Tout ce que je peux dire, c’est que nous sommes en prospection permanente », indique Mohamed Benazzouz, responsable du programme national de vaccination : « Evidemment, notre objectif est de diversifier les sources de vaccination afin de nous assurer d’une quantité suffisante pour la population et d’une immunité de groupe efficace. »

Les autorités espèrent vacciner 25 millions de personnes dans la perspective d’un retour progressif à une vie normale le plus vite possible. Car même si la pandémie semble régresser au Maroc, avec en moyenne 400 nouveaux cas détectés quotidiennement pour un total cumulé de 487 286 cas (dont 8 705 décès), le pays subit de plein fouet les conséquences de la crise sanitaire. Celle-ci a eu un impact désastreux sur l’économie du Maroc, où le nombre de chômeurs a augmenté de 29 % entre 2019 et 2020.

Covid-19: au Maroc, une campagne vaccinale au «rythme impressionnant», selon Le Monde

le360.ma – 12/03/2021

Vaccination-résidents étrangers
Les résidents étrangers affluent nombreux aux centres de vaccination anti-Covid-19. Ici à Marrakech. © Copyright : DR

Depuis son lancement fin janvier, la campagne de vaccination avance à un « rythme impressionnant » au Maroc, qui a vacciné plus de 4 millions de personnes, écrit le quotidien français Le Monde.AA

« Plus de 4 millions de Marocains sur 36 millions d’habitants ont déjà reçu au moins une dose de vaccin, soit l’équivalent de 11 % de la population, contre 6,4 % en France », tandis que 854.000 ont bénéficié de la seconde injection, souligne le journal français dans un article intitulé “Covid-19: au Maroc, une campagne de vaccination menée tambour battant”. (Voir l’article complet dans le post suivant)

Une performance qui a valu au Maroc les félicitations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui le considère parmi les dix premiers pays ayant réussi le défi de la vaccination contre le Covid-19, indique Le Monde.

Le Maroc est le pays qui a, jusqu’à présent, le plus vacciné en Afrique, note également le média français, qui rappelle que la vaccination, gratuite et non obligatoire, d’abord réservée aux personnels de santé de plus de 40 ans, aux autorités, aux enseignants de plus de 45 ans et aux personnes âgées de plus de 75 ans, a été étendue aux plus de 60 ans fin février.

« Tout est informatisé. Il suffit de fournir son numéro de carte d’identité et les rendez-vous sont envoyés par SMS. Nous, on s’occupe de vérifier l’état de santé des gens et on pique », explique au journal la docteure Amina Aniba, qui supervise le centre de vaccination du quartier Bourgogne à Casablanca.

« Le système est bien huilé: des bénévoles du Croissant-Rouge s’occupent des détails administratifs, chacun est reçu par un médecin qui se charge d’écarter toute éventuelle contre-indication, puis une infirmière procède à l’injection. Tous sont ensuite gardés en observation durant quinze minutes »,  détaille Le Monde dans un décryptage de sa correspondante dans la capitale économique du Royaume.

Après des « débuts timides », la campagne vaccinale a pris son rythme de croisière et la campagne de sensibilisation sur le thème « Je me protège, je protège mon pays », lancée par le ministère de la Santé, ainsi que la perspective de sortir du marasme économique engendré par la crise sanitaire ont poussé les Marocains à s’inscrire en nombre.

Toutefois, signale le quotidien, le Maroc comme tous les autres pays doit faire face au risque de pénurie, alors même qu’il avait commencé très tôt à négocier des contrats avec plusieurs laboratoires, notamment en Chine. Pour rebondir, Rabat s’est tourné vers d’autres fournisseurs, indique le journal, faisant observer que depuis quelques semaines, le comité national de vaccination explore de nouvelles pistes d’approvisionnement.

Station de dessalement de Chtouka : l’irrigation effective en septembre

par Yassine Saber – leseco.ma – 13/03/2021

L’unité mutualisée de dessalement de l’eau de mer destinée à l’irrigation agricole de la plaine de Chtouka approvisionnera les agriculteurs en eau d’irrigation dessalée à partir de septembre prochain.

Avancée actuellement à hauteur de 85,5%, l’unité mutualisée de dessalement de l’eau de mer, destinée à l’irrigation agricole de la plaine de Chtouka, approvisionnera les agriculteurs en eau d’irrigation dessalée à partir de septembre prochain. C’est du moins la date annoncée par Noureddine Kessa, directeur régional de l’agriculture du Souss-Massa et directeur régional de l’Office de mise en valeur agricole (ORMVA) du Souss-Massa, lors de la première session ordinaire de la Chambre régionale d’agriculture, au titre de l’année 2021. Après l’achèvement des travaux marins, les essais sont entamés au niveau de ladite station en attendant l’achèvement du réseau d’irrigation. Ce dernier est avancé à hauteur de 55,7%.

Dans le détail, l’installation du canal principal est avancée à hauteur de 74% sur une distance de 17 km, tandis que le réseau de distribution a atteint 48% sur 230 km. La mise en service partielle du réseau est prévue pour juillet 2021, alors que la livraison du réseau a été fixée à février 2022. À noter aussi que l’assainissement du foncier pour l’ensemble du projet a été fait, notamment le foncier de la station proprement dit, l’occupation temporaire du domaine public maritime et le réseau d’irrigation, alors que l’occupation du domaine public routier est avancé à 98%. Pour rappel, les travaux sur le réseau d’irrigation ont été lancés par le roi Mohammed VI en février 2020, à partir de la station de l’eau de mer d’Agadir, avec un budget de 773 MDH.

Irrigation : le dessalement couvrira 10 communes
Le projet couvrira 10 communes qui sont concernées par le décret (n°2-17-596), considérant la nappe phréatique de Chtouka comme périmètre de sauvegarde. Publié au Bulletin officiel du 16 novembre 2017, il porte sur la délimitation du périmètre de sauvegarde et déclare l’état de pénurie d’eau au niveau de cette zone. L’opération de souscription à l’eau dessalée pour l’irrigation agricole, au sein de la plaine de Chtouka, a atteint 15.566 ha, soit un objectif égal à 104%. Depuis son lancement en novembre 2017, l’objectif était de sécuriser l’irrigation de 15.000 ha, soit 1.300 exploitations agricoles, par le dessalement de l’eau de mer en substitution à l’eau souterraine. Quant aux contrats d’abonnement à l’eau dessalée, la superficie couverte est fixée à 11.161 hectares (soit 93% de l’objectif tracé), dont 1.660 hectares en cours de paiement. À noter que le coût financier de l’eau dessalée pour l’irrigation agricole a été fixé à 5,4 DHS TTC par mètre cube rendu à la borne (point de contrôle), soit 19.440 DH par an et par hectares souscrits au niveau de la plaine de Chtouka.

275.000 m³/jour dans la première phase
Il va sans dire que la réussite de ce projet a été conditionnée par les objectifs de souscription à l’eau dessalée de la part des producteurs-exportateurs de primeurs de la plaine de Chtouka pour la sauvegarde de sa nappe surexploitée, qui accuse un déficit d’environ 60 millions de m3 par an, calculé comme la différence entre le volume renouvelable de la nappe et les prélèvements effectués sur cette dernière. Au total, la station de dessalement offrira, durant la première phase, 275.000 m3/jour à raison d’un débit de 125.000 m3/jour pour les besoins en eau d’irrigation. Ces installations permettront, à terme, de produire 400.000 m3/jour d’eau dessalée, partagée équitablement entre l’eau potable et l’eau d’irrigation. D’un coût global de 4,48 MMDH, ce projet de Partenariat public-privé est le fruit de la mutualisation des efforts et des moyens entre le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts et de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE).

SOUSS-MASSA : LES PROBLÉMATIQUES DU SECTEUR AGRICOLE

agrimaroc.ma – 12/03/2021

Souss-Massa: Une expérimentation japonaise porte ses fruits

L’agriculture est au cœur des préoccupations dans la région de Souss-Massa.

La Chambre régionale d’agriculture de Souss-Massa a tenu, récemment, une série de réunions dédiées à la discussion de questions liées au secteur agricole. Ces rencontres s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre des recommandations émises au terme de la session ordinaire de la chambre, tenue le 28 décembre 2020.

Lors de cette session, il a été proposé, selon la MAP, la tenue de rencontres regroupant les membres de la Chambre, au niveau des deux préfectures et provinces de la région, ainsi que des cadres de la direction régionale de l’agriculture. Ces rencontres proposées par le directeur régional de l’agriculture ont été l’occasion de dresser un bilan des projets réalisés ou programmés, ainsi que l’état d’avancement de la stratégie Génération Green 2020-2030.

Les discussions ont porté, aussi, sur les problématiques du secteur, notamment le manque d’eau d’irrigation; les problèmes de l’assiette foncière; ainsi que les dégâts causés par le surpâturage et le sanglier.

Nouvelle grogne des agriculteurs du Souss-Massa à cause de l’accès à l’eau

par Kenza Khatla – medias24;com – 12/03/2021

La Chambre d’agriculture de la région Souss-Massa alertent sur la situation actuelle de certaines zones agricoles. Ils déplorent principalement la rareté de l’eau d’irrigation, mais aussi la cherté des intrants.

Nouvelle grogne des agriculteurs du Souss-Massa à cause de l'accès à l'eau

Dans un communiqué publié le 10 mars dernier, la Chambre d’agriculture de la région Souss-Massa alerte sur la situation dans laquelle se trouvent de nombreux agriculteurs de la région, principalement en raison de la rareté de l’eau d’irrigation, qui résulte de l’épuisement des nappes phréatiques suite à la succession des années de sécheresse.

Selon la Chambre, cette situation a poussé certains agriculteurs à délaisser des zones agricoles, en particulier les plantations, ce qui pourrait compromettre la campagne agricole actuelle.

Dans un autre document adressé le même jour au Chef du gouvernement (fac-similé ci-dessous), la Chambre souligne qu’à côté de la rareté des ressources hydriques, les agriculteurs, déjà fragilisés par la crise du Covid, sont confrontés à d’autres problématiques, notamment :

– La hausse de plus de 25% des prix des engrais azotés par rapport aux prix habituels, malgré qu’ils soient essentiels à l’amélioration du rendement;

– L’imposition de la TVA sur les intrants agricoles;

– La hausse continue des prix du gazole, ce qui impacte négativement les chaînes de production agricoles, depuis la production, jusqu’au transport et la commercialisation;

– La hausse des prix des pesticides….

La Chambre appelle ainsi le Chef du gouvernement à intervenir, notamment à travers le contrôle des prix des pesticides et des différents intrants agricoles, et la suppression de la TVA imposée sur ces derniers.   

La situation hydrologique à Souss-Massa

La question de l’eau a été à l’ordre du jour de la session ordinaire de ladite Chambre, tenue jeudi 11 mars. Durant cette réunion, le président de l’Agence du bassin hydraulique de Souss-Massa (ABHSM) a présenté la situation hydrologique actuelle de la région, après les dernières précipitations. Voici les principaux points à retenir :

– L’apport en eau entre le 1er septembre 2020 (premier épisode de pluie au niveau national) et le 5 mars 2020 s’élèvent à 215,1 Mm3, en nette amélioration par rapport à la même période de l’an passé, où l’apport en eau s’élevait à peine à 20,5 Mm3. Ce chiffre reste toutefois faible par rapport à une année normale (392,1 Mm3).

– Le barrage Mokhtar Soussi est celui qui a le plus profité des précipitations, avec un apport en eau de 58,5 Mm3, suivi de Youssef Ibn Tachfine (46,4 Mm3), Abdelmoumen (36,7 Mm3), Moulay Abdellah (28,2 Mm3), et Aoulouz (27,7 Mm3).

– En ce qui concerne le cumul pluviométrique, une moyenne de 317 mm a été enregistrée dans les stations d’Issen entre le mois de septembre 2020 et février 2021, contre une moyenne de 187 mm enregistrée à la même période d’une année normale, soit une hausse de 70%. Une moyenne de 255 mm a été enregistrée au niveau des stations qui se situent à Souss (contre une moyenne de 198 mm dans une année normale) et une moyenne de 189 mm à Massa (contre 114 mm).

– Les huit grands barrages de la région affichent un taux de remplissage de 35,7% au 11 mars, soit une réserve d’eau de 260,5 Mm3. Youssef Ibn Tachine est rempli à hauteur de 27,1%, celui d’Abdelmoumen à 17,6%, Aoulouz à 67,1% et Moulay Abdellah à 33,5%. Imi El Kheng (d’une capacité totale de 9,75 Mm3) et Mokhtar Soussi (39,8 Mm3) sont, eux, remplis à plus de 100% et sont donc en déversement naturel. Ahl Souss est également presque totalement rempli (99,8%).

Lâcher d’eau d’irrigation à Chtouka-Ait Baha

L’amélioration de la situation hydrique dans la région de Souss-Massa a déjà permis, fin janvier dernier, un lâcher d’eau d’irrigation dans le projet d’El Guerdan, premier producteur d’agrumes de la région, à partir du barrage d’Aoulouz.

Pour sa part, la province de Chtouka-Ait Baha continue jusqu’ici de souffrir de l’arrêt d’eau d’irrigation, et ce, depuis plusieurs mois. Suite à la présentation du président de l’ABHSM, des responsables de la Chambre d’agriculture ont tenu, ce vendredi 12 mars, une réunion avec les acteurs concernés par la question de l’eau, à l’issue de laquelle il a été décidé le lâcher d’eau d’irrigation dans ladite province, depuis le barrage Youssef Ibn Tachfine. Cette décision prendra effet à partir du 15 mars prochain, apprend Médias 24 auprès du vice-président de la Chambre.

Station de dessalement de l’eau de mer : Pas avant avril 2021

La province de Chtouka-Ait Baha est connue pour la production des primeurs. Malheureusement, suite à la succession des années de sécheresse, la nappe phréatique dans cette zone accuse un déficit estimé à 90 Mm3, selon la Chambre d’agriculture de Souss-Massa. Couplé au risque d’infiltration des eaux de mer, les terrains agricoles qui s’y trouvent risquent, dans l’avenir, de devenir impropres à l’agriculture.

Pour éviter un tel scénario, différentes solutions ont été mises en place par l’Etat, notamment la construction de la station de dessalement de l’eau de mer dans le périmètre agricole de cette province, dont les travaux doivent prendre fin en ce mois de mars.

D’une capacité de production de 400.000 m3 par jour, correspondant à 140 Mm3 annuel, cette station couvrira le besoin en eau de 15.000 ha cultivés dans la région de Chtouka. Elle devra également réduire la pression sur la nappe phréatique, car l’utilisation des eaux souterraines passera de 85 Mm3 par an à seulement 25 Mm3/an, soit une baisse de 70%. Cela permettre ainsi à la nappe de se régénérer.

Selon une source au sein de la Chambre d’agriculture de Souss-Massa, « les travaux de construction de cette station sont presque achevés, puis sera entamée la phase d’essai. Elle ne sera donc pas opérationnelle avant le mois d’avril 2021« .

Casablanca : prison ferme pour avoir vandalisé des bus

bladi.net – 12/03/2021

Casablanca : prison ferme pour avoir vandalisé des bus

La justice a condamné quatre jeunes à diverses peines de prison pour avoir attaqué des bus de la société espagnole Alsa, nouvellement mis en circulation dans la ville de Casablanca.

Ces jeunes ont été condamnés à des peines de prison pour divers actes de vandalisme sur des bus chargés ou pour refus de payer les frais de transport de 5 dirhams.

Le jeune homme qui a blessé un conducteur avec l’une des pierres lancées sur le bus, a écopé de trois ans de prison, la peine la plus sévère. Deux autres jeunes ont été condamnés à deux ans de prison, et un quatrième à huit mois. Des peines jugées « exemplaires » par les internautes.

Le vandalisme des bus sur les lignes urbaines est un problème récurrent dans certaines villes du Maroc. Avec l’arrivée d’une flotte moderne de bus de la compagnie espagnole Alsa, et les sanctions judiciaires des auteurs, ces actes d’incivisme ont diminué.

La compagnie Alsa, avec une flotte d’environ 1 500 bus, assure le transport urbain dans les villes de Casablanca, Rabat, Marrakech, Tanger et Agadir.

Un exemple à suivre pour la France !

Tourisme : Dakhla défie la crise avec un rush des visiteurs

par Solène Paillard – medias24.com – 12/03/2021

Les tests PCR obligatoirement pratiqués à l’entrée à Dakhla rassurent les visiteurs nationaux et étrangers résidents. Ces derniers ont pris d’assaut la ville pour du tourisme de loisir, d’affaires, social et même « patriotique ».

Tourisme : Dakhla défie la crise avec un rush des visiteurs

En cette période de forte morosité économique, et alors que les villes touristiques phares du Maroc sont laminées par la crise sanitaire et les mesures restrictives, il en est une qui fait figure d’exception. Dakhla, qu’on a coutume d’appeler la « perle du Sud », s’attire en effet les faveurs des touristes marocains, à l’heure où les frontières sont fermées et les séjours à l’étranger, par conséquent, impossibles.

A l’exception des résidents étrangers au Maroc, tous les touristes sont marocains. Ils s’y rendent pour du tourisme de loisirs, mais aussi pour faire des affaires, la région étant devenue très dynamique sur le plan économique, davantage depuis la proclamation américaine sur la marocanité du Sahara. D’ailleurs, en plus des loisirs et des affaires, des Marocains la visitent aussi pour montrer leur attachement à la marocanité du Sahara. Et malgré la fermeture des frontières, plusieurs groupes d’étrangers, notamment américains, s’y déplacent spécialement pour leurs projets en cours ou à venir.

« Le premier indicateur, ce sont les vols, et ils sont tous surbookés ! Il faut s’y prendre plus d’une semaine à l’avance pour faire ses réservations », constate Leila Ouachi, présidente de l’Association Lagon Dakhla et directrice générale de l’agence de communication OL Consulting, jointe par Médias24. « Il s’agit principalement du tourisme de loisirs, du tourisme solidaire et social, ou encore corporate, à travers des meetings, des réunions ou des activités de team bulding », précise-t-elle. Au total, la ville compte 40 hôtels classés et environ 800 lits.

Au sein du Dakhla Club Hotel, la direction de l’hébergement confirme cet entrain que suscite la destination Dakhla auprès des touristes marocains, désireux de découvrir des régions qu’ils connaissent peu, voire pas du tout. « Marrakech et Agadir, les gens l’ont fait cinquante fois. Ils veulent voir autre chose. Dakhla n’était pas une ville très connue sur le marché national. Les touristes marocains qui ne peuvent désormais plus voyager à l’étranger, notamment aux îles Canaries, se sont retranchés sur des destinations locales qu’ils ne connaissent pas forcément. Ils ont découvert que Dakhla n’était pas qu’une ville balnéaire uniquement réservée au kitesurf ou au surf. Le bouche-à-oreille passe très bien et très vite, et les touristes nationaux viennent », assure-t-on au sein de cet établissement.

Contacté par Médias24, Khalil Ajana, directeur régional du groupe Dakhla Attitude, constate lui aussi cette curiosité que nourrissent actuellement les touristes marocains vis-à-vis de Dakhla : « C’est une région que les Marocains ne connaissent pas beaucoup, contrairement à Marrakech. Les gens viennent avant tout pour découvrir. »

Une zone très sécurisée sur le plan sanitaire

Il faut dire que Dakhla a tout d’un havre de paix en cette période tumultueuse et particulièrement anxiogène. « C’est probablement la seule ville touristique du Maroc où les touristes peuvent se sentir libre et loin du Covid. Quand on est là, on oublie le virus ! La sécurité sanitaire est totalement assurée : toute personne qui vient à Dakhla, par voie aérienne aussi bien que par voie terrestre, doit subir un test PCR. Les touristes savent qu’ils sont en sécurité lorsqu’ils viennent ici », affirme Leila Ouachi. « Dakhla est effectivement une zone très protégée sur le plan sanitaire », abonde Khalil Ajana.

« La tendance actuelle est à tout ce qui est espaces et nature, notamment pour se protéger. Dakhla, c’est justement des espaces immenses et pas des concentrations de populations. Les hébergements ici sont des bungalows ; pas des hôtels à étage sédentaires comme les hôtels urbains. D’un bungalow à l’autre, la distanciation est assurée. On est donc dans quelque chose d’en même temps ouvert, mais fermé par rapport au Covid. Les gens viennent pour s’aérer, prendre l’air, voir les dunes, l’arrière-pays naturel… et pas pour rester enfermés dans des hôtels avec des restrictions », souligne encore Leila Ouachi.

Khalil Ajana évoque également deux autres facteurs qui jouent en faveur de la destination Dakhla : le tourisme qu’il qualifie de « patriotique » et les prestations « plus attractives » pratiquées par les hôtels. « Les gens viennent pour marquer la territorialité marocaine du Sahara. C’est une forme de tourisme empreint d’un certain patriotisme. De leur côté, les hôtels ont été nombreux à réduire leurs tarifs afin d’adapter l’offre à la conjoncture économique actuelle et au porte-feuille marocain. Le fait qu’ils aient réduit les tarifs a sans conteste encouragé les touristes marocains à venir », estime Khalil Ajana.

Leila Ouachi en est certaine : « Dès que les frontières rouvriront, la première destination marocaine que privilégieront les touristes européens, espagnols et français notamment, ce sera Dakhla. »

Sports nautiques (la ville est l’un des spots mondiaux de glisse), baignades et pêche, balades en bateau, promenades sur des sites sauvages (notamment la Dune blanche), sources thermiques, excursions dans le désert… La ville a en effet de nombreux atouts, au point qu’en janvier dernier, elle a été consacrée « Région de rêve 2021 » lors d’une cérémonie récemment organisée par le média online spécialisé « Tourisma Post » et la Confédération nationale du tourisme (CNT). La compagnie aérienne Royal Air Maroc propose des vols directs chaque jour en provenance de Casablanca à destination de Dakhla, d’une durée de 2h20. Le vendredi, samedi et dimanche, la compagnie propose deux vols directs par jour.

Une réalisatrice marocaine remporte un César

infomediaire.net – 13/03/2021

Sophia Alaoui

La réalisatrice marocaine Sofia Alaoui a remporté, vendredi soir, le César du meilleur court métrage pour “Qu’importe si les bêtes meurent”, produit avec l’aide du Centre cinématographique marocain (CCM).

Sofia Alaoui a raflé le prix du meilleur court métrage lors de la 46e cérémonie des Césars, organisée à l’Olympia, par l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma.Produit par la société Jiango films, avec le soutien du CCM, “Qu’importe si les bêtes meurent” raconte en langue amazigh l’histoire d’Abdellah, un jeune berger et son père, qui assistent à la mort de leurs bêtes dans les hautes montagnes de l’Atlas. Abdellah doit s’approvisionner en nourriture dans un village commerçant à plus d’un jour de marche. Avec son mulet, il arrive au village et découvre que celui-ci est déserté à cause d’un curieux événement qui a bouleversé tous les croyants.

Sorti en 2019, le court métrage a participé à la compétition internationale du festival de Sundance, aux États-Unis (janvier-février 2020), remportant le Grand Prix du jury.

Le film a également participé à la compétition officielle du Festival International du Film de Court métrage de Clermont-Ferrand (février 2020), le plus grand rendez-vous du film de court métrage dans le monde, avant de participer au Festival National du Film de Tanger (février-mars 2020), puis au Festival International du Court Métrage de Sao Paolo (août 2020) et au Festival International du Film Francophone de Namur (octobre 2020).

Après les Césars, “Qu’importe si les bêtes meurent” va poursuivre sa belle carrière en avril 2021 avec sa nomination par l’Académie des Oscars.La 46e cérémonie des César se déroule cette année dans un contexte de crise sanitaire inédit dont l’impact a touché le monde du cinéma en France mais également partout dans le monde.Le film “Deux” de Filippo Meneghetti a remporté le César du meilleur premier film.

Colloque sur “le Sahara marocain : genèses historique et politique du conflit factice et la voie de la solution”, les 23 et 24 mars à Agadir

mapexpress.ma – 12/03/2021

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Agadir – Un colloque sous le thème :”le Sahara marocain : genèses historiques et politiques du conflit factice et la voie pour la solution”,
se tiendra les 23 et 24 mars à Agadir, à l’initiative de l’association
“As-Sahra”.

Ce colloque qui se déroulera en présentiel et en virtuel connaîtra la participation d’une pléiade de chercheurs, politiciens, hommes des médias de plusieurs régions du Royaume ainsi que d’anciens dirigeants du “polisario” qui ont regagné la mère patrie, annonce l’association dans un communiqué.

“Cette manifestation s’inscrit dans le sillage des efforts que déploie la société civile pour défendre la marocanité du Sahara , dossier décisif qui a connu d’importants développements positifs en faveur de la juste cause de l’intégrité territoriale du pays tant à l’intérieur des camps de Tindouf qu’aux plan régional et international”, note la même source.

“En effet, les camps de la honte de Tindouf ont vécu des manifestations et protestations des séquestrés sahraouis , qui vivent des situations catastrophiques et qui subissent les pires formes d’oppression , de violations de leurs droits et d’arrestations des activistes sahraouis avec l’aval de la soldatesque algérienne”.

“Aux niveaux régional et international , la juste cause nationale a enregistré des victoires éclatantes avec la multiplication des retraits de la reconnaissance de la république sahraouie fantoche, l’appui de la grande puissance mondiale, les USA, en reconnaissant la marocanité du Sahara ,l’ouverture de nombreuses représentations consulaires africaines, arabes et américaines dans les villes marocaines du sud, Laayoune et Dakhla, et ce, grâce à une diplomatie marocaine active, agissante et dynamique sous la sage conduite de SM le Roi Mohammed VI”, souligne le communiqué.

Et d’ajouter que “l’intervention des glorieuses Forces Armées Royales (FAR) sur ordre du Souverain pour chasser les mercenaires téléguides par les militaires algériens et sécuriser le poste frontière d’Al Guergarate a été saluée par l’opinion nationale et internationale et a constitué un échec cuisant pour les adversaires de l’unité territoriale du pays”.

Le colloque prévoit d’importants thèmes , tels: ” les racines historiques de la position algérienne hostile à l’intégrité territoriale du Maroc depuis le début du conflit à l’heure actuelle”, ” les partis politiques marocains et la cause nationale”, “l’implication sérieuse du Maroc dans la solution du conflit et l’importance de son initiative d’autonomie pour clore le différend artificiel autour du Sahara “, ” la désinformation au sujet de la question du Sahara marocain: cas de la presse algérienne “, ” les nouveaux médias et leur rôle dans l’orientation de l’opinion internationale sur la cause du Sahara marocain “, ” la presse internationale et son rôle dans le dénonciation des violations des droits humains à Tindouf” avec la diffusion d’un documentaire intitulé “De Tindouf à Laayoune, Tariq Al Karama (la voie de la dignité) ” de la journaliste espagnole Patricia Medjidi Juez.

D’autres thèmes sont également prévus dont “le détournement des aides humanitaires à Tindouf et ses répercussions sur la sécurité et la stabilité dans la région du Sahel et du Sahara”, ” le développement fulgurant des provinces sahariennes marocaines et son impact sur le dossier du Sahara ” et ” les victoires du Maroc sur le terrain et leurs retombées positives sur la position marocaine “.

Parallèlement au colloque, les organisateurs ont programmé une séance virtuelle groupant des activistes internationaux et des défenseurs des droits humains axée sur les derniers développements de la question du Sahara.

En marge du colloque, un atelier de formation au profit de 25 jeunes, garçons et filles originaires de plusieurs villes du pays, sur les techniques de plaidoiries pour la défense de la marocanité du Sahara sera encadré par des experts .

Le Conseil d’État suspend les motifs « impérieux » pour les Français rentrant de l’étranger

Léa LUCAS avec AFP – lci.fr – 12/03/2021

Les Français qui rentrent de l'étranger n'ont plus à faire valoir un motif impérieux.
Les Français qui rentrent de l’étranger n’ont plus à faire valoir un motif impérieux. − DANIEL SLIM / AFP

Le Conseil d’État a suspendu, ce vendredi, l’obligation pour les Français rentrant de l’étranger de faire valoir des motifs « impérieux », mais l’a maintenue pour les déplacements depuis ou vers les Antilles françaises.

Fin des restrictions pour les expatriés français. Le Conseil d’État a suspendu vendredi l’obligation de faire valoir un motif « impérieux » pour revenir sur le sol français. « Le Conseil d’État juge disproportionné d’exiger un motif impérieux aux Français qui souhaitent rentrer en France, car l’impact de ces déplacements est mineur sur la propagation de l’épidémie de Covid-19 », a-t-il reconnu ce vendredi.

Ce ne sera en revanche pas le cas pour les retours en provenance des Antilles françaises. La juridiction administrative maintient cette obligation pour l’archipel estimant qu' »elle est justifiée par la volonté d’éviter les flux de touristes qui risqueraient d’aggraver la situation sanitaire sur place ».

Une pétition lancée en février

Depuis le 31 janvier, les voyageurs en provenance d’un pays extérieur à l’Union européenne étaient interdits d’entrée en France, y compris les Français. Ils ne pouvaient entrer sur le territoire que s’ils pouvaient faire valoir un motif familial, sanitaire ou professionnel « impérieux ». 

Une pétition avait été lancée en février, notamment par le Collectif des Français d’Amérique du Nord et une dizaine de représentants de Français de l’étranger (dont l’UFE), pour contester cette mesure. La pétition citait l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui dispose que « toute personne a le droit (…) de revenir dans son pays ». 

Article 13 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme :

1. Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat. 

2. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays.« 

Le ministère français des Affaires étrangères a également assoupli ce jeudi certaines mesures pour voyager vers et en direction de sept pays hors-Union européenne, dont la Grande-Bretagne, compte tenu de la circulation déjà très forte du variant britannique du Covid-19.

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